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[RP] Némésis n'oublie jamais...

--Esprit_frappeur


[Portes du Paradis]

Et hop, tu passe ton tour Pierrot

Et ouais, avec un changement de sens, le Saint Pierre perdait la main en faveur de Sainte Rita*, totalement désespérée à la vue des cartes qu’elle tenait en main… Coup d’œil rapide de l’ancien Héraut sur les autres joueurs de la tablée… Saint Georges*, le meilleur d’entre tous… Saint Urbain*, l’un de ses premiers amis dans ce monde… Saint Gangolf*, qui lui en avait appris de belles sur sa femme… Saint Raymond de Peñafort*, dont on se demandait toujours ce qu’il foutait dans cette période de l’histoire… Bref, aujourd’hui au Paradis comme tout le monde l’aura sans doute deviné…C’était partie endiablée de Uno !

La partie reprend sous les raleries de Saint-Pierre, quand un cri émerge de dessous les nuages…


Crève de Vergy !

tous les yeux se tournent vers l’ancien héraut… Ce dernier lançant son fameux haussement de sourcil, puis c’est la moutarde commence à lui monter au nez lorsqu’il comprend de quoi il s’agit…

Vont pas me faire chier juste au moment ou j’allais gagner, bordel de dieu !

Eclair au dessus des nuages, suffit d’un vent violent qui disperse toute les cartes de la table… Main droite du Héraut qui se lève, tête baissée…

Désolé Parrain !

Profond soupire… Il se lève… Claque des doigts et disparaît dans un éclair lumineux éblouissant… Pour ceux qui n’aurait pas compris, il ne vous reste plus qu’à lire l’autre Rp ou se trouve ce personnage…Moi personnellement je m’en fout complètement de préciser ce dont il s’agit puisque je l’ai déjà fait une fois, et que j’ai horreur de me répéter…

Donc… Eclair lumineux, disparition…Tout ça…Tout ça… Et réapparition sur terre… Poitou visiblement vu l’odeur marécageuse qui se laisse sentir à une trentaine de lieus de là… Regard médusé sur la scène qui se déroule sous ses yeux… Une bonne dizaine de personne observant deux autres en train de s’étriper… Il allait hausser les épaules s’apprêtant à chercher ailleurs du regard, lorsqu’une chevelure rousse attira son regard…. Nouveau haussement de sourcil, sa cible était là… Visiblement mal en point, vu comment elle chancelait… Les yeux du fantôme se lève vers le ciel dans un désespoir sans nom, près à implorer la bien nommée Rita, lorsqu’il se rappela que pour lui rien ne servait de prier, il n’était bon qu’à agir dans ce monde…

Il s’approche donc de sa rousse… Faisant un tour complet d’elle, visualisant ce qui avait été touché… Au premier regard…Rien de grave…une belle éraflure sur la joue, rien de plus… Fallait pas qu’elle commence à se plaindre pour ça, parce que sinon il allait lui rappeler sa balafre, au même endroit, qui lui avait valu deux semaines alités, dont il oubliera de préciser les réelles causes de l’alitement, dans le but de se faire un peu mousser sur le coup…

Il se place en face d’elle, et d’un coup de doigt, sans la toucher, relève sa tête… La voix commence à prendre de l’ampleur, résonnant dans la tête de la pivoine…

Ecoute moi bien… Ton heure n’est pas encore venue…Ne cherche pas à discuter… Je t’avais prévenue que si tu me verrais, je t’emmènerais avec moi… Et comme tu ne me vois pas…

La voix baisse légèrement, l’esprit reprenant son calme…

Vide ton esprit… Ce combat est perdu d’avance si tu garde dans ta tête les pensées qui ne te servent à rien actuellement… Ne pense qu’à ton ennemi… Ne cherche pas à savoir ce qui t’entoure… Ne t’occupe pas des autres... Reste concentrée sur ta cible…

Il se place derrière elle…face au géant… D’ailleurs sur le moment, il se demande qu’elle mouche avait bien pu piquer sa jeune sœur pour qu’elle veuille terrasser un tel monstre… Elle ne s’appelait pas David à ce qu’il sache, et l’autre encore moins Goliath… Légère moue inquiète… Et s’il s’était trompé… Et si on lui avait promit tout et n’importe quoi pour qu’il lâche les basques du Très Haut… Le doute s’installe… Il aide Cerridween à relever son épée… Toujours sans la toucher… Sa bouche se rapproche de son oreille…

Bats-toi petite sœur… Vains-le… Survie… Pour moi… Parce que je te préfère encore ici qu’avec moi, totalement démembrée… Terrasse le, et continue de veiller sur mes enfants…

Il se recule de quelques pas… Ses lèvres avant cela, tentant de toucher la joue rouge de sa sœur… Les yeux se fixent sur l’adversaire…Il semble voir à travers elle…Ressentir actuellement tout ce qu’elle peut ressentir… La rage de vaincre monte…C’est ça petite sœur…Continue… Il sent les muscles se tendre…La main se serrer sur la fusée de l’épée… Vas-y… Tu peux y arriver…

J’ai confiance en toi mon ange… Ne me déçois pas…



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*HRP : Ils existent… cherchez qui ils protègent… ça vous occupera au lieu de raconter des conneries en coulisse. Le premier qui sort le grand chelem a le droit à un bisou et une bière… Eikorc et Apo ont pas l’droit évidemment
--Baudoin
[C'était pourtant un bon jour...]

Baudoin sirotait tranquillement sa bière, sans rien demander à personne. Il avait eu une bonne journée à l'échoppe, il était content. Une bonne séance bien tranquille à la taverne, la bourse bien pleine, était à présent tout ce qu'il demandait pour bien finir ce jour faste. Voyez. Les doigts de pieds en éventail devant le feu, une bonne chopine à la main. Il saluait sans distinction les personnes entrant et sortant. Sa femme l'attendrait surement avec un bon pâté en croûte. Miam ! Vous le disais, jour faste !

Ses bottes fourrées devant la cheminée, la cape chauffant doucement sur ses genoux, l'homme commençait à somnoler doucement quand des hurlements le firent sursauter. Il en renversa piteusement le contenu de son verre sur ses vêtements. Raaa non, faut pas gâcher ! Puis sa cape toute neuve, franchement ! Furieux, le tisserand se leva de son siège, avec quelques difficultés notoires au passage. Sa femme faisait souvent du pâté en croûte... Qu'est ce que c'était que tout ce raffut ? On ne pouvait pas être un honnête citoyen buvant tranquillement une bonne bière sans être em.... ?

Il avait du mal à comprendre ce qui se passait... Y avait une rousse qui appelait un autre roux pour se mettre sur la gueule. Le roux s'était fait rétamer par un géant qui voulait rétamer la rousse... Et tout ça en plein milieu de la rue ! Mais on allait où là franchement ? Et la tranquillité des braves gens ? Ça n'allait pas se passer comme ça ! La garde avait intérêt à régler le problème ! Après tout c'était ses impôts qui payaient leur solde !

Alors notre bon Baudoin mit ses bottes, sortit de la taverne par derrière, -non, parce qu'il ne voulait pas non plus se retrouver au milieu d'une bataille rangée entre ces fous- et trottina sur ses petites jambes jusqu'au coin de la rue. Et de sa plus belle voix, il s'apprêta à crier à pleins poumons :


"A la....."

Mais il n'eut pas le temps d'achever. Il entendit et surtout sentit un énorme Boum ! sur le crâne. Douleur. Noir. Comme quoi, les honnêtes citoyens devraient se mêler de leurs affaires...
Kar1
[Tout vient à point à qui sait attendre.]


Ou en étions-nous. Ah oui. Un « Oh Bordel! » qui n’a pas eu l’air de déranger la moitié de l’auberge. « Oh Boy » qu’elle aurait dit si elle avait été English la donzelle. Terme qui est encore plus conforme avec la situation. Pourquoi? Parce qu’en plus d’avoir une Rousse complètement furie, et de son pareil en masculin prêt à tout alors qu’il n’en a pas le quart des moyens, ben le Colosse. « Mastodonte » comme elle aime à l’appeler, sur un ton ironique. La Reine des taquineries à défaut d’être autre chose. Calife à la place du Calife, son rêve le plus fou.
S’imposer? Quel en est l’intérêt. Peut être qu'elle n'en mourrait pas tout de suite, puisque l’expérience fait qu’elle en a vu d’autre la blonde. Mais aspirer à un futur peu certain avec les marques d’un Colosse sur sa peau blanche. Pas moyen. Tout doit se faire dans la discrétion la plus totale. A commencer par celle-ci. Rester à l’écart et laisser les concernés régler leurs comptes. Ce qui est extrêmement dur pour la blonde puisqu'elle déteste rester en retrait, surtout dans l’ombre d'une grille. Alors elle scrute, et puis zieute aussi. C’est pareil, et alors. Peut être trouver la faille. Les empêcher de s’entretuer. Une seconde bizoubizou. Une envie de sauver le monde et l’univers. Une envie de porter le collant qui sied pourtant mieux aux hommes. Un entre gambettes dont les formes sont mises en valeur. Déchirer son corsage pour en trouver un uniforme composé d’une cape. Si seulement. Elle pourrait les toiser fièrement sans oublier de se dandiner, parce qu'elle le vaut bien. Surtout le Colosse là, du haut de ses deux mètres dix. Et encore, de ses yeux persans, elle en oublie quelques centimètres pour qu’il paraisse légèrement moins effrayant.

Mais cette rage qui semble le faire doubler de volume, elle ne s’invente pas.
Alors ça s’acharne, ça lance des piques et ça veut provoquer l’autre parce que sinon ce serait trop simple. Une mèche rousse survole le combat pour chuter lamentablement sur le sol. Le sang commence à couler sur les pavés trempés par la tempête qui fait rage. Trop de rage pour une même et seule soirée. L’alcool s’est évadé. En tout cas son effet. Aux aguets, ses yeux s’ouvrent en un instant laissant échapper une étincelle presque aussi visible que celles des deux lames qui s’entrechoquent.

