Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   1, 2, 3, 4   >   >>

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] Pour un baiser

Martymcfly
Après quelques jours passés hors du Bourbonnais-Auvergne, cela faisait bien longtemps, des années à vrai dire, la petite troupe était rentrée dans leur Duché. Dernière étape dans la campagne bourguignonne et leur chemin s'était séparé. Certes il aurait pu lui dire qu'il ne rentrerait pas à Montpensier comme c'était prévu au départ. Oui il aurait pu, peut-être même aurait-il dû.

Ils étaient si proches de Billy que le Duc avait choisi de rentrer directement en ses terres, profiter des premières gelées... Mais elle lui manquait...

Doloréane avait été détachée des autres montures et Marty en avait profité pour filer à la berrichonne... Ce voyage les avait mené jusqu'en Orléans, il ne savait même pas pourquoi. Mais peu lui importait la raison, du moment qu'il était avec elle. Bientôt elle serait baptisée. Bientôt il ferait sa demande officielle.

Alors qu'il chevauchait jusqu'en son château, il pensait à tout ceci, ainsi qu'aux moultes autres choses qu'il devait faire. Il tenait à faire enregistrer un testament, pour le cas où il lui arriverait malheur. Dès le soir de son arrivée, il le dicterait à son fidèle Barbelivien. Marty savait qu'il rédigeait bien.

A peine arrivé à Billy, un pigeon lui apportait missive. Il était aisé pour le volatile de retrouver le Duc. Marty, craignant de funestes nouvelles, s'empressa de lire la missive. L'élue de son coeur lui avait écrit, inquiète. Il fallait lui répondre. Il aurait dû la prévenir...


Citation:
Ma tendre Beths,

Je te prie de bien vouloir m'excuser de ne t'avoir prévenu. J'ai préfère rejoindre mes terres byllissoises pour certaines affaires qui réclamaient mon attention.

Ce voyage m'a été profitable, quoique rapide, et j'ai bon espoir que nous reprendrons un jour la route, pour profiter pleinement cette fois des paysages.

Nous nous reverrons très bientôt je le crois.

Il me tarde déjà. Tu me manques.

J'ai hâte de te serrer à nouveau dans mes bras.

Ton Marty qui t'aime et se languit.


Pas le temps de sceller la lettre. Elle reconnaîtrait sans aucun doute l'auteur. Il lui fallait à présent renvoyer le pigeon vers son expéditrice. Marty devait maintenant partir à la recherche d'un orfèvre. Il ne doutait pas que ses terres devait en avoir quelques uns.

Larges enjambées dans les couloirs du château, comme à chaque fois qu'il rentrait. Grands pas qui le menaient vers son bureau, où il aurait à faire. Et comme toujours, grands cris qui résonnaient dans l'enceinte.


Gandrelina !!! Barbelivien !!! Berthe !!!

Ca ressemblait à un grand rassemblement... Branle bas de combat v'la le Duc qu'est rentré ! Sourcils froncés, Marty ôte son vêtement et le dépose nonchalamment sur le dossier d'un fauteuil dans ses appartements. Il s'assoit à son bureau attendant l'arrivée des protagonistes. Lequel sera là en premier ?

Un tas de lettres s'amoncelait sur la table. Soupir. Des courriers de remerciements pour son bal, des lettres d'admiratrices, encore et toujours, quelques lettres intéressantes. Une de sa marraine, en voyage en Bourgogne qui pensait à lui. Une autre du Héraut, lui annonçant une bonne nouvelle. Sourire. Il fallait vraiment le trouver cet orfèvre...

Une Berthe passa la tête dans la porte.


Votre Grâce est de retour ?

Bonjour Berthe, oui mes sujets ont besoin de leur suzerain. Faites moi rôtir une poularde pour le déjeuner, et préparer donc quelques mets dont vous avez le secret pour une petite sauterie... Réfléchit un instant... pour demain en fait.

Mine déconfite de la cuisinière.

Votre Grâce organise un nouveau bal ?

Non, une cérémonie tout ce qu'il y a de plus simple. Donc quelques couverts pour un banquets. Hmm... Plutôt un buffet, ce sera plus convivial. Marty compta dans sa tête. Prévoyez pour une dizaine de personnes ce sera très bien.

Moue approbative accompagnée d'un hochement de tête.

Il sera fait selon vos désirs Votre Grâce. Et d'ajouter, un brin espiègle et curieuse. Votre Dame n'est pas avec vous ?

Le regard froncé du Duc se relève de ses parchemins et file droit vers les yeux malins de la cuisinière, qui comprend qu'il vaut mieux qu'elle s'éclipse, ce qu'elle fit, après la sèche réponse ducale...

Non. J'espère qu'elle sera là demain.

Une missive de plus à rédiger... Plusieurs en fait du coup... des invitations... Il fallait faire vite. Prévenir ses vassales avant toute chose...

Un candélabre à la main, Barbelivien entrait à son tour dans le bureau du Duc de Billy.


Votre voyage en Domaine Royal fut-il agréable Votre Grâce ?

Ah Barbelivien, vous tombez bien. Le voyage ? Rapide... Même pas le temps de dire Sa Seigneurie Thibaud-Xavier de Ludgarès, Duc du Bourbonnais-Auvergne et de Lapalisse, Baron d'Arfeuilles, Seigneur de Commières et Pair de France, qu'on était déjà rentré. Sourire amusé, c'est vrai que c'était quand même bien long comme appellation... Plus sérieusement, nous avons circulé rapidement. Je me suis juste arrêté un peu à Gien, mais c'était fort court. A refaire un jour j'espère bien. Mais bref. Savez-vous où est Gandrelina ?

Le valet, l'oeil rieur, sourit et opine du chef.

Elle a quitté le château avant le lever du soleil pour se rendre en forêt.

Marty lève les yeux au plafond.

Que diable a t-elle besoin d'aller dans les bois au petit matin... ? Soupir profond. Bon... Elle reviendra bien à un moment de la journée. Quand elle rentrera dites lui que je souhaite que la salle de réception soit prête pour demain. Nous recevrons des invités. Inclinaison de tête de Barbelivien. J'ai besoin maintenant de votre bougie pour sceller quelques missives, ainsi que de votre plume tout à l'heure.

Le valet pose alors son chandelier sur la table en bois, tandis que le Duc commence à écrire.

Citation:
    A l'intention d'Apolonie de Nerra, Dame d'Orval,

    Ma chère Apo,

    J'aimerai que dans l'instant où tu recevras cette lettre tu te rendes au château de Billy, en mes terres, afin que nous nous revoyons avant ton départ prochain. Je te sais désireuse d'aventures et de chevauchées mais avant tout cela, je souhaite faire de toi ma vassale, et c'est à cette fin que je désire ta présence à Billy, afin que tu puisses me prêter allégeance.

    J'ai grande hâte de ce moment, de te revoir également. N'hésite pas à venir accompagnée.

    Puisses tu être en bonne santé.

    Que le Très Haut te porte en Sa Sainte garde.






Apolonie viendrait sûrement accompagnée... Les rumeurs devenaient plus que des bruits de couloirs et elles avaient traversé les frontières du Duché, déjà... Complètement incompréhensible, mais si tel était son désir... Peut-être que finalement les opposés s'attiraient vraiment ?

Et d'une... A la suivante...


Citation:
    A l'intention de Clothilde de Saint-Nicolas les Colombes, Dame de Laveissière et de Bost,

    Ma chère Porte Parole, Chère Clo,

    Je ne sais si ma missive te trouvera alitée, te reposant des récents événements royaux, ou de ton accouchement, que j'espère s'être bien déroulé.

    Je ne sais s'il te sera possible de te rendre en mes terres de Billy mais je souhaite t'y voir pour l'anoblissement prochain de ma future vassale, Apolonie de Nerra que tu dois connaître.

    Je t'espère en bonne santé et attend de tes nouvelles rapidement.

    Que le Très Haut te protège.






Clothilde avait elle accouchée ? Cette lettre serait une façon de le savoir. A la suivante...

Citation:
    A l'intention d'Anyenka Varthak, Dame de Marcenat,

    Ma chère Capitaine, Any,

    Je t'écris cette missive pour t'annoncer mon retour en mes terres de Billy. Sache que je suis très fier de toi et des succès dans les tâches dont tu t'es acquitté récemment. Grâce à toi, l'équipe municipale de soule revit et c'est une chose qui m'est chère. Bien évidemment j'irai courir un peu sur les terrains, cela me fera un peu d'exercice bien nécessaire pour éliminer les gibiers dévorés au cours des récents banquets.

    Si je t'écris c'est aussi pour t'annoncer que demain sera célébré l'anoblissement de ma future vassale, Apolonie de Nerra, dite la Directe. J'aimerai que tu sois présente, bien que je comprenne que tes activités soulesques t'occupent beaucoup, de même que l'éducation de tes enfants. Transmets mes amitiés à ton grand Roderic et dis lui que j'aimerai aller chasser avec lui un jour.

    Dans l'attente de te revoir,

    Puisse le Très Haut te porter en Sa Sainte garde






Il tenait bien évidemment à inviter sa Duchesse... sa Dame pour l'instant. Il sourit à cette idée, puis grimaça. Peut-être avait elle reçu sa précédente missive dans l'angoisse la plus complète... Il fallait la rassurer à nouveau.

Citation:
    Ma tendre Beths,

    Je t'écris à nouveau dans l'espoir de te savoir rassurée quant à mon état. Je ne cesse de penser à toi et l'attente de te revoir me paraît une éternité.

    Je te souhaite à mes côtés pour l'anoblissement d'Apolonie de Nerra à qui je désire confier la gestion d'une des terres de mon Duché de Billy.

    Je me languis de ta présence.

    Ton Marty




Cette fois, il scella la missive pour Beths. Après tout, la cire était chaude alors autant en profiter !

Il manquait encore une invitation, et pas des moindres... Si
Auvergne n'était pas là, rien ne pourrait se faire...

Citation:
    A l'intention d'Auvergne, Héraut de la Marche du Bourbonnais-Auvergne,

    Salut Chef !

    Je t'écris pour te dire que j'ai bien reçu ta missive m'affirmant que l'anoblissement d'Apolonie pouvait se faire et ne souffrait finalement d'aucun veto du Roy d'Armes.

    J'ai le souhait que la cérémonie se déroule en mes terres de Billy dès demain.

    Je t'attends donc avec hâte et j'espère te voir pour valider l'octroy de cette seigneurie.

    Bien à toi,






Il se tourna alors vers Barbelivien.

