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[RP] Le bagne de Toulon

--Death


Dans la chambre d'une femme, bien sûr...


En train de se prélasser peinard dans un bouge. Pouvait voir les joues rosis de celle qui venait de connaître la félicité grâce au Dieu vivant qui venait de partager un moment avec elle. Bien naturel vu la perfection faite homme qu'il était. Faisait une éternité qu'il s'était pas sentie aussi reposé. Les senteurs d'herbes aromatiques, d'encens, sensation de bien être dans cette alcôve féminine, qui n'avait pu résister à ses assauts en taverne la veille. Un vrai Don Juan ! Elle avait hurlé de plaisir toute la nuit alors qu'il l'avait besogné farouchement. Encore une donzelle qui se souviendra de Death !

La femme qui se tenait devant lui était presque à son égal, une ravissante créature aux courbes élancées à damner un saint ! Elle avait du chien, une bohémienne sans aucun doute, il ressentait certaines vibrations, elle cachait tout un monde derrière son regard sombre. Semblait pleine de mystère. Elle se leva lentement tout en ondulant ses fesses avec toute la grâce dont elle pouvait faire part pour son régal personnel, c'était quelque chose ce morceau. Pour un peu il en baverait.
Les bougies qui scintillaient tout autour d'elle, semblaient participer à ce ballet céleste, on aurait dit une nuit étoilée qui l'accompagnait. Les yeux de la divinité pétillaient de malice, un sourire irrésistible, charmeur, envoûtant alors qu'il reluquait la belle, la bête était là, une trique d'enfer rien qu'en la voyant.

La nuit fut des plus torrides, il était le plus grand étalon de ces dames, n'avait jamais faillit à sa réputation. La belle s'était endormie après de nombreuses heures d'ébats torrides, sauvage, sans précédent pour elle.
Le petit matin se leva aux chants des oiseaux, la lueur aveuglante scintillait à l'horizon. La poule aux cheveux noirs se tenait sur le balcon, un éclat étrange brillait au fond de ses yeux comme s'il se tramait quelque chose.

Le corps nu d'apollon sculpté tel du bois brut s'approcha sans pudeur de la naïade, un torse à la musculature impressionnante, des cheveux longs couleurs de jais, des fesses qui donnaient envie de mordre dedans à pleine dent selon ses plus sauvages maîtresses. Un regard perçant, couleur océan clair.

Il pensait mener la grande vie, sexe, adulation et farniente. Le bellâtre souriait à la donzelle pensant qu'il allait pouvoir se la taper au grand air sur la terrasse, des fois que certains voisins auraient pu voir une divinité à l'œuvre. Il aimait être pris comme exemple le bougre. C'était bien dans ce domaine où il était le plus fort !

La brise souffla lentement contre son visage alors qu'il s'installait sur la chaise devant elle. La matinée s'annonçait radieuse, surtout avec un tel spectacle ! Le regard azuré de son amant descendait de son visage à sa poitrine généreuse, pour finir sur la table qui les séparait. Il semblait qu'elle avait d'étrange carte en face d'elle. L'apollon avait déjà entendu parle de ces diseuses de bonne aventure, mais n'avait jamais porté le moindre intérêt à ce qu'elle pouvait bien raconter. Il n'en avait rien à foutre. Il savait qui était le plus beau, le plus fort, le plus irrésistible, il savait que sa vie n'était faite que de plaisir, d'action, de conquête ! Il n'oubliait pas qu'il était le plus grand archer des royaumes, voir sans aucun doute de la terre entière. C'est comme ça quand on est modeste!
Cela était étrange... Elle semblait lui prêter aucune attention, comparé à cette nuit ! Ce qui pour un être de son rang, ne pouvait être possible. La femme à la poitrine opulente commença à battre les cartes... psalmodiant une prière étrange, à vous glacer le sang.


Quelque chose est pas passez à la taverne? C'est ce que je t'ai fait qui t'as mis dans cet état? HE HO !!


... Les cartes faisant un bruit curieux... Sa vision devenait trouble... Ses sensations... La voix... bizarre...


L'avait elle droguée pour se le garder comme esclave sexuel? Voilà une idée bien plaisante ! Dommage qu'il n'était pas l'homme d'une seule femme... Elle l'invita à l'écouter d'un geste las. Il avait l'impression qu'elle avait des serpents dans les cheveux ! Ses yeux s'écarquillèrent ne comprenant rien à ce qui lui arrivait. Son regard acier aurait d'ordinaire resté sur les courbes de ses seins, mais cette fois il ne pouvait quitter le regard translucide de la sorcière qui se tenait en face de lui. Son père Dieu tout puissant avait déjà parlé de telle créature au charme vénéneux, tel une rose et ses épines. Il était curieusement totalement sous son charme, pour une fois, sa voix chaude et suave ne put s'exprimer, ne trouvant pas d'air pour parler, un râle de protestation tout au plus.

La chaleur commençait à augmenter, sa température semblait faire de même, il ne parlait pas du feu qui habitait son bassin. La sueur perlait sur son front, sa respiration devenait oppressante, il tentait vainement de combattre cet état... Ce qui ne ressemblait en rien à une femme devant lui semblait prendre possession de son âme, une sensation étrange de vide autour de lui, comme si le sol se dérobait.
La femme prit la parole dans un vocabulaire inconnu, une voix stridente, désagréable à lui faire hérisser les poils sur le corps
Dire que j'ai couché avec ça !
Ses pensées furent vite balayées. Les cartes devant lui se retournaient... il semblait entendre la sorcière les commenter une à une par télépathie, comme si elle était en lui... Il tenta le tout pour le tout, mais la frêle femme semblait plus redoutables que lui. Elle souriait il pouvait entendre tel un écho son rire dans sa tête.


directives...
bagne...
Toulon...
mission...
âme déchu...


Les mains de l'apollon se posèrent sur ses tempes comme si son cerveau allait éclater, un bruit strident augmentant en densité puis s'arrêta net! Il tomba lourdement au sol...

A son réveil. Il était seul. Le soleil avait fait place à la lune blême, avait il rêvait de tout ça? Il en savait foutre rien. Il savait uniquement qu'il devait se rendre à Toulon où son ancien boss un petit roquet se trouvait prisonnier, pourquoi devait il faire le voyage? Il en savait foutre rien, une force le poussait à suivre son instinct, il sentait qu'il devait y aller...
Il se leva péniblement pour se diriger vers ses effets personnels, ses vêtements, ses dagues, son arc de facture ancienne. Lui le fils de Jupiter devait maintenant remplir sa mission à bien. Pourquoi ce mal de crâne qui tout à coup l'accaparait?

Partir pour Toulon ! En selle ! Il oubliera tout ceci en chemin,a il avait trop picolé rien d'autre... enfin...


Lazard
Au fond d'une geôle...


La folie meurtrière poursuivait son chemin dans son esprit captif qui aspirait à la liberté, rien ni personne ne pouvait l'arrêter ! Surtout pas une gardienne en jupon ! Il avait connu bien pire dans sa jeune vie, il avait subi bien des sévices, était passé par toutes sortes d'épreuves, celle là allait définir s'il allait être un homme libre. L'enjeu était de taille. Les palpitations du cou de son jouet semblaient se calmer; la jugulaire tout prêt de ses mains paraissait s'arrêter, serrer une dernière fois avant d'en finir avec cette chose insignifiante.

T'en fais pas, c'est plus qu'une question de temps...

Le sourire se fit plus grand, toujours aussi froid. Pourtant, il sentait que quelque chose allait se passer, une certaine expérience dans le domaine. Son cerveau ne respectait pas toujours la logique ou la raison de son instinct. Une seule chose comptait pour lui en ce moment qui accaparait toutes ses cellules grises, sa fuite de cet endroit infâme!

Dans sa folie, il n'avait pas remarqué ce qu'elle préparait à son insu, grave erreur pour une personne qui met sa vie en danger chaque instant, encore plus, lorsque le but visé était la délivrance de sa personne. La garce était plus rapide qu'il ne le pensait, il sentit la sensation froide de l'acier sur sa gorge suintante de sueur de cet état de faite.


*...Rapide pour une alcoolique...*

La surprise ne dura qu'un instant.


Il ne put s'empêcher d'afficher un sourire narquois devant le faciès réjouit de celle qui le tenait en joue. Que pensait elle faire avec cela? Allait elle faire la cuisine, couper des pommes de terre peut être? Le regard de la chienne de garde tentait de donner un certain air d'assurance. Elle en était presque convaincante!

