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[RP] Retour aux sources

Ladypassion
[Dans l'aube naissante]

De la poussière sur la route menant à Honfleur, un bruit de sabots qui résonne dans la campagne endormie, les roues d'une charrette qui grincent mollement, fatiguées de tourner depuis des mois.
Le braiment d'un âne fourbu, le hénissement d'un étalon qui s'ennuie d'avancer si lentement


Bon sang d'bonsouér l'âne ! t'vas te taire oué ! t'vas réveiller la patronne et son fils !!

Réajustant son vieux feutre sur sa tête, le charretier pestait après le bourricot, mais ne se rendit compte trop tard qu'il faisait autant de bruit que l'animal. Refermant rapidement la bouche, il tendit l'oreille et grimaça en entendant du bruit dans la charrette. Marmonnant à voix basse dans sa barbe, il accéléra la marche de l'âne

Rhaaa ! bougre d'animal ! dépêche toi donc d'avancer ! Si tu veux manger et te reposer ! Bayeux n'est plus très loin

Manger ? dormir ? Il n'en fallait pas plus à l'âne qui accéléra brusquement. Surpris, l'étalon qui marchait à ses côtés releva brusquement la tête et la secoua, d'un air de dire : "hé ho ! calme-toi bourricot ! ou alors va plus vite !". Le fouet claqua au dessus des oreilles de l'âne et il se mit à galoper.

L'idée de manger et d'enfin se reposer lui avait redonné des forces. L'étalon se mit au galop, le laissant bien vite derrière lui, dans un nuage de poussière. Enfin galoper ! Il en avait marre d'avancer au rythme trop lent de bourricot. Lui, Flamme, bel étalon pur sang arabe, c'était galoper crinière au vent qu'il aimait. Aussi il s'en donna à cœur joie, prenant de l'avance, revenant vers bourricot pour le narguer, repartant de plus belle.

Les remparts de la ville s'approchaient, enfin c'est plutôt notre troupe qui s'approchait des remparts. La grande porte s'ouvrit et quelques personnes, sortirent de la ville. Certaines à cheval, d'autres tirant ou poussant une charrette à bras, une vieille femme houspillant un gamin qui venait de la percuter.

Le charretier fit ralentir le bourricot et attacha l'étalon à la charrette avant d'entrer dans la ville. Étant déjà venu, il dirigea l'attelage vers les écuries du village. Une fois dans la cours, il fit arrêter l'âne et s'étira avant de descendre de la charrette. Il détela l'animal et prit la bride de l'étalon de l'autre main.

Pendant qu'il les installait dans un coin, leur donnait eau fraîche et bon foin, orge et restes de légumes, la dame s'éveillait lentement dans la charrette. Sa main chercha instinctivement son fils près d'elle. Rien.. le vide..

Se redressant d'un bond, les yeux grands ouverts cette fois, elle regarda la place où aurait dû dormir son fiston. Mais personne ! Tout à fait réveillée, elle sauta en bas de la charrette, en fit le tour, mais pas de fiston en train de lui faire une mauvaise blague. Entrant dans l'écurie


Alphonse !! Alphonse !! Avez-vous vu Seb ??
Il n'est pas dans la charrette !


Voyant l'homme hocher négativement la tête, elle sentit l'inquiétude monter. Qu'était-il encore en train de faire ? quelle nouvelle bêtise ? ou bien avait-il sauté de la charrette au moment du départ ?

Je vais voir autour de l'écurie et dans les tavernes voisines si quelqu'un l'a vu. Mais je crains qu'il ne nous ait joué un mauvais tour et soit resté à Honfleur. Il nous a déjà fait le coup...
Quand vous aurez fini avec bourricot, prenez Flamme et filez à Honfleur voir s'il est là bas, et ramenez-le.


Se doutant que ses recherches ici seraient vaines, elle prit son petit baluchon dans la charrette et se dirigea vers la taverne de la mairie.
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Domdom
Attablé aux "Mille Plaisirs " en compagnie de son Ange , Domdom entendit la porte s'ouvrir dans un grincement au bruit insupportable.

