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[RP ouvert] Rue du lavoir

Marie.mancini
De bon matin en ce jour du 14 Octobre, une voyageuse était arrivée en ville dans une carriole, suivie de près par 3 autres tout autant encombrées de meubles, de malles et de sacs de toile à en chatouiller les nuages tant ils étaient nombreux.
La dernière avait cette particularité de transporter un gnome à la face ravagée de cratères, aux dents noires et rarissimes et à la chevelure en broussaille, qui sautait et rebondissait au rythme des cahots de la route.

Invitée à passer quelques temps en ce village charmant à première vue, Marie déplia une fois de plus un morceau de papier assombrit d'un bout à l'autre d'une écriture soignée, et au bas de laquelle, c'était d'ailleurs ce point qui, à cet instant précis, attirait plus que le reste l'attention de l'Italienne, figurait une adresse. Cette adresse, rue du Lavoir, devant laquelle Marie fit stopper sans attendre l'élan du cocher.
Arrivée devant la mairie la voyageuse fit stopper son attelage, lever le marche-pieds et aidée par la main du cocher descendit de la voiture, comme une plume détachée d'un oiseau, emmitouflée dans sa mente d'hiver en zibeline à toque et gants assortis.
- Attendez-moi un instant je vous prie, dit-elle au muletier, que je m'assure que cette maison est la bonne...
Epoussetant avec énergie les pans de sa mente, gravissant les trois marches qui menaient au porche et puis enfin, faisant suite aux coups discrets que de sa main gantée elle avait fait résonner contre la porte, étirant le cou vers les vitres toutes proches Marie appela:
- Hm...excusez-moi, bonjour...Y-a-t-il quelqu'un? ....Ketje? C'est Marie es-tu chez toi...?
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Ketje
[ Le bain était fini, Algonde avait fui .. mais pourquoi donc? ^^ Et Melyna n' était pas restée à attendre l' automne dans le bain non plus hein! ]

L' automne était aux portes d' Eauze. Sur les plateaux environnants commençaient à jaunir, orangir et rougir les feuilles des différents feuillus qui coiffaient les maigres reliefs de la campagne. ketje s' activait mollement dans le jardin arrière de la chaumière à couper au gré de sa fantaisie les différents massifs de cet espace où il aimait flâner et bien d' autres choses que la morale interdit de raconter. Depuis longtemps déjà, il était habituel de venir le trouver chez lui plutôt qu' à la mairie. Il est vrai qu' il y avait bien de plus chance de l' y trouver là que dans ces bureaux poussiéreux où il ne passait que pour gérer le plus important. Tout le reste était affaire presque privée.
Il n' avait pas l' air soucieux du tout. Il coupait quelques tiges fanées tout en pensant aux derniers événements qui s' étaient produits de par le Comté quand un bruit de carrioles dans la rue, sur le devant de la chaumière donc, éveilla son attention sans pour autant l' ôter de son occupation. A peine pensa-t-il "Encore une qui déménage!"
C' est alors qu' il entendit clairement.... parce que les portes sont toujours ouvertes:


...Y-a-t-il quelqu'un? ....Ketje? C'est Marie es-tu chez toi...?

Cette voix, il la reconnut immédiatement... facile aussi puisqu' elle se nommait elle-même direz-vous... bon d' accord, n' empêche. La nouvelle lui fit perdre les tiges coupées et l' outil. Il traversa la chaumière de l' arrière vers le devant, ouvrant la porte... ah non... se précipitant au devant, manquant de louper les marches, enfin... se portant à la rencontre de Marie qui était toute proche.

Marie!!!! Mais entre Marie! Alors que....

Et là ketje se demande où est passé celui qui était porteur de sa missive à Marie. "Il aurait dû me prévenir le sagouin!" Ni une ni deux, ketje laisse le passage à Marie tout en beuglant un puissant:

LUTUUUUNNN!!!!!!

Et enchaîne:

Viens me raconter Marie, il viendra bien ce vermineux!
Marie.mancini
- Ketje...tu étais donc bien chez toi! Quel plaisir de te revoir, il y avait longtemps...répondit Marie dans un sourire avant de, comme il est d'usage à Florence, s'approcher de son ami et, une main posée délicatement sur son épaule, de l'embrasser sur les deux joues.

