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[RP] En revenant du marché...

Bee.zee
Allez ! Avance ! Rhooo, ce mulet !! Je te jure ! Quand je te dis qu'on aurait dû acheter une carotte, Kachi !

Bee sourit et donna un coup de coude à Kachi. Son amie rêvassait, sûrement à quelque prince charmant qui aurait malencontreusement oublié de voyager... Arf...

Ma belle, revient parmis nous !...

Le deux amies cheminaient tranquillement, installées sur le banc de la charette, tirée par un âne capricieux.
La future maman posa une main sur son ventre volumineux, et se tourna pour vérifier le contenu de la charette.
Un coup d'oeil rapide et elle sourit. Tout y était. Mais que c'était chargé !
Un tas de pelotes qu'elle avait tenu à acheter se mêlaient aux paniers en osier plein de légumes, aux torchons, aux bouteilles de lait, et dans un coin, bien pliée, une paire de braies.

Kachina regardait le ciel, un peu inquiète.


Hum, je n'aime pas ça, ça se couvre, maugréa-t-elle
Les deux jeunes femmes ressérèrent les capes sur leurs épaules tandis qu'elles progressaient sur un étroit chemin de terre, à l'orée de la forêt. Sur leur droite s'étendait les terres de Bee, sur lesquelles le blé doré oscillait sous les bourrasques de vent. Les épis seraient bientôt mûrs...

Le fouet claqua sur les flancs de l'animal.


Vite, on va finir trempées, sur un chemin impraticable ! Allez, allez, zou !
Kachina
Déjà quelques gouttes de pluie mouillaient les coiffes des jeunes femmes.

Kachi sortit de sa torpeur et encouragea Cadichon à aller plus vite.
Elle le guida à l’embranchement qui menait vers leurs chaumières.

La jeune femme avait hâte d’arriver.
Fatiguée, gelée……………..elle frissonnait sous le lainage de la cape.

Et puis surtout, elle était inquiète pour son amie.

Elle jetait de temps en temps un coup d’œil discret sur la future maman.
Le terme de la grossesse approchait et le visage de Bee, d’ordinaire si avenant et joyeux, reflétait toute la lassitude qui l’habitait.

Kachi remarqua les traits tirés de fatigue. Bee en faisait trop, comme d’habitude.

La courageuse jeune femme avait insisté pour l’accompagner au marché, ce matin. Il lui fallait des pelotes de laine.

La charrette n’était pas confortable et le chemin de terre recelait, trous et bosses, les faisant parfois tressauter.
Bee ne se plaignait pas ,malgré l’inconfort de la situation.

Au contraire, elle essayait bravement de plaisanter et de faire sourire Kachi.


- ça y est, Bee, tu vois, il pleut. Vite, pressons ! Je t'avais dit de rester au chaud dans ta chaumière , mais tu n'écoutes jamais rien !

Une roue de la charrette rencontra soudain une profonde ornière. L’attelage fut de suite déséquilibré.

- Attention, Bee, attention !

Trop tard, l’essieu de la roue se brisa sous le choc.
La charrette bascula. Kachi s’agrippa à Bee, essayant de toutes ses forces de la protéger.


Ahhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Bee.zee
Un grand craquement, puis rien, le noir. Tout avait du se passer trop vite. D'ailleurs, que s'était-il passé ?
Tout à coup, tout redevint plus clair avec une rapidité extrême. Elle se retrouva violemment projettée contre la rembarde de bois de la charette. Avant qu'elle n'ait pu comprendre autre chose, une douleur lui tirailla le bras sous le choc, et malgré la protection de Kachi, les deux amis se retrouvèrent projettées dans le faussé déjà boueux. Les jeunes femmes restèrent immobiles, incapables de bouger. La tête de la future maman coinçait le bras de son amie qui avait tenté de la protéger, avant toute chose...
Une seconde plus tard, Bee haletait, stupéfaite, torturée de douleur. Elle inspira un grand coup, tentant vainement de faire disparaitre de sa pensée les élancements de son dos, de son épaule, de son ventre...


Kachi ? Kachi !!

Bee secoua son amie, morte d'inquiétude, le visage décomposé, elle criait presque lorsque la jeune femme rouvrit les yeux.