Son arrogance venait d'être corrigé par la diablesse qui semblait ne pas supporter ses quelques incartades de conduite. Certaines personnes ne supportaient pas l'insubordination, dans son cas, il devait battre des records! On devrait lui décerner une médaille de patience et de tolérance, au vu de l'engeance qui s'occupait de son bien être. Entre une refoulé en manque de mâle, un psychotique à la carrière ratée et un abruti sur patte qui savait pas compter sur ses doigts! Voilà la fine brochette de l'aile des fortes têtes. S'il était sentimental, il si serait attaché à ses amis de fortune.

Cette vermine abjecte ne pouvait se douter par ce qu'il était passé, jamais il ne craquera! C'était pour cela qu'il avait droit aux traitements spéciaux des cœurs de pierre.

*...s*l*p*...*

Elle venait de frapper son entre jambe la gueuse! Partie dont toute faible femme exerçait toujours une pression lorsque la situation leur échappait. Malgré sa réputation, sa fierté, sa hargne, il ne pouvait s'empêcher de gémir en se tenant les parties génitales en grimaçant de douleur.

Elle ne l'avait peut être pas remarqué, mais sa haine pour cette gourdasse venait de grimper d'un cran. Les flammes des enfers se déchaînaient dans son regard pour elle à cet instant précis. Il n'avait rien à faire du monde, pour le moment seul sa virilité mise à mal devait être venger! La tigresse qui semblait prendre un malin plaisir à le torturer devait être stoppée. Tuer dans un bain de sang !

Malgré la combativité de son esprit, son corps meurtrie s'effondra sur le sol humide dans un clapotis sourd. Éclaboussant les chausses de son amie d'urine de rats, d'eau croupi qui suintait par tous les pores de la roche qui lui servait de cellule. Une profonde inspiration fut pris avant qu'elle ne déchaîne toute sa rage sur son corps. Elle semblait hargneuse, pleine de haine, de rancoeur, pour un peu elle lui rappellerait quelqu'un... Mais ce n'était pas le genre de la maison de s'apitoyer sur le sort du premier quidam qui passe. Ce n'était pas la première fois qu'il recevait une correction. En l'occurrence ce n'était qu'une femme! Le sexe faible qui n'arrivera jamais à égaler sa force de mâle.

De plus, il semblait que ses acolytes l'avaient abandonné. Cette ruade de coups sur sa carcasses qui à chaque fois produisait ce bruit de claquement, d'os qui se fracasse ou se broie suivant la force que l'on pouvait y mettre.

Simple formalité... Il pouvait presque assimiler cela à une berceuse, s'échappant du mal charnel par la pensée. S'imaginant comment il allait lui arracher le coeur, comment il allait la tuer, l'égorger, comment son sang allait repeindre les murs de sa cellule. Ce genre de pensée l'exaltait plus que tout. Parvenant à s'échapper des tortures physiques du monde dans lequel il était enfermé.

La gardienne le releva, ses cheveux noirs son trempés de tant de substance qu'il ne valait mieux pas les nommer, se mêlant à sa barbe, le sang s'il pouvait être visible dans cette pénombre lui donnait un air des plus inquiétant.


*...si elle savait...*

Il ne perdra jamais sa suffisance, son ego, imbu de lui même peut être... mais force, face à ses adversaires. Il cracha un glaviot de salive ensanglanté sur la catin qui venait de prendre son pied. Ses dents suintant un liquide rougeâtre, sa respiration haletante. Malgré cela son sourire en coin paraissait lui tenir tête.

T'es à ton maximum là?

Un rire nerveux éclata dans la cellule, l'écho inquiétant résonnait contre les murs donnant des frissons pour qui l'aurait entendu. Un bruit métallique parvint à ses oreilles. L'attention de la garde se relâcha quelques secondes. Le moment opportun pour lui... Ses yeux pétillaient de malice alors que ses membres se préparaient à lui rendre la pareille.

Une droite sur la joue gauche de la catin, mettant toutes ses forces afin de la faire vaciller au sol avec sa dague en main. Le bruit d'entrechoquement était lugubre, os contre dent, le poing serré avec force qui venait de frapper le menton de la putain. L'eau croupi au sol ne permettait pas une adhérence parfaite. C'était avec délectation qu'il la voyait tomber au sol. Les charbons aux lueurs démentes contemplaient la souris à ses pieds.

Je vais te rendre service !!!!

Dans une fraction de seconde il récupéra son boulet pour le lever au dessus de sa tête dans l'idée de lui fracasser avec toute sa force contre sa sale gueule.
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--Garde_chiourme


    Dans le couloir, avant l'affrontement de la gardienne et du détenu


A quatre pattes, hébété, ne comprenant pas ce qui venait de lui arriver, le Jules affichait une mine interrogative en regardant de droite à gauche pour comprendre la raison de sa chute. Qui avait donc osé lui faire un croche-pied ? Etait-ce ça au moins qui l’avait fait chuter ? Il n’en savait rien, n’avait pas réagit que ce pouvait-être dû à sa chausse éventrée qui s’était prise dans un pavé un peu trop haut. Il en avait déjà oublier qu’il en avait perdu son gourdin tant il était secoué par ce qu’il venait de lui arriver. D’un coup, il se sentit relever avec force et sans ménagement. Il regarda l’auteur de cet exploit et se retrouva face à face avec son chef qui venait de prononcer des paroles incompréhensives pour sa petite cervelle imbibée de bibine. Il se gratta la tignasse comme pour trouver la traduction des mots dit et afficha un large sourire édenté en concluant que le chef s’inquiétait pour sa pauvre personne.

Nan nan *… hips…* rien d’casser *…hips…* chef….

Cherchant de nouveau le coupable de cette infamie, il recula, tourna sur lui-même à en perdre l’équilibre déjà précaire qui le maintenait debout, ne voyant pourtant que des murs suintants qui tanguaient quelque peu il ajouta d’une voix de plus en plus pâteuse.

L’est où ? t’l’as vu ? Si je l’trouve *…hips…*je l’saigne l’enfoiré !

Le couloir mal éclairé par les torches fumantes lui paraissait encore plus sombre, plus large, plus long. De combien de pas s’était-il écarté d’Heinrich ? De beaucoup à n’en pas douter puisqu’il ne parvenait plus à le voir ! Bah ! Il est parti l’chef ! Aussi bien qu’il soit pu là lui, j’va pouvoir m’soulager ! se dit-il dans un haussement des épaules et en avançant de quelques pas vers la masse sombre qui ne pouvait-être que le mur. Une main à la braguette, il sortit l’outil et vidangea longuement en poussant un soupir de bien-être. La tête baissée à ce qu’il faisait, prenant garde de ne pas se souiller, il ne se rendit bien sûr pas compte qu’il était en train de pisser sur les bottes du chef.

Pour sûr que c’était pas une lumière le Jules ! Pour ça aussi qu’il n’avait pas fait long feu dans l’Ost. A sa première et unique bataille, le coup de masse d’arme qu’il avait pris sur le carafon n’avait en rien arrangé son état d’esprit. Soldat de pied qu’il était. Le premier à partir au front. Il en était fier à ce temps, n’avait certainement pas compris que les premiers dans ces cas là n’étaient que de la chair à canon, la diversion pour affaiblir, du mieux qu’on pouvait, les lignes ennemies. Le peu de neurones qu’il lui restait lui faisaient regretter ces temps de gloire qui pourtant avait été pour lui éphémère. Mais entre deux verres de gniaule il restait persuadé qu’il avait été un soldat de qualité et qu’il n’avait rien à faire ici, à garder des débris puants et geignants.

--Bagerand




    De Narbonne à Toulon où quand un brigand se fait marin.


