Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   <   1, 2, 3, 4   >   >>

[RP]: Le Mizuage de Nitta Sun...

Onibaka
[ Imari, le lendemain, une belle journée...]

Ayant laissé son escorte aux bons soins de leur contact local, Onibaka après un bain revigorant, quelques simples préparatifs et s'être muni d'une forte somme en espèces sonnantes et trébuchantes, s'en fut flâner en ville. Des années plus tard, réuni avec de bons amis, il devait leur conter ces jours mémorables, en voici un extrait...

"Je commençais tout d'abord par reconnaître les abords du quartier des divertissements. Devant m'y aventurer sans escorte ( tu te rappelles Mamoru, comme j'avais dû batailler pour que vous acceptiez de me laisser y aller seul, et tout ça pour découvrir ensuite, que comme à ton habitude, tu m'avais désobéi une fois encore), donc reprenons... Je passais une bonne heure à me familiariser avec toutes les voies de repli possibles en cas de guet-apens, la disposition des boutiques et des gargottes locales...
Finalement rassénéré, il était temps de procéder aux dernières vérifications d'usage. Mon armure un peu trop voyante était remisée dans notre comptoir local, et je l'avais troquée pour une mise bien moins guerrière. Désormais, tout en moi respirait le négociant cossu, trop riche pour être véritablement honnête d'ailleurs
(rires entendus), et mes kobans cliquetaient de manière ostentatoire presque sur commande. Ma silhouette était voûtée et une touche d'huile et de poudre de plomb me donnait des tempes grissonnantes préfigurant celles qui ornent mon front désormais. Des fibres de cotons épataient mes joues et ajoutaient encore quelques années à mon déguisement, enfin une moustache tressée avec soin ( ceci avait constitué une véritable torture et aujourd'hui encore j'ai un doute n'ayant jamais vu un seul homme du continent avec cette parure ridicule) devait rappeler celles en vogue alors au Royaume des Ming, pays avec lequel j'étais censé entretenir un commerce florissant de produits de luxe à destination de nos nobles toujours avides de frivolités. Enfin un costume de lin richement ouvragé de fils de soie achevait cette évocation de l'opulence la plus ostentatoire. Un petit coffret de bois de rose fiché sous le bras, il ne me restait plus qu'à entrer dignement dans l' ôkiya Nitta et y faire la connaissance de ses pensionnaires...

Konnishi Wa, je me présente Onibaka
( hé oui mes amis à quoi bon chercher un nouveau pseudonyme au risque de faire éclater la supercherie par inadvertance), marchand de mon état et venu participer à la mise à prix de la hana de votre déjà renommée apprentie geiko Sun Chan... Je salue profondément et manque de m'étaler au sol de saisissement devant la face d'une horrible mégère aux lèvres pincées qui me fixait d'un oeil torve et calculateur ( j'en frémis encore, d'ailleurs longtemps après encore je songeais parfois que cette horrible sorcière eu été un atout de choix parmi nos troupes, sa seul vue vous glaçant d'effroi jusqu'au sang). Dans cette pièce se trouvaient par ailleurs un jeune nobliau au visage contrarié qui venait sans doute d'avoir à converser avec la-dite sorcière et un homme à la mise plus commune. Seule menace directe en vue le cerbère en jupons... Fatale erreur comme la suite des événements allait le prouver"
_________________
--Nitta_obasan


Un nouvel homme venait de se présenter à l'ôkiya, ôbasan ne connaissait pas ce nom...
Onibaka? Curieux...

Mais les yeux de la vieille frétillèrent un instant d'envie face à cet homme. Un homme enfin digne de ce nom, pas un morveux! AHAH!
Et puis il sentait l'argent à plein nez celui là...Un client potentiel pour elle?
Elle commençait même à en sentir sa féminité se réveiller.
Elle lui sourit un instant en battant des cils, vieux réflexes qui reviennent en force.
Mais son sourire retomba soudainement lorsqu'Onibaka évoqua Sun.

Onibaka sama?
Je ne me souviens pas vous avoir envoyé de missive pour le Mizuage de Sun...
Comment l'avez-vous su?
Et puis d'abord, d'où venez-vous hein?


M'enfin...Peu importe finalement, l'essentiel étant ce que vous aurez à offrir pour la donzelle...
Oh et il vous faudra à vous aussi, comme pour les autres;
coup d'oeil vers Nobu; faire venir à l'ôkiya pour la bbbbbeeelllllllleee Sun un kimono. Une fantaisie que je ne peux refuser à ma petite filllle chérie.

Sourire faux au possible suivi d'un coup d'oeil en direction du coffret précieux que le marchand porte sous son bras. Ôbasan se demande ce que ça peut bien être; et pour être sure de ne pas voir lui filer sous le nez ce présent; elle n'hésite pas à lui accorder ce qu'elle a concédé au pré pubère qui siège dans le petit salon en ce moment même.

J'ai accordé une entrevue aux messieurs qui souhaitent faire une offre convenable(juteuse quoi)pour le mizuage de Sun.
Vous aurez donc la chance d'être le prochain
.

Petit sourire mauvais vers Nobunaga, qui devait fulminer de se voir refuser ce que les autres s'étaient vu accordé.

Elle reporta son regard sur cet homme viril, poilu, couillu même! (si vous permettez à la vieille d'avoir de ces pensées...)qu'était Onibaka. Si il n'avait pas la fortune pour se payer la fleur de Sun; elle pourrait toujours lui proposer un p'tit lot de consolation...Elle s'en ferait même un véritable plaisir!
Maruku
Finalement, pas le temps de tergiverser. Après quelques petites minutes d'attente, la voilà qui se montre enfin.
Maruku se redresse légèrement à l'entrée de la belle, et opine du chef pour répondre à son si respectueux salut. Puis les obsidiennes se posent sans détour sur la jeune fille, détaillant rapidement sa mise, son allure, sa silhouette et son visage. Toutefois, Sun n'est plus la première maiko que le meneur des lucioles croise depuis qu'il a raccompagné la troublante Sayuri jusqu'au hanamachi d'Usuki. Le choc visuel et la curiosité sont donc légèrement moindre.

