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[RP] Miettes froides

Andrea_
Citation:
Un lieu tenu secret mais vraiment pas loin de Ventadour, 21 janvier 1469.

Quignon ronchon,

J’ai eu peur en vous voyant à Ventadour hier. Je vous ai aperçu, visage fermé, épaule à la ceinture, et vous aviez la mienne si sombre que j’ai eu peur de vous déranger, un coup d’épée est si vite arrivée lorsqu’on surprend l’ours dans sa tanière. Aussi, quelle ne fût ma surprise et mon bonheur en vous croisant en taverne, j’avais cru l’espace d’un instant qu’échanger des missives avec moi vous rendrais plus heureux, voir même agréable, je suis maintenant rassurée : Vous êtes toujours aussi froid, distant et antisocial. Vous savez qu’à ce niveau il faudrait penser à en faire une discipline reconnue ? Vous gagneriez sans aucun doute à faire connaitre votre talent, et les gens du monde entier se presseraient de rencontrer l’Homme, moitié blaireau, moitié ours, et re moitié blaireau derrière qui de protecteur de chaises est devenu l’excellence en matière de vent d’hiver.
De partout les gens chanteraient « vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver, qui s’en va soupirant, soufflant, avec son p’tit cahier OH ! ». Grand Dieu, qu’Astana vous remette entre mes mains et je ferais de vous un homme riche. Et de moi, une femme plus riche encore.

Concernant Hazel, commencez par me transmettre l’index de termes à retenir, je pourrais dès lors m’atteler à les apprendre. Voyez je ne reculerais devant rien et en un temps record pour enfin faire connaissance avec la fille de mon amie à cinq doigts et de celui à deux doigts –bientôt trois-. Vous dites ne plus être là dans dix ans, et l’espérance de vie de la Danoise ne me semble guère plus longue, avez-vous pris vos dispositions quant à l’éducation que vous souhaiteriez que votre fille reçoive en cas de disparitions parentales ?
Vous avez, contrairement à moi, la possibilité de choisir ce qu’il adviendra d’Elle, vous devriez en profiter, mais je vous épargne un sermon à votre missive retour, ceci ne sont pas mes oignons et je me garderais bien de l’évoquer à nouveau. Peut-être est ce deux doigts trop tôt.

Ne me remerciez pas quant au catalogue de mes dons, je vais de ce pas vous partager trois faits que vous ne savez pas sur moi, nous sommes vendredi et le vendredi, tout est gratuit !
1. J’ai été juge voilà deux ans. Elue légalement par les habitants du Béarn, j’ai ensuite été choisie par le Comte pour devenir Juge. Cet homme, pourtant mon époux, encore à ce jour et pour encore quelques jours, s’était mis en tête que personne n’était mieux placé qu’une brigande pour comprendre les méfaits, et que par conséquent, ma place était derrière le marteau de la justice. Ce fût la première fois que je n’étais pas sur le banc des accusés, et lors de mon premier procès à juger, j’ai tout naturellement pris place sur la mauvaise chaise, l’habitude !
2. C’est moi qui ai tendu mon annulaire à Vran pour qu’il le sépare du reste de mon corps. Parce que je n’ai qu’une parole, aussi lorsque je la trahie, je récolte sans broncher le fruit de mon erreur. C’est à cette fin et seulement à celle-ci que je demande toujours « et si je ne le fais pas ? », je préfère connaitre les tenants et les aboutissants, cette formulation n’est donc en rien une manière de défier les personnes qui me demandent quelque chose, fût-il ma main.
3. Je ne refuse jamais aucun défi. Jamais. Et je n’ai pas de limites sinon celle d’attenter à la vie des personnes que j’aime. Voyez Quignon, vous êtes passé à deux doigts de crever bêtement.


Rouge et Moi sommes bien arrivés là où vous savez, je me garde bien de dévoiler le nom dans une missive, au cas où cette dernière se perdrait. Ne râlez pas, je ne sous entend pas que vous la perdriez, vous êtes archiviste et j’ose espérer que vous êtes doué pour cela –il faut bien un domaine-, mais si ce satané courtier se perdait ou pire, se faisait attaquer. Tout se passe comme sur des roulettes, Rouge et Moi mettons en pratique la théorie que vous avez évoquée hier sans grande conviction : nous sommes discrètes, et subtiles.
Le fait que nous ne croisions personne aide grandement. Il me semble avoir aperçu Rouge parler en taverne, mais je ne peux pas vous assurer qu’elle n’était pas seule avec sa boutanche. On la connait, de 10h à 13h, elle est bourrée, de 13h à 17h elle est saoule, de 17 à 1h, elle est ronde comme une queue de pelle et le reste du temps elle est simplement avinée à haut niveau. Aussi je ne saurais dire à quel moment elle est capable de parler avec sa meilleure amie à la robe carmine.

