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[RP]Bataille à Forcalquier?

Al1
[ Forcalquier 16 mars 1458]

Al1 discutait avec ses hommes devant le pont-levis quand il vit débouler l'père Alphonse le diable aux trousses.
Tout en se souvenant de leur dernière rencontre ou il n'avait pu placer un mot, il voulut s'interposer, lui expliquer que sortir n'était pas prudent.


Ola l'père Alphonse , vsalé ou com cé, cè qu'sont d'retour cte boug d'françois, v'savé l'diable qui vo picot o quoé

L'père Alphonse lui répondit sans même le regarder

D'qué jme mèl, cup tin donc d'té fesses et d'cels d'te donzelle.

Al le regarda filer vers la rivière, se demandant ce qu'il pouvait aller y faire, certainement pas se laver, lui ou ses haillons.
Il monta sur les remparts, prêt à aller donner un coup de main au vieux raleur, par curiosité aussi.

Al1 esquissa un sourire, l'père Alphonse s'approchait de la rivière, une jeune imprudente s'y lavait.
Il se demandait ce qu'il avait encore derrière la tête, mi souriant mi inquiet il observait la scène.

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Epoux comblé de la belle et tendre Belissende
Adrian.
[Forcalquier : 16 mars 1458...]


Et de nouveaux à camper près de Forcalquier quelques jours. Sa première chose fut d'aller asticoter les défenses histoire de les voir se mobiliser pour rien. Non parce que tous les coups étaient permis pour voir l'économie sombrer. Même s'ils gagnaient cette guerre les indépendantistes venaient de plonger à pieds joint dans l'enlisement financier. Pire la nouvelle génération mourant de faim ne tiendrait pas.

Le temps, rien que le temps avait su prendre certains acteurs du Marquisat, la Marquise connaîtrait le même sort. Gênes désormais répondrait à sa félonie. Une province qui avait menti en servant l'empereur le temps de leurs troubles pour mieux trahir.

Les provençaux savaient ils que les gênois voulaient que la marquise prête serment à l'empereur pour qu'ils puissent vivre en paix et ainsi rejoindre le Marquisat. Une marquise simple tête couronnée pour donner de l'importance à des assoiffés de pouvoir. Le peuple avait été tenu bien à l'écart de certaines réalités.

Tout reposait en définitive sur une mobilisation contre un envahisseur français. Voilà comment le plus bel acte de manipulation venait d'être dévoilé par le Marquisat. La peur, oui la peur, l'irréflexion avait conduit tout un peuple à se réfugier dans une bergerie pleine de loups déguisés. C'est sûr qu'il était préférable de hair un traître, un homme à bout risquant tout pour bouter l'ennemi intérieur qui rongeait chaque jour le coeur de la Provence.

Sorti de ses songes, Daemon regarda droit vers Aix, Elle avait réussi à passer, bientot il la rejoindrait. Une question de temps, tout n'était qu'une question de temps...

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Dressez vous sans relâche, jusqu'à ce que les agneaux deviennent des lions.
Adrian.
[Forcalquier : 17 mars 1458...]


Une journée de plus à Forcalquier et déjà la nuit était tombée. Le regard droit vers le Sud, le félon pensait à son aixoise, si près et si loin à la fois, des armées les séparaient, quand cela finira t'il donc. Debout devant sa tente toujours aussi pensif, des cris et des bruits l'interpellèrent.

Seigneur, seigneur, votre monture est devenue incontrôlable !

Le page n'eut pas le temps d'avoir fini que l'étalon hennissait et se cabrait dangereusement. Daemon regarda la bête, presque possédée avant de s'approcher lentement.

Hey, tout doux mon beau, qu'as tu ? Tu me faisais jamais ça avant, quelque chose ne va pas ?

Evitant quelques coups de sabots mortels, il réussit à s'emparer des rennes pour calmer l'animal, le caressant doucement. L'oeil du cheval était identique à celui d'un être effrayé, que ressentait il que l'homme ne pouvait percevoir. La nuit était douce, le soleil avait été généreux aujourd'hui.