Malgré tout, l'intérêt est manifeste, sans aller jusqu'à dévorer des yeux ce gracile corps féminin en s'attardant trop lourdement sur ses formes naissantes et ses courbes harmonieuses.
Au lieu de cela, il cherche essentiellement à capter son regard, à sonder ce qu'il renferme. Elle l'esquive à demi, en restant dans l'attitude plus soumise qu'on lui probablement enseignée, mais les deux jeunes gens semblent tout aussi avides et curieux de se découvrir mutuellement.

Maruku incline légèrement le visage. Ses prunelles sombres pétillent d'un éclat malicieux. Elles ne sont pas en train d'étudier la splendeur d'un "objet" à s'offrir, non, elles admirent simplement une personne qui mérite amplement de l'être. Comme si l'âme de Sun pouvait s'échapper de son corps, pour venir recouvrir le masque qu'elle porte et l'envelopper toute entière d'une aura perceptible seulement si on parvient à voir plus loin que l'apparence première.

Décidément, l'impétueux -trop parfois d'ailleurs, au grand dam de certains, ou de certaines...- adolescent aime les geishas. Leur beauté l'attire, leur mystère l'intrigue, et lui donne envie d'en savoir plus sur un être qui se voue à cette existence si singulière.

Quelques secondes de contemplation qui ont semblé durer une éternité. Le temps, dans sa grande mansuétude, lui a fait le cadeau de suspendre son vol au meilleur des moments.
C'est elle finalement qui en relance la course en proposant à boire.
Un sourire franc et amical vient égayer les traits de son visiteur, qui adopte une attitude plus détendue, et offre un visage mi-bienveillant mi-amusé. Plus la peine de jouer ici, ou du moins, plus la même partition.


J'accepte volontiers un verre de saké, je vous remercie, et vous invite à un prendre un en ma compagnie si vous le désirez. Je n'aime guère boire seul en général.
Et puis, le défilé de vos "soupirants" n'est probablement par terminé, et vous êtes peut-être un peu anxieuse quant au dénouement de cette journée. Un petit remontant vous fera du bien.


Coupant court aux gestes trop cérémonieux, le possible futur acquéreur s'avance pour se retrouver dangereusement proche de l'apprentie geisha.
Un coup d'oeil dans son dos pour vérifier que personne ne les surveille de trop près, puis il se penche doucement et se met à parler sur un ton de confidence.

J'ose vous livrer un secret. Tout d'abord je m'excuse de vous avoir dérangé et de vous avoir fait venir jusqu'à moi, alors que sans doute vous ne rêvez que d'en retrouver un autre, mais voyez-vous, si j'y ai tenu, c'est pour offrir à mes pauvres mirettes meurtries une vision plus apaisante, après les avoir forcé à rester ouvertes et à contempler la trombine peu amène de la vieille hôtesse d'accueil.
Sans rire, mes yeux étaient sur le point de saigner, il me fallait un moyen de les sauver...
J'espère que vous pourrez me pardonner cette petite manoeuvre, destinée également, je l'avoue, à faire un peu mieux votre connaissance.


Maruku se redresse à nouveau et recule légèrement, afin que ses lèvres n'effleurent plus le lobe de l'oreille qui vient de recueillir ses chuchotements. Son sourire s'étire un peu plus, et ses sens sont un tantinet troublés après cette phase de rapprochement. Car en plus d'être jolie à regarder, cette demoiselle sent divinement bon...
Quoi? On ne livre pas le fond de ses pensées ainsi? On ne hume pas le parfum d'une inconnue? Ce ne sont pas des manières à adopter? Le jeune homme n'en a cure. Il n'a jamais été réellement formaté pour suivre une conduite stricte. Son clan, il l'a fondé lui même, et celui-ci n'a que quelques semaines d'existence. Sa famille, bien qu'ancienne et en partie enracinée dans les traditions, n'a jamais été très illustre ou particulièrement raffinée. Bien que vivant plutôt aisément, sa fortune doit paraître insignifiante par rapport à celles des autres hommes intéressés. Non, lui fait simplement ce qui lui plait, piochant souvent au hasard dans la collection de plans foireux et d'idées saugrenues qui encombrent son esprit.
A croire qu'il constitue bien l'erreur de casting de cette mémorable journée...


Douce Sun, c'est un succès, votre simple vision m'a effectivement guéri des images douloureuses précédemment imposées. Et si vous savez allier un peu de conversation à votre charme, je ne m'étonne pas que vous soyez tant désirée.

Je crains que notre temps soit compté, surtout si je ne me suis pas trompé sur le caractère de la patronne des lieux, mais je suis déjà heureux et honoré d'avoir pu vous rencontrer en personne.


Un fin sourire ne quitte plus ses lèvres, alors qu'il récupère son verre de saké et continue de l'observer. Le but supposé de sa venue ici est très loin à cet instant, la mégère d'à côté oubliée, et les autres prétendants n'existent plus. Cet instant lui appartient, et il le consacre à se détendre en agréable compagnie. Rien de plus, rien de moins, le chemin vers le bonheur est pavé de simplicité...

