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[RP] Richard cherche ses origines et apprend à lire

Adso


Adso fit entrer Richard, comme les jours précédents. Aujourd'hui, il allait lui parler de conjugaison. Parce que, au monastère, on lui avait enseigné la conjugaison, donc il fallait sûrement que çà fasse partie du cursus. Mais qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir lui raconter ?

S'étant assuré que Richard était assis et l'écoutait, il commença :

Alors... les verbes ont besoin... ah oui, mais qu'est-ce que c'est que les verbes... et bien, euh... les verbes, c'est ce qui permet de dire ce que fait l'agent de l'action... le sujet, autrement dit... Alors, je disais, les verbes, qui peuvent être à la voix passive ou la voix active, selon que le sujet agit réellement ou subit l'action, et bien, les verbes changent de forme, pour qu'on sache à quelle moment s'est faite l'action. C'est ce qu'on appelle le temps du verbe : dans le présent, le passé ou le futur. Mais çà dépend. Parfois on utilise un certain temps pour le passé, et parfois, un autre. Ainsi, tu dis par exemple "j'ai mangé une pomme". Là, c'est du passé composé. Mais quand on raconte une histoire, on dira plutôt : "Alors que je mangeais une pomme...." Là, c'est de l'imparfait. C'est pour dire que tu étais en train de manger une pomme au moment où il s'est passé autre chose. Cet autre chose, çà pourrait être "... je rencontrai un vieil ami". Là, c'est du passé simple. Tu notera que la différence ne s'entend pas à l'oreille, mais en fait, la terminaison des verbes "mangeais" et "rencontrai" est différente. Elle ne s'écrit pas de la même façon. On peut constater la différence si on conjugue ces verbes avec une autre personne. Oui, parce qu'on change la forme aussi quand la personne qui fait l'action change. Ainsi donc, on dit à l'imparfait : "je mangeais, tu mangeais, il mangeait, nous mangions, vous mangiez, ils mangeaint". Mais au passé simple, on dit : "je mangeai, tu mangeas, il mangea, nous mangeâmes, vous mangeâtes, ils mangèrent". Et là, il y a un point important, c'est que beaucoup de gens qui veulent raconter une histoire (on dit aussi "narrer"), et bien, ils voudraient utiliser le passé simple, mais ils ne savent pas le conjuguer. Alors c'est important de bien bien apprendre à le conjuguer. Parce que sinon, on risque de passer pour un cancre.

Adso s'arrêta, essoufflé, et essaya de voir si Richard suivait toujours.

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Richard
J’écoutais la leçon d’Adso sans trop bien comprendre le tout. J’avais bien retenu les temps et il m’avais donné des listes de verbes à apprendre à écrire par cœur.

J’ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont …

Je passais un long moment à recopier les listes, cela m’entrainais à écrire et à lire tout en me faisant apprendre l’orthographe correct en fonction des temps. Au bout d’un long moment, je commençais à avoir mal au doigt et au crâne.

Je posais ma plume et relevais la tête. Le père Adso était plonger dans un livre.


Mon père.

Il sursauta…

Mon père, ou je pourrais apprendre un peu plus sur ce livre des vertus. Il n’y a pas un monastère ou je pourrais me rendre que vous connaissez ? J’ai entendu parlé des grogoirien ou un truc du style, c’est quoi ?
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Adso
Après un instant de surprise, Adso leva un sourcil inquisiteur :

Les Grégoriens ? Tu veux entrer au monastère ?
Et d'abord, où as-tu entendu parler des Grégoriens ? et pourquoi pas les Lescuriens, ou les Cisterciens, d'ailleurs ?

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Richard
Regarde le père Adso droit dans les yeux...

Il y a d'autre monastère ? Je ne le savais pas, Moi la seul chose dont je me souviens, c'est qu'un moine Gregorien est passé un jour à la maison lorsque j'avais 12 ou 13 ans. Il était gentil, un peu comme toi Adso.

Enfin, c'est toi qui sait ce qui est le mieux, mais je pense qu'il faut que j'aille dans un endroit propice aux études, j'ai envie de comprendre le monde Adso...



Regarde en rougissant
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Adso


Mouais... bon... Il semblait plutôt à Adso que Richard avait envie de courir le monde... Enfin bon... Sans doute devait-il en être ainsi : ils avaient tous la bougeotte, ces jeunes... Melly, par exemple...

Enfin... Inutile de penser à des choses tristes...

Adso prit un parchemin, sa plume, et réfléchit un instant. Autant flatter un peu la personne qui recevrait la lettre, çà aiderait sûrement Richard à obtenir ce qu'il voulait... Il commença donc à écrire :

Citation:
Nous, Adso,
Vicaire Général de Besançon,
Nonce Apostolique en Franche-Comté,

A qui de droit au sein de la prestigieuse institution de l'Ordre Grégorien,

Salutations.

