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[RP] Souviens-toi l'été dernier d'il y a deux ans.

Williamss
Tu connais chasse la paix? et oui...
Ce n'était pas pour rien que l'un de ses surnom, c'était la chiasse!

Les femmes et ce besoin irrésistible de parler... comme si elles ne pouvaient pas faire LEUR ménage en silence.
Comment ça clichés? Je vous assure que la jante féminine est bavarde et généreuse en longs monologues. Déa nous en donnait très bien la preuve...

Au fur et à mesure que la colombe l'inondait de ce flot de paroles, les coups de l'homme sur l'enclume raisonnaient de plus en plus fort comme pour les couvrir.


J’avais fermé mon atelier de sculpture en partant, je vais m’installer ici, aussi, le temps d’une dernière sculpture, vous savez, notre pari.

BLING, Bling...

AIEEEEEEEEEEEEEE

Une seconde d'inattention et le pousse s'était retrouvé entre l'enclume et le marteau... Oui Gilly, pourquoi tu fais cette tête? tu en as de la chance...

BERDOL de me*de

Mais notre homme n'était peut être pas de cette avis. On attendra pour lui demander, je sens que c'est pas bien le moment là et je vais plutôt vous expliquer cette histoire de pari.
Encore une idée à la mords moi le nœud de la châtain...
C'est qu'en plus d'être une pipelette, la femme soufrait souvent d'un complexe d'infériorité... Vrai qu'être l'épouse d'un homme si parfait, ne devait pas être facile. Mais de la à vouloir l'affronter en lice pour lui prouver qu'elle était costaude et en plus, mettre un pari sur la table...
Le joueur qu'il était n'avait pu résister à le relever avant même d'en savoir les conditions, puisque de toute manière, l'homme ne pouvait que gagner...
Elle avait demandé si elle gagnait une pierre de plus à la statue familiale. Il avait répondu en grimaçant, pensant qu'elle parlait de Nico.

et si je gagne, c'est vous qui me l'offrez cette statue.

bref, colombe lui devait donc une statue, un grande et belle statue. Vu qu'elle avait pris une volée!
Mais l'homme s'en voulait quand même un peu... La correction avait laissé des traces. Difficile de sentir sa force quand vous êtes plongé dans le feu de l'action. mais aussi, après ce combat, la femme lui avait avoué que le caillou de plus, n'était pas pour celui qu'il pensé...
Déa avait vraiment l'art et la manière pour demander un enfant. Un petit de Gilly! De la à dire qu'il l'aurait laissé gagner, je ne sais pas... peut être... Un héritier mâle. L'homme à une époque l'avait tellement souhaité.
Et puis il se serait douté s'il avait su, que la chiasse ne lâcherait pas l'affaire si facilement.


De toute manière, je vous affronterai jusqu'à ce que je gagne!

Ca aurait même pu forcer l'admiration, pareil persévérance ... Et le pire, c'est qu'elle était sérieuse... Elle voulait désormais qu'en contre partie, le couple renouvelle leur vœux de mariage cet été sur un bateau. Après avoir bien mis au clair, que ça n'annulerait pas le contrat présent s'il devait perdre -oui, elle n'allait pas la lui faire deux fois le coup du mal entendu-, et bien Gilly avait demandé lui, tout naturellement un bateau!

Bref, Susi sera contente à son retour, elle pourra s'occuper des préparatifs pour la fête...
Et puis d'abord, qui aurait voulu d'un bateau... et devoir s'acquitter des frais de port, alors que d'autre le font déjà très bien...
C'est vrai qu'il n'avait pas forcé sur ce second duel.
Comment ça mauvaise foi?
On peut très bien imaginer que l'idée de son épouse lui convenait tout à fait et que pour en finir avec cette cascade d'affrontements qui les attendait donc, l'homme avait mis, l'histoire d'une ou deux minutes sa fierté de côté.
Et puis, vous auriez vu ce bleu... C'est jamais très joli une ecchymose, surtout quand elle s'étend du dessus de la fesse aux cotes... Oh, ce n'était pas la première fois qu'il lui en avait laissé une et même si celle ci n'avait était qu'une sorte d'accident, les souvenirs que la marque avait fait remonter n'était pas des plus plaisant...
Alors oui, Gilly y avait été mollo malgré ce que vous pouvez dire. Et il en était plutôt fier. Elle lui avait pété le nez ou presque dans l'euphorie, mais la défaites n'avait pas un goût aussi amer que ça au fond...
Enfin ça, s'était avant que la colombe ne vienne lui faire son petit numéro...

