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[RP] Au pilori, vermine !

Eliance
Viser un hibou, c'est dur. Viser un hibou mort, c'est facile. Viser un hibou mort cloué au pilori, c'est débile.
Eliance ne sait pas viser. Ni hibou, ni hibou mort, ni hibou clouer. Par contre, elle a l'intéressante habitude de se prendre en pleine face une ribambelle de boule de neiges, dès que les grandes gelées additionnées aux giboulées débarquent chaque hiver. Devant l'impossibilité de rendre les coups perdus, elle a décidé de réagir. Parce que pour devenir Reyne, il faut savoir viser, assurément.

Elle a décidé tout ça quand elle a vu deux cons attachés au pilori, se bouffer tomates et radis. Là, elle s'est dit que sur cible vivante, l'expérience serait probablement plus glorieuse. Après quelques
« oups », « pardon », « c’est pas moi », elle est à deux doigts de désespérer de toucher autre chose que ses voisins directs de droite, gauche, devant avec ses projectiles, quand elle se rend compte que les deux cibles causes.

C'est un mot qui lui met la pupuce à l'oreille. « Écuyer ». C'est pas un peu comme un larbin ? C'est vrai que c'est quand même LE lieu adéquat pour recruter du larbin, ici. Maline la hibouté. Manque de bol, elle est ficelée. Ni une ni deux, mais en trois et quatre temps, la roussi-blondasse vient se camper sous l'écuyer-qui-ne-sera-pas-écuyer-mais-larbin, obligé. Un petit sourire pour être aimable, les mains sur les hanches qu'elle n'a pas pour paraître imposante et hop, c'est dans la poche.

Salut gamin !
Tu cherches du boulot ?
J't'embauche, j'cherche un larbin, j'suis la future Reyne de France et j'ai grand besoin de toi.
J'te fais détacher et on commence maint'nant ?


Bon, elle sait pas comment on fait détacher un piloré, mais la volonté est là.
Alors la hibouté, on fait moins la maline, hein ?
Ne pas regarder la concurrence, ne pas regarder la concurrence, ce serait lui donner de l'importance !
[/b]
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𝕷𝖊 𝖈𝖔𝖓𝖈𝖔𝖒𝖇𝖗𝖊 𝖊𝖘𝖙 𝖑'𝖆𝖛𝖊𝖓𝖎𝖗 𝖉𝖚 𝖕𝖆𝖚𝖛𝖗𝖊
Minah
« J'pourrais être chevalier après ? Vraiment ? Un vrai chevalier? »
« J'me défilerai pas ! J'suis très fort ! »


IIIIiiiiiiiiiiihhh !

Couinement hystérique intérieur. Pas impossible qu'il ait réussi à s'échapper dans le monde extérieur.

La hiboutée de la cervelle n'en croyait pas ses esgourdes. Un écuyer. De son plein gré et tout ! Pas besoin de le droguer à coup de gnôle à mémé Glaviotte pour le charger dans le temple à roulettes. Même pas un désigné volontaire, comme le précédent. Enfin quelqu'un à tyranniser. Enfin quelqu'un qui obéirait à toutes ses volontés, même les plus débiles, qui se prosternerait devant elle, qui la regarderait avec ce même air de vieux chien fidèle mort d'amour qu'elle-même arborait devant m'dame Scath.

Minah se demandait ce qu'elle ordonnerait en premier à son nouveau sous-fifre écuyer. Lui cirer les bottes ? Lustrer Philémon ? L'éventer avec une grande feuille ? Porter sa chope de bière à ses lèvres pour picoler tout en ayant la main libre ?
Son pouvoir était sans limite désormais. Bientôt, elle serait maîîîîîîîîîtreuh du mooooooooooooondeuh ! MOUHAHAHA !


« Salut gamin ! 
Tu cherches du boulot ? 
J't'embauche, j'cherche un larbin, j'suis la future Reyne de France et j'ai grand besoin de toi. 
J'te fais détacher et on commence maint'nant ? »


Hein ?
De QUOUÂ ?!

La manchote lorgna la voleuse d'écuyer.
Un nerf fit tressauter sa paupière inférieure alors qu'elle détaillait celle qui brisait ses rêves de despotisme.


Ah nan, nan, nan ! Va faire ton marché ailleurs, toi ! J'l'ai vu avant, d'abord.

