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[RP] Sur la trace des mots passants

Idrissela
L'homme s'assit et la jeune fille se demandât ce qu'il lui fallait faire. Un regard à la dame mais celle-ci ne semblait pas la voir. Une goutte, puis la pluie qui tombât drue. Idrissela resserrât sa cape contre elle et mit sa capuche, hésitante.
Elle devait continuer sa route, le carrosse l'attendait plus loin.
Cette promenade lui avait fait du bien. La nostalgie avait laissé place à l'envie d'avancer. Elle ne regardait plus en arrière, elle voulait voir la Manche, elle voulait entendre rire.
Le chute de l'homme lui avait montré qu'il était facile de choir mais aussi de se relever. Qu'il fallait continuer.
Brusquement il était debout. Il les regardait et il...il imitait le canard. Elle en resta éberluée, muette de stupeur. Se moquait-il d'elles ? Surement.
Elle comprit que sa présence était devenue indésirable.

- Au revoir !

Et elle repartit en courant sous la pluie vers son carrosse. Elle souriait, cet homme sans le savoir avait déchiré un des nombreux voiles qui lui occultaient la vue.
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Madeline
De l'eau... un canard... la conclusion s'impose pour Madeline : heure de tirer la chasse.
Et quand il n'y a plus rien à faire, autant laisser faire.

Tandis que la jeune fille s'éloigne, Madeline fait demi-tour et s'éloigne dans l'autre sens, sans un mot.

La silhouette de la Madgnifique qui en a plein le derche s'éloigne, rétrécit puis disparaît.

Pfuittttttttttt évaporation

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Edern
Coincoin !

Où sont-elles, les guerrières au vers bien trempé, les poules mouillées au gloussement féroce ? Une mare et c'est la débandade ? Vont-elles rejoindre leurs caquetantes compagnes, picorer dans la basse-cour, où le gros et gras grain certes abonde, mais où les plumes sont infécondes ? Pondre à loisir des coquilles vides ?
Fuyez donc devant celui qui marche vers la Fuite... ne dites mots, puisqu'ils partent en un lieu que vous ne voulez pas connaître.
Regagnez votre palais sans saveur, bien trop au-dessus des profondeurs.
Vivez à peine, dans la paix des brasiers qui ne brûlent pas.
Mourez sans ouvrir la porte. Mourez déjà mortes.

Sans un regard pour les deux femmes, le Fou se redresse lentement dans une position qui, si elle lui redonne un peu de cette dignité dont il ne se préoccupe pas, sera plus adaptée à une allure rapide. Alors que les silhouettes se dissipent dans le rideau liquide qui est tombé sur la scène de sa dernière représentation, il se perd dans la contemplation des parchemins perdus, cloués au sol sous le poids de centaines de gouttelettes. La peau rompt sous la pression des infimes lances tombées du ciel. Toute blancheur en disparaît vite. La terre, saturée de boue, y imprime sa marque sans se soucier des yeux bruns qui l'observent agir sans réagir.
On y décèle une lointaine tristesse...
Autant de mots qui ne seront jamais couchés sur la frêle surface, ne s'y étendront pas avec la beauté qui est la leur, n'y laisseront pas une trace de leur puissance oubliée. Pourtant, quelle importance, si aucun ne prend plus son envol aux côtés des Hommes ? Quand l'arbre est mort, rien ne peut être fait pour ses branches, encore moins pour ses feuilles. L'homme n'a devant lui que des souches, les vestiges délaissés d'une vie passée dont l'eau tombante est le reflet. Il fixe une inondation qu'il souhaite pour lui-même et pour le monde asséché.

Se gorger d'encre bleue... pour cela, il ne reste qu'une ligne à tracer.

Le corps éprouvé se penche pour ramasser ce qui lui a échappé dans sa faiblesse face aux errements de son inconscience. Le chapeau perlant retrouve sa place entre le ciel et des cheveux qui ont plié sous la force de ce dernier. Le bras ne faiblit pas, la main affermit sa prise sur le vieux bâton fidèle jusqu'au bout.
Soutiens encore un peu ma lassitude à défaut de me rendre à ma folie, petit bout de bois. Même si je ne t'ai pas choisi pour cela. Même si tu finiras comme moi.

Bientôt...

Le Fou a choisi sa direction. La route qui l'amènera le plus loin.
Contre le vent et la pluie, il reprend le cours de ses pas.
Nul ne le reverra.
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