Sois tranquille, je suis là, je prendrais soin de toi...

Ca lui a pris d'un coup, je sais pas ce qu'il a... on l'a nourrit pourtant.

Le regard sombre, le provençal observait son serviteur.

Les bêtes sont plus sensibles au danger imminent que nous, restons sur nos gardes. Mais avant tout, allons prier, il paraît qu'il ne reste que cela pour les âmes désespérées, je crois bien qu'on soit dans ce cas là.

Le destrier ramené à l'enclos, le seigneur et son serviteur s'agenouillèrent devant les tentes avant de murmurer des paroles au Tout Puissant en se frappant la poitrine.

Je confesse au Divin tout-puissant,
je reconnais devant mes frères,
que j'ai péché,
...oui, j'ai vraiment péché.
C'est pourquoi je supplie Aristote,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Très Haut.


Il savait qu'il n'obtiendrait pas la rédemption escomptée mais au moins il reconnaissait que sa façon de faire trop brutale, marque d'un être à bout, avait été désastreuse. Relevé, il rejoignit sa tente pour se préparer. Le calme avant la tempête...
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Dressez vous sans relâche, jusqu'à ce que les agneaux deviennent des lions.
Belissende_de_biel
[ Forcalquier 16 mars 1458]

Le printemps pointait le bout de son nez et le soleil commençait a rechauffer de ses rayons ardents et bienfaisants les corps meurtris et sollicités par les efforts et les heures de veille....

Du haut des remparts , elle rêvassait.....
Songeant avec regret au temps passé , celui de l'amitié , du rire et de la Ste Boulasse ^^
Songeant egalement avec tristesse au voyage de noces qui etait reportés de mois en mois
Celà allait faire bientôt un an qu'ils etaient mariés et ils etaient toujours en attente de concretiser ce merveilleux projet ....

Un sourire illumina soudain le visage de Beli en songeant à son epoux , malgré la situation actuelle , le desastre que cette guerre engendrait et la souffrance de la population , elle etait heureuse ...
Heureuse de vivre et d'aimer et surtout heureuse d'être aimée en retour .
Ne manquait à son bonheur total que la présence de ses amis qui etaient partis à la Capitale ....

Tout en laissant vagabonder son esprit , elle surveillait le camp des Français , les nombreuses allées venues des soldats ...
Elle avait une vue imprenable de son petit refuge et rien ne pouvait lui echapper...
La vie et les habitudes avaient la dent dure et les paysans et artisans restés au village faisaient de leur mieux pour alimenter le marché du village et de veiller à la survie de ses habitants.

Son regard accrocha soudain un mouvement près de la riviere ....

Le père Alphonse !!!

Elle se redressa vivement en le voyant s'approcher du rivage , même de loin elle pouvait apercevoir son regard lubrique posé sur la française legerement vetue qui y faisait toilette .

Mais il a perdu la tête ce vieux cochon !!!
Le soleil a du frapper trop fort !
Se mettre dans des etats pareils à son âge !!!!
Prendre de tels risques pour une jeunette !!!


N'ecoutant que son bon coeur , elle devala les escaliers et se dirigea en courant vers la sortie du village et le pont levis .
Elle passa devant les gardes et son epoux qui n'eurent pas le temps de l'arreter dans son élan .
Stephandra
[Rivière...ton eau..est claire!]

Après avoir creuser tout son soul le tunnel, enfin la fourmilière serait plus juste car ça n'avait point encore l'aspect d'un tunnel.
La jovente poussièreuse comme toujours quitta le camp pour aller à la rivière, chaque jour elle se rendait au même endroit, il y avait de la verdure, bien des arbres pour la cacher, enfin à ce qu'elle croyait.

Comme à son habitude, elle scruta du regard les alentours, ahem personne à droite, ni à gauche, devant,derrière, enfin le petit rituel habituel quoi!

