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[RP]Infirmerie de campagne [Neutre]

Melian
Melian salua la dame. Elle lui expliqua qu'elle était la bienvenue et que la situation était sous contrôle pour l'instant, les deux blessées qu'on lui avait amenée étant soignées. Elle resta non loin, voyant messire Aimelin faiblir. Elle les regarda transporter Cécé l'air un peu éteint. Elle prit un tabouret et s'assit, gardant un œil sur le sire de peur qu'il ne s'écroule.
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Aimelin_
Son regard ne peut se détacher de Ptit pendant que Dotch l'aide à la transporter pour la déposer doucement sur une paillasse.

Tu m'as l'air épuisé, veux tu boire quelque chose de chaud ? Te reposer un peu ?

je ... non .. je voudrai rester un peu à coté d'elle .. j'avais promis à Dance de veiller sur elle .. et .. j'ai pas pû empêcher ça.
... et puis je dois retourner au camp apres


Il regarde son amie, beaux yeux comme il aime l'appeler. Leurs soirées où ils discutent en refaisant le monde devant quelques verres de bon vin, chose qu'ils aiment tous les deux. L'avoir ici est un réconfort.
Il se penche sur la paillasse où repose son amie et s'asseoit à côté prenant sa main pour la serrer doucement en murmurant.


ptit je suis là .. ne pars pas

Il se rend compte qu'il a du sang partout. Ironie du sort lui qui n'a tué personne pendant cette bataille.
Il veut se reposer juste un peu, pour reprendre des forces et repartir.

Un murmure ...
me laissez pas m'endormir trop longtemps ....

Son regard se pose sur Ptit. Elle est si calme ... son esprit s'évade ailleurs un petit moment.
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ex Lame béarnaise
Nini89
(désolé je n est pas put venir avent soucie d ordi)

j allas chercher d autre linge propre pour dame melian
tenais dame voici se que vous m avais demander
et si il y d autre chose dite le moi avais vous besoins d eau chaude
Melian
Melian sourit à la dame.

Merci. Posez-les près de la blessée. J'espère que nous n'en aurons pas besoin, mais sait-on jamais. Sinon, il n'y a besoin de rien d'autre pour l'instant.

Puis elle se leva et alla chercher une couverture qu'elle posa doucement sur messire Aimelin tandis qu'il semblait s'endormir quelque peu, avant de retourner s'asseoir.

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Ptitmec13
[à l'infirmerie]

Qui parle ? où suis je ? il fait doux, tout est si calme.... pourquoi cette impression de douceur... comme si je volais. Pourquoi n'ai je pas mal... suis je morte ?

Il fait froid ......... tout est si noir.... où suis je.....

Des images qui se bousculent, la vie, la mort, les cris et les rires. Des visages du passé, du présent et puis son visage..... le dernier que j''ai vu .... la douleur avant le noir.

Où suis je ?

Pourquoi ne puis je pas répondre à cette voix qui arrive de si loin. Qui me touche ?

Pas un frémissement de ptit ne pourrait trahir ses pensées... elle ne bouge pas. Seul son esprit veille. Elle dort, elle lutte pour ne pas s'endormir plus profondément.


Je suis si fatiguée, laissez moi encore un peu.
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Per lo Bearn
Dotch
Une certaine tristesse s'empara de la Duchesse en voyant son ami ainsi. Pendant une guerre combien de larmes pouvaient couler ? Combien de litres de sang venaient frapper la terre ferme ? Triste sort, triste Béarn qu'est ce qui avait bien pu te conduire à cet affrontement ? Etait-ce simplement la passivité d'une seule personne ou bien était-ce un tout, un ras-le-bol qui c'était installé au fur et à mesure des années ? La Comtesse d'Armentières n'avait pas la réponse, elle avait simplement son opinion.

Tu n'y es pour rien Aim, tu as fait ce que bon te semblait, c'est bien normal.

La main sur l'épaule d'Aimelin elle resta silencieuse, elle ne savait pas quoi rajouter, c'était si triste de voir Cécé ainsi et son ami emplit de détresse... Elle se retira pour rejoindre la médecin.