Luttant dans son carcan, elle chopa une nouvelle crampe à la nuque en se retournant vers SON écuyer et essaya de maîtriser les accents de panique dans sa voix :

L'écoute pô, toi ! L'est même pas reine, l'a pas d'couronne. Pis en puce, ça fait au moins trois éternités qu'elle nous vise 'vec ses vieux légumes tout pourris, là, et nous a pas touché une seule fois. T'veux perd' ta vie à ramper pour une même-pas-reine pas capab' d'lancer un radis ?

Ha ! Argument imparable.
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Modo au Challenge RP !
Mouche..
Elle en était encore à rêver à un avenir meilleur et à essayer d'ignorer la pluie de légumes qui ne s'interrompait pas quand une ombre salvatrice vient se placer pile devant elle.
Voilà, ne bougeait surtout pas ! Si elle voulait bien rester là et se prendre tous les légumes à sa place, ce serait vraiment super.

Sauf qu'apparemment la dame avait une autre sorte d'idée en tête.
Elle voulait l'embaucher pour travailler en tant que larbin. Franchement à côté du fait de devenir un chevalier de légende y'avait pas photo.
Sauf qu'elle avait des arguments avantageux.

La vraie Reyne ?

Peu importe ce qu'elle proposait, être détaché était une bonne idée en vrai.

Détachez-moi, oui !

Mouche ne s'était pas engagé pour un sou, l'était naïf mais pas complètement stupide. Enfin, la situation semblait dégénérer à côté de lui. Sa voisine semblait vouloir s'arroger la priorité sur... quoi un navet ?

L'es pas Reyne ? Ni chevalier ? Ah je croyais qu'elle voulait le navet.

Pour l'explosion de cerveau en train de surchauffer, mettez sous pression micro-ondes une petite minute et couvrez.

J'veux pas ramper, je veux devenir une légende !
Eliance
Le hibou s'affole et Eliance rigole. C'est vache, mais c'est la vie. Un hibou ficelé, c 'est une grande première pour elle. Et elle se réjouit de ce petit pouvoir tout relatif face à une pilorée pour lui en chourrer une autre. Cependant, faute de liberté de mouvement le hibou vise droit avec ses mots.

Oh, hé, j'vise pas mal, j'voulais pas vous blesser. NUANCE !

Coucouuuuuu Mauvaise foi !


Et si j'suis pas encore Reyne, ça va pas tarder !
Y a pas besoin de couronne pour être Reyne, hein. Juste faut... euh... ben un larbin, d'jà.
Pis un mari.
Pis gagner les élec...


Elle n'a jamais été douée dans l'art de l'argumentation. Faudra songer à prendre des cours. Mais ça, c'était avant que le larbin se rebelle. C'est chiant ces larbins qui réfléchissent. On leur demande pas grand chose pourtant. JUSTE d'obéir. Eliance fronce le nez. Elle a l'habitude que les embauchés larbins se débinent. Mais d'habitude, soit ils partent en courant, soit Edern les pervertit sous son nez innocent. Là, le larbin est sous son nez, ficelé et se refuse à elle. Insulte suprême.


Hé, oh machin ficelé ! J'te f'rais dire que pour l'instant, avec l'autre cruchon qui pue la décomposition avancée, ben tu rampes pas, tu pilorites !
Au moins, ramper avec moi, ça donne une liberté de mouvement assuré. Tu pourras aller là où TU veux. Pis faire c'que TU veux. Parce que bientôt, je s'rais Reyne, ouais !

À la hiboutée :

Ça t'en bouche un coin de bec pourri, hein !

Elle revient à son larbin rebelle.

Franchement, t'as d'jà vu un chevalier dans ta vie ? C'est grand, c'est beau, c'est costaud, c'est propre, ça brille comme un écu neuf dans son armure toute neuve et SURTOUT ça se retrouve pas au pilori, parce qu'un chevalier, ça a des PRINCIPES.
Comme une future Reyne, quoi.
Mais si tu veux être une légende, j'f'rais une annonce royale sur toi, quand j's'rais sur le trône, pour te proclamer meilleur larbin de l'univers.


Voilà. Elle finit par un petit sourire victorieux. Autant en profiter, la victoire est toujours de courte durée...

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𝕷𝖊 𝖈𝖔𝖓𝖈𝖔𝖒𝖇𝖗𝖊 𝖊𝖘𝖙 𝖑'𝖆𝖛𝖊𝖓𝖎𝖗 𝖉𝖚 𝖕𝖆𝖚𝖛𝖗𝖊
Minah
Minah sentait déjà poindre un sourire satisfait sur ses lèvres. Son argument imparable avait fait mouche (littéralement) et jamais cette fausse reine à la manque n'oserait rivaliser avec.

