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[RP]Préparatifs de la St Géraud ou Genèse d'un mariage forcé

Martymcfly
*****************************CHATEAU DE BILLY*******************************






Dans quelques jours, le domaine grouillerait de monde. Bientôt, Billy allait recevoir la visite de nobles, de paysans, de voisins, d'amis, de connaissances, de vassaux... Tout devait être en ordre, et Barbelivien, l'Intendant du château veillait à ce que tout se déroule convenablement.

Le Duc voyageait beaucoup ces derniers temps, entre Billy et Clermont où il passait beaucoup de son temps à parcourir les vieux parchemins auvergnats, à fréquenter la chambre de la Noblesse, à donner parfois un cours. Entre Billy et Paris aussi, il se devait d'assister aux réunions héraldiques en salle des caducées. Il apprenait beaucoup là bas, et posait tout un tas de questions à ses pairs. Il y avait du travail, plus qu'il n'y pensait. Mais cela l'intéressait, le passionnait même. Entre Billy et Moulins enfin, où il aimait à se rendre parfois en taverne, revoir ses vieilles connaissances du village.

Marty regardait le paysage depuis la fenêtre de son bureau. Le sourcil froncé. Il restait encore beaucoup à faire pour que les fêtes de la Saint Géraud soient parfaites. Mais ce n'était pas son souci principal. Avec son Intendant aux affaires, il ne s'en faisait pas. Non, ce qui le perturbait, c'était l'arrivée prochaine de sa marraine au château. Comment avait-elle pu ? Qui était le malandrin qui avait osé lui faire cela ? Veuve et enceinte... ces deux termes ne pouvaient pas être compatible. Soupir. Que dirait-on d'elle ? Non, il ne pouvait pas laisser passer cela. Il faudrait lui trouver un époux. Que l'honneur ne soit pas trop entaché, c'était déjà bien entamé... Que cela le perturbait intérieurement. Il avait demandé à son épouse, par missive, alors en voyage d'escorte en Lyonnais, de revenir avec Bettym, qu'elle ne sorte pas de Billy jusqu'à l'accouchement. Peut-être qu'un prince charmant viendrait la délivrer en haut de sa tour ? Marty en souriait presque.

La Saint Géraud approchait et le Duc devait avoir la tête aux préparatifs.


Barbelivien !!!

Où pouvait bien être passé le jeune homme ? Sans doute aux cuisines à veiller sur les recettes. Finalement, il parut à la porte.

Que puis je Votre Grâce ?

Je souhaite que tu te rendes à Mariol chercher quelques fromages de plus. Les producteurs de ce fief sont habitués à nous livrer, mais j'aimerai être sûr d'avoir le nécessaire. Pareil à Varennes où les maraichers me doivent quelques légumes. Et il faudra aussi que tu passes à Saint Didier, chercher des bouteilles d'alcool de châtaignes. Certains forestiers m'ont apporter quelques échantillons de la nouvelle récolte, elle est vraiment fameuse. Tu en prendras quelques tonneaux, ainsi qu'un caisson de bouteilles.

Marty ouvrit un tiroir dans lequel il sortit une bourse de cuir, remplie d'écus.

Cela devrait suffire m'est avis. N'oublies pas d'apporter de mes nouvelles, ainsi que de celles de leur suzeraine. Et invite les tous aux festivités, ils seront les bienvenus.
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--Barbellivien


Toujours trimer... Toujours surveiller... Toujours faire attention à tout... Quelle vie pour le Barbelivien. Surtout en cette période précédant la fête. Il voulait faire plaisir à son maître, et ne négliger aucun détail.

Barbelivien !!!

La voix résonne dans tout le château, comme d'habitude. Soupir. C'est pour la bonne cause... Que lui veut encore son maître... Il monte quatre à quatre les marches qui montent au donjon.

Retiendrait-il tout ce que Marty lui avait demandé ? Pendant que le Duc lui parlait, il essayait de se rappeler de tout. Mariol, Varennes, Saint Didier... Hmm... Ca lui ferait faire des détours s'il passait dans l'ordre.


Il sera fait selon vos désirs Votre Grâce.

Et le valet de tourner les talons. Sa mission lui prendrait toute la journée sûrement. Il reviendrait à Billy le soir venu... et probablement pas seul...!!



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Alberic
Alberic semblait fatigué et des cernes apparaissaient sous ses yeux d’un gris clair.
L’homme se tenait droit face à sa fenêtre, égaré dans les méandres de ses pensées et tandis que le jour déclinait inéluctablement, il s’oubliait encore et encore ; Isolé dans un monde n’appartenant qu’à lui. Il en était ainsi depuis la mort de sa femme survenue trop tôt : Monstre infâme aux griffes crochues qui lui avait ôté l’amour de sa vie. Il ne l’admettrait jamais mais cette disparition avait piétiné son cœur et son âme. La mort, de son manteau d’obscurité, avait recouvert la lumière qui émanait de son être, le temps n’y faisait rien.

D’aucun le disait distant bien qu’on lui eut reconnu un verbe élégant teinté d’une allure presque noble ; Témoignage d’une instruction passée aux côtés d’un maître érudit.
Il portait des vêtements simples qui ne laissaient paraître aucune marque distinctive d’une richesse étendue ou bien d’une pauvreté désolante. Ses cheveux, coupés mi long, restaient d’un gris pâle qui dénotait avec la couleur presque hâlée de son visage. De légers sillons se dessinaient au coin de ses yeux et la froideur de son regard demeurait aussi glacée qu’une nuit d’hiver. L’homme habitait dans une maisonnette en bordure de la route, celle-ci se situait près de St Didier en Rollat. Alberic y résidait que pour l’hiver, voyageur dans l’âme, il parcourait le royaume inlassablement comme pour fuir un passé trop douloureux.

Alberic s’arracha à ses pensées et porta un regard vers le ciel pour observer la position du soleil.
Il se faisait tard et il devait se rendre à St Didier à quelques lieues d’ici. Il sortit de la maison et les rayons du soleil couchant finrent s’écraser sur sa peau. Le village n’était pas loin.

St Didier.