Bonsoir, je viens proposer mon aide, d'autres blessés devraient certainement arrivés. J'ai apporté également du linge propre, j'espère que nous en aurons assez.

Dotch retourna près de ses affaires, de loin elle observait Aimelin. Sa tête donnait des accoues en avant, signe que le sommeil le gagnait. Elle alla lui poser une couverture sur les épaules. Il fallait bien qu'il se repose encore un peu... une petite heure pas plus, le temps de reprendre un peu de force avant de retourner sur le front...

Pendant cette heure qui parrue si longue, la Baronne prépara une infusion, elle proposa une tasse à Melian et à l'infirmière qui l'accompagnait. Sans cesse elle jetait un coup d'oeil sur Cécé pour voir si elle réagissait un peu. Elle allait toutes les quinze minutes lui passer un linge trempé dans l'eau chaude sur le front, vérifier qu'elle n'avait pas froid...

Puis l'heure passa, il fallait réveiller Aim, plongé dans un sommeil certainement agité mais profond. Discrétement dans son dos, elle s'approcha de lui, posa ses deux mains sur ses épaules.


Aimelin, ça fait une heure que tu dors... Non elle ne pouvait pas dire la suite, comme elle l'aurait dis à son fils, "c'est l'heure de se réveiller, il faut y aller maintenant"... impossible comment dire à quelqu'un que c'était l'heure d'aller à la boucherie ? Elle se contenta de cette phrase, en frictionnant légèrement ses épaules.
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Melian
Melian eut un vague sourire pour la Duchesse qui revint à sa rencontre.

Vous estes la bienvenue. Toute bonne volonté l'est toujours. Plus encore ayant des connaissances en le domaine médical.


Elle prit avec reconnaissance l'infusion qui lui fut tendue, ses yeux ayant du mal à quitter le corps inerte de Ptit. Elle but à petites gorgées, les nausées due à sa grossesse avancée de trois mois ne lui laissant que peu de répit. Pis encore en de telles circonstances qui avaient vraiment de quoi soulever le cœur.

Elle se leva finalement, et tandis que la Duchesse s'occupait de Cécé et du sieur Aimelin, elle alla voir l'autre dame qui s'était présentée en premier. Elle souleva les compresses et tâta doucement les pourtours de la blessure la plus grave, à son flanc. Aucun durcissement, pas de reprise de l'hémorragie. Rien d'inquiétant pour l'instant. Elle s'assit donc à son chevet. Personne ne doit être laissé de côté.

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Aimelin_
[le jeudi apres la première bataille]

Des cris, des gémissements, et toutes cette poussière que soulèvent les pas des combattants tout autour de lui. Tout n'est que cahos et malheur. Le cri des des lames qui se croisent, les carreaux qui passent et se plantent à quelques pas de lui, une douleur qui le foudroie avant qu'il ne regarde devant lui qui tient l'épée... elle... elle le tue. Mourir, on était tous égaux devant la mort mais il voulait encore vivre.

Aimelin, ça fait une heure que tu dors...

Il pousse un cri et sursaute, le coeur battant à cent à l'heure, comme quand il fixe la charge des ennemis. Ses cauchemars ne le quittent plus. Il ne dort presque plus et quand il dort il ne voit que l'horreur.
Et puis les mains sur ses épaules lui font du bien, la voix est douce, rassurante, connue. Comme il aurait envie de se laisser aller à cette douceur. Il ferme les yeux avant de les rouvrir pour regarder Ptit qui dort toujours. Il se penche pour écouter son souffle et dépose un baiser sur son front en murmurant.


je reviens vite

avant de se redresser pour regarder Dotch.

Oui je dois aller rejoindre Madg et mes hommes. La nuit sera encore longue et épuisante... veilles bien sur elle je reviendrai au plus vite.

Faible sourire quand il se relève et essaie d'arranger sa chemise pleine de sang. Peut être que c'est lui qui sera demain allongé comme Ptit. Il dépose un baiser sur la joue de son amie et lui murmure.

Et toi ne bouges pas d'ici, ne fais pas ma bêtise de prendre des risques. Nous avons besoin de toi.