Kachi, ma Kachi ! Bon sang ! Tu vas bien ? Rien de cassé ?

Elle regarda le visage taché de sa camarade ; sur sa jouue gauche, une plaie laissait couler un mince filet de sang.
Mais Bee n'eut pas le temps d'y songer plus longtemps. Une douleur déchirante envahit son ventre. Sa tête tournait, elle n'y voyait plus.


Oh non non... Non non NON !!!

Non, ce n'était rien, il fallait que ça ne soit rien. On oublie la douleur, on ferme les yeux, elle va disparaitre, elle s'abat comme un coup de couteau dans les entrailles, elle iradie son ventre, laissant Bee à bout de souffle... La souffrance allait partir, ce n'était rien... S'occuper de Kachi...
Kachina
Elle ouvrit les yeux,et croisa le regard de Bee. Affolée, la jeune femme était penchée sur elle. Elle essaya de sourire mais tout lui revient à la fois , le choc, l'accident, la douleur......

Elles se trouvaient dans le fossé. Sous elle Kachi sentait l'humidité et le froid pénétrer ses vêtements. Elle se redressa. Se leva. Du bout des doigts, elle toucha l'éraflure à sa joue, grimaça en voyant le sang .


- Je vais bien , Bee, j'ai juste un peu mal à la joue. Mais toi, ça va ?

Par Aristote , le bébé, pourvu que Bee ne se soit pas fait de mal en tombant.

Elle détailla son amie. La jeune femme semblait aller bien.
Bon.............. ne restait plus qu'à rentrer à pied sous la pluie et aller chercher de l'aide pour réparer la roue cassée.

Mais, elle vit soudain , Bee porter la main à son ventre et son beau visage se crisper de douleur.


- Bee, ça ne va pas ? Bee ? C'est le bébé ?

Kachi sentit son coeur s'accèlerer dans sa poitrine. Bee hocha la tête en silence.

- Oh Corne de bouc , non, non !!!!!!
Bee, je ne saurai pas tout de seule, non, attends un peu..........................


Opressée, elle prit une grande respiration pour tenter de se calmer et d'une voix qu'elle voulait rassurante, elle tenta de venir en aide à son amie :

- Viens, il y a une cabane de berger non loin de là, nous allons nous y réfugier. Je ferai du feu et tu te reposeras. J'irai chercher de l'aide, je resterai près de toi, je....................

Kachi ne put continuer sa phrase, les larmes venaient.
Elle était terrifiée.

Sans plus rien ajouter, elle détacha Cadichon, prit les renes et glissant le bras de Bee sous celui de la jeune fille, elle s'engagea en direction de la forêt, sous le couvert des arbres.


- On va y arriver, Bee, on va y arriver.................................................

Puis plus bas , juste pour elle même : Aristote, viens à notre secours !
_________________
Cl0e
Enfin, ils étaient de retour. Par Aristote, qu’ils étaient las de ces longues nuits de marche ! Mais c’était finit, et déjà la blonde voyait la forêt lectouroise. Sa forêt. Par pur réflexe, elle chercha sa chaumière. Qui sait, elle s’était peut-être envolée, c’est courant ce genre de choses …
Cheminant sur la route de cailloux qui menait aux portes de la ville, main dans la main, leurs affaires attachées sur le bel étalon noir, son épée y compris puisqu’elle était trop grande pour elle. Ça c’était typique de feue sa marraine. Avoir choisit une telle arme. Cloé l’avait mise à sa ceinture, mais elle était terriblement lourde – de la musculation en perspective -, et elle traînait à terre. Si bien qu’on l’entendait arriver à des lieues à la ronde. Gling ! Gling ! Gling !Non, vraiment pas discret. Il lui faudrait donc faire comme sa Garce - non pas sa Grasce, aucune erreur de sa part – et se faire une sorte de harnais pour la mettre dans son dos. Pratique … Simon en avait bien rit tiens … Déjà qu’elle était maladroite, elle se retrouvait avec une épée – splendide cela dit – bien trop grande. Que de choses à apprendre après un anoblissement ! Manier l’épée, monter à cheval. Parce que y’a pas à dire, elle aurait préféré que ce soit elle à dos de cheval plutôt que ses affaires. Quand on a pas le choix, on a pas le choix. Et le trajet ne lui avait pas permis de s’arrêter pour apprendre. Entre frontières fermées, mécréants à jeter au cachot, batailler contre les douanières aigries, devenir amie avec une fille de riches, et autres, ce n’avait certainement pas été de tout repos. Quel soulagement donc elle avait ressentit en voyant les enceintes du village, son village. Nulle part ailleurs elle ne s’y était sentit aussi bien. Lectouroise un jour, lectouroise toujours.
Pendant qu’elle rêvassait, sautillant presque comme une gosse impatiente qui va recevoir un joujou, Stella tout aussi joyeuse de retrouver son coussin bien douillet, la blonde sursauta en entendant un craquement sinistre. Ah, y’en a un qui a trop chargé sa charrette … Et encore du travail pour les charpentiers ! Des forgerons aussi pour les consolider peut-être, ce ne serait pas de trop. Puis des voix de femmes s’élevèrent, paniquées, des voix qui lui étaient familières. Souriant à l’idée de peut-être voir ses amies, catastrophées d’avoir à se trimballer des sacs de maïs ou autre marchandises de cet acabit, elle sourit à Simon, et l’entraîna vers la source du bruit, l’étalon couleur nuit et l'angora de neige sur leurs pas.