Ya que ça de vrai.
Un ring.
Une supportrice.
Du sang.
Les glandes qui titillent.
L’eau à la bouche.

Alors, aucun détraqueur n’a le droit de mettre fin au spectacle. Ni même ce vieux tisserand qui a choisi de profiter du feu de la mauvaise auberge à une heure bien trop tardive. Il sort, les yeux de la blonde dévient de leur trajectoire pour se poser à contre cœur sur le bonhomme alors qu’elle souhaite ne pas en rater une miette.

Karine est encore discrète. Restée près de la grille menant à l’auberge, on la croirait inoffensive et encore imbibée d’alcool. Mais ne jamais se fier aux apparences, surtout celles d’une blonde à la gueule d’ange qui aime être utile.


A la…

Lorsqu’il arrive à sa hauteur, le bras droit de la Paillasse se lève et vient percuter le haut du crâne avec un poing de roc. Un bruit sourd retenti dans la cours. Il s’étale. Ouf.. A temps! Elle va pouvoir se reconcentrer sur les deux ennemis qui ne sont autres que des amis pour la blonde.

La musique de la pluie est incessante. La blonde aimerait en être le chef d’orchestre. Sa tête gigote, ses doigts fendent l’air au rythme sur lequel la voilà calée.
Manquerait plus qu’elle chantonne.

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Karine de Pommières.
Cerridween
[On ne réveille pas les archanges]

Et il entre dans la danse et le pas de deux se fait tango...

Furieux, dramatique, il vient d'enchainer à cet air larmoyant de gouttes d'onde déchainée les deux corps à son rythme. Rouge, il commence à avancer sur la peau des deux qui s'affrontent lame contre lame, sueur contre sueur, sang contre sang... vie contre vie sans partage, sans concession, sans ambages.

Et il la conduit à merveille le Diable qui vient de sortir de ses gonds. Le choc de la lame contre les siennes lui remontent dans la mâchoire serrée à s'en rompre comme les muscles qui essaient de contenir la charge de la montagne alors qu'elle est souris. Elle sent dans la vibration toute la puissance de ce cri de bête qui monte. Elle ne résistera pas longtemps... alors le corps s'arque et elle cherche un échappatoire vers sa senestre... la dextre étant bien trop dangereusement pointée par une hache dont elle ne veut aucun baiser. Mais elle semble trop attirée la lame courbe par la joue rougie par l'effort. Au débotté, elle vient annoncer dans un crissement strident, arrachant le sol de son ire, le glas de sa cible. Elle n'a pas le temps... pas le temps d'essayer de dévier, parade illusoire d'un revers de dague, le coup qui vient. Le réflexe la sauvera peut être... celui de la survie, de la vie qui la fait se pencher.... et la lame s'enfonce traçant un sillon pourpre qui gicle son visage.
Pivoine le rouge te va si bien...

Le coup de pied achève l'œuvre, la mesure, en la projetant plus loin, titubante...
Les comètes passent une à une devant ses yeux dans une ronde infernale... elle voit dans un voile pourpre du côté gauche pendant qu'une douleur lancinante et montante vient lui paralyser le visage... les autres s'effacent petit à petit pendant qu'elle tangue, qu'elle dérive dans la tempête dont le vent les enveloppe encore de ses frasques. Elle cherche l'air qui pourtant joue à entrer et sortir des pans de ses vêtements qui semble, sournois, vouloir fuir sa bouche. Les bruits sont distendus, brouillés, comme un écho lointains entre les carillons de la pluie qui se fait cristal brisé, comme le rire qui s'échappe de la bouche du diable la regarder faiblir.

Le noir va s'installer peut-être... elle reste là, à chercher là pendant qu'au loin il harangue, il jubile... elle est sous l'eau qui tombe regardant la scène à travers d'un écran d'eau qui veut lui interdire le monde.

Ton heure n’est pas encore venue…

Elle vient de relever la tête d'un coup un peu rude. L'air est trop rare... la voix est lointaine... mais entre les va et vient du paysage, elle l'entend. Comme un écho de leur dernière rencontre. La suite se fait aussi flou que sa vision et elle cherche, elle cherche où il est... dans sa tête, de ses yeux qui essaie de briser le voile distendu de son oeil qui papillonne pour chasser eau et sang.

Vide ton esprit…

Il est là... il est là... son coeur au galop ralenti et elle s'accroche aux deux armes qui sont encore à ses mains comme à cette voix qu'elle essaie de capter, aussi diffuse qu'un souffle à son oreille.

Ne cherche pas à savoir ce qui t’entoure…

L'air revient glacé lui scier les poumons... elle sent la morsure bienfaitrice dans sa chair. Elle vit... elle vit encore... il avait promit... il avait promit d'être là. Lui, le seul, l'unique à ne jamais l'avoir abandonnée même au delà des ombres, de la vie et de la mort réunie. Elle tente d'endiguer le mouvement de ses épaules qui montent et descendent trop vite encore... Il est là... et c'est tout ce qui compte. Ne plus avoir peur. Il est là. Il sera là si elle tombe, il sera là si elle reste debout.

Bats-toi petite sœur… Terrasse le, et continue de veiller sur mes enfants… J’ai confiance en toi mon ange… Ne me déçois pas…

C'est un ordre... un ordre qui semble venir du vent qui a tourné dans son dos comme pour lui donner des ailes. Décevoir.... c'était le mot qu'il ne fallait pas prononcer. Le décevoir, elle en a eu temps l'impression quand elle n'a pu courir assez vite... non... cette fois, ce ne sera pas le cas. Elle y mettra ses tripes, son sang qui se lave sous la pluie et qui disparaît dans les méandres du tissu de sa brigantine, elle y mettre même son âme, quitte à la perdre. Parce que pour lui, elle donnerait et elle donnera tout. Il est le plus lourd serment qu'elle ait jamais fait, le plus secret, impétueux, au delà de la vie et de l'Ordre.

Alors... d'un coup de main la lame de la dague vient se réfugier contre le long bracelet de son avant bras pendant que son revers ne vienne lentement essuyer la joue ensanglantée. Mue par une force inconnue la lame de son épée se relève vers le Diable. Les ailes qui ont poussées avec le vent se déploient avec elle et elle se redresse. Le sang bat ses tempes et la partie du masque rouge qui s'est composé, avatar de celui qu'elle a arboré en entier le jour funeste où il lui a été ravi. Folie, douce folie, que je ne connais pas... de celle qui entend et voit un mort, de celle qui hurle quand elle égorge, qui torture de sang froid pour réduire au néant sans ôter la vie. Ah oui... je ne la connais pas... aucun sourire, aucun rire, aucun mot ne sort de la bouche tordue de douleur et de cette colère qui n'est plus de façade. Elle flamboie sous la nuit, retrouvant l'ignis, le premier, qui vient de faire dégeler tous les doutes, toutes les barrières qui l'entouraient encore. Elle regarde le Colosse d'un autre regard, vert translucide où brillent les flammes de ce qu'il représente...

Et c'est sans semonce qu'elle s'élance à son tour. Elle a déjà en tête... comme ce jour... ce jour qu'il lui tend et qu'il lui agite comme un mouchoir rouge. Il veut sa faiblesse, elle en fera sa force, elle, le roseau qui n'a que plié sans jamais être rompue par la vie, malgré les lézardes qu'elle a imprimé sur son flanc, sa cuisse et son coeur. Comme ce malheureux qui a rejoint son maitre dans les bas fonds après qu'elle lui ait taillé les tendons pour qu'il tombe à genoux sur la terre gelée et qu'elle puisse à loisir l'égorger. La Miséricorde se lève en sifflant qu'elle n'en aura pas, pour que la hache vienne l'embrasser.
Bruit de fracas qui ne dure pas.
Elle s'échappe la longue lame d'acier, laissant la lourdeur de la hache l'entrainer vers le sol. L'épée arrive à sa suite et elle rencontre la dague qui l'escorte vers le vide.
Un revers... vif... pendant qu'elle brille, vient parachever l'attaque en déchirant la chair de la cuisse du géant.

Mais elle ne s'arrêtera pas non... et avec un hurlement décuplé par la nouvelle rage protectrice qui veille tapie non loin, soufflant sur les braises pour propager l'incendie. De nouveau les lames se lèvent, de nouveau elles s'abattent dans le chaos né de la furie. Mais cette fois voulant l'estoc dans l'épaule du géant, elle n'arrive, l'ange qui se veut mortelle, qu'à faire une estafilade le long du bras musculeux...

Elle s'est reculé pour respirer l'air froid et chercher sa présence... dis moi que tu es là encore... dis moi que tu es là... sois mon bras.... comme avant... sois mon coeur... sois mes pas.... tu es déjà mon âme... je te la donne même damnée et marquée au fer de l'infamie qu'il me propose...

Alors De Nerra ? Ne sais-tu pas que quand ton Maître ne peut rien, il envoie une femme ? Et celle là, est sous la protection d'un Autre, qui fut aussi démon que toi... quel joli mélange... mais c'est ce que tu attendais n'est ce pas ?

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Eikorc
[Pile ou face… La lumière ou l’obscurité]

Flamboyante chevalière envoyée à quelques mètres plus loin… Il la jauge, la détaille même d’un regard acéré… Guerrier aguerri qui parcourt des yeux la silhouette titubante de son adversaire, cherchant pendant les secondes qui défilent, le dernier assaut qu’il peut mener. Longues inspirations prises, pour calmer l’excitation qui fait se crisper ses muscles… Rage sourde qui gronde, qui enflamme et embrase ses sens…
L’azur métallique se fait plus dur encore alors qu’elle relève la tête comme si quelqu’un l’aidait à le faire… Les paupières se plissent, les mâchoires se serrent… Aurais-tu toi aussi des visites de Vergy ? Qu’est-ce qui te permet de continuer à te battre alors que tu sais que ta vie ne tient plus qu’à un fil ?

