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[RP] Chez Ally et Clo - "Aux délices"

Kathelle
[SOURIS DES VILLES, SOURIS DES CHAMPS]

La jeune femme, après un voyage chaotique et des retrouvailles pour le moins surprenantes, avait échappé de peu à l’empoisonnement pour finalement se sortir du piège que lui tendait son amie ; Ally participant à un concours de cuisine n’avait rien de naturel, pour celle qui connaissait le manque de culture culinaire de cette dernière. La conversation avait rapidement tourné aux taquineries diverses quand la trémouilloise lança une idée saugrenue qui, comme de bien entendu, trouva écho chez Kat’.

Quittant l’auberge, elles arpentèrent les rues dans un manque certain de discrétion, les rires raisonnants dans la nuit…un bref passage aux délices, afin de s’équiper comme il se doit pour telle expédition mais aussi pour permettre à la poitevine d’informer sa moitié quant à leur projet et les deux amies de repartir à travers la campagne environnante, leur bavardage brisant la quiétude de lieux…Qui d’autre qu’une femme pour espérer prendre du gibier en jacassant comme des oies ? Deux femmes !!

L’installation des collets n’avait pas été une mince affaire ; le manque évident de pratique joint à la jubilation des deux femmes n’avait fait qu’augmenter leur hilarité, et la pose en avait été rallongée d’autant…Toujours est-il, qu’après un certain temps et un temps certain, elles s’installèrent à l’écart ; un feu et des bouteilles, elles étaient parées pour la nuit.

Aux lueurs de l’aube, Ally alla s’enquérir des hypothétiques prises ; Kat’ ne tarda pas à la rejoindre, interpellée par le rire saccadé de sa complice. La vision du…gibier et la moue dubitative de sa camarade eurent raison de son calme ; désopilante situation qui la laissa le souffle court pendant un instant.

Cependant, l’heure n’était pas aux larmes, même déclenchées par la rigolade, elles ramassèrent le matériel ainsi que les…le…enfin les bêtes et repartirent au village, direction les délices ; chemin faisant, l’artésienne perdit de nouveau son sérieux, elles auraient pêché que ça n’aurait pas été pire !

[AUX DELICES]

Pas de bruit, ne pas réveiller Clo et Toine…pas de témoins de leur exaction future ! Elles s’affairent à la cuisine, tentant de changer l’apparence de l’ingrédient principal, entreprise malaisée il faut le dire…Les ronchonnements d’Ally n’aidant pas à la concentration, Kat’ n’a de cesse de se tordre de rire, imaginant la scène qui se déroulera sous peu…une phrase de sa comparse avant de quitter les lieux, chargée de son trésor et la cambrésienne s’écroule sur une chaise, ses dernières volontés disparues à mesure que les larmes coulaient…jamais ils ne pourront croire que c’est un lapin !!

_________________
--Antoine.



Bruits qui proviennent de la cuisine, rires étouffés entre deux paroles qu’il ne comprend pas, Antoine sort des songes.

Avec application, il se dégage de la couverture dans laquelle il est enroulé, repose l’ours qui lui sert de doudou et descend de son lit.

A petits pas, il approche dans le couloir, espérant comme souvent surprendre sa mère.

Il entre, tout sourire, près à se jeter dans ses bras, quand il se stoppe tout net.

La femme sur la chaise n’est pas sa mère, il se frotte un peu les yeux de ses petits poings, regarde encore, ne reconnait pas non plus sa nounou ...

Pas intimidé pour autant, le petit garnement se dirige vers elle.


Est qui toi ? Faim Toine ! Est ou man ?
Kathelle
Affalée sur la chaise, la jeune femme se remettait peu à peu de ses émotions, évitant soigneusement de penser à Ally…ses yeux la brulaient, la fatigue se faisait sentir…mauvaise idée que de cumuler le manque de sommeil, les rires, les larmes et l’alcool ; elle plia les bras sur la table et y posa sa tête, pensant profiter du calme ambiant pour se reposer un peu quand :

--Antoine. a écrit:
Est qui toi ? Faim Toine ! Est ou man ?


Elle sursauta, manquant de trébucher et chercha d’où provenait la voix – n’oublions pas qu’elle est dans le brouillard hein^^ - avant d’apercevoir le gamin qui, de plus, semblait s’adresser à elle ; Garder un semblant de dignité, se donner une contenance…elle esquissa un sourire en tentant de comprendre ce que baragouinait le chiard. Réfléchir vite, pas gagné dans son état…comment faisait son amie avec un enfant…éclair de lucidité, le p’tit Antoine :

Arf…tu dors pas toi ? parles doucement Toine, j’comprends pas ton dialecte….