Se rendre au port de Narbonne ne lui avait pris que très peu de temps. Il resta un moment à l’abri des regards épiant les allées et venues des matelots chargeant les cales des bateaux en partances. Il lui faudrait savoir si l’un d’eux voguerait sur Toulon. Ce serait chose fort simple à découvrir et il ne se posait pas la question. Ce qu’il se demandait c’était la façon qu’il choisirait pour faire la traversée à moindre prix. Pas question pour Bagerand de débourser le moindre denier pour se rendre d’un point A à un point B. Jamais il n’avait du dépenser quoi que ce soit pour ses déplacements et il ne voyait pas pourquoi ça changerait du fait que le moyen de transport n’était pas cette fois un canasson.
Il quitta son coin d’observation, jugeant qu’il en avait assez vu, prit une allure non chalante et se dirigea sur la taverne faisant face au port. Il était certain que ce bouge était le rendez-vous des marins et qu’il apprendrait là ce qu’il avait besoin de savoir. Il s’arrêta dans l’embrasure de la porte le temps de s’habituer à la peine ombre de la pièce. Une odeur acide lui emplit les narines. Mélange de sueur, crasse et alcool frelatée remplaçait l’air salin de l’extérieur. La salle à cette heure était bondée de monde, des rires gras et paroles crues formaient un brouhaha joyeux pour qui avait coutume de fréquenter ce genre d’endroit. Un bouge comme un autre pour le ténébreux qui s’avança vers le font de la salle. Quelques catins grasses au sourire édenté passaient de l’un à l’autre dans l’espoir de gagner leurs pitances. Rien à voir avec les deux donzelles qu’il avait laissé un peu plus tôt dans un sommeil éternel. Des quartiers « propres » il se trouvait dans les bas fonds de Narbonne. L’une d’elle cependant l’accosta alors qu’il venait de prendre place à une table, dos au mur, face à la porte. Les deux mains sur le bord de la table branlante, lui cachant l’entrée en lui offrant une vue plongeante sur sa grosse paire de nibards elle lui dit d’une voix mielleuse en plantant ses yeux vitreux dans ses deux glaciers.


Pour 5 deniers j’te fais la totale beau brun….pour 3 d’plus la nuit complète… Chui sûre qu’t’as pas eut d’fille depuis des lustres et chui la meilleurs mon chou pour donner du plaisir…


Dégage la gueuse ! tu m’caches la vue... Vas m’chercher une bière et trouves toi un autre pigeon à qui tu r’fil’ras la chaude-pisse...

Espèce de sale couille molle ! j’vas t’la chercher ta bière et j’espère bien qu’tu t’étouff’ras avec ! Répliqua t-elle hautaine avant de filer vers le comptoir.

Si il n’avait pas eut à faire, il aurait pris le temps de lui faire ravaler sa langue à cette truie, il aurait joui à l’entendre hurler de trouille et de douleur sous les caresses épineuses qu’il se serait donné la peine de la couvrir. C’est à la pointe de sa dague qu’il l’aurait monté au septième ciel cette garce. Il la regarda froidement revenir avec la chope demandée, lui balança à la tête le prix de la boisson et empoignant l’étain pour boire oublia la donzelle pour se concentrer sur ce qui se disait à la table voisine. Ce n’était pas le moment de se laisser distraire par une gueuse poisseuse !


Si on trouve pas à remplacer le borgne
disait un des hommes attablé, On pourra pas partir pour Toulon avec la marée de ce soir. Les gars j’compte sur vous pour débaucher un matelot au plus vite. Vous savez que la cargaison doit être livrée dans 2 jours, 3 au plus tard.

Bin tiens... tu cherches un homme et moi un bateau.Se dit Bagerand en se tournant vers la table en question.


Vous avez besoin d’un matelot… je cherche justement un travail…

L’affaire fut donc faite et conclue devant une bière fade et c’est ainsi que notre homme se retrouva sur un rafiot en partance pour Toulon. Quoi de mieux ! ? ! Il allait gagner quelques écus et arriverait là où il comptait se rendre alors qu’il ne savait encore comment en arrivant au port narbonnais.

La traversé se déroula au mieux pour ce matelot déguisé, le travail qu’il devait fournir n’était pas des plus complexe et aucun sur le bateau n’eut le temps de s’apercevoir que de marin il n’avait rien. Il parvint au port deux jours et demi plus tard aida au déchargement afin de recevoir sa paie et se mit en quête de ce qu’il était venu faire dans cette ville. Il avait commencé par visiter la ville, écoutant sans en avoir l’air les conversations qui tournaient autour d’une certaine tour où l’on retenait des individus au passé chargé. Avec le peu qu’il parvint à savoir, il était pratiquement persuadé que le fou qu’il avait rencontré à Carcassonne des années au paravent et suivi jusque Valence à défaut de traîner ses guêtres ailleurs, faisait parti des invités privilégiés du bagne de Toulon. Il ne se demanda pas la façon dont son ancien patron s’était fait prendre, se dit juste que finalement, cet homme au sang froid n’était pas au dessus des autres puisqu’il était enfermé dans une geôle depuis ce qui semblait être des lustres.

Le lendemain de son arrivée dans la ville provençale, il prit le chemin qui allait le mener jusqu’à cette sombre demeure. Lieux isolé de la ville par un chemin escarpé où les autochtones évitaient de s’aventurer comme certains éviteraient la peste, assemblage de pierres pour former une impressionnante bâtisse aux allures fantomatiques où un tour lugubre trônait fièrement.

Enfuit sous une longue cape, il avisait les alentours, dépassant même l’imposante bâtisse, évitant l’unique chemin pour préférer la discrétion que lui procurait les arbres et bosquets environnant, Bagerand semblait être en pleine reconnaissance des lieux comme il aurait put le faire avant le braquage d’une joaillerie où autre boutique à richesse. Avisant un olivier centenaire, il se pendit à ses branches afin d’y grimper pour avoir une vue plongeante sur l’endroit.

Au-delà du donjon devenu bagne couronné de terres arides et brûlées par le soleil estival, des carrières de pierres où des forçats s’échinaient sous les coups de fouets de leurs gardiens. L’odeur de la mort régnait à vous en glacer le sang. Bien installé sur une haute branche, il avait l’intention de regarder sans être vu les allées et venues du bagne et des carrières afin d’y reconnaitre un visage qui le hantait depuis quelques temps. Il ne savait ce qu’il ferait, il voulait juste voir la déchéance de Lazard……



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--Alambicus


Le cul à l'air dans son bureau


L'ronfle aussi fort qu'un troupeau d'cornu ! C'est tout ce qu'on entend dans c'te pièce. Une bête. Un sifflement à rendre sourd un malentendant ! Dirlo d'prison... l'OST peut pas choisir pire. Il rêve de caille au cul bien ferme, de seins en pointe que palpe ses doigts grasouillés. Sa seul façon de se taper une donzelle, dans ses rêves ! Certains pourraient presque le prendre en pitié le bougre, pourtant, si tout le monde savait qu'elle espèce d'ordure il est. S'il pense pouvoir roupiller ici peinard c' fait des illusions le gros cul !

La porte du bureau malodorant s'ouvre doucement. Seul les gonds produisent un léger bruit du à la rouille qui attaque les gonds. Une ombre se dessine progressivement sur le sol. Rien à voir avec le taulier ou un quelconque gardien psycho de c'te taule. Paraît immense. Svelte pour changer en ce qui concerne le plancher qui va plus se sentir sous le poids quasi inexistant de celui qui pénètre dans la pièce.

Un éclat, une lueur au fond des yeux prouvant qu'y a de la vie dans c'te chose noire. Préoccupante... malsaine. Une odeur de mort qui flotte dans l'air. L'dirlo est trop saoul pour l'voir, l'sentir ou juste l'calculer. L'mystère pénètre dans la pièce à pas feutré. Seuls quelques planches trahissent sa présence, pas assez pour notre imbibé d'service, devrait pourtant le sentir... pauvre de lui. La température semble avoir baisée au seul faite de sa présence. Un être maléfique comme il y en a peu... quoique si on compare avec l'autre timbré.... difficile à dire, pourrait être frère presque. Si l'pochtron était pas imbibé l'aurait reconnu le silencieux qui s'approche, son air macabre, décidé et vindicatif. Il en faut pour payer sa troupe à torturer un prisonnier. Comme s'il voulait se venger, quand même deux ans !! Faut lui en vouloir.

Mise à part ce sifflement de porc, rien ne se faisait entendre dans la pièce. Même les hurlements de détenus ne parvenaient pas à lui, encore heureux, avait déjà bien assez de mal à s'endormir c'te créature là.

L'se rapproche de la barrique de vin. Un éclat argenté glisse le long de son cou, tenter de réveiller moby dyck de son état. Une main blafarde se laisse entrevoir pour ceux qui ne sont pas. Lui tire l'peu de cheveu qu'il a vers l'arrière offrant à son arme le luxe de trancher dans l'vif !