Comme un écho derrière elle, la brise sifflait dans les arbres tandis qu'elle parlait.
Tout autour d'eux, l'automne avait fait son entrée, et un vent ininterrompu soufflait sur la campagne, faisait danser les champs et virevolter les feuilles mortes dans les ruelles.
Remontant sur sa nuque son col appréciable de renard argenté, après avoir jeté un coup d'oeil en arrière, Marie constata avec surprise de le messager qui l'avait accompagné jusqu'ici venait brusquement de lui fausser compagnie. Et devant la porte de son maître, qui plus est! Décidément c'était là un bien étrange petit personnage, que ce Lutun...
- Viens me raconter Marie, il viendra bien ce vermineux!

Toute à ces pensées l'Italienne accepta sans se faire prier l'offre de Ketje d'entrer à l'intérieur de la maison.
- Te raconter? Eh bien! Si vraiment tu veux tout savoir, alors il me faudra des jours, il y a bien longtemps qu'on ne s'est vu, c'était, laisse-moi réfléchir...s'interrompit Marie en levant les yeux au ciel tout en ôtant ses gants avec précaution, un à un, en tirant délicatement sur le bout des doigts,... oui, c'était il y a deux mois, c'est bien cela, au dernier conseil des mairies... J'ose espérer que ma venue de t'importune pas, mais devant de toute manière quitter St-Lisier, j'ai pensé qu'une visite serait encore mieux qu'un courrier...ceci dit j'en ai malgré tout confié une à ton messager, juste au cas où je ne te trouverai pas chez toi, il te la donnera sans doute, hm...enfin, lorsqu'il réapparaitra...Oh mais dimmi amico mio, comment te portes-tu?

Dans la pièce où tous deux pénétrèrent alors, un bon feu ronronnait dans la cheminée, allumant du même coup d'un sourire reconnaissant le visage de Marie qui, tout en parlant, n'avait pu résister à l'envie d' approcher les mains du foyer, et de se réchauffer les doigts à sa bienfaisante chaleur.
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Ketje
Le facétieux et vilain nain avait disparu. ketje était habitué à ses mauvaises sautes d' humeur et lui réservait une bien désagréable surprise pour bientôt. Il savait qu' il réapparaîtrait bien et il serait alors temps de l' attraper par le collet pour lire le message qu' il conservait... sans doute comme une monnaie d' échange.
Marie pénétrait dans la demeure assez simple, faut l' avouer quand même. ketje l' écoutait.


Oui Marie, c' était il y a bien deux mois.

Et rapide petit résumé pour les ceuss' qui ne savent pas... Marie.mancini avait été maire de Saint Liziers. C' est donc dans leurs fréquents échanges qu' ils avaient noué une amitié des plus franches et sincères. A l' époque, les échanges entre leurs deux villes étaient assez nombreux et il n' hésitait pas lui donner l' un ou l' autre conseil.
Donc Marie discourrait pendant que ketje regardait, un peu attendri quand même, quand elle ôta ses gants. Mais le "dimmi amico moi" lui alla droit au cœur.... oui, ça se sait pas mais il en a un, surtout quand ce sont des femmes qui lui parlent comme ça^^


Laissons le vilain nabot, je le surprendrai bien va. Saches que tu ne m' importunes pas, sinon je ne t' aurais pas invitée à passer quelques temps ici, loin des tourments de Saint Liziers.

Quand elle s' approcha du feu de la cheminée, il perçut son sourire. Il lui approcha un tabouret afin qu' elle puisse se poser au plus près du feu qui crépitait dans l' âtre. Puis il s' en prit un et le posa aussi près de la cheminée.

Je me portes à merveille tu vois! Je ne sais si Melyna nous rejoindra, elle a beaucoup à faire en ce moment... mais toi, quels sont tes projets?
Marie.mancini
Souriant aux paroles prononcés par son hôte autant que par le tabouret qu'il lui apportait - et qu'elle accepta d'ailleurs bien volontiers- Marie prit place au plus près du feu tandis que Ketje faisait de même et lui résumait dans les grandes lignes les choses qui l'occupaient ces temps-ci.
Hochant la tête, Marie répondit:
- Oh oui, je connais Melyna, en tout cas un peu. J'ai eu le plaisir de la côtoyer quelques temps quand elle était à ta place sur le fauteuil de bourgmestre...voyons voir, en août il me semble...? Nous n'avons fait que nous croiser à l'époque j'espère que nous pourrons faire plus ample connaissance durant le temps que je passerai ici, elle me parait être quelqu'un de très..."spécial", puisque le seul fait de prononcer son nom te fait apparaître ce beau sourire...fit remarquer, malicieuse, l'Italienne en scrutant le visage soudain devenu plus lumineux de son ami et en le gratifiant d'un gentil clin d'oeil.