L’atmosphère qui entoure la montagne de muscles lui semble tout à coup beaucoup plus électrique… Les poils se hérissent, le sourire se glisse au coin des lèvres et dévoile une canine carnassière alors qu’une force toute différente de sa haine vient envahir son corps… Comme l’aval d’outre tombe qui veut l’aider à en finir… Les épaules roulent alors que les poignets font tournoyer les lames… Le temps est venu d’accélérer la danse, il le sait et il le sent…
Cœur qui bat plus fort, dans sa poitrine, dans ses tempes… Exquise sensation que de sentir ses muscles se gonfler et se gorger de cette puissance… Et c’est en patient chasseur qu’il attend sa proie, faisait pianoter ses doigts sur les gardes de ses armes.

Un mouvement de main qu’il perçoit tout juste alors que la pluie fraîche ruisselle sur son visage… Vision légèrement trouble à cause de la distance qui les sépare… Une seconde, elle s’essuie la joue… La suivante, elle le regarde et il plante ses talons dans le sol détrempé…
Déclic qui se fait alors que d’un coup les bottes de son adversaire viennent percuter le pavé… Grondement puissant qui monte dans la gorge du colosse dont tout les muscles se contractent, le bras droit se contractant pour soulever la hache… Instinctif il vient parer l’assaut, les armes s’embrassant une fois de plus dans un crissement de métal…

L’arme lourde entraîne son adversaire vers le sol, les faisant percuter violemment les pierres… L’épée vient ensuite bloquer la dague comme si ce n’était qu’une formalité… Le bras gauche poussant de toute sa force contre la lame beaucoup plus fine que la sienne… Erreur.
L’iris s’écarquille quand d’un revers elle efface son assaut… Les mâchoires se serrent en réponse au sifflement qui s’élève et les muscles se contractent alors que déjà il attend la morsure vive du fer… Cuisse traversée de part en part par la dague qui ressort de l’autre côté… Douleur fulgurante qui traverse la jambe puissante du de Nerra qui vacille…

Hurlement qui s’envole et lui fait bien comprendre que l’attaque n’est pas finie… Le regard brûlant de haine trouve son homonyme aux reflets verts pour la fixer avec toute l’intensité qu’il peut alors que la lame s’envole à nouveau vers son corps… Les poignets tirent sur les gardes des lames, l’esprit repousse la douleur, la folie cherchant à s’en nourrir pour augmenter encore plus… Nouveau fracas des armes qui se percutent… Encore la dague qui glisse et échappe à l’épée pour cette fois venir mordre la chair de son bras musculeux…
Grognement de rage qui s’échappe de la gorge du Colosse qui rejette la tête en arrière… Et un rire traverse l’air crépitant au moment où la foudre et le tonnerre résonne… Le corps entier est parcouru par les spasmes de cet explosion… Jusqu’à ce qu’il abaisse son regard à nouveau sur son adversaire…

Sourire sadique qui étire le coin de ses lèvres alors que la folie pure vient de nouveau de prendre possession de son regard… Geste sec de la main et l’épée est envoyée au sol dans un fracas métallique… Grondement sourd qui monte dans sa gorge alors que le sang s’écoule abondement de sa cuisse… Goutte à goutte qui vient teinter le sol d’une teinte aussi pourpre que celle qui macule le visage de la Licorneuse…
Tu vois de Vergy ? Tu sens comme la haine et la folie sont si douces ? Tu ressens cette puissance, cette force qui peut te faire faire n’importe quoi ?
Un pas et il s’approche, portant tout son poids sur sa jambe valide alors que ses deux mains se referment sur la garde de sa hache massive… Grimace qui vient déformer ses traits et de toute ses forces il s’élance…

Le corps massif s’envole à nouveau, sans prendre la moindre précaution… Peu importe que l’acier vienne à nouveau transpercer sa chair déjà parcourue dans les moindres détails… Seule compte la puissance de son assaut… La hache vient percuter la lame de son adversaire pour l’écarter alors que sa jambe blessée s’envole pour venir heurter avec violence l’estomac de la rouquine…
Douleur fulgurante qui traverse sa jambe alors que son genoux s’enfonce dans le corps souple de son adversaire, le soulevant pour l’envoyer s’écraser lourdement au sol…

La lame tournoie en même temps que le poignet alors qu’il secoue la tête et d’une seconde impulsion il s’envole… Ange de la mort qui s’impose dans les airs, la hache levée haut au-dessus de son crâne… Le diable lui-même qui fuse sur sa proie en hurlant toute sa haine, la lame salvatrice tendue comme la faux qui s’apprête à arracher la vie… Amas de muscles, d’os et d’acier qui s’abat sans que rien ne puisse l’arrêter vers la rousse chevalière…
L’azur reste ancré à l’émeraude, la hache fonçant à toute allure vers le crâne et le visage déjà ensanglanté par les chocs… Es-tu prêtes à retrouver les ombres Pivoine ? Seras-tu accueillie dans le territoire que l’on m’a refusé ? Dans tout les cas... Passe le bonjour de ma part à tout les morts…
Les bras tirent violemment sur le manche de la hache alors que ses bottes retrouvent le pavé juste aux côtés du corps étalé au sol et l’arme siffle dans l’air : Droit vers le front de la Licorneuse…
Ou peut-être fonce-t-il lui-même vers sa propre mort alors que sa jambe blessée le fait vaciller légèrement…
Adieu.

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"Pour toujours... Et à jamais."

"Mercenaire rôliste, cherchant une troupe ? Contactez moi..." Zoko & Fablitos
Cerridween
[Tomorrow already knows the rise and fall of the rose ]

La douleur...
Elle la lit là-bas... dans le grand corps qui vient de s'arrêter. Elle la lit dans le sang qui coule, dans la posture... et pourtant elle semble si tenue. Si vaine. Elle ne semble pas avoir d'emprise sur le Colosse qui se redresse de toute la force de sa furie. Et lorsqu'entre deux voiles d'eau elle peut voir son visage, c'est la sienne de douleur, qu'elle peut lire, dans les azurs ombragés. Elle scintille cette douleur future, comme une menace, comme une affirmation, comme une certitude. Elle s'est insinuée comme une prophétie dans le sourire qui se peint face à elle. Tout ceci n'était rien qu'un simple début, une mise en bouche... maintenant sonne la charge, au milieu du tonnerre, celle qui ne s'arrêtera pas. Celle où il ne jaugera plus. Celle de la dernière chance.
Plus de droit à l'erreur.
Pas de perds et manque.
Quitte ou double.
Passe ou trépasse.

L'épée est envoyé au sol comme un détail, une broutille. Les deux mains immenses se posent sur la hache comme elles se poseraient sur son cou. Elle voit le corps se poser sur le sol comme pour en épouser les contours, en puiser la force. Appel aux profondeurs et au chaos pour nourrir un peu plus la force qu'elle sent jaillir de cet adversaire hors norme.
Elle serre ses mains sur les gardes de ses lames. Elle n'enlèvera pas le sang qui brouille de nouveau sa vue, mêlé à la pluie. Elle ne jettera aucun coup d'oeil au ciel. Il l'a abandonné depuis longtemps. Elle ne priera pas. Elle ne demandera rien. Elle sait déjà. Elle sait déjà qu'elle aura mal. Et elle sait surtout que tout a une fin.
Ses pieds cherchent un appui sûr.
Sa dague est là, contre son avant bras, attendant qu'elle lui donne vie.
Miséricorde en maigre rempart se dresse au milieu de la pluie.

Il a volé encore...
Nouveau choc dans l'avant bras droit qui vacille. Il a joué de cet avantage qu'est son arme de prédilection et dont elle se méfie trop, car mortellement efficace en un coup. Un as de pique et de taille qu'elle vient de détourner et qui a voilé le coup qui lui arrive au ventre. De nouveau elle retrouve les pavés qui viennent lui broyer le dos et les côtés et qui ont chassé l'air de ses poumons. Ses doigts n'ont pas pu retenir la dague qui a crissé sur le sol et rebondit plus loin...
Le temps de relever la tête et il a déjà relevé son arme comme pour décapiter une étoile.
Un mouvement réflexe. De ceux conditionnés par l'urgence et la survie.
L'épée s'est levée et a rencontré sa consœur courbe qui a l'avantage de la puissance et de l'élan, pendant que la Pivoine se tord pour que sa tête échappe au couperet.
Elle s'abaisse la pauvre lame, et l'autre en profite pour retomber lourdement sur l'épaule. Ce n'est pas seulement la brigantine qui se déchire d'un bruit sec...
De sa gorge s'échappe un cri distendu par la douleur et son pied frappe vers la jambe du Colosse déjà marquée de son fer.

Il n'y a plus rien dans son esprit que le présent, le présent impérieux et vital, ces grains qui tombent trop vite dans le sablier du temps. Elle s'extirpe tirant avec sa main libre sur un pavé en s'arrachant les ongles, poussant comme une damnée sur ses pieds.
Comment est elle revenue debout ? Elle ne sait pas, elle ne se pose pas la question, entre les méandres de la brume qui s'installe devant ses yeux. Elle ne sent que son corps meurtri, que l'urgence de ses sens qui lui crient qu'elle n'a plus le choix.
La meilleure défense... même si elle est suicidaire...
Ne plus penser... il l'a dit... ne plus penser...
Elle a déjà reprit sa course vers l'avant, le bras tétanisé, l'épaule hurlante de souffrance. Elle n'a pas le choix.
Elle attend que la hache se lève... et elle ne se lèvera pas.
Il est trop tard quand elle la voit tomber au sol et que son bras a levé autant que possible l'épée pour aller à sa rencontre.
Le Colosse in extremis a attrapé la lame à pleine main... pendant que sa senestre à elle s'était faufilé dans son dos.
D'un coup elle se sent projetée vers l'avant.
Le couteau coulisse dans son fourreau.
Les azurs se rapprochent de plus en plus près.
Son bras se détend.
La petite lame s'enfonce...
Les yeux sont trop proches.
Bien trop proches.
Le choc résonne dans son crâne, comme un coup de bombarde.
L'impression de voler un instant... un court instant... son corps en apesanteur, là, quelque part dans le temps...
Plus aucun son.
Le ciel dont les étoiles s'éteignent une à une... si vite... si vite...
Puis....