Une entaille, un éclat vermeille, un gargouillis animal, mais pas de mort, bien que l'envie doit pas lui manquer.

L'grazouillé se réveille en ouvrant grand les yeux, gesticulant, titubant sans rien comprendre à ce qui se passe. Tel un animal apeuré l'tente de se sauver avant de comprendre, trop tard, il est fait comme un rat, trop c** pour s'en apercevoir. L'alcool dans son sang se glace. Ses yeux déjà équarquillés quand il comprend qui il a devant lui.


c'est lui!!! Le putain de timbré qui paye pour le séjour quatre étoiles !

Il mets du temps le pourceau à comprendre ce qu'il lui arrive, l'facheuse posture dans laquel il se trouve.
--Death


En route vers le roquet.

Le bruit du galop rompait le silence de la nuit. S'était à bride abattue qu'il traversait les bois sans se soucier de quiconque, tel un damné poursuivit par son père en personne. Toute la faune nocturne l'entourait. Une sensation bien plus étrange que d'accoutumée. Ce sentir observé de ses moindres faits et gestes. Jamais, foi d'apollon, il n'avait ressenti cela en lui, à part l'orgasme, il ne connaissait aucune sensation plus forte que celle que son bide était en train de lui faire ressentir.

Il avait traversé marécage grouillant de saloperie, de moustique aussi gros que sa b.... Il n'avait qu'une idée en tête, le retrouver. Pourquoi? Va savoir... Une fois qu'il se sera aperçu que l'on s'était foutu de sa gueule, il en rira à gorge déployé, pourra se taper une catin, oublier toute cette connerie autour de cette sorcière au cheveux de serpent. C'était qu'elle l'avait fait flipper la garce !

L'était parti comme un beau diable, sans rien prendre avec lui à part ses effets personnels, c'était vrai qu'un Dieu se nourrissait pas comme un paysan, mais quand même, vu le voyage qu'il allait faire, sans savoir pourquoi d'ailleurs! Un besoin viscérale qui lui avait ordonné de partir sur le champ retrouver le roquet à grande gueule, Lazard... Se demande toujours pourquoi. Mais au fond de lui même...

Le coeur avait ses raisons que la raison ignorait ! Cela donnerait plutôt l'empoissonnement avait ses raisons que la logique ignorait. Pourquoi ce sentiment de mission au fond de lui, tel une marionnette que l'on dressait face à ces personnes, il était maître de son destin depuis des années, c'était pas maintenant que ça allait changer, bordel !!

Les pensées du Dieu furent interrompu par un claquement sec qui se mêla au bruit des créatures de la nuit. La rosse qui lui servait de monture venait de s'écrouler au sol avec l'Appolon en siège. Un juron profané le plus fort qu'il pouvait envers cet animal stupide qu'il ne lui arrivait même pas à la cheville !! La bête tomba de tout son long dans la boue. A cause de la fatigue peut être ou d'un je ne sais quoi qui devait traîner sur le sentier. La bestiole s'étala, Death sentit la lourdeur de son destrier sur sa jambe. Heureusement le stupide animal ne mit pas longtemps à se relever, sans son cavalier, bien évidemment !!


Insignifiant animal, tu va finir à la boucherie !! Servira à quelque chose au moins !!!

Saloperie de bestiole, je te changerais en lapin si je le pouvais mogrea t il envers la sale bête !

La carne semblait avoir ressentit son mécontentement, s'en allant sans cavalier plus loin dans la forêt.


STUPIDE ANIMALLL TU VAS JAMAIS SURVIVRE SANS MOIIIII !!!

Le bestiaux paraissait plus à une mule au vu de son caractère. Têtu comme un âne bâté qu'il était le canasson ! Le voyant qui lui montrait sa croupe tout en s'éloignant au galop.

Mise à part toute cette déveine qui lui tombait dessus, c'était après quelques minutes qu'il se rendit compte du danger de la situation. Un gémissant d'une meute de loup lui parvint à ses oreilles aguerrits. Sûrement pour qu'il prenne mieux conscience de la situation dans laquelle il se trouvait. Des bruissements tout autour de lui, une odeur de chacal lui parvint à ses narines délicates et au combien merveilleuse.

Il n'était pas seul dans ce bois...

Il n'entendait plus les sabots de la carne. Ne subsistait que des bruissements sourds au niveau de ces buissons qui se tenaient non loin de lui. Il n'aurait jamais voulu se rendre à l'évidence du risque qu'il courrait. La lune était pleine, cela pourra lui servir. Les battements de son coeur semblait s'emballer. Son arc était déployé, sortant avec silence une de ses flèches qui d'après la légende ne ratait jamais leur cible. Du moins... la plupart du temps... Il était impatient de montrer au monde nocturne ses talents.

Le fils de Dieu fit plusieurs tours circulaires sur lui même afin de couvrir le plus possible de terrain. La forêt semblait plus qu'hostile à son petit séjour forcé. Les bruissements semblaient se déplacer tout autour de lui. Les créatures de la nuits ne semblaient pas apprécier sa présence. Pourquoi était il si pressé d'ailleurs? Alors qu'il serait si bien dans une couche de damoiselle impuissante, qui hurlerait son nom dans un cri de jouissance qu'elle n'aurait jamais connue mise à part SA participation auX ébatS étalonesqueS du Dieu vivant !

Il se trouvait en bien mauvaise compagnie, mais cela n'était pas une première fois. Se calmer. Respirer lentement. Arc bander comme.... flèche transperçante en place prête à pourfendre n'importe quelle monstre de la créature sans nom.

Son instinct lui dictait le danger. Tout autour.

Un silence de mort vint le rejoindre. Le bruissement des herbes pour simple compagnon. Avec cette solide pensée qu'il n'était pas seul. Cette odeur. Cette chaleur tout autour de lui. De très mauvaise augure tout cela. Ses yeux bleus océans tentaient de pénétrer les ténèbres avec difficultés. Une goutte de sueur perlait sur son front alors qu'il tentait de débusquer la bête du malin venue ici pour lui ôter la vie. Lui une création divine ! Comment son père pouvait laisser faire !

Son égocentrisme, sa vision de lui même le réconfortait au fur et à mesure. C'est avec un rictus satisfait qu'il poussa un cri sauvage, barbare, au charisme bestiale !!

La bête tapis semblait se fondre sur lui dans un nuage rapide d'ombre tintée de mystère. Il n'en fallut pas plus au meilleur archer des royaumes pour décocher une flèche sur le monstre toutes babines retroussées, écumante qui se fondait sur lui. La bête avait tout le temps de lui mettre un coup de griffe sur son épaule. La chaleur de la plaie lui fit prendre ses jambes à son cou. Ne cherchant pas à savoir se qu'il y avait devant lui, le nombre semblait assez impressionnant.

La course effrénée pour la vie alors qu'il sentait le pas léger de ses assaillants sur les branches mortes, des bêtes assoiffées de sang lui couraient après. Il n'avait aucune idée s'il s'agisait de la créature sans nom elle même qui venait kidnapper le fils d'Aristote lui même.

Un arbre décharné ! Voila la position idéale !! C'est avec toute la grâce de sa personne qu'il monta au dessus de ce perchoir à archer. Supportant tant bien que mal les grondements, glapissements et mâchoires qui se refermaient derrière lui tentant de se saisir du plus beau morceau...



--Adhes


Au dehors, près du bagne.

Il y a si longtemps... cela nous rendrait presque nostalgique, lieutenant...

Il y a cinq ans...

J'entends encore le bruit des sabots tout autour de moi. La vue de mes compadres qui m'accompagnent. J'en frissonne encore à cette idée folle que j'ai eu à l'époque afin d'en finir avec le Rey d'Espagne. Nous caressions l'espoir, le rêve, le souhait de devenir les plus riches de tout l'empire Espagnole, afin d'étendre nos forces au delà des terres du soleil latin Le plan était loin d'être facile, beaucoup de mis amigos sont mort pour l'avoir ne seraient que tenté. Nous étions un groupe de bandidos dans nos régions, avec une ambition débordante pour ma part ! Mes entrailles rêvaient de grandeur, de victoire sur le pouvoir monarchique de tous ces Seigneurs qui nous affamaient. Beaucoup de nos familias sont morte maintenant... Nous avions décidé que cela cesse une bonne fois pour toute ! Assez du gagne petit, nous voulions plus !