Faudrait p't'être mettre de l'huile sur les gonds un jour ou l'aut' s'emporta Domdom.

Dos à la porte , il se retourna vers le nouveau venu et fut surpris de trouver face à lui une Dame qu'il n'avait encore jamais rencontrée : noble maintien , élégante , bien vêtue , malgré sa garde robe poussiéreuse.


Bah... Euh... Beuh... Mes hommages Dame , je m'appelle Domdom bredouilla notre homme , visiblement gêné...
Il se leva et exécuta une petite révérence , façon d'excuser sa goujaterie .

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d'ici....et d'ailleurs !
Ladypassion
Lady poussa la porte de la taverne et grimaça en l'entendant si bruyante. Rapide regard à l'intérieur, pas de fiston en vue, mais un couple dans un coin.
Posant son baluchon sur une chaise, elle regarde l'homme qui la salue. Un sourire se dessine sur ses lèvres, sa tête s'incline doucement pendant qu'elle retire ses gants de cuir.

Coup d'oeil à sa tenue, nouvelle grimace. Un bon bain serait le bienvenu.


Bien le bonjour messire Domdom.
Je suis Ladypassion, ou Lady pour faire plus court.


Époussetant un peu ses habits, son regard parcourt à nouveau la pièce. Elle salue la dame restée assise, puis se tourne vers l'homme

Je crois qu'un bon bain me ferait du bien. Savez-vous si il y a des chambres libres dans cet endroit ?
Par contre, vous n'auriez pas vu un garçon de 8 ans, accompagné d'un petit écureuil ?


Elle pose la question, mais connait déjà la réponse. Sebastian n'est pas à Bayeux et Alphonse va devoir partir le chercher à Honfleur. Il risque même de le croiser sur la route, fier comme tout de faire la route seul.
Son regard balaie à nouveau la pièce, cherchant le tavernier cette fois


Tavernier !! y'a quelqu'un ?? Portez-nous donc à boire !
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Domdom
Domdom considéra la nouvelle venue avec interêt .
Après les civilités d'usage , il apprit que Lady était un ancienne Bayeusaine , revenant d'un long périple de trois ans sur les chemins du Royaume.


Vous n'allez pas reconnaitre notre cité , Dame , tant de choses ont changé depuis le temps...

puis, quelques instants plus tard :

Non, je n'ai pas croisé d'enfant correspondant à la description que vous m'en avez faite...quant à votre commande , je m'en occupe personnellement .

Sur ces entrefaites, Domdom se dirigea vers le cellier de la taverne , d'où il ramena un bouteille de vin d'Anjou , ainsi que trois verres.
Il les posa sur la table , déboucha la bouteille et remplit les trois verres , qu'il posa devant Ladypassion , Mallory , sans s'oublier lui même , évidemment...


A votre santé , mesdames !

Domdom farfouilla alors dans sa besace d'où il ressortit un morceau de saucisson et une miche de pain

Que diriez vous d'une petite collation ?
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d'ici....et d'ailleurs !
Ladypassion
Lady se pose sur une chaise, et discute un peu avec le jeune couple. Aucun des deux n'a vu son fils, et cela ne l'étonne guère. Dom apporte à boire, puis sort pain et saucisson de sa besace.
Lady sourit, bien que du vin de si bonne heure ne soit pas dans ses habitudes. Jusqu'à présent, elle n'avait pensé qu'à retrouver son fiston, sans prêter attention à son estomac qui criait famine. La vue du pain lui rappela qu'elle n'avait encore rien mangé et son estomac gargouillait.
Elle accepte donc cette collation improvisée, lui permettant également de faire un peu plus connaissance avec Dom et Mallory. Elle fouille dans son baluchon et en sort un torchon noué. Le posant sur la table, elle le défait et leur propose des fruits frais.

Après avoir partagé ce repas et discuté un bon moment avec ce gentil couple, Lady se lève et prend congé.


[De retour aux écuries du village]

Alphonse ?