Plus rien.

Le vide.

Le néant.

La fin.

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Eikorc
[Tout à une fin…]

Tout était prévu pour qu’il en finisse… La dernière attaque, le dernier assaut, pour en terminer de cette rousse qui lui ressemble par bien trop de côtés… Il le sait, mais dans ce combat il a juste voulu l’oublier… Erreur, une fois de plus. Car elle est de ces personnes qui n’abandonnent jamais, qui ne lâchent rien tant qu’ils peuvent encore faire un dernier geste…
Une épée qui vole et vient se dresser devant sa hache… Regard qui devient surpris alors qu’elle ralentit la course de l’arme massive vers sa tête ; les mâchoires se serrent de toutes leur force alors qu’elle dévie sa lame autant qu’elle déplace sa tête…

Hurlement de rage qui s’échappe de la gorge du de Nerra et qui vient se mêlé à celui de douleur de la licorneuse… Mais il n’a pas le temps de réagir, son arme bloquée dans l’épaule de son adversaire alors que la botte renforcée vient heurter violemment sa jambe blessé… Les paupières se ferment sous le choc, la douleur remontant toute sa jambe alors que la rotule vrille et semble vouloir quitter sa place…
Quelques secondes de trop sont prises pour empêcher sa jambe de céder sous son poids… Quelques secondes qui suffisent à la rousse pour s’échapper à l’emprise de cette hache qu’il laisse tomber au sol… Les paupières se soulèvent juste au moment où le tonnerre gronde… Au moment où la danse reprend…

Peu importe les dégâts… Peu importe qui mourra…
La main s’envole et s’empare de la lame… Morsure du métal dans la paume qui a déjà tant encaissé… Les os rencontrent une fois de plus l’acier alors que le poignet ploie… Sourcils qui se froncent et sans réfléchir il tire de toute ses forces sur l’arme en envoyant son crâne en avant…
Il ne voit que du coin de l’œil le bras qui se détend et amène à toute allure la mort vers son propre corps… Eclair qui fait étinceler la lame qui fuse vers lui et il serre les dents alors que son front percute violemment celui de la de Vergy… Et dans la seconde qui suit, le métal mord sa chair…

Fine lame qui s’immisce, insidieuse, au creux de son corps… Crissant contre les os pour atteindre les muscles, la chair… Juste là, dans son dos… Ripant sur l’omoplate pour venir se ficher entre les côtes, juste à côté de l’échine puissante…. Les mains relâchent leur emprise et la rouquine s’écroule de toute son long au sol…
La tête part en avant alors que des éclairs viennent briller devant l’azur métallique…
Grimace qui vient déformer les traits de la montagne de muscles alors qu’elle titube sur le pavé…

Le regard se trouble, il serre les dents, il doit finir ce combat… Finir ce duel… Donner la mort à celle qui lui a volé son âme… La jambe lâche, un grognement de rage transperce l’air alors qu’il tombe lourdement sur son genou blessé… L’œil fou, il jette un regard sur la silhouette allongée au sol… Et sa voix rauque s’élève dans un dernier souffle puissant…


« Soignez là ! Faites ce que vous… Pouvez… Pour l’empêcher de crever ! »

La masse part en avant, les mains puissantes agrippant le pavé pour la retenir… Douleur vive qui remonte de la paume jusque dans l’épaule ou siège encore la dague... Et les paupières se ferment lentement alors que le cœur bat sourdement dans les oreilles d’El Diablo… Un battement et la force abandonne son corps… Un second et il s’affale de tout son long… Et un dernier s’échappe avant que son crâne n’heurte violemment le pavé…
Inconscience qui vient s’emparer de l’esprit fou du de Nerra… Travail inachevé d’un Colosse diabolique qui reste assommé dans cette marre d’eau boueuse… Enveloppe se teintant doucement de cette couleur pourpre qui s’échappe de sa masse…

Echec et mat.

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"Pour toujours... Et à jamais."

"Mercenaire rôliste, cherchant une troupe ? Contactez moi..." Zoko & Fablitos
Armand.
[Premier étage de l’auberge, avant que ne hurlent les lames]

Cette femme il l‘a reconnu... Némésis. Du moins voilà comment s’était-elle présentée. Est-ce son vrai nom, ses parents avaient-ils osé faire peser sur les épaules d’une enfant un nom si lourd de sens ? Armand doute mais qu’importe, un nom n’est qu’un nom. L’épaule appuyée contre la fenêtre, les azurs scrutent la nuit. Toute colère semble avoir disparu au profit d’une curiosité étrange, dérangeante, presque malsaine. Elle lui avait paru si calme, la tempête s’était de toute évidence levée. Mais qu’est-ce qu’une rousse mystérieuse pouvait bien vouloir au jules ? Quel lien voir avec le comportement si horripilant du rouquin ? L’intérêt du jeune mercenaire venait d’être piqué au vif.

Un cri vient répondre à l’appel de la déesse de la vengeance : Pivoine… Jules encore lui ! Colère qui renait retournant l’estomac du blond dont les poings se serrent, articulations qui blanchissent, dents qui crissent une fois de plus et curiosité exacerbée : C’est quoi ce bordel ? Commence alors le ballet des chefs de la Zoko tandis que le borgne quitte la scène, apparait dans les ténèbres un colosse encore inconnu au blond.

Il est là, de toute sa puissance, armes à la ceinture et hache dans le dos. Montagne de muscles dont les yeux révèlent à sa semblable toute l’étendue d’une folie trop longtemps endormie, visible d’elle seule en cet instant. Vois Pivoine la folie de ta venue. Le voile de pluie s’est abattue sur la ville, trouble la vision, perturbe la diffusion des sons et pourtant Armand entend… « Il ne sait que donner la mort dans le dos ou frapper à mort les jeunes filles sans défense ! » et retiendra. Ses Azurs assombrit par la nuit se rivent au couple dont les protagonistes se jaugent, calme avant tempête, latence avant le début d’une danse aussi macabre qu’envoutante et le mercenaire se fascine.

Il n’a que faire des palabres dont seules quelques brides lui parviennent, autour de lui tout semble s’être évanouit dans un écran de fumée, la chambre, l’orage, ces autres, spectateurs comme lui de cette rencontre troublante entre une lumière et ses ténèbres. Et là, du haut de son observatoire, le blond guette, impassible. Son visage ne révèle plus aucune émotion, il redevient pour un temps l’homme derrière le masque, l’ombre derrière l’illusion et il apprend. Il n’est plus l’heure de fausser le regard des autres, l’apprenti se fait bon élève, il étudie.

Le tonnerre gronde alors comme pour donner le coup d’envoi des hostilités. Dans le ciel semble se jouer le même combat que sur terre alors que les éclairs tranchent les nuages noirs. Lumière parmi les ténèbres, sur terre comme au ciel. Et le duel s’amorce au son des bottes cloutées sur le pavé. Juste le temps de sentir le vent faire montre de sa puissance et déjà le colosse s’envoler vers sa proie… majestueux. Le chant des lames raisonne enfin dans la cour semblant se répercuter sur les murs. Les battements de cœur s’accélèrent, pas d’entrainement ce soir, ce soir l’un deux fermera les prunelles sous le regard inquisiteur d’une troupe et d’un ciel avide de sang… que les fauves se libèrent, que la folie les transcende et que le combat commence…

Et le jeune voleur observe fixement la lutte qui se déroule sous ses yeux. Il détaille chaque appui, chaque attaque, chaque parade que la pluie et les éclairs lui laissent entrevoir. Il grave dans sa mémoire les attitudes du colosse, aimerait tant voir la lueur qu’il imagine dans son regard. Il veut connaitre son pouvoir. La rousse quant-à-elle l’intrigue, elle se fait maitresse du premier sang versé et semble jouer de ses armes avec une aisance redoutable… Qui est-elle ? Qu’importe. Elle ne faillit pas face à un colosse aux muscles déployés hurlant sa rage… Elle, semblant si frêle, se révèle redoutable et le blond assimile.

Il voit à la lueur des torchères la montagne de muscles tourner sur elle-même… pas le temps de comprendre l’action que déjà les bottes crissent sur le pavé et que l’homme s’élance d’un bond avant que les lames de s’embrassent de nouveau dans un fracas de métal et de mugissements. Les poings du blond se serrent alors que parvient à ses oreilles le raclement de la hache contre le sol. La tension monte, il peut sentir le sang affluer à ses tempes. Tu es folle De vergy…

La pluie tombe plus drue et il ne voit pas, le jeune apprenti, la hache venir lécher la joue de la Pivoine. Il ne distingue pas à cette distance le sang qui s’écoule de sa joue, seul un cri lui indique que son chef à remporté une victoire. Bonne nouvelle ! Pourtant le blond ne sourit pas. Bien qu’hypnotisé par leur danse, désireux d’apprendre, il sait… il sent que ce soir les choses vont mal tourner. Et malgré tout il continue d’observer les adversaires, leurs pas, leurs esquives et les coups portés. Demain, seul au milieu de nul part il tentera de reproduire ce qu’il a vu ici avec toujours cette colère au fond de lui qui le ferra avancer, s’entrainer plus dur et plus fort… Mais pour l'heure, il guette et épit ceux qui ne le voit même pas. Discipline ou il excelle après tout, lui dont personne ne se méfis, les apparences sont parfois si trompeuses.