Le marché commençait à se vider tandis que les étales fermaient les unes après les autres.
Les badauds erraient dans le village à la recherche d’une attraction quelconque. Les ivrognes, eux, ne laissaient rien paraître de leur inclination pour la boisson ; le marché se vidait, certes, mais le temps n’était point propice à la beuverie ; Plus tard, bien plus tard, alors que les étoiles recouvriront le ciel, les clameurs démentes des ivrognes envahiront les auberges et les ruelles sombres de la ville.
Pour l’heure, Alberic souhaitait se rendre au pigeonnier dans l’espoir intense de recevoir la lettre qu’il attendait depuis deux jours. Et alors qu’il s’apprêtait à pénétrer dans la bâtisse faisant figure de colombier ; il demeura interdit avant que la stupeur ne laisse place à un profond désarroi. Son fils, Barbellivien, se trouvait à deux mètres de lui, cet enfant qui faisait ressurgir en lui d’innombrables souvenirs ; Cet enfant qu’il haïssait autant qu’il aimait et qu’il n’avait eu de cesse de fuir ; Cet enfant qui avait les traits de sa mère.
Il détourna les yeux dans l’espoir infime que le jeune homme poursuive sa route. Mais lorsque Alberic leva la tête, il croisa son regard et se murmura à lui même


J’avais oublié à quel point tu lui ressembles.
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--Barbellivien



[Saint Didier en Rollat – dans l’après midi]

Après avoir passé la matinée à Varennes, Barbelivien avait encore beaucoup d’emplettes à faire, et la bourse d’écus remise par le Duc de Billy devenait de plus en plus légère. Varennes fait, Mariol et ses fromages auvergnats typiques était sur la liste, pour le déjeuner. C’était bien choisi pour l’Intendant…

Ne restait plus qu’à s’occuper des alcools de châtaigne à Saint Didier. C’est dans ce village que le jeune Barbelivien avait vécu son enfance. C’est là qu’il avait connu des joies, des peines… La peine et la douleur de perdre une mère trop tôt. Partie retrouver le Très Haut alors qu’il était âgé d’à peine douze ans. En âge de travailler, d’abord apprenti chez un boulanger, il avait rejoint le bourg de Billy pour y parfaire son métier. De fil en aiguille, ou plutôt de pétafine en beignets, il avait réussi son ouvrage, ainsi qu’à conquérir les gourmands… C’est certainement ce qui avait plu à Marty, et l’avait convaincu d’embaucher le jeune homme.

Si sa mère reposait depuis son trépas au petit cimetière de Défant, qu’en était-il de son père ? La perte de son épouse avait été un choc, et il avait mis du temps à s’en remettre. Alberic avait décidé d’oublier en quittant sa chaumière, voyageant à travers les contrées, parfois éloignées… Barbelivien ne l’avait pas vraiment revu depuis son départ pour Billy… Et ce jour, en pleines préparations pour les fêtes de la Saint Géraud, sur le marché de son village d’enfance, à la rencontre de ses vieilles connaissances…

Un homme.
Un père.

Un regard échangé, des souvenirs qui remontent à la surface. Et une charrette pleine à ras bord.


Père…

C’était trop pour lui. Barbelivien ne put s’empêcher de prendre son père dans les bras. L’émotion est bien présente.

Cela fait si longtemps. Tu… tu as l’air de bien te porter.

Les nouvelles s’échangent. Pas d’excuses pour l’absence. Mais Barbelivien n’en attendait pas vraiment. Il venait de retrouver son père.

Il faut que tu viennes avec moi. Je vis à Billy, au château du Duc. Tu pourrais t’y installer quelques temps. A moins que tu ne sois sur le départ ?

La moue sur le visage d’Alberic en disait long. Il ne devait pas spécialement avoir envie de venir à Billy. Mais peut-être celle de voir ce que devenait son enfant, être fier de sa réussite…



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Bettym
[Chose promise...]

Le mariage de Cruzzi et Amandine avait pris fin depuis belle lurette et Bettym avait profité de cette cérémonie pour s'éclipser avec sa soeur Lilou. Enfin, s'éclipser était un grand mot... disons que les circonstances, narrées un peu plus tard dans d'autres lieux, avaient obligé la jeune femme à suivre le convoi.

Bref... après près d'une semaine en compagnie de sa famille et de ses amis, il fallait se rendre à l'évidence et se décider à aller à Billy. Lieu d'origine de sa retraite forcée et promise à son amie Beths. Le seul hic... Marty.

Pour la première fois, elle redoutait son filleul ou tout du moins sa réaction dont elle avait eu un aperçu lors des annoblissements au château de Clermont. Elle s'était débrouillée à chaque fois de lui fausser compagnie avant qu'il ne l'aborde mais là... elle se rendait directement dans la gueule du loup.

Mais elle avait fait une promesse à la Thiernoise et elle comptait bien la tenir.

C'était donc la peur au ventre qu'elle prit le chemin de Billy. Mistral devait sentir son angoisse. Il ne cessait de faire des écarts ou de s'ébrouer malgré les caresses de l'ancienne Moulinoise prodiguées à l'encolure de l'équidé. Mais déjà les portes du château de Billy se montrèrent. Sans se presser, elle progressait vers la cour intérieure après un salut aux gardes en faction qui la laissèrent passer sans le moindre souci.


Ca y est ! Nous voilà arrivés, soupira-t-elle à son camarguais.

Devant l'entrée du castel, quelques serviteurs vinrent à sa rencontre. L'un tenant les rênes de Mistral, l'autre l'aidant à descendre, un petit groupe sur le seuil l'accueillant comme si elle avait été une personne importante. Néanmoins, elle ne vit pas les maîtres de maison et un petit sourire aux lèvres se dessina. Ils n'étaient pas là et elle pourrait se terrer dans la chambre qu'ils lui auraient fait préparer. Toutefois, elle fit comme si de rien n'était et s'avança se demandant où Barbelivien pouvait se cacher avant d'être abordée par une femme qu'elle reconnut immédiatement.


Bonjour Berthe... Ses Grâces ne sont pas encore arrivées ? jubilant intérieurement à la réponse confirmant sa déduction première.Pourriez-vous me conduire à ma chambre ? Je suis un peu lasse ces derniers temps. Je vous en serai reconnaissante.

Malgré le caractère un peu bourrue de la servante, elle s'exécuta de bonnes grâces et l'amena jusqu'à ses futurs appartements...
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La Confrérie de la Source
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Beths
[Occupations diverses ? ]


Un doigt qui doucement suivait quelques lignes écrites, simples mots sur un vélin de très mauvaise qualité … Des yeux qui suivaient le doigt tachant de s’appliquer, de comprendre …

Tourte Bourbonnaise …

Battez quatre gros œufs entiers avec un demi pot de crème

Demi pot ? Mais de quelle taille par Aristote !

Et le doigt, et les yeux pourtant persévéraient …

Incorporez fromages de région …

Mais queeeeeeels fromages ??!!!

Courage, fuyons ? En tout état de cause, le volume sonore doucement commençait à envahir la cuisine du domaine de Billy …

Pour obtenir un mélange homogène et lisse. Versez sur la pâte …

Hein ? Quoi ? Mais queeeeeeeeeelllllllllllle paaaaaaaate ?!!!!!

Margiliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeee !!!!!!!!!


Et voila.

C’eut été à parier.
La duchesse s’exprimait en appelant à l’aide sa femme de chambre.
Mais que diantre faisait donc une duchesse dans une cuisine … ?