La Colombe.

P.S. : Vous seriez étonné de la personne que je peux être quand je n’ai pas envie de faire chier les gens. Probablement aussi agréable que vous quand vous avez tiré autre chose qu’une chaise.


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*Phrase de "Larme fatale" J. Doré, E. De Pretto, Merci pour la bannière, vraiment.
Jhoannes
Citation:
Limoges, le 22 janvier 1469.

           Croûton à l'oignon,
           Andrée de la Rombière,
           La bien nommée,
           Cher Journal,

Vos éloges me vont droit au cœur. J'ai étudié votre proposition avec un grand intérêt mais je me vois au regret de la décliner. Si j'utilisais mon talent à répandre le froid à des fins mercantiles, il perdrait de sa fraîcheur. Avouez que ça serait bien dommage. Vous feriez faillite, à terme, et pour ma part je n'ai aucune envie de voir mon don fondre au soleil — car à moi il me tient chaud, mais je vis dans l'envers de la doublure. Pour adoucir mon refus, je vous cède la moitié des parts sur les droits de la légende que vous pourriez construire, puis vendre, autour de cette affaire. La chanson est très sympathique pour un premier jet.

En voici un pour l'Index :
« Moules » : uniquement marinières, ou en synonyme de « moulage ». Exemple : elle a fait un moulage de sa main rigolote dans un pain d'argile.
« Queues » : oui pour les animaux, non pour les hommes. Exception : quand on fait la file chez le boulanger.

Je pars très bientôt en voyage avec ma fille, ce qui vous laisse un bon mois pour faire vos devoirs.

Laissez-moi vous confier à mon tour trois choses que vous ignoriez à mon sujet. Soyons fous. Si vous vous en tamponnez la touffe, vous n'aurez qu'à tout raturer et réécrire vos aventures par-dessus.
1. Vous n'êtes pas la première personne chez laquelle je provoque des envies de meurtre. Un roi, il y a quelques années, a eu la même lubie que vous.
2. Une nuit j'ai volé
3. Je n'ai jamais prononcé le mot « rutafolichon » de vive voix. Ce qui est bien normal, étant donné que je viens de l'inventer. Je vous épargne l'anecdote numéro deux car elle est d'un ennui mortel.

Prenez garde à MURAT.
Et saluez Rouge Deux de ma part.
Payez-lui un verre, tiens.
Elle comprendra.

           Pigeon morose

Post-Scriptum : J'ignore d'où vous vient l'idée qu'un type puisse sauter une chaise. D'un, le concept est franchement dégueulasse. De deux, moi qui ne manque pourtant pas d'imagination dans le domaine, je vois pas comment se serait manigançable — si vous n'aviez pas été grosse si souvent je vous demanderais de compter le nombre de bleus qui ornent la périphérie de votre nombril après vos folles nuits d'amour. De trois, vous perdez un doigt. Comme c'est vendredi, vous pouvez conserver le majeur, votre grand favori.

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Andrea_
Citation:
Fin fond des légendaires, le 22 janvier 1469.

    Quignon rassis,
    Adorateur des chaises à quatre pieds,
    Fervent défenseurs des poumons Danois,
    Porteur d’épée décorative,


Vous déclinez tout ce que je propose. Je vais finir par croire que vous êtes un rabat joie, ô merd’, c’est déjà le cas, aussi je ne suis pas réellement surprise. Je ne ferai jamais faillite, premièrement parce que j’ai toujours su faire fructifier mon argent, ensuite parce que j’ai combattu fièrement le grand Khan et que j’ai ramené de l’autre bout du monde une fortune estimée à plusieurs dizaines de milliers d’écus, enfin parce que j’ai toujours su bien m’entourer.
N’allez pas croire cependant que j’oublie l’idée de faire de vous ma muse, je sens que je tiens un truc. J’ai déjà eu des idées connes, beaucoup, dois-je aussi dresser une liste en plus de mon majeur ?

J’ai déjà appris ma première leçon « moules » et « queues », soit, peut-on cependant imaginer utiliser le dernier dans le cas d’une cerise mâle ?
Je vous donne une petite astuce en ce qui concerne la libido, Enolia ayant eu une enfance parfois compliquée à mes côtés : La libido est un petit animal aquatique qui ne sort que la nuit. C’est aux parents de l’offrir à leur enfant quand ils la jugent en âge de s’en occuper correctement. Enolia a tenté de me faire croire qu’elle l’avait trouvée et s’est retrouvée affublée d’une ceinture de chasteté, aussi si j’ai un conseil, dites à Hazel que ça ne se trouve pas dans la nature.