A votre santé! Puisse ce jour fastueux vous combler d'aise, et votre avenir se révéler couronné de réussite.
_________________
Fondateur du clan Hotaru, ou clan des Lucioles
Onibaka
"Imaginez ma terrible déconfiture, mes amis, j'entre insousciant dans une ôkiya pour y faire la connaissance d'une apprentie geiko que j'espère convaincre de se mettre au service des mes intérêts... Et me voilà projeté en un enfer effrayant donc le cerbère redouté se révelait être un dragon libidineux. Et quel dragon...
En effet, tout dans l'attitude la vieille obasan, suggérait que le personnage que je m'étais créé se trouvait être à son goût. Monumentale erreur, sans doute une des pires de mon existence. Ce jour là j'appris sur moi deux choses primordiales : un - j'étais bien plus croyant que je ne le supposais puisque le torii monumental qui marque l'entrée du sanctuaire voisin, fut promis à la seconde à Amaterasu si elle me parvenait à me sauver des griffes de ce monstre qui semblait prêt à ne faire qu'une bouchée de moi, et deux - même ma loyauté à mon défunt père adoptif avait visiblement une limité jamais atteinte durant les épreuves endurées auparavant...
( ne riez pas, j'ai fait faire un portrait de cet ancêtre malfaisante et si vous ne cessez vos moqueries, il se pourrait que je vous en impose la vision).
Donc, je me lançais dans une courbette respectueuse, après tout qui sait, flatter l'égo des personnes disposant d'une once de pouvoir a toujours donné de bons résultats. Leur âme simple ne recherche que reconnaissance et confond souvent flatterie intéressée et honnêteté. Je recomposais mon sourire et me redressant je répondis crânement...

Honorable ôbasan, je suis de passage entre deux périples lointains pour commercer et faire découvrir aux sujets de notre beau pays, les produits délicieux produits par les sujets de nos voisins Ming. Arrivé hier chez un employé local
( petit ton méprisant pour ajouter du corps à mon personnage, je donnais d'ailleurs le nom d'un riche marchand local qui roulait sur les kobans et dont la stricte austérité et surtout l'impuissance, selon mon contact, le tenait éloigné des lieux de plaisirs pour éviter de s'infliger une honte sans nom) pour évaluer les besoins de la région en soies fines, porcelaine et bijoux, je m'enquis de la meilleure adresse pour obtenir un divertissement raffiné pour un homme harassé par les voyages incessants et ses séjours répétés loin de sa famille. N'hésitez plus me répondit-on, seule l' ôkiya Nitta sera à même de vous offrir ce que vous recherchez, et cet établissement n'aurait rien à envier à ceux que je fréquente communément à la capitale impériale dans le quartier de Gion... De plus , une des pensionnaires serait en passe d'être initiée. Qu'à cela ne tienne et me voilà respectueusement devant vous (nouvelle courbette) et je constate avec plaisir qu'on ne m'a pas menti à ce sujet.

J'avais d'ailleurs prévu un humble présent pour fêter dignement l'événement
( je jette un oeil désolé vers le coffret qui se trouve sous mon bras). Hélàs, trois fois hélàs, il ne s'agissait point d'un magnifique kimono comme ceux dont mes réserves regorgent à Kyoto, mais simplement d'un exquis petit service à thé tout de porcelaine si fine qu'elle en devient presque opalescente et ornée de motifs floraux du plus bel effet comprenant tout le nécessaire presquis par notre tradition. Après avoir bénéficié de cette entrevue que vous m'accordez si généreusement, je me ferai un devoir de quérir l'une des perles de mon catalogue que je réservais à l'épouse d'un seigneur local, tant pis cette dernière attendra... après tout la patience n'est-elle pas censée être l'apanage des grands de ce monde? ( sourire entendu) Pour nous, humbles mortels, l'acquisition et l'accumalation de biens de ce monde est déjà un tel calvaire, n'est ce pas? Bah, un petit bijou raffiné saura la faire patienter jusqu'au prochain arrivage ( mon esprit travaillait alors à plein régime et faisait flèche de tout bois, mais cette ville de province saurait-elle me présenter des kimonos de telle valeur? On disait les seigneurs locaux épris de beauté et de savoir. Avec la clientèle de ces fats élitistes tout portait à croire qu'un marchand aurait su renifler les bonnes opportunités...mais je m'égare, reprenons où en étais-je ?).

En attendant cette entrevue, auriez-vous l'obligeance, honorable obasan, de nous faire servir quelques rafraichissements ? Ainsi nous pourrons discuter tout à notre aise des petits arrangements financiers relatifs à cette affaire commerciale qui nous réunit aujourd'hui. Quelle est l'enchère la plus élevée à l'heure actuelle? ( si j'avais su alors quelle somme faramineuse me couterait cette aventure, je dois bien vous avouer en effet, compagnons, que les termes petits arrangements financiers ne furent sans doute jamais employés plus mal à propos. Rires de toute les convives assemblés...).
_________________
Nobunaga
Si l'on voulait user d'un euphémisme, l'on pourrait dire que Kumagai Sen no Nobunaga fulminait de jalousie.
La vérité étant que la rage lui faisait crisper les poings si fort que les jointures en étaient blanches. Pourtant, ayant vécu dix ans dans un monastère, il y avait appris à être détaché des choses matérielles du monde - impermanentes par nature et donc sources de souffrance.

Mais la pensée que SA précieuse Sun puisse échoir à un autre, qui pourrait profiter de sa vision idyliques alors que lui ne était privé - cette pensée là, parmi d'autre, lui mettait dans la bouche un goût amer.
Enfin ! Ce jeunot un peu prétentieux, Katabake, ne présentait sans doute pas un danger. Il devait être pauvre et... et comment Sun l'aurait-elle laissé avoir quelque geste déplacé ? Certainement, il n'avait rien à craindre - n'est-ce pas ?!

Un autre homme entra. D'emblée, Nobunaga ne l'aimât pas. Il devait autant être marchand que lui-même était éleveur. Ses mucles et sa prestance sentaient l'homme de guerre. Sans doute un rônin...
Sans un mot, Nobunaga resta agenouillé, les fesses sur les talons, préférant réciter un mantra ou songer à son aimée, jusqu'à en retrouver une certaine paix intérieur.
Il vaincrait car il devait vaincre. Même - son coeur perdit cette paix intérieure en un soubresaut de violence - s'il devait pour cela tuer l'acheteur.