Et les deux opposés, pourtant si semblables, continuent de danser alors qu’autour d’eux les éléments se déchainent en spectateurs inattendus d’un dénouement autant redouté que convoité. La valse s’accélère, la tension monte encore d’un cran. Les attaques se font plus farouches, les esquives plus douloureuses et bientôt les hurlements de deux combattants, rage et douleurs entremêlées, raisonnent dans la cour. La dernière étreinte semble, aux yeux du blond, se dérouler au ralenti. L’éclat de la hache brillant sous le joug des éclairs le fascine littéralement alors qu’elle fond sur sa proie… meurtrière.



[Et l'action alors merde?!]

Ce qui se passe ensuite restera à jamais flou dans la mémoire du jeune zokoïste. Il se souviendra seulement avoir vu les longs cheveux roux de cerridween venir colorer le pavé déjà serti de mille rubis, , il gardera en mémoire le parfum humide de cette nuit étrange et il se souviendra des paroles de la licorneuse quelques heures plus tôt « Voir le Poitou et mourir »… Non ! Il oubliera alors comment il à su décrocher son regard de la montagne de muscles tombée face contre terre, il oubliera comment il rejoignit si vite ceux resté près de l’entrée. Il oubliera que son cœur à manqué un battement de les voir tomber l’un après l’autre, l’angoisse et la colère d’être resté figé.

Ce n’est qu’une fois à la hauteur de Maleus, l’air un peu hagard qu’il reprendra conscience, l’automate redeviendra humain. Le regard rivé sur les corps étendus au sol, de longues secondes s’écrouleront enfin avant qu’il n’ouvre enfin le bouche, sourd aux paroles de ses acolytes et , sans même les regarder, d’une voix monocorde énoncera simplement, ignorant répondre aux ordres d’Eikorc :
Elle ne mourra pas ici ce soir…
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Arylis
La brunette était trempée et n'aspirait qu'à la chaleur d'un bon feu de cheminée. L'écureuil au sec contre sa poitrine elle parcourait depuis plus d'une heure les ruelles de La Rochelle, cherchant son auberge et maudissant son sens de l'orientation. Mais que faisait-elle dans ces quartiers que la pluie diluvienne rendait encore plus tristes et sales que dans les jours de grand soleil ?
Soudain la jeune fille stoppa net. Ces sons elle les reconnaîtrait entre milles. Des heures d'entrainement vous rende capable de dicerner le heurt de deux lames de celui des frappes du forgeron. Un combat se déroulait non loin de là, la pluie étouffant à peine l'écho de deux rages égales.

Alors la brunette prit le temps de regarder autour d'elle. Elle releva son visage qui se trouva immédiatement assailli par de petites aiguilles glacées. Plissant les yeux elle découvrit sur sa droite un gouffre, tout au fond une lumière. Et au centre de cette bouche infernal, un colosse donnait la dernière étreinte à un soleil roux.

Arylis n'arrivait plus à bouger. Tétanisée, hypnotisée par cet instant d'une beauté saisissante. Mais elle avait envie de hurler. La Mort elle l’avait déjà vu, de trop près pour ses yeux d'enfant, et à ce moment, les saphirs de la jeune fille n'étaient pas plus prêts à l'affronter qu'il y avait huit ou neuf ans.
Alors elle resta là, sous la pluie battante, transportée par cette beauté si incompréhensible qui pouvait accompagner la Mort. Le couple semblait encore danser, les boucles rousses de la femme, alourdies par la pluie, les enveloppant comme pour les protéger du regard d'autrui.
Et pourtant le sol était rouge ...
Tellement rouge ...

Les pavés rougirent encore lorsque dans un soleil flamboyant la femme fut projetée au sol et dans le même mouvement, avec la lenteur d’une montagne qui succombe, l’homme s’affaissa, retrouvant lui aussi la fraîche indifférence de ces pavés de pierres lisses qui en on vu plus que de raison et seront encore là lorsque d’autres combats surviendront.

L'idée qu'elle pourrait aider, soigner, la traversa. Elle ne savait ni qui ils étaient, ni ce qu'ils faisaient, ni de quel côté se trouvaient le bien ou le mal. De toute façon ces drôles-là vont de paire et sont comme deux siamois qui ne peuvent aller l'un sans l'autre. Mais peu lui importait. Si elle pouvait sauver des vies elle le faisait volontier. Sauver un maximum de vies pour compenser celles pour lesquelles elle avait été impuissante. Mais quelque chose l'empêcha d'avancer.
Peut-être la lumière dans le fond ?
Peut-être les ombres en nombre suffisant ?
Peut-être la sauvagerie qui se dégageait encore de ses deux êtres à demi-morts, si différents et pourtant si semblables, allongés sous cette pluie torrentielle.

La brunette ferma les yeux et baissa la tête. Elle pria ses Mères pour que quand elle la relève, il n'y ait plus personne et que les pavés soient luisants d'une pluie propre, pour que cette vision d'une beauté mortelle n'ait jamais existé.

Mais c’était peine perdue. Lorsque les deux saphirs s’ouvrirent de nouveau sur le monde la pluie battait toujours son plein et les deux corps n’avaient pas bougés. Mais un calme délicieux s’était installé. Un calme ou semblait régner le pardon, ce pardon si dure à donner, à accepter, à concevoir.
Alors la brunette décida qu’il était temps pour elle de se rendre utile. Sortant sa sacoche de sous sa chemise, seul endroit encore sec, elle se précipita vers les deux corps inanimés. Faren sauta sur son épaule et accepta de laisser la pluie tremper son petit corps pour que la jeune fille puisse oeuvrer plus facilement.

Au moment où elle se retrouva agenouillée près d'eux, une ombre s'éleva au-dessus de sa tête, des mots furent murmurés qu'elle ne comprit pas. La brunette n'y prêta pas garde, elle s'en occuperait plus tard, son vieil instinct de Saint-Bernard était déjà focalisé sur les deux corps inanimés.

D’abord la femme, plus fragile. Elle respirait encore, mais était complètement sonnée. Le visage saignait abondamment, mais ce ne se serait qu’une balafre de plus sur ce visage déjà bien marqué. L’épaule en revanche inquiétait davantage l’apprentie médicastre. Sortant quelques tissus du fond de sa sacoche elle tenta tant bien que mal de faire un garot. Le plus gros était fait, elle trouverait de l’aide pour la déplacer plus tard.

Visage qui se tourna vers le second protagoniste, face contre le sol. Très doucement elle l’affala sur le côté, l’épine de la rousse encore plantée dans le dos musculeux. Lorsqu’enfin un éclair lui dévoila son visage, la brunette se mordit la lèvre.

C’est pas vrai …

Que dire d’autre ?
Ce visage était celui du chef de la Zoko. En même temps qu’elle prit conscience du nid de vipères dans lequel elle venait de mettre le pied, la brunette se rendit compte qu’elle allait devoir soigner l’espèce de brute qui avait blessé Cali. Mais même Cali lui aurait sauvé la vie. Alors elle se devait de le faire.

Rapide auscultation, il saignait abondamment. Et toute cette pluie. Elle ne pouvait rien faire dans ces conditions. Son visage se tourna d’instinct vers la lumière et la silhouette qui se découpait étrangement dans le halo doré. Elle ne distinguait pas les traits, peut-être une auréole blonde, une carrure masculine c'était certain.
Derrière, près de la porte, d'autre silhouettes. Les vipères avaient assisté au spectacle.
Nouveau pivot des saphirs éblouis vers le supposé blond et voix qui gromella.

Dîtes vous pourriez demander à vos copains qu'ils viennent nous aider ?
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Jules.
[ Échec et... Rage ! ]

Le Titan aux azurs métalliques s'élève et retombe avec fracas sur la Chevalière Noire et carmine. Les cieux acclament l'exploit de ses bras blancs tandis que les mercenaires présent ici et là fixent l'insoutenable combat. Et non loin du spectacle, c'est un groupe de trois zokoïstes ébahis qui retiennent leur souffle à chaque mouvement des deux maistres d'armes. Un borgne et une Féline qui n'oublient pas l'ordre cinglant du Colosse : Le rouquin doit rester à sa place.

De l'hilare et fou sbire du Sans-Nom, il ne reste plus qu'une coquille courbée pleine de honte et de haine, autant envers lui-même que chaque protagoniste en vue. Un coup, un ordre et on abaisse la tête... Toujours et encore le même refrain. La fougue omniprésente agace et le Chef le lui fait comprendre en mettant le poing là où ca fait mal. Un geste, un vol, un noir dans lequel il s'engouffre... Et la rage qui se décuple en entrainement. Faible. Encore et toujours trop faible ! Jamais assez... Il n'a que cette impression.
Mais le Colosse et d'autres reviennent avec un ton plus doux, comme si pour son âge et sa carcasse il s'en sortait plutôt très bien. Un compliment de son maistre... La motivation revient, le sourire avec, l'envie d'aller plus haut dans les exercices plus forte qu'auparavant. Une griffe affutée de fer l'accompagne tout les jours où elle peut lui accorder ces passes d'armes. Elle, pour une revanche à son égard ; Lui, pour cette même flamme colérique qui le dévore chaque jour : Vaincre la Pivoine, celle qui aurait du en finir avec sa folie quand elle naquit de cet assassinat.

Mais voilà. Le mur colossal lui rappelle qu'il n'est pas prêt, un nez brisé pour appuyer son jugement. L'eau s'insinue dans chaque pore de sa peau, complètement trempé comme ses compagnons et l'ennemie. Ne rien faire sinon regarder et apprendre, ou suivre les fantômes qu'il ne voit pas, dans un monde complètement différent des leurs, à n'en point douter. Le borgne n'hésitera pas à le tuer s'il tente quoi que ce soit et il le sait pertinemment le fougueux mercenaire... Même si une main de son miroir féminin lui serre une de ses pognes jusqu'au sang, rien ne l'attendrit. Elle tentera aussi de le stopper s'il s'interpose à ce phénoménal combat.