Ainsi vous partez avec votre fille pendant un mois, et la Danoise ? Et les Blaireaux. Je ne vous demande pas une destination, j’en ai cure, mais seulement une idée pour savoir si je dois me préparer à de longues nuits sans vent. J’aime le vent, il me berce et m’aide à m’endormir.

Je ne me tamponne pas la touffe de ce que j’ignore à votre sujet, au contraire, il me semble que c’est avec beaucoup d’intérêt que je m’interroge sur ce que vous n’avez pas encore dit. Peut être la curiosité de ces faits résident sur les deux doigts que vous m’avez confié. Par contre si vous le faites, faites le bien. De quel roi parlez-vous dans le premier point ?
Votre troisième point ne m’étonne point, vous êtes tout à fait le genre d’hommes à inventer des points ridicules pour me faire croire que je sais déjà tout de vous, ou pire, que vous êtes une coquille vide. Notez que je me contrefiche d’en savoir plus sur votre second point, vous pensez attiser ma curiosité hein ?
Et bin non.

Rouge a bu, et a été salué. Elle n’a pas l’air d’avoir compris autre chose que le fait que vous l’avez salué et abreuvé.
J’ai été étonnée de la connaitre un peu plus,
Ne soyez pas morose petit pigeon à l’aile brisée, nous allons nous revoir bientôt, possiblement bien plus vite que ce que vous n’aimeriez.
Colombe fraîche comme un gardon,

P.S. : Si vous voulez jouer avec moi il faudra suivre les règles, dites moi votre second point MERD’.

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*Phrase de "Larme fatale" J. Doré, E. De Pretto, Merci pour la bannière, vraiment.
Jhoannes
Citation:
Limoges, 22 janvier 1469.

           Croûton velu,
           Gobe-vent.

Je valide pour les queues de cerises. Ce soir, je suis de bonne humeur.

Je n'ai pas envie de commenter votre leçon sur la libido. Hazel n'a que huit ans, et votre définition du concept me semble un peu foireuse. Je garde tout de même dans un coin de mon crâne l'astuce de la ceinture de chasteté. La danoise grimace à l'idée mais pour ma part, ça reste une éventualité, avec les pièges à loups.

Rassurez-vous, pendant mon absence, vous pourrez savourer le réconfort du vent chaud, de celle que vous appeliez votre sœur, et de l'oiseau écarlate.

2. Une nuit, j'ai volé. J'avais simplement oublié la virgule.

Rouge Deux a donc tout compris.
Restez subtiles.

           J

Post-Scriptum :

Andréa,

Je ne jouerai pas à votre jeu, car je n'ai pas envie de poser mes méfaits, ou mes haut-faits, dans une liste comme on hisserait plein de petits étendards les uns à la suite des autres. Non pas que je me sente supérieur à vous en refusant de dresser mon catalogue. Je n'ai pas toujours eu les mains propres, surtout pas lorsqu'elles étaient encore entières, et certainement pas ensuite. Et vous le savez. La conscience non plus, mais c'est mon affaire. Mon âme n'est pas du genre à se tourmenter, ou alors dans mon dos, et comme je marche en regardant devant moi, pour éviter de me croûter la gueule, je ne fais pas souvent attention à ses plaintes. J'ai fait beaucoup de route, croisé beaucoup de monde. La plupart n'ont pas senti mon passage, d'autres oui, certains l'avaient oublié dans l'heure ou le lendemain, d'autres ont mis plus de temps, certains sont morts, d'autres pas, ou je n'en sais rien. Je tairai les détails de un et deux, pas pour faire mon intéressant, mais car je préfère encore garder sauf le nom des personnes qui y étaient liées et que j'aime, ou ai aimées, plutôt que d'en faire un divertissement. Je préfère glisser des vannes bien nulles en fin de pli pour vous faire pouffer. Je peux par contre livrer ce qui n'engage que moi-même :

2. Moi, vagabond, rien de légendaire, habité par un caractère banal, c'est-à-dire parfois mauvais, parfois gentil, souvent très gris, et par un truc qui vous fera ricaner — une variante aigrie du rire, mais une forme de rire quand même, qu'on appelle la pudeur. Au moins un brin. Je sais que vous en avez aussi, on s'enrobe juste différement avec.

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Andrea_
Citation:
Sur les routes, à la frontière du Limousin, au crépuscule du 22 janvier 1469.