Voilà, faites parvenir ces cinq missives à leurs destinataires. La première est à adresser à Montbrisson, Apolonie doit y demeurer toujours depuis que je l'ai quitté à Thiers il y a peu. Faites porter la deuxième au domaine de Laveissière, la troisième dans les terres de Marcenat, et la quatrième est à envoyer à Montpensier, Beths doit toujours s'y trouver. Enfin, la dernière est à transmettre au Héraut du Bourbonnais-Auvergne.

Fallait tout retenir... Barbelivien inclina la tête prenant les missives roulées et fit quelques pas vers la porte.

Attendez... j'ai besoin de vous pour un autre travail. Deux en fait. Non... trois à vrai dire.

Haussement de sourcil du valet.

Le Duc rédigea une nouvelle missive qu'il ne scella pas tout de suite. Une fois terminé, il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Concentré sous le regard hébété du valet.


Que puis-je pour vous Votre Grâce ?

J'aimerai vous dicter mon testament.

Etonnement de Barbelivien.

Vous... vous êtes souffrant ? Voulez vous que je fasse appeller le Docteur d'Azayes ? Il doit y avoir des herbes dans le potager qui pourraient vous soulager sinon. Ou encore mon petit cousin de la capitale a ramené de Clermont des plantes médicinales qui...

Non non, tout va bien rassurez vous. Je préfère simplement prendre mes précautions.

Il lui indiqua le siège, ainsi qu'une plume. Le valet allait pouvoir faire montre de ses talents. Il avait appris à écrire, mais il ne pratiquait pas souvent, ou alors en cachette, quelques mots doux pour une servante, ou une tavernière au croupion avantageux qu'il lui aurait fait tourner la tête. Mais rédiger le testament du Duc... jamais il ne l'aurait imaginé. C'était une grande fierté pour le simple fils de cordonnier qu'il était.

Marty entama alors sa dictée, les yeux tournées vers ses terres. Pas d'héritier... Il le savait, s'il mourait demain, Billy retournerait au Bourbonnais-Auvergne, mais il souhaitait donner quelques consignes avant le trépas. On ne savait jamais... La liste était longue, il ne voulait oublier personne, certains seraient même surpris de se voir coucher sur le testament du Duc. Quelques notes d'humour grinçant alors qu'il poursuivait sa dictée. Une fois que cela fut fait, Barbelivien relut le parchemin. Les formules d'usages paraissaient correctes au Duc, il signa à la suite du valet, apposa son sceau et enroula le papier, comme les autres, avant de tendre la dernière lettre qu'il avait rédigé.


Citation:
    A l'intention de Phylogène,

    Baronne,

    Je vous prie de trouver joint à la présente missive mon testament que je viens de dicter à mon valet. Puissiez vous l'enregistrer ou à défaut, me dire s'il est correct dans sa rédaction.

    Je vous remercie de prendre note de ces dispositions.

    Dans l'attente de vos nouvelles, que le Très Haut vous garde.






Un soupir alors qu'il ordonne à Barbelivien.

Vous aurez compris que ce pli est à adresser à la Baronne de Riom et d'Usson, dame Sibella de Vissac, autrement appelée Phylogène, qui réside à Montpensier.

Oui, Votre Grâce, je m'en occupe.

Bien. Fort bien. Pouvez vous enfin vous occuper de trouver un orfèvre dans les environs ?

Un orfèvre ? Ba... y a le fils Michaud ! C'est le petit neveu de Berthe, il a repris l'atelier de son père, qu'a trépassé dans un accident de chasse, y a pas un mois. Il fait du grand art. Plus bas. C'est un compagnon.

Parfait ! Demandez lui de graver les armes de Varennes sur Allier sur le chaton d'une bague en or. Portez lui quelques chevreuils, quelques livres de noisettes, une bouteille d'alcool de châtaigne et du fromage d'Ambert, je ne l'aime pas celui là, mais cela devrait lui convenir. S'il y a besoin d'une rallonge en écus, faites le moi savoir.

Entendu Votre Grâce.

Instant de silence.

Je peux disposer ?

Juste... Quand vous irez récupérer la bague, réservez donc la plus chère d'entre elles, et dites à votre compagnon que j'irais moi même la lui payer.

Hochement de tête, Barbelivien s'éclipsa, parchemins sous le bras, tête embuée par toutes les destinations à retenir, les courses à faire, les messages à passer...

Seul dans son bureau, tout ce qu'il avait à faire était accompli. Sauf déguster la poularde que Berthe devait cuisiner. A nouveau devant la fenêtre, à admirer ses étendues de bois, plus très vert.

Demain serait un grand jour pour lui. Un maigre sourire en pensant à la cérémonie du lendemain.

_________________
Beths
[Quelque part en Bourgogne]


Un voyage d'une dizaine de jours, un voyage épuisant qui avait laissé que peu de place aux discussions, mais qui avait eu l'avantage de rosir ses joues, de faire briller ses yeux, de lui faire découvrir d'autres paysages, d'autres gens, d'autres moeurs.
L'Orléanais ... quelle drôle d'idée tout compte fait. Mais qu'importait, elle avait eu le plaisir de découvrir la Loire, fleuve étrange, étonnant, où des bancs de sable étaient de temps à autres visibles, il n'avait rien à voir avec leurs rivières d'Auvergne.
Et les contrées traversées n'avaient rient à voir avec leur Auvergne d'ailleurs. Plus ils se rapprochaient de chez eux et plus elle sentait son cœur bondir malgré son état d'épuisement visible, état que sa fierté refusait d'avouer.

Sa future marraine avait alors décidé de prendre la direction de sa ville d'origine. Beths lui avait chaudement recommandée de se montrer prudente, les brigands rodaient, et elle n'était pas savoir Leg seule sur les routes. Mais son amie l'avait tant et si bien rassurée, qu'elle avait sourit et lui avait dit au revoir sur une dernière embrassade.
Montpensier n'était plus qu'à quelques heures lorsque subitement leur meneur bifurqua en direction d'une ferme. Beths leva les yeux au ciel. Allons bon qu'allait il encoooooore inventer. Tout comme Herma, elle se mit à le suivre et soudain, mais, où ... où était il ??? Mais diantre, comment avait-elle pu ne pas remarquer son absence ? Certes il faisait nuit quand ils étaient repartis, mais, il était parti avec eux, du moins, elle le croyait. Mais en était elle bien sur ? Se rappelant les événements de la veille, elle se souvint s'être à moitié endormie sur la selle de Canasson qui avait suivi le cheval de devant. L'angoisse la saisit soudainement, l'angoisse de ne pas savoir ce qui lui était arrivé, allait il bien ? ou non ? Que faire ? Demi-tour ? Non, ce n'était pas une solution, il pouvait être n'importe où, et elle pourrait chercher des heures, or Canasson était au bord de l'épuisement.

Et là, la Gondole se mit à bougonner ce qui eut pour effet de faire rire le maréchal de Montpensier. Chaque minute qui passait, Beths sentait son humeur devenir de plus en plus mordant, et oui, elle redevenait grognon.
Les quelques lieux qui les séparaient de Montpensier lui parurent des heures interminables, vite, plus vite, plus viiiiiiiiiiiite, il fallait arriver.
Enfin, les remparts de la ville se dessinèrent à l'horizon.




[Montpensier]

A peine arrivée au poste de douane, elle sauta au bas de sa monture, manquant de tomber, ses jambes ne la soutenant que difficilement. Elle effraya et amusa ses collègues de douane en se précipitant sur le premier bureau qu'elle trouva, encrier, parchemin. Elle devait lui écrire.

Citation:
Mon tendre aimé,

Le voyage que nous avons entrepris avec mes futurs parrain et marraine, avec Herma, n’était certes pas de tout repos. Les chevaux ont été menés brides abattues, sans nous laisser forcément le temps d’admirer les paysages. Mais Marty, sache que je suis réellement heureuse que tu aies accepté de venir avec nous, avec moi.
Peut être aurons nous l’occasion de voyager ensemble de nouveau, mais cette fois, en nous pressant lentement ?

Hier, dernière étape Bourguignonne avant de regagner notre BA, Leg m’avait prévenue qu’elle quittait notre groupe pour bifurquer vers Bourbon.
Un tant soit peu épuisée, persuadée que tu étais avec nous, je n’ai guère prêté attention à ce qui se passait. Je m’en veux. Ce n’est qu’en passant les portes de Montpensier, à moitié endormie sur ma selle, en déclinant nos identités à une heure indue, que j’ai remarqué … ton absence.
Mon Marty excuse moi de ne pas l’avoir remarqué plus tôt pour faire demi-tour et te trouver. Vas-tu bien ? Ce pigeon devrait te trouver sans mal, tu es, au plus à quelques lieux de cheval. D’ailleurs, c’est peut être ta Doloréane qui a un petit souci avec son équipement : selle qui aurait lâchée, ou rennes, ou bien encore un fer qui se serait détaché ?

Avec impatience et fébrilité j’espère recevoir des nouvelles rapidement. Je reste donc à Montpensier, je t’attends, et j’en profiterais pour visiter quelques connaissances.

Mes pensées volent jusqu’à toi
Ta Beths



Elle écrivit sa lettre d'une traite, se mordillant parfois la lèvre, peut être avait-il juste besoin d'être un peu seul ? Peut être que ....
Elle chassa ses idiotes idées d'un mouvement de tête, et sur un dernier au revoir à ses collègues douaniers, partit en quête du pigeonnier pour trouver un volatile moins idiot que les autres et qui dénicherait le Duc de Billy.

Une fois choses faites, Beths se décida à tenir la promesse qu'elle avait faite, elle se rendit donc à la Douce et afin de s'occuper l'esprit elle se remémora cette fameuse soirée en taverne lors du voyage du Roy avait été merveilleuse. Elle avait fait connaissance de personnes exceptionnelles et elle avait eu plaisir à revoir Nanny, cela faisait tellement longtemps qu'elle ne s'était vues. Et puis elle avait enfin fait connaissance de Lady. Elles s'étaient de temps à autre croisée sans savoir qui elles étaient. Et promesse avait été faite, lorsqu'elle serait à Montpensier, elle se rendrait à la Douce. Voila qui allait se concrétiser.