Lentement il reprend ses esprits du choc contre la pierre, crachant maintes fois le sang qui dégouline de ses narines déformées, frappant de son poing libre les pavés pour taire cette douleur et expulser ce trop plein de honte et de haine. Le Colosse lui avait dit concernant Cerridween et la dict Apolonie... Pour sûr qu'il avait bien plus le droit à cette vengeance que lui... Mais rien n'y fait. Il n'accepte pas qu'Eikorc lui vole cette confrontation. Quitte à crever, la Zoko toute entière n'aurait plus à craindre des représailles de la Licorne... Donc pourquoi... Pourquoi s'est-il interposé ?!
Alors il hurle, en bon colérique qu'il reste, sa rage se perdant dans l'orchestre du ciel et du bruit des lames qui réclament le sang adverse. "Tu es dur" lui avait dit la blondinette. Dur... Pas assez. Exécrable ? Ça oui... Pour l'instant.
Rien n'est décidé. Chaque fleur de l'âge se blesse, se relève pour mieux attaquer. D'où leur vient cette énergie... Cette force... Il la veut. Plus que tout. Homme d'armes qui cherche les combats il est, mercenaire il restera. Rien ne sert de se mentir, il est comme ça, que cela plaise ou non.

Et alors que la vue n'est plus brume, le Sambre ne quitte plus des onyx cet affrontement qu'il se doute fatal. Un des deux mourra ici même, peut être emportant sa propre vie. Son épée est trop loin pour la reprendre, comme le bouclier... Le Colosse est efficace, même en une attaque. Et la Chevalière le lui rend bien. Le froid et la force démontrée dans ce duel à mort dressent l'échine du rouquin. Puissants... Tellement puissants.
Mais tout a une fin, même chez les plus grands. Lorsque le roc carmin voit la hache brandie du Colosse, plus rien n'importe à ses oreilles et à ses yeux que l'extinction de l'âme chevalière. Il n'y a plus de pluie, plus de froid, plus de Félina, plus de lame menaçante... Mais le bruit et la vision attendus se faussent. Tout s'enchaîne si vite... Le choc monstrueux du fer, un cri de la rouquine, la rage du Titan, la chevalière de nouveau debout, la lame licorneuse bloquée par la chair d'une main de chef mercenaire... Et ce coup de tête. Plus fort qu'à Loches ? Il ne le sait, trop pris par cet instant où enfin la Pivoine tombe. Les yeux écarquillés fixent la dorénavant frêle silhouette carminée. Sonnée... Plus que l'achever. Une coupe claire... La tête qui roule sur les pavés... Et même Aristote ne pourra plus la ramener.

Ce serait si simple... Si rassurant... Un poids qui s'envole. Mais le genou du maistre ploie. Et ses derniers mots ne font que donner un nouveau souffle au cauchemar :


Soignez là ! Faites ce que vous… Pouvez… Pour l’empêcher de crever !


L'un des deux piliers de la compagnie s'écroule. Le retour à la réalité retourne l'esprit du Sambre. La tête part en arrière pour lâcher un nouveau hurlement de colère qui se perd à nouveau dans la tempête diluvienne. La main tenue se dégage de l'étreinte félinienne pour rejoindre son autre dans la frappe des pavés froids et humides. Le chef... Le maistre... Il ose... La sauver, ELLE ?!

Elle ne mourra pas ici ce soir…


La phrase reste en suspend et se répète dans l'esprit du rouquin. Les poings arrêtent de frapper. Le sang pâme les pavés sous sa carcasse...

Alors toi aussi Armand...


Lentement, le haut du corps se redresse, visage fermé. Muscles crispés, le venin s'écoule...
Soigner la Pivoine... Alors que la Licorne va la rechercher par tout les moyens... Pourquoi pas aussi la ramener à Limoges tiens ! Un ordre du Colosse ? Rien à foutre. Il est la raison pour laquelle elle est ici. Et même si ce n'est pas lui qui l'aurait vaincu, au moins la Zoko ne serait plus en danger. Il n'y a plus de retour possible. Elle est grièvement blessée, les licorneux le sauront et viendront décimer la compagnie, alors... Pourquoi la laisser en vie... Ils ne vont sûrement pas pardonner les blessures même avec les soins. Et surtout... Surtout...


Dîtes vous pourriez demander à vos copains qu'ils viennent nous aider ?


Aider sa bourrelle...

JAMAIS !!!

La colère l'envahit, coup de coude envoyé droit dans l'entrejambe du borgne menaçant. La Féline est écartée d'un mouvement du bras opposé tandis que dans un cri de rage le rouquin bondit en avant, regard noir de haine fixé sur la Pivoine. Qu'importe la douleur au visage, qu'importe s'il meurt après avoir accompli la bassesse à l'aide de son poignard à la ceinture. La femme devant lui peut tenter de le repousser ou les autres le rattraper... Rien ne lui fera changer d'avis.

QU'ELLE CRÈVE !!!

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Maleus, incarné par Felina



[Borgne en quête de symetrie]

Le combat fait rage et le cyclope tient en respect le rouquin.
N'allez pas demander au borgne de trop preter attention à la baston Géant/rousse, faut pas trop en demander l'a qu'un oeil le Mal'..angle de vision réduit..faudrait pas abuser non plus.
Il reste donc attentif le plus possible au rouquin..bougeant la tête de temps en temps pour observer où en est le déroulement du duel..le chant des lames...mélodie appreciable pour un combattant, désagréable bruit pour les non amateurs d'armes en tout genre.

Haussement d'épaule, retour de l'oeil unique sur un rouquin à moitié dans les vap', qui passe son temps à ronchonner...bah ouais mon gars t'avais qu'à etre plus costaud, l'aurait été pour toi ce combat..mais la loi du plus fort prime..t'as été écarté, tant pis pour ta trogne.
Voila à quoi ce résume la pensée (enfin une des multiples pensées qui poluent la caboche trouée du Mal') du maitre grincheux.
Mais sinon? Qu'est-ce qu'il en pense de cette baston le grognon?

Rien.

Bah ouais..j'm'en foutiste jusqu'au bout...il se fout royalement des raisons qui poussent les acteurs à montrer les crocs..pas son probleme.
Le seul truc qu'il remarque le borgne, c'est que la rouquine a eu l'courage de venir donner un coup de botte dans un nid de viperes..folie ou courage..c'pas à lui d'en juger.

Puis le combat prend fin..de c'qu'il entend..de ce qu'il voit en tournant legerement la tête..y'a pas vraiment de gagnant..pffeuh...à quoi ça sert que tu fasses ton beau timbré si t'es pas capable de rester debout à la fin du combat Eik..tu meriterais qu'on t'acheve grand tas...

Un blond s'precipite pour s'occuper la pivoine presque morte au même moment où le colosse abimé crie un ordre pour qu'on s'occupe d'elle..quelle synchro...s'en serait presque comique.

Mais rien de comique..l'rouquin en a pas fini..et le borgne se plie en deux quand le coude du jeune chien fou vient heurter c'qui fait de lui un mec.
Le souffle est coupé un instant..mais le borgne se ressaisit vite...pas l'temps de penser à ses bourses, l'Jules a l'air decidé à achever la presque morte...

Le grincheux pivote sur lui même..tend le bras et saisit le longue tignasse rousse du jeune mercenaire pour le balancer de nouveau contre le mur.
Sourire à peine masqué et coup de botte dans le cotes de l'enervé.

"Enfoiré d'étron d'blaireau vérolé !"

Nouveau coup de botte.

"Apprend a respecter tes ennemis pauv' tache..bouge encore et c'est toi qui sera achevé..."

La douleur n'a pas quitté ses parties intimes...mais il tente de faire bonne figure malgrès un visage grimaçant...le rouquin le payera...
Il inspire, il expire..envoit un nouveau coup de botte dans le rouquin et s'tourne vers le blond.

"Sauvez les tout les deux..et j'veux tout les objets de valeur de la demoiselle sans exceptions...armes, bijoux, écus...je veux tout."

Gros soupir, le borgne se laisse tomber à genoux et s'tient l'entrejambe..

"Feli ! Occupe toi du rouquin avant que j'le creve vraiment...pis trouve du monde pour s'occuper du géant...j'ai pas envie de me taper tout le boulot de chef pour moi tout seul."

Les mots sont crachés sechement...plus qu'à verifier si en dessous de la ceinture, la symetrie est intacte...


Armand.
Debout aux côtés de Maleus, azurs rivés aux corps étendus non loin, Armand observe, impassible. Le calme dont il fait preuve à quelque chose de dérangeant dans le tourbillon dramatique de la situation. Avec Froideur, il observe la jeune inconnue se pencher sur les corps, se doute qu’elle tente d’aider et laisse faire. Comme à son habitude le roux, non loin, ne cesse de cracher son venin, hurlant à s’arracher les poumons. Le blond l’ignore. Erreur surement, il aurait peut-être pu éviter aux valseuses du borgne d’être prises à partie mais ce dernier ne tarde pas à rentre au fougueux la monnaie de sa pièce. Armand sourit, portant pour la première fois son regard vers celui sur qui pleuvent coups et injures, indifférent.

Indifférence en masque d’une haine envers ce rouquin trop bruyant. Ne pas céder à l’envie de le faire taire, trop simple pour l’heure, plus tard peut-être. Armand se détourne et contemple de nouveau la petite brune faire son office, ange parmi les ténèbres. Autour d’eux, le tonnerre continue de gronder répondant aux éclairs tandis que la pluie semble redoubler d’intensité. La lumière vacillante des torchères ajoute à l’ambiance morbide du lieu où retombe en un coup le calme d’une nuit ordinaire, pour quelques secondes du moins.


"Sauvez les tous les deux..et j'veux tout les objets de valeur de la demoiselle sans exceptions...armes, bijoux, écus...je veux tout."