    Quignon grognon,
    Profondeur de Danoise,


Ce soir vous êtes de bonne humeur, et je me surprends à regretter de ne pas assister à ce spectacle. Sans doute ma présence aurait empêché ce phénomène. Pourtant je vous imagine, sourire aux lèvres, délaissant sans vergogne plume, encrier et autres accessoires savants pour illuminer la taverne d’un sourire franc, profond et sans retenu. Je ne me souviens pas vous avoir déjà entendu rire, c’est la rareté qui fait la valeur des choses, alors je suppose que Danoise est riche.

Concernant Hazel, vous avez bien raison de garder l’éventualité d’une ceinture de chasteté, le tout pour impressionner ces demoiselles –ou du moins faire en sorte qu’elles râlent moins fort- est d’y mettre le prix, en l’incrustant par exemple de pierres précieuses, au moins aussi précieuses que le trésor que le métal garde jalousement. Et surtout, surtout, de ne pas perdre la clé. Enolia bientôt trouvera un époux, et si j’en crois ses envies elle épousera un Berrichon. Je crois que j’aurais préféré un roux, ou un basané, plutôt qu’un Berrichon. Mais les enfants sont nos trésors aussi… Aussi il faudra bien accepter.
Et trouver rapidement un tueur à gages.
Et feindre la tristesse et la sollicitude lorsqu’elle apprendra son veuvage.
Oh vraiment, être parent n’est pas une sinécure, surtout quand il s’agit d’une fille. Hazel n’a que huit ans, aussi profitez de chaque instant à ses côtés, bientôt elle vous enverra au diable avant de l’épouser.

Une nuit donc, vous avez volé. Il est vrai que je n’avais pas imaginé une seule seconde que ce fût possible. Je me plais alors à imaginer que c’était pour faire plaisir à la Danoise lorsque la vilainerie prenait le pas sur les escortes. Ou bien qu’il s’agissait d’un accident, toujours est-il que l’expérience n’a pas du vous plaire, pour ne point vouloir recommencer.

Mon post-scriptum comme vous aimez l’énoncer entièrement, n’était qu’une boutade, mais vous prenez la mouche aussi rapidement que notre amie s’enquille les litrons, et que je l’espère, la Danoise écluse sa pulmonaire. S’il s’agit d’un jeu, il n’est pas question de jouer à celui qui a la plus grande, preuve en est, je n’ai nullement fait mention de mes plus grandes fiertés, ni des montants astronomiques récoltés lors de rapines. Nullement Johannes, seulement question de se connaitre un peu plus. De découvrir un peu l’homme qui gît sous l’habit de con. Je peux être bien des choses, comme une absence de subtilité, instigatrice de phrases aussi grossières que mon arrière train, il y a, comme vous le dites, bien des manières de cacher qui l’on est vraiment. Il y a la pudeur, oui, mais il y a surtout cet instinct de survie qui vous dicte de ne pas exposer au monde entier ce que l’on est.
Il y a sous le cuir bien des couches à retirer, bien des couches, qu’aucun effeuillage intime ne parviendra à mettre à nu sans patience, douceur et une once de curiosité. Il y a du mauvais, du parfois gentil et du souvent très gris en vous. Il y a la folie, la ténacité et des miettes de celle que j’étais avant en moi.
Cachez-vous derrière votre caractère banal Quignon, et je ferai semblant de croire que c’est là tout ce que vous avez à offrir. Et puis un jour, quand ni l’un ni l’autre serons prêts, vous fleurirez sous mes yeux, et je serai là, bienveillante, ravie de voir ce que j’aurais mis quelques mois, années, à voir éclore. Alors ce jour je ne me contenterais plus de garder jalousement les deux doigts que vous m’avez offert, je vous les rendrai, car je n’aurais plus peur de vous voir me les reprendre.

D.

P.S. : Les plus grandes amitiés commencent par une haine féroce. Cœur sur vous Jojo.


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*Phrase de "Larme fatale" J. Doré, E. De Pretto, Merci pour la bannière, vraiment.
Jhoannes
Citation:
Limoges, 23 janvier 1469.

           Croûton filou,
           Croûlon fitou,

Si j'avais pris la mouche, je vous aurais simplement écrit que votre jeu est tout nul. J'ai juste un peu tordu les règles pour vous retendre un doigt (celui que vous aviez perdu sur votre allusion salace sur les hommes et les chaises, votre compte reste donc inchangé : deux). Un doigt, un bout de moi. Vous avez réagi finement. Je suis fier de vous. Lors du prochain chapitre, votre mission sera de réaliser que — bourgeon rabat-joie éclos ou pas — deux, trois, appendices, ou même un bras entier, ne riment à rien, parce que vous n'avez pas besoin d'essayer de bouffer les gens pour vous assurer qu'ils ne vous lâcheront pas en bord de route. Mais c'est un gros morceau d'apprentissage. Retournons au chapitre II, il va pas être simple à avaler non plus.