C'est à l'intérieur de la taverne que le piaf qu'elle avait envoyé à Marty lui revint ... Missive à la patte. Missive d'elle décacheta aussitôt et fébrilement. L'inquiétude qui voutait quelque peu ses épaules auparavant commençait à disparaitre doucement. L'homme de ses pensées allait bien. Il s'était juste arrêté à Moulins. C'était évident en y réfléchissant bien, elle s'étonna même de ne pas y avoir pensé. Elle avait pourtant bien vu les remparts de Moulins au loin, elle avait même pu apercevoir un ou deux défendeurs.
Mais pourquoi ne lui en avait il pas parlé ? Pourquoi ne s'était il pas confié à elle ? Elle aurait compris son souhait cohérent ...

Et puis, elle relu sa dernière phrase, sa signature, et un sourire béat et niais réapparu sur son visage. Ainsi ce que son coeur avait mille fois deviné s'avérait exact ? La jeune femme sentit comme des bulles de bonheur éclater doucement. Il l'aimait et lui écrivait. Et elle fondait littéralement. Bon, soit, elle aurait préféré qu'il lui murmure tendrement ces mots à l'oreille, mais, il aurait tout temps de le faire. Poussant un immense soupir de soulagement, un soupir de bonheur comblé, Beths se décida à faire le tour de la ville.

Elle se demanda un instant si celui qui les avait mené pour se voyage allait bien. Et puis n'était ce point l'occasion de saluer Sibella ? Elle serait heureuse de la recroiser. Avant de changer encore une fois d'idée, elle demanda son chemin à l'un des villageois et se dirigea vers le manoir.

Avait-elle un don inné pour tomber au plus mauvais moment ? Cela était fort probable. Sibella était en train d'accoucher lorsqu'elle se présenta chez les Vissac. Fort heureusement pour Sibella, elle avait su s'entourer de femmes parfaitement compétentes pour l'aider en pareil moment. Et elle même resta, touchée d'être acceptée en pareil moment, toujours émue par cet événement si simple, magique, inquiétant et tellement éprouvant.

C'est donc au manoir qu'elle reçu la seconde missive de Marty. Quelques heures après les événements précédents Un des domestique du domaine vint la trouver lui demandant si elle était bien la Dame de Gondole et si oui, une missive l'attendait. Étonnée, elle alla donc trouver le page et prit la lettre qu'il lui tendait. Elle reconnu immédiatement le seau. Elle s'empressa de lire la missive et son sourire s'élargit. Ainsi, il anoblissait Apo ? Elle ne pouvait qu'approuver son choix. Sans elle, sans cette amie si forte, si sincère et si pleine de bon sens, aurait elle oser prouver à Marty qu'elle l'appréciait tout particulièrement ? Qu'elle l'aimait tout simplement ? Bon ce n'était certainement pas là le critère de choix de Marty pour offrir ainsi l'une des terres de son Duché à Apo, mais qu'importait pour elle. Elle était heureuse de son choix et c'était tout.
Amusée, elle se dit que les échanges en salle des Nobles promettaient.

Elle demanda à l'Intendant du domaine qu'elle réussit à croiser où pouvait-elle emprunter une plume et de l'encre ainsi qu'un parchemin et une tablette d'écriture. Ce dernier vint tout lui porter en main propre et Beths admira l'efficacité des gens des de Vissac.
Elle se mit alors à répondre à l'homme qui détenait son coeur


Citation:
Mon Marty,

Merci de m'avoir rassurée quant à ton état. J'étais, je l'avoue, inquiète à ton sujet. Je n'ai pas pensé un seul instant que passant à proximité de Moulins, tu éprouverais le désir et le besoin de te rendre en tes terres. Je suis idiote de ne pas y avoir pensé.

Mon tendre, je suis ravie d'apprendre que tu souhaites anoblir Apo. Je crois ne te l'avoir jamais dit, mais je ne peux qu'admirer le choix judicieux de tes vassaux.
Et pour te répondre, je serais enchantée d'être présente à tes côtés lors de cet événement.

Il me tarde,

Ta Beths


Zut, où avait elle mit ses seaux ? Zut de flute de zut ... dans sa besace, besace qui était restée sur la selle de Canasson. Tant pis, elle enverrait la missive tel que, car le pauvre homme qui lui avait apporté la lettre attendait patiemment qu'elle lui remette sa réponse. Avec un petit sourire elle lui tendit sa missive lui précisant que c'était là sa réponse au Duc de Billy.
Elle regarda partit l'homme et soudain une évidence lui vint à l'esprit, elle n'avait nulle robe pour la journée du lendemain! Et les sacoches de Canasson n'en contenaient guère plus! Eh bien tant pis, elle se présenterait demain en tenue de maréchale. Elle ne put s'empêcher d'éclater d'un rire sonore en remarquant qu'elle se mettait de plus en plus à penser chiffons, chose qui ne la préoccupait absolument pas il y a quelque temps.

_________________
Naluria
Entre Limousin et Billy, il n'y avait pas très loin. La missive la fit sourire de parce que c'était son poursuivant qu'elle chérissait... en recherche, de par sa mauvaise habitude de l'appeller Chef... Il avait du sûrement faire de la publicité, maintenant toute les Chasses l'appelait Chef. Elle se sentait vieillir. Mais aussi par le dernier anoblissement qui avait du entériner le fait de prévenir le héraut tant les rumeurs avait du proliférer.

C'est donc une Auvergne souriante qui se présenta à la porte du château de Billy, missive dans une main, bride de Lys d'Orléans dans l'autre, écritoire passé en bandouillière, cheveux et robe un peu en pagaille.

Elle confia sa monture au garçon d'écurie tout en le décoiffant en souriant pour le remercier, puis se dirigea vers l'huis, prit le heurtoir.



BOUM ! BOUM ! BOUM !

_________________
Apolonie
[A Montbrison]

Deux semaines ou pas loin qu'elle est à Montbrison. Elle ne devait y rester qu'un soir, de quoi voir Kory, découvrir un peu le village, avant de reprendre la route pour le périple qu'elle entreprend. Et d'une soirée, l'étape s'est faite halte, puis séjour... Et au final, elle a même abandonné son campement pour séjourner chez celui qui l'a amenée à rester.

En promenade dans des clairières perdues, en visite officielle à Sainct-Maurice, ou accoudée à une table de la Carawane. C'est d'ailleurs alors qu'elle rêvasse, assise en tailleur sur une des chaises de la taverne, l'azur perdu dans l'orangé des flammes dansantes de l'âtre, qu'elle est dérangée dans ses pensées par le bec d'un pigeon sur le volet.

D'un saut d'puce elle file à la fenêtre. C'est que depuis juin, elle a appris à apprécier de recevoir des missives. Pendant des mois elle les a craintes, fuies, elle refusait de les ouvrir, ces faire-parts de mort, ces annonces de décès. Et puis... Et puis le tourbillon funèbre s'est tu, et aujourd'hui sur les velins c'est en majorité de bonnes nouvelles qui se lisent.

Celui ci porte la signature de Sa Grace préférée. Le sourire s'élargit au fur et à mesure de la lecture, jusqu'à porter l'impatience sur les traits d'la jeune femme. Immédiatement, elle court chercher son écuyer, qui traîne encore quelque part... Le jeune Von Frayner en punition mal vécue. Pour avoir été inconvenant avec Apolonie, pour lui avoir marché dessus après avoir reluqué son décolleté lors du bal de Marty, il est condamné à servir la dame d'Orval pendant deux mois. Elle lui crie qu'ils doivent se rendre à Billy, et que Jean-Eudes a intérêt à être sellé rapidement.

D'une manière bien plus aimable, elle s'empresse de prévenir et de convier Alayn, qui accepte. Un éclat ravi dans les prunelles, elle est heureuse qu'il accepte de l'accompagner à cette cérémonie qui revêt un caractère si important. Se lier à un suzerain, un ami. Un engagement qu'elle a déjà prononcé une fois, et dont elle mesure toute la portée. Puis elle retourne à la taverne, s'attable et noircit quelques parchemins. Une occasion de revoir certains auvergnats avant le départ, et surtout des personnes qu'elle souhaite avoir à ses côtés lors de cet évènement.


Citation:

A Montbrison,

Ma douce filleule, ma tendre amie,

J'espère que ces satanés moines t'ont laché la grappe et que tu pourras chevaucher Iluin jusqu'aux terres de Billy le plus rapidement possible.

J'y serai très bientot, pour une cérémonie orchestrée par Ma Grace chérie, qui a l'inconscience amicale de faire de moi sa vassale. Il est bien sûr impératif ma belle Legowen que tu sois présente, déjà que tu as raté la première du genre !

En t'attendant à Billy,
Je t'embrasse,

Ta marraine et amie,
Apo



Et d'une filleule à l'autre....

Citation:

A Montbrison,

Ma chère filleule,

Je ne sais si tu es déjà de retour de ton périple périgourdin. J'espère que tu as apprécié la promenade. Pour ma part, je suis toujours en Auvergne. Oui, je sais, cela peut paraitre surprenant... Je te raconterai la raison de ce séjour de vive voix.

Si je t'écris ce jour, Théa, c'est pour t'inviter à me rejoindre sur les terres de Billy. Il s'y tiendra une cérémonie à laquelle j'aimerais que tu assistes, étant donné l'importance qu'elle revêt pour moi. Je vais devenir la fière vassale de Marty.

En espérant t'y voir,
je t'embrasse,

Ta marraine,
Apolonie de Nerra


Un second rejoint bientôt le premier... Comment ne pas penser à la Montbrisonaise, comment ne pas inviter à ce moment particulier une amie si particulière ?

Citation:
A Montbrison,

Ma rieuse Kory,

C'est avec une joie non dissimulée que je prends la plume ce jour pour t'inviter sur les terres de Billy. Je ne sais où tu te trouves depuis notre promenade amusante sur les bords du lac de Montbrison, mais j'espère que tu pourras nous rejoindre au plus vite, avec ta petite famille bien sur.

Marty fait la folie de me prendre pour vassale, et je serai vraiment ravie de t'avoir à mes côtés lors de cette cérémonie. Malheureusement, je t'annonce que Poutou ne pourra se joindre à nous... Elle est décédée il y a quelques jours, paix à son âme torturée.

En attendant de voir très vite chez Ma Grace favorite,
Je t'embrasse,

Apo


Une pour une jeune fille qui la mérite bien, en rire partagé.

Citation:
A Montbrison,

Ma chère fausse filleule,

J'ai été ravie de te revoir dernièrement, alors que tu devenais vassale de ta mère que tu salueras de ma part.

C'est à mon tour de t'inviter sur les terres de Billy, où je deviendrai la vassale de Marty très bientot. J'espère que tu pourras venir ma jolie.