Peu à peu, le feu réchauffait ses mains, et colorait ses joues de beaux reflets roses tandis que les flammes parsemaient d'étoiles ses yeux d'ébène.
- Mais toi, quels sont tes projets?
- Eh bien, pour tout te dire prendre quelques temps pour moi et rien que pour moi me parait être une excellente idée après l'agitation et les hm...épreuves de ces derniers mois...Alors je pense dans un premier temps passer quelques temps dans cet agréable et reposant petit village, et puis je suis attendue en Hélvétie par un autre ami qui m'y a invité. Ooooh, et j'oubliais! ajouta l'Italienne, souriante en se tournant vers Ketje, comme se souvenant brusquement d'une importante chose à effectuer,si je pouvais en sus trouver un artisan suffisamment habile pour me confectionner une belle houppelande, alors là vraiment mon voyage s'illuminerait d'un tout nouvel éclat!
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Ketje
Ils étaient tous les deux assis, chacun sur son tabouret... vaut mieux parce que si des fois que Melyna déboulait, il s' en serait encore pris une de scène^^voire un coup de hanche qui l' aurait envoyé embrasser les bûches flambantes dans l' âtre. ... chacun sur son tabouret disions-nous et ( allez savoir pourquoi!), le simple fait de prononcer le doux prénom avait du le reconfigurer en merveilleux smiley^^, ce que Marie avait parfaitement perçu et pourtant elle la connaissait... donc elle devait savoir que la source de son sourire était vraiment très spécial"^^ ( et toc!) :wink: .

Oui c' était vers cette période là Marie. Mais tu verras, elle sait être vraiment très agréable..... ( Oh le menteur!^^ Pffff le nabot!)

Il la laissa parler après lui avoir dit l' une ou l' autre chose. Doucement, ketje écoutait. Combien peuvent parfois être douloureuses les décisions que vous imposent les bras de fers que l' on peut parfois avoir à gagner quand on souhaite le bien d' une ville. Tout cela, ketje le savait. C' est bien ce qui l' avait amené à inviter Marie à prendre un peu de repos dans sa ville où la quiétude se veut douceur de vivre. Point de débat envenimé par des hargneux ou des gens qui prétendent mieux faire. Rien... la juste douceur de vivre au gré des vents et des récoltes. Mais il comprenait bien qu' elle ne resterait pas. Le temps de prendre du repos était nécessaire et après... ce serait après et le choix de son invitée.

L' Helvétie dis-tu? Diable c' est assez loin quand même. Puis... Marie... je me souviens de l' Helvétie quand tout, là-bas, n' y étais que furie et discorde... mais il y a longtemps. J' espère que tu sais ce que tu fais.

Après tout, ses souvenirs remontaient à pas mal de temps. Les choses y étaient maintenant plus calmes? Possible... n' empêche, il ne l' aurait pas laisser partir pour une autre terrain d' insultes fangiques. Mais bon... d' un autre côté... il savait que la présence de la belle italienne pouvait être de nature à lui faire recevoir un coup de bûches enflammée dans les dents^^. Aussi continua-t-il.