Tsss, un effort Kat’…concentres toi, ne pas l’effrayer…quoique, rhooo mais non !! Bon, que faire ? faim, il a dit faim…ça mange quoi à cet âge là ? Rhaaaaa, sortie d’un piège pour se retrouver dans un autre….
_________________
--Antoine.


Grimace déguisée sous un sourire de parfait petit ange, il est heureux de la voir sursauter, une leçon apprise aujourd’hui, ça marche aussi, même quand ce n’est pas maman.

Quelques pas, bien assez pour qu’il se décide à essayer encore de lui faire peur, ou se montrer gentil comme ses parents veulent qu’il soit…

Trop tôt pour les bêtises, et puis il a faim, vraiment faim, et si elle se décide pas à lui trouver de quoi calmer son appétit, c’est tout le Poitou qui va le savoir dans pas longtemps … Il se plante devant elle, lui tendant les bras comme il a l’habitude de le faire.

Il se concentre un instant, formulant ses mots en silence avant de les prononcer d’une toute petite voix ….


Ben est qui toi ???? Faim Toine ! Est ou man ? Papa dodo ? Câlin Toine

Il ne parle pas bien encore, il trébuche sur ses mots, mais en temps normal, avec les gens qu’il approche, il n’a pas à se soucier de se faire comprendre ou non. Ce sont eux, les grands qui cherchent à le comprendre lui, et pas l’inverse !

Et puis … elle lui a bien dit de parler doucement non ?
Kathelle
Arf, la tête qui cogne, à croire qu’un tambour y a élu domicile…t’es dans le bourbier ma fille ! Rassembler ses idées, garder son calme…c’est qu’un môme, pas de quoi paniquer et pourtant…Le nourrir et vite, pour un peu qu’il crie famine…toute à ses réflexions, elle balaye la pièce du regard avant de s’apercevoir que le rejeton s’était approché et horreur...le voilà qu’il lui tend les bras !!

--Antoine. a écrit:
Ben est qui toi ???? Faim Toine ! Est ou man ? Papa dodo ? Câlin Toine


Prendre les choses dans l’ordre ; primo traduire les mots du chiard, deuxio répondre si tant est qu’il pose bien des questions, tertio se conduire en adulte et agir…ou du moins, essayer :

Hum…Kat’, j’suis Kat’…on va bien t’trouver un truc à grignoter en attendant qu’ta mère revienne.

Pas si mal sur ce coup là, malgré la marche militaire qui se joue dans son crane, elle parvient à communiquer avec le bambin…qui insiste d’ailleurs ; un câlin ! Il veut un câlin…courage Kat’, il ne va pas t’bouffer, il est tout p’tit. Les yeux azur se posent sur l’enfant, un sourire se dessinant sur les lèvres de la jeune femme qui se décide à le prendre dans ses bras.

Ouchhh ! C’est qu’il pèse pour une demi portion – bon, elle est dure au mal bien qu’elle ne soit pas tellement robuste…mais alcoolisée, ça le fait moyen^^- trouver son équilibre…manquerait plus qu’elle s’étale avec le gnome, elle en serait pour une sérénade et pas franchement en état de gérer une catastrophe :


Dis donc Toine, tu manges bien toi…Pfiou, c’que t’es lourd !

Les bras chargés par le moufflet, elle tente de s’y retrouver dans la cuisine ; fouille en bonne et due forme, pour ne pas dire mise à sac des lieux avant d’avoir une révélation :

Héhé, Kat’ vient d’avoir un éclair de génie mon mignon…on va t’nourrir !

N’importe qui la connaissant assez, aurait été alarmé et pour cause…la tête embrumée par la vinasse ingurgitée, la révélation était loin d’en être une ; elle prépara le nécessaire au repas, retourna s’assoir et installa le petiot sur ses genoux :

J’te préviens, c’est la cuisine de ta mère…m’enfin, si c’est bon pour un concours, ça doit être bon pour toi…
_________________
--Antoine.



Elle l’étonne celle la, il est peu habitué à ce que son « charme » n’opère pas ou pas aussi bien.
Elle en met du temps pour lui faire son câlin. Mais qu’est ce qui se passe se matin ?
Depuis quand, ni maman ni papa n’étaient la à son réveil ? Et cette Kat qui est-elle et que fait elle chez lui d’abord ?