A très vite,
Je t'embrasse,

Apolonie


Une dernière... Elle sait que le trajet sera long, elle espère qu'il se fera vite. Les premiers pas d'une blonde en terre auvergnate, mais les deux jeunes femmes partagent un caractère bien trempé et toutes leurs confidences. Apolonie ne peut pas ne pas la convier.

Citation:

A Montbrison,

Ma Nunue adorée,

J'espère que tout va bien, fière chancelière. Et que comme toujours tu bouscules les gens du Sud, rieuse gaffeuse devant Aristote. Si je t'écris ce jour, ma belle, c'est pour que tu acceptes d'arrêter de faire enrager ta soeur quelques jours pour venir assister à une cérémonie vassalique.

MartymcFly, Ma Grace préférée, a décidé de me confier des terres de son duché, et j'ai accepté. Après moult péripéties, l'évènement a enfin lieu sur les terres de Billy, en Bourbonnais-Auvergne. J'espère vraiment que tu pourras te libérer ...

En espérant te voir à cette occasion,
J'te bisouille,

Ninie.


Les missives sont envoyées. Le convoi montbrisonais est prêt à partir. Elle en trépigne presque, la brunette, à l'idée de revoir tout ce monde. Elle se demande si... Oui, Marty aura surement invité Beths, un courrier de moins à envoyer. C'est que le poignet commence à fatiguer, et la chevauchée les attend.

Les paysages défilent... Les volcans d'auvergne en fond, l'air glacé marquant de leur empreinte rouge les pommettes des cavaliers. L'allure vive n'empêche pas les sourires de s'échanger entre les nouveaux amoureux, et ils progressent rapidement, Apo ne cédant que pour de brèves haltes, pressée d'arriver.

Bientôt se dessinent les contours du domaine de Billy, déjà se dresse devant le chateau. Un sourire qui s'élargit encore, alors que les derniers pas sont allègrement franchis. La jeune femme saute de sa monture, la confiant avec un air méfiant à un palefrenier. M'enfin comme Jean-Eudes avait été bien traité à sa dernière visite, elle le laisse se faire emmener vers les écuries.


[A Billy]

Presqu'en avance, et ça tombe bien. La poussière, la pluie, ont maculé sa cape, et sous elle les braies et la chemise qui composent la tenue habituelle de la jeune femme. Elle espère croiser Gandrelina rapidement, pour se faire indiquer une pièce où elle pourra se débarbouiller et se changer. Et liant sa main froide à celle d'Alayn, elle fait claquer ses bottes sur le perron, où se trouve déjà Auvergne à qui elle fait une bise, saluant plus Naluria que le Héraut, la cérémonie n'étant pas commencée. D'un regard, vérifie que Chlo n'est pas en train de faire une sottise, et patiente avec eux. Nalu a du faire suffisamment de bruit pour qu'on vienne leur ouvrir. Et d'un sourire remercier le jeune vicomte d'être à ses côtés.

Edit : Hors de question de laisser ce "e" à franchis, désolée...
_________________
Co-fondatrice avec Amberle du fan club de Constant Corteis.
Alayn
Billy… J’allais être confronté à mon passé politique, pas très fameux et pas si éloigné que ça lorsqu’on y pense… Qu’est-ce qu’une année dans la vie d’un homme ? Sa Grasce Martymcfly n’avait jamais été un ennemi à mes yeux, mais je redoutais tout de même la rencontre, non pas son regard car je me suis préparé intérieurement à la réaction que pourraient avoir certains lorsqu’Apolonie et moi apparaîtrions en couple dans la haute société Auvergnate et Bourbonnaise, la nouvelle de notre relation devait déjà avoir fait le tour du duché, et être devenu le sujet de ragots et autres discussions de couloirs, mais justement son comportement envers celui qui avait le plus jeune Duc du B.A. et qui avait fait le plus parler de lui pour ses décisions jugées mauvaises et certains de ses actes, avant Asturion bien sûr… Et pourtant j’avais accepté de bon cœur l’invitation, et c’est également de bon cœur que je m’y rendais. Un moment exceptionnel dans la vie d’une femme exceptionnelle que j’avais envie de partager avec elle.

La route s’était faite rapidement, mon aimée était pressée d’arriver, quoi de plus naturel ? Elle allait revoir bon nombre de ses amis, et serait le centre d’intérêt des festivités. Chlodwig Von Frayner, l’écuyer temporaire de la Dame d’Orval était des nostres également. Encore une facétie du destin, lui et moi étions amis de longue date, tandis qu’il ne pouvait supporter Apolonie, et inversement… Une vague histoire de bal, de relucage de poitrine et de claque… mais c’est pourtant tous trois réunis que nous arrivions au domaine de Billy, ce groupe de trois personnes qui n’allaient plus se quitter pour les deux mois à venir, le temps que le jeune Baron restera aux services de la Dame.

Une arrivée au dict castel des plus banales, entrée se fait dans la cour intérieure, chevaux sont laissés aux soins des palefreniers et enfin le couple s’avance main dans la main, suivi de Chlo qui porte leurs affaires de rechange, vers le perron où notre célèbre héraut attend qu’on vienne lui ouvrir. Un visage familier, une personne que j’apprécie énormément pour son intégrité et sa gentillesse, je la salue avec un large sourire, heureux de la voir, non pas icelieu car sans elle la cérémonie eut été impossible, mais de la revoir, tout simplement.

Coup d’œil rapide autour de moi, pour apprécier l’architecture du domaine et la vue donnant sur la campagne Auvergnate, puis je reviens enfin poser mes yeux sur celle qui se tient à mes côtés. Je lui adresse un sourire sincère, chassant de mon esprit ces mauvaises pensées pour ne plus m’intéresser qu’à une chose : son bonheur. Et rien ne viendrait le perturber en ce jour.

_________________
Korydwen
Montpensier

De nombreux jours qu'elle était là-bas, pour sa suzeraine, pour être là, lorsqu'elle donnerait la vie, une vassale, une sage femme, mais avant tout une amie. Elle séjournait chez ses vassaux Aiguemarine et Nictail, avec son époux qui travaillaient beaucoup ces derniers temps, ses enfants étaient là également. Assez sympathique d'ailleurs, ils grandissaient vite.

Un oiseau se pointa sur le rebord de la fenêtre, atterrissage contrôlé ou presque, le piaf ne s'écrase pas contre le carreau, mais visiblement, bien pressé de délivrer son message, ou alors de manger ou boire. C'était dure la vie d'oiseau voyageur... Un bruit incessant contre le carreau, il allait le transpercer l'idiot d'oiseau. Elle se hâta d'aller lui ouvrir avant qu'il ne passe à travers.

Le bougre lui piqua le bras avec son bec, il risquait de finir à la broche.


Rhaaaaaaa mais casse toi !

Elle détacha le message après avoir bataillé avec le piaf, mais quel idiot alors, une cervelle de moineau... Ouais bein c'était un oiseau. Ouf message en main, un sceau, tiens celui-là, elle ne le connaissait pas, intriguée, elle décacheta la missive et commença par la lire par la fin, c'est logique, comprendre qui écrit d'abord.

Apo... Apo ! Apoooooooooooooooo!

Elle s'écria, elle était contente, une invitation en plus, mais autre chose aussi, là de gros yeux qui s'écarquillent.

Naaaaaaan ! Grands éclats de rire.

Mouhahahahahahaha !

Ses enfants la regardaient de travers, mais pas grave.

Elle a tué Poutou ! Poutou est morte ! Elle était prise d'un fou rire étrange, comme une délivrance, depuis le temps que la pauvre dame essayait de se suicider, cette fois, elle ne s'était pas ratée, quoi qu'une fois, elle avait voulu faire une bonne action, elle voulait l'aider à se noyer dans le lac, c'était un beau geste, mais le tribun de Montbrisson s'était mis en travers de sa route, comme c'était dommage... Encore un qui n'avait rien compris au malheur de la pauvre Poutou.

Que faire, répondre ? Ne pas répondre ? Elle devait se douter de sa réponse, oui et puis si c'était pas le cas, cela lui ferait une surprise. Elle se mit à la recherche de son époux, elle le trouva après un petit moment, agitant la missive sous son nez, il ne devait pas comprendre grand chose, des mots simples. "Apo", "anoblissement", "Billy", "tu viens ?". Réponse par l'affirmative, longue préparation pour paraître présentable, embarquer les trois nains avec eux ?

Bonne question, elle ne savait pas, peut-être les laisser, oui les laisser, elle profiterait mieux de la cérémonie comme ça. Échange d'au revoir, elle entraîne son époux vers leurs chevaux... Direction...


Billy

Longue chevauchée en amoureux, les grilles commencent à se dessiner, ils entrèrent dans le domaine, retrouver Auvergne, ponctuelle et en avance, Apolonie, avec sa main dans celle d'Alayn, l'a zappé un épisode la Baronne. Grand sourire en les voyant, main glissée dans celle d'Al, elle attend, avec eux, bein ouais.

Bonjour !
_________________

Institut de Médecine du BA
Beths
[Arrivée Billy, le lendemain par rapport aux événements précédemment décrits (par Beths, ouais au cas où j'aurais parlé du chat d'la voisine, du canard vert et du bucheron avec sa chemise à carreau)]


Vu les délais impartis il était totalement impossible qu'elle rentra chez elle se changer, mettre une jolie robe, se faire présentable. Elle sourit à cette idée, mais que lui importait donc à la fin ? Enfin si en fait si, son avis lui importait, tout comme ses sentiments, son bonheur, ses magnifiques yeux, ses lèvres si douces ... rhaaaaaaaaaaaa!!!!!!!
Dans la chambre qu'elle avait louée à l'auberge de Tia et Aigue, Beths décida de se verser le contenu d'un demi broc d'eau froide sur la tête pour se changer les idées, idées un peu trop canailles à son goût.
Un léger frisson lui parcourut l'échine du dos alors que l'eau froide glissait le long de son cou. brrrrrrr!!! Au moins cela remettait les idées en place! Rapidement, elle se déshabilla, se rafraichit un peu plus, se sécha, puis se changea pour une tenue propre de maréchale thiernoise. Bon elle avait les cheveux humides ... hum la chevauchée jusqu'à Billy les lui sécheraient et la coifferait, enfin, presque.

Sellant rapidement Canasson, elle prit la route jusqu'au domaine du Duc de Billy, la chevauchée lui paraissait courte, longue, enfin elle allait le revoir, il lui manquait tant.
Passant les lourdes grilles, elle sourit en se rappelant la dernière fois où elle les avait franchit : le bal. Tendrement, elle se rappela son trouble naissant et visible, elle se rappela les regards échangés, les promesses que leurs yeux avaient échangés sans même qu'ils en soient conscients ...
Canasson apparemment se souvenait du chemin. Il fila droit ... à l'écurie. Le foin, ou les carottes, devaient être appréciable. Décidément celui là quel caractère!