Le charretier se relève d'un bond en marmonnant dans sa barbe et sort du box où il dormait. Revissant son feutre déformé sur sa tête, il regarde la "patronne" de ses yeux bouffis de sommeil. Réprimant un bâillement, il attend qu'elle lui dise ce qu'elle attend de lui

Ah, Alphonse ! Vous êtes là.
J'ai besoin de vous. J'ai pris ma décision, je m'installe ici.
Pendant que je visite le village à la recherche d'une maison, prenez cette bourse et allez me trouver deux beaux champs.
Ensuite, portez ma petite malle et celle de Seb à la taverne du village .. en espérant qu'ils ont une chambre pour nous.
Quand ce sera fait, prenez Flamme et allez chercher Seb à Honfleur. Je suis certaine que ce chenapan est là bas.


L'homme l'écouta et opina du chef en prenant la bourse que lui tendait Lady. Cela voulait dire pour lui et pour bourricot qu'ils n'auraient plus à courir les routes la nuit avant un bon moment, et il en fut satisfait. Ses vieux os avaient de plus en plus de mal à suivre le rythme de sa patronne.

Bien m'dame ! je m'en occupe de suite ! Une préférence pour les champs ?

Maïs, si j'en crois la missive du maire. Faites de votre mieux

Nouveau signe de tête, il glisse la bourse dans sa poche. Lady le regarde partir vers la charrette, s'approche de son étalon et lui flatte l'encolure, en lui murmurant : "on va te trouver un grand pâturage où tu pourras galoper autant que tu as envie mon beau". Le cheval hoche la tête avant de la poser sur l'épaule de Lady, comme il le faisait souvent. Le sourire aux lèvres, sa main caresse son encolure musclée un moment. Que de bons moments, de folles chevauchées ils ont fait ensemble. De vrais complices.

Laissant là son cheval, après un gratouillage entre les oreilles de Bourricot, Lady quitte l'écurie et s'élance dans le village. Il lui faut trouver une maison pour son fils et elle, avec une cour pour ses lynx, et trouver un atelier. Dans sa dernière missive, le maire parlait de "charpentier".. enfin menuisier serait plus approprié, voire même tonnelier.

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Ladypassion
Ayant fini par trouver une maison qui semblait correspondre à ses attentes, Lady fait un détour par le cadastre afin de s'assurer que la maison était encore libre et d'en demander l'achat.

Revenant vers ladite maison, elle se trompe de rue et tombe sur ce qu'elle cherchait. Un atelier qui semblait un peu abandonné. Dans la cour, des troncs d'arbres, des planches, des poutres, plus ou moins séchées, s'entassaient. L'allée était un peu envahie d'herbes folles qui se prenaient dans le bas de sa robe.

Poussant la porte entrouverte, Lady regarde à l'intérieur. De la sciure, des copeaux jonchaient le sol. Des outils étaient éparpillés un peu partout. Rabots, scies, ciseaux, râpes, limes, marteaux, enfin tout le nécessaire pour travailler le bois.

Ressortant de l'atelier, elle regagne la rue, note l'adresse et se dirige cette fois sans se tromper vers la taverne du village.

Alphonse a déjà déposé ses affaires, réservé une chambre et même pensé à commander un bain chaud pour sa patronne. Le tavernier la conduit à l'étage.

Lady regarde la chambre et sourit. L'appel du bain est trop fort, et dès que le tavernier la laisse, elle referme la porte, enlève ses habits poussiéreux et se glisse dans l'eau chaude avec un soupir de plaisir...

Vêtue de propre, elle descend prendre un léger repas. Quelques personnes passent à la taverne dans la soirée, notamment Hervald, un jeune garçon de 6 ans. Alphonse est parti avec Flamme chercher Sebastian.

La nuit a recouvert le village depuis un bon moment maintenant, Lady regagne sa chambre, seule. Dernier coup d'oeil par la fenêtre sur le village, les volets se ferment. La chandelle éclaire faiblement la pièce. Un souffle, la flamme vacille et se meurt, laissant une petite fumée odorante s'élever. Allongée dans le lit, Lady espère avoir fait le bon choix en s'installant ici après toutes ces années...