Le porteur de la présente, Richard, mon filleul, s'est mis dans l'idée, pour je ne sais quelle raison, d'étudier en vos murs. J'ai commencé à lui enseigner la lecture et l'écriture, et quelques rudiments de lettres et, bien entendu, je lui ai parlé des Saintes Ecritures. Il est évident que je suis le meilleur professeur qu'il ne pourra jamais avoir, mais malheureusement, le temps que je peux lui consacrer est très restreint, du fait de mes autres responsabilités.

Je confie donc Richard à vos bons soins. Vous constaterez bien vite qu'il est assez vif d'esprit, et nous en ferons peut-être quelque chose si les petits co... pardon... si rien de facheux ne lui arrive entretemps.

Amitiés Aristotéliciennes,

Adso,
Vicaire Général de Besançon
Nonce Apostolique en Franche-Comté,
Et d'autres choses encore qu'il serait fastidieux d'énoncer ici.



Il s'était un peu laissé entrainé sur la fin à une tournure un peu populaire... "Si les petits cochons ne le mangent pas"... c'était çà, d'écrire sans faire de brouillon... Où avait-il été cherché cette expression, encore ? Le drame de côtoyer quotidiennement des gens simples...

Tiens, voici une lettre, que tu donneras à l'entrée du monastère...


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Richard
Je regardais le père Adso droit dans les yeux. Je sentais l'émotion monter. Je me levais et allais lui donner l'accolade, je le serrais fort dans mes bras.

Mon père, mon parrain, je me souviendrais toujours de tout ce que tu as fait pour moi. Je te suis redevable jusqu'à la fin de mes jours.

Sourire...

Je ne suis pas parti encore, il faut que j'arrive à vendre mon champs pour pouvoir avoir de quoi payer le voyage. La route est longue et semé d'embuche.

Je peux venir te voir encore pour continuer mes leçons ?

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Adso


Adso repoussa tant bien que mal l'étreinte de Richard.

Bon, bon... çà va, hein... comme on dit, "les caresses de puce, çà donne des chiens"...

Adso ne voyait pas trop ce que çà voulait dire, mais bon, il n'avait rien trouvé d'autre pour masquer son émotion.

Et bien entendu, que tu peux continuer à venir prendre des leçons ! Allez, tu as assez perdu de temps, tu peux te remettre au travail...

Et il détourna la tête, faisant mine de farfouiller dans ses parchemins pour que Richard ne voit pas que ses yeux commençaient à s'embuer. Richard voulait voler de ses propres ailes, inutile de le perturber avec des considérations bassement émotives...

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Richard
Je ne compris rien du discours d'Adso, c'était la première fois d'ailleurs que je le voyais déstabilisé, se pourrait il que le bon curé est quelques sentiments envers ma personne ?

Il ne me laissa pas le temps d'en ajouter une couche qu'il me redonnait du travail pour quatre. Sa manière à lui de me montrer son affection, je n'en doutais pas une seconde. Je me remettais à la tâche jusqu'à la nuit tomber. Et ce fut le coeur lourd que je quittais mon ami et parrain.

Je reviendrais le voir les jours qui suivirent, puis vint le moment des adieux.

Je frappais à la porte le matin, le visage triste mais le regard déterminé.

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Adso


On frappa.

Adso ouvrit la porte sur Richard, dont le visage laissait deviner que le grand jour était arrivé. Adso respira profondément et attendit que son filleul prenne l'initiative.

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Richard
Mon père, mon parrain mon ami...

Je ne continuai ma phrase, m'approchant simplement, je pris le père dans mes bras, le serrant fort...

Adso, merci de tout ce que tu as fait pour moi.

Sourire, une larme coulait sur mon visage.

Je t'écrirais dès que je saurais un peu mieux tenir ma plume. Tiens en parlant de plume et d'ancre, je dois te rendre ce que tu m'as prêté.

Je me reculais doucement dans le but de défaire ma besace.
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Adso


Adso tendit son doigt vers Richard :

Ah çà oui ! tu as intérêt à me donner des nouvelles ! Et puis çà t'entrainera !

Adso se demandait bien ce que Richard cherchait.

Tu veux me rendre la plume et l'encrier que je t'ai donné ? Hors de question ! Ils sont à toi, garde-les !

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Richard
Sourire...

Merci Adso... je les garderais toujours prêt de moi. Tu me manqueras mon parrain.

Je redonnais une dernière accolade à Adso puis je parti de sa maison direction celle de Fiama à qui je dirais Adieu également. Puis je sortis de Luxeuil le coeur serrer mais l'aventure pouvait enfin commencer et c'est le lever du soleil dans le dos que mon chemin commença.


Richard avait 17 ans en partant de Luxeuil, il passerait deux années chez les moines Grégorien à Argentat avant d'en repartir.

Peut être un jour reviendrait il dans sa ville, mais cela est une autre histoire
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