Se rapprochant tranquillement de la lourde porte d'entrée du château, elle remarqua un petit attroupement. Tient ? Depuis quand Marty laissait ses invités dehors ? Car elle avait bien évidemment reconnu certains des membres du petit groupe.
Et puis ses yeux s'arrondirent d'abord, pour s'écarquiller ensuite, mais ... mais ? Apo main dans la main avec un homme et un sourire béat aux lèvres ? Ah mais ... apparemment des événements avaient eu lieu. Un immense sourire s'afficha alors sur ses traits et l'expression de son regard se fit mutin, mutin et naïf à la fois. Son bonheur tout récent lui faisait comprendre une chose : ce qu'était la félicité. Et présentement, il ne faisait aucun doute qu'Apo était heureuse. Son coeur en sauta de joie à cette idée, voir son amie heureuse la comblait d'aise.


Bonjour! L'anoblissement a lieu dans les jardins de la propriété pour que vous soyez tous dehors ainsi ? Si j'avais su cela j'aurais mis un manteau plus épais!

Et puis, elle fit le tour de bisouilles réglementaires : sa suzeraine, son suzerain, Naluria qui allait se métamorphoser en Auvergne bientôt, et bien évidemment celle pour qui tous se rassemblaient ... Apo. Elle en profita pour chuchoter à cette dernière

Tiens, tiens, les charmes du BA t'ont fait rester ?

Elle lui jeta un regard complice et se tourna ensuite vers les deux hommes qu'elle ne connaissait point. Enfin en regardant mieux celui qui portait la main d'Apo, elle se dit qu'elle le connaissait ... mais d'où ? Elle fit rapidement fonctionner sa mémoire, visage connu, mais visage changé par le temps, cela faisait donc longtemps qu'elle ne l'avait vu. Et soudain le déclic, il avait été Duc du BA. Normal qu'elle ne s'en souvienne pas bien, la politique de son duché l'intéressait encore moins que maintenant à l'époque de son mandat. Mais elle se souvint qu'il était venu houspiller les maréchaux et que cela lui avait déplu. Boaf, c'était il y a longtemps, les gens changeaient, elle en était le meilleurs exemple.
Elle tendit donc sa main à l'homme puis au second présents au côté d'Apo.


Bonjour, je me présente, Beths, Dame de Gondole, enchantée de vous rencontrer aujourd'hui.

Elle était surtout très curieuse de les connaitre, mais cela, elle n'osa le dire0. Elle cacha son début de gêne par une boutade

Ben ... ya personne dans le chateau?
_________________
Legowen
Un voyage de quelques jours hors BA , voyage éclair s’il en fut, où elle avait quand même trouvé moyen de faire connaissance avec quelques
Orléanais ou Bourguignons lors des rares haltes en auberge . Peu de monde, il est vrai que le climat ne s’y prêtait guère , mais galoper sur les routes l’avait distraite
de ses pensées pour le moins mélancoliques et , quoi de mieux que de faire la route entre amis ?
Elle les avaient laissés , bifurquant , dès leur arrivée en leur duché , vers le chemin menant à Bourbon , malgré les réticences de Beths qui appréhendait de la
savoir seule sur la route
Elle l’avait rassurée, elle ne risquait pas grand-chose , Illuin était plutôt difficile à rattraper et puis elle avait son épée

Elle avait retenu l’étalon un instant, signes de main


Surtout sois prudente

Oui , vous aussi, on se retrouve dans quelques jours , rentrez bien

Ses champs étaient vendus, elle avait fait des conditions très favorables , était contente qu’ils aillent à des petits nouveaux qui n’auraient plus qu’à les récolter
Elle se souvenait de ses débuts, des écus économisés un à un et des repas frugaux , quand elle n’en sautait pas un pour enfin arriver à acquérir un champ
Maintenant , une autre page se tournait , bientôt elle déménagerait de Bourbon, la ville qui l’avait accueillie , pour Thiers
Quel avenir y trouverait –elle ? finalement elle ne le savait pas , les projets faits un soir d’été semblaient peu à peu se fondre dans la nuit , curieux comme
l’automne était devenue pour elle saison de mélancolie et de tristesse
Elle aimait pourtant ce passage où la nature , en rouge flamboyant , semblait vouloir retenir , un temps, en dégradés de rouille, la chaleur du soleil
Donnant réponse aux teintes de l’astre étincelant

Enfin, elle savait que Beths serait là pour l’accueillir, son amie, sa future filleule et elle était ravie de s’installer près d’elle . Elle avait aussi fait connaissances de
Thiernoises qu’elle aimerait retrouver , se souvenant de leur soutien spontané un soir où elle avait eu besoin de réconfort


Elle avait laissé ses pensées vagabonder de souvenirs Bourbonnais en souvenirs Thiernois , pendant que le vent lui cinglait le visage. Aube d’automne , où le froid transformait les
gouttes de rosées en autant de cristaux d’argent sur l’herbe des près.

les naseaux d’Illuin dégageaient une brume légère à chaque expiration . La jeune femme flatta l’encolure de sa monture, plus que quelques lieux , elle releva le col
en fourrure de sa cape , bientôt elle serait à Nöthrim, sa demeure de Bourbon

Voyage sans histoire , un sourire , quelques paroles à Schéhérazade , de garde , et qui l’avait accueillie aux remparts de la ville , et enfin se retrouver chez soi, dans la douce chaleur
d’une cheminée que Pol , sa nourrice , avait allumé, ravie de sa venue
Leg comptait bien d’ailleurs qu’elle la suive à Thiers

Elle avait ensuite , déambulé dans les rues de Bourbon, arrivant à temps pour voter pour son amie Androlyne qui se représentait comme maire , faisant quelques achats sur le marché et passant au cabinet de son amie

Pour l’heure elle rangeait dossiers , classait papiers, préparant son déménagement , un bruit régulier l’interrompit dans sa tâche , elle releva la tête , vit à sa fenètre
Un pigeon qui semblait pour le moins frigorifié

Ouvrant , elle le prit délicatement dans ses mains , le gardant un peu pour lui donner de la chaleur , puis elle le porta sur son bureau , il devait bien avoir un sachet de graines
Dans un tiroir

Pendant que le messager se restaurait , prit le parchemin qu’elle avait détaché
Le sceau de sa marraine ! elle sourit, se dépéchant de dérouler le velin , pourvu que ce soient de bonnes nouvelles

Pour sur ce l’était et la jeune femme ne put retenir un cri de joie , non seulement elle allait revoir sa marraine qui , finalement n’était pas parti du Ba pendant son voyage
Mais en plus pour une excellente nouvelle , l’anoblissement de son amie par Marty

Sa marraine , son amie qui sortait d’un procès qui n’aurait pas du être , où heureusement un non-lieu avait été prononcé , donnant confiance à Leg en la justice de son duché
Bien sur , elle était déjà noble , mais là Marty en faisait vassale, noble de leur duché, leur Bourbonnais d’Auvergne
Une pensée au Duc de Billy , bon sang qu’elle bonne décision que celle-ci , et Leg jubilait , Apo noble du BA , bien sur qu’elle assisterait à la cérémonie

Elle prit plume et parchemin , écrivit



Citation:
Ma chère marraine , mon amie

Quelle heureuse nouvelle que voilà, en plus d’avoir le plaisir de te revoir, je vais avoir celui de te voir devenir Noble du BA
Et j’en suis ravie
Toi que l’on accusait il y a peu alors que tu avais tout donné, qui tu portes dans ta chair le traces de ton amour à notre duché
Pour un peu j’embrasserais Marty pour cette décision , quelle meilleure réponse à tes détracteurs

Je selle Illuin de suite et j’arrive ,
Et oui, je suis sortie de retraite, depuis un moment déjà , les sœurs , vu la vie que je leur ai fait mener, j’suis très mauvaise malade " rigole " ne
pouvaient pas me garder éternellement

Je t’embrasse

Leg


La jeune femme scella le parchemin, le roula et le confia au pigeon qui s'envola aussitôt

Puis, elle prit quelques affaires , sella Illuin qui faisait la tête , encore sur les routes !!!


Allez mon grand , vers le château de Billy

Ah le château de Billy ? il connaissait, elle lui avait mené il y a quelques semaines , ouais pas mal, litière confortable, picotin copieux , il consentit à
Allonger le galop , d’autant que sa cavalière semblait pressée


[Château de Billy]

Leg remonta les allées qu’elle avait déjà prises il y a quelques jours , lors des festivités données par le Duc , un groupe attendait dans la cours du château
Ayant confié Illuin au même gamin que la dernière fois, elle savait qu’il s’occuperait bien de l’étalon, elle s’avança, le sourire aux lèvres

Beths , Apo !

Sont aussi présents Dame Naluria qui l’avait formée à la chancellerie , et un couple qu’elle apprécie beaucoup , Koryden et Althiof , son chef
Elle les salue en souriant , respectueusement en s’inclinant


Dames, Messire

une chose de plaisanter dans les bureaux , une autre de se retrouver ici


Fait la bise à Beths


alors tu vois que je suis entière , voyage sans histoire jusqu’à Bourbon et toi ? humm, tu rayonnes

serre Apo dans ses bras, l’embrasse

Quelle plaisir de te voir , et pour un telle occasion, d’autant que je ne pensais pas te retrouver encore en Ba ?

Sourit à sa marraine , ayant remarqué main tendrement liée à ……à……elle le connaît , effort de mémoire
Ce visage, il lui semble l’avoir vu , déjà , un discours à Clermont

Le Duc ! Le duc Alayn et bien si Apo et lui s’aime, la jeune femme e est enchantée , mais tout Duc qu’il ait été , il a intérêt à rendre sa marraine heureuse ........

Leg le regarde , s’incline , sourit aussi à l’autre homme aux côtés de son amie


Permettez moi de me présenter , Legowen ; amie et filleule d’Apolonie
_________________

Ex-Connétable du Bourbonnais-Auvergne
Clothilde

Domaine de Laveissière, la veille.

Clothilde de Saint-Nicolas se reposait dans sa chambre : fatigue due aux festivités qu'elle avait organisées avec ses amis et collègues du Comité des Festes du BA en l'honneur de la visite royale.
Fatigue accentuée par sa grossesse dont le terme était imminent à présent. Certainement une question de jours.