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Ladypassion
[le lendemain, dans l'après midi]

Après avoir retrouvé son fiston, lui avoir fait préparer un bon bain, un bon repas, elle sort des vêtements propres de sa malle.. bien que se doutant qu'il préfèrerait une tenue légère. Pendant qu'il mange, elle l'écoute raconter ses dernières facéties en souriant et riant de ses bêtises.

Fatigué par sa nuit sur la route, l'appel du lit est trop fort et Lady le laisse dormir tranquillement, après un doux baiser sur son front. Elle quitte la chambre sans bruit, le laissant se reposer et sort de l'auberge.

Elle passe au cadastre voir si elle a une réponse concernant la maison. Pas encore, il lui faudrait attendre. Elle s'en va faire un tour vers l'atelier qu'elle venait d'acheter, et évalue les travaux.

Rien de bien énorme, surtout un grand coup de ménage et de rangement avant de pouvoir se mettre à l'ouvrage. Il lui faudrait aussi se procurer du bois et du fer. Alphonse lui donnerait un coup de main, mais vu son âge, il n'était plus aussi fringuant qu'avant et se fatiguait vite.

Traversant à nouveau le village, elle aperçoit Jean dans la taverne municipale et s'arrête, un léger sourire aux lèvres. Ni une ni deux, elle entre et commence à discuter avec lui autour d'une bonne bière et d'un bon calva.

Au cours de la discution, elle lui annonce qu'elle s'installe à Bayeux et la nouvelle semble le ravir. Elle en vient à parler de son nouveau atelier, et il se propose de l'aider sans la moindre hésitation.


L'atelier.. enfin la bâtisse est en bon état. Il y a juste la cours qui est envahie par les herbes folles.. du bois un peu partout à trier et ranger.. et un bon coup de ménage à l'intérieur. vérifier les outils.. et il va falloir que je me procure du fer si m'sieur le maire confirme sa demande .
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--_alphonse
[Pendant ce temps, à l'atelier]

Le vieux charretier avait reçu l'ordre de trouver un ou deux hommes pour nettoyer et ranger l'atelier que venait d'acquérir sa patronne. Il finit par trouver deux "volontaires" pas trop éméchés dans une taverne, et moyennant quelques piécettes, il les recruta.

Arrivé à l'atelier, il chargea le premier de couper et d'arracher les herbes dans l'allée qui gênaient le passage. Au second, il confia un balai avec pour mission de déblayer le plus gros de la sciure et des copeaux dans la bâtisse.

Pendant qu'ils se mettaient à l'ouvrage entre deux hips, Alphonse partit aux écuries, attela Bourricot à une petite charrette empruntée pour l'occasion. Ce dernier ne fut pas heureux et se mit à braire pour montrer son mécontentement. Alphonse finit par le calmer et conduisit la charrette à l'atelier. Elle servirait à évacuer tout ce qui n'était bon qu'à finir à la poubelle.

Descendant de la charrette, il regarda les hommes s'affairer et leva les bras au ciel


Nom di diou !! Qu'es'qui m'a donné des ânes batés pareils !!!
Toi , l'herbe, la jette pas partout ! fait un tas et mets dans la cariole !
Et toi, les copeaux et la sciure, vas-y douc'ment avec l'balai !! tu vois pas qu't'en mets un peu plus partout !!


Il parcourut rapidement la cour et l'atelier et trouva ce qu'il cherchait. De vieux tonneaux complètement secs qui ne tiendraient plus aucun liquide prisonnier. Il en fit rouler un premier vers l'entrée de la bâtisse.

Tiens l'gars ! mets donc les copeaux là-d'dans ! ça servira pour faire du feu pour cintrer les prochains tonneaux ! Et t'en as d'autres là bas, derrière le tas de planches.

S'assurant que l'homme avait compris cette fois, Alphonse rentra dans l'atelier. Prenant un autre balai, il enleva les toiles d'araignée du mur à côté d'un établi. Une fois propre, il vérifia que les clous, les supports tenaient biens et commença à rassembler tous les outils éparpillés.