Et ça fait la holà, danse la gigue, trépigne. Vous avez vu, vous avez vu... Je suis LA plus forte!!
Une véritable pile monté sur ressort à le narguer comme la chiasse pouvait bien savoir le faire.


Oui bon, il faut faire la belle maintenant...
Envolés les bonnes résolutions, fini de la plaindre...

Et quand je vous aurai étalé, vous me lécherez les bottes!

Ah ces deux là... Pas un pour rattraper l'autre, alors que le naturel revenait au galop.
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Andrea_
Oui, j’avais perdu notre premier combat. C’est que la motivation n’était pas vraiment là, comprenez que ce qui m’importe c’est pas de gagner, c’est simplement qu’il perde, alors que je paye sa statue ou pas, ça n’épuiserait pas mes coffres d’or. Clairement je pouvais me permettre de balancer quelques centaines d’écus dans une pierre taillée hein !

Par contre quand le Brun avait demandé un bateau en cas de victoire, je peux vous dire que j’étais remontée comme une pendule ! Ah ça, j’avais passé la journée à faire attention à moi. J’avais bandé mon buste, pour éviter qu’il ne refrappe au même endroit et me fasse plier de douleurs. J’avais pas trop mangé, pas trop bu, j’avais même fait quelques étirements. Au moment de se froquer j’avais pris des vêtements bien amples pour permettre de lui montrer toute la souplesse dont j’étais capable pour le ratatiner.
Et même s’il ne l’avouera jamais, il en a bouffé du sable ! Le pire restera le dernier coup, quand dans un élan surhumain j’lui ai envoyé une patate de forain direct dans le tarbouif. Et bam ! Ah j’étais fière de moi.

J’avais gagné, et donc je ne voyais plus l’intérêt de continuer. J’avais naturellement montré ma supériorité dans ce domaine. Lui me surpasse en décoration intérieure, moi en combat de rue à la loyale. Enfin loyale… en lice. Car au cas où j’avais –encore- perdu, j’avais préparé une petite tisane pour lui filer la chiasse pour les deux jours suivants. Dieu merci je n’ai pas eu besoin de lui faire boire. D’ailleurs si vous voyez une gourde sur ma table de chevet, ne la buvez pas sinon le programme est simple : crampe d’estomac, caca sur vos bas !
Mais Gilly, homme basique, ne voulait pas en rester là. Je peux le comprendre, j’aurais moi-même fait pareil à sa place, il a donc demandé un AUTRE duel. Que j’avais, forte de ma dernière victoire haut la main- accepté avec un grand sourire. De ces sourires qui lui donnent peut être l’envie de me péter les dents-. Et vas-y que j’accepte, que je souris, que je fais des courbettes, que je t’autorise même à boire du vin, et que je te propose d’aller prendre un bain pour te remettre de ta défaite, et surtout de bien prendre des forces parce que le lendemain, t’allais encore bouffer la poussière mon tendre époux, et bla, et bla, et bla. C’est qu’il semblait si sûr de me mettre une branlée que vous vous en doutez, j’avais été plus têtue que Lui en balayant ses remarques d’un revers de main : mais oui Gilly, mais oui.
Mais oui, causez toujours et préparez vous à perdre. Encore.

Le lendemain, contre toute attente –surtout la sienne d’attente-, je gagnais encore et affirmait définitivement ma supériorité dans le domaine. Soit il n’y avait eu qu’un point d’écart, mais c’est CE point qui faisait que je gagnais, et que lui…perdait –encore, je sais que je me répète mais j’aime bien-. Ainsi donc, Je n’aurais pas à lui cirer les bottes, mais Lui… Lui…


- Pauline tout est prêt ?
– Oui Ma Dame, comme vous l’avez demandé.
- Tout a été livré là bas ?
– Oui Ma Dame, mais je ne suis pas sûre qu’il faille le faire aujourd’hui, l’air est vraiment frais et ?
- Et ? J’ai gagné non ?
– Oui Ma Dame. Bien sûr Ma Dame. Je peux vous accompagner ?
- Non, il serait capable de vous faire culpabiliser et vous le feriez à sa place.
– Oh s’il vous plait, je veux juste voir ça au moins une fois dans ma vie !