Elle jeta sa besace sur le tronc couché au sol, en sorti délicatement ses affaires propres et un linge. Puis lentement se dévêtit tout n conservant sa petite tunique blanche.

Doucement, elle s'approcha de l'eau et y joua du pied quelques instants puis y entra, Grand Diou qu'elle était fraîche, ce qui la revigora d'un coup.
Elle s'avança un peu plus profondément et commença à y faire sa toilette.

La camériste aimait se baigner ainsi un peu en retrait de tous, même si on lui avait dit qu'elle était imprudente, et pis?
De toutes façons être en Provence était déjà un imprudence, alors une de plus...

Elle profitait de l'eau en écoutant les oiseaux gazouiller.
La fraicheur commençait à avoir raison d'elle, elle sortit donc de l'eau avec précaution, balayant du regard les alentours, ne voyant âme qui vive, elle sorti totalement et alla s'assoir sur le tronc, massant sa tête du linge.

Stéph profitait aussi des rayons du soleil afin de sécher sa tunique et se réchauffer de cet acte imprudent. Tout jovente qu'elle était, elle chantonnait en pensant, à tout à rien mais surtout à Lui.

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--Lpere_alphonse
[ Forcalquier ...L'bord dé l'riviere ]



Au fu et a m'sure qu'y avincho y in prenote plein les mirettes l'viu bougre
Y's ' s'intote pu ...Ses yues sortotent d'ché orbites
Y s'essouflo à courir comme in jé n'homme
Arrivé à qué'ques pas d'che l'drôlesse y s'arrêta et s'essu'ya sin front
L'sueur l'y coulot jusqu'à d'in sin cou , pis l'ong d'sin dos .

Cré vin diou qu'd'in morciaux !!

O ché pas ché fumelles d'ech village qui s'rotent si belles
Z'etotent toutes coinchées .. a croire qu'z'avotent toutes in ceinture d'chasteté.
In s'demante même commin qu'y z'arrif'tent à des mômes...

Y voulot pas l'y faire peur à l'donzelle aussi y s'decida a faire un t'chiot peu d'bruit et y racla s'gorge en y disant bonjour


Humm !!
Bin l'bonjour m'selle
Vous deringote pas pu mi , s'fesote que passer din l'coin
Pis ch'vous avote vu toute seul'le alors j'm'disote que s'ro in biau garde du corps
J'm'présinte j'm'appel Alphonse , mais tout l'monde m'dit l'père Alphonse


Sé yues posés su ché biaux monts qui pigeonnotent et qui laissotent deviné ché tresors cachés , y s' rinçote l'oeul l'père Alphonse ,tout juste s'il bavote pas l'viu .
Y s'avincha c'ore un tiau pu , histoire d's'intire l'odeur d's'in parfum...

Vl'a ti pas qu'y s'ro amoureux ?
M'inquote pu qu'cha!!!
Stephandra
[Père Alphonse et la Bernique à For]

La gamine commençait à sécher ses bras quand elle entendit un peu de bruit et un raclement de gorge masculin suivit d’un


Humm !!
Bin l'bonjour m'selle


Sursaut, rapidement elle passa le linge autour d’elle, nan croyez pas c’est un grand linge, se leva et se retourna face à l’homme, lui avait poursuivi mais euh fallait décrypter ses mots ahem, c’était pas un Bourguignon celui-là. Rassurée de voir un homme d’un âge certain ou d’un certain âge au choix, elle resta planté là à décoder doucement quand elle eut compris elle ne put s’empêcher de rire.

Bien le bonjour Père Alphonse, je me nomme Stéphandra et avant de vous parler plus je vais me vêtir alors hop hop là on se retourne et on discute pas hein !

Amusée mais c’était d’un ton ferme qu’elle s’était adressée à lui, une fois qu’il se fut détourné, elle enfila ses braies et sa chemise, tout en gardant un œil sur lui, le coquin qu’il n’en profitait point plus qu’il ne l’eut déjà fait non plus, fallait voir à pas pousser mamie dans les orties non plus.