Prends ton temps pour te reposer. Tu sais que tu es ici sous ma protection et je n' aimerais pas apprendre que tu ailles te perdre dans une contrée où tu aurais à revivre les mêmes guerres intestines.
Mais si tu veux te faire encore plus belle avec une houppelande, je ne puis que te conseiller de traiter avec Jenna. Son travail est des plus finis et ses prix sont des plus abordables. C' est notre gentille tisserande et je dois bien avouer que j' y ai parfois recours, je te la recommande vivement.
Marie.mancini
- Alors là si elle est recommandée par toi il n'y a pas à hésiter je me rendrai à son échoppe dès aujourd'hui! répondit Marie en souriant, quant à mon départ pour l’Helvétie, ne t'inquiètes pas pour moi, tu sais j'ai traversé la France toute entière lorsque je suis venue de Florence, le sang des Mancini ne coule pas facilement...! Et puis d'ici quelques jours j'aurai ma bonne Ana avec moi, elle fait des miracles lorsqu'il s'agit de défendre ses biens! ajouta l'Italienne en riant, avant de préciser, afin de rassurer un peu plus encore son ami:
- Je t'écrirai aussitôt arrivée, soit tranquille...Mais pour le moment, j'avoue que je ne refuserai pas quelques jours de flânerie dans ton si charmant village!
Je pense à tout un tas de choses disons hm...typiquement féminines! Des emplettes sur le marché, à des promenades parmi les feuilles d'automne autour des arbres du verger, et sans aucun doute un bon bain chaud et quelques nuits réparatrices dans une des auberges que j'ai cru apercevoir sur la Grand'Place!

Souriant à Ketje, les yeux pétillants d'impatience en songeant déjà à sa houppelande toute neuve, Marie ensuite reposa les yeux sur les flammes du foyer, réchauffant ses mains en les approchant, paume tendue, au devant des langues de feu, et commentant sa tâche par un Brrr..!!! expressif, accompagné d'un léger frisson qui lui parcourut la peau.

Signe que d'ici peu, son corps aurait oublié les frimas de l'automne qui soufflait toujours au dehors...
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Ketje
ketje écoutait la belle italienne parler de ses voyages antérieurs. Il n' tait pas insensible au charme très latin... loin de là évidemment mais il avait simplement exprimé une crainte, la crainte de d' apprendre un jour qu' elle aurait fait une mauvaise rencontre sur les routes de l' Helvétie. Puis les maires sont parfois de rudes concurrents quand ils négocient leurs prix mais ces deux là avaient très vite trouvé à s' entendre.

Je suis tout prêt à te croire quand tu me dis que tu ne crains pas grand' chose. Permets-moi quand même de m' inquiéter.

Le doux sourire de Marie avait plutôt tendance à le rassurer. Il était simplement heureux de la voir sourire maintenant. D' amers souvenirs lui avaient traversé l' esprit en se souvenant de tous les efforts consentis par Marie pour porter sa ville. C' est bien cela qui l' avait attendri, ce bougre de vieux forgeron.

J' attendrai tes missives avec impatience quand tu auras décidé de partir Marie.

Mais on ne refait pas les italiennes! Il la regardait sourire encore en évoquant ses petites emplettes auxquelles elle pensait certainement. C' est quand elle se mit à frissonner qu' il réalisa que le feu dans la cheminée baissait. Décraqouillant ses vieilles articulations, il alla chercher quelques grosses bûches qui étaient empilées sur le côté de la cheminée. Il en mit quelques unes qui prirent aussi des couleurs de lever de soleil dans la brume exhalant le parfum réconfortant de leurs essences dans la pièce.

Tu as froid? Veux-tu que j' aille te chercher une pelisse de fourrure, un drap de laine qui couvrirait tes épaules et les bras en attendant cette belle houppelande?

Mais l' inquiétude ne le lâchait pas. Le rude forgeron oubliait un peu facilement certaines choses.

Peut-être serait-il bon que tu sois accompagnée, du moins pour une partie de ton voyage? Et si je nous mettais un petit vin de pays à réchauffer avec de la cannelle et du miel le temps que le feu reprenne vigueur? Je n' aurais qu' à suspendre une petite marmite à la crémaillère.
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Marie.mancini
Je suis tout prêt à te croire quand tu me dis que tu ne crains pas grand' chose. Permets-moi quand même de m' inquiéter.
A ces mots Marie ne put s'empêcher d'éclater de rire.
- Amico mio tu sais, non seulement je te le permets, mais pour tout dire j'en suis ravie! Un vrai ami s'inquiètera pour nous, et ce quoi qu'on fasse ou dise, et j'aurais été vexée si mon départ ne t'avait pas fait pousser deux ou trois cheveux blancs ici et là...
Souriant gentiment à son hôte, l'Italienne se pencha vers lui et pinça malicieusement du bout des doigts quelques mèches de cheveux de ce dernier pour accompagner ses propos.
Puis, croisant les bras et rentrant les mains l'une après l'autre dans les manches de sa capeline, elle reprit son observation pensive des flammes ondulantes du foyer, et hocha positivement la tête lorsqu'il lui dit vouloir attendre impatiemment de ses nouvelles...
- Tu en auras! affirma-t-elle d'une voix tranquille.
Et le temps s'effila doucement au rythme de la vieille horloge du fond de la pièce, comme si cette ville, cette maison, appartenaient à un monde à part où les peines et les cris n'avaient pas leur place.