Ça a été, notre première erreur.

Je m'y revois encore devant les herses du Castel del Rey. Observant la vie au travers de ces frontières infranchissables. Mais un jour, tout cela ne sera plus, me disais je à l'époque. Insouciant comme diraient certains du risque que nous allions courir, mais cela en valait la peine du moins on le pensait. Nous étions une dizaine de ladrons à vouloir en découdre avec la garde royale et ses trésoros... qu'elle folie pouvait bien nous habiter en ce temps là ? Nous étions loin de nous douter du danger réel qui nous guettait, peut être l'appât du gain qui nous avait rendu aveugle à tel point que nous surestimions nos forces.

J'avais pourtant fait mon travail de recherche avec soin. Se dit il, en regardant le sombre et froid édifice qui se tient devant lui. Un sourire satisfait se dessine derrière une bure sombre qui recouvre son visage. Il a bien changé depuis cette époque. L'insouciance avait fait place à la haine au plus profond de ses entrailles. Le responsable est en train de payer depuis quelques années déjà. Mais cela ne suffit pas... pas encore...

Il se retrouvait à expliquer son plan à ses hermanos. Fidèles amis sincères; parmi eux... une personne chère à son coeur... il en verserait des larmes s'il ne l'avait pas déjà fait à l'époque. Ils ont tous acclamé son idée avec joie. Nous sommes partis vers le lieu de notre larcin... Une fois la machine lancée, ils se retrouvèrent rapidement dans l'enceinte du château, les gardiens des portes n'étaient pas les meilleurs du royaume, juste de quoi distraire un brigand de seconde zone. Le plus ardu de la tache allait leur tomber dessus à peine entrée au Castel.

Sa main tremble en repensant à ce moment... la salive a du mal à traverser sa gorge...

Des chevaliers étincelants, couverts d'or de la tête au pied, leurs rapières fendaient l'air d'un geste précis et déterminées, une grâce inégalable devant toutes autres armes de ce genre. Chargeant tous contre eux. Ils étaient menées d'une main de maître sans aucun doute possible. Un jeune lieutenant qui avait semble t'il fait ses preuves dans l'armée hispanique. A cette époque, il ne le connaissait pas, peut être aurait il du mieux se renseigner...

L'erreur coûta cher en vie humaine ! La quasi totalité des ladrons ont été soufflé par une tornade d'or maculée de sang accompagnée de tintement métallique. Ses yeux s'écarquillèrent, alors qu'il aperçu l'impensable devant lui !!

Il hurla son nom si fort qu'il résonne encore dans les entrailles du château. Elle vient de tomber devant lui, d'importante blessure au corps. Il se précipite sur elle pour tenter de la mettre à l'abri mais en vain. Ses derniers mots sont gravés au plus profond de lui.
Je t'aime... après avoir crachée un filet de sang pour enfin mourir... le reste des survivants fut poursuivis, traqués telles des bêtes dans les forêts avoisinantes. Il n'a put enterrer sa belle... elle fut empalé devant le pont du château. La sauver n'aurait été que folie...

Il perdu la raison durant plusieurs jours, à errer dans les bois avant de savoir quoi faire. La douleur, le mal indescriptible en lui, ce déchirement qui lui arrachait le coeur ! Qui ne le laissait dormir. Tout ce qui croisa son chemin fut tué dans d'atroce souffrance afin de tenter d'oublier, mais rien ne pouvait enlever son visage devant ses yeux... rien ne pourra remplacer...

Une nuit pourtant, un fait établie parvint à notre homme. Cela semblait tellement facile, coulant de source. La vengeance. Tuer ce Lieutenant d'opérette !! Il ne pouvait se charger de retrouver qu'il était, il dut confier cette tâche à un de ses derniers proches. Il ne mit pas longtemps à trouver qui était le maître de ses chiens d'or.


Il se nomme...

De nos jours, devant le bagne

La main de son ami se pose sur son épaule en murmurant en dialecte.

Vamos !! Es tiempo.

Un signe de tête silencieux pour acquiescer suffit amplement en guise de réponse aux ombres qui le précèdent. Le bâtiment semble relativement calme, du moins... en apparence. Il sait les atrocités qui sont subit en son sein. Ce n'est pas pour rien qu'il tient à ce que l'on garde en vie cet énergumène. Il sourit en pensant à cette idée, tout le mal qu'il lui a fait lui et ses proches est justifié aux centuples même ! Le petit groupe se déplace devant le poste de garde que tient un gardien à l'air benêt, plus stupide qu'un âne semble t'il. Il n'a rien d 'autre à faire que picoler à longueur de journée. Si il avait un coeur, il en aurait pitié, mais plus maintenant, hélas pour lui.

Un grommellement à l'intérieur du poste se fit entendre.


Ah c'est vous, z'avez emmené d'la famille c'te fois ? !! Entrez messire, vous connaissez le chemin dit il en hoquetant à chaque syllabe. Il ne chercha pas plus loin, ne sachant s'il voyait double ou non.

Quelques pièces d'or lui furent jetés avec mépris devant lui. Se jetant à terre en remerciant dieu sait qui dans un étrange dialecte qu'il a du mal à comprendre. On aurait dit un pourceau dans sa fange. Pathétique pense le petit groupe qui se dirige vers la cour après avoir ouvert la porte métallique. Le bruit rouillé de la herse fit réagir les molosses qui heureusement pour eux se trouvent encore dans leurs cages.

Mas rapido, no quiro morrir... souffle une voix tintée de peur derrière lui. L'ambiance ne semble pas très chaleureuse, quoi de plus normal pour une prison. Ses compagneros ne sont pas autant habitués que lui. Cela fait plusieurs années qu'il veuille à la survie de la charogne qui se trouve en ces lieux. Les voici devant la grande porte d'accès au bagne, imposant bois de chênes. Son regard se dirige vers les hauteurs de la bâtisse pour apercevoir une lanterne vacillante dans une pièce. Il peut sentir une douce brise sur sa peau portant des effluves pour le moins... incommodante. un dernier coup d'oeil discret derrière lui, afin que les gardes n'aperçoivent sa trop grande curiosité. Un hochement de tête vers les ombres avant de s'engouffrer dans l'embrasure de la porte épaisse qu'il vient d'ouvrir.

Des cris se font entendre en écho sur la pierre suintante, odeur de sueur, de mal, mais aussi de sang. Cette odeur métallique à la fragrance si particulière.
--Ate



[Quelque part dans les bois]

La nuit était tombée, ralentissant sa progression qui devenait plus difficile au fur et à mesure qu’elle pénétrait dans les bois, mais pas d’autre choix que d’avancer pour Até .
Quelques lieus seulement devaient la séparer de ses poursuivants.


Les pourceaux !

Mais elle ne leur donnerait pas le plaisir de tomber entre leurs mains ; jamais il ne trouveront le magot sans elle.

Une idée brillante du chef ! Un joli coup ! sans bavures, quelques gardes ensommeillés dont on avait forcé à tout jamais le sommeil et un joli pactole à la clef.

Si cette sale garce, furieuse d’avoir perdu sa place de favorite du chef, n’avait pas eu la langue si bien pendue, jamais cette bande de jeunes loups n’aurait fait une descente surprise dans leur planque.


Mais qu’avait t’ils cru ces chiens ? qu’ils étaient assez stupides pour garder le magot ici ?
Bien qu’ils se soient défendus comme de beaux diables, la bande à Levéreux avait eu l’avantage du nombre et de la surprise et leurs hommes étaient tombés les uns après les autres .

Quand Marcus s’écroula à son tour, le corps transpercé de lames, elle comprit que la partie était perdue et elle ne dut son salut qu’à sa petite silhouette et sa propension à se faufiler tel un serpent.

Mais elle reviendrait se venger et un par un , une à une , elle leur arracherait les dents qu’ils avaient eu trop longues. Quant à la putain , quand elle en aurait fini avec elle, elle la supplierait de l’achever.

Elle le devait à Marcus , le chef ! … Marcus….son amant, le seul homme qu’elle ait jamais aimé. Oh ! pas de ses amours mièvres où l’on se susurre des mots mielleux non !
Entre eux, nulle promesse mais des étreintes torrides, violentes, passion fougueuse et dévastatrice, d’aucun diront bestiales mais après tout, elle que l’on surnommait La Vipère ne devenait t’elle pas couleuvre entre ses bras ?
Lui même ne prenait t'il pas les traits d'un fauve quand il la possédait de toute sa puissance de mâle ?