- Je te parie qu’elles ont encore fait une bêtise. Quand je te disais qu’il fallait vite rentrer, tu me crois maintenant ?

Partant d’un petit rire, elle fut coupée net par des gémissements. Ça, ce n’était pas de la panique, et ce n’était pas normal. Même si ce n’était qu’un petit bobo, elle ne riait plus, et jeta un regard angoissé à son fiancé.

- Allons-y vite !

Courant plus que marchant, chatte et canasson toujours sur leurs talons et les suivant sans peine, ils virent alors le triste spectacle. Une Bee livide, se tenant le ventre et soutenue par une Kachi la joue barbouillée de sang. Pas bon du tout. Elles ne l’avaient pas vue, trop occupées à essayer de se mettre à l’abri des gouttes qui commençaient à tomber. Déjà, Simon cherchait une couverture dans leurs affaires, et Cloé courait rejoindre ses amies. Elle passa le bras autour de la taille de Bee, prenant garde de ne serrer son ventre.

- On dirait que j’arrive pile poil à temps …
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Bee.zee
Le visage crispé par la douleur, les dents serrées, Bee s'aggripait à l'épaule de Kachi. Elle tentait d'inspirer, de se calmer, en vain. Tous ses efforts pour rester sereine, pour se détendre tant bien que mal surent anéantis par les larmes de son amie.
Une seconde, puis deux... ça allait mieux, plus rien, enfin, presque... Les plus grosses douleurs s'étaient estompées. Bee tenait sa main d'un air protecteur sur son ventre.


Chuuut, poussin, chuuut...

Elle cala sa respiration sur les caresses sur son ventre, et se prépara à une nouvelle secousse de douleur. Elle arriva, plus terrible que la précédente, déchirante, mais brève, cette fois. La future maman s'accrocha à Kachi et lui serra le bras de toutes ses forces, laissant échapper un petit cri de douleur...
Bee sentit une main se glisser sur sa hanche, lui tenant la taille. Elle se retourna et aperçut Cloé.


Oh, Cloé !

La jeune femme lui adressa un faible sourire. La blonde avait l'air préoccupée, voire même angoissée.

J'aurais aimé te revoir dans d'autres...

Elle ne termina pas sa phrase, halletante, se concentrant sur ses pas... La cabane n'était plus qu'à quelques mètres...
Cl0e
Souriant à son amie, elle l'aida à avancer.

- Où vous comptez aller précisément ? Qu'en plus le temps a l'air décidé à nous compliquer les choses.

Kachi, paniquée, lui montra une petite cabane.

- Ah, mais pourquoi on est aussi loin des maisons !! Vous faisiez quoi, ici ? Une promenade de santé ?

Soudain, la blonde eut une idée, mais elle se rendit compte aussitôt qu'elle était mauvaise.

- On aurait pu transporter Bee à cheval si le travail n'avait pas commencé mais maintenant ...
A moins que ...
On pourrait peut-être essayer de trouver quelque chose qui ferait office de civière, et la transporter tout doucement. Elle n'aurait pas à marcher, et on n'irait pas plus lentement.
Qu'en dîtes-vous ?