Même s’il avait eut un peu de mal, il se tenu correctement et respecta la jovente. Une fois habillée elle s’adressa à lui


C’est bon messire Alphonse vous pouvez vous retourner.
Voyez je ne vais pas fuir , comptiez vous faire mon beau garde du corps ?


Sourire taquin aux lèvres, car franchement il avait rien de méchant et puis guerre ou pas , Stéphandra butait pas tout ce qui passait. Elle lui sourit aimablement et reprit sur un ton se voulant sec

Bon vous vous êtes bien rincé l’œil, j’espère que ça vous a plu!
Maintenant ça fait longtemps que vous me reluquez comme ça ? Vous savez pas que ça ne se fait pas ça ?


Bon certes,ça ne fait pas non plus de se baigner ainsi dans la rivière mais bon. Il s’était un peu approché, elle recula, ramassa sa besace en sorti un mouchoir et lui tendit

Si vous pouviez avoir la gentillesse d’essuyer ce qui coule là dit elle en lui montrant la bouille Après on pourra poursuivre cet intéressant discours…

Main tendue vers l’Alphonse, elle gardait son sérieux mais à voir ses yeux on remarquait qu’elle était plus qu’amusée de la scène, alors que nombreuses auraient été outrée ou gênée.

Prendra le mouchoir ou prendra pas ?

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--Lpere_alphonse
[ L'père Alphonse et s'n'amoureuse ]



Nom di diou!!!
Mais ché qu'l'avot un fichu caractère l'drôlesse !


on vous vous êtes bien rincé l’œil, j’espère que ça vous a plu!
Maintenant ça fait longtemps que vous me reluquez comme ça ? Vous savez pas que ça ne se fait pas ça ?


L'avote été r'péré l'viu !
Pourtant l'avote été discret
Du moins l'croyo l'père Alphonse

Ché qué li donno dé ordres s'teur
Pis sé r'tourner ché to faci"l à dire
L'avote mau à sin cou et à sé gam"pes
Alors fallo pô trop li d'mander

O y g'romla , mais y l'fi quand même
Pis l'etote contint qué l'voulotte bin d'li comme gar'te du corps
C"étote pé têt l'début d'in gran'te histoire

Rho l'avote l'sourire l'père Alphonse
L'étote d'vénu jé n'homme
S'intote pu sé miséres , ni sé vius 'os


Si vous pouviez avoir la gentillesse d’essuyer ce qui coule là
Après on pourra poursuivre cet intéressant discours…


Rouge comme in coquelicot l'père Alphonse prit l'mouchoir tindu

Merci M'selle , s'cusez meu , mais ché pon tous les jours qu'in vau in biau tableau comme vous

Pis s 'essu 'yas du miu qui pu

L'voulot bin discuté avé vous hin
Mais p'péte qué vous voudrote bin un p'ti coup d'main pour r'gagner vote tente ?


L'etote tout près a intrer dans l'camp l'père Alphonse
Faut dire qu'l'amour fait faire des bétis'ses
S'demandot si l'avote tout s'tête le viu !
Pis aussi l'etote curieux d'savoir pourquoué l'etote couver'te d'terre l'drôlesse avant qué l'fasse trimpette din l'riviere
Adrian.
[Forcalquier : 20 mars 1458...]


Le temps s'écoulait dans le patelin montagnard si lentement qu'il aurait cru que cela faisait un mois qu'il y était. Aix laissée à la merci des incapables continuait d'afficher la position du comté : SEUL LE CASTEL COMPTE ! Les villes alentours devaient se débrouiller mais surtout il ne fallait pas risquer de perdre son beau bureau. Une nouvelle fois le page de Ceyreste apparu pour lui délivrer les dernières nouvelles.

Seigneur, elle est arrivée saine et sauve, par contre ceux pour qui vous aviez demandé un sauf conduit on été lâchement attaqué par l'Arlésienne ! Un véritable massacre, ils n'avaient aucune chance...