La soubrette ainsi interpellée, cavala dans une partie du château avant de trouver, bien grâce à l’aide de plusieurs membres du personnel du château, dorénavant habitués à ses diverses vocalises, et sachant maintenant mieux localiser l’origine des … demandes … Ils n’étaient d’ailleurs pas peu fiers de leurs progrès, car malencontreusement les murs du château avaient la terrible manie de répercuter les voix, créant par là une certains acoustique, acoustique fort agréable au demeurant et qui devait être certainement l’origine du fait que la duchesse aimait tant claironner et chanter, mais qui parfois pouvait être délicat pour savoir où il fallait se rendre. Bref, Margilie, essoufflée mais radieuse, arriva comme si de rien était dans la cuisine, endroit tout à fait logique pour y trouver une Duchesse …



Vous m’avez mandé ma Dame ?

Oui ! J’ai besoin de ton aide ! J’essaye de faire un plat, une recette …


un vague flottement dans l’air … une duchesse cuisinant … y-avait-il … erreur ?

Oui, bon ravale tes yeux d’étonnement. Je veux juste faire une surprise à mon époux. Lui faire plaisir. Or je n’avais pas d’idée, et comme je le sais fort gourmand …

Ce que Beths n’ajouta pas était qu’elle s’inquiétait. Qu’elle s’inquiétait terriblement depuis les anoblissements, celui de sa marraine, celui de son époux, celui d’autres nobles méritant du BA, depuis le mariage de Cruzz et Amandine …
Elle s’inquiétait pour sa jumelle de cœur, toujours enceinte, toujours veuve, et toujours sans prétendant.
Elle s’inquiétait aussi pour son frère qu’elle adorait et qui s’était mis en tête de … se battre ! Rien de moins !
S’essuyant les mains sur le tablier qu’elle avait eu la sage précaution de mettre sur d’habits forts simples, la jeune femme repensa à la lettre qu’elle avait reçu la veille … la veille !!!!! Et depuis rien, aucune nouvelle, rien de rien, même pas une plume d’oiseau annonçant un message prochain … ou un délicieux écho … le silence
Et chaque mot de la courte lettre de la veille martelait son esprit, son cœur …


Citation:
Coucou soeurette,

Demain j'ai un duel prévu contre une dame qui s'appelle Sel. Je sais tu te demandes quelle mouche m'a piqué, moi aussi ! je ne me suis jamais battu et ne sait même pas me servir d'un bâton.

Grande soeur, j'ai peur, et si je perds face à une femme ? tu m'aimera toujours dis ? Je ne veux pas être la honte de la famille, à toi et à marty.

Je ferai de mon mieux demain, mais à mon retour à moulins j'aimerai que tu m'apprennes un peu à me débrouiller au baton, s'il te plait.

Ton frère qui t'aime fort, Curtius.


Bien sur, elle lui avait répondu, elle se serait bien précipitée vers lui, mais elle n’avait aucune idée du village dans lequel il se trouvait. Autant chercher dans une meule de foin une aiguille!

Alors Beths avait décidé de cuisiner pour tuer le temps à défaut d’étrangler certaines personnes de ses mains. Au moins, pensait-elle, elle n’aurait point possibilité de méditer. Sauf que ces fichus parchemins de recette étaient aussi clair qu’un jus de boudin éventré !
Agacée, la Dame de Gondole s’adressa à sa pauvre femme de chambre qui … ne s’entendait guère plus en cuisine qu’en épée


Non, mais franchement, on dit que la cuisine et les bons mets éloignent le médicastre pour toujours non ? Eh bien moi j’affirme que pour éloigner tout médicastre, il vaut mieux savoir bien viser, parce qu’il est impossible de comprendre comment faire cette tourte à partir de ce tissu d’idioties !

Sentant l’orage qui menaçait, la soubrette préférait opiner du bonnet qu’autre chose …

Dame, prenez un verre de liqueur de châtaigne, et je vais chercher la cuisinière qui pourra nous aider.

Et alors que Margilie partait à la recherche de celle qui serait en mesure d’appliquer la recette afin de satisfaire les lubies de la Dame de Gondole pour combler l’estomac de son époux, cette dernière, malheureuse devant les divers ingrédient qu’elle avait devant elle, trouva une chaise pour s’y asseoir.
Boudiou, elle avait pourtant déjà réussi à faire des gâteaux, notamment pour l’anniversaire de son suzerain, ou encore celui de Kory, mais une tourte pour son époux, elle n’y arrivait pas.
Avait-elle l’esprit trop occupé ?

Curtius … et s’il était gravement blessé quelque part ? Et où diantre était Bettym ? Pourquoi n’était-elle pas encore arrivée au château ? Cela faisait combien de jours maintenant ? Près d’une semaine. Et si elle avait fui ? Non, non elle n’aurait pas fait ça …

Et si elle allait trouver son époux pour parler de sa marraine, pour envisager avec lui les possibilités, les moyens, savoir s’il voyait quelqu’un qui …
Oui, mais il devait être occupé, entre les préparatifs pour la fête, si elle était donnée, entre les tensions diverses que le BA subissait, entre ses devoirs à Paris …

Beths bondit de sa chaise comme si elle avait été piquée au vif. Zut, Paris, elle avait des dossiers à déposer, ce qu’elle avait totalement oublié de faire, soucieuse de la santé de son frère et de celle de son amie.
Un aller retour rapide jusqu’à la capitale …. Un mot doux griffonné à la hâte à son époux …


Citation:
Mon aimé,

Je dois me rendre à Paris, j’ai quelque peu oublié des dossiers. Rassure toi, je compte rentrer au plus tôt, je n’y resterai pas. Le temps d’un rapide aller et retour qui me prendra la journée.

J’espère que Bettym sera là à mon retour, sinon j’irai la trouver à Moulins, elle devrait être chez sa sœur.
Si jamais mon frère arrivait chez nous, vérifie qu’il n’ait pas besoin d’un médicastre … il s’est battu et je suis d’autant plus inquiète que je n’ai encore point de nouvelles.

Ton chaton aimant

Tendres baisers.


Elle croisa Margilie alors qu’elle quittait le château sous le regard ahurie de cette dernière à qui elle confia la missive pour son époux, précisant qu’elle revenait bientôt.
Se dirigeant vers les écuries, elle y fit sceller son cheval.

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BANNIERE EN COURS DE MODIFICATION
Bettym
[Une petite sortie...]

Après que Berthe soit partie, Bettym s'était jetée sur son lit. Enfin seule. Son esprit vagabondant sur tous les objets présents dans la pièce. Une coiffeuse où nombre d'ustensiles de beauté était à sa disposition, un psyché proche d'une armoire et son lit, immense, bordé de tenture sur la monture à baldaquin. Une vraie chambre de princesse.