Cependant, après deux ou trois jours de repos, la jeune femme avait retrouvé sa forme -et toujours ses formes évidemment^^- (désolée, j'ai pas pu résister^^)
Aussi, lorsque son intendant lui monta la missive de Marty, qu'elle lut avec joie, elle s'empressa d'y répondre, et confia à Lambert le soin de porter son parchemin à son Suzerain.


Citation:

Mon Cher Duc, Mon Cher Suzerain, Cher Marty,

Grand merci pour ta missive d'invitation, qui me touche beaucoup.
Elle me trouve effectivement alitée, mais uniquement en repos suite aux festivités organisées pour la royale visite en notre beau Duché.

Si la naissance avait eu lieu, sois persuadé que tu en aurais été rapidement averti par mon messager, et ce, parmi les premiers sois-en certain mon ami.

Mais notre nouvel héritier après quelques fausses alertes, semble se trouver bien au chaud pour l'instant. Serait-il (ou elle) capricieux ? à suivre...

En tout cas, je compte bien profiter de cette accalmie qui m'est réservée pour me rendre en tes terres de Billy, à l'occasion de l'annoblissement de Dame Apolonie, que je connais effectivement.

Le temps de faire préparer le coche, ainsi que quelques effets, et je serai présente.

En te remerciant de nouveau de ton invitation,
avec mes sincères amitiés,



Domaine de Laveissière, le lendemain matin.

En début de matinée, la Dame de Laveissière et de Bost demanda à son Intendant revenu de sa mission, de donner les ordres en écuries, puis elle prépara quelques effets qu'elle fit mettre dans un sac.
Elle passa la tête par la porte entrebaillée de la chambre de ses jumeaux, qui dormaient encore profondément. Sans bruit, elle déposa un doux baiser sur leurs petits fronts.
Elle descendit ensuite demander à Manon de veiller sur eux durant la journée.
Puis elle alla prévenir son époux, qui travaillait déjà en son bureau. Elle le rassura sur son état, la naissance ne serait certainement pas pour aujourd'hui, et elle serait revenue en fin de soirée.
Il lui fit promettre d'être prudente cependant, et l'embrassa longuement.

Puis Clothilde prit la direction des terres de Billy, confortablement installée dans le coche seigneurial.

_________________
jtm
--Barbellivien
[Au château de Billy, quelques heures avant que le Duc Marty rentre chez lui...]

C'était une matinée comme les autres pour le palefrenier du domaine de Billy. Celui qui convoitait la place d'Intendant du château à la place de Gandrelina. Barbelivien s'occupait de nombreuses choses et il le faisait bien, du moins à son avis. Il aurait bien aimé que le Duc s'en rende compte... enfin s'il était un peu dans ses terres ! Toujours à chevaucher à droite et à gauche, quittant le château, courant les Vicomtesses ou les Baronnes. Fallait pas oublier que c'était le plus beau parti du Duché le Marty... Quoique l'on parlait, dans les couloirs ça chuchotait un peu fort aussi, qu'il devrait revenir avec une Dame. En tout cas il était parti la rejoindre et il n'était toujours pas revenu. C'était vraiment n'importe quoi tout ceci... Et pendant ce temps c'était à lui de s'occuper de l'intendance. Enfin... Gandrelina faisait quand même des choses, bon d'accord elle faisait plus que lui... Mais le valet Barbelivien voulait en faire davantage.

Ce matin là, il s'occupait de gérer les écuries, très tôt. Il fallait que le Duc, à son retour, trouve la place nette et que son cheval se sente à l'aise. Même les montures ducales devaient être bien traitées et Barbelivien s'y employait du mieux qu'il pouvait. Le jour était à peine levé qu'il supervisait déjà ces affaires-ci. L'avenir appartenait à ceux qui se levaient tôt et il l'avait bien compris. Alors qu'il se rendait vers les écuries, rejoignant la cour intérieure du château, il aperçut l'Intendante Gandrelina quitter le domaine par le pont levis. Comme à son habitude, elle se rendait dans la forêt pour y faire on ne sait pas quoi. Elle était très mystérieuse celle-là... Et c'est en ces moments-là qu'il était bien plus utile qu'elle ! Na !

Comme toutes les semaines, une livraison de fruits venant des terres de Billezois devait arriver. Avec un peu de chance, ils rapporteraient des champignons... Les artisans boulangers de Billy, fidèles serviteurs du Duc, devaient travailler également pour fournir quelques dizaines de miches de pain au domaine. C'était leur tâche principale et selon les directives de Marty, cela ne pouvait qu'être autrement. A croire qu'il voulait faire des stocks de pain, en cas de disette, ou de guerre ? Une guerre contre qui ? Le Berry... comme le soupirait si souvent le Duc... Mais pourquoi ? Ca, on ne le disait pas. Mauvaise expérience avec ceux là ? Sans doute...

Quoiqu'il en soit, il avait du boulot le Barbelivien, et cette journée ne devait en rien présager d'un retour de son maître. Les maraîchers arrivés, il constata que les cèpes étaient finalement bien au rendez-vous. Voilà qui promettait de bons repas futurs. Cela réjouirait la cuisinière. Les fournées de pain livrées, le valet put rejoindre la chambre qu'il occupait à Billy. C'était un petit endroit, bien moins vaste et impressionnant que les appartements de Marty, quelque chose à la hauteur des prérogatives du fils de cordonnier qu'il était. Une promotion pour sa famille d'artisans qui travaillait depuis toujours pour le seigneur de Billy.

Là, il lisait avec attention des livres, principalement des chansons. Il voulait en apprendre quelques unes et aimait à les recopier. C'était son passe-temps préféré à vrai dire : l'écriture.

Jusqu'à ce que...


Gandrelina !!! Barbelivien !!! Berthe !!!

La voix du Duc Marty résonne dans les couloirs du château et parvient jusqu'à Barbelivien. Il est rentré... Il faut y aller et ranger ses livres pour voir ce que voudrait le Billy... Car il revenait, c'était bien pour demander des trucs, sinon il n'aurait pas hurlé son nom à travers tout le château. La visite dans les appartements ducaux se révéla fort intéressante pour lui. Marty avait remarqué ses talents à la plume et il avait rédiger ses dernières volontés. Sentait-il sa fin proche ? Pourtant non, le Duc ne semblait pas malade, au contraire. Sorti du bureau, missives sous le bras, la tête plein d'endroits à se rappeler, Barbelivien devait se souvenir de tout et ne pas se tromper.

Le pigeonnier allait bien servir ce matin, pour sûr... Montpensier, Laveissière, Marcenat, et surtout Montbrisson, telles étaient les destinations pour les pigeons ducaux. Les oiseaux s'envolaient vers leurs destinataires et Barbelivien pouvait maintenant répondre aux exigences de Marty. Première étape : réunir des vivres afin de payer l'orfèvre. Noisettes, fromages, alcool, gibiers, il allait se régaler le Michaud ! De quoi tenir un siège pendant l'hiver qui s'annonçait rude...

Direction le village de Moulins où il connaissait bien l'échoppe du compagnon joaillier. Deux bagues à trouver. Il avait pensé à prendre une reproduction du blason de Varennes sur Allier, comme le voulait le Duc. Echanges, sourires, accords... Il livrerait la bague d'or dans la soirée au château. L'autre, elle était superbe, fine, splendide... et chère !!! Ca se paierait en écus, et il faudrait plus d'une cassette. Dernières recommandations et promesses, dernières salutations avant de rejoindre Billy.

Gandrelina était rentrée et elle s'activait enfin à préparer la salle de réception. Marty devait se reposer avant la longue journée du lendemain. Déjà les premières réponses arrivaient, les pigeons rapportant leurs missives.

Ne sachant si le Duc était assoupi, Barbelivien préféra laisser les lettres retournées sur un guéridon près de la porte d'entrée de son bureau...


Beths a écrit:
Mon Marty,

Merci de m'avoir rassurée quant à ton état. J'étais, je l'avoue, inquiète à ton sujet. Je n'ai pas pensé un seul instant que passant à proximité de Moulins, tu éprouverais le désir et le besoin de te rendre en tes terres. Je suis idiote de ne pas y avoir pensé.

Mon tendre, je suis ravie d'apprendre que tu souhaites anoblir Apo. Je crois ne te l'avoir jamais dit, mais je ne peux qu'admirer le choix judicieux de tes vassaux.
Et pour te répondre, je serais enchantée d'être présente à tes côtés lors de cet événement.

Il me tarde,

Ta Beths


Clothilde a écrit:


Mon Cher Duc, Mon Cher Suzerain, Cher Marty,

Grand merci pour ta missive d'invitation, qui me touche beaucoup.
Elle me trouve effectivement alitée, mais uniquement en repos suite aux festivités organisées pour la royale visite en notre beau Duché.

Si la naissance avait eu lieu, sois persuadé que tu en aurais été rapidement averti par mon messager, et ce, parmi les premiers sois-en certain mon ami.

Mais notre nouvel héritier après quelques fausses alertes, semble se trouver bien au chaud pour l'instant. Serait-il (ou elle) capricieux ? à suivre...

En tout cas, je compte bien profiter de cette accalmie qui m'est réservée pour me rendre en tes terres de Billy, à l'occasion de l'annoblissement de Dame Apolonie, que je connais effectivement.

Le temps de faire préparer le coche, ainsi que quelques effets, et je serai présente.

En te remerciant de nouveau de ton invitation,
avec mes sincères amitiés,





Sibella a écrit:

Votre Grasce

Votre pigeon est bien arrivé à destination, je vais le nourrir et le mettre au repos avant de vous le retourner.
Dès que possible, je prendrais connaissance de votre testament et je vous informerez de sa validation.

Respectueusement





Marty trouverait les lettres quand il quitterait ses appartements... Et pour le valet, de nouvelles occupations s'offraient à lui.
Attendre la bague du Michaud, qui arriverait dans la soirée.
Surveiller un peu Gandrelina qui devait elle aussi le surveiller !

La soirée était loin d'être terminée... avant demain, le jour où un pont entre Orval et Varennes serait construit.







[The D-Day - au petit matin]

Tout semblait fin prêt. Barbelivien était le premier debout, enfin le deuxième après Berthe. Bon.. peut-être qu'il était le troisième car Gandrelina n'avait pas du beaucoup dormir, fignolant les détails de décoration de la salle de réception. Les invités allaient bientôt faire leur entrée à Billy et ce serait une grande journée, assurément.

Et puis, et puis...