Ou... Ou si, en fait. Sous le hibou, le sourire se cassa un peu la gueule.
Crotte de rat ! Il fallait réfléchir, et vite ! Sans quoi ce merveilleux larbin allait lui passer sous le groin. Vite, elle savait faire. Réfléchir...


Ben ! J'vais t'dire que... Ah. Euh.

Une merveille d'éloquence.

Ben 'vec des pis, on mettrait Paris en bouteille, là. Un truc comme ça. D'abord. Ç'fait beaucoup d'étapes 'vant ta reynitude alors permets-moi d'en douter, ta pas-majesté !

N'a-qu'une-patte releva la caboche vers son adversaire.

Et pis d'abord, chu un chevalier d'principes, voui mâdââââme ! J'ai tell'ment d'principes que quand c'gus bourré est v'nu m'dire qu'Philémon il sentait l'vieux paillasson moisi, j'y ai lavé mon honneur à coup d'gant'let dans la goule, D'ABORD ! Comme l'font les vrais ch'valiers, D'ABORD !

Pluie de postillons.

Par gantelet, il fallait entendre la prothèse de bois et de cuir qu'elle portait parfois au moignon. Arnauld, qui l'avait réparé la dernière fois qu'elle l'avait mis en contact avec la tronche d'autrui, lui avait interdit de foutre des coups de poing aux gens avec. Ça abîmait la prothèse, paraît-il. Mais il n'avait jamais interdit de s'en servir comme massue.
Bref, tout ça pour dire que le gus bourré était bourgmestre de cette charmante cité. Et qu'il était rancunier quand on lui pétait le nez.


Hé !

De son souvenir chevaleresque, une vraie idée germait enfin.

Comme on est toutes les deux des personnes d'grande importance, 'devrait lancer des joutes pour gagner la main du larbin.

Libre, la hiboutée de la cervelle aurait anéanti la roussi-blonde.
Mais ce foutu pilori l'écrasait plus que jamais.


J'te défie d'répéter « Une main entre les caisses, un doigt dans l'trou du fût » l'plus vite possib' sans t'tromper !

Oui. Bon. On fait avec l'inspiration qu'on a.
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Modo au Challenge RP !
Mouche..
Deux pies voleuses qui se battaient un bout de fromage… Non un corbeau et un renard… Ou alors c’était… ?

Mouche, elle, lui, essayait de suivre les échanges endiablés des deux pécores qui s’égosillaient à ses côtés. En tout cas, ça elles savaient parler les deux-là.
Si on en était à choisir entre un pilori ou ramper, ça devenait vraiment compliqué et son cerveau commençait sérieusement à surchauffer. Elle ouvrit la bouche pour répondre mais elle n’en eut pas le temps et puis du jus de légume lui coulait dedans, ce qui produisit un joli gargouillement. A croire que y'avait qu'elle qu'on continuait à viser.

Bon l’autre avait quand même de bons arguments. Mais apparemment l’hibouté, en avait à redire.

Après avoir essayé de la convaincre tour à tour de bosser pour chacun d’elle, il semblait que la tournure évoluait tout autrement.

Machin ficelé ? Larbin ? Et quoi, ça allait se jouer avec une phrase sur un fion ? Non, non, non, la naïveté idiote avait tout de même ses limites. Elle tenta de se décrocher et lâcha quelques insultes alors que ses pieds glissaient sur le gravier.

Hé ! On m’appelle Mouche !

Sans écouter ce qu’il se passait avec leur phrase de joute, elle cria dans l’espoir de se faire entendre, un bout de poireau dans les cheveux.

Et je bosserai pour la première qui arrive à me détacher du pilori !

Voilà. Maintenant t’es engagé comme une idiote. J’sais pas si t’aurais pas mieux fait de les laisser se battre entre elles.

Un chevalier, un vrai ça sauve la vie !
Zenonligre
On avait dit au vieux qu'il y avait deux pouilleux au pilori sur la place centrale. Zénon n'était pas contre cet exercice cathartique qui permettait à la foule d'exulter ses plus bas instincts et en plus il s'emmerdait ferme cet été. Ni une ni deux, il quitta son laboratoire alchimiste improvisé. Et quand je dis improvisé, c'est vraiment improvisé. Manquant de matériaux et d'outils, il essayait jusque là de transformer le maïs en blé. 10 écus de différence et intraçables à l'oeil des maréchaux qui surveillaient la spéculation étaient des arguments qui avaient pesé beaucoup dans la balance.
Bref, le vieux remontait la ruelle pour aller à la place pavée, vaguement carrée à petites enjambées. Pouf pouf pouf. Il ne voulait pas manquer une miette du spectacle.