Comment ça ? Hersende elle même m'a demandé de plaider leur cause devant les français et voilà qu'elle fait tuer les siens. Mais quand arrêtera t'elle de se croire toute puissante !

Il avait beau se réjouir du retour de Cristalline, comment laisser transparaître sa joie quand à coté des innocents venaient de tomber. Ils avaient été identifié, tout le monde savait qu'ils voyageaient. Non, le manque de rigueur marquisal, les négligences furent à l'origine du drame.

Je ne comprends plus Hersende. D'abord elle quitte Aix avec une quarantaine d'hommes et prend en chasse l'armée Savoyarde. Refuse d'attaquer lorsqu'elle prend conscience qu'elle n'est plus en supériorité numérique et pendant ce temps là provoque erreurs sur erreurs.

Au moins elle traîte les français et les provençaux qui ne veulent plus se battre de la même manière : POUTRAGE ! Pas de jaloux.


Ils paniquent surement, l'armée française à Toulon a défait l'armée Catalane et une provençale venue en renfort. Ils pensaient achever des ennemis affâmés et tombent sous des lames de guerriers expérimentés.

Acquiècement du félon, la pensée que toutes les valeurs du comté de Provence s'envolaient petit à petit pour laisser place à la réaction d'un ennemi devenu fou.

On va voir ce que la Marquise va nous préparer pour la trêve dominical, un combat entre ses propres armées peut être !

Des rires résonnèrent dans le camp français alors que le temps avait filé. Daemon tenterait de croiser son Amour, elle avait pris des risques pour le rejoindre, ils ne pouvaient demeurer loin de l'autre trop longtemps...
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Dressez vous sans relâche, jusqu'à ce que les agneaux deviennent des lions.
Stephandra
[Brin de causette après un brin de lavette]

La bouille propre, il devint le rouge le pauvre, la jovente aurait bien rit mais elle n'était pas du genre à se moquer ainsi à l'insu d'autrui.


Merci M'selle , s'cusez meu , mais ché pon tous les jours qu'in vau in biau tableau comme vous

La gamine par contre ne put cacher un large sourire à ces mots, elle n'avait rien d'un tableau qu'on posait dans un coin et qu'on regardait quand l'envie prenait.

En même temps c'était un compliment de sa part alors bref, elle laissa cela de côté. Puis il lui proposa de la raccompagner à sa tente.

Avait il peur pour elle?
Ou souhaitait il juste s'incruster ?


Je vous remercie messire Alphonse, mais j'ai trouvé mon chemin jusqu'ici, je le trouverai bien pour rentrer.

De plus je ne risque rien ice lieu nan?


Elle le fixa du regard amusée, ramassa le reste de ses affaires et se colla la besace sur l'épaule. Elle le trouvait trop mignon le petit vieux, puis ça lui changer des insultes dont ses oreilles s'étaient habituées ces derniers temps.

Stéphandra se demandait bien où elle pourrait se baigner sans être vu maintenant qu'elle savait qu'il venait ici la zyeuter , elle n'était pas du genre à s'exhiber, aussi il lui faudrait rapidement trouver une autre solution.

Elle fit quelques pas vers le vieux et s'inclina en une révérence bien Françoise, elle se redressa doucement et lui sourit.


Bien sur ce je m'en vais vous souhaiter la bonne soirée! Qui sait on se recroisera peut être.

La jovente commença à marcher en direction du camp afin de retrouver ses amies et amis. Propre comme un sou neuf, mais ne sachant comment elle ferait les jours suivants.

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Adrian.
[Forcalquier : nuit du 20 au 21 mars 1458...]


L'assaut avait été soudain mais prévisible. Hersende attaquait toujours en surnombre, le courage provençal tant vanté ne se retrouvait réellement que de l'autre coté. Les français, impériaux et loyalistes n'hésitaient pas à se lancer même lorsque tout semblait contre eux.
C'est ainsi que le félon se retrouva en plein combat près de Forcalquier.