Une pelisse de fourrure, un drap de laine...Non, Marie avait pour contrer le froid son lourd manteau de renard, qu'elle désigna d'un coup d'oeil à son hôte avant de s'en recouvrir langoureusement les épaules.
Puis, vint ce moment, ce délicieux moment où Ketje se mit à parler de miel, de cannelle...
- Ma foi, comment résister à cela...? J'accepte, bien volontiers ce verre de vin...à la condition bien entendu, que je ne sois pas la seule à en boire...
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Marie.mancini
-Uhm...Ketje...?
Tentant d'attirer son attention Marie toussota légèrement.
Le temps passait et le froid s'estompait dans la petite maison remplie d'une chaleur confortable, comme un cocon d'où l'on ne souhaitait plus sortir et où les frimas de Novembre n'avaient aucune chance de pénétrer.
Était-ce ou non dû à cette torpeur fort agréable qui semblait vouloir endolorir le corps et l'esprit, en tout cas de toute évidence, Marie put constater par le silence songeur qu'il lui opposait, par ses paupières lourdes qui semblaient n'avoir qu'une envie: se fermer, que son hôte était de toute évidence bien fatigué de sa journée, et pour l'avoir vécu, elle le comprenait parfaitement.
Comment aurait-il pu en être autrement d'ailleurs? Il était maire de cette ville, et qui plus est, l'Italienne se rappelait l'avoir surpris alors qu'il s'affairait au jardin, à son arrivée devant sa porte...

Posant alors délicatement la main sur le bras de Ketje, avec sur les lèvres un sourire attendri, Marie lentement se leva.
- Tout compte fait, je vais renoncer à ce verre que tu m'offrais si gentiment. Je suis...je commence à ressentir la fatigue du voyage, et je crois que le mieux qu'il me reste à faire est de rentrer me reposer un peu à l'auberge...et tu devrais en faire autant si je puis te donner ce conseil...ajouta innocemment l'Italienne en ponctuant d'un clin d'oeil ses dernières paroles, tandis qu'elle enfilait sa capeline, et rattachait soigneusement la fibule d'argent frappé.
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Ketje
S' était-il vraiment endormi ou bien était-ce simplement quelque problème inhérent à la fonction de maire ou autre chose de cosmiquement mais pas comique du tout qui l' avait laissé dans une sorte de torpeur? A moins que l' idée d' un petit vin chaud ne l' eut amené à rêvasser gravement à la douceur du temps qui passe sans nuages pour voiler un soleil réchauffant à peine les prairies grisées par ces petites gelées matinales dans la campagne élusate? Qu 'importe, ketje devait certainement se débattre entre deux songes quand Marie avait d' abord accepté le petit nectar proposé puis quand elle se leva. Il se tira d' une torpeur qui commençait à l' envahir. A croire qu' à beaucoup donner, on finit par s' affaisser... dans un fauteuil. ^^

Oui Marie, je crois que tu dois avoir raison.

Ah! comme il appréciait de pouvoir échanger quelques petites choses avec cette charmante italienne. S' il avait su l' inviter à venir prendre du repos dans cette ville gagnée par le calme et la douceur de sa campagne, il se rendait bien compte aussi qu' il en subissait les effets.

Mais vraiment, pas de petit vin chaud?

Il s' était levé aussi, regrettant quelque peu ces fatigues qui accablent tant les voyageurs comme ceux qui n' ont de cesse de donner leur temps.