Ses traits s’étaient figés, son regard, si il en était possible encore, s’était fait plus sombre .
La haine et la soif de vengeance la dévorait.
Douces pensées que ces images de sang et de mort qui l’accompagnaient dans sa fuite vers Toulon…


[La rencontre]

Une branche épineuse vient de lui fouetter violemment le visage.
La surprise lui arrache un juron , mais pas le temps de s’appesantir.
Au loin, des grognements lui font écho.


Des loups ?

Elle s’approche lentement , à couvert, le corps épousant celui du cheval, facilitant ainsi la traversée de la végétation encore assez dense en cette saison
Prudence et tactique sont sa force . Sa taille menue lui refusant un corps un corps qui n’en serait que fatal, elle est de celles qui fondent sur leur proie sans que celle ci ne s’y attende, tueuse de l’ombre, elle excelle dans l’art du poison.
Pas pour rien qu’on l’appelle la vipère. Sournoise ? oui et fière de l’être. Tous ces bâtards qu’elle a éliminés ne méritaient pas de vivre, des faibles ! Elle exècre la faiblesse . La mémoire de leur vie insipide se résumant à présent à une petite marque au couteau sur sa ceinture. D’ailleurs, il va falloir lui songer à en acheter une autre.


On y est !
Caresse fugace sur l’encolure de la bête qui s’agite.

Là… Tout doux

La scène qui se déroule sous ses yeux lui paraît, au premier abord , jouissive.
Un homme acculé sur un arbre, tenu en respect par quelques loups. Si Marcus avait vu cela, pour sur qu’ils auraient engagé un pari, laissant le destin ou le diable faire leur boulot.

Elle y regarde à deux fois, scrutant la pénombre


Tiens ! tiens ! Qui voilà, mais c’est l’ apollon, ! du moins, c’est ainsi qu’il se plaisait à se définir.
Faut dire qu’il était pas mal bâti le bougre. Si seulement il en avait eu autant dans la tête que dans les braies…

Une vieille connaissance, du temps où ils débutaient tous deux dans le métier. Ils avaient fait quelques affaires juteuses ensemble et puis du jour au lendemain, on ne l’avait plus vu dans les parages. Elle l’avait même pensé mort , bouffé par une saloperie que lui aurait refilée une de ces gueuses qu’il culbutait à longueur de journée.

Le Dieu n’était pas au mieux de sa forme apparemment, elle en aurait presque ri de la situation ridicule dans laquelle il se trouvait.
Les loups n’attaquaient l’homme qui si ils se sentaient menacés. Avait t’il voulu s’offrir une louve pour déclencher ainsi leur colère ?
sourire ironique à cette pensée.

Toujours à distance raisonnable, lentement, elle bande son arc et règle sa visée sur le chef de meute, signalant alors sa présence.


Besoin d’une femme pour sauver tes miches joli merle ?
--Rand_le_traqueur.


Contre son arbre

Combien de temps, combien de jours s’était il passé à observer les vas et viens ?

Le frocard qui vient tout les jours quand le soleil passe derrière le bâtiment, ou alors au matin. Souvent il s’était demandé pourquoi ! Et avait imaginé que la nuit devait être propice a beaucoup d’activité, de règlement de compte, et de mort au matin. Mais jamais de charrette ne sortait, que devenait les corps, les enterraient-il dans l’enceinte de la forteresse ? Où le plus simplement du monde les jetaient-ils par les ouvertures de certaines parois pour le dernier bain !


Les gardes qui sortent de la forteresse pour se rendre au village, et sûrement y prendre du bon temps, revenir ivre, les bourses vides, aussi bien celles de leurs poches que celle dans leurs braies. Il arrive même à entendre les plus vantards raconter leurs exploits avec la gueuze de la soirée, l’ayant fait crier de plaisir, même hurler … que jamais elle n’avait connu tel orgasme ! Sont-ils si simplets… Oh pour sur que Rand n’est pas des plus experts, mais il avait vite compris le jeu des frangines, laisser l’autre prendre son pied, se répandre au plus vite, et qu’il se barre surtout, tout en lui faisant croire qu’il est l’amant rêvé… empocher les écus, et passer au client suivant surtout !

Pour finir par les livraisons qui elles se passent tous les deux ou trois jours. Des charrettes remplies de sacs de formes diverses et de tonneau, victuailles conservées dans le saumure, ou alors des fûts de bières pour imbiber les matons ? Il ne savait pas, mais cela lui paraissait la meilleure solution, car devant le tombereau tiré par un âne, les portes s’ouvraient sans aucune vérification ni surveillance !

Il réfléchit alors au meilleur plan pour entrer dans cette forteresse, et les livraisons lui parurent le meilleur plan ! Faut dire qu’en voyant sa dégaine ! Il lui aurait été difficile de se faire passer pour un geôlier, ou un cerbère, il serait plus facile pour lui de se planquer dans la chariote de livraison ! Plus il échafaudait son plan, plus dans sa tête cette petite voix raisonnait : et que feras-tu quand il sera face à toi ? Le tueras-tu ? L’imploreras-tu de te laisser la vie sauve ? Pfff tu n’arrives toujours pas à te décider ! Vas-y réfléchis encore, et tu verras le remerciement que tu auras ! De ta dague il s’emparera et partira, te laissant mort à sa place ! Alors tu auras tout gagné !

Son visage se crispait, il essayait de fuir ses pensées, se parlant à lui-même,

Le moment venu je saurai quoi faire !

Le fait d’être seul depuis si longtemps, lui avait fait développer cette facilité à faire la conversation, se parlant à lui-même ou parlant à la nature, aux oiseaux, mais pour l’heure la décision était prise, il devait entrer dans cette forteresse, et ce avant que les grands froids ne se pointent.

Décision prise, attendre la prochaine livraison, et suivre le marchand. Se relever, tirer son dos bien vermoulu, s’étendre comme un félin, ramasser toutes traces de son passage, et de sa botte lisser le sol. Enfouir tout dans son sac, et reprendre le plus discrètement possible le chemin vers le village. Au loin entendre des loups… et des bruits de roues sur les pavés.


Au village,

Se faufiler d’arbre en arbre pour suivre le camelot et sa chariote. Sa finesse lui permettait de se déplacer dans un silence presque parfais. Le chemin qu’empruntait la charrette était très peu fréquenté, ce qui en soit lui paraissait normal, point d’exécution à la forteresse, donc point de divertissement, donc pas lieu de s’y rendre pour les villageois.

Un bon moment qu’il marche, courre même, suivre et plus difficile car dans le village plus de fréquentation, de mouvement, mais pas le choix, il doit suivre ce vendeur, aussi capuche bien rabaissé, cape refermée, il suit…
--Death


Comme un oiseau perché


Il dominait la situation comme il en avait l'habitude. C'est pas quelques bêtes poilus qui allaient le mettre en déroute du but qu'il? Elle? S'était fixé, rejoindre Toulon au plus vite afin de savoir une bonne fois pour toute si elle avait raison. Valait mieux pas qu'il se pose trop de question sur le pourquoi du comment à vrai dire. Lui, un mâle de premier choix, qui ne se laisse jamais dicter sa condition se fait mener par le bout du nez par un je ne sais trop quoi...

Ses pensées furent vite stoppées par le saut d'une bête fauve qui semblait bien décidé à se tailler la part du lion. Un coup de talon sur sa gueule histoire de lui montrer qui est le maître sur cet arbre ne sera pas de trop il faut croire ! C'est avec un sourire satisfait qu'il regardait le pelage sombre tomber sur le sol en poussant un grognement plaintif.

La forêt entière semblait s'être donnée rendez vous tout autour de lui ! C'était pas tous les jours qu'un tel être de pureté, de beauté et d'intelligence, pointait le bout de son nez dans leur territoire pour sur. Il se trouvait devant des fans en furies qui ne pouvaient passer à coté de son charme bestial. Cette pensée l'amusa au plus au point, riant, se confortant qu'il en finira tôt ou tard avec les fils de la créature sans nom !

Aurait il seulement assez de flèche?