_________________
Kachina
Kachina regarda Cloé, lui fit non de la tête.

- le bébé arrive là, je crois, Cloé ! Il faut vraiment mettre Bee à l'abri !

Elle regarda le visage de Bee, ses beaux yeux assombris par la douleur.

Aidée de Cloé, elles guidèrent Bee jusqu'à la cabane.

Un bucheron avait eu la bonne idée d'y stocker un peu de bois sec.
Kachi balaya la pièce du regard et apercevant une cheminée s'empressa d'allumer un bon feu.

Cloé installait la future maman sur une paillasse dans un coin.
Heureusement, la cabane, d'allure délabrée à l'extérieure , affichait une propreté remarquable à l'intérieur .
Surement le refuge de quelques amoureux...........

La pluie redoublait à l'extérieur . Kachi sortit et mit à l'abri Cadichon, sous une avancée de la masure. Elle retourna ensuite à l'intérieur .


Bee , supportait vaillamment la souffrance et Kachi, crut déceler dans son regard la peur mais aussi l'espoir de voir enfin bientôt naitre cet enfant si désiré.

Elle sourit , retenant soudain un rire nerveux !


- L'est comme son père , cet enfant. Il faut déjà qu'il ne fasse rien comme tout le monde , dès la naissance.

Et puis avec une moue dépitée, elle soupira bruyamment.

- D'ailleurs, il est où celui là ? Il est où le père ? On va encore devoir se débrouiller toutes seules.......

Mais déjà, les gémissements de Bee s'amplifiaient, l'enfant n'allait pas tarder à arriver.

- Par Aristote , on fait quoi maintenant, nous Cloé ?

Le souvenir de Dolmazee, lui fit venir les larmes aux yeux.........

Cl0e
Cloé soupira en voyant une Kachina totalement paniquée. Pour une fois, ce serait elle la plus calme. Voyager lui avait fait du bien sur ce point.

- Mais évidemment qu’il arrive, tu croyais pas qu’il allait rester toute sa vie à l’intérieur !
Par contre ta cabane me plaît pas trop, mais puisque tu insistes …


Installant Bee sur la couverture que Simon lui avait fait passer, elle sourit à la future mère, et lui parla doucement pour l’apaiser.

- Bee, allonge toi, voilà, comme ça, et appuie toi sur tes coudes. La couverture est assez épaisse pour que tu n’attrapes pas en plus des fourmis dans les bras. Il ne manquerait plus que ça … Déjà que je n’aime pas cette cabane.

Elle vit ensuite Kachina filer.

- Kachi, mais où tu vas ? Tu crois vraiment que qu’il va se faire la malle ton mulet ?

Soupirant, elle reporta son attention sur sa future filleule. Et lorsque la brune revint, elle ne put s’empêcher de mettre les pieds dans le plat. Souligner l’absence du père. Génial pour angoisser Bee. Elle lui fit signe de se taire, mais non, trop tard. Nouveau soupir de la blonde.

- On fait quoi ? Du tricot peut-être ? Mais on met cet enfant au monde pardi ! Et il nous faudrait de l’eau chaude, des langes peut-être. Tu veux bien aller en chercher ? Simon est allé cherché Georgia, elle s’y connaît en accouchement. Fais vite s’il te plaît !
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Glenmor
Glenmor s'était éloigné de Lectoure pour aller se promener en solitaire sur les chemins environnants...

Cette solitude dans laquelle il se plongeait de plus en plus, lui permettait de réfléchir à ce qu'il allait faire..

Il marchait sans but précis laissant les pas le guider, quand il arrivât non loin d'une cabane en bois qu'il n'avait jamais vu jusqu'à présent. Il s'en approchât lentement attiré par une lumière venant de l'intérieur, quand il vit de loin Kachina sortir en hâte et entendit Cloe lui demander de se presser.

Il pressentit de suite ce qui se passait, sachant que l'instant était proche pour Bee de mettre son enfant au monde... Une angoisse sourde montât en lui.. Il souhaitait ardemment que tout se passe bien pour elle.