Si ce n' est maintenant, ce sera une autre fois, avant que tu ne nous quittes, saches qu' ici tu peux te croire chez toi.
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Marie.mancini
Un sourire aux lèvres, Marie secoua la tête.
- Vraiment! Je te remercies. Tu sais l'heure avance, et comme je te l'ai dit je crois qu'une bonne nuit de sommeil nous fera du bien, à tous les deux...et puis mon cocher attend encore dans la carriole! Il doit mourir de sommeil, le pauvre, ou alors il s'est peut-être tout bonnement endormi les rênes à la main, en piquant du nez sur son siège et en ronflant comme un sonneur...!
A cette pensée l'Italienne émit un petit éclat de rire. Puis, rassemblant avec élégance d'une main les pans de son manteau, elle tourna de l'autre la poignée de la porte et l'ouvrit, laissant entrer à l'intérieur l'air froid et sifflant du dehors.
- Une autre fois oui, bien entendu! Tu sais où me trouver je ne pense pas partir avant la semaine prochaine. Et puis....oui, et puis peut-être que cette fois-ci, ta compagne se joindra à nous, ce serait un plaisir de la revoir...ajouta Marie en souriant à son hôte...
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Ketje
ketje l' avait accompagnée jusqu' à la porte qu' elle ouvrit. Un petit vent malin s' engouffra dans la pièce. Ah comme la présence de la belle italienne lui avait plu. Un peu de calme dans ces moments parfois si agités... un peu de calme qui les avait sans doute aussi un peu emmenés à se laisser envahir par une certaine torpeur. Sur le pas de la porte, il jeta un œil alentours.

L' absence de Lutun m' inquiète, je vais devoir partir à sa recherche. Ce sacripan doit me préparer un mauvais tour mais je lui en prépare un à ma sauce.

Lui même regrettait que Mely ne soit pas rentrée. Il était dit qu' elle devait, elle aussi, lui préparer bien des choses, juste histoire de le taquiner.

Je crois qu' elle a fort à faire en ce moment mais ce sera certainement pour une autre fois.

C' est alors que sur le côté de la demeure se fit un remue ménage dans les broussailles. ketje se dirigea vers la source de cet événement lançant à Marie:.

Je suis sur que c' est lui!
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Marie.mancini
- Hm...ah oui, et tu crois que c'est un lièvre qu'il tente de débusquer là dedans? suggéra Marie, en riant doucement aux paroles de Ketje, en tout cas, je compte sur toi pour me raconter la suite des événements surtout!
Et puis, alors que remontant son col pour faire barrage au vent froid qui ne cessait de souffler, l'Italienne s'apprêtait à rejoindre au bout de l'allée sa carriole qui l'attendait, elle se ravisa et, penchant la tête en une moue indulgente:
- Et je t'en prie, ne le grondes pas s'il a égaré la lettre que je t'avais écrite...c'est une gentille personne, il a été d'excellente compagnie, à qui je dois beaucoup pour avoir couru tous les risques des chemins afin de m'apporter cette lettre qui a su si bien me rendre le sourire...!
Sur ces mots Marie s'approcha de Ketje et, tout en lui appliquant un baiser sur la joue, lui murmura gentiment à l'oreille tandis qu'elle glissait dans sa main deux écus d'or:
- Donnes-lui ceci de ma part lorsqu'il sortira de sa cachette...il les a amplement mérité.
Enfin, sur un clin d'oeil complice, l'Italienne prit congés de son ami, et acceptant la main tendue par son cocher, remonta dans la carriole qui, sitôt les pans de sa capeline ramenés à l'intérieur et la porte fermée, s'ébranla dans de longs grincements de roues en direction de l'auberge...
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Ketje
Alors que Marie devait rejoindre sa carriole, d' autres mouvements se faisaient dans les buissons. ketje surveillait quand même.

Sois certaine que je te conterai les méfaits de celui que tu apprécies tant. Je reconnais qu' il est fidèle et serviable mais un peu trop espiègle tu vois.

Puis... ben... ketje fut fort troublé. Ce baiser sur la joue lui fit comprendre que le moment du départ était vraiment venu. Il mesurait déjà l' étendue de la perte de cette douce complicité tout en la sachant inéluctable. Marie venait de lui glisser deux écus d' or qu' il tenait encore en main.

Tu me fera savoir où ta route te mènera Marie, on ne sait jamais... tu sais, les chemins que nous empruntons ...

Il était triste quand même. Quand elle se fit emporter par la carriole, il ne restait à ketje que les deux pièces d' or et un facétieux à trouver. Pendant que la carriole tressautait sur la route, il eut un moment de doute.

Fais bon voyage et écris-moi. !

Put-il crier dans la poussière... avant de se retourner vers les buissons.
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