Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   1, 2, 3, 4, 5, 6   >   >>

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] Audition de Sancte et Archybald.

--Dom_courtin
La salle était prête, simple, sans décorum, juste des sièges, et une table pour le greffier et l’inquisiteur !
Les dénommés Sancte et Archybald étaient attendus, la séance était bien entendu publique, auraient ils le courage de venir eux même ? Le clerc posa les dossiers sur la table. Restait à attendre la suite.
--Hunginn


Un corvidé austère se présente entre les barreaux rouillés du soupirail. Doté du port altier que lui conférait la conviction formelle de la supériorité de sa race et de son rang, Hunginn épiait l'intérieur de la salle, chichement décorée. Fichtre. On se croirait presque en place huguenote. Ce qui, naturellement, n'était pas pour lui déplaire.
Archybald
Convoqué par l'inquisition romaine pour être traîné devant une cour de justice cléricale, la lettre que reçut l'accusé fut déchiffrée avec une expression mêlant rictus et grimace.

Puis accueillant la nouvelle avec flegme, il prévint maître Mélior de l'audience et de son départ imminent pour celle-ci. Empreint de fatalisme, il passa une cape trouée sur les épaules avant de gagner la gargote bordelaise.
Clodeweck
Entrant dans la pièce, sans un mot, juste le temps de ressentir le même ennui qu’à chaque audience. Ecouter les bons prétextes de faire le mal de gens drapés dans leur orgueil. Entendre les sarcasmes faciles, voir les rictus satisfaits.
Facile, facile d’être grand et fort quand on ne risque rien.
Facile, de prétendre.
Facile …
Et lui serait là simplement pour servir le Très Haut, simplement pour aider ces gens à retrouver le chemin de la vertu. Seigneur, que de mansuétude pour m’envoyer au secours de ceux qui te crachent dessus.
Le père fit une rapide prière et vint prendre place à la table, à côté du greffier.
Il regarda alors la salle, des gens arrivaient.
Un clerc présent lui murmura quelque chose à l’oreille, le père de Montfort-Toxandrie sourit faiblement, il regarda l’homme qu’on lui désignait.


- Approche, mon fils, tu dois être Archybald ?
Tu as demandé la présence d’un avocat, je crois, sa sainteté Eugêne V la tolère, nous allons donc l’attendre.
- Assied toi.

_________________
Betoval
Betoval n'avait jamais assisté de visu a une audience du tribunal de l'inquisition. La curiosité professionnelle se mêlait a un sentiment amer de voir qui était attendu et entendu.
C'est donc avec un intérêt soucieux qu'il suivait la scène.
Il s'inclina devant le cardinal inconnu, salua le secrétaire d'état et pris place sur une chaise.

_________________
Archybald
Il n'avait avalé en tout et pour tout qu'un trognon de pain rassi et un morceau de fromage pour se remplir l'estomac. Encart avalé sur la route, puisqu'il fut dès lors guidé par des gens qu'il ne connaissait pas après avoir dévoilé son identité. Devant le cardinal :

Je suis Archybald né Hatzfeld.

Découvrant la salle spartiate dans laquelle il avait été traîné, la réflexion qu'elle fut austère et dépourvue de décors pour intimider les gens sur le banc des incriminés gagna sa pensée. Des inconnus et connaissances patientaient d'ores et déjà, tandis que d'autres arrivaient. L'accusé salua d'un hochement de tête l'ancien chancelier guyennois.

Maître Mélior sera mon avocat. Merci à vous.

Ses remerciements allèrent tout droit au clerc qui l'avait interpellé, s'interrogeant sur le statut et la charge de l'homme. Puis son intérêt se porta sur le siège qui l'attendait et sur son : asseoir Hatzfeld et faire de cet évènement la seule destinée possible qu'il _ le siège _ pouvait supporter.
Melior_fee
Le frou-frou de la robe de soie, Melior pénétra à son tour dans la salle d'audience. Bien, il s'agissait cette fois-ci de défendre un homme...et pas devant n'importe quel tribunal...l'inquisition. Puisse Aristote guider les hommes dans la Lumière, songea-t-elle.
La Vicomtesse n'avait jamais imaginé se retrouver un jour confrontée à pareil procès.
Face à Son Eminence Clodeweck, la jeune femme adressa un salut respectueux, puis elle prit place auprès d'Archybald.

_________________
Eleonoreh
Eleonoreh avait revêtue à la hâte un autre costume que celui de scène, pour assister au procès de Sancte et d'Archybald devant la grande inquisition. Une inquisition... rien que le mot la faisait frémir par son sérieux morbide. Avoir le pouvoir de vie et de mort sur une autre personne que sois-même... quelle abominable ironie...