Des pleutres, rien que des pleutres, tenez !

Il y avait des provençaux en pagaille, leurs alliés aussi, il devait bien y avoir minimun trois assaillants contre un. Ils ne pouvaient pas se permettre de se faire écraser, tous les regards étaient braqués sur eux. Le démon s'élança une nouvelle fois en première ligne pour aller faucher des frères.

Soyez hardi car nous nous battons pour une juste cause ! Ayez le poignet souple et le bras puissant, nous vaincrons...

Mais sa monture se cabra après avoir reçu une flèche et le seigneur ne pu que chuter dans un bruit de grosse pièce métallique. Il ne baissa pas pour autant les armes et continua à se battre à pied. Il fracassa donc un adversaire de rage au coeur des lignes ennemies. Folie pure, il devait se frayer un chemin vers la marquise.

Malheureusement le courage seul ne suffit pas dans une bataille, l'ennemi voulait sa tête et dans un moment d'inattention alors que la fatigue le prenait, il sentit le froid mordant d'une lame venir s'enfoncer dans sa chair. Ses sens commencèrent à le quitter, cette impression d'être désormais seul au coeur d'une mêlée. Il ne fut sorti de sa torpeur que par son fidèle page.


A moi, Ceyreste est blessé ! A moi, venez m'aider, il faut évacuer le félon !

Il vint l'attraper pour le tirer avec l'aide de soldats, ne pas le laisser aux mains de l'ennemi. Daemon gesticulant et tapant de son poing ganté sur le sol tout en criant.

Chui pas mort, chui pas mort ! Je les emmerde !

Arrêtez de bouger ainsi sinon vous allez l'être. Vous vous videz de votre sang !

Le seigneur admirant la traînée de sang qu'il laissait, hûmant le mouchoir de sa belle pour simple réconfort, Cristalline... Puis il sombra dans l'inconscient, il venait de tomber au pied de son village natal. Le félon s'était battu avec toute sa hargne et désormais luttait pour sa survie.

Il fut rapatrié vers l'hopital de campagne français...



21-03-2010 04:08 : Votre bouclier a été détruit.
21-03-2010 04:08 : Votre arme a été détruite.
21-03-2010 04:08 : Brutal vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
21-03-2010 04:08 : Vous avez frappé Manderscheid. Ce coup l'a probablement tué.
21-03-2010 04:08 : Vous avez été attaqué par l'armée "L'Arlesienne" dirigée par Lila et l'armée "La Mistrale" dirigée par Hersende.

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Dressez vous sans relâche, jusqu'à ce que les agneaux deviennent des lions.
Brutal
Le coeur léger , au petit trot nous approchions du champs de bataille
décidé de délivrer nos frères du siège de Forcalquier qui n avait que trop
duré .


Ou sont les vivres ce sera peut etre mon dernier repas !

Des lueurs de feus de camps dans le lointain prouvaient que nous étions proche du but .
Le paysage me paraissait de plus en plus familier , me rappelant les parties de chasse entre amis dans la foret et les champs de Forcalquier .
J allais revoir enfin ma ville adorée .


Nous approchons ! ma monture devient nerveuse .

L ennemi nous attendait et l assaut fut rapide .
J ai toujours eu de l admiration pour le courage meme quand il vient de l ennemi .
Les corps s entrechoquèrent dans un bruit assourdissant et je fut jeté a terre par ma monture peu habituée au combat


Attention derrière toi !!!

Je n en croyais pas mes yeux .
Surgit de derrière un buisson un homme s acharnait sur un compagnon d arme .


Le félon !

Je le reconnu de suite a son allure fuyante et a sa façon de se battre

Te voilà Deamon

Après un rapide combat mon armure était couverte de sang .
Je me palpas rapidement , non je ne suis pourtant pas blessé


Mais ou est t il ?