Après coup, le voila un peu inquiet.

Sentiment qui passe pourtant assez vite quand elle se décide, enfin, à le prendre dans ses bras.

Le petit garçon retrouve dans ce contact, les gestes qu’il fait tout naturellement tous les matins. Il colle sa petite tête dans le cou de la grande, le pouce dans le bec, ce qui ne va pas faciliter le dialogue … et ce qui le fait surtout baver largement sur le corsage de la grande.


Héhé, Kat’ vient d’avoir un éclair de génie mon mignon…on va t’nourrir !


Maintenant c’est presque de la peur qu’on peut voir dans le regard du bout d’chou. L’intonation ne lui dit rien de bon…

Non mais elle fait quoi la ? C’est si dur que ça de trouver un peu de lait ? Mais c’est une vrai fouineuse en plus, la voila qui ouvre tous les placards …
A coups surs, elle chercherait à boire que ça ne l’étonnerait pas beaucoup ! Quoi que, vu l’état elle n’a pas besoin de boire plus … mais allez comprendre les grands hein !


A veux Man, pas manger ça Toine !
Clovis1
Le soleil était déjà haut dans le ciel quand Clo ouvrit un oeil, avant de se retourner plusieurs fois dans le lit. Il glissa lentement sa main vers le bord du lit, cherchant celle d'Ally, en vain...

Amour ?! Amour ?

Inquiet, il ouvrit les paupières, et sauta du lit, quand il s'aperçut qu'elle n'était plus là. Il enfila rapidement une paire de braie, puis marcha rapidement vers la cuisine, pensant l'y trouver avec Antoine, qui l'avait sûrement réveillé de bon matin. Une forte odeur de viande se dégageait dans toute la demeure, et il se demanda ce qu'il arrivait à son Amour, qui, d'ordinaire, n'était, pour ainsi dire, pas doté d'une véritable passion pour les arts de la tables.
Il passa torse nu la porte de la cuisine, avant de stopper net, en apercevant dans un premier temps la cuisine sans dessus-dessous, puis, assise sur une chaise, Kath', avec Toine sur les genoux, qui semblait être plus qu'embarasser :


Kath ?! Dis ... que, ... quoi ... qu'est ce qu'il s'est passé, là ? Des brigands ont mis à sac la cuisine, et Ally est partie faire une déposition ? Ally organise un banquet à la mairie ?!

Devant l'absence de réaction de la jeune femme, il réfléchit un instant, puis se frappe soudain la tête....

Ahh, mais j'oubliais ! Le fameux concours de cuisine ! Et beh, pour ce qui est de l'esthétique, je crois qu'Ally ferra pas vraiment la course en tête...

Il rit, puis lui fit un bise, ainsi, qu'à Antoine, qui faisait la tête devant le repas préparé par Kath. Il couru chercher le lait dans la réserve, puis en versa un peu dans un bol, avant de le lui tendre.

Je te laisse t'en occuper quelques minutes, le temps que je finisse de me préparer, à moins que ... tu ais trop peur de ce bout d'chou ?

Il sourit, lui glissant le bol entre les mains, avant de froncer légèrement les sourcils, pour signifier à Antoine qu'il se devait de bien se tenir...
Kathelle
Elle regarde l’assiette, le sourire faisant place à une moue dubitative ; à mesure qu’elle mélange, une odeur nauséabonde se dégageant de la mixture vient lui taquiner les narines…bouhh, ne regarde pas ma belle, respires par la bouche et ça ira…Tsss, t’en as vu d’autre, pas le moment d’être malade avec un moutard sur les bras !

Elle baisse les yeux sur la petite tête collée sur son épaule ; la vision de l’angelot l’aurait presque attendrie si…..si le mioche ne bavait pas allégrement dans son corsage !! Se levant d’un bond, elle renverse la chaise dans un boucan d’enfer…Elle inspire profondément, garder son calme, ne pas effrayer davantage le gnome…tu vas avoir droit au concert Kat’ ! Elle le pose doucement sur le sol et lui sourit, malgré le fluide buccal qui coule le long de sa poitrine ; un regard alentours pour apercevoir un bac, coup d’œil au mollusque et la voix qui se veut rassurante :


Arggg, tu bouges pas d’la Toine ! Y’a pas idée d’baver sur les gens non plus….