Il ne savait quoi faire, sa place ici n'étant pas la sienne, mais ne pouvait se résoudre à partir. Qui sait si on allait pas avoir besoin de lui au cas où quelque chose viendrait à manquer.

Il s'approchât de la cabane et se résolut à attendre au dehors, ignorant les morsures du froid, guettant le moindre bruit... attendant le cri d'un bébé dans la nuit.

--Georgia
On dirait le Sud .. Ca y ressemble bien, ça y ressemble et ça l’est. Pourquoi elle ? Hein ? A dire vrai, elle y aurait bien envoyé sa cadette, Andreia, mais non, c’est elle qui avait accompagné la blonde lectouroise. Foutues Blondes. Pas la première qu’elle sert, bien que la deuxième a un air moins garce que la première. Pas la première fois qu’elle la voit. L’a d’jà rencontré la Cloé. Comme elle lui avait dit. En d’aut’ temps, le même lieu. Escouché. L’Alençon. Le ralliement des Éperviers. L’Ange au sommet. L’ange n’est plus et elle se retrouve embarquée à Lectoure, parce que sa mère qui aurait voulu, qui aurait aimé, ne peut plus. Trop vieille la Georgette, trop fatiguée d’avoir passé chaque jour au service des Ypriex et des Escouché à batailler, trop ravagée par la perte de sa blonde maitresse. La Georgia en avait rit, comment avait-elle pu l’aimer la Garce. Et pourtant, si elle était du même bois que la blonde qu’elle se trainait – ou qui l’a trainée question de point de vue.- elle comprenait Georgia que la Mère avait pu l’aimer. Et pour ça, elle suivait. Sans trop rien dire. D’ordinaire. Mais là.. C’est trop.. Et elle le dit, et l’accent rude du Nord du Royaume se fait entendre, tandis que la grosse alençonnaise de 25 ans se fait une place parmi les jeunes femmes en panique.

C’est trop ! Poussez-vous de lô ! Voyez pas qu’elle en peut pu la mignonne ? J’vous jure.. Din’l Sud z’avez pas un grain de folie, z’avez côrrément le champ !

Pour un peu tellement, elle est fâchée de tant d’incompétences, ses bajoues en tremblent, la mine se fait grave et le doigt s’élève avant de retomber en un sourire doux. Pas la première qu’elle accouche, pas la dernière. Alors Georgia sourit de ce sourire des femmes qui en ont vu d’autres. La main tapote celle de la future mère.

L’a intérêt à être aussi beau que vot’ Sud ma mignonne, et z’allez me faire l’plaisir de sourire, j’avions pas accompagné la blondinette pour voir des gueules d’enterrement. Ces linges ? Z’arrivent ? Pour l’eau, faites donc chauffer de la neige, çô s’ra plus rapide !

On l’aura compris Georgia est dans la place, et ça décape !
Kachina
Des gueules d'enterrement ......................

Arf, cette femme sortie d'on ne sait où , vu qu'on était en plein milieu du bois ,avait vraiment dit ce qu'il ne fallait pas.

Non pas qu'elle ait peur Kachi de mettre un enfant au monde,non pas qu'elle ne savait pas. Dans les campagnes, il était courant d'aider la mère à accoucher.

Juste que la dernière fois, qu'elle avait tenu un enfançon dans les bras, elle avait aussi tenu la main de son amie Dolmazee, pour l'accompagner jusqu'à la Lumière...................avec Bee justement.

Et là, devant cette femme qui vociférait, qui donnait des ordres, elle se souvenait.

La tendresse, l'émerveillement devant l'enfant nouveau né ce soir de février et la douleur aussi de voir s'en aller à tout jamais la petite fée Dolmazee.


S'éloignant un peu et laissant la mégère faire son oeuvre, espérant qu'elle n'effraierait pas trop la douce et tendre Bee, elle regarda par la fenêtre , vit Glen, faisant les cent pas dans le froid.
Elle sourit. C'était si rassurant de le savoir là.

Non , Bee n'était pas seule.
Ses amis étaient là, aucun doute.
Tout se passerait bien.


Des linges, Cloé hurlait qu'elle voulait des linges.
On était en pleine forêt là.

Et puis la cabane , ça ne lui plaisait pas. L'était pas devenue un peut trop délicate la nouvelle anoblie ?