Eclats de rire de parts et d’autres, c’est que je comprenais Pauline, la scène qui allait suivre est on ne peut plus inédite et méritait vraiment que tout le monde en soit témoins. Il fût donc décidé que Georges et Pauline y assisteraient, de loin, cachés derrière un bosquet à l’abri du regard Gillyesque.
En parlant de Gilly, il ne fallut pas longtemps pour le décider pour une balade. Assis à son bureau, l’homme vit à peine son épouse approcher et poser sur ses épaules un mantel, et d’un baiser sur sa joue l’avait fait levé, prétextant une soudaine envie de grand air. L’époux, homme parfait à n’en point douter, avait accepté sans mal. Des couloirs de Momas à ses jardins, du grand portail au chemin de traverse, les voilà bientôt passant devant le lavoir.
Et tout était prêt, en effet –le pouvoir de l’argent-. Le battoir était posé sur le muret en pierre, non loin gisait une corbeille de linges. Sur la gauche un chaudron où l’eau chauffait déjà. Et en face, un beau fauteuil où Colombe pris place, sourire au bec.


Ah vous l’avez voulu ce combat.
Notez que j’ai épargné vos mains…


Et vas-y doucement, je l’aime cette robe.
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Merci Jd Sadella pour la ban et l'avatar, et merci Jd Nev' pour le fessier de ma Chiasse.
Williamss
Déa et son fairplay... Quand elle vous parle de bouffer du sable, peut être veut elle faire allusion à cette poignée qu'elle lui a jeté dans les yeux pour l'aveugler et lui arracher la victoire d'un seul tout petit point.
Elle avait triché! Comment en aurait il été autrement? Car sinon, Gilly aurait gagné, oui c'est sûr...

Enfin, vrai que l'homme avait oublié cette histoire de lessive. Mémoire sélective peut être... Vrai aussi qu'il n'avait pas été difficile a convaincre pour cette balade, mais c'était tout naturel après tout. La châtain ,depuis leur arrivée a Pau, avait retrouvé ses esprits et à ses devoirs conjugaux se dévouait corps et âme... le brun avait donc cru à un prétexte pour l'écarter de ses affaires quelques heures et remettre encore une fois le couvert...
Et oui, il l'avait donc suivi sans se douter, sourire sur les lèvres même avant de rapidement déchanté quand elle lui avait montré le lavoir. Pour sûr, il aurait préféré la balade grivoise. La mine renfrognée qu'il tirait ne pouvait laisser aucun doute.


C'est pour... ma robe!
je dois... la laver!

Gilly la regarda d'un air dépité. En théorie, l'homme savait très bien comment se faisait la lessive. De l'eau, du savon et beaucoup d'huile de coude... Mais dans la pratique... dans la pratique, un homme n'avait rien a y faire!

Vous êtes sure que vous ne préférez pas que je vous...
non... dommage...


Madame avait posé son c*l dans un fauteuil pour savourer... rien que ça! tu veux pas des cacahouètes aussi?
Monsieur s'était avancé en bougonnant jusqu'à la corbeille d'où il avait sorti le vêtement. A deux mains, il l'avait étendu devant lui et observé quelques instants.


Vous êtes quand même une sacré gorette...Comment peut on se tacher là? Et là aussi?

L'amertume était bien encore là, mais la moquerie lui avait arraché un sourire avant de chiffonner en boule, la robe dégueulasse.
Tu l'aimes cette robe t'es sure?
Le pas était résigné en s'avançant jusqu'au chaudron où l'eau frémissait déjà. Le paquet avait été dédaigneusement laissé choir dans la marmite et l'homme s'était muni du bâton.
Quelques tour de cuillère dans la gamelle et la repêche avait été réalisé sans problème. Au bout de la gaulle, le vêtement fumant et dégoulinant fut conduit jusqu'au lavoir pour la suite.
Jusqu'ici l'homme, malgré la mauvaise volonté non caché à leur arrivé, s'était exécuté sans faire trop de vague, se contentant de marmonner dans sa barbe tout ce qu'il pensait de tout ça.
C'est vrai aussi que jusqu'à présent, l'homme n'avait pas non plus fait le plus dur... Et alors que la véritable besogne allait commencer, Gilly avait une manière bien à lui d'envisager la corvée.
La logique aurait surement voulu qu'il dépose le vêtement sur le bord du lavoir, ou la pierre attendait le tissu pour être frotté. Mais lui avait tendu le bras et du bout de son bâton, laissé glisser la robe dans l'eau froide et plus profondes...
Le brun l'avait regardé doucement couler, avant de se tourner vers la colombe confortablement installer.