L’ordre du Chef zokoïste, dont la douleur autant que la hargne déforment les traits, tombe enfin arrachant un léger sourire au bond face à lui. Les Azurs croisent la grisaille, Armand acquiesce. Regard vers Félina comme pour la jauger et la voix du jeune mercenaire s’élève au dessus du vacarme des trombes d’eau :
S’il s’approche, il est mort. Le ton est froid, les mots prononcés lentement avec fermeté faisant écho aux paroles du borgne. Plus qu’une mise en garde, une évidence, Armand n’hésitera pas. La flamme qui brille dans son regard est celle-là même que Félina pu observer là-bas dans l’enfer de Bourgogne. Oublié le facétieux comédien, le mercenaire ne plaisante pas. Il n’attend d'ailleurs pas que la féline lui réponde. A dire vrai, il n’a que faire en cet instant de ses états d’âme, Maleus à été clair, lui tout autant. Leur reste maintenant à Agir. Faisant volte face, il reporte son attention sur le cyclope s’tenant l’entre-jambe et réprime une grimace. Poings qui se serrent de nouveau et colère qui remonte à la surface. Profondes respirations. Rester calme coute que coute. Oublier le rouquin, penser aux ordres mais pas seulement…

Le blond se décide enfin à répondre à la petite brune qui demandait de l’aide. D’une démarche lente, presque nonchalante malgré les trombes d’eau, il s’avance alors vers le lieu de carnage, observe la scène presqu’avec dégout. Et il reste là, debout, à détailler les deux corps. Les azurs passent d’abord durement sur le colosse, questionne Arylis pour venir caresser la chevelure rousse. Armand s’attarde, inspecte sans lever le petit doigt. Il écoute les bruits autour de lui, se méfie d’une attaque surprise qui le prendrait au dépourvu, garde une main sur le pommeau de sa dague… mais rien ne se passe. Alors il se penche, défit du regard la poitevine de l’interrompre et étudie.


Occupes-toi du colosse, les renforts vont pas tarder à arriver. Quant-à-elle, je m’en occupe. Le ton ne laisse guère place à la négociation. Armand jette un coup d’œil en arrière puis reporte son attention sur la pivoine. Arylis semble avoir fait un boulot acceptable, du moins le blond s’en contentera. « et j'veux tout les objets de valeur » Le sourire du blond s’accroît à cette pensée et méticuleusement, il commence son office. Là, dans la cour d’une auberge quelconque, à la seule lueur des éclairs qui parsèment le ciel, faisant fi de l’orage, le mercenaire s’applique. Son visage ne témoigne d’aucune émotion alors qu’il dépossède la chevalière de ses effets personnels. Une à une, les affaires sont posées en tas, une dague, une ceinture avec une besace contenant trois fioles, une bande de lin, une aiguille et du fil, un carreau d'arbalète… Armand sourit s’adressant de nouveau à la « médicastre » : j’te laisse t’occuper du le poignard beauté, t’oubliera pas de le rendre au Borgne !Clin d'oeil moqueur et le jeune homme reprend sa besogne jusqu'à laisser la licorneuse tout juste vêtue de quoi recouvrir sa peau. Puis se lève, regarde un instant en arrière, voir si les autres arrivent. Petit regard à l’amoncellement d’objets hétéroclites, sourire carnassier dirigé vers le borgne. S’il veut son trésor, qu’il vienne le chercher !

Et dans la semi-noirceur de cette nuit où la blafarde n’a osé assister au spectacle de désolation, Armand soulève la chevalière. Au doigt de celle-ci pend toujours sa chevalière, seul trésor que s'autorise à chaparder le blond, il saura y veiller un peu plus tard, ca doit pouvoir se refourguer facilement ce genre de babiole.

"Némésis" dans les bras, un sourire amusé vient se dessiner sur les lèvres du blond qui se met à crier en direction de l'auberge :
Viens la chercher l’rouquin ! T’vas pas laisser un blondinet te voler ta vengeance si ?

Et voila qu’en une phrase Armand venait d’expliquer son comportement. Il n’avait que faire de sauver une chevalière venue se fourrer dans le gueule du loup, se foutait bien d’un colosse trop sur de lui, d’un borgne cupide, d’une féline amoureuse. Il voulait faire chier Jules et quoi de mieux que de se barrer avec sa muse de haine…
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Arylis
La brunette attendait. Que pouvait-elle faire d'autre ?
Soudain l'une des silhouettes se dressa dans un jaillissement de haine. La jeune fille se voyait déjà devoir s'interposer et fut on ne peut plus soulager qu'une autre des ombres s'en chargea, même si cela fut visiblement au dépend de quelques précieuses parties de l'homme en question.

Puis le blond s'avança, neutre, froid, avec cet air arrogant qu'elle ne supportait pas. Cet air de "j'ai déjà vu la mort et ne la craint plus, peu m'importe ce qui va m'arriver le monde extérieur ne compte plus." Elle en frissonnait de pitié tellement elle-même savourait le plaisir du risque et du danger. Rien qu'en cet instant, elle savait où elle se trouvait et était consciente qu'un pas de travers pouvait la mener au bord du gouffre. Prudente elle avait posé Faren sur le corps de l'homme près d'elle et gardait sa main à porter de sa cuisse.

Le blond lui parla avec défiance mais avec l’autorité d’un supérieur. La brunette faillit sourire mais se retint et ses yeux océan relevèrent sans aucune crainte le défis du regard azuré, avec juste cette pointe de pitié et de moquerie qui faisait pétiller son regard.

Occupes-toi du colosse, les renforts vont pas tarder à arriver. Quant-à-elle, je m’en occupe

Ben voyons ... Se Serait-bien qu'ils se dépêchent les renforts ... Parce que leur colosse allait bientôt lui crever dans les bras vu la vitesse à laquelle il perdait son sang.
Arylis se retourna un instant vers lui et décida qu'il n'avait plus besoin de sa chemise. Sortant la petite dague du fourreau contre sa cuisse elle déchira le tissu détrempé et s'évertua à en faire un garrot sur le cuissot du chef zokoïste. Elle craint un instant de ne pas avoir assez de tissu tellement le bougre était bardé de muscle ...
Impressionnant même à moitié mort ...

La brunette reporta un instant son regard sur le mercenaire, s'assurant qu'il ne cherchait pas lui aussi à assassiner lâchement la rousse. Le visage de la jeune fille se décomposa lorsqu'elle découvrit à quel triste labeur se livrait le serpent !
Cette fois-ci le sang lui monta au visage et elle voulut rabrouer le voleur. Faren lui mordit le doigt, lui rappelant sa situation précaire et l'empêchant de commettre une folie. Alors la brunette se contenta de ce regard dur qui rendait ses saphirs presque noirs.
L'autre la regarda et s'adressa à elle toujours sur le même ton.
Y en a qui n'apprendront jamais la politesse ...

j’te laisse t’occuper du le poignard beauté, t’oubliera pas de le rendre au Borgne !

Le poignard ...
La beauté avait soudain un tout autre projet pour ce poignard. Elle eut la vague impression que l’arme lui demandait d'abîmer ce visage d'albâtre comme était blessé le visage de la femme qu'il avait à présent presqu'entièrement dénudée.
Enfin il se leva, la rousse dans ses bras et Arylis se dit qu'enfin il allait envisager de la rentrer à l'abri et que quelqu'un viendrait l'aider, elle.

Viens la chercher l’rouquin ! T’vas pas laisser un blondinet te voler ta vengeance si ?

Mais c'est pas vrai ... Ils sont tous aussi fols les uns que les autres ou quoi ?

Puis la brunette se leva et haussa la voix.

Dîtes ... Vous savez ce que c'est une vie humaine ? J'aimerai bien que vous la rentriez au lieu de l'exhiber comme un jouet de vengeance. Vous avez besoin de ça pour régler vos petits problèmes ? Le corps blessé d'une femme ? Vous ne pouvez pas le provoquer sans ça votre rouquin ?

Toujours la même lueur pétillante de mépris dans les yeux de la jeune fille qui se demandait quand même comment toute cette histoire allait finir ...
Si encore une âme féminine s'était montrée ... Mais rien !
Peut-être étaient-elles aussi tourmentées que les hommes dans cette troupe dessoudée, où les querelles intestines finiraient par bouffer de l'intérieur le nid des Vipères ...
Car quand la peste est entrée, il est presque impossible de la faire repartir ... Et ces deux-là semblaient être la peste de la Zoko ...
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Felina
Danse macabre qui s’emballe sous le regard d’une Féline qui ne peut qu’assister impuissante à ce combat. Spectatrice attentive, figée comme semblent l’être les grains de sable dans le sablier et que mille questions assaillent en cet instant, mais dont elle sait qu’elle n’aura jamais la réponse.
Le fracas des armes résonnant sans cesse dans son esprit embrouillé, et elle ne peut s’empêcher de frémir à chaque coup porté par l’un ou l’autre des assaillants. Pourtant, pas une seule seconde elle ne ferme les yeux ou ne détourne le regard… Ne surtout pas perdre une miette de la scène qui se joue devant elle, et se tenir prête au cas où à … A quoi faire ? Aucune idée, elle n’a strictement rien à faire ici, si ce n’est peut être empêcher un rouquin de se faire tuer … Et encore, comment saurait elle s’opposer si cela devait arriver, elle qui ne croit pas à la destinée doute cruellement que ce combat se termine sur autre chose que la Mort. La seule question qui reste alors à se poser se résume en un simple mot : « Qui ? ».

Si sur le vélin, et dans l’esprit de la jeune mercenaire, la victoire de son Chef paraissait évidente, les minutes qui passent font peu à peu s’insinuer le doute en elle. La rousse est forte, extrêmement forte et elle compense son manque de puissance face au colosse par une incroyable agilité et une rapidité qui en ferait pâlir de jalousie la panthère en d’autres circonstances. Alors elle observe, et à mesure que le combat progresse, ses certitudes s’ébranlent … Sa main sur celle de Jules se crispe de plus en plus comme le doute s’installe lentement, mais sûrement dans son esprit.
Il ne peut pas perdre … Impossible … pas lui ! Pas contre elle !