_________________

Clan ouvert aux artistes comme aux samurais. - Suivez le lien.
Sun
Sun avait cru déceler dans le regard de Maruku comme un éclat particulier.
Etait-il charmé? Ou avait-il simplement l'envie tenace de remporter le match?
Et Nobu, viendrait-il lui aussi se présenter à elle? (Elle ignorait la pauvre que pendant ce temps là ce dernier bouillonnait de ne pouvoir l'approcher)

Soulevant gracieusement la manche de son kimono, elle mit un terme aux pensées qui agitaient son esprit, en servant à Maruku un verre de saké.
Celui-ci l'avait invité à s'en servir un également et c'est donc ce qu'elle fit.
Il est toujours nécessaire de plaire à ses hôtes, et si Maruku désirait qu'elle boive en sa compagnie elle le ferait.
Les geishas se devaient de garder l'esprit clair en toutes circonstances et usaient de ruses pour pouvoir à la fois contenter leurs clients mais en même temps rester fraîches et disposes. Elles trempaient tout juste leurs lèvres dans le saké, le sirotant à peine. De ce fait il n'était pas rare que lorsqu'une bouteille était vidé entièrement par un convive, la geisha elle n'avait toujours pas bu plus qu'un demi verre...
Mais Sun était en effet un peu nerveuse par les évènements qui se déroulaient aujourd'hui en son ôkiya; elle ne ferait donc pas; entorse au règlement; semblant de boire.

le défilé de vos "soupirants" n'est probablement par terminé

Lorsque Maruku lui eut dit ceci; Sun redressa le visage, une expression de surprise clairement visible.

Comment Maruku sama? Un défilé de "soupirants"? Cela ne peut-être voyons, vous devez gentiment être en train de vous moquer. Je suis d'ailleurs fort honorée de vous trouver ici face à moi. Je ne suis qu'une bien modeste maiko. Mère me le répète assez souvent...

Etais-ce le fait d'évoquer ôbasan, ou simplement le fait de vouloir user de son charme? Toujours est-il que c'est à ce moment là que Maruku décida de s'approcher bien près de la maiko et de lui murmurer quelques confidences au creux de l'oreille...
Sun sentit son visage et ses yeux s'égayer d'une flamme de malice au fur et à mesure qu'il chuchotait et elle ne put s'empêcher de rougir lorsqu'elle sentit poindre une forte envie de rire...
Elle devait bien s'avouer être curieusement troublée également: son souffle lui caressait la peau de façon bien agréable.
Nobunaga n'avait pas d'égal à Imari et régnait sans conteste sur le coeur de maintes jeunes femmes dont elle faisait partie; mais elle découvrait en la personne de Maruku, un rival à sa hauteur...

Elle le gourmanda donc sur le même mode; chuchotant d'une voix amusée, sans pour autant se faire aussi proche que lui venait de l'être...

Maruku sama devrait rougir de honte d'évoquer en des termes aussi peu aimables ma très vénérée mère!
Il suffirait qu'un mot de ma bouche; de ce que vous venez de me dire, ne parvienne à ses oreilles; pour que vous n'ayez point l'opportunité d'obtenir ce pour quoi vous êtes venu!
Petit coup d'oeil pétillant de malice à son attention...
Ceci dit je note également avec plaisir le compliment que vous avez dissimulé à travers ces paroles...Sachez qu'il me va droit au coeur et que votre compagnie m'est des plus agréables.

Un ange passe de nouveau tandis que Sun remarque le regard que Maruku ne détache plus d'elle.

Lorsqu'il ajoute:
je ne m'étonne pas que vous soyez tant désirée.
Sun a un nouveau hoquet de surprise.
Cette fois-ci elle rougit pour de bon et malgré la blancheur qui lui couvre le visage, elle sait que cela doit tout de même se voir.

Ohhhh Marukuuu samaaa voyons! Ne dites point de sottises!

Tentative désespérée pour la maiko de se défendre d'une affirmation si peu dénuée d'humilité. C'est que Sun, même si elle ne cherche toujours qu'à atteindre la perfection afin de plaire; ne se rend pas compte à quel point elle y arrive bien.

Elle lève son verre au toast porté par Maruku et lui offre un sourire emprunt de grâce et de bonté...

_________________
--Nitta_obasan


La vieille regardait Onibaka avec une lueur prédatrice dans le regard, tandis qu'elle l'écouta s'expliquer.
Ainsi cet homme pensait venir à l'ôkiya se "divertir" hein?
Il avait du confondre le nom réputé de son ôkiya avec celui d'un bordel local! Les geishas ni même les maikos n'étaient pas là pour "divertir" de la façon dont elle pensait qu'il l'entendait!
Et pourtant il disait bien connaître le quartier de Gion...
Etrange ces contradictions...
Elle décida finalement que malgré sa gueule d'amour, elle ne le sentait pas lui non plus.
Mais à coup sur c'est bien elle qui serait divertie de savoir qu'Onibaka puisse proposer assez pour la p'tite Sainte-nitouche...
Ricanement intérieur: autant elle trouvait du chien à cet Onibaka, autant elle était prête à parier que ce ne serait absolument pas le cas pour Sun.
Ricanement aussi à l'idée que Onibaka puisse penser à Sun comme à une vulgaire catin.

Elle avisa ensuite le coffret dont il décrivit le contenu, et lui dit...

Posez donc ça ici Onibaka san

Sourire mielleux lorsqu'il mentionna ensuite une "perle" de kimono.( L'argent, l'argent...Rien ne vaut l'argent et le luxe!) Mais elle fronça les sourcils quand il "quémanda" des raffraichissments.
En voilà un de ces toupet!
Elle ne pouvait pas cependant davantage ignorer les règles de la bienséance; fit quérir une servante et lui dit.

Tu veilleras à ce que ces messieurs ne manquent de rien, qu'ils aient de quoi se désaltérer à leur guise. Tu veilleras aussi à ce que Sun ne s'éternise pas avec le jeune seigneur des lucioles, imagine un peu qu'il lui saute dessus et que son mizuage soit ruiné hein?
Petit rire grasseillant...
Onibaka, Nobunaga et vous là; désignant Koyote restant incroyablement discret et silencieux; buvez je vous en prie.
Je m'en vais faire une petite sieste pour le moment, que voulez-vous...Le grand âge sans doute...Et de se fendre d'un sourire laissant apparaître quelques dents manquantes...Je reviendrais une fois que tout le monde aura rencontré Sun, 'fin...
Nobunaga la connait déjà donc...