Il se mit à les inspecter un par un, mettant de côté ceux qui avaient besoin d'un bon affûtage, ceux qu'ils avaient besoin d'un peu plus que ça. Ceux qui étaient en bon état prirent place sur le mur.
Le_borgne
Jean, dans sa taverne fétiche, n'en croit pas ses yeux. Une belle femme, Ladypassion, lui annonce qu'elle compte s'installer à Bayeux et apparemment, un coup de main ne serait pas de refus... Ni une ni deux, Jean se propose pour l'aider, un vrai galant... Héhé..

" Ce sera un véritable plaisir, de vous aider à remettre en état votre atelier ma chère. Qui plus est, j'ai bien besoin d'exercice et puis aider les belles femmes est une de mes fonctions premières." Jean fait son plus beau sourire charmeur à Lady et reprend..
" Dés que j'aurais fini de démolir le toit d'la bâtisse 7 rue Sainte Isabelle, je me présenterai à votre atelier... Cela ne me prendra pas plus de... Pas longtemps, vous avez ma parole."

Jean se redressa et prenant la main de Lady, il déposa un doux baiser dessus. Il fit une jolie courbette devant Lady puis lui tint ce propos avec une voix suave :
"Je dois malheureusement m'éclipser, le revers de la médaille lorsqu'on est veux être actif, c'est de ne pas disposer d'autant de temps qu'on le voudrait... Mais ma chère, soyez rassurée, je reviendrai bien vite vous voir."

Tout sourire, Le borgne attendit la réponse de la douce Ladypassion...
Ladypassion
Lady le regarde et sourit à son tour. Quel drôle de personnage ce Jean, elle ne le connait que depuis peu mais apprécie beaucoup sa bonne humeur et son envie d'aider. D'ailleurs, elle n'avait pas hésité une seconde à le rejoindre quand elle l'avait aperçu seul en taverne.

Rue Sainte Isabelle ? le 7 ? Voilà qui est plutôt une heureuse coïncidence. Mon atelier est au 5 allée Bettie, pas très loin ! Alphonse soit y être déjà, à déblayer le plus gros, mais vu son âge, je ne peux plus trop lui en demander.

Un baise-main, une courbette avant de prendre congé. Qui aurait soupçonné tant de savoir vivre chez lui. Lady en reste agréablement surprise et incline la tête en souriant

Faites donc, mon cher. Ne faites pas attendre ce fameux toit. Surtout que j'ai cru comprendre que cette bâtisse aurait une bien noble fonction à l'avenir.

Sa main toujours prisonnière de la sienne, elle lui sourit.

oh et puis, faisons route ensemble si vous le voulez bien. Je m'en vais aller voir où en est Alphonse à l'atelier. Et vu que c'est la même direction, cela me ferait plaisir de poursuivre notre discution chemin faisant.
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Le_borgne
Jean se rendit compte qu'il tenait la main de Lady depuis un bon moment et jugea avisé de la lâcher délicatement, ce qu'il fît.
Un sourire radieux aux lèvres, il répondit d'un ton doucereux à Ladypassion :
"Ce serait un plaisir de faire route ensemble ma chère, nous pourrions en effet continuer de discuter en chemin..." Jean ne termina pas sa phrase sentant que si il se montrait trop galant, cela aurait l'effet inverse que celui escompté...

Jean fait partie de ses gens qu'on qualifie de très "naturels". Pas de faux semblants, pas de félonnerie ou d'actes versatiles. Enfin c'est ce qu'il s'imagine, seul les autres peuvent juger de ce genre de choses. Cependant, Jean restait convaincu de faire partie de cette catégorie de personne et pour argumenter son propos, il aimait raconter une anecdote...