Ce fut à ce moment qu'une voix se fit entendre dans les méandres obscures de la forêt. Un timbre qu'il n'avait pas reconnu de suite, il faut dire, son audition avait du être malmené par tous les cris d'extases de toutes les femmes qui ont croisées sa toute puissance ces derniers jours. Mais son regard perçant aux yeux bleus aperçut vaguement une silhouette familière qui semblait mettre en joug un loup de la meute. Etait elle une de ses égéries en manque d'affection qui venait pour le sauver de sa position ? Bien que sur de s'en sortir, il ne fallait jamais couper l'élan d'une femelle en chaleur ! Peut être avait elle du charme sous ce vêtement qui cachait ses atouts d'esclaves sexuelles à son dieu...

Elle semblait pas mesurer l'importance de ses propos la petite sur son cheval. Il la reluquait comme son père jugerait sa création. Les loups ne semblaient pas porter plus d'attention que cela, une chimère de la forêt, encore une de ses sorcières ventripotentes psalmodiant incantation et autres fadaises qui mettaient hors de lui son propre géniteur. La femme dans sa bure ne lui inspirait guère confiance à vrai dire. Il avait fait les frais de l'originalité de certaine ces derniers jours.

Un regard éclatant sur les monstres puis sur ce qui semblait au loin à une femme. Il n'avait besoin de personne !! Il était L'Appolon des royaumes !! Le Dieu de ses dames !! Le fils d'Aristote lui même que venait elle donc faire ici cette harpie ?! Lui voler son Ame ?!!


Jamais !!! hurla t'il dans le néant.

Le bruit tout autour de lui était assourdissant. Il dut prendre sur lui même avant de pouvoir distinguer le blanc de ses yeux... Il pensait déjà la voir morte dans la seconde. C'est à ce moment que sa vue se troubla ...léger tremblement qu'il tenta de corriger... tant... bien... que mal...


...death...

En un éclair une flèche fut décoché vers la sorcière. La pointe vint s'encastrer avec force sur l'arbre à coté de la donzelle, quelques centimètres seulement...

Ne crois pas t'en tirer comme ça espèce de garce !!!!

A nouveau cet éclaire qui vint traverser son cerveau... équilibre... précaire.... audition qui se trouble... sen... sation... engourdissement...

Son arc tombe au sol avant que son corps inerte ne le rejoigne... tel un amant sans vie qui plonge dans les méandres du sommeil. Remplaçant le matelas par un sol spongieux et humide laissant perplexe la meute qui semblaient montrer un instant d'hésitation avant de se jeter sur sa proie sans défense.

La douleur ne le transperce en rien. Il semble flotter entre deux mondes. Serait il déjà mort? Une voix pourtant résonne dans sa tête. Celle la même qui portait des serpents en guise de cheveux. Il en aurait presque peur...



--Ate


Regard toujours concentré sur sa proie, bras tendus qui ne faiblissent pas.
Geste suspendu , à l’image d’une statue grecque; elle attend.

Seul le puissant vent du Nord, qui s’est levé à présent , trahit cette immobilité et fait claquer les pans de sa cape en s’engouffrant sous ses plis, léchant au passage , sa peau, de sa morsure glaciale.

Elle s’apprête à ôter une vie, en l’occurrence celle d’une bête, mais elle aurait tenu dans sa visée l’homme sur son arbre qu’elle n’aurait tressailli davantage.
Quelques secondes seulement s’écoulent avant que la situation qu’elle pensait avoir bien en mains ne lui échappe

Jamais !
Le mot claque dans la pénombre, comme des prémices de menace, aussitôt suivi du sifflement d’une flèche qui vient lui effleurer les oreilles.
Sa vigilance s’était relâchée de ce côté de la scène qui se déroulait devant ses yeux.
Comment se douter ?

Montée subite et intense de peur, provoquée par la conscience fugace du danger, non désagréable au demeurant que la sensation de son sang qui se glace l’espace d’un instant faisant monter des sueurs froides….celle des battements de son cœur qui se figent, sentiment inexplicable que cette fascination du danger ; aimer avoir peur ! voilà qui prêterait nombre sujet à thèse des plus éminents scientifiques.

Poursuivant sa course folle, la pointe se fiche dans l’écorce de l’arbre, la faisant voler en éclats.
Ce n’était pas encore son heure, sans doute!

Elle aurait pu s’attendre à ce que sa présence soit détectée par la meute surexcitée ; mais ça !!!

Elle a frôlé la mort, mais ce n’est pas la première fois.
A toi le sans nom ! qu’attends tu de moi pour ainsi m’accorder ta protection ?
D’un mouvement de tête elle chasse questions et tourments qui l’habitent.

La nuit qui tombe, enveloppe inexorablement de son voile impénétrable toute forme vivante dans son champ de vision, pourtant, elle décèle dans la pénombre grandissante, du mouvement.
Plus qu’elle ne voit, elle devine.
Forme diffuse d’un corps humain qui tombe lourdement sur le sol. Celui là même qui refusant son offre d’aide, s’est retourné, l’ingrat ! contre sa seule chance de survie.

Trop fier, trop imbu de sa personne. Sombre fou !
La colère fait vite place au soulagement d’être encore en vie. Son bras armé s’abaisse.

Après tout, qu’il crève !

Les loups, eux , ne lui accordent aucun répit. Bien que peureux, ses années d’errance en forêt l’ayant vérifié, Ils titillent de leurs crocs, plus qu’ils ne s’acharnent sur les corps inertes, à grands renforts de grognements qui n’impressionnent que l’espèce animale vulnérable, environnante.
Etrange ballet que celui, répétitif, de la bête qui s’avance gueule ouverte, mordille et recule
La carne humaine leur est indigeste. Ils mettront juste de longues minutes à le lacérer à coup de crocs hasardeux, jusqu’à ce que le sang de leur proie vienne suffisamment gonfler la terre nourricière leur donnant l’assurance d’écarter la menace pesant sur leur espèce.

Campée sur sa monture, elle se fait spectatrice , s’imaginant le Dieu perdre, à chaque charge un peu plus de sa vigueur, de sa virilité. Finalement les femmes ne lui auront pas été fatales ni salvatrices comme son destin le prévoyait.
Mort peu glorieuse, mais ! il l’a cherché !
……..

Allons, pas le temps de s’attarder. Il lui faut trouver un endroit sur pour la nuit.
Les chiens , derrière elles ne tarderont pas à la rattraper.
Elle frissonne ! le froid et la faim la tenaillent.
Un petit claquement de la langue appuyé d’une pression sur les rennes et sa monture fait docilement un quart de tour pour s’avancer plus avant dans les sous bois.

Oui il l’a cherché grommelle t’elle entre ses dents, en détournant le regard.
Il a voulu te tuer ! lui souffle sa voix noire
Il ne t’a pas reconnue lui souffle une autre voix
Il n’a pas plus de jugeote qu’un bœuf en rut
Il peut t’être utile , il est fou , mais fort.

Voilà qu’elle hésite maintenant. Ces voix dans sa tête se heurtent.
et elle prend en plein visage ce sentiment de puissance qu’elle détient à cet instant.
Si elle passe son chemin, il mourra, si elle intervient, elle lui sauve sa médiocre vie mais surtout, il sera à jamais sa débitrice.

Agréable perspective en soi mais que faire d’un illuminé tel que lui….
Réfléchis Até ! il peut être précieux ! un bras de plus ne sera pas de trop pour échapper aux griffes de Levéreux.

La raison l’emportant sur l’indifférence, elle fait volte face, animée soudain d’une rage destructrice.

Détruisez la tête et le corps ne sera plus se plaisait à dire Marcus.
Une première flèche terrasse le chef de meute qui s’écroule dans un faible gémissement, gueule ouverte , prête à se refermer une énième fois sur ce qui ne sont plus que des lambeaux de bottes.
S’en suit une hésitation dans le groupe, suivie d’une débandade qu’elle alimente de jets in interrompus , tandis que depuis sa monture, lancée au grand galop, elle hurle sa détermination.

Son cri résonne longuement dans les bois , se mêlant aux grognements de moins en moins affirmés des bêtes déroutées.
Combien en a t’elle touché ? un deux peut être, elle ne sait, mais sa mise en scène a suffi à les faire renoncer et les survivants s’éparpillent en disparaissant dans les sous bois.

Un silence pesant s’installe alors., oppressant presque pour Até qui , le souffle court, met enfin pied à terre.
Son arc pendant au bout de son bras, elle s’approche du corps ensanglantée qui git sur le sol.