Malgré son intention de passer inaperçue, sa jupe colorée et son corsage pigeonnant firent froncer les soucils aux bien-pensants venus assister à cette déconfiture en règle de deux figures de proue guyennais.

Elle baissa les yeux jusqu'au sol, cherchant une place un peu en retrait pour s'asseoir et ne plus attirer autant l'attention. Elle salua Betoval qu'elle reconnu, il avait une longue mine... peut-être une cause à plaider, difficile à mener.

La place était quasiment vide, les gens murmuraient. Elle aurait aimé que Dnartreb l'accompagne, mais à tout compte fait... Elle attendit que le procès commence.

Archybald parla. Elle ressenti l'émotion et l'anxiété dévorer ce gaillard qui ne s'était pas défiler pour se présenter à eux. Elle admira silencieusement l'homme pour son courage.
_________________
Bardieu
L'évêque de Cahors et Montauban était assis sur un des sièges du tribunal. Il était entré assez tôt dans la salle et vit le premier coaccusé entrer dans le tribunal.

Bardieu fut satisfait de voir que l'accusé, qui avait refusé de venir devant l'officialité de Bordeaux, venir maintenant devant le tribunal. Il ne savait pas quoi pensé, peut être que maintenant que cela devenait sérieux, messire Archybald daigner bien vouloir être jugé pour les méfaits qu'il a commis.

Messire Sancte, pourtant si prompt à réagir n'était pas encore arrivé, mais cela n'inquiétait pas outre mesure l'évêque, qui savait qu'il était encore tôt dans la journée.

_________________
En quoi la spiritualité d'Orient serait elle inférieure à celle d'Occident ?

Sancte
Le dit Sancte ne tarda pas à arriver à son tour, à la stupéfaction de bon nombre de ses admirateurs -au premier rang duquel on retrouvait l'inamovible Bardieu- même si le plus étonné de sa propre présence sembla être l'Amiral lui-même. Sans surprise, il était nerveux. Encore plus qu'à l'accoutumée. Une tension différente que celle que ressent le combattant avant l'assaut où il sait qu'il pourra défendre sa peau selon les règles de la guerre qui ne souffrent que d'une recommandation: la survie.

Mais il exécrait les tribunaux. Encore plus ceux de ce genre là, qui lui paraîtraient bien comiques s'il n'était pas au fait comme tout un chacun des exactions dont ils étaient la source.

Il s'était pointé tardivement, en effet. Mais avec un léger soulagement, il constata qu'il n'était pas le dernier à avoir répondu présent. Son avocat n'avait pas encore pointé le bout de sa nageoire.

_________________

"Tu connais l'histoire de l'évêque qui saute d'une falaise ? - Nan, mais elle commence vachement bien."
Amiral Sancte Iohannes
Bardieu
Bardieu vit arriver messire Sancte. Pas un seul mouvement du visage de l'évêque ne trahit une émotion. Peut être un léger tic près de l'épaule, mais plus du à l'arthrose qu'à autre chose.

Il se demanda si Sancte allait utiliser son avocat préféré, messire Lorca, qui était tombé en disgrâce à Bordeaux suite à ces liens avec des groupes anarchiques obscures, dont faisait partie Alleaume, pour renverser le duché du Bearn.

Bardieu pensa que le procès pourrait commencé dès l'arrivée de l'avocat, ce qui ne aurait tarder.

_________________
En quoi la spiritualité d'Orient serait elle inférieure à celle d'Occident ?

Kronembourg
Un bon moment de ronflonnades en perspectives, Kro n'aurait manqué ça pour rien au monde. L'ancien soldat devenu sacristain avait pointé sa barbe de bonne heure au tribunal, nostalgique du procès dans lequel il avait tenu le rôle de procureur au sein de l'Ordre Cistercien il y a de cela deux mois.
Ca, c'était la belle époque.
Son plus beau souvenir restait celui qu'il avait requis le déculottage et la flagellation publique dans la grande cour de l'abbaye de Noirlac, mais les juges en avaient décidé autrement et s'étaient montrés presque ridiculement cléments.
Cette fois c'était différent, il y avait du beau linge venu de Rome et d'ailleurs. Comme Kro sortait rarement de son village - hormis pour les besoins de ses lectures - il n'avait pas croisé beaucoup de Cardinaux dans sa vie. Celui-ci était le deuxième. La première, il l'avait prise pour une portière lorsqu'il s'était rendu à l'archevéché de Lyon. Ben oui : Elle avait été aimable.