Cela ressemblait à un conte de fée mais il n'y avait que l'air. La chanson avait disparu. Un grand soupir s'échappa alors que sa gorge se nouait. Etre ici seule la déprimait plus que de raison. Elle essayait de trouver le sommeil mais en vain. En désespoir de cause, elle se leva d'un bond et fouilla dans ses bagages voir si un dossier ne trainait pas, histoire de se changer les idées mais rien.

Plus les minutes passaient, plus elle rageait intérieurement. Elle ne voulait voir personne, c'était un fait mais pourquoi rester enfermée dans une chambre ? La lumière que laissait passer les fins rideaux dans la chambre la décida à sortir. Elle prit son étole et sortit de la pièce. Descendant quatre à quatre les marches du grand escalier, elle se retrouva en moins de deux secondes dans le hall d'entrée.

La main sur le loquet de la porte principale, elle le fit glisser doucement. Elle n'avait nulle envie d'alerter toute la maisonnée qui avait fort à faire et surtout ne voulait pas se retrouver avec un chaperon qui l'ennuyerait à coup sûr. Se retrouvant sur le seuil du manoir, elle prit la direction des jardins et alla se réfugier près d'un grand chêne où était installé un banc.

Se sachant seule, elle en profita pour s'y allonger et ainsi pouvoir admirer le feuillage de cet arbre majestueux et exprimant toute la sagesse qu'elle n'avait pas mais également, les différents nuages qui se déplaçaient dans l'azur...

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La Confrérie de la Source
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Martymcfly
Barbelivien était parti pour la journée, au moins… Beths devait être quelque part dans le château… Et Bettym ne devait pas tarder à arriver. Longue journée… Très longue journée qui se profilait…

Marty, dans son bureau, réfléchissait… Les fêtes de la Saint Géraud, était-ce vraiment une bonne idée de les faire, alors que la menace d’une guerre contre le Berry s’annonçait ? Faire la fête dans des temps troubles, ce n’était sûrement pas la meilleure chose à faire. Mouais… En même temps, cela pouvait permettre à tous de penser à autre chose. Mouais…

Soupir.

Qu’il était loin le temps où il ne se préoccupait pas de tout cela. Il avait passé sa matinée sur les bords de l’Allier, pour se souvenir de ce temps où il n’était qu’un jeune moulinois, perdu dans le village. Il en avait gravi des échelons, et maintenant il ne se posait qu’une seule question : ces fêtes devaient-elles avoir lieu ? Pffff… c’en était pitoyable. A vrai dire, il se dégoutait presque lui-même. Quand d’autres triment tous les jours dans leurs champs, été comme hiver, sous un soleil harassant comme sous la pluie battante, sa seule préoccupation était de savoir s’il allait organiser des réjouissances dans son château. Bien sûr, il avait convié les billyssois à venir au domaine, mais cela était-il suffisant ? Il en parlerait avec Beths, elle saurait l’influencer sur son choix.


Barb… !!!!

Ah mais non, il n’était pas là… Hmmm…

Berthe !!!!

Il avait bien hurlé le nom de sa cuisinière. A ne pas confondre avec Beths, son épouse, et Bettym, sa marraine, ou Betterave, le légume (oui faut suivre…)… C’est une jeune femme, plutôt rondouillarde qui s’avança dans la porte.

Boum…

Aoutch…

…qui s’avança dans l’encablure de la porte, se frottant la tête…

Oui m’ssire Duc ? Qu’est ce que j’pouvions fair’ pour Vot’ Grâce ?

Trouvez la Duchesse. Je dois la consulter rapidement. C’est très important.

Bé… céti qu’la Duchesse l’est plus dans l’château ! J’l’avions vu partir sur son ch’val tout à l’heure…

Etonnement du Duc.

Quoi ??!! Sans même me prévenir ? C’est inacceptable !

Vous fâchez donc pas m’ssire Duc. C’était p’tet une urgence. Et pi, y a sa femme de chambrée qui m’a donné un pli pour vous. Elle vous cherchait…

Soupir agacé de Marty…

Tu ne pouvais pas le dire tout de suite ?! Ca aussi c’est inacceptable ! Montre moi ça…

Et la cuisinière de s’exécuter. Lecture attentive du mot laissé par son chaton. Elle devait faire l’aller-retour pour Paris et avait du enfourcher son cheval quand il était dans le village en fin de matinée… Dommage il l’aurait bien accompagné… Inacceptable…

Bon… je lui parlerai à son retour.

Autre chose ? Haussement des épaules de Marty. Je peux ? Hochement nerveux de tête. Mercé…

Et avant de quitter la pièce.

Si j’pouvions me permettre. Y a votre marraine qu’est dans le château… Elle est dans sa chambre et doit s’ennuyer tout’ seule… Elle a pas un peu forci d’ailleurs ?

Ecarquillement des yeux du Duc de Billy.

HEIIIINNNNN ???? Tu pouvais pas me le dire tout de suite ??!! C’est vraiment inacc… hmm bref… File dans ta cuisine…

Fallait pas lui dire deux fois, vu comment le Duc était énervé par la prestation de la jeune femme.

Marty descendit les marches de son donjon pour rejoindre la chambre dans laquelle Bettym logeait… une chambre vide… Se moque-t-elle de moi ?!! Mais c’est pas possible… Inacceptable !!!


Berthe !!!!!!

Pas folle la guêpe… elle l’avait suivie dans les couloirs du château… juste au cas où. Elle répondit du tac au tac.

Oui ?

Sursaut ducal, ne pensant pas qu’elle serait là si vite.

Heu… où est Bettym ?

P’tet dans les jardins, ou p’tet repartie…

Courroux dans les yeux, le Duc prit la direction des jardins… Un peu de marche lui ferait du bien… Peut-être… ou pas…

L’après-midi avançait et le soleil brillait encore fort dans le ciel. Peu habituel pour le début du mois d’octobre. Cela ferait du bien aux plantations… Le problème c’est que Bettym pouvait être partout et nulle part, si elle était bien dehors. La partie de cache-cache commençait…


Marraine ??!! Ouhh houuuu ??!!!!
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Curtius
Presque retour après une petite plumée :

Oh qu'il fut rapide pour le jeune homme de se rendre compte que cette idée de duel, était de loin la plus mauvaise qu'il avait eu depuis de nombreux mois ! L'affaire fut rondement menée et c'est avec perte et fracas qu'il se trouva dans un état pitoyable, blessé, le bâton brisé, portant quelques hématomes ici et là, et pire que tout l'honneur un peu ... comment dire.. souillé ! Il était pourtant prévenu, cette dame là elle ne ressemblait pas aux autres, et même pour une sordide histoire de chemise il allait devoir lutter contre force et ... timidité ! oui parce que la dame en haillon avec un corps de guerrière svelte et musclée, ça l'avait tout chamboulé notre Curtius.