Non, Croûton, vous n'êtes pas le centre de mon monde — respirez, on marche ensemble. Si j'ai l'air de faire la tronche à Ventadour, même quand je souris, il y a plusieurs raisons possibles : je fais la gueule ce jour-là, je suis inquiet pour Sørensen, je vous vanne, ou, si je dois prendre en exemple notre dernière entrevue, je suis coincé dans une discussion qui me pompe l'air. Baston et frime de couilles, ça me passe bien au-dessus de la tête. Mais le plus emmerdant, avec les codes des ferrailleurs, c'est pas les codes, c'est les ferrailleurs en meute, qui ne supportent pas qu'on s'en cogne, de leurs codes de ferrailleurs. Là faut soit répondre, soit écraser. Comme j'ai pas envie de répondre, j'écrase en devanture, et je me barre dans ma tête, le temps que ça leur passe. Et si je me fais trop chier, je vais prendre l'air. La danoise vous lira un bout de manuel au besoin, pour que vous preniez pas ça personnellement.

Comme vous avez une bonne vue sur son manuel de fonctionnement à elle, je vous fais confiance pour la veiller pendant mon absence. De loin, bien entendu. Subtilement. On parle d'Astana. Pour les tisanes de pulmonaire, l'astuce c'est d'emprunter sa pochette d'herbes pour s'en faire une soi-même, comme si on avait vraiment envie de boire de la pulmonaire, à toute heure de la journée. Il y a des jours où ça permet de lui faire avaler une double ration. Si vous n'aimez pas le goût, rajoutez de la verveine en douce quand elle a le nez penché sur sa correspondance. Et prenez-la dans vos bras de temps en temps, l'air de rien, avant de dire bonne nuit pour vous envoler en compagnie du vent chaud.

J'ai volé quelques nuits, avant la danoise. Erreurs de jeunesse. J'ai été bien plus souvent fauché sur les routes que l'inverse, remarquez. Il faudra que je redouble d'attention avec la gosse à mes côtés.

           Vieux quignon

Post-scriptoum : Je n'ai jamais haï aucun croûton. Vous êtes juste chiante parfois, c'est dans votre nature de croûton.

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Andrea_
Citation:
Ventadour, le 23 Janvier 1469.

    Quignon Bougon,
    Quignon Bourgeon,


La prochaine fois que vous sous-entendez, ou même que vous dites carrément, que je ne suis pas le centre de votre monde, faites le avec délicatesse. Je n’ai pas été prévenue, et vous m’avez blessé sans aucun préliminaire. Je sais bien qu’ils ne sont pas toujours essentiels m’enfin quand même, c’est un gros bout que vous m’avez planté là !
Cependant, je n’ai jamais pensé l’être. J’ai bien noté quels sujets vous pompait l’air, aussi j’imagine que les discussions avec Siegfried doivent parfois être compliquées. Je n’ai pas non plus besoin que la Danoise me lise une partie du manuel, j’imagine que le bouquin qui parle de votre fonctionnement doit être une série en douze tomes. Je n’ai ni le temps, ni la force, et encore moins la place d’écouter ou de lire ne serait-ce qu’un seul chapitre de votre histoire. J’ai toujours préféré découvrir les gens par moi-même. D’ailleurs, plus on me dit du mal de quelqu’un plus je l’aime. Plus on m’en dit du bien, plus je le déteste. Allez savoir. Aussi si ma Blondeur vous a aimé assez fort pour vous donner un enfant et vous permettre de continuer votre vie à ses côtés, j’imagine que le recueil qu’elle a fait de votre fonctionnement doit être plein d’éloges.
Je ne veux pas vous détester Johannes. Je l’ai déjà fait à priori et ce n’était pas concluant, la vie nous donne une seconde chance, et pour le moment je ne vous ai pas fait de mal, nous empruntons le bon chemin !