Les accusés étaient là, relativement détendus, Kro ne les connaissaient que de nom. Et comme il perdait un peu la mémoire en ce moment, il doutait de retenir leur identité bien longtemps.
Mais celui que tous attendaient se faisait effectivement attendre. Comme une première stragégie pour énerver toute la salle et arriver en seigneur.
Kro en souriait d'avance.
Lorca
Claquemuré dans son atelier-presbytère-poissonnerie, Lorca hésitait. Oh, ce n'était pas extraordinaire en soi, mais d'habitude, le doute portait sur la manière de découper un poisson, voire de l'assaisonner pour le souper. Là, il hésitait quant à la tenue à arborer pour le carnaval qui ouvrait ses portes aujourd'hui à Bordeaux. Prêtre ou avocat ? Avocat ou prêtre. Pour départager les deux tenues, il fit venir ses fidèles assistants, Valerian, l'enfant de choeur, Astorius, le scribouillard. Comble de malchance, le premier, porté sur la religion, choisit la soutane, le deuxième - juriste de formation, soutint mordicus que la robe de magistrat était plus adapté. Après une paire de taloches, Lorca se décida enfin et coupa la poire en deux. S'il porterait sa robe fuligineuse d'avocat, il arborerait sur la poitrine une croix en argent avec une étole posée sur ses épaules. A la taille, une bande de soie faisant plusieurs tours avec, sortant d'une poche dans le flanc droit, un livre des vertus, d'une poche dans le flanc gauche, un codex royal. Dans son son dos, le baudrier dissimulant tant bien que mal sa nageoire avec le crocher pour son harpon de prêche. Voila, il était déguisé, le bal pouvait commencer.

Il négligea le fiacre qu'on voulait lui faire emporter et, homme simple parmi les simples, se rendit à la salle d'audience à pied, essayant en vain de ne pas trop se crotter le bas de la robe, et s'aidant dans les passages escarpés de son bâton. Puis, il arriva enfin à sa destination, et s'aperçut que tous les protagonistes étaient là. Tous, non ? Le grand méchant aurélien manquait encore à l'appel, mais bon, c'était un prélat, et on ne lui en voulait pas, il devait encore badiner avec ses servantes. En guise de salut, il lança un tonitruant :


Puisse dieu nous garder !

Si le cardinal était bon, il saurait à quoi faisait référence ce cri et lancerait la réponse adéquate. Dans le cas contraire, ce procès ne volerait guère plus haut que le précédent...
_________________
Clodeweck
Les gens venaient, encore et encore, à chaque audience le prêtre était surpris de voir à quel point la détresse ou la vilénie de certains, selon le cas, attiraient les foules. Il regarda un instant songeur cette foule. Que de pensées contradictoires allaient s’entrechoquer dans ces têtes. Que de songe. L’avantage des pensées est qu’il ne peut y être répondu.
Le très haut avait vraiment bien fait les choses en permettant à chacun un lieu où lui seul avait droit de pénétrer, la pensée…Seul endroit où l’on était seul au monde avec le créateur.
Le père prit une grande inspiration. Il se leva et s’adressant à la foule, fit un signe en sa direction, à la fois salut et bénédiction.


- Sit nomen Domini benedictum, Pax vobis cum.

Il s'assit de nouveau puis s’adressa à l’homme en face de lui.

- Je suis le père Clodeweck de Monftort-Toxandrie. Tu peux parler sans crainte, mon fils, ce qu’il va se passer aujourd’hui n’est qu’une affaire entre nous deux et le très haut. Tout ce que je te dirai est marqué du scel de la franchise et de la vérité connue. Tout ce que tu me diras devra être de même exempt de mensonge.
- Avant tout chose je vais te demander de jurer sur le livre des Vertus de ne dire que la vérité, puis de réciter le crédo aristotélicien.
- Ensuite je te donnerai l’explication exacte de ce pourquoi nous sommes là. J’expliquerai le fonctionnement et le but de la congrégation de la Saincte Inquisition et le déroulement de notre entretien.

Le père fit signe à un clerc qui apporta un tome du livre des Vertus et le tint devant Archybald.
_________________
Lorca
Lorca se pencha vers Sancte, à côté de qui il venait de s'asseoir et lui chuchota.

Si tu veux, tu pourras jurer sur mon livre des vertus. C'est en fait un livre de blagues salaces sur lequel j'ai posé une reliure de mon ancien livre des vertus. Ca me permet de me marrer pendant les messes sans que personne y trouve à redire.
_________________
See the RP information <<   1, 2, 3, 4, 5, 6   >   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)