Elle était si sale, qu'elle ne flottait même plus...

Un petit coup de pied dans le savon pour qu'il aille rejoindre la disparue et il concluait.

Frotter n'y pouvait plus rien et vous ne pouvez décemment pas porter pareil torchon! Nous en achèterons une autre...

Allez, dis moi que s'était ta préférée...
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Andrea_
Le temps que Gilly entre en scène, je vais répondre à sa question. Mais seulement pour vous, car il comprendra bien vite, Lui, quand il verra mon sourire. Comment on peut se tâcher là, et là, ou encore ici ?
En le faisant exprès. J’avais beau adorer cette robe –oui, c’est ma préférée-, je l’avais sagouinée. Et dieu sait que j’avais choisi mes tâches avec soin : un peu de terre, de la confiture, et même une myrtille écrasée. De l’eau boueuse dégouilinant du haut à la ceinture, et le bas des jupons… Et bien pour le bas je n’avais rien fait de spécial sinon marcher, marcher et marcher encore dans les grandes flaques du jardin. Vous savez, quand la neige se mêle à la terre pour former une gadoue bien dégueulasse, et bien voilà Gilly, c’est comme ça que j’ai fait.
Je l’aime cette robe, oui c’est ma préférée, mais s’il n’arrivait pas à la détacher il devrait m’en offrir une neuve et… Enfin disons qu’elle a fait son temps.

Et vas-y que je croise les jambes en le voyant mettre le cœur à l’ouvrage. Enfin le cœur… disons qu’il faisait preuve d’une immense mauvaise foi et avait revêtu son habit de con MAIS, mais il se pliait à mon exigence et, bon gré mal gré, lavait mon linge. Regardez comme il est charmant avec son bâton, à touiller dans la marmite, c’est presque touchant, se prépare-t-il à une prochaine fonction de maître confiturier ? On est en droit de se poser la question non ? Ne serait-il pas temps de remettre un peu une pièce dans le bourrier ? L’époux semble soudain moins prompte à grommeler, faudrait pas qu’il molisse.


Et bien Gilly, on aurait dit que vous avez fait ça toute votre vie !
Et des fois que ça suffirait pas, le second effet kiss cool
Si on m’avait dit que vous auriez la gaule aussi facilement en ma présence…

Oh ça va, on n’peut même plus rigoler !
Ah… Ah mais ça marche plutôt bien, regardez, il ronchonne à nouveau. Tiens, attrapez ce baise que je vous souffle Gilly, c’pour vous encourager à continuer. De râler, et de laver, l’alliance des deux est très ra…frai…chi…ssant.


Gilly ? Sourcils qui se haussent.
Mais qu’est ce que... Alerte Alerte, c’pas la procédure habituelle.
Arrêtez vos conneries !Le corps se lève et l’index menaçant est pointé vers l’époux rebelle
BERDOOOOOOOOL Robe qui coule n’amasse pas moule. Désolé, j’ai rien d’autre qui me vient, là, tout de suite, ma robe coule. Ma robe préférée coule, mais elle coule avec classe et dignité.
Et avec le savon aussi.

Erreur Gilly, je dirais même ERREUR ! Car cette robe qui devait être remplacée par une neuve à mon grand bonheur, devint soudain LA robe la plus importante de ma vie, que dis-je, THE objet dont je ne pouvais plus me passer. Et ouai Gilly, c’est comme ça tu le sauras. Une femme n’aime pas quelque chose mais si son mari critique cette chose, elle l’aime à nouveau, c’est ainsiiiiii, c’est écrit dans le manuel de la femme parfaite –tome 7, page 3692-.


Un TORCHON ? Femme qui reformule a très bien compris ce qu’Homme a dit, elle lui donne simplement une chance de dire autre chose. En gros : t’as dit de la merd’.
Un torchon. Deux fois. T’es mal Gilly, t’es mal.
Un torchon, vraiment ?Je sais plus quoi dire.