BOUM ! BOUM ! BOUM !


Tous les regards des valets s'affolent... Ils sont là !!! Viiiiiiiiiiite... !!! Une atmosphère conviviale régnait dans cette salle de réception, changée en sorte de salle du trône. Un siège aux armes de Billy avait été installé, quelques autres fauteuils aussi, mais curieusement, le "trône" de Billy était le plus près du buffet que Berthe s'agitait à garnir au plus vite. Une demande de Marty sûrement... Encore du grand délire...

D'ailleurs justement il arrivait dans la pièce, le Duc... Et voyant Barbelivien rêvasser, il s'en prit à lui.


Vous n'êtes pas encore allé ouvrir à nos invités Barbelivien ? Qu'attendez vous ?

Bouhhhhhh !! Il aurait bien tiré la langue et maugréé mais devant garder bonne figure, alors... simplement un hochement de tête, et il tourna les talons se dirigeant vers l'entrée du château. Ils formaient un petit groupe et se saluaient les uns les autres. Un claquement de doigt ou deux, et les chevaux allaient être conduits aux écuries. Barbelivien put s'adresser finalement aux convives.

Dames, Sires, soyez les bienvenus au château de Billy. Le Duc Martymcfly va vous recevoir, il vous attend, veuillez me suivre je vous prie.

Le Duc allait être content, y avait sa Dame qui était venue.

Et la troupe de suivre le valet dans la cour intérieure, puis dans les quelques couloirs qui la séparaient de la salle de réception.
Clothilde

Au château de Billy.

Le voyage avait été relativement long, le cocher ayant reçu instructions de Delvechior pour avancer doucement, sans chaos. Le Seigneur de Laveissière et de Bost, retenu au domaine, n'en était que plus soucieux de savoir son épouse parcourir les chemins, alors que leur nouvel héritier était sur le point d'arriver.
Cependant, il connaissait la détermination de Clothilde, et l'amitié qu'elle portait à leur Suzerain, aussi avait-il renoncé à la dissuader de ce petit voyage.

Le coche portant couleur de Laveissière et de Bost déposa la jeune femme au pied du château. Le cocher offrit son bras à Clothilde de St-Nicolas pour l'aider à descendre, puis se dirigea vers les écuries où il confia coche et chevaux au palefrenier.

Clothilde arriva tout juste à temps pour saluer les personnes déjà présentes. Toutes faisaient partie de ses connaissances, et elle était heureuse de les revoir en cette occasion festive.
Echange de sourires et/ou de bises d'amitié, et déjà arrivait Barbelivien pour les accueillir.
En compagnie des autres invités, Clothilde le suivit jusqu'à la Salle de Réception.


_________________
jtm
Apolonie
L'attente sur le perron se prolonge. Si l'hospitalité de Billy se fait désirer, au moins elle permet de se saluer tranquillement sur un perron qui pourrait faire penser, si on était des siècles plus tard, à un hall de gare. Les invitations sont donc arrivées à bon port, puisqu'autour d'Apo se presse ceux dont la présence force le sourire dans l'iris et sur les lèvres de la jeune femme.

En première arrivée, une baronne en forme, lançant un "Bonjour" énergique, son prévôt de mari à ses côtés. Kory... Ou comment devenir amies dans les larmes et s'amuser d'un rien. Le miel en gourmandise commune, l'acier en rencontre fortuite, les invitations qui s'lancent comme des promesses de retrouvailles en cavalcade effrénée.


Bonjour vous deux ! Merci d'avoir fait le déplacement, c'est chouette que vous soyez là.
Je vois que tu as laissé la marmaille ailleurs ?


Un sourire complice à la montbrisonaise qui comprendra très bien l'allusion. Derrière eux s'avance la jeune maréchale, la peut-être future maîtresse des lieux, qui à son habitude amuse la galerie en arrivant.

Bonjour! L'anoblissement a lieu dans les jardins de la propriété pour que vous soyez tous dehors ainsi ? Si j'avais su cela j'aurais mis un manteau plus épais!

Bonjour Beths ! Contente de te voir moins timide que la dernière fois !
J'espère bien que c'est en intérieur...
J'ai promis de mettre une robe, et hors de question de sortir dans le froid sans braies.


Puis la jeune thiernoise se penche à son oreille, le regard en coin vers le vicomte qui lui tient la main. Rosissement sur les pommettes de la future anoblie... Ce qu'assurément peu ont l'habitude de voir.

Tiens, tiens, les charmes du BA t'ont fait rester ?

Les charmes du BA je ne sais pas... le sien, assurément.

A peine le temps de claquer à Beths un clin d'oeil discret que déjà des bras bien connus l'enlacent, des bises résonnent à ses oreilles, qu'elle rend avec tendresse et entrain. Legowen a pu venir... Arrivées à 15 jours d'écart à Bourbon, amies dès la première rencontre, confidentes depuis, elles ont partagé tout ce qui fait leur vie dans ce royaume, aventures comme chagrins, joies comme doutes. De baptêmes en enterrements, de blessures en retraites, elles ont toujours été là l'une pour l'autre dans les moments marquants qui jalonnent leurs vies.

Quelle plaisir de te voir , et pour un telle occasion, d’autant que je ne pensais pas te retrouver encore en Ba ?


C'est toujours une joie de te retrouver ma belle !
Ravie que tu aies pu venir. Et oui, encore en BA tu vois...
Regard tendrement rougissant vers Alayn. On a su me faire rester un peu, mais nous reprenons bientôt la route.
C'est chouette de pouvoir tous se retrouver en ce jour avant de nous quitter pour un moment.


Devant le perron un coche qui s'arrête, aux armes de Laveissière. Sa Grace a donc invité Clothilde également. D'un sourire, Apolonie s'apprête à saluer la future maman qui avait si bien su orchestrer les festivités auvergnates depuis ses débuts au comité des fêtes. Mais déjà derrière eux la voix de l'homme à tout faire de Billy se fait entendre, tendant presque à faire sursauter Apolonie, qui en ressert la pression de la main de son aimé.

Dames, Sires, soyez les bienvenus au château de Billy. Le Duc Martymcfly va vous recevoir, il vous attend, veuillez me suivre je vous prie.


Et bien je crois qu'il est temps d'aller saluer Ma Grace...
Je vous présente quand même Chlodwig Von Frayner d'Azayes, mon écuyer pour les deux prochains mois.


Posant l'azur dans le regard d'Alayn, elle lui sourit. Nul besoin de le présenter. A l'air entre surprise et étonnement des invités qui les trouvent main dans la main, ils l'ont reconnu. Une lueur d'amusement s'empare des prunelles bleues, ils savent que leur couple a de quoi en déconcerter plus d'un, et à vrai dire la situation les a surpris au moins autant qu'elle étonne les autres. Mais les sentiments amoureux ne se commandent pas, et elle est ravie et fière d'être à ses côtés aujourd'hui.

Alors que la joyeuse troupe, hétéroclite à l'image des amitiés d'Apolonie, s'avance vers la salle, elle lâche à regret la main d'Alayn pour attraper Barbellivien discrètement et lui demander où elle peut se changer sans le faire devant tout le monde, désignant d'un geste ses vêtements pas franchement assortis à l'occasion. Ce dernier lui indique un escalier, et lui dit qu'elle trouvera là-haut une chambre préparée à son intention, où elle pourra se mettre en condition.D'un sourire elle remercie l'homme de main et s'excuse auprès des invités qui eux sont déjà prêts.


Suivez le donc... En tant que... centre de cette cérémonie... Ou presque. 'Fin si Ma Grace ne me fait pas trop d'ombre...
Bref... Hum.. je vais aller me vêtir. Cela laissera le temps aux retardataires de prendre place.


Avec un petit tour sur elle même, elle rejoint l'escalier après avoir volé un baiser sur lèvres d'Alayn, comme cela ne se fait absolument pas mais comme elle se moque régulièrement du protocole, on ne lui en tiendra pas rigueur. Un coup d'oeil vers Chlo. Impérieux. Le jeune baron ne semble pas bien réaliser le rôle d'un écuyer, et elle doit lui expliquer qu'il doit attraper ses affaires, les porter, et l'accompagner pour l'aider à se préparer. Et d'un pas empli d'allégresse grimpe les marches quatre à quatre, à la manière d'une nob.. à sa manière quoi.
_________________
Co-fondatrice avec Amberle du fan club de Constant Corteis.
Regort
Il arrivait, le domaine était maintenant visible, il se dresse face à lui, majestueux. Il y serait dans un quart d'heure tout au plus. Le voyage s'était fait sans encombres. Il s'était laissé distancé par les autres, il préférait prendre son temps et rester, une fois de plus, seul.

Apolonie et Alayn devaient être arrivés depuis un moment déjà. Ainsi que, Regort grimace, tout un contingent de nobles. Voilà bien le genre de cérémonies qui le rendent mal à l'aise. Il ne savait comment se tenir. Lorsque Willen recevait, le plus souvent il ne venait pas. Ou se faisait des plus discrets. Il ne connait personne ici. Croisés plusieurs fois, discuté un peu, tout au plus. Mais il ne peut qu'y assister, il est heureux pour Apolonie. Jamais elle n'avait été aussi rayonnante depuis que Willen... Regort sourit. Ironie du sort, c'est Alayn qui ravit son coeur. Willen devait se retourner dans sa tombe.

Regort fit trainer un peu plus le pas du cheval emprunté. Il allait sans aucun doute tourner en rond en arrivant. Il épousseta sa robe beige, se demandant s'il était vraiment présentable avec ses veilles chausses, sa robe et son chapeau. Tant pis, il en avait cure. Mais déjà Il était à hauteur du portail ouvert. Arrivé à destination. Un palefrenier vient le tirer de ses pensées. Il confie le cheval et s'avance dans l'entrée. Regort s'illumina, le valet priait déjà les arrivants de rejoindre la salle de réception, il était juste à l'heure. Il suivit alors discrètement les autres convives.
Martymcfly
[Jour J à Billy – Ou quand Orvalounette devient Varennounette]

Longue nuit pour le Duc... Tourné et retourné dans son lit... Son grand lit, énooooooorme lit, si vide qu'il fallait le combler par la présence d'autrui. Une douce dame manquait à ses côtés et bientôt... peut-être... Fallait encore qu'elle accepte de devenir sa femme. Enfin, déjà fallait lui demander. Marty imaginait déjà Beths en train de rougir jusqu'au sang. Il commençait à devenir loin ce temps où elle lui hurlait dessus pour un rien, quoiqu'elle ne ménageait pas trop sa voix malgré tout, mais il avait LE moyen de la faire taire, irrémédiablement.