J'espère que vous saurez enfin me faire vos offres messieurs. Je n'ai pas que ça à faire de mes journées tout de même!

Elle se leva et commença à sortir de la pièce sans même un salut à l'attention de ses messieurs; elle en avait raz le bol de riz de faire semblant d'avoir envie de sourire.
Une petite pause s'impose donc pour elle...

Pour celui qui avait l'ouïe fine, il eut été possible d'entendre la flatulence que la vieille lâcha au moment ou le panneau se refermait sur les hommes qui n'avaient d'autre choix que d'attendre en silence ou, que de bavarder un peu en attendant le retour de Maruku d'une part et de la vieille d'autre part...
Onibaka
[ En effet mon erreur sur les ôkiya est flagrante, l'ennui avec des recherches menées trop vite et tambour battant, un point de malus pour moi]

Resté seul avec mes nouveaux compagnons et délesté de mon présent, je me trouvais bien en peine de dénicher un sujet qui eut permis de lancer une conversation digne de ce nom, l'un étant visiblement en proie aux affres d'une froide colère et le second virtuellement inexistant. Le premier, selon le nom lancé par l'obasan détestable était probablement au moins un dignitaire local, j'avais cru d'abord reconnaître le jeune héritier d'un clan local à la description qu'on m'avait faite des enchérisseurs potentiels, mais l'absence de toute forme de respect chez la mégère semblait battre en brêche cette identification. Ou alors son impolitesse ne connaissait pas de bornes...( ce qui était le cas comme je devais le découvrir par la suite). Le second était si insipide et sans réaction qu'il aurait tout aussi bien pu ne pas être présent...
Ne tenant pas à rester ainsi dans un silence qui se faisait pesant, je choisis d'ouvrir le bal et demandais à mes voisins...
"Et bien... Nobunaga sama ( dans le doute après tout je n'étais ici qu'un simple marchand, de la roture fortunée certes, mais uniquement de la roture) "...et vous là oui vous...je n'ai pas saisi votre nom... Que prendrez vous? Personnellemnt un simple coupe d'eau fraiche fera mon bonheur à cette heure du jour "et j'ajoutais plus bas en souriant: " Sans oublier que je ne voudrais pas être trop redevable à notre "charmante" hotesse qui pourrait sans celà avoir des vélléités de se rembourser directement sur ma pauvre carcasse..."

Ceci étant dit, je m'installais confortablement et décidais d'attendre le retour du troisième larron, qui, heureux homme, se trouvait alors avec une compagnie sûrement bien plus chaleureuse à ce moment là...
_________________
Maruku
Si Obasan savait ce qui se trame dans son dos, il serait effectivement à prévoir que le pauvre Maruku soit jeté à la rue comme un malpropre, avec une volée de noms d'oiseaux et de termes fleuris pour lui tenir compagnie. Mais il a toute confiance en sa nouvelle confidente, qui derrière une apparence trop soumise ou effacée, doit bien conserver quelques réminiscences d'un petit caractère qui ne s'en laisse pas toujours compter.
En tout cas son regard est expressif, mélange de charme, de douceur, avec une pointe d'espièglerie bien cachée. A moins que ce soit la simple présence du meneur des lucioles qui pousse ceux et celles qu'il rencontre à faire montre de plus d'audace, ou d'un penchant plus marqué pour une attitude moins guindée.

Adoptant un ton presque solennel, Maruku reprend la parole pour confirmer son absolue bonne fois. Il persiste et signe, quand bien même sa vis à vis devait en devenir écarlate comme une fleur de coquelicot.


Votre "mère" doit penser qu'il lui faut agir ainsi pour vous inculquer une grande humilité, mais je peux vous assurer qu'il n'est pas dans mes habitudes de me moquer ou de mentir aux ravissantes jeunes femmes qui acceptent de me tenir compagnie.
L'intérêt que vous suscitez est bien réel. Et encore, je présume que la plupart n'ont pas osé se présenter, tant il était certain que les sommes allaient s'envoler.
Imaginez quel déchirement cela doit être de pouvoir contempler la plus délicieuse des créatures, mais de se la faire souffler sous le nez parce que votre voisin de droite aura mis une pile de koban de plus sur la table...


En parlant des autres, ça doit commencer à s'impatienter et à cogiter sec à côté. Il est même possible que la salle d'attente se soit encore garnie, il lui a semblé entendre le bruit d'une nouvelle entrée tout à l'heure.
Le p'tit brun fantasque se tourne une nouvelle fois vers Sun, affichant une mine un peu plus résignée.


D'ailleurs, j'ai promis de ne pas m'attarder avec vous. Il faudrait que je regagne l'autre pièce et que je laisse ma place, si appréciable, mais également hautement convoitée.

Il faudrait donc, oui il faudrait, mais étrangement Maruku ne bouge pas d'un cil. Il prend même ses aises, et continue régulièrement à chercher le regard de la belle maiko.

On va plutôt attendre qu'ils viennent me chercher finalement.

Petit signe de tête convaincu, air satisfait et sourire amusé de rigueur. Les autres poirotent, lui profite. Il jubile même d'aussi mal se comporter avec ses ainées ou la vieille relique.
Sale gosse? Hummm.. oui.

_________________
Fondateur du clan Hotaru, ou clan des Lucioles
Nobunaga
Eh bien... Nobunaga sama... et vous là oui vous... je n'ai pas saisi votre nom. Que prendrez vous ? Personnellement, une simple coupe d'eau fraiche fera mon bonheur à cette heure du jour. Sans oublier que je ne voudrais pas être trop redevable à notre "charmante" hôtesse, qui pourrait sans cela avoir des vélléités de se rembourser directement sur ma pauvre carcasse...