Un sourire à Dame Melian et un dernier regard vers ses amies avant de quitter la tente.
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ex Lame béarnaise
Aimelin_
[le vendredi apres la deuxième bataille]

Nul besoin de chercher la tente, il en était sorti la veille, pour y retourner ce matin après cette terrible bataille et il sait où elle est. Deux blessés plus légers et deux gravement, triste bilan. Lui seul a échappé aux coups d'épées meurtriers, dieu seul sait comment.

Tout en marchant difficilement sous le poids d'Orantes qu'il porte sur ses épaules, il pense. Il essaie de réfléchir à quoi joue le pouvoir. Attendre une action honnête de la comtesse, ça n'était pas la peine. Il avait passé des heures à parler avec elle pour s'entendre dire qu'elle n'avait pas confiance ou du moins que les deux chefs d'armée ne faisaient pas confiance à Vae Victis. Et puis il l'avait entendu parler de ses prédécesseurs rejetant sur eux le mauvais état du Béarn. Aime se rendait compte que c'était à qui tirerait le plus vite sur l'autre et il était las de cette mascarade.

Il pense à ses compagnons Louliane et Orantes, ceux qu'il connait le mieux pour avoir davantage parlé avec. Des discussions, des confidences, des rires malgré les tensions et la peur. Même si on ne la montre pas, elle est là, elle se terre en chacun de nous. Celui qui ne connait pas la peur ne vit pas. Aime connait cette peur qui lui prend les tripes avant chaque combat.

En regardant ceux qui devenaient au fil des jours ses amis, il ne voit que deux personnes avec de l'honneur et du courage, et leurs idéaux. Vivre dans le respect dans un comté dirigé par quelqu'un de compétent, agissant pour son bien.

Apres tout ça, il faudra surement se battre avec les mots, contre des gens qui ne comprennent pas pourquoi ils ont été dans cette armée. Mais il est prêt à se défendre, à défendre ses convictions même si elles ne sont peut être pas justes en choisissant l'armée. Mais comment se faire entendre autrement puisque la comtesse n'écoute rien et surtout, se fiche éperdument des réponses à apporter. Par son attitude elle a favorisé cette crise, et ses non réponses publiques le confirment. Négociations arrêtées et plus de nouvelles de l'Ingénue qui lui avait donné rendez vous à la grotte. Femme de non parole elle était, femme de non parole elle resterait.

Il regarde ses deux compagnons qui portent Louliane. Du courage, voila ce qu'il voit et qu'il retiendra d'eux. Honneur et courage d'aller au bout de leurs engagements.

Quand ils entrent sous la tente il n'a pas longtemps à attendre pour que Dotch et Melian se précipitent vers eux. Orantes qu'il allonge sur la table, sa blessure au flanc saigne abondamment. Ses compagnons en font de même pour Louliane gravement blessée derrière la tête et l'arcade sourciliaire ouverte.

Comme une ombre il se dirige vers Ptit, s'allonge sur le sol à côté d'elle et pose sa main sur la sienne... il ne sent pas ses yeux se fermer doucement.

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ex Lame béarnaise
Melian
S'en va-t-en guerre pour mieux revenir avec de nouveaux blessés. Melian se précipita à la rencontre des blessés. Blessure similaire à celle de Ptit, que la Ventoux répare de mesme. Elle cautérisa les zones hémorragiques avec le fer, puis sutura la plaie. Nettoyage de la blessure, onguent, pansement.

Puis elle va aider la Duchesse Dotch avec la patiente blessée à la tête. Elle nettoya la plaie à l'arcade que quelques points suffirent à refermer. Mais la blessure à l'arrière du crâne est de loin la plus préoccupante. La médicastre n'y touche pas : si jamais le crâne est brisé, les morceaux peuvent endommager le cerveau. Elle regarda la Duchesse, l'interrogeant du regard.


