Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   <   1, 2   >>

[RP] En revenant du marché...

Cl0e
- Georgia, si tu crois que j’ai toujours la pièce de fourrure de lapin sur moi, tu te trompes ! Par contre, j’ai ma cape fourrée, et ça, ça lui tiendra tout aussi chaud.

Ah, oui, les nœuds ! Déliant sa ceinture en vitesse, elle la rangea dans sa besace. Sa cape, elle était retenue par une attache, pas de nœud. Par contre, ses vêtements… Elle soupira, et dénoua le lacet de sa chemise, qui pendait sur sa poitrine.

- Kachi, tu as fait un nœud pour attacher ton mulet non ? Va falloir le défaire aussi.

Pendant que Kachina s’affairait, Cloé passa derrière Bee, lui soutenant la colonne vertébrale, et lui tendant sa main droite, au cas où elle voudrait la serrer. Blonde prête à souffrir aussi ? Check ! Parce que la Georgia, elle avait commencé l’accouchement.
_________________
Bee.zee
Assise dans une position plus qu’inconfortable, Bee angoissait. En même temps, il n’y avait pas grand chose à faire d’autre, dans l’instant… Sa main agrippait celle de Cloé, se préparant aux prochaines secousses des contractions.
Elle s’appuya un instant contre son amie, et regarda peu fière Georgia qui s’activait. La jeune femme grimaça. Il était temps, le bébé arrivait. Tu te calmes, ma fille, tu te concentres, ton ptit ange arrive. Et il passait pas inaperçu, le bougre !!!

Hein ?? Pousser ? Oh nooon !! Le temps était passé vite depuis le moment où elle avait annoncé l’heureuse nouvelle à Piot. Maintenant, elle était face à une matrone tout sourire, qui, tout en tentant de la rassurer, l’inquiétait plus qu’autre chose… Quoique… si. Même si la tranquillité et la maturité de femme sûre d’elle rassurait la future maman, ses airs de guerrière conquérante lui faisait redouter le pire.

Elle avait peur, et à juste titre… Elle avait vu une sœur mourir en couche, le genre de scène que l’on oublie pas et qui s’impose d’une façon magistrale dans ces moments là…

Mais ses pensées furent balayées par une contraction plus violente que les précédentes, si c’était possible. Alors, suivant les conseils, elle broya la main de Cloé, et attrapant à la volée celle de Kachi, elle inspira un grand coup, bloqua sa respiration, serra les dents et poussa.
Ses traits crispés s’adoucirent lorsque l’effort prit fin. La jeune femme, haletante, tenta de reprendre sa respiration.

Elle regarda en face d’elle. Son ventre proéminent cachait les bras de Georgia et accessoirement ce qu’elle faisait.

Une nouvelle inspiration. Un soupçon de courage en plus. Un air faussement déterminé qui ne trompait personne. C’était reparti. Bee serra les mains de ses amies qui commençaient à grimacer, et, sous les directives de la Georgia, inspira une nouvelle fois…
--Georgia
Pour pousser, elle pousse. L’énergie du désespoir, la rage de vivre, aucune idée, en tout cas, elle pousse et c’est déjà un bon point. Certaines femmes s’y refusent, persuadées qu’on peut tout arrêter, quand elle était jeune fille, on lui avait dit que la Garce avait quitté le lit, prête à aller accoucher au bord de la fenêtre parce qu’elle voulait que ça s’arrête. Un coup d’œil narquois à la main de sa jeune maitresse entrain de prendre des couleurs tout à fait intéressantes, pareil pour la brunette, va d’voir jouer les infirmières après, la barbe soit du Sud. De nouveau, le regard brumeux de la matrone se pose sur la scène du crime – si vous voyez ça, on devrait interdire aux femmes d’accoucher, c’est sacrément gore – deux doigts glissés à l’intérieur pour vérifier l’avancé du travail avant de sentir les chairs autour qui se détendent et de ressentir contre sa main la poussée de l’enfant.

‘Cas où, ça vous intéresserait, il sort et il est pressé, j’crois bien !