Après quelques jours de convalescence, et les bons soins de Galswinthe toujours très aimable envers le jeune sculpteur, il reprit du poil de la bête ( groaaaa ) et il fit un morceau de route avec la médicastre avant de rejoindre sa soeur et son beau frère. Direction : Le château de Billy !

Dans un village dont je ne donnerai pas le nom..


Pardonnez moi demoiselle ?

Curtius avait encore eu le don de demander un renseignent à la plus belle dame présente sur la place, lui qui était timide, joues couleurs tomates et bafouillage à venir...


Pardonnez noix ! ... moi ! s'il vous plait !

Oui jeune homme ?

Les yeux bleus, on aurait dit la couleur du ciel ! bien plus clair que les eaux souvent sales du lac de Montbrisson, ceci explique d'ailleurs la réputation du poisson au goût parfois douteux et le fait qu'il se dise souvent au sud : vive le poisson de Le Puy ! Bref, la dame finit par lui répondre, et le curtius sentait son coeur d'artichaut fondre..


Et bien ? Jeune homme ?

Euh hum je euh , je me suis un peu perdu je cherche la direction du chateau de Billy, vous voyez ?


La dame avait donc les yeux clairs mais aussi une chevelure blonde longue et raide ... ( tadammmm ) ... une merveille de la nature, mais aussi...

Billy ? Le marchand de chaussure ?

Une sacré gourde..

Non le chateau de Billy c'est le nom du chateau, c'est là où vit le duc martymacfly. Voyez ?

Ah marty le fils du petit billy ! il vend les chaussures avec son papa des fois pour sûr.

Elle n'était pas finette, Curtius poussa un soupire..


Bon merci.

Il reprit sa route vers ce qu'il pensait être le château mais tomba sur une vieille grand mère, cette fois il en était sûr, elle connaissait le coin elle..

Pardon madame mais je suis perdu et j'aimerai trouver ma route, pouvez vous m'aider?


Comment çaaaa vieille croute !! mais croute toi même sacripan !

PAFFFF un coup de canne venait de fleurir sur la tête du curtius qui prit ses jambes à son cou et reprit sa route..

Le jeune homme était maintenant perdu.. un marchand perdu.. ça il allait devoir éviter de le raconter à sa soeur...
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Bettym
[Dans les jardins...]

Toujours dans un arbre perché, elle tenait... ah non ! c'était une autre histoire... Revenons à nos moutons ou plutôt à cette femme allongée sur un banc rêvant à Dieu sait quoi ou plutôt qui.

Un petit sourire sur les lèvres toutes ses idées moroses s'envolaient comme par magie. Le soleil qui la réchauffait, le bruissement des feuilles pareil à un doux murmure, le piaillement des oiseaux alentours... tous ces sons avaient le don de la rassurer. Elle imaginait moultes situations toutes aussi amusantes les unes que les autres, Beths en robe de cérémonie se prenant les pieds dans sa houppelande et tombant dans les bras de son Duc... Lilou sermonnant son cher et tendre Grid parce qu'il avait oublié son enfant au verger... Arthur essayant de lui faire les gros yeux parce qu'une idée saugrenue lui avait parcouru l'esprit et qu'il n'appréciait pas du tout. Elle se mit à rit en repensant aux menaces qu'il lui avait faites. Elle l'entendait encore...


Si tu pars, je viens te chercher et tu auras à faire à moi.

Elle se mit à rire. Comme si Arthur allait lui faire peur. Elle savait depuis presque toujours qu'il la craignait et le voir faire ainsi des menaces l'avait beaucoup amusée. Elle en était là dans ses pitreries méditatives quand une voix se fit entendre....

Marraine ??!! Elle s'arrêta de respirer et écouta à nouveau pour être sûre que ce n'était pas son imagination qui lui jouait des tours. Et là... Ouhh houuuu ??!!!!

Elle grimaça, le coeur battant la chamade en se rappelant la dernière rencontre au château de Clermont. Son regard qui la déshabillait de pied en cape. Elle frissonna... Elle ne voulait pas l'affronter, c'était pas le moment. Mais quand est-ce qu'il arriverait ? Peut-être jamais... Devait-elle se montrer ? Devait-elle fuir ? Non ça c'était pas possible pour la protection de son amour secret. Si Beths apprenait qu'elle s'était échappée, elle n'hésiterait pas à lui faire payer et pour rien au monde, elle ne voulait que son amant en pâtisse.

Elle resta ainsi allongée sur le banc pendant de longues minutes à se demander qu'elle était la meilleure solution. Mais quand elle entendit la voix de son filleul se rapprocher, elle soupira et se redressa. De toute façon, il ne fallait pas se leurrer, il n'abandonnerait pas ses recherches. Ce n'était pas son p'tit fillot pour rien. Il avait été à bonne école durant ces années...


OUI... Je suis là ! finit-elle par dire cherchant du regard une tête qui dépassait. Marty ! Ici à ta droite... un sourire en coin décidée à ne pas se laisser marcher sur les pieds à la moindre attaque de son filleul.
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Alberic
L’homme avait cédé devant l'insistance de son fils qui n’avait de cesse de le supplier. Il s’était donc résigné à le suivre jusqu’au domaine du Billy. Le voyage, court, avait été marqué par l’enthousiasme de Barbelivien qui vantait les mérites de son maître et le paysage défilait devant lui ; Les sabots des chevaux raclaient le sol encore et encore tandis que la carriole volait au vent. Alberic avait porté son visage par l’ouverture, des gouttes suintaient au coin de ses yeux. L’air vivifiant du dehors lui faisait un grand bien, l’automne se dessinait sous ses yeux en une myriade de couleurs et déjà, une prémisse de ce qui augurait d’un hiver glacial se faisait ressentir. Il porta son regard sur son fils qui semblait heureux ; Bonheur teinté d’une pointe de candeur. L'homme ne put contenir un sourire devant la joie et l’exubérance de son enfant.

Allons allons…. Un peu de calme, veux-tu ! Aurais-tu oublié que je connais ton maître depuis longtemps et que je sais les qualités qui sont les siennes.
En outre, le château du Billy n’est point étrangé à ma personne.

Il éclata de rire devant la mine débitée de l’intendant.

Je suis heureux de te revoir, tu sais ! Tu m’as énormément manqué.

Regard tendre lancé vers le jeune homme avant de détourner les yeux, légèrement gêné.
Il n’avait guère l’habitude de s’exprimer sur ses sentiments, cette pudeur qui l’étreignait que trop souvent, l’indisposait énormément.


Château du Billy.