C’est peut être pas bien utile de dire grand chose, de toutes façons Colombe n’est pas une femme de mots, mais une femme d’actes. D’ailleurs c’est plutôt bien acté quand elle se lance sur Lui tel un taureau enragé et qu’elle lutte jusqu’à finalement l’entrainer avec Elle dans sa chute –pile au dessus de la robe, c’t’assez profond ?-


J’vais vous l’faire bouffer le TORCHON !

Si vous voulez un petit spoil : il ne l’aura pas bouffé. Mais ils auront peut être choppé la mort, là, dans l’eau glacée.
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Merci Jd Sadella pour la ban et l'avatar, et merci Jd Nev' pour le fessier de ma Chiasse.
Williamss
La chiasse avait bien fait de faire venir des témoins. Même s'il étaient restés caché jusque là, les serviteurs avaient accouru, quand après le "PLOUF" les cris et nom d'oiseaux avaient fusés aussi fort que l'eau devait être froide.
Le couple avait été repêché avant que l'un des deux ne noie l'autre et les esprits s'étaient rapidement calmés quand les corps s'étaient mis à greloter.


Ils avaient l'air malin, enrouler chacun dans leur couverture, devant cette cheminée...
Le brun avait regardé la châtain avant de rire un peu d'eux même.


Attendez que la saison soit meilleure la prochaine fois que vous aurez envie de nous faire faire trempette...
Enfin heureusement, j'ai la une petite prune qui devrait finir de nous réchauffer.


L'homme s'était levé, oubliant le drap derrière lui, et avait traversé la pièce complétement nu jusqu'au buffet, d'où il avait sorti deux petits verres à liqueur et une bouteille.

Tenez...
Alors qu'il était revenu près de la colombe et lui tendait le verre qu'il lui avait servi en souriant.

Allez, ne faites pas cette tête d'enterrement... Je vous ai dit que je vous en rachèterai une autre. Et puis... je vous accompagnerai jusqu'à Limoges retrouver votre garde robe.

Le brun le savait. La châtain devait repasser par Limoges avant ce fameux tournoi dans l'Est, dont elle lui parlait si souvent, tentant à chaque fois de le motiver pour y participer.
Qu'elle doivent s'occuper de ses petites affaires, comme elle aimait en parler, Gilly s'en moquait bien, tout comme il trouvait ridicule de faire tant de route pour le simple plaisir de prendre des claques. Dans le fond, rien de bien gênant alors, et pourtant... si vous saviez ce que cela pouvait lui coûter...

Limoges... Non mais Limoges Berdol!
Qu'avait il dit... Chaque jour de ce fichu voyage, l'homme avait eu envie de se détourner du chemin. A tulle encore, il s'était retenu de lui dire voila, c'est tout droit par là, vous y êtes presque...avant de serrer les dents et d'avancer silencieux.
Vous l'avez compris, Gilly n'aimait pas Limoges...
Pourquoi? non mais vous y êtes déjà passé?
Ici, le soleil ne se montrait jamais. Quand il ne pleuvait pas, il y faisait froid. Pour faire simple, un coin de bretagne, en plein milieu de France... rêve pour certains, cauchemar pour d'autres...


Et bien nous y voila... j'imagine que vous avez à faire et il est inutile de me faire visiter la ville... Je vais aller voir au marché s'il est possible de vendre quelques bricoles avant que l'une des roues du charriot ne cède ...

C'est vrai que sur la route, si tout avait été calme, notre homme s'était peut être un peu trop lâché sur ses achats et avait dû jouer au Tetris pour tout pouvoir faire suivre. mais avant tout, l'homme avait besoin d'une excuse pour rapidement s'éclipser, son épouse ayant en chemin et à plusieurs reprises, évoqué une amie médecin qu'elle voulait qu'il consulte.
Chose qu'il avait visiblement envie d'éviter...

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Andrea_
Dire qu’on avait été malade était un euphémisme. J’avais passé les deux jours suivant à ruminer mon mal de crâne, et lui, à renifler. Je ne vais pas refaire un topo sur les hommes malades, mais je peux vous dire que si j’ai guéri aussi vite, c’est parce que je me suis beaucoup moquée. Au moins autant qu’il s’était mouché. Mais j’avais pris soin de Lui, cachant des rondelles d’oignons un peu partout : remède de grand-mère il parait, je pense avec le recul que c’est surtout un remède tue l’amour. Quand ton plumard sent l’oignon, t’as envie de tout, sauf de t’y coucher !
Et c’est peut être pour ça que l’époux squattait le fauteuil en se baladant de temps en temps à poils. Ou alors il soignait le mal par le mal, allez savoir ! Heureusement, moi, je n’avais pas regardé ! Non, Colombe n’est pas comme ça !