Après un coup d oeil circulaire il me fallu me rendre a l évidence il avait disparu .
Était t il mort ou blessé, peu importe , le félon portera a jamais dans sa chair la cicatrice de la vengeance reflet de sa trahison .
Alcalnn


[Arrivée de renfort sur Forcalier... Au nez et à la barbe, XXIIe jour de janvier]

Alcalnn était particulièrement joyeux. Non pas parce que sa femme avait eu la délicate attention de lui écrire une vacherie supplémentaire, mais parce qu'il était dehors, en selle, en compagnie d'homme de guerre et en vie.
Il lui faudrait lui répondre, bien sûr, mais pour l'instant il la laisserait mijoter dans son coin. Il l'avait formée, il ne lui arriverait rien de grave.

La veille, ils avait quitté en catimini, les environs des camps rebelles, qui étaient arrivés par surprise. Au départ, ils avaient pensé rebrousser chemin, mais ils avaient pour mission de renforcer leurs frères d'arme qui mettaient le siège à Forcalier et le devoir avait été plus fort, ils avait remballé et décollé dès qu'ils eurent été reposés.

Plus ils avançaient, plus il y avait des traces du passage des armées... Qui d'un arbre à terre et débité, qui d'un champ de blé fraichement moissonné et pas par les paysans, qui de trace de feu. Et plus ils avançaient, plus les preuves s'accumulaient. Enfin, ils arrivèrent devant la ville de Forcalier, peu touchée par les assiégeants qui campaient au pied des remparts.

Là il vit la faim et un zeste de découragement et par un sourire et son port altier, il tenta de donner l'exemple... mais lui venait à peine de récupérer et avait eu le temps de manger un peu. Ce qui n'était pas le cas de tous visiblement. Il laissa là ses compagnons:


-Camarades, reposez vous et trouvez un coin où nous installer. Pour ma part je vais prendre les ordres...


Quelle ne fut pas sa surprise en passant le pas de la tente de voir le sacripant Neiviv.

-Tu as pris du galon depuis la dernière fois. Te voilà aux commandes... Bon je suis arrivé avec des renforts. J'espère qu'on aura à en découdre.


Puis sans vouloir le déranger -chose étrange d'inverser les rôles- il le laissa là et partit à la recherche de ses compagnons. Il tomba sur une tente ouverte, où, jetant un coup d'œil, il vit un visage familier allongé et souffrant. C'était Mitijo, une normande, blessée.

Il prit sur lui et entra, s'agenouillant à côté d'elle. Il se dit que lui aussi devait faire peine à voir, avec son doublet armant recousu et couvert de poussière et sa barbe de plusieurs jours, tout de même taillée.

-Et bien douce amie, te voilà une chanceuse. Tu es forcée de te reposer, ne veux tu pas que l'on trouve une abbaye ou un monastère? Tu y sera accueillie et nourrie. Ce serait mieux pour toi non?


Il lui passa la main sur le visage pour dégager une mèche collée sur son front par la sueur.
Puis après lui avoir dit quelques mots doux, il s'en alla retrouver Neville et se préparer pour la suite...

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--Lpere_alphonse
[ L'depart d'sé n'amoureuse ]



L'Père Alphonse etote r'tourné à sé l'masure tout tristounet l'pauve viu
Tout in ralant chu les gar'tes in passant pour r'intrer din ch'villache
Fallote qui rale comme à s'n'habitu'te , pis qui gesticu'l comme un biau dia"pe
L'jeune jouvincelle l'avote l'aissé là comme in viu manche qu' l' etote

O!! l'ciel l'y etote tom'pé sur s'tiete
Vl'a ti pas qué l'alote d'nouviau tu seu l'père Alphonse
Ché qu'il y prenote gout à l'bonne compagnie l'bougre


Bien sur ce je m'en vais vous souhaiter la bonne soirée! Qui sait on se recroisera peut être.