Un jour comme tout les autres jours, alors qu'il faisait son marché... Un tonneau de calva, une cruche pleine de vin, une tonnelet de bière, une flasque d'hydromel et un peu de nourriture... En somme, des achats tout à fait banals... Donc, venu le moment de payer avec de l'argent sonnant et trébuchant, le marchand exigea plus d'écus qu'il était convenu. Jean sentant l'entourloupe ne s'y fit point prendre et cala son poing dans la figure de l'escroc ambulant et lui jeta sa bourse d'écus dessus en le traitant d'escroc...
Une personne agissant ainsi ne peut être que "naturels", d'autres diront qu'il est "soupe au lait" mais que l'on s'entende sur une chose... Le marchand méritait son sort et Jean le lui à amener sur un plateau d'argent... son sort.

Il offrit sa main à Ladypassion pour l'aider à se relever...
Ladypassion
Lady se lève, récupère sa besace à malice et accompagnée de Jean, quitte la taverne. Remontant la rue Sainte Isabelle, ils continuent à discuter du futur orphelinat, de son installation, de tout et de rien. Arrivée devant la bâtisse, elle prend congé de Jean.

Je vous laisse Jean. Je m'en vais rejoindre Alphonse à l'atelier, voir où en sont les travaux. Venez me rejoindre là bas si vous finissez rapidement, sinon on se retrouvera certainement à la taverne

Elle lui sourit, n'échappe pas à un nouveau baiser délicatement posé sur sa main par Jean, puis s'éloigne. Quelques pas plus loin elle se retourne, sourire aux lèvres et lui fait un petit signe de la main avant qu'il ne disparaisse dans la bâtisse. Fredonnant, elle tourne dans l'allée Bettie et arrive devant l'atelier.

Elle reconnait Bourricot attelé à une petite charrette, puis regarde la cour. Un homme fait un gros tas avec l'herbe de l'allée. Elle sourit et avance. Il s'arrête pour la saluer, puis ramasse une grosse brassée d'herbes pour la mettre dans la charrette.

Lady arrive devant la porte où un nuage de poussière flotte. Chassant un peu de sciure de la main avant qu'elle n'atteigne son nez, elle voit un autre homme balai à la main. Contre le mur, de vieux tonneaux sont alignés, certains déjà pleins de sciure et copeaux.

Passant le seuil, elle jette un regard inquisiteur autour d'elle. Alphonse est toujours plongé sur l'examen des outils et elle s'approche de lui.


Alors Alphonse ? je vois que ça avance. Le maire devrait faire livrer un peu de fer, probablement demain. Mais qu'en est-il des outils ? Sont-il utilisables encore ?

Alphonse se relève et salue Lady, puis lui montre le mur où il a rangé certains outils

Ben c'là ont encore d'beaux jours d'vant eux... par contre, ceux là.. va falloir les arranger, les aiguiser... et ceux là, sont plus bons à rien.

Lady l'écoute et regarde les outils qu'il lui montre, lui expliquant l'étendue des dégâts que le temps et le manque d'entretien ont fait. Hochement de tête, elle note quelques mots sur son petit calepin, puis regarde autour d'elle.

Bien. On va y arriver. Quand tout sera propre, vous déchargerez le bois qui est dans la charrette. Ensuite il faudra trier celui qui est dehors.. j'ai bien peur que peu soit encore utilisable.. si ce n'est pour allumer un feu. Pour les outils, j'ai rencontrer un forgeron. Il devrait pouvoir nous en arranger certains. Mettez les de côté dans un panier ou autre. On verra de s'en occuper demain.

Laissant quelques dernières instructions à Alphonse, elle lui confie une bourse d'écus pour payer le fer puis quitte l'atelier. Elle remonte l'allée en direction de la rue.
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Le_borgne
Samedi, en début d'après-midi...

Jean se réveilla en milieu de journée comme à son habitude... Cette semaine, il avait travaillé dur pour obtenir un tonnelet de calva. Le toit du futur orphelinat enfin démoli, il pouvait enfin reprendre une activité normale...
Après sa séance d'étirements devenue quasiment quotidienne depuis peu, il se vêtit comme si il se rendait à la messe un dimanche... Chose très rare pour Le Borgne... Il épousseta ses vêtements puis se coiffa, nouant ses cheveux en queue de cheval. Il examina son menton, à la recherche de poils de barbes qui auraient survécus au rasage... Aucuns survivants.