Je veillerais sur Elle, lorsque vous irez en virée avec votre fille, même si j’ai du mal à comprendre qu’elle vous laisse partir seule avec une enfant sur les routes. La petite tiendrait-elle de sa mère dans le maniement des armes ? Ce n’est à mon sens pas prudent de faire ce voyage. Mais je ne suis ni votre épouse ni la mère de votre fille, aussi je tiendrais mon rôle : prendre soin de la Danoise, en espérant que celle-ci ne me glisse pas entre les doigts. Je connais son faible pour les virées en solitaire et sa radinerie concernant les missives destinées à prévenir, aussi à moins de l’attacher et de la veiller je ne suis pas sûre de pouvoir vous promettre de réussir cette mission.
Peut-être pourriez-vous lui glisser à l’oreille une demande simple : rester tranquille.
Pour la pulmonaire par contre, j’ai tout compris. Plus on picole, plus elle a soif, et c’est tellement dégueulasse qu’on peut ajouter de la verveine en douce, mais uniquement dans son dos. C’est quand même d’un compliqué cette histoire ! Est-ce qu’on pourrait pas se contenter de mélanger tout ça a du vin rouge et en avant les gens ?
Je ne la prendrais pas dans mes bras, déjà parce que je tiens à ma survie, et ensuite parce qu’elle n’a jamais aimé ça.

Cessez de penser que je ne vis que pour m’envoler en compagnie de vent chaud, si je vous laisse continuer vous allez me bouffer la main et bientôt nous voir comme un couple. Vraiment Johannes, vous ne me semblez pas assez expérimenté dans ce domaine pour démêler les fils de mes amants, amis, amours –barrez la/les mention(s) inutile(s)-.

Ainsi donc vous avez volé plus d’une fois, il y a longtemps, quand le temps n’avait pas blanchi votre barbe. C’est assez drôle de le penser. Cependant pour vous montrer ma bonne foi, je vais vous raconter une histoire très drôle sur le tournoi de Genève, l’an dernier. J’ai fait, tenez vous bien c’est tellement rare qu’il faut le souligner-, j’ai fait une erreur. Arrivés à Genève, tout le monde se prépare, j’achète un appartement, pour permettre à toute ma troupe d’y déposer ses effets personnels, afin de n’avoir sur le nœud de la grande baston que les cinquante écus requis. LA soirée passe, l’alcool coule à flots, les rabats joies –de votre trempe- râlent déjà de voir les autres partir en les laissant seuls, les grognons –dont vous faites parti, vous avez la double personnalité félicitations- se félicitent d’être bientôt seuls.
Nous partons, et le lendemain, je me rends compte, alors que je viens justement de repérer un groupe adverse, que je portais ma PUTAIN de sacoche. Je ne sais pas si vous pouvez imaginer mon air con, épée en l’air, cri en suspend, et main qui tâte LA sacoche.
Clairement, la sacoche en elle-même, je n’y tiens pas particulièrement. C’était un cuir de vachette de bonne qualité, avec une doublure en imprimé fleuri de très bonne qualité certes MAIS bon, ce qui s’est acheté une fois peut se racheter une seconde hein. Trop tard, le combat est lancé, j’essaye d’oublier ma sacoche.
Ce n’est que le lendemain, alors que deux de mes coéquipiers étaient en sang en taverne que mon erreur m’est revenue en pleine face. Un groupe se marrait tout ce qu’ils pouvaient, ils avaient brigandé une brune et piqué sa sacoche qui contenait 23 filtres batoas.
Les filtres batoas qui devaient soigner les blessés. J’avais oublié de les laisser à l’appartement.

Voyez, même les Déesses font des erreurs,
Croûton mignon,
D.

P.S. : Un croûton c’est petit et dur, comme un caillou dans une godasse, est-ce pour ça que je suis affublée de ce pseudo ridiculement mignon ?

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*Phrase de "Larme fatale" J. Doré, E. De Pretto, Merci pour la bannière, vraiment.
Jhoannes
Citation:
Limoges, le 23 Janvier 1469.

           Croûton frileux,
           Croûton fumeux,

J'ai abusé sur le chanvre et la lavande. Donc. Je vais être concis. Histoire de pas trop écrire de la merde.

Désolé d'avoir planté votre nombril. En effet, il prend déjà assez cher comme ça en temps normal. Bisou.

Le recueil est loin d'être élogieux, à mon avis, mais relativement complet. Mais la pratique avant la théorie c'est bien, tant qu'on met pas les souris avant les bas.

Vous me ferez pas mal. Vous pourriez pas.

Si la danoise veut prendre des vacances en solitaire, personne ne la retiendra. J'ai déjà essayé pour ma part, ça n'a jamais rien donné. Notez bien : Astana-fait-ce-qu'elle-veut.

Au premier abord, ça me semblait compliqué de faire infuser de la pulmonaire dans du vin. Mais finalement, ça doit donner une sorte de vin chaud aux plantes. Je vais m'en faire un petit Bordeaux-menthe-verveine, et je vous dirai si ça vaut le détour.

Vous la prendrez dans vos bras. C'est un ordre.