La cabane, c'est ce qu'ils avaient trouvé de mieux, pour s'abriter de la pluie.
L'enfant allait naître là malgré toutes ces embûches et il n'en serait que plus fort et plus aimé.


D'un geste décidé, elle retroussa sa longue jupe de lainage et retira le magnifque jupon de lin blanc fin et doux, offert par Dolmazee.

Elle le déchira en plusieurs morceaux, pour en faire quelques langes, et tendit le reste à la matrone, la défia gentiment du regard.


- Dame , sachez qu'ici dans le sud, on fait nos enfants aussi bien qu'ailleurs.
Elle est forte ma Bee, elle est courageuse et elle en a vu d'autres.

Et calmez vous un peu, vous remuez beaucoup d'air. Cet enfant doit naitre dans la douceur et la joie.


Sourire rassurant à Bee.

- Souviens toi ma belle Bee ! Souviens toi d'Isabel ! Courage !

Et regardant son amie Cloé :

- Au lieu de râler, jolie blonde, occupe toi de l'eau , s'il te plait...................J'ai trouvé des langes.....


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Cl0e
Ah, enfin, voilà Georgia, et son franc parler. Bon, un point partout en matière de boulette. Kachina 1 – Georgia 1. Egalité. Concours de bourdes ! En plein accouchement ! Youpi ...
Kachi qui pestait, d’ailleurs.


- Dans la douceur et la joie ? Mais tu pestes autant que Georgia ! C’est mal barré ma belle ! Et pour l’eau, je vais pas la faire apparaitre en claquant des doigts. Alors je vais improviser et faire comme le dit la servante.

Elle se leva, chuchotant des paroles réconfortantes à sa future filleule.

- Tout va bien se passer, tu es entre de bonnes mains, même si leurs propriétaires sr crêpent un shouya le chignon et la natte …

Elle sortit de la cabane trouver de l’eau, et se souvint qu’elle en avait dans sa gourde, rangée dans sa besace.

- Pour le coup, c’est moi la gourde …

Elle rentra dans la cabane, et fouilla sur le champ sa besace, de laquelle elle tira, triomphante, la gourde de voyage.

- Et voilà !! Heureusement que je me la trimballe partout quand même ...
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Bee.zee
Tout s'agitait autour d'elle... Machinalement, Bee exécutait les conseils de ses amies. Allongé sur le seul matelas de la petite cabane, elle avait les coudes posés sur la couverture, comme le lui consait Cloé. Sa future marraine éclatait de détermination, rassurant un peu la future maman complètement angoisée.
Kachi faisait des allées venues, rouspetant par ci, et tenant d'apaiser Bee par un sourire et quelques mots.
Mais tout se passait trop vite, la jeune femme n'entendait qu'à peine les éclats de voix, perdue dans ses pensées et sa douleur, serrant les dents pour ne pas hurler par moment...
Elle jetta un coup d'oeil à Kachi. Ce que faisait Piot ?


Il... Bee étouffa un juron et se crispa sous les crampes. Il est ...malade, j'ai reçu un pigeon... Vraiment malade...

Ne pas y penser, ne pas y penser, se concentre sur son enfant à naître, juste sur ce bonheur là. Mettre de côtés la souffrance.
Tout fut balayé par un véritable ouragan. Simonin avait appelé un ouragan, c'était le mot. Une femme sûre d'elle, que les années d'expérience rendent stoïque.


Vous êtes mignonne, vous !! Sourire ! Vous en avez de bonnes, bon sang !

Bee suivit le regard de Kachi vers l'extérieur. Glen... Il était là, lui aussi...

Sous le coup des contractions violentes, la jeune femme labourait de ses mains la couverture, et aggripa même le bras de la brune qui s'était à ses côtés.

Souviens toi d'Isabel ?? Mais je ne veux pas me souvenir d'Isabel ! Je ne veux pas partir, Kachi, pas comme Dolm, je veux voir mon ptit bout grandir, alors non, quant je pense à Isabel, je vois le visage et les traits courageux de Dolm s'éteindre... Je me refuse à y penser !

Puis tout bas, incertaine, les yeux rouges et les larmes roulant sur ses joues, elle murmura :

J'ai peur.....