Le demeure apparaissait dans toute sa splendeur et les rayons du soleil venait se fracasser sur les murailles du castel.
Alberic ne put contenir un regain de fierté en constatant les responsabilités qui incombaient au jeune homme. Ils descendirent tout deux de la calèche et il porta son regard vers les jardins en s'arrêtant, pendant plusieurs minutes, sur une jeune femme dont il ignorait l’identité. Celle-ci semblait perdue dans ses pensées, tête portée vers le ciel, elle profitait des derniers rayons de soleil. Elle paraissait posée, calme et en cet instant, rien ne laissé présager de la souffrance ancré au fond de son être. Une longue chevelure venait s’écraser sur le sol tandis que son corps, allongé sur un banc, se laissait aller aux havres de la chaleur.


Une clameur se fit entendre :

Marraine ??!! Ouhh houuuu ??!!!!

Alberic fut étonné en constatant la détresse de la jeune femme lorsqu’elle entendit l’appel, et la quiétude qui émanait de son visage laissa place à la peur suivie d’une détermination farouche. Il fit signe à son fils de le suivre et s’approcha doucement en ayant encore dans l’esprit la mine effrayée de la femme en place sur le banc. Il reconnût le Duc du Billy et ne put s’empêcher d’intervenir comme pour retarder l’inévitable confrontation que celle-ci voulait absolument éviter.

Monsieur le Duc !

Il marqua un temps d’arrêt et se sépara d’un sourire sincère.

C’est un plaisir de vous revoir après ces nombreuses années.

Il s’inclina légèrement.
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Curtius
Toujours perdu quelque part au milieu de rien :

Un chemin étroit et vallonné.. et maintenant la pluie...



Alors que le jour tombait rapidement, Curtius caché sous sa veste pour se protéger du mieux qu'il le peut de la pluie continuait sa veine recherche du chateau de Billy. Perdu.. perdu perdu.. comme une femme sans son mari, comme un chien sans son maître, ou encore comme une tomate au milieu d'un champs de salade... Les gouttes de plus en plus fortes venaient frapper la veste du marchand, un tant soit peu agacé par la situation...

Grumbl. Fichu duché, fichue pluie.

Il trébucha sur une pierre et manqua de chuter..

Et fichu chemin !

La nuit tomba pour de bon, et c'est dans un paysage on ne peut plus lugubre qu'il continua son avancée, non sans avoir les pétoches..

Crack. craquement entre les branches..

QUI VA LA ? dit il avec un léger courage et une pointe d'anxiété..

L'homme n'entendit plus rien, il faut dire qu'avec la pluie battant sur sa capuche, il n'entendait de toute manière que peu de chose..

Soudaine réflexion.. il était perdu et arpentait de petits chemins inconnus.. un coup à se faire brigander ça.. il décida donc de suivre le chemin à distance en passant par les bois, merveilleuse idée qui hélas lui fit avancer à une allure encore plus réduite...







Mais quelle poisse murmura t il...

Curtius prit ses jambes à son coup et s'enfuit à grandes enjambées direction le chemin, tant pis pour le risque brigand, au moins là bas il pourrait courir plus vite et s'éloigner de cette grosse chose poilue..
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Beths
[Promenons nous dans les bois]


Tagada, tagada … voila la Duchesse … tagada, tagada …. Elle ramène sa fraise … tagada, tagada, …. comment ça ce rp devient n’importe quoi ? Hum … fatigue passagère, bref, reprenons avec sérieux.


Sur le dos de son équidé, Beths chevauchait brides abattues en direction du domaine de Billy. Le temps de l’aller, le temps de déposer dossiers, le temps de poser son scel sur ces derniers, le temps d’être attrapé par le garde qui rappela au prévôt royal qu’elle avait clés à distribuer, ce qu’elle fit avec un sourire charmeur … elle ne put s’empêcher un rire en cet instant. Elle savait pertinemment qu'elle était connu à la prévôté du BA, et par certains habitants de ce Duché qu’elle aimait tant pour sa voix, et pourtant … si certains savaient … Rire cristallin qui un instant s’échappa de sa gorge. Oui, elle s’amusait, elle s’amusait grandement à surprendre au fur et à mesure. Sa meilleure arme à n’en point douter, et en cela son cher suzerain l’aidait bien, insistant quand il le fallait sur sa soit disant légendaire douceur et sa soit disant voix qui portait … alors qu’en fait …
Un sourire de nouveau s’échappa de ses traits, alors que son cheval faisait un petit écart rencontrant un tronc d’arbre à moitié couché sur la route, manquant de déverser le précieux contenu des poches qu’il transportait. Le Prévôt Royal des Provinces Vassales, ramenait de quoi travailler chez elle, de nouveaux dossiers, mais aussi et surtout une lettre. Une lettre qui lui avait été portée à Paris, ce qu’elle ne comprenait que peu, mais elle s’en fichait, car elle était porteuse de bonne nouvelle : son jeune frère avait certes été blessé dans son stupide duel, néanmoins, il était entre de bonnes mains. Chacun des mots étaient resté gravé dans son esprit …et puis la lettre était là, à proximité de sa cuisse, si proche …


Galswinthe a écrit:
Ma Chère Beths,

Par cette lettre qui j'espère te parviendra, je viens te donner à sa demande des nouvelles de ton frère qui voyage avec Guilelme et moi pour accompagner les reliques de Saint Trufaldini.
Je ne sais exactement, quel souci il y eu avec une dame, mais il se trouve que pour une histoire de chemise, elle l'a provoqué en duel. Je n'ai pas tout compris à l'histoire, mais on peut dire qu'il s'est mis dans de beaux draps.
Le pauvre s'est battu vaillamment, mais il se trouve qu'il a malheureusement perdu le duel et se retrouve sérieusement amoché.
Toutefois, n'aies crainte, je me suis chargée de lui faire quelques cataplasmes et le soigner avec quelques plantes en décoction. Une petite saignée, un peu de viande pour reprendre des forces et je pense qu'il sera rapidement sur pieds.

J'espère que nous aurons le plaisir de nous rencontrer bientôt.
Transmets mes amitiés à ton époux.

Amicalement,

Galswinthe.





Combien de jours ? Combien de temps ? De quand datait précisément la missive ? Bref, son frère était en vie, son frère était avec Gals, son frère allait bien, et elle me manquerait pas de le houspiller de sa folie, et de son inconscience à avoir accepté un duel alors qu’il ne connaissait pas le maniement des armes, chose qui serait vite réglée, elle allait de ce pas lui trouver un maître d’armes qui l’entraînerait férocement. Il était hors de question que son petit frère ne sache pas se défendre, ou défendre leur duché.