Elle se dirige en marmonnant vers le baquet, espérant se débarrasser du liquide visqueux…mais non, c’est pas ta journée la belle…vide, ce maudit récipient est vide !! Faut faire quoi pour trouver de l’eau dans cette baraque ? s’lavent quand même pas à la bière !!

Dépitée, poisseuse mais dégrisée – rien de tel qu’un chiard baveux pour faire passer les vapeurs d’alcool – elle retourne s’assoir sans oublier de reprendre le p’tit bout. Elle reporte son attention sur le plat peu ragoutant et, prise de remords ou de pitié, elle sourit au bouchon :


Tssss, ça n’va pas être possible…

Pas le temps d’ajouter un mot que Clo’ débarque, surpris de la trouver là à en croire le son de sa voix ainsi que sa tenue pour le moins légère ; elle reste à le regarder s’affairer et prend le bol…enfin, il ne lui laisse pas tellement le choix et c’est de bonne guerre après la pagaille qu’elle vient de mettre :

Hum…peur n’est pas le mot juste, mais j’devrais y arriver * elle lui fait un grand sourire* pas de soucis, maintenant qu’je sais comment nourrir le gnome !

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Allydou
Sur le chemin, entre la maison et la place du village, elle avait bien cette impression, ce sentiment d’avoir oublié quelque chose.
Elle était pourtant allée jusqu’à la table du jury, retenant avec peine le fou rire qui ne l’avait pas quitté.
Elle était restée le temps de voir s’ils ne tombaient pas raides morts, empoisonnés par leurs soins.
Et toujours cette question …
qu’est ce que j’oublie ?
Kat, seule dans la cuisine, ne peux pas vraiment faire plus de dégâts que ceux qu’elles ont fait toutes les deux. Clo et Toine dormaient encore quand je suis partie.
Normalement, tout devrait aller…
Pourquoi n’était-elle pas tranquille alors ?

Résolue à en avoir le cœur net, elle laisse de coté pour un temps l’amusement du concours et décide de rentrer.

Le pas un peu plus rapide qu’à l’aller, s’attendant presque à trouver les Délices en proie aux flammes, avec Kat à l’intérieur, tout était possible.
Elle pousse la porte qui donne directement dans la cuisine et assiste à une scène qui lui déclenche immédiatement une nouvelle crise de rire.
Le champ de bataille de la pièce, son amie la mine dépitée, le corsage qui semble avoir subit les attaques de son fils.
Et lui justement, bien installé sur les genoux de la grande, regardant d’un œil mauvais l’assiette repoussée un peu plus loin sur la table.

L’étincelle arrive, la connexion s’opère dans son esprit un peu brumeux quand même après la nuit passée. Voila ce qu’elle avait oublié, mère indigne qu’elle était … préparer le déjeuner du bout d’chou, au cas où !

Le rire passé aussi vite qu’il lui était venu, elle lance d’un air écœuré …

Tu n’as quand même pas essayé de lui donner …. « ça » ?!

Il faut vraiment que je te rappelle ce que c’est ? Mon pov petit bonhomme … c’est lui qui t’a montré ou est rangé le lait au final ?

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Kathelle
Lequel de l’enfant ou de la jeune femme fut sauvé par l’arrivée de Clo’…question existentielle pour l’un comme pour l’autre…Dans un sursaut de lucidité, elle avait repoussé l’objet du délit, l’air tellement innocent qu’elle n’en était pas crédible pour qui la connaissait…mais ce n’était pas le cas de son hôte.

Le brun, tout droit sorti de son lit, à peine vêtu, n’aurait même rien remarqué sans la double pagaille…bon, fallait vraiment pas avoir les yeux en face des trous pour passer à coté du chantier, mais concernant la mine angélique de l’artésienne, elle ne doutait pas de donner le change, jusqu’au réveil total tout du moins.

Passage éclair du poitevin, une bise, un sourire, un bol de lait….Arf, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !! Simplement parce qu’elle exècre le liquide blanchâtre, simplement parce qu’il ne correspond pas à ses gouts…évidemment toute personne normalement constituée n’imaginerait même pas qu’un mioche puisse consommer la même chose qu’un adulte, mais qui a dit que Kat’ était comme tout le monde^^ !