Je déconne. Elle avait regardé et avait même tâté la marchandise d’une main venu pincer un bout de fesse, laissant sur son visage un sourire satisfait, aaaaaaah, les joies du mariage. Et comme Dieu vous rend au centuple ce que vous lui donnez, je gagnais un verre de liqueur et un accompagnant tout frais payé jusqu’à Limoges.

J’ose pas vous parler du trajet, entre un Gilly qui tirait une gueule de six pieds de long et moi qui trépignais d’impatience. Si j’avais clairement hâte de retrouver Limoges et ses habitants, je ne pouvais pas renier que mon entrain n’était pas partagé DU TOUT. Il avait râlé plus que d’habitude, grogné plus que d’habitude, et usé pas moins de trois paires de bottes en trainant des pieds, c’est simple je pense qu’il aurait été plus rapide s’il y était allé en moonwalk. Cependant, Gilly étant un homme fier et orgueilleux, il ne s’était pas contenté de dire « que c’était une idée de merd’, dans une ville de merd’, peuplée de merd’, qui puait la … » -on a compris-, non, le Comte prenait un malin plaisir à nous ralentir. En vendant tout ce qu’il avait accumulé dans la charrette –tant et si bien que mes propres affaires ne logeaient plus dedans-, sans vouloir baisser le prix –ça aurait débarrassé pourtant et puis avec trois milles sacs de maïs, j’suis pas sûre qu’on soit à cinq deniers près-. Tenez-vous bien, l’Homme s’amusait même à s’émerveiller de la nature. Si on m’avait dit que je verrais Gilly suivre un papillon pendant plus d’une heure sous prétexte que « non mais venez voir Déa, il est vraiment superbe » je l’aurais pas cru. Autant vous dire que moi, pressée, j’étais plutôt en mode « non mais c’est un papillon Gilly, bleu vert ou jaune ça reste un papillon. Trop petit pour être mangé, trop fragile pour être touché et trop vivant pour être sous cadre ».
Au bout de trois jours de campement, je ne me serais pas étonnée de le voir suivre la trace d’un ours polaire en pleine campagne Toulousaine à la seule force de son odorat. Cet homme, parfois, me désespérait, mais c’est aussi ça, qui m’avait fait tomber sous son charme voilà des années : sa mauvaise foi.


Et quand je ne m’y attendais plus, nous sommes arrivés à Limoges. J’avais rapidement retrouvé mes marques. Et plus précisément « mes affaires » comme Gilly aime le dire. J’avais cherché Astana pour lui expliquer en long en large et en travers qu’elle allait enfin rencontrer l’époux –le fameux-, et qu’elle devrait l’ausculter sous toutes les coutures, je voulais avoir un topo très détaillé du mal qui le rongeait, j’allais devenir veuve et je devais savoir contre qui je me battais. Mais l’époux jamais ne s’était pointé.
J’avais pourtant tout tenté pour le convaincre.



Allez Gilly, faites un effort, ce médecin est très compétent.
C’est une femme.
Blonde.
Belle.
Gentille.
Une ancienne ferrailleuse.


Avouez que j’ai mis les formes ! J’aurais pu mettre en avant ses pare chocs, malheureusement aucun des deux ne valaient le détour, la Blondeur, aussi bonnasse soit-elle, était plate comme une limande.
C’est marrant parce que si elle avait été rousse, j’étais certaine –très très certaine- qu’il aurait lui-même demandé une consultation et qu’il n’aurait pas hésité à aller la voir trois fois par jour pendant des semaines ! Comme quoi parfois, la vie tient à une couleur de cheveux.

A peine trois jours après notre arrivée, je trouvais un message posé sur la table de nuit de son appartement. Il ne rentrerait pas, pire, il repartait en Béarn. Pourtant, en me couchant, j’avais l’intime conviction qu’il ne serait pas parti sans dire au revoir. Le lendemain pourtant, je m’éveillais dans un lit froid : Gilly avait définitivement quitté le nid pour rejoindre son Béarn chéri.

Et n’avait pas signé les papiers de la dissolution.

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Merci Jd Sadella pour la ban et l'avatar, et merci Jd Nev' pour le fessier de ma Chiasse.
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