Et là surprise. C'était plus une farce en plein public qu'une punition en bonne et due forme. Un gamin malingre, une môme qui a dû se faire écraser par plusieurs charrettes attachés et une autre gonzesse en plein conciliabule, éructant à qui mieux mieux. Zénon soupirait, puis éructa, la main dans la caisse à navets.


- Vous allez la boucler !

Il soupesa le légume dans sa main pour calculer la distance nécessaire de son point A au point B qui était la trogne de la gueuse et de son piaf.

- Nan parce que j'voudrais pas casser l'ambiance, mais c'est duraille de viser correctement quand vous faîtes tout ce bruit à jacasser !

Le bras partit en arrière, décrivit une parabole magnifique qui accompagna le navet pourri qui monta ensuite au ciel. Le légume décrivit une courbe suivant le nombre d'or et entama sa retombée devant le visage hilare du vieux qui avait enfin trouvé une occupation.
Eliance
Ouais ben les pis c'est mieux qu'les d'abord !
Parce qu'les d'abord, ça dit rien d'bon en promesse !


Y a pas à dire, le débat vole aussi haut qu'un hibou crevé.

Qui c'est qui vous dit qu'le Simon pue pas l'pignon, hein ?

Elle a qu'à parler plus fort la hiboutée aussi. Eliance n'entend rien d'en bas. Ou alors elle a un problème universellement (re)connu de feuille/concentration/prononciation. Elle s'est donc rapprochée un peu mais pas trop de celle qui pue le plus fort.

Des joutes de... non mais ça va pas non ? Moi j'me bats pas contre... contre... contre !

Mais devant le défi proposé, Eliance, qui s'était outrée, se désoutre. Elle ouvre le bec qu'elle n'a pas pour prononcer les premiers mots de la première phrase qui tue quand le larbin s'en mêle.

Ta gueule la mouche.

Et puis, là, elle réalise. Des petits pas chassés de côté la ramènent devant le larbin malin.

Le premier qui te détache, tu dis ?

C'est que c'est bien plus intéressant que de répéter bêtement des phrases qu'elle ne retiendra jamais. Elle commence à réfléchir sérieusement à l'affaire quand elle se prend un machin à l'arrière du crâne. Dédé serait dans les parages, elle saurait que ce n'est que sa main sur l'arrière de sa gueule pour la faire la fermer. Sauf que Dédé n'est pas là. Et que quand elle se retourne, elle voit bien distinctement un vieux vicieux bien décidé à dégommer des têtes.

Hé, ho, apprenez à viser hein ! J'ai pas une tête de mouche ni de hibou, merdeeee !
Pis avec des pis on fait des pis et on négocie. Alors si vous pouviez vous détendre du navet pour nous laisser discutailler le bout de mouche, vous s'riez bien fort aimable. Non, parce que voyez ce larbin, là ? Ben c'est le mien. Et moi j'suis la future Reyne de France.


Petit regard nombriliste.

Bon, ça s'voit pas encore, mais j'vous assure, j'vais l'être !
Allé, posez vos navets et aidez-moi à libérer mon larbin. J'vous nommerai... euh... Grand maître de l'Archerie Royale ?


Si elle semble poser la question, c'est parce qu'en vérité, elle n'a aucune idée de si ce machin existe ou non.

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𝕷𝖊 𝖈𝖔𝖓𝖈𝖔𝖒𝖇𝖗𝖊 𝖊𝖘𝖙 𝖑'𝖆𝖛𝖊𝖓𝖎𝖗 𝖉𝖚 𝖕𝖆𝖚𝖛𝖗𝖊
Zenonligre
Il était à deux doigts de retenter l'essai avec un autre navet périmé -il tenait tellement à toucher le hibou- lorsque la maigrelette à la tignasse rousse commença à gueuler à sa plus grande surprise. Il avait cru qu'elle ne ferait pas attention à lui et à son échec vu la foule. Bon après on allait pas non plus balancer des fleurs pour féliciter les talents de détectives d'Eliance, car Zénon était pour l'instant le seul avec la main dans le cageot à légumes. La main dans le sac quoi. Il était aussi étonné par la voix et le coffre de la rouquemoute. Il l'avait prise pour une bégueule de prime abord. Une petite bourgeoise bien comme il faut qui réconfortait les prisonniers en leur promettant le pardon, un verre d'eau et autres conneries. L'apanage des grenouilles de bénitier qui vous barbouillaient la gueule de leurs vertus en vous faisant bien comprendre que vous valiez rien.