Heureusement qu'ils étaient là... Les voix familières de ses amis, leur présence la rassuraient, la poussaient à croire que tout se passerait bien.
Mais il fallait arrêter l'angoisse, et être plus forte pour lutter, lutter pour le petit être qu'elle porterait bientôt dans ses bras, après l'avoir protégé pendant de longs mois. Le visage plus déterminé de Bee, tout du moins en surface ne devait, pensait-elle, duper personne...


Les filles, faites vite, et pas de gaffes, hein !! On se bagarre pas, sinon il va être beau l'accouchement dans la joie et la douceur, comme dit Kachi !

Bee sourit, adressa un regardreconnsaissant à ses amies et se redressa un peu.
--Georgia
Mine blasée et limite dégoutée en regardant la sauvageonne brune qui lui parle, peu habituée des coutumes du Sud et des gens bronzés – qui font du ski, muahaha.. j’sors. – Ca se lave, le marron sur sa face ? Et la Georgia de se contenter de ricaner avant de répliquer.

Brasser du vent ? Mais c’est bien ça l’idée, lui faire de l’air. D’ailleurs, de l’air.

Sourire amusé, en tapotant gentiment la tête de la jeune fille, pas méchante, pas bête, mais encombrante pour la sage femme du Nord qui se sent tout à fait dans son élément entre les mégères et les femmes qui accouchent. Mine fermée en pensant aux enfants du Nord, le seul qui aurait du voir le jour était mort, emportant sa blonde de mère, pas faite pour la maternité la Garce, non, pas faite pour ça. Chantonnant un Ave Maria, l’alençonnaise récupère les tissus d’une main, gourde vivement arrachée à sa nouvelle maitresse tandis qu’elle sourit calmement à la future mère.

Oui, sourire, c’est la vie que vous allez donner ma mignonne, alors on sourit. Et puis tant que vous parlez, c’est que ça va. Non ? Z’êtes prête ? Oui, z’êtes prête.. et il a l’air prêt vot’ mouflet.

L’hiver ? On s’en fout, les manches se redressent sur les avant-bras aussi larges que des cuisses de femmes normales. D’une main qui se veut ferme mais douce, les cuisses sont écartées et les jupes relevées. Mine déterminée, celle-ci, elle ne la perdra pas, l’autre, elle n’était pas là. Personne n’était là. Sourire décidé à la mère. Elle vivra. L’alençonnaise l’a décidé. Et puis c’est tout, c’est simple comme une sucette au calva. Les yeux gris délavés se posent sur Kachina.

Dites mon caramel, si vous pouviez me rallumer le feu, j’dirai pas non, elle va être fatiguée la mignonne. Ma dame, la fourrure de lapin que z’avez acheté avec vot’ greluche d’amie, pourriez pas l’amener, le petit aura pas froid. Bon, ma mignonne, on va jouer à un jeu. Vous poussez, vous criez, profitez personne vous dira rien. Et moi, je réceptionne. Ca vous va ?

Tout est bon ? Tout doit être bon. Fugitive vision du corps de la Blonde alençonnaise, les jupes gorgées du sang du premier-né des Escouché. Les perles se tournent vers la Blonde, sait-elle quel fardeau, elle porte. Soudain, elle se tourne vers les deux jeunes femmes.

Avez-vous détaché tous les nœuds ? Il ne doit pas y en avoir beaucoup vu.. l’endroit. Pas de ceintures, les animaux, détachez les. Pas de nœud. Surtout pas. Et maintenant.. A nous deux, ma mignonne, vous n’allez pas aimé, mais ce sera rapide où je ne suis pas Georgia fille de Georgette, petite-fille de Georgina !

Bee attrapée sous le bras de la matrone qui la redresse quelque peu pour la faire avancer, fesses au bord de la piaillasse avant de glisser derrière son dos tout ce qui lui passe sous la main. Sourire rassurant à la jeune mère avant d’écarter plus encore les cuisses de la mère et d’y glisser la main généreusement, faisant fi de la poche des eaux qui éclate pour le coup, ruisselant allégrement sur le poignet de l’alençonnaise. Garde du couteau tendu au niveau des dents, qu’elle le morde si elle veut.

Et maintenant, ma mignonne, tu pousses. Fort. Il veut sortir ton mouflet.
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