Bien malgré lui, Nobunaga esquissa un sourire amusé. Heureusement que la vieille n'avait pas jété son dévolu sur lui, après tout !
Il en fallait toutefois plus pour lui faire oublier que tous ceux-là étaient venu en convoitant la vertu de celle qu'il aimait et, celle-ci fut-elle une geisha, avouez qu'il y a là de quoi avoir l'esprit grognon ?


Un simple thé m'ira fort bien... Onibaka-san.

Le regard du Kumagai se fixa sur la cloison fermant ce qui devait être un salon privé. Quelle injustice que de ne pouvoir s'abbreuver aux yeux de la meiko ! Un instant, la pensée que s'il faisait semblant d'être prêt à partir s'il n'était pas traité comme les autres, la "mère" de l'okiya plierait peut-être, lui vint à l'esprit. Pensée futile bien vite jetée aux ordures : jamais il ne parviendrait à roublarder cette harpie qui en avait vu d'autres.
Sen Nobunaga fut soudain satisfait d'avoir du laisser son sabre à l'entrée. Dans l'état où il était, la moindre maladresse aurait pu se muer en prétexe à un bain de sang. Il lui fallait garder les mains libres et l'esprit clair. Quel bijou, quelle parure serait assez somptueuse pour remporter les bonnses grâces de l'affreuse sorcière ?


Alors ainsi, vous êtes marchand, Onibaka-san ? Vous me semblez avoir des épaules bien larges pour un marchand... certains de mes ashigarus et bushis vous les envieraient. Votre métier est-il donc aussi périlleux ?
_________________

Clan ouvert aux artistes comme aux samurais. - Suivez le lien.
Sun
Sun était une jeune femme de 15 ans et elle était pure. Pure de corps encore; mais également pure d'esprit. De par sa formation de geiko, elle savait qu'elle ne se marierait jamais à moins d'être un jour libérée de ce travail.
Mais elle croyait en l'amour...
Et elle pensait sincèrement être amoureuse de Nobunaga.
C'est pourquoi elle ne comprenait vraiment pas qu'elle soit aussi sensible aux compliments et aux charmes dévoilés par Maruku.
Cela ne cessait de la faire se questionner, c'était même sûr qu'elle aurait du mal à en dormir cette nuit; cherchant à comprendre les pourquoi de ce trouble ressenti en la présence d'un autre homme que Nobunaga.

La façon dont elle rougissait sous ses compliments par exemple était de nature à se poser beaucoup de questions.
L'envie qu'elle avait de lui sourire également...

Elle le regarda soudain presque effrontément, droit dans les yeux, elle qui se doit d'avoir toujours les cils baissés; et lui demanda:

Maruku sama?
Seriez-vous prêt à poser sur la table d'ôbasan une pile de koban impressionnante? Pour...
Pour moi?
Pour avoir le plaisir de posséder ma fleur le premier?

Gros rougissement de la part de l'habituellement très timide Sun; il fallait s'y attendre.
Vous savez, je ne comprends pas bien quel attrait je peux bien exercer sur vous...
Je pensais voir entrer en votre place Nobunaga sama, mon danna. Il m'avait dit vouloir faire une offre pour mon mizuage, et j'en étais fort aise!
Et voilà que je vous ai vu entrer, et...

Elle ne pouvait achever sa phrase et la laissa en suspens.
Comment exprimer ce qu'elle ressentait puisqu'elle ne le comprenait pas vraiment. Trouble. Cela pouvait se résumer à ce simple mot: trouble.

Et comme Maruku de son côté n'avait pas l'air d'avoir envie de prendre congé lui non plus; ce silence se prolongea un peu.

Sun était sur le point d'essayer de poursuivre son propos, quand soudain la servante fit coulisser le panneau et se manifesta;

Gommennasai, le seigneur Maruku est prié de revenir dans l'autre salon.
Sun san; restez ici, le marchand Onibaka doit venir vous rencontrer également.


Et bien Maruku sama, il va vous falloir... petit rire espiègle; préparer vos yeux...
Bonne chance pour les négociations!


Sun, lança un dernier regard à Maruku. Comment un simple regard pouvait-il aussi bien que cela exprimer l'envie qu'avait Sun de le revoir un jour; et la désolation qu'elle ressentait d'être si vite privée d'une si agréable compagnie?
Puis elle s'inclina profondément face à lui en lui offrant un dernier sourire.

_________________
Maruku
[Sauvé par le gong?]


Toujours à demi-absorbé par l'intense contemplation de la délicate fleur nacrée qui s'adresse à lui, Maruku note tout de même chacune des paroles qui accompagnent ce filet de voix si doux et agréable à l'oreille. Les simples murmures de cette jeune femme doivent s'élever au dessus des foules et traverser les pièces les plus bruyantes tant elle sait capter l'attention.

Il l'écoute donc.
Ses questions, qui bientôt se changent presque en invitation et en encouragements...
Serait-il possible que le charme est opéré? Si vite?
Enfin, le modeste chef de clan n'est pas parvenu lui non plus à demeurer totalement neutre dans cette histoire, et Sun l'a déjà éclaboussé de ses nombreuses qualités. Elle doit être une personne qui gagne à être mieux connue, et particulièrement agréable à fréquenter.
Mais comment lui dire à présent qu'il n'est probablement pas à sa place ici? Trop jeune sans doute, trop limité financièrement surtout. Maruku n'a que lui même à offrir, son charme et son audace. Jamais il ne pourra rivaliser avec le seigneur Nobunaga, héritier pourri-gâté d'un clan réputé pour rouler sur l'or. Sachant qu'en plus la présence du soit-disant riche marchand ne lui pas encore été dévoilée, et qu'il s'agit assurément d'un autre concurrent dépassant largement ses modestes moyens.