Bon tout ça pour dire que Zénon était content d'être en si "bonne" compagnie. En entendant les mots "future reyne de France" et "Grand maître de l'Archerie royale", il s'avança tout naturellement vers Eliance. A sa hauteur, il fit une humble courbette un navet toujours dans son autre main.


- Ben ben future Majesté en devenir. On peut dire que vous avez le parler qui m'va droit au coeur. Si j'pensais en m'levant ce matin que je gratterai un poste royal, ben voyez j'aurais pas cru. Va pour la libération d'votre larbin. Après si j'puis me permettre en tant qu'futur officier de la couronne, il est plutôt rachitique nan ? C'est une question d'principe, je me méfie des maigrelets et je voudrais pas qu'il vous arrive du mal avant que j'touche mes gages quoi.

Et d'un geste vague en direction de Minah.

- Pis qu'est-ce qu'on fait d'la pouilleuse ? Faut la libérer aussi ?
Minah
Mouche ! Mais c'trop bien ! On est fait l'un pour l'aut' ! On arrête pas d'se plaind' que j'ai t'jours une nuée d'mouches autour d'moi, c'est un signe divin ! J't'ai d'jà dit qu'j'étais Sainte Patronne des Bestioles Crevées en puce d'être ch'valier ? Nan ? C'doit êt' mon nu milité hors du commun. N'empêche, c'vach'ment meuh qu'une même-pas-reyne, une Sainte Patronne...

Minah aurait pu pérorer comme ça longtemps si l'insecte en question n'avait pas lâché ses conditions d'embauche, apparemment pas emballé par l'idée d'une joute verbale. Soit. La manchote n'aurait probablement pas gagné à son propre jeu, de toute façon. L'éloquence n'avait jamais été son poing fort. Elle était plutôt du genre à avoir un bon crochet du gauche.

Un espèce de vieux grumeau se mit à râler qu'il n'arrivait pas à viser à cause de l'intensité à haute volée intellectuelle de leurs débats (ou quelque chose comme ça). Son navet pourri s'éclata sur le bois à quelques centimètres de l'oreille minahesque, éclaboussant l'aile de Philémon de sa purée visqueuse.


Haha ! Mon Philou, quand on sortira d'ici, t'auras droit à un bon bain. J'déconne, hein, ch'pas un monstre, quand même !

Fin de l'aparté aux amis décédés, place aux ennemis un peu trop vivants.

Apprends à viser, l'vieux ! Sourd d'oreille comme tu dois l'êt', c'pas un peu d'parlotte qui va empêcher ta tremblotte ! Haha, ça rime, ch'trop forte.

Pas le temps de s'autocongratuler, ni de faire la petite danse de la victoire réglementaire (de toute manière, coincée comme elle l'était...). La sale arriviste royale essayait de recruter l'ancêtre pour lui piquer son futur écuyer. L'inégalité de la situation fit grincer les quelques dents de la hiboutée de la cervelle. Ils étaient deux, ils étaient libres et elle était seule (Philémon n'était pas d'une grande aide pour le coup) et son unique main était entravée par un étau de bois et d'acier. Comment pourrait-elle libérer Mouche de son piège ?

- Pis qu'est-ce qu'on fait d'la pouilleuse ? Faut la libérer aussi ?

Un sourire barbare éclaira la bouille minahesque, qu'elle essaya bien vite de transformer en regard suppliant à l'adresse du futur Grand Maître de l'Archerie.

Oh oui, libère-moi ! J'te laiss'rai m'jeter des œufs pourris à la figure ! J'promet d'piailler comme un porc à l'abattoir, t'auras jamais tant ri, juré craché.

Elle cracha. Chacun sa façon de jouer de ses charmes, surtout quand on n'en a pas.

Pourquoi s'embêter à essayer de délivrer la Mouche en détresse si les deux autres pouvaient s'en charger à sa place ? Une bonne beigne chacun et le larbin sera sien.

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Modo au Challenge RP !
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