Il faudrait suturer, mais n'est-ce pas trop risqué ?
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Dotch
La nuit avait été calme sous la tente, pas de nouveaux blessés, mais à l’écoute des bruits venant de la plaine nul doute qu’un nouveau combat avait eu lieu. Dotch s’occupait de Cécé, souvent elle venait la voir pour refaire son pansement. Il fallait à tout pris éviter l’infection, chose difficile quand on sait qu’elle reposait sur une simple paillasse à même le sol. Dans ses petits pots et flocons tous marqués d’une petite étiquette avec le nom et une description du rôle du contenu. Elle prit celui noté « Pavot, anti-douleur », inconsciente elle était mais il fallait arriver à lui faire boire dans une infusion quelques goutes de pavot, pour soulager quelque peu la douleur.
Dans une petite tasse remplie à demi moitié d’infusion, Dotch versa précisément 10 goutes de pavot comme lui avait expliqué l’apothicaire qui lui avait tend appris sur les plantes. De sa main gauche, elle redressa légèrement la tête de la blessée et lui fit boire le contenu de la tasse. Il lui fallut bien une trentaine de minute pour arriver à lui faire ingurgiter tout, c’était pour son bien il le fallait.

Nuit calme peut être mais la Duchesse ne s’était permise que très peu de repos, en leur qualité de médecin ou future médecin, elles se devaient de rester conscientes pour pouvoir réagir au moindre soucis. C’est ainsi qu’alternativement entre les trois femmes présentes elles prirent le relai chacune leur tour pour se reposer un peu.

A l’aube, Dotch se débarbouilla tant bien que mal, à l’abri des regards dans un coin de la tente. Elle se passa plusieurs fois le visage sous l’eau, elle n’avait pas de change et sa chemise blanche avait déjà perdu de sa blancheur… Elle recoiffa ses cheveux, les accrochant grossièrement avec son ruban.

Pour seul déjeuner une grande tasse d’infusion, elle n’avait pas pensé à apporter des miches de pain, partie trop vite sans nul doute… Elle aurait bien des occasions de se remplir le ventre comme il fallait, l’heure était bien trop grave pour penser à sa propre personne. Voilà bien une des qualités de la Duchesse, savoir malgré son rang penser aux autres et non pas seulement à son petit confort matériel. Elle espérait bien le prouver en restant ici, jusqu’à ce que cette « guerre » en termine.

Dotch ne pouvait s’empêcher de penser à Aimelin, il lui avait promis de revenir en pleine forme, mais si il en était autrement si à son tour il avait été blessé, voir même pire… Elle se refusait de penser au pire, elle savait que l’armée Comtale ne reculerait pas et que la Comtesse n’abdiquerait pas… comment pouvait-il en être autrement de toute façon ?

Pendant qu’elle remettait de l’ordre sous la tente, elle vit arriver une nouvelle fois Aimelin avec plusieurs blessés. Elle accourut avec Mélian pour poser la femme blessée à la tête sur une table.

Avec des doigts de fées, Mélian sutura la plaie à l’arcade, Dotch n’en aurait pas fait autant. Peut être l’expérience jouait en sa faveur, elle s’avait s’y prendre à merveille. Dotch y serait parvenue avec un peu plus de temps. L’onguent de souci déposé sur la plaie, il fallait maintenant retourner la demoiselle, pour pouvoir observer plus attentivement la plaie.


Il faudrait déjà qu’on la retourne pour examiner plus attentivement la plaie. Dès que le crâne est ouvert, ça a tendance à saigner beaucoup, mais parfois ce n’est guère méchant.

Délicatement elles retournèrent sur le ventre la jeune femme. Combien de femmes, s’étaient engagées dans ce combat ? De toutes les personnes blessées, présentes sous la tente, on ne comptait pas moins de trois femmes… Pourquoi n’étaient-elles pas restées au chaud, pour préparer un bon petit repas à leur mari, plutôt que de venir sur un champ de bataille…

Dotch attrapa un linge qu’elle trempa dans l’eau chaude, par petit tâtonnement, elle essuya le sang qui continuait de couler doucement de l’arrière de son crâne. Les mains de la Duchesse étaient marquées par le sang du soldat… Les vapeurs de l’eau chaude, lui donnaient des suées, elle s’essuya du revers de sa main droite le front… se couvrant au passage le front de sang. Sa chemise blanche se teintait petit à petit de cette couleur rouge, signe du sacrifice, du courage d’avoir voulu prendre les armes pour revendiquer la passivité de la Comtesse.