Vous évoquez le vent chaud à chacune de vos lettres. J'ai bien saisi que vous n'étiez pas en couple, surtout la dernière fois sur Ventadour, quand on a tous pigé que vous aviez aucune idée de sa langue maternelle. Ou de ses langues maternelles. Ou parlées. J'en ai aucune idée non plus, mais c'était drôle. Et je vous causerai pas de mes états de service, comme elle aime à les nommer. C'est mort Andréa.

Merci pour le récit détaillé de l'anecdote, c'est agréable de vous imaginer dans une position ridicule.

Et n'oubliez pas.

           J

Post-scriptum : un croûton c'est un intrus indispensable pour qu'une soupe soit pas trop nulle. Sauf quand le croûton a mauvais goût. Auquel cas, bon appétit et bon courage.

_________________
Andrea_
Citation:
Ventadour, le 24 janvier 1469,

    Quignon joyeux,
    Quignon juteux



J’ai abusé sur le vin. Le gros rouge qui tâche n’est pas une légende, ça pue, ça tâche, c’est dégueulasse et en prime, ça m’a mise ronde comme une queue de râteau. J’ai noté votre concision Johannes, et je vais l’être aussi r’concise, parce que mon lit m’appelle et que mon lit est à Limoges, et que Limoges c’est loin, putain pourquoi j’ai fait ça.
Je vous réponds uniquement parce que je ne veux pas que vous vous inquiétiez vous savez, je vous fais donc un rapide topo de ce que j’ai compris à votre missive :

- Il faut que je câline Astana.
- Ne tentez pas le vin rouge, verveine, pulmonaire : trois trucs dégueulasses ensemble ça ne peut être que…. Que ??? Dégueulasse, bien joué, une image.
- JE –oui monsieur, JE, moi, AndréA, suis ridicule UNE SEULE fois par an, au tournoi de Genève qui est à Fribourg. Vivement le 19 Mars.

Quand vous parlez des états de service, c’est le service trois pièces que vous évoquez ? Si c’est ça pitié, j’en ai déjà la nausée, épargnez-moi.

Je vous écris demain plus longuement. Au pire c’est pas bien grave puisqu’on sera au même endroit –le cheval connait la route-.

Je n’oublie Johannes, jamais.
J’espère que vous non plus, vous avez promis.

D.

P.S. : J’ai pas évoqué le vent chaud dans cette lettre, dingue non ?
Pourtant j’aurais pu parce que clairement vous vous êtes mis bien le doigt dans l’œil, je sais qu’il parle d’autres langues –plein- mais vous savez je sais déjà pas reconnaitre du persil de la ciboulette, alors entre le pomérien, le machin truc et les choses muches hein.

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*Phrase de "Larme fatale" J. Doré, E. De Pretto, Merci pour la bannière, vraiment.
Jhoannes
Citation:
Limoges, le 24 janvier 1469,

           Croûton marron,

J'étais en train de demander combien de poutres il faudrait aligner pour faire le trajet Mortagne-Rome sans poser un panard par terre, mais si ça peut vous rassurer de croire que j'étais inquiet, on va dire que je le suis pas, parce que je le suis pas, vu que j'y pensais pas. Limpide.

Et franchement le pinard chaux aux herbes, au bout du troisième, ça passe crème.

Vous êtes ridicule tout le temps, et parfois c'est beau, et souvent c'est laid. Mais tellement drôle.

Les états de service, c'est référence à mes expériences. Pas avec le vin, avec les femmes. Vous avez vraiment l'esprit mal tourné, éloignez-le de mon zgeg, et on gerbera tous les deux ce soir pour des raisons plus saines. Merci d'avance.

Je n'ai rien oublié.
Juré jusqu'au bout des doigts.

           Grêlon doré

P.S. : voyez, vous pouvez pas vous en empêcher.

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Andrea_
Citation:
Entre Ventadour et Limoges, le 24 Janvier 1469, la journée va être longue, mais pas autant que la nuit, parce que la nuit tous les chats chassent les souris,

    Grêlon marron,
    Neige au tison,



Deux millions six cent soixante dix sept milles cent soixante cinq. Je pense que si on prend des poutres de 0.4 pied de large, et en les espaçant de 2 pieds et demi, il faudra au moins deux millions six cent soixante dix sept milles cent soixante cinq poutres pour relier Mortagne à Rome. A vue de nez hein. Voilà, j’espère qu’ainsi vous aurez tout le loisir de vous inquiétez pour mon nombril.
D’ailleurs il fait un drôle de bruit, je soupçonne mon estomac de vouloir déverser ce qu’il contient sur le rebord de la route. Nan vraiment, je ne comprends pas mon corps. Il faut dire que le vin était vraiment de piètre qualité, mais je ne l’ai pas payé, l’honneur est sauf.