Li l'avote r'gardé l'drolesse prindre s'besace et l'y faire in r'vérérence
Sin pôve coeur l'y l'avote battu la chama'te
Li s'etote bin d'mindé quand il pourrot r'vire l'jeune femme



[Forcalquier sur les remparts .... quelques jours plus tard ]

Cré vin diou !!!!!
Ses yues comme des soucoupes li regardo l'arrivée d'cavaliers françois
L'rage li montote à ch'viu , même si l'avote eu un cioup d'coeur pour in jeune jouvinchelle d' ech"camp enn'mi .

L'etote à l'taverne quand l'avote intindu ché cris des gar'tes
Alors l'avote vite filé vire pourquoi li gueulote autant
Li l'avote deringé pindant s'in p'tit dejeuné
Sin verre d'gnole , sin crouton d'pain , pis sin saucisson l'attendotent sur l'comptoit ch'teur !!!


Nom dé diouu, cré nom dé diou !!!!

L'avote eu bin du mau a monter ché marches
Mais l'etote arrivé fin fier su ché remparts
Ignorant l'coup d'oeul furieux d' l'drolesse d' Beli
D'quo qu'est ce m'elote ché la !!!!

L'enervote a toudit l'surveiller comme in toutou
S'demandote bin si l'passote sin temps à cha , pas etonnant qu'éche
village l'etote si mal protegé
L'frote pas mal s'occuper de s'n" epoux , ch'ti qui s'egosille a crier chu ché hommes d'faction !

Li tournant l'dos, l'avote donc r'gardé ché renforts enn'mis arrifés
Y maugréa l'viu , sin r'gard fit l'tour d'eche camp pour vire si l'voyote s'biauté din face
L'avote intindu parlé din nouviau jeu , paraitote qu'y s'alote d's'deshabiller ché frincais
Alors l'atote pas rater cha , l'occasion d'vire a nouviau l'jouvinchelle dé l'riviere
Li bavote d'nouviau l'viu bougre d'Alphonse
Les yues ecarquillés li resta là a guetter .....
Stephandra
[Un matin ordinaire...des yeux hagards]

Comme chaque matin, la jovente courait d'une tente à l'autre, à l'intendance, à la tente médicinale où elle passait des heures aux côtés des blessés, prendre soin du fils de sa Baronne et de son amie Mitijo.

Elle aidait aux soins si le mire lui demandait, elle leur donnait leur repas alors les aller et venues elle en faisait.
La veille, Stéph avait jeter ses braies au feu, hé oui une erreur Provençal un vêtement de moins, par solidarité vanillée elle le ferait sans sourciller!

C'est donc en chausse, bas et tunique qu'elle vadrouillait toute la sainte journée, le soir elle se munissait de sa campe pour rejoindre les autres au feu de camp.

La garde venait d'écrire une missive importante et se rendit donc non loin des remparts afin de prendre sa cage à pigeons, machinallement elle leva le nez, histoire d'éviter de se prendre un truc sur le coin de la tête.

Son regard azur parcouru le rempart de droite à gauche et fut stopper par la présence d'un homme, elle fixa ses yeux sur lui et reconnu le père Alphonse. Elle sourit, prit sa cage et en se dressant cria à son intention:


Bien le bonjour père Alphonse, allez pas vous ratatiner au sol à vous pencher ainsi..

Elle rit et reprit

Alors c'est intéressant ce qui se passe dans mon camp?

Plantée là, elle le regarda en se demandant bien ce qu'il allait lui répondre. Pitétre qu'il était dur de la feuille et qu'il ne l'avait pas remarqué, ou bien il ne souhaitait pas lui adresser la parole.

Stéphandra attendit quelques instants, pas de réaction, elle sourit lui fit un grand signe de la main. La tête de l'homme chahuta de droite à gauche comme si il venait de voir un truc, était ce elle qu'il venait de remarquer?

Ne le sachant, elle recula doucement, s'il avait un truc à lui dire il le crierait le connaissant le zozo. Elle commençait donc à partir d'un pas léger....

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