Pourriez-vous m’apporter un ciseau, pour que je lui coupe un peu les cheveux, nous y verrons plus clair ainsi ? Dit-elle en s’adressant à Mélian. Il était fort dommage de couper de si beaux cheveux, de longs cheveux bouclés noir, avaient-elles vraiment le choix ? Choisir entre soigner la jeune femme ou lui couper quelques mèches sans pour autant lui faire perdre sa beauté ? Le choix était rapide, couper les cheveux pour lui permettre de vivre… Une morte belle, n’importe que peu le médecin, ça serait un échec pour lui, il ne serait pas parvenu à soigner son patient...
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Melian
Melian opina du chef en signe d'approbation. Elle aida la Duchesse et elle retournèrent la dame. Il est vrai que les blessures à la tête peuvent saigner beaucoup sans être bien graves, mais pas trente-six solutions pour s'en assurer.

Elle apporta la paire de ciseaux à Sa Grâce Dotch de Cassel, et en profita pour amener d'autres linges propres, ainsi qu'une nouvelle écuelle d'eau tiède parfumée à la lavande, pour désinfecter. Elle regarda sa collègue couper les cheveux de la pauvre femme. C'était dommage, mais guère d'autre solution.

Melian trempa ensuite un linge dans l'eau à la lavande et nettoya à nouveau la plaie qui semblait saigner un peu moins. Elle l'examina ensuite attentivement.

Il semblerait que le crasne ne soit point enfoncé, mais cela va nécessiter de nouvelles sutures. Et pas moyen de savoir si du sang s'est accumulé dans la teste avant son réveil. Espérons que non...

Car si jamais la dame devenait incohérente, si elle n'arrivait plus à marcher comme il faut, à parler, alors il faudrait procéder à une trépanation, et la Ventoux fit une prière silencieuse pour que cela n'arrive pas. Elle tendit le fil et l'aiguille à la Duchesse.


Pouvez-vous faire les sutures ? Je vous nettoierais la plaie au fur et à mesure pour que vous y voyez suffisamment.

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Ingenue
[A l'écart du champ de bataille, à deux lieux de Lourdes et de sa caboche]

Panser les plaies du corps pour panser les plaies de l'âme.
S'oublier dans le don de soi.

Jeune encore, insouciante il y a encore peu, la mort et le deuil avait frapé la jeune blonde de 17 ans qui avait l'impression d'en avoir mille à présent.

Odeur de sang et odeur de mort, soigner et apaiser sans distinction. Elle n'avait aucune connaissance médicale, si ce n'est les paroles de la Duduche aux gaufres: "Faut amputeeeeeeeeeeeeeeeeeer !!!!"

La jeune tête blonde marquée par le deuil passe la tenture et se signale par un simple:


Adishatz...
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17 ans, blonde et boiteuse. 5 petons tout ronds (1m50).
Orantes
Le corps d’Orantes gisait là sur cette table au beau milieu de cette tente de fortune. Sa jeune carcasse était devenue livide à force de s’être vidée de son sang lors de son transfert. Il avait l’œil jaune, le souffle court. De son front perlait la sueur et seule cette fièvre lui donnait encore l’air un peu vif. Pourtant, il était déjà loin et son âme vagabondait dans un profond cauchemar.

Songe spectral…Corps livides avançant mécaniquement sur le champ de bataille noyé de rouge… Félons !...Tumulte des lames qui s’entrechoquent …Chairs écarlates et sanguinolentes qui s’amoncellent… Traîtres !...Femmes blafardes se tordant de douleur… Crâne fracassé par le glaive du Béarn…Armées fantomatiques et cris de douleur…Brigands ! …Voies qui s’étouffent …gorge qui s’emplit sous l’afflux du sang d’un cœur transpercé…Vae Victis !...Pleurs de l’enfant que je suis encore… Visages verdâtres statufiés par la peur…Violeurs !...Nuit froide et obscure… Comtesse crépusculaire qui s’avance vers moi…Judas !...Œil jaune et langues violettes…Membres tuméfiés, âmes blessées…
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Dotch
La paire de ciseaux en main, Dotch se mit à couper deux trois mèches de cheveux de la jeune femme, guère plus, juste pour y voir plus clair. Juste pour pouvoir recoudre, sans prendre des cheveux dans les points de suture.