Et pourtant, il faut se rendre à l’évidence, la chevalière ne fait pas que résister aux violents assaut du De Nerra, bien loin de là … Passé un court moment pendant lequel la Pivoine semble douter, comme ébranlée par les mots du colosse, se faisant même mettre à terre d’un coup de pied rageur de la montagne de muscle dans la poitrine, elle semble soudain renaître, comme poussée par un feu invisible qui lui aurait redonner confiance en sa victoire. Elle recommence alors à rendre coup pour coup, avec une force et une rage décuplées. Plus aucun mot, ni de l’un ni de l’autre. Ce ne sont que des râles de douleurs et des grognements presque bestiaux qui parviennent désormais aux oreilles de La Féline. Le combat s’intensifie, l’odeur de la Mort devient presque palpable à mesure que le pavé rougit de plus en plus.

Enfin, un dernier choc, plus brutal encore que tous les trop nombreux autres, crâne contre crâne et ce sont deux corps qui tels des pantins de chiffon volent dans les airs avant de sombrer l’un et l’autre lourdement sur le sol.

Elle est morte !! Il … il est mort … ??!! Non ! Il parle … Mais que dit il ? Impossible, le son de la pluie et l’écho encore assourdissant des lames qui résonnent en elle doivent fausser les mots qu’elle comprend …

L’empêcher de crever … ??!! Non ! Tu ne peux pas donner un tel ordre chef … Tu dois la tuer … Eikorc, debout, achève là !! Relève toi !! Pourquoi !!

Voile d’incompréhension qui vient obscurcir le regard de la Rastignac qui pour la première fois depuis le début du duel se détache des deux combattants pour revenir se poser sur l’homme à ses côtés, comme pour trouver réponse à sa question muette.

Tout s’emballe alors, la voix d’Armand derrière elle, celle d’une femme qui vient d’accourir près des deux corps ensanglantés gisant au sol et soudain un bras puissant qui vient la repousser avec force alors qu’elle le voit jaillir loin d’elle, main sur la garde de son poignard …


Jules !!

Tout s’enchaine alors très vite, et en une fraction de seconde, le rouquin est mis hors d’état de nuire par un Borgne en furie qui, plié en deux donne à son tour ses ordres. Grognement lorsque le fougueux vient tutoyer le mur pour la seconde fois de la soirée et un regard vers Armand qui semble vouloir se charger de la partie : « on la déleste de tout ce qu’elle a », ce qui convient très bien à la brune il faut bien le dire. D’ailleurs, elle constate que la rousse à terre a l’air de bien plus passionner ses acolytes que leur chef qui gît dans son sang à quelques mètres à peine. Mais une femme qu’elle n’a pas vu arriver au milieu de tout ce chaos est agenouillée près de lui. Remerciement muet pour l’inconnue, car elle ne la reconnaît pas encore, et soupir aux mots d’Armand à son encontre. Quelques mots, presque haineux :

Il ne mourra pas … va t’occuper d'la rousse va !

Pour toute réponse, l'homme, qui a déjà tourné les talons pour se rendre près sa proie, se met à hurler en provoquant Jules.
Combat de coq au plus mauvais moment, et jeu de « Qui qui a la plus grosse ? » qu’elle trouve totalement déplacé en pareil instant. Mais qui lui demande son avis hein … ? Fureur nouvelle qui vient alors faire s’enflammer les iris déjà sombres de la Rastignac, alors qu’elle se relève pour accourir vers Jules. Les regards se croisent, hagard pour le masculin et inquiet pour le féminin.


La Pivoine, elle s'en contrefiche, et si la situation avait été différente, sûrement aurait elle même pu l'achever là, dans cette ruelle ... en finir une fois pour toute avec cette maudite femme. Mais ce n''est pas ce qu'elle fait, non ...et alors qu’elle offre une épaule à Jules pour le redresser, à son tour elle se met à crier envers la silhouette qui les observe un peu plus loin, Karine.

Hey .. la Blonde … ramène tes miches par ici t'veux bien. J'me charge de celui-ci … mais s'tu pouvais aller aider la dame près du colosse … *sourcils qui se froncent comme elle rajoute quelques mots, d’un ton légèrement plus affable* S’te plait....

Faudrait le rentrer dans la taverne, ensuite j’irai chercher Brigide, elle saura empêcher qu’il nous crève entre les doigts le bestiaux.


Bras qui se glisse alors sous celui de son amant, et voix désormais presque douce :

Ça va aller … Tu m’entends Jules ??!! Un effort, lève toi qu’on s’occupe de … *grimace en regardant ce qui aurait du être son nez mais ne ressemble désormais plus qu'à un immonde morceau de viande sanguinolente* ça …

Les prochaines heures allaient être chargées en couture et autre épongeage de sang … réjouissance ultime s’il en est, mais qui va malheureusement de pair avec leur quotidien fait de combat et de blessures.
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A trop jouer avec les Félins, il faut s'attendre à être griffé ...
Kar1
[Imperturbable]


Les doigts de la blonde s’agitent les uns après les autres. Dès qu’un coup de lame est lancé sur l’un d’eux, le rythme mis en place quelques minutes auparavant par ses mains habiles ralentis ou s’arrête le temps de voir et de savoir quel sang va une nouvelle fois couler. Lorsqu’une dague s’enfonce dans le cuir rigide, les yeux couleur paille ne plissent pas pour un sou. Les gouttes de pluie fouettent son visage impénétrable. Seul changement radical sur le corps de Karine. La peau rougit à en devenir carmin, juste pour le plaisir de fondre dans le décor ensanglanté.

Ils l’ont voulu, ils l’ont eu.
Elle a suivi, elle a vu.

Bonheur.

Et pourtant le combat s’achève. Les meilleures choses ont toujours une fin. C’est bien triste. La Rousse s’étale contre le sol.
Echec.
La victoire va donc au Colosse sans hésitation. Inutile d’en douter plus longtemps. Le spectacle est terminé. Les yeux se rivent alors ailleurs. La blonde semble vouloir reprendre son souffle. Admirer ce genre de combat la fait suffoquer comme si elle était un des principaux acteurs. Son cœur s’est d’ailleurs arrêté une ou deux fois. Comme les doigts qui rythmaient la scène. Quand l’on se trouve en première loge, il est facile d’avoir le souffle court. En plein milieu de l’orchestre on en devient sourd, persuadé que l’on fait partie intégrante du drame. Mais le bruit étouffé qui accompagne la chute du Colosse sur les pavés rougis interpelle la blonde. Son encolure se retourne pour prendre la même position qu’auparavant en une fraction de seconde.
Et mat.

Et là..
C’est la débandade. Tout le monde se réveille, pas le temps de rien. Tout le monde recherche la brèche pour s’occuper les mains et l’esprit autant que faire se peut. Même des étrangers inconnus au bataillon s’en mêlent. Mais la blonde ne voit pas tout cela. Trop occupée à scruter le corps affaibli du Colosse. Le visage s’assombrit, le sourire apparait. Ca pique au niveau de ses glandes. Ca l’excite tout bonnement. Elle admire, de loin encore, un détail, puis l’autre. Une épaule qui souffre, une jambe qui fait de même. Quelques soubresauts parfois pour confirmer qu’il est à l’agonie le « Mastodonte ».

Des cris. Miam. Transformation. Entrer dans la danse encore plus lugubre que pendant le combat. Rêver. Sentir les gouttes couler le long de ses joues. Imaginer des lèvres lui effleurer cette même peau à en devenir complètement folle. La blonde quoi..
Mais la vue est gâchée par cette jeunette à l’âme de Saint-Bernard. Et pour étonner personne, ça l’agace la blonde.

Un retour sur terre presque difficile. Remettre tout dans le contexte. Pluie, auberge, La Rochelle et du monde. Nullement visible à l’œil nu, les muscles des jambes de Karine avaient à l’instant commencé à se contracter pour avancer vers la masse affalée lorsqu’un félin l’arrête dans son élan. C’est à elle qu’on parle. Ouvrir ses écoutilles.


Hey .. la Blonde … ramène tes miches par ici t'veux bien. J'me charge de celui-ci … mais s'tu pouvais aller aider la dame près du colosse …
S’te plait....
Faudrait le rentrer dans la taverne, ensuite j’irai chercher Brigide, elle saura empêcher qu’il nous crève entre les doigts le bestiaux.


La blonde n’aime pas les ordres. Elle se braque direct. La sensation est très désagréable. Alors elle se redresse puis toise Felina en se dirigeant tout de même vers le corps. Une main se plonge dans la seule poche que sa jupe possède. Ses doigts s’entremêlent autour du caillou de Liam. Un moyen de la calmer lorsqu’elle est agacée. Arrivée à la hauteur du Colosse, le pouce continue de caresser distraitement l’intérieur de la poche. Alors qu’elle s’agenouille aux cotés de la brune méconnue, cette même main effleure un cuir fendu. Le sang s’agglutine dans certains pores de la peau pendant qu’un sourire réapparait sur son visage. Porter le doigt concerné jusqu’à ses lèvres pour le suçoter avec délice. Titillement certain du palais ce qui engendre le claquement de la langue contre ce dernier, le tout suivi d’un spasme invisible.
Un regard vers l’insolente.


C’pas ici qu’faut donner des l’çons mazelle.
Aidez-moi à l’rentrer, et faites c’que savez faire plutôt hein.


Et pour changer, la blonde se met à marmonner aussi silencieusement que possible. Ses jambes se relèvent vivement. Elle attrape avec autant d’enthousiasme la main droite du Crokie pour aisément agripper le bras. Le torse du corps inerte se redresse pendant que ses yeux se redirigent vers Arylis.

Tiens..
Prend l’autre bras, et fait le traîner l’moins possible, s’rait capable de s’plaindre Eik’.


On se tutoie, ça rapproche ces situations. Les bonnes manières n'existent plus. Muscles de la blonde qui se déploient pendant que son dos s’agrandit. Complètement courbée, elle sourit sournoisement histoire de.
Un.. Deux..


Trois!
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Karine de Pommières.
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