C'est Gandrelina qui vint réveiller le Duc...


Débout messire Douc ! Je vous ai apporté dé vêtements propres.

Il ouvre un oeil et sourit doucement. Elle était aux petits soins pour lui. Grande journée qui s'annonçait. Du monde allait venir à Billy et le château s'animer un peu. Cela réjouissait Marty.

Il s'habillait avec soin, avec l'aide de son Intendante, veillant à ce que lundi ne tombe pas avec mercredi ou que le cuir des bottes reluise correctement. Il devait être beau pour accueillir ses invités, sa future vassale, et bien sûr celle qui faisait battre un peu plus fort son coeur.

Apprêté comme un Duc, il avait même mis son collier de méritant aujourd'hui, couronne lustrée et brillante comme jamais, barbe rasée nette... C'était pire qu'un toilettage de caniche qu'on lui avait fait subir, mais il fallait bien cela, pour être présentable. C'était pas tous les jours que l'on accordait une seigneurie à quelqu'un qui était cher. Le choix s'était porté assez rapidement sur Apolonie. Marty la connaissait depuis si longtemps maintenant, et il savait qu'elle ferait une vassale parfaite, elle pour qui l'Auvergne était bien plus qu'une simple terre. C'était sa patrie, malgré tout ce qu'on avait pu dire à son encontre.

De bons moments, comme de mauvais remontèrent alors à la surface, tandis que le Duc de Billy admirait à la fenêtre ses terres, guettant la proche arrivée de ses invités. Des histoires de miel dans la tisane, de miettes éparpillées sur les tables du Moulinois, de bals en robes, de voyages en tueries, de guerres en amours, de Sentinelles en Libertad, de Mativa à Apolonie. Et maintenant ?

Elle devrait sans doute reprendre la route pour on ne sait quelle contrée qu'elle ne connaissait encore. Et c'est justement avant qu'elle ne quitte le Duché qu'il fallait agir. Marty avait attendu longtemps une réponse du Collège, un veto, puis une enquête, puis une contre enquête, et enfin une décision après de multiples témoignages. La valeur d'une Dame qui resterait toutefois surveillée, comme toute la Noblesse. Le vivre noblement. C'était bien plus une contrainte d'être noble que ne pas l'être. C'est sans doute aussi pour cela que Marty avait refusé un fief de retraite à la fin de son premier mandat. C'est pour cela qu'il comprenait Bettym et Modsognir, même s'il aurait vraiment préféré qu'il en fut autrement. Un jour, il tenterait à nouveau... Sauf que mettre quelqu'un à genoux n'était pas quelque chose de simple et d'évident. Une surprise qui tombe à l'eau.

Il fut soudain sorti de ses rêveries par un incroyable...




BOUM ! BOUM ! BOUM !



Modèle de discrétion... La personne qui frappait devait être un homme fort, aux bras d'acier. Mais Marty n'avait pas invité d'homme aujourd'hui ? Peut-être un accompagnant. C'était le moment de rejoindre la salle de réception.

Traversée des couloirs jusqu'à ladite salle, superbement décorée aux tapisseries finement soignées. Tentures de fêtes au château de Billy... Siège à ses armes, comme il avait demandé. Buffet au plus près. Sourire en coin. Amuses bouches et coupes pas encore remplies. Sourire qui s'élargit.

C'est là qu'il voit Barbelivien en train de loucher sur le buffet !


Vous n'êtes pas encore allé ouvrir à nos invités Barbelivien ? Qu'attendez vous ?

Le valet hocha la tête, presque niaisement, de manière servile quoi, avant de se diriger vers l'entrée du château, laissant le Duc seul dans la salle ! Quelle aubaine !! Laisser un gourmand devant un plat à l'odeur savoureuse... C'était le meilleur moyen pour ne plus rien avoir dans les assiettes... C'était surtout une bonne excuse pour goûter les mets préparés par la cuisinière. Personne n'y verrait rien, il y en avait tellement sur la table après tout... Coup d'oeil à droite... Coup d'oeil à gauche... Comme si on allait le surprendre. Main qui plonge dans une vasque remplie de canapés. Instant de bonheur gustatif où le palais rencontre le poulet. Saveur intense de pain délicieusement doré. Mais... quel était donc ce pain là ? Une sorte de fougasse inconnue, découpée savamment en morceaux, émaillé de fines lamelles de volaille à l'intérieur. Des étoiles dans les yeux alors qu'il avale le morceau. Marty surveillait ses petits pains comme jamais. Il était vraiment regardant sur tout ce qui touchait à la paneterie, cela lui rappelait quand il cuisait lui même ses miches dans son four... près de sa petite bicoque... il y a tellement longtemps... tellement...

Il ne pouvait évidemment pas résister à prendre un autre morceau. Le pain était différent cette fois. Fourré là aussi... Petit, rond... Dents plantées dans la croûte. Langue qui glisse dans la mie. Palais qui trouve cette saveur chaude. C'était une fouée, succulente. La recette devait être celle de ses terres poitevines, et malgré le voyage, la consistance et le goût n'avaient pas perdu de leur originalité. Vite avalé, en suisse, sans que personne ne le voit... Personne ?



Aheum.... Votre Grâce ? Vos invités sont là !


Grimace contrite et sourire béat alors qu'il se retourne vers ses convives.

Ah !! Héhé !! toussotte, découvert... Bienvenue à vous tous à Billy. J'espère que le voyage n'a pas été trop harassant.

Ses yeux se portent immédiatement vers la plus ronde des femmes présentes.

Barbelivien !! Faites asseoir la Dame de Laveissière et de Bost. Apportez donc des coussins pour qu'elle soit plus à son aise. Et au pas de course voyons.

Hochement rapide de la tête et déjà parti... Très vite revenu avec le matériel demandé. Marty s'était rapproché de Clothilde.

Merci d'être là, j'y tenais. Coup d'oeil sur le ventre en avant. Sourire. Installe toi, tu seras bien ainsi.

Puis, il se tourne vers le reste du groupe et vient les saluer les uns après les autres. A commencer par...

Tendre baiser sur les lèvres.

Sourire profond.


Mon aimée, je suis désolé de ne pas être venu jusqu'à Montpensier. Je suis heureux de te voir à Billy, avec moi.

Il lui prend la main pour mieux se sentir et aller, à son bras, accueillir les autres invités. Tout d'abord ces dames bien sûr..

Leg ! Je suis ravi de te voir ici, notre voyage a été si rapide... Il faudrait prendre le temps de repartir au pas plutôt qu'au galop... Ce serait tellement plus agréable que cette cavalcade... Enfin bref.

Petite bise courtoise, ainsi qu'aux Barons... Ses futurs vassaux par alliance... Marty n'arrêtait pas d'y penser... Wouarf. Baise main à la mère de famille nombreuse.

Kory, c'est toujours un plaisir de te voir. Je constate que tu es de toutes les fêtes et cérémonies. Clin d'oeil. Et tu as même pu trainé ton Baron d'époux ! Félicitations !! Tu vas bien Al ? Il y a de quoi manger pour vous faire patienter ou pour après la cérémonie. Je me doute que cela t'intéresse.

Il partageait avec le Baron de Cournon d'Auvergne le goût de la bonne chère. Un point commun pas assez exploité entre eux, malheureusement.

Il y avait aussi la maîtresse de cérémonie, celle qui commençait déjà à installer ses ustensiles de Héraut.


Coucou Chef, content que tu aies pu venir si rapidement. Nous allons pouvoir commencer la cérémonie très bientôt... Regard vers les visages du reste du groupe Enfin, si Apolonie arrive. Elle n'est pas là ?

Barbelivien qui installait Clothilde répondit au Duc.

Michel l'a accompagné dans ses appartements, avec son écuyer, afin de l'aider à se vêtir un peu mieux Votre Grâce.

Ah parfait ! Une jolie Dame dans une jolie toilette, il n'y a rien de mieux pour égayer la journée... ainsi que des coeurs...

Et c'est là qu'il vit des joues se mettre doucement à rougir. Il était venu à son bras. C'était certain à présent. Qui ne se rappelait pas de lui ? Marty s'en souvenait bien. Un mandat ducal sans doute des plus catastrophiques, enfin maintenant il pouvait rivaliser avec un autre. Un si jeune homme à la tête d'un Duché, volant la vedette à une autre, pourtant tête de liste à l'époque. Un Juge devenu Duc. Cela rappelait du bon temps au Duc de Billy... Sa première apparition sur la Grand Place du Château de Clermont... C'était au discours d'investiture du Duc Alayn. A l'époque il était jeune maire de Moulins, découvrant Clermont, voyageant très peu, amoureux d'une jeune Béarnaise, soeur de Sentinelle. Il se souvenait que c'était la jolie Juge, aux formes généreuses, qui les avait convié. Clélie au bras de son brameur de Phaleg. Des souvenirs à la pelle... Mais Marty se rendit compte qu'il ne le connaissait pas vraiment, pour ne pas dire pas du tout. Certes, il connaissait l'homme politique, mais pas l'homme lui même. Peut-être qu'aujourd'hui serait l'occasion ? Si Apolonie était venue avec lui, il ne pouvait pas être inhumain.

Vicomte, soyez le bienvenu. Je serai heureux de vous connaître un peu plus. Peut-être pourrons nous nous entretenir à l'issue de la cérémonie ?

Sourire poli et respectueux.

Un autre invité fit son apparition, plus que discrète. C'était Regort.


Regort ? C'est plutôt étonné que Marty s'adressa à lui, on le croyait mort depuis qu'il avait quitté Moulins... L'homme d'église l'était-il toujours ? Mon Père... Bienvenue à Billy.

Inclinaison de tête, priant le petit homme de s'asseoir

Bien... Il manque encore du monde, et la principale intéressée également. La fêtée du jour devrait-je dire. Je propose que l'on commence le buffet en l'attendant.

Commencer pour eux... Poursuivre pour lui !!
_________________
Regort
Regort sourit en s'entendant appelé "mon père".

Merci de votre accueil. Mais Regort suffit amplement. Je n'ai été que diacre et je n'ai plus de paroisse d'attache non plus.

Regort regarde la place la plus proche. Elle serait parfaite. Que lui importait ses voisins puisqu'il était des plus seul dans cette masse. Il inclina également la tête pour le saluer et vint s'assoir. Pour l'instant il n'avait pas de voisins. Il observait distraitement les convives.
See the RP information <<   1, 2, 3, 4   >   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)