D’ailleurs, il faudrait qu’elle l’équipe, elle avait totalement omis ce détail, mais en dehors d’un bâton que pouvait-il bien posséder ? Elle avait été bien idiote et légère sur ce point, néanmoins alors qu’elle était partie pour le Lyonnais Dauphiné, elle avait mutuellement confié son frère à son époux … il aurait du rester à Billy au lieu de courir la campagne. Décidée autant qu’elle avait été angoissée, la jeune femme prit avec décision la direction de Moulins, le plus proche village de Billy, et puis elle ne ferait qu'un léger détour de sa route principale. Et puis par la même occasion peut être pourrait-elle trouver quelques douceurs pour son tendre et … erf … Bettym … Bettym qui devait être arrivée à Billy pour y être cloîtrée tant que … peut être que quelques petites choses lui plaisant pourrait aider la pilule à passer ? Oui, mais quoi ? Un livre de loi, plume, encore, parchemin ? Fleurs … hum elle espérait bien que le personnel de Billy aurait pensé à égayer la pièce de quelques notes colorées et …. Une tapisserie !! Une tapisserie où un tribunal serait représenté ! Euh … à la réflexion, elle prendrait peut être mal la chose, se sentant jugée pour ses actes alors que la seule volonté de Beths était de lui rappeler ce qu’elle aimait tant, la Justice. Bon alors, euh, une tapisserie avec des décors champêtre ? Des animaux, de beaux éphèbes devant lesquels elle pourrait tomber en pâmoison ? Rhaaaaaa nan, cela n’allait pas ! Hum, un poignard, erf non peut être pas, si jamais elle se décidait à tuer l’époux que le couple de Montfort-Balmyr lui choisissait, euh, quelques atours pour parfaire son trousseau ? Rosette, quenelles et côte du Rhône, cela devait faire plaisir puisque Naud lui en avait demandé, mais mazette où trouver ces spécialité du Lyonnais, et puis, cela ne lui rappellerait que trop sa condition, rhaaaaaaaaaaa mais il devient bien y avoir quelque chose qu’elle pourrait lui trouver !
La vacuité de ses idées faisait peine à voir et la laissait ennuyée.

Arrivant à Moulins, elle se dirigea par habitude vers le forgeron de ses connaissances, et avec calme et sourire, elle lui demanda une épée et un bouclier


Eh beh m’Dame z’avez brisé les vôtres dans cette maudite guerre ?!

Un temps d’étonnement et un sourire avant de rassurer l’homme

Non, non mon brave, c’est pour mon petit frère, qui n’en avait encore point …

Quoi ?! L’frère de m’dame la Duchesse Adjointe au Prévôt qu’ya pas d’quoi s’défendre ?

Le grimace qu’elle fit en cet instant devait être suffisamment conséquente pour que le forgeron se taise en cet instant précis, conscient que peut être il y avait là route inhabituelle, s’empressa de se diriger vers son arrière boutique et d’en revenir les bras chargé d’un bouclier de simple facture mais dont la solidité semblait exemplaire, ainsi qu’une épée qui aurait fait pâlir d’envie tous les maréchaux du BA.

Si c’est-y pour un homme voici qui d’vrait aller m’Dame, enfin si cela convient à votre Grâce ...

La Grâce en question jeta un œil interrogatif sur l’homme … finaud l’marchand qui ajoutait toute la rondeur à ses phrases pour certainement mieux faire passer le prix qui ne manquerait pas d’être élevé. Hum, et si, elle testait le maraud ?

Ah voui, cela me convient … seulement …

Regard désespéré du marchand voyant là belle affaire s’envoler …

Voyez il y a un petit défaut, là sur le manche. Oh presque invisible, mais néanmoins, mon œil exercé de maréchale vous comprenez, bref la crosse n’est pas tout à fait droite, vous en conviendrez bien. De fait, je pense, enfin, j’hésite, mais peut être que si vous me laissiez bouclier et épée à prix raisonnable … Son sourire se fit alors ensorceleur
ou bien alors si vous ajoutiez un objet fort différent, et absolument point pour la même personne, un petit quelque chose en métal, qu’un forgeron aussi talentueux que vous avez forcément dans vos produits, un objet indispensable à toute Dame, un objet aérodynamique permettant défense, tout comme attaque, qui serait presque portable dans une … bon une grosse besace Petite moue dubitative tout de même, mais poursuivait son idée
un objet esthétique qui pourrait être accroché au mur, un objet … qui serait un parfait cadeau pour … potentiellement … être un porte bonheur …
Attente délicieuse avant laaaaa solution fatidique sous le souffle coupé de l’homme …
un fer à cheval !!!

Si elle en croyait les yeux exorbités, la mine dépenaillée, et la mâchoire du marchand qui traînait au sol, son raisonnement n’était peut être, potentiellement, hypothétiquement, pas le meilleur. Pourtant quel meilleur présent offrir à son amie, pour laquelle son époux et elle-même allaient se mettre en quête d’un mari, qu’un fer à cheval porte bonheur ?
Décidément, elle aurait toujours du mal à comprendre les hommes, si bien que d’un ton nettement moins cajoleur que précédemment


Bon c’est simple, pour le prix d’une épée et d’un bouclier, je veux en plus et gracieusement, un fer à cheval, le plus beau que vous ayez !

Ce que Duchesse veut … forgeron veut aussi ?

Oui, Vot’ Grâce

Quelque temps, épée et bouclier sous le bras, fer à cheval accroché à l’autre avant bras, la Dame de Gondole d’un grand pas assuré, ravie d’avoir dépensé si parfaitement ses écus, sortit de la forge. Chantonnant, oui, oui, chantonnant, elle retourna en direction de l’écurie où son fidèle Canasson l’accueillit oreilles rabattues en arrière … il aimait sa voix, mais préféra qu’elle s’exprima plutôt qu’elle chanta ! Et dire que ceci était la plus belle conquête de l’homme. Hum sans aucun doute, mais Beths pensa en cet instant que la conquête n’était point mélomane.
Mettant le fer dans les poches de la selle, réfléchissant quelques instant sur le comment transporter une épée et un bouclier de plus, se décidant pour les fixer de chaque coté de la selle, elle se monta en selle et prit la direction du château de Billy alors que la pluie commençait doucement à tomber.


Fichue pluie qui va faire rouiller mes précieux cadeaux

Souhaitant arriver rapidement à destination, la Duchesse pressa son cheval, et arriva rapidement sur le domaine et au cœur de sa forêt riche en sangliers, emblème de son époux. Jusqu’à présent, elle n’avait pas eu à en croiser, et elle en était absolument ravie, néanmoins, elle se doutait bien qu’un jour, elle se retrouverait tête à tête avec l’un de ces bestioles.
Le bruit caractéristique de cavalcade et de branchage brisé foulé arriva jusqu’à ses oreilles, et la jeune femme s’inquiéta, elle venait de penser sanglier, et en voila un qui arrivait vers elle. Stoppant son cheval qu’elle sentit frissonner, elle ne savait que faire, demi tour ou bien sortir épée ?
Elle n’eut guère le loisir de pousser plus en avant ses réflexions qu’elle vit un homme traverser un arbrisseau juste devant elle la faisant sursauter, et faisant ruer son cheval dont elle perdit contrôle.


Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Et une Duchesse au sol, une, atterrissant à moitié sur l’homme qui avait surgit devant son nez, alors que son cheval prenait poudre d’escampettes vers les douces stalles des écuries du château où la mangeoire était toujours pleine.
Muscles endoloris, en partie affalée sur un homme assis les abattis au sol …


Z’auriez paaaaaaas pu faire aattt … Cuuuuurtiiiiiiiiiius ?????? CURTIUS !!!

Elle venait de tomber dans les bras de son petit frère pour son plus grand bonheur, se mettant à le serrer de ses deux bras. Néanmoins son frère ne semblait pas ravi de la voir puisqu’il la repoussait tout en l’aidant à se relever, et en la tirant par la manche

Curtius, je ne sais si je dois t’embrasser ou te houspiller. Je me suis fait un sang d’encre, ne recommence jamais plus. Et arrêter de tirer sur la manche de ma chemise, elle va céder.
Fut-ce le bruit ? L’odeur ? Le souffle ? Les yeux de son frère ? Un peu tout cela ? Un quart de tête qui se retourna pour découvrir le spectacle arrière d’une bête furieuse et chargeant. Et pour une fois silencieuse, main dans la main avec son frère, Beths, heureusement prit les jambes à son cou, se demandant si ils devraient se réfugier dans un arbre et attendre ensuite que son époux vienne accompagné de quelques chasseurs pour les sortir de là … cocasse situatiuon.
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BANNIERE EN COURS DE MODIFICATION
Martymcfly
Fichue marraine qui se fait engrosser par on ne sait pas qui...
Fichu intendant qui met trois plombes pour aller chercher deux fromages...
Fichue cuisinière incapable de faire correctement son travail de soubrette... bon en même temps, elle était douée en cuisine.
Fichu domaine trop grand où, quand on appelle une marraine... On la trouve ?


OUI... Je suis là ! Marty ! Ici à ta droite...

Ah ba... Finalement, il n'aura pas mis très longtemps à la chercher. Le jeu du chat et de la souris tournait court. Il la vit effectivement, tout près d'un arbre, cherchant sans doute dans la rêverie, ou dans la prière, à trouver des réponses. Mais Marty allait lui en donner.

L'envie de lui crier... File dans ta chambre ! Tu y resteras jusqu'à ce que tu pondes... Non, non... Pourtant, les signes avant coureurs qu'il avait pu lui transmettre, que ce soit à la cérémonie au château, ou à celle de la cathédrale, étaient limpides. Il ne put s'empêcher de la prendre dans ses bras.


Marraine... Tu m'as tellement manqué. Je ne voulais pas que tu partes. Rentrons à l'intérieur, nous serons plus à l'aise pour discuter.

Quelques pas faits ensemble, des retrouvailles après un voyage en Dauphiné. Comme si rien n'avait changé... Rien à part un polichinelle dans le tiroir. Il allait falloir régler cette grave affaire d'une façon ou d'une autre. Trouver un mari pour que l'enfant ait un père, pour qu'un honneur ne soit pas bafoué. Dans quel pétrin s'était encore fourré Bettym...

Bras dessus, bras dessous, en direction de l'entrée du château, Marty fut soudainement halpagué. Une voix d'homme qui lui fit tourner la tête dans sa direction. Deux hommes qui arrivaient vers lui... Barbelivien et....


Monsieur le Duc ! C’est un plaisir de vous revoir après ces nombreuses années.

Sire Albéric ?! C'est bien vous ?

Comment oublier cet homme ? Pour sûr que c'était lui.

Mais, d'où revenez vous comme cela ? Vous étiez avec mon intendant ? Regard noir vers ce dernier avant de lui adresser. Tu as bien tout trouvé toi ? Acquiescement du Barbeliven. Sourire rassuré du Duc. Bon, tout le monde au château, le dîner nous sera bientôt servi, si la cuisinière ne s'est pas trompé de métier... Vous connaissez ma marraine, messire Albéric ? L'homme secoua la tête.Bettym, Albéric. Albéric, Bettym. Voilà les présentations sont faites...

Zut... lui qui voulait passer un peu de temps avec sa marraine pour se retrouver, pour discuter, pour trouver des solutions... Mais... Et si la solution était devant son nez ? Non... ce serait trop simple...
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Curtius
Revanche d'un sanglier sur la vilénie des Hommes ( nicolas hulot sors de mon corps ! )

Curtius à peine troublé par le choc avec Beths et la soudaine rencontre inattendue, gardait les yeux rivés sur le gros cochon poilu...

Curtius, je ne sais si je dois t’embrasser ou te houspiller. Je me suis fait un sang d’encre, ne recommence jamais plus. Et arrêter de tirer sur la manche de ma chemise, elle va céder.

Et ils se mirent à courir, encore et encore..

Où on... va ? dit il essouflé...

Curtius avait il dérangé l'animal alors qu'il était avec ses petits ? lui avait il marché sur la queue sans s'en rendre compte ? L'animal serait il tombé amoureux du derrière de Curtius souhaitant l'embrocher de son groin cornu ?

Groiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii GrrrrroiiiIIIIiIkkKK

L'animal courrait à une vitesse folle...

Il .... nous..... rattrape ...

Il faut dire qu'il avait 4 pattes lui, et qu'il maitrisait le terrain boueux.


Curtius et Beths toujours main dans la main arrivèrent dans une pente descendante, l'eau y ruisselait par dessus même la boue et ça, curtius le savait, c'était mauvais signe. Néanmoins n'ayant guère le choix il s'élança et c'est sans aucune surprise qu'il commença à dévaler la pente sur les fesses, dans la boue, lachant par la même occasion la main de sa soeur qui de toute manière commençait à glisser elle aussi..

AAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaahh !!!

Arrivant en bas de la pente, il tourna le regard en direction du haut mais la nuit associée à la pluie donnait une obscurité totale..


Soeurette ? dit il doucement, ne la voyant pas à ses cotés et n'entendant plus rien... jusqu'à ce que subitement il la vit arriver à toute allure fesse sur le sol et droit sur lui ...

BET .... !!!

POF !

Roulé boulé de la frère et de la soeur et atterrissage dans une grande mare de boue... Le visage marron, comme tout le reste d'ailleurs, il releva la tête et regarda sa bethsounette..

Soeurette, j'suis content de te revoir, j'étais perdu tu sais. Dit il timidement. Le cochon semblait ne pas les avoir suivi, surement indisposé par la descente et l'eau ruisselant. Ou alors peut être était il en train de descendre sur ses pattes.. lui..
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