Bref, le chiard allait être repu et la donzelle prenait garde de ne pas le noyer…après l’empoisonnement, ça aurait fait négligé…pour un peu, on l’aurait accusée de le faire exprès, mais non ! Aucune animosité envers le gnome, au contraire…s’il n’était pas croisé mollusque, il en serait presque attachant. Mais voilà, le p’tit homme bavait autant qu’un clébard et ça, vraiment, c’était pas supportable…coup d’œil rapide à son corsage qui déclenche un grimace de dégout, semblable à celle de Toine devant l’assiette un peu plus tôt…A croire que le marmot avait senti le piège et avait pris de l’avance quant à sa vengeance.

Toute à ses pensées, elle sursaute aux rires de son amie…non, mais elle se fout de moi en plus !! Regard outré sur la trémouilloise, discrète inspiration pour ne pas rire et :


Namého !! Pour qui tu me prends !!! Bien sur que non…je ne lui ai même pas proposé. Quant au lait, il est surement doué ton mioche, mais là, faut pas abuser…t’as vu la cuisine ? Il a pas baragouiné un mot….Pffff, c’est Clo’ qu’est tombé du lit.

Cédant au fou rire, elle regarde Ally plus dépitée que jamais…son manque de vraisemblance ne fera pas long feu face à son ainée, elle le savait…inutile de lui raconter la matinée rocambolesque qu’elle venait de passer, la pauvre ne s’en remettrait pas…rire aux larmes, encore ; ces deux là n’en rataient pas une, pour un peu que le tiercé gagnant se retrouve un jour, il faudrait fermer les portes de la cité, prévenir le domaine royal et faire évacuer la ville.

Pour l’heure, c’est Kat’ qui prenait la route, mais pas question de partir dans un tel état…un baiser sur le front du gamin qu’elle rend, sans demander son reste, à sa mère, une bisouille à cette dernière et elle fonce à l’auberge…une bonne toilette pour se débarrasser des résidus buccaux ne serait pas un luxe…moue de dégout suivie d’un large sourire à l’attention de la belle et la voilà qui file…comme le vent.

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Allydou
Une explication peu plausible, qu’elle fait semblant de croire.
Un sourire tendre vers son fils, le mioche en question, qui, pour peu que le temps lui ait été donné, aurait, elle en sûre, réussit à la faire fondre la grande.

Mais déjà, à la voir se lever, Ally comprend que l’heure est arrivée.
Elle prend Toine dans ses bras, bisouille son amie, avant de bien entendu lui coller une bonne grosse léchouille sur la joue, pour la route …

Dire qu’elle n’aime pas les aux-revoir, ça serait encore bien loin de la vérité.
C’est pour ça qu’elle n’ira pas l’accompagner à l’auberge, n’ira pas non plus aux portes de la ville au petit matin pour guetter les sabots des chevaux.
Non, elle sait que … plus tard, la porte de cette cuisine s’ouvrira à la volée, pour faire la place à la grande.

En attendant, deux possibilités s’offrent à Ally … ranger tout ce capharnaüm avant qu’il soit l’heure de déjà repasser derrière les fourneaux … ou monter retrouver son tendre Clo pour un câlin familial.
Allez savoir pourquoi, c’est cette dernière qui l’emporte.
En montant les quelques marches, son esprit dérive au vent …

Kat …
Dans un souffle elle était arrivée sans prévenir, rapportant avec elle la fraicheur des jeunes années.
Comme un ouragan (la tempête en moi, a balayé le passéééé ... hum pardon, pardon, mais trop tentant la ^^ ), elle avait bousculé le quotidien.
Telle une tornade, elle avait retourné la cuisine, même si elle n’était pas la seule en cause …
Et voila que dans une brise … elle était déjà repartie, libre au vent … toujours comme le vent.

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Allydou
[Plus tard …]


Elle avait laissé ses Amours, le petit ayant décidé de fermer les yeux quelques temps encore dans les bras du grand. Pour elle, rester à rien faire, la fait penser, trop penser …
Après avoir rempli son cerveau de la vision idyllique qui s’offre à elle, Ally se relève, se glisse doucement hors du lit et sort, refermant délicatement la porte derrière elle.

De retour au milieu du champ de bataille, cette fois il n’est plus question de remettre à plus tard le ménage, elle allait finir par glisser et se faire mal avec tout ce qui s’est trouvé projeté par terre pendant la bagarre …

Vider le dessus de la table, débarrasser le plan de travail, faire une vaisselle rapide et finir par passer une toile sur le sol … Tâches salissantes peut être, mais qui avaient au moins le pouvoir de l’occuper, enfin ses mains surtout. Ses pensées, elles, restaient rivées sur Kat, sur leur enfance, pour finir par dériver sur Cyr’ … Imaginant la folie douce qui les aurait prise toutes les trois ... si elles avaient pu être ensemble.