« Il semblerait que le crasne ne soit point enfoncé, mais cela va nécessiter de nouvelles sutures. Et pas moyen de savoir si du sang s'est accumulé dans la teste avant son réveil. Espérons que non... »

La Duchesse fut un peu soulagée d’entendre que le crâne n’était pas plus atteint que cela. Elle savait les risques qu’il pouvait y avoir si du sang s’était accumulé, il fallait rester confiant, et faire tout ce qui était possible.


« Pouvez-vous faire les sutures ? Je vous nettoierais la plaie au fur et à mesure pour que vous y voyez suffisamment. »

Oui, je peux le faire. Si vous pouviez essayer juste de dégager un peu les autres mèches de cheveux en même temps.

La Duchesse prit la bobine et le fil que lui tendait Mélian d’une main sûre et confiante… Elle déroula une assez grande longueur de fil, et le coupa de ses dents. Cherchant du regard la lumière, elle tendit vers l’endroit lumineux, l’aiguille et fit glisser à l’intérieur le fil. Chose faite, elle fit un nœud à l’autre extrémité du fil…

« Allez, ma belle il faut te lancer maintenant, applique toi surtout cette femme gardera à vie la marque de cette cicatrice, il faut qu’elle soit jolie, qu’une fois les cheveux repoussés, elle ne se voit plus du tout. »

Elle se parla à elle même en son fort intérieur, la peur ne l’avait pas gagné, mais elle savait que chacun de ses gestes seraient importants et que la beauté de la jeune fille en dépendrait.

Lentement elle approcha l’aiguille de la plaie, et piqua l’aiguille non sans difficulté dans la peau. D’un geste ample, elle alla chercher l’autre morceau de peau, pour y piquer l’aiguille sur un point placé parallèlement à celui qu’elle venait de faire. La Vicomtesse de Cassel poussa légèrement de chaque côté de la plaie pour en rapprocher les bords avec sa main gauche, pour lui faciliter la tâche. De la main droite, avec délicatesse pour ne pas casser le fil, bien qu’il était épais, elle tira dessus au maximum. Elle allait entamer le second point lorsqu’elle entendit la voie d’une femme… le seul mot prononcé fut un « Bonsoir »… Etait-ce la fatigue, ou les blessures qui avaient empêché la femme de dire autre chose… Dotch releva un instant les yeux… Qu’elle ne fut pas sa surprise de voir la Comtesse ici même… elle qui d’après les rumeurs, ne montrait plus le bout de son nez depuis trois jours. La Duchesse baissa les yeux sur la plaie, et se concentra sur ce qui était important, recoudre la jeune femme. Elle ne prononça que deux mots, la tête dans les cheveux du soldat


Adishatz Dauna

La secrétaire d’Etat en Béarn reprit son travail, et continua de suturer la plaie, un nouveau point, puis un autre. Elle releva les yeux pour s’adresser à Mélian

C’est assez serré ? Il ne faudrait pas que la plaie fasse une boursoufflure.

Attente d’une approbation, attente d’un geste ou d’une recommandation si elle faisait mal. Elle reposa son regard sur la Comtesse, elle semblait abattue. Etait-ce cette guerre qui l’a mettait dans ses états ? La Duchesse n’avait pas la réponse, elle s’en moquait à vrai dire de ce qui pouvait se passer dans la tête des autres en cet instant, elle avait déjà beaucoup à faire avec ses pensées.

Elle fit un nouveau point. Recoudre la plaie ouverte sur une dizaine de centimètres, était un travail bien plus compliqué qu’elle ne l’aurait pensé. Enfoncer l’aiguille dans la peau du crâne s’avérait difficile, du fait que la peau était relativement très fine, ensuite l’aiguille rencontrait directement l’ossature du crâne…

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