Il but une lempée de vin puis examina son reflet dans le seau d'eau qui lui servait de miroir. Satisfait de son image, Jean sortit sa blague à tabac et sa pipe d'un tiroir puis bourra sa pipe de tabac et l'alluma avec ses deux silex. Il tira une grande bouffée sur sa pipe puis sortit de chez lui en claquant la porte...
Le soleil brûlant avait atteint son zénith et Bayeux semblait en effervescence. Jean, déambulant au hasard des rues, fut surprit de voir autant de monde. La cité grouillait de passants et de villageois; les ivrognes et autres déchets eux aussi pullulaient dans les rues et les faubourgs... Jean se mit à croire que personne dans cette satanée ville n'était sensible au soleil...

Après, une petite heure à se balader et à maugréer contre le monde entier, Le Borgne arriva enfin à destination. Raide comme un piquet, devant la porte de l'atelier de Ladypassion à qui il avait proposé son aide pour le réaménager, il se mit à réfléchir en silence à ce qu'il allait bien pouvoir dire pour faire bonne impression...

Ne sachant quoi dire aux termes de dix minutes de tergiversations intensives, il regarda à droite puis à gauche et frappa trois fois à la porte... Il avala difficilement sa salive, puis en attendant que quelqu'un vienne lui ouvrir, il crut apercevoir Ladypassion un peu plus loin. Il l'appela et attendit une réponse, peut être s'était-il trompé, il faut dire que ça vue n'est plus ce qu'elle était...
--_alphonse
[A l'atelier]
Après quelques jours de rangement, nettoyage, après avoir trié et rangé les planches encore valables, entassé dans un coin celles qui n'étaient plus bonne qu'à finir dans une cheminée, l'Alphonse était affairé devant l'établi, aiguisant patiemment et consciencieusement une scie.

Alors qu'il s'apprêtait à poser la petite lime sur une des dents de la scie, quelqu'un frappa à la porte. Le vieil se redressa et se gratta le menton. Qui pouvait bien venir ? Pas la patronne, il l'aurait déjà entendu l'appeler. Pas un des hommes qu'il avait embauché pour nettoyer, il leur avait donné quartier libre aujourd'hui. Un client ? le maire peut-être ?

Posant la lime sur l'établi, il se lève dans un craquement d'articulations puis ouvre la porte.


Ben l'bonjour m'ssire

Qu'es'ce j'peux faire pour vous ?


Alphonse regarde l'homme, bien habillé qu'on dirait un noble. Se reprenant il lui fait une petite courbette, pas trop sinon son dos se rebelle, et affiche un sourire un peu forcé. Faut dire que l'Alphonse, il n'est pas du genre à montrer ses dents à tout va.
Ladypassion
[Pendant ce temps, dans le village]

Après avoir passé la matinée au verger où elle avait entrainé le maire de force à travers les allées de pommiers, Lady avait fait un détour par le cadastre. Ayant enfin obtenu les clés de la maison, elle se dirige vers l'auberge en compagnie de Paximus, son nouveau voisin d'en face.

Elle rassemble rapidement ses quelques effets et ceux de Sebastian dans les deux petites malles. A peine bouclées, Pax les emporte et tous deux se dirigent vers sa nouvelle demeure. Déposant les malles dans le vestibule, il prend congé d'elle et va s'occuper de sa propre installation.

Rapide coup d'oeil dans la maison, un volet qui s''ouvre pour faire entrer un peu de lumière, Lady constate que là aussi le ménage est à prévoir. Refermant la porte, elle donne un tour de clé dans la serrure et remonte la rue pour se diriger vers l'atelier. Alphonse doit y être.

Arrivée au croisement, prenant l'allée Bettie, elle voit quelqu'un entrer dans la cours et son nom retentir dans la rue. Reconnaissant rapidement la silhouette, elle hâte le pas et s'engage dans l'allée, aperçoit Alphonse en train d'accueillir le visiteur.

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