Alors oui, parce qu'un Katanabe ne renonce jamais face à l'adversité, et parce que la ravissante maiko sait susciter l'intérêt, il ira très probablement jusqu'à formuler une offre, ou au moins écouter celles des premiers intéressés, mais hélas, la messe semble dite avant de commencer.
Et puis, Maruku est essentiellement venu en "séance découverte", même s'il doit admettre que l'heureuse rencontre l'a remué un peu plus que prévu. Sans occulter qu'il n'est pas vraiment homme à payer pour arracher l'innocence d'une jeune fille. C'est l'usage bien sur, la tradition, mais utiliser son gain éventuel n'est pas une obligation. D'ailleurs, en admettant que contre toute attente la situation tourne en sa faveur, il ne consommerait sans doute pas, pas dans l'immédiat en tout cas. Maruku est certes un adolescent empli d'une flopée d'hormones en ébullition, et il serait faux de prétendre qu'il ne pense pas au sexe, mais il préfère ne pas brusquer les choses. Cette pratique consistant à se payer un trophée puis de se jeter dessus pour en profiter sans même connaître la personne le choque un peu.

Pfffiou! C'est fou tout ce qui peut traverser sa caboche le temps de quelques phrases. Pas l'occasion d'écouter l'ultime réplique qui a un peu de mal à sortir visiblement, et encore moins de rétorquer. Les deux jeunes gens sont dérangés, et même définitivement interrompus...
Cruelle séparation alors que la belle commençait à véritablement se livrer!

Un peu surpris et fragilisé par ces esquisses de révélations, Maruku n'aurait peut-être pas su quoi répondre de toute façon. Il est donc sans doute préférable d'effectivement se retirer en laissant cette étrange sensation de doute, de désir et de suggestion.
C'est peut-être aussi la dernière fois qu'ils se voient tous les deux. En tout cas lors d'une éventuelle prochaine rencontre, Sun sera surement devenue une femme, et une geisha.

Il n'y a plus grand chose à rajouter.
Les obsidiennes viennent plonger dans les yeux de celle qu'il est si dur d'abandonner. Elles s'y noient un peu. L'échange silencieux se prolonge, jusqu'à ce qu'elle se décide, encore une fois, à rompre le charme pour lui dire au revoir.


J'ai passé un très agréable moment.
Je vous remercie d'être venue à ma rencontre Sun-san.


Le jeune homme se lève enfin après s'être légèrement incliné pour saluer sa gracieuse hôtesse, puis s'éclipse sans ajouter un mot, emportant avec lui quelques sentiments bien troublants...


A peine quelques mètres plus loin, Maruku retrouve sa place précédente. Il adresse un discret signe de tête à l'homme qui lui est inconnu et souffle légèrement en s'asseyant.
A lui l'attente et l'ennui à présent. Quelle tristesse!
Espérons que l'autre abrègera son entrevue et que l'affreuse vieille reviendra vite afin de rendre son verdict.

_________________
Fondateur du clan Hotaru, ou clan des Lucioles
Onibaka
« Il devait être dit que j'irai ce jour là de surprises en surprises aussi vrai que lune et soleil illuminent le ciel de leurs rayons. Alors que je m'attendais à subir une forme d'ostracisme des plus méprisantes, voilà que mon compagnon le plus alerte rompait le silence et s'adressait à moi. »

Un simple thé m'ira fort bien... Onibaka-san.

« Je dois bien avouer que je restais un instant surpris de cette simple politesse. Ce jeune homme avait décidément une bonne éducation, et un sang froid admirable, puisque malgré l'affaire qui nous opposait, il parvenait à conserver son calme. Du moins en apparence, car son regard vers la cloison nous séparant de l'attraction du jour était éloquent. Il devait nourrir des sentiments forts pour cette Sun, cela était évident... Je suivis un instant son regard tout en faisant signe au personnel d'honorer sa commande. Un thé... Je pus noter une légère crispation de ses traits. Admirable... Le feu du mont Fuji couvait sous cette chape de glace. Et pourtant, il parvenait à ne point trop se dévoiler. Pour quelqu'un de son jeune âge, ce n'était pas un mince exploit. J'en vins à la conclusion que mon impression première devait être fondée. Ce jeune louveteau devait bien être le jeune chef du clan Kumagai, et sous sa coupe celui-ci pourrait gagner en influence. Je me trouvais en face peut être d'un joueur majeur de l'échiquier du pouvoir. Presque ma parfaite antithèse en fait... Un peu plus froid, [/i[i]]( mais peut être la situation ne permettait-elle pas d'en espérer davantage ? ), aimant vivre en pleine lumière comme je préfèrais arpenter les ombres. Jeune encore certes, mais prometteur. Et il confirma cette opinion rapidement en reprenant alors que son thé lui était servi»

Alors ainsi, vous êtes marchand, Onibaka-san ? Vous me semblez avoir des épaules bien larges pour un marchand... certains de mes ashigarus et bushis vous les envieraient. Votre métier est-il donc aussi périlleux ?

« Ayant déjà eu à maintes reprises à faire face à ce genre de question, je me fendis d'un sourire et répliquais nonchalament. »

Ma foi, Nobunaga -sama, vous n'êtes pas sans savoir que nos routes ne sont guères sûres encore par les temps qui courrent? Et dans le commerce de marchandises rares et précieuses qui est le mien, un homme est avisé de savoir se défendre. Se reposer sur de vulgaires gardes stipendiés est comme appeler le malheur sur sa tête et son affaire. Certains sont si couards qu'ils fuient au premier signe de danger. J'ai donc donc solicité d'une vénérable guerrière, digne réincarnation de Tomoe Gozen quelques leçons de wazikashi, arme autorisée au voyageur, même si, grâce à ses leçons, je me suis surtout aguerri à l'usage du naginata. Ne soyez pas surpris, Nobunaga -sama, je sais que certains considèrent cette arme comme ... disons peu appropriée à notre sexe. Mais je préfère tenir mon adversaire à bonne distance de mes parties charnues. Mais je n'ai pas non plus, comme vous, le sens de l'honneur héritée d'une tradition et d'un sang noble, je m'efforce juste de rester en vie et d'accroître ma fortune. Et la pratique de cet entrainement à la lance à , entre autres, le mérite de développer votre ...