Se rendant compte que les dernières nouvelles commençaient à dater, elle va au buffet, ouvre un tiroir et en sort de quoi écrire.
Profitant du calme de la maisonnée, elle couche sur le parchemin les mots en direction de Carca, pour raconter à sa sœur la surprise qu’elle avait eu et surtout ce qu’elle avait raté.

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Allydou
Une journée comme une autre, un dimanche … elle n’aime pas les dimanches Ally, en plus aujourd’hui il pleut !
Pas envie de voir du monde, pas plus que ça envie de travailler il faut bien le dire ...

Les mèches humides collées sur ses joues, les bottes trempées et les vêtements ruisselants, elle se dépêche de rentrer chez elle, chez eux …
L’idée de la fin d’après midi, passée au coin du feu, lui fait presser le pas.

Retrouver son Amour, ses Amours, voila ce qui la motive, jusqu’au moment ou poussant la lourde porte en chêne, elle entre dans la maison, vide.

Pas de trace du grand, encore moins du plus petit.
Calme, silence, solitude, au lieu des rires, cris ou pleurs.

Frissons qui lui font se rappeler, si elle en avait besoin, qu’elle est trempée.
Elle file dans la chambre, se débarrasser de ses vêtements pour ne pas attraper mal. La main se tend vers l’armoire, de son coté à lui, prendre une de ses chemises, la porter pour avoir un peu de sa présence …

Retour dans la salle, une buche dans la cheminée, vite réchauffer la pièce, réchauffer la tête.

Le temps que les flammes ne commencent leur travail, direction la cuisine, préparation d’un bol de soupe, réchauffer le corps aussi …

Installée à même le sol, devant l’âtre rougeoyant, elle devrait se mettre à son bilan, au lieu de ça, le regard fixe sur les flammes, ses pensées s’envolent, glissent encore, vers eux, vers lui …

_________________
--Jacquou.




Un gamin frappe…sautillant d’un pied sur l’autre, il attend, les yeux fixés sur la porte…brave mais pas téméraire le p’tit homme, et si la destinataire du billet est du même acabit que l’expéditrice, mieux vaut rester sur ses gardes ; il est fatigué du long voyage qu’il vient de faire, pas tellement confortable de dormir dans une charrette, encore moins lorsqu’elle est conduite par un géant aviné…mais il s’est bien gardé de se plaindre, trop heureux de ne pas faire le trajet à pieds et surtout trop craintif d’une éventuelle réaction.

D’où venait le môme ? Du duché d’Orléans…voyageur en culotte courte, il avait fait une rencontre, un regard qu’il n’oublierait pas de sitôt ; dire non à la jeune femme fut impossible…son jeune âge, sa naïveté ne lui permirent pas de tenir tête à la tornade brune et la petite bourse donnée eut raison du peu de détermination restant.

Et le voilà, nerveux et frémissant, devant « les délices »…il tient la missive d’une main, triture le coin de sa chemise de l’autre, il attend…
Allydou
Dans le salon, devant la cheminée, perdue …
Chez elle et pourtant perdue, en elle, loin …

Seule, voila ce qui résume beaucoup de chose, elle est seule, trop … et ça … ça n’a jamais été bon pour elle.

Clo, tout comme elle d’ailleurs, est bien trop pris par le travail ces derniers jours.
La famille, au sens large, est entièrement en vadrouille sur les routes, Jehan, Kali, le tonton, Kat …
Même Cyr’, d’après les dernières nouvelles reçues, serait sur les routes avec sa tribu.

Elle, les voyages ne l’ont jamais attiré plus que ça.
Casanière ? Oui, surement.
Surtout son amour pour cette ville, la sienne, qui lui fait croire qu’elle ne serait pas heureuse … ailleurs.

Toute à ses pensées donc, elle met un certain temps à se rendre compte qu’on frappe à la porte.
Un peu d’ordre dans sa tenue, de passage devant le miroir dans l’entrée, elle se recoiffe vite fait, puis ouvre.

Surprise, ce n’est pas un où une ami. Ce n’est pas non plus une connaissance, ni même un Trémouillois, du moins elle ne pense pas.


Bonjour ! Je peux t’aider ?

Avisant l’air un peu craintif du gamin, elle lui sourit, se voulant rassurante.
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