Doucement, la main plus large que la petite tête, guide l’enfant vers l’extérieur. Qu’il est mign.. miraculeusement imposant, ce poupon, pas étonnant qu’elle souffre la mère. La deuxième main vient se glisser sous la nuque bien contente de constater que le cordon ombilical n’y est pas enroulé, les complications, c’est fatiguant et .. compliqué. Un soupir expiré quand l’enfant glisse lentement contre elle, visqueux, rouge, atrocement laid dans sa condition de nouveau-né et pourtant, une larme roule sur la joue de l’alençonnaise. Il y a la vie, là, dans ses mains. Enfin, pas encore. Un regard jeté à l’enfant, tourné délicatement dans tous les sens, une fille, c’est une fille. Mais quelque chose ne va pas, pleure idiote. Crie. Il y a la vie dehors qui t’attend et alors qu’elle s’apprête à basculer l’enfant la tête en bas – méthode sauvage bonjour. – voilà que le hurlement outré se fait entendre.

Bah tu vois quand tu veux ! Que tu es bécasse ! Ma mignonne, vous voilà maman d’une gentille braillarde.

Oui, mais ce n’est pas fini. Le couteau est attrapé, le cordon ombilical aussi, coupé à quatre doigts, les quatre saisons, les quatre âges de la vie, si tant est que la petite en voit quatre. La gourde est récupérée vivement, les linges offerts par la brunette regardés en coin, la dentelle du bas pourrait abimer la peau du nourrisson, néanmoins, elle en trempe un bout pour nettoyer hâtivement le visage chiffonné du nouveau-né, souriant de plus belle à chaque cri choqué de l’enfant qui déjà explique à qui l’entendrait que l’eau froide, c’est horrible. Duvet brun rapidement nettoyé aussi, la bouche pour nettoyer les glaires affleurant au bord des lèvres. Un coup rapide sur le corps pour enlever le trop plein avant de poser gourde, et chiffon et poser l’enfant dans les bras de la blonde, regard qui ne souffre aucun refus.

Dans la cape vite, pour qu’elle ne meurt pas de froid et après, donnez la à sa mère qu’elle puisse se nourrir.

Sourire réconfortant à la mère avant de retourner à la suite.

Elle est belle, mais nous n’en avons pas encore fini ma mignonne.

La secondine, poche de vie de l’enfant, source d’infection pour la mère, doit être retirée au plus vite. Et après, elle pourrait aller se reposer, laisser les deux jeunes filles s’occuper de leur amie et de l’enfant. La main forte s’insinue à l’intérieur et délicatement, récupère le placenta désormais vide et parfaitement inutile, la main ressort enfin, et le placenta est glissé dans un linge, mis à l’écart. Linges utilisés pour nettoyer un peu la mère, jupes rabaissées, et enfin, elle s’octroie un instant de répit, sourire convaincu.

J’vous avais dit qu’il fallait sourire, que ça se passerait bien.

Regard jeté à la jeune femme, elle n’a pas senti de relâchement au niveau des muscles, pas de sang superflu. C’est un sourire comblé, fatigué mais comblé qui gagne le visage de la femme trop vite vieillie par la vie dure. Le linge contenant la secondine est récupéré pour être enterré au dehors, une main plus ou moins propre se pose sur l’épaule de la jeune blonde, sourire conquis, elle est bien sa filleule, et pour la première fois depuis le début de l’épopée Nord-Sud, la grosse alençonnaise est heureuse d’être là. Une fois dehors, Georgia s’appuie contre le mur, bouffée d’air glacial inspiré, yeux brumeux rivés sur les nuages.

Elle vous vaut bien. Je ne la laisserai pas tomber.

Un rire guttural s’écrase dans l’hiver lectourois, tandis qu’une femme de 25 ans se retrouve à gratter la neige et le sol pour enterrer un petit paquet, sourire aux lèvres. C’est comme cela qu’on devient s’attache à sa maitresse. C’est comme cela que sa mère l’avait fait avant elle pour une Garce alençonnaise, et c’est comme cela qu’elle aussi se jure de rester fidèle à une Garce lectouroise. C’est comme cela, l’Ange.
Cl0e
Tout s’était bien passé. Excepté le fait d’y avoir perdu sa main droite. Pas de chance, elle était droitière … Soutenant le dos de la presque maman, Cloé ne voyait rien, et n’avait que les rares commentaires de sa servante pour savoir combien de temps encore sa main serait broyée, et le souffle coupé.