Gommennasai, le seigneur Maruku est prié de revenir dans l'autre salon.
Sun san; restez ici, le marchand Onibaka doit venir vous rencontrer également.


« La servante venait enfin de mettre fin à l'entrevue en cours. Je me doutais bien que mon interlocuteur n'était point convaincu de mes explications, malgré le fait qu'en effet j'étais bien plus léthal une lance en main. Je vis arriver le dernier protagoniste de notre petite enchère. Décidément cette ville était une véritable pouponnière. Encore un gamin, mes amis. Cette maiko faisait tourner les têtes d'hommes à peine matures. Seigneur Maruku avait dit la servante. Encore un nobliau. Celui-ci m'était encore inconnu, trop jeune pour s'être fait un nom [ pardon mais rp oblige, n'y voyez point d'offense ^^], ou simplement moins porté sur la vie publique. Ma foi, cette fille semblait de plus en plus prometteuse. Je m'étais attendu à voire pléthore de vieux seigneurs ou marchands libidineux se presser ici, mais la concurrence avec ces deux apprentis potentats semblait avoir fait fondre la concurrence comme neige au soleil. Tant mieux, nous disposions aisément d'informations d'ordre économique. Avoir une espionne dans les maisons de thé les plus réputées serait un atout de choix, bien plus précieux encore. Un signe de tête en guise de salut et notre juvénile concurrent vient s'installer. Je m'incline avec respect mais déjà je m'impatiente de faire la connaissance de celle qui pouvait devenir le joyau de notre organisation...
Quelques pas et me voilà bientôt en présence de celle qui avait suscité mon intérêt alors que la servante referme le panneau sur notre entrevue...

_________________
Sun
Sun vit entrer le dénommé Onibaka sama.
Elle se fendit aussitôt d'un profond salut.


Ohayôoo gozaimasu Onibaka sama.
Watashi wa Nitta Sun desu.
Je vous en prie installez vous face à moi et laissez moi vous offrir une tasse de thé, ou un verre de saké...


Sun gardait le visage baissé encore tandis qu'elle avait salué son nouvel hôte. Elle pensait à Nobu en vérité et se demandait si celui-ci ferait finalement son apparition et s'il ferait finalement une offre pour son mizuage...

_________________
Onibaka
Enfin, j'allais faire la connaissance de l'objet de toutes ces convoitises, Sun la jeune et charmante maiko... celle que tous s'accordaient à trouver magnifique.

Ohayôoo gozaimasu Onibaka sama.
Watashi wa Nitta Sun desu.


Ces mots m'accueillirent et mû par un impulsion subite, je m'inclinais respectueusement face à l'occupante des lieux qui me saluait ainsi à mon entrée.

Je vous en prie installez vous face à moi et laissez-moi vous offrir une tasse de thé, ou un verre de saké...


Alors que je me redressais, petit à petit, mes yeux la découvraient. Juchée sur des zoris, ses tabis immaculés, puis les hanches dessinées, la taille étroite, une poitrine bien esquissée déjà. Le tout ceint d'un kimono tout de simplicité qui faisait de ce corps une icône presque trop parfaite, une silhouette personnifiant la femme en devenir. Son obi de soie en traîne indiquait son statut d'aspirante. Magnifique? Le mot en devenait limité, presque insultant. Cette perfection ne pouvait faire naître que des rêveries insensées chez la gente masculine. Et alors elle n'était encore que le bouton de la rose qu'elle allait devenir par la suite. Cette rose qui a charmé tant d'hommes parmi les plus puissants que notre époque ait connu, cette fleur qui a distrait de sa connaissance des arts les plus nobles, les plus titrés, les plus vains aussi. Cette ébauche de la femme qu'elle serait, portait déjà tant de promesses qu'il en était presque douloureux d'oser la caresser du regard. (Je deviens lyrique mes amis? Désolé mais aujourd'hui encore à ce simple souvenir, je ne peux m'empècher de soupirer d'aise, d'une joie difficilement contenue, de la reconnaissance pour les Kamis qui m'ont permis de vivre ces quelques instants tirés d'une félicité à eux seuls dévolue).

J'étais venu trouver une frêle jeune fille pour lui présenter mon offre de se joindre à notre cause. Je fus bien près à cet instant d'oublier objectifs et serments pour me consacrer tout entier à elle, et à elle seule. Sous le charme, je finis de me redresser ( oubliant d'ailleurs au passage de conserver ma voussure et reprenant sans m'en rendre compte mon envergure habituelle).
Et là mes amis, quel choc inimaginable... Ce visage qui venait de quitter les dernières frondaisons du printemps et s'apprêtait faire une entrée majestueuse dans le plus éclatant des étés. Ce visage ne pouvait appartenir qu'à une seule, la plus révérée de toutes, celle-qui-fait-briller-le-ciel... Amaterasu ( riez si vous voulez, mais j'étais alors saisi par cet astre naissant, si près de moi et à chaque seconde passée à baigner ainsi dans son aura, je m'attendais à finir consumé jusqu'à n'avoir jamais existé. Balayé en un clin d'oeil).

Et lentement une sourde inquiétude se fait jour en moi. Que se passait-il ? Jamais une femme n'avait su éveiller en moi un tel trouble. Alors une presque enfant ? Pourquoi ? Et Comment...? Et pourquoi encore...? Cette Sun pouvait damner même un démon. Je comprenais facilement l'inquiétude qui devait enserrer les coeurs de Nobunaga et Maruku à l'idée de ne peut être pas emporter ce mizuage, puisque fugacement, je la partageais avec eux. Peur d'être privé de sa compagnie surtout. Et alors que le son de ses mots disparaissait à jamais, je balbutiais... éperdu.

Je ...Ohayoo... Je me présente, Baka euh... Oni...
Sun-sama... euh ... Sumimasen... Onegai shimasu... Etes-vous ...Etes vous réelle ?

_________________
See the RP information <<   <   1, 2, 3, 4   >   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)