Le pire, c’est qu’il n’y avait pas d’herbe dedans, peut être est-ce là le problème principal. Je vous laisse d’abord essayer, ensuite, si vous me dites que c’est bon, je comprendrais à quel point c’est dégueulasse et je m’en passerai. Vous devriez arrêter les expériences d’ailleurs, votre truc Quignon, c’est la paperasse, pas les herbes.

Mon esprit n’est pas mal tourné, parce qu’il n’y a pas de bon et de mauvais sens, selon comme on est tourné c’est différent voilà tout. C’est peut être votre zgeg qui est mal tourné, mais là encore je... Je ne peux même pas finir cette phrase sans avoir des remontées acides. Non mais je vais vraiment finir par dégueuler à cause de vos conneries.

Cessez de jurer jusqu’au bout de vos doigts, parce que si c’est la main gauche ça fait pas bezef’,
Et ça, j’oublierai pas non plus,
    Crouton indispensable


P.S. : vous avez écrit P.S., fumer du chanvre vous ramollit le cerveau on a compris, mais la lavande, c’pour l’odeur ?
P.S. 2 : Je peux m’en empêcher, la preuve.

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*Phrase de "Larme fatale" J. Doré, E. De Pretto, Merci pour la bannière, vraiment.
Jhoannes
Citation:
Pas bougé de Limoges, le 24 janvier 1469.

           Croûton ventru,

Arrondissons à trois millions, parce que j'arrive plus trop à vous lire. Vous aussi vous semblez avoir du mal à déchiffrer les lettres qui font des mots : je vous ai dit que le vin végétal, c'est bon, pas au début, mais qu'une fois qu'on est rond. Sinon j'cause pas de ma bite, je vous ai dit que j'étais un gars pudique. Et puis c'est comme si je vous demandais laquelle de vos loches pèse plus lourd que l'autre, dans l'absolu ça se fait pas, et clairement je m'en cogne.

Jusqu'orteils,
Gravé dans le marbre de l'amitié,

           Johannes — c'est mon nom.

Post-Script : la lavande, ça calme. Vous devriez essayer.

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Andrea_
Citation:
Arrêt pipi, proche de Limoges mais encore trop loin, Je sais que vous vous en cognez mais je pense qu’on va établir le campement ici, enfin je pense que Rouge me trouvera sur le chemin, parce qu’il est vrai que je suis partie un peu vite et que je l’ai oublié. La dernière fois que je l’ai vu, elle buvait, et on était déjà le 24 janvier 1469,

    Johannes, c’est votre nom votre bataille,
    Fallait pas sentir l’ail, oh oh oh


Je vais tout casser, si vous parlez encore d’une partie intime de votre corps, et du mien, le tout dans le même paragraphe. Déjà je ne vous permets pas de parler de mes miches, encore moins de sous entendre que l’un est plus grosse que l’autre, clairement je suis parfaitement symétrique, je le sais, quand je me regarde rien ne cloche, rien du tout.
La perfection incarnée qu’on m’appelait, vous le seul truc que vous incarnez, c’sont les ongles.

J’ai gravé un J et un A dans un cœur sur l’arbre que je vais bientôt arroser de mon urine sacrée, si j’étais une sorcière je pourrais en profiter pour dire une parole magique, aussi je me contenterais de prier pour que cet arbre ne devienne jamais une chaise. Jamais.
En attendant moi, à graver quand j’en ai moins chié que vous, choisir le marbre c’était une erreur Quignon, une grave et grosse erreur.

Je viens du Sud, et par tous les chemins je reviendrais,

    Andréa, c’est le mien, je suis maitre de mon destin.
    Hinhin


P.S. : La lavande attire les abeilles, les guêpes et les frelons, j’ai toujours détesté les trucs qui portent des dards mais pas de braies. Dormez la bouche fermée, on ne sait jamais.

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*Phrase de "Larme fatale" J. Doré, E. De Pretto, Merci pour la bannière, vraiment.
Jhoannes
Citation:
Limoges, toujours au comptoir, le 24 janvier 1469.

           Croûton,

La bonne réponse était : la droite.
On le devine à votre démarche, ça penche un peu.

Faites bonne route,

           Quignon

_________________
Andrea_
Citation:
Ici, maintenant,

    Quignon

Je vous emmerde,
Bien cordialement.

    La Colombe.


P.S. : Vous la portez à gauche, ça compense niveau poids.

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*Phrase de "Larme fatale" J. Doré, E. De Pretto, Merci pour la bannière, vraiment.
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