- Bee … mais quelle … force !

Le petit est pressé ? Parfait, la blonde aussi !! Tout autant que la maman peut-être, qui ne desserrait pas sa prise. Georgia la regarda, amusée. Saleté. C’était quand même pas drôle ! Cela dit, elle était peut-être en train de revisiter les couleurs de l’arc-en-ciel, alors c’était comique, sûrement.

- Georgia, au lieu de … ouille … te fiche de moi, dépêches !

Quel soulagement ce fut lorsqu’elle entendit le cri strident du bébé. Une fille ? Cloé sourit, d’autant plus que la petite sortie, la mère avait relâché sa main. Enfin ! Elle y était parvenue. Nous avions réussi. Dans une cabane …
Bee ne nécessitant plus autant son maintien pour la suite des opérations, Cloé se leva, agitant sa main engourdie dont les extrémités de ses doigts étaient bleus. Certes, le cyan était sa couleur favorite, mais ce n’était pas une raison. Elle se dégourdit également les jambes, mais n’eut pas le temps de faire trois pas que Georgia lui fourrait la petite dans les bras.
Souriant au poupon, elle caressa en douceur les quelques cheveux bruns au sommet du crâne, qu’elle tenait de son père. Non qu’il ait des cheveux, son filleul chauve, mais il était brun à la base, vraisemblablement. Elle enveloppa la petite dans sa cape, ne laissant apparaître qu’un petit visage encore crispé et rouge, les yeux clos, et deux petites menottes serrées.
Cloé s’approcha de Bee, attendant que la servante ait finit avant de tendre le bébé à sa mère, avec le plus grand soin. C’était pas le moment d’être maladroite …
Georgia sortit, la secondine dans un linge, riant.


- Merci beaucoup Georgia.

Elle sourit une nouvelle fois à Bee, et lui tendit sa fille.

-Regarde-moi cette petite merveille.
_________________
Bee.zee
Bee aurait pu s'apercevoir du sourire moqueur de Georgia à Cloé. Elle aurait également pu rire de la tête de son amie et de ses mains qui prenaient une jolie couleur bleuée. Elle aurait pu, encore, entreprendre de serrer encore copieusement la main de la blonde rien que pour la taquiner.
Mais ses yeux étaient rivés sur l'enfant, enroulé dans un cape en guise de langues, qui passait des bras de la matrone à ceux de sa future marraine. Elle grimaça l'espace d'un instant lorsque la sage femme bascula la tête de sa fille. Elle s'occupa à peine du reste des opération, de la douleur liée à la secondine qui lui paraissait lointaine.
Son regard avide suivit la petite tête rouge de sa princesse. Tout sourire, heureuse comme elle pensait ne l'avoir jamais été, oubliant les très longues minutes de douleurs et de supplices qui précédaient, la maman, oui, plus la future maman, accueillit doucement dans ses bras son petit ange. Quand elle l'eut dans ses bras, enfin, elle la serra délicatement contre elle et fondit en larmes. Des torrents de larmes se succédèrent, intarrisables. Petit à petit, le sourire de Cloé disparut pour laisser place à la frimousse du petit être qu'elle tenait contre son sein. Les cris cessèrent, et Bee, jouant avec mains minuscules de sa fille, se tourna vers la jolie blonde.


Une petite Merveille, ma Cloé, ma petite princesse...

C'était fait, enfin. Un sentiment immense de soulangement et de bonheur envahit la jeune femme. Elle jetta un coup d'oeil enmplit d'une reconnaissance sans borne à ses amies et, au dehors, à la matrone qui finissait son ouvrage.

Comment on va t'appeler, ma jolie, ma poupée...? Je pense qu'on va rester sur la première idée. Roxanne, ça sera Roxanne, ma puce...
See the RP information <<   <   1, 2   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)