Comme il semble vulnérable à cet instant le Dieu!
Ses habits sont en lambeaux, sa longue chevelure aux mêches entremélées est poisseuse du sang qui s'écoule des multiples estafilades qui couvrent son corps.
Yeux clos sur un visage paisible, il lui semble presque beau ainsi.

Et enfin, il est sa merci! après tout, il a tenté de la tuer.
Il lui suffirait d'un léger coup de dague là! juste sur les veines saillantes du cou pour qu'à jamais, la légende de l'appolon soit immortelle.
Sans doute aimerait t'il cela.....

Mais elle a besoin de lui.

Après s’être assurée qu'il respire d’un souffle régulier, sans ménagement, elle le talonne du bout de sa botte, insensible à ses blessures .
Elle lui a sauvé la vie, c’est déjà beaucoup,
va pas en plus lui servir de nourrice, va s’en remettre, c’est sur.

HEY, C EST FINI ! REMUE TES FESSES

Arrgh ! vais pas me coltiner le feu en plus…
--Death


Quelque part dans ses rêves

Il se réveille en sueur sur l'édredon doux d'une chambre quelconque. Une impression de déjà vu alors que son regard se pose sur la pièce qui l'entoure. Flammes de chandelles qui dansent dans un ballet envoûtant. Cette sensation d'air pesant, chargé d'un je ne sais quoi qui semble plus apaisant qu'oppressant. Un léger voile de soie flotte autour du lit dans lequel il vient de se réveiller, masquant de façon la plus bandante ses fesses qu'elle lui agite nonchalamment sous le nez... Il a l'impression d'avoir fait un mauvais rêve.

Le bruit des draps semblent amplifié, ses mouvements pénibles, comme si l'apesanteur se trouvait de plus en plus lourd dans la pièce. Bourdonnement à lui éclater les tympans. Ils ont du faire une fête de tous les diables, sinon, comment expliquer son état?!

Il se lève, titube, d'un pas las, pesant, se dirigeant vers la terrasse, encore cette sensation de déjà vécu... Un bref éclair dans son cerveau supérieur lui rappelant l'odeur des marais, du sang, d'animaux sauvage et... quoi? Ses questions disparaissent aussi vite qu'elles sont venues !

Elle est là ! Devant lui, à moitié nu, déjà un braquemart à assommer un géant. Il se dirige avec un sourire séducteur comme il en a l'habitude... après tout, ce n'était qu'un rêve. Il se pose devant elle, lui sourit. La bête a envie de sa proie. L'horizon est teinté de note orangé alors que le soleil se lève.

La garce ne semble pas à son aise, un regard hypnotisant, gênant. Sa respiration devient oppressante au fur et à mesure que le mal être se poursuit. Le ciel vient de se colorer de sang. La belle se transforme en monstre aux cheveux de serpent qui le domine maintenant de plus de deux têtes. Elle vole au dessus de la table, ses mains décharnées se posent sur son cou... il lutte temps bien que mal pour se défaire de son étreinte...
c'est qu'elle a de la poigne la s****e !!

REGARDE MOIIIIIIII !!!

Elle sait se faire comprendre la banshee. La sensation d'étouffement augmente avec la pression, ressenti de froid sur sa peau laiteuse sans aucune imperfection. Il ne peut se soustraire à cet ordre. Il a l'impression que sa tête va exploser !!

Le regard océan suit l'injonction de la catin... il ne peut pourtant malgré toute sa mauvaise volontée refuser... les secondes paraissent à des heures, la voix persifle, frappe de toute sa force contre son magnifique visage que toutes pucelles s'arrachent d'ordinaire. Il sent le liquide chaud s'écouler sur sa peau. Jamais il n'avait été traité de la sorte...


JE NE T'AI PAS CHOISI POUR RIEN !!! siffle le serpent à ses oreilles

Si tu n'obéis pas... MEURS !!!!!!!!!

Le monstre vient de projeter le fils de Dieu lui même dans les entrailles de la terre ! Il crie autant qu'il peux, autant que ses poumons puissent hurler son désarroi ! La chute est vertigineuse avant de mourir au sol... comme un cafard sans renom...

Dans la foret...

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH

Le regard azuré s'ouvrait dans l'obscurité de la réalité. Apeuré l'espace d'un instant, avant que sa fierté surprenne une inconnu à ses cotés. La déglutition était difficile. La prise de conscience tout autant... Ses yeux tremblaient dans leurs orbites tant il avait eu peur... Voilà un sentiment inconnu pour l'Apollon qui n'avait jamais ressenti cet état de faite... Son souffle était haletant, la désorientation complète par rapport à son cauchemar. Il n'avait cure de l'endroit où il se trouvait, il en avait rien à foutre des cadavres de loups ensanglantés tout autour de lui! Il n'avait conscience de rien, mise à part ce qu'il... L'odeur capiteuse du sang pourtant venait de faire son office, cet être... qui se tenait devant lui... encapuchonné à ses cotés. Il remarqua un belle animal de compagnie, mieux que sa carne à tête de mule qui l'avait abandonné.

Son esprit se recentra sur les faits. Mains posées sur son visage angélique. Grognement imperceptible pour personne, se plaignant de ce qu'il lui arrivait... reposant ses mains, laissant entrevoir un visage en sang. Son regard se posa sur la forêt, cette odeur si particulière à l'humus nocturne mêlée au goût cuivré du sang.

Il passa ses doigts sur sa chevelure pour remettre en place ses cheveux hirsutes qui le gênait, ne comprenant rien en faite de se qui venait de se passer. Il savait juste qu'il avait eu... peur... voyont s'était ridicule... N'était il pas le dieu de ses dames? L'appolon au sang chaud que rien n'arrêtait, protégé par Aristote même ! Comment son père pouvait il laisser faire cela ?!!

Son regard se posa lourdement sur l'être auprès de lui.


Je ne sais pas qui tu es l'encapuchonné, mais... tu me gènes !

Dit il en poussant la personne au loin. De petites inspirations afin de reprendre courage, prendre son arc qui se tenait à ses cotés, s'aider de lui pour se relever... avec ...le plus grand mal... complètement déstabilisé, perdu... Que faisait cette personne ici ? Rien à foutre de tout ça ! Il posa avec peine le poids de son gabarit immense sur l'arc pour le soutenir, non sans mal en faite... il paraissait presque ridicule. La pensée de sa mort lui revint alors. Son visage se tourna vers cette chose informe, une créature de la nuit sans doute.

J'en ai rien à foutre de toi, mais tu me retardes !! hurla t il !

Il doit grincer des dents pour ne pas flancher. Sa fierté... une arme des plus puissantes ! Surtout devant une donzelle sans défense.

Tu veux me rendre service ? Il regarda la carne qui lui servait de cheval avec un sourire possessif.

J'ai autre chose à faire que de donner le chemin à une ombre. Écarte toi !!!

La détermination était là, ferme, sans appel. Il n'avait cure de sa mémoire vacillante en ce moment, il n'avait cure de personne, il devait ...rien d'autre...

--Infamie
Infamie


Au fond d'une geole...


Fatiguée... Lasse... Ici depuis bien trop longtemps... Prise par surprise alors qu'elle assouvissait son vice au détour d'une ruelle, Infamie croupie dans sa geole sans mot dire...
Assise sur la pauvre planche qui lui sert de lit, presque de refuge, elle attend que le temps passe... Qu'un des gardiens commettent une erreur...

Son regard d'opale glissant sur la porte de bois pourrissant et les quatres murs de pierre suintantes, elle reste calme, dans la pénombre, dans le silence, écoutant chaque bruit, son ouie s'étant développé plus que de raison ainsi que certains autres sens suite à sa dernière rencontre avec un inquisiteur dans une autre geole, dans une autre ville, en un autre temps...

La quiétude, aussi étrange que cela puisse paraître, était de mise en ce lieu, à l'exception des pleurs de quelques gourgandines enfermées ou autres gros bras qui craquaient au bout de quelques jours, ces plaintes ravissant les tympans de l'infâme.

Un son différent lui provint cependant de la cellule faisant face à la sienne, une querelle, une bagarre, non un combat qui s'acheverait surement par la mort de l'un des deux protagonistes vu la hargne qu'ils y mettaient.
N''entendant plus guère de son depuis la dernière phrase de l'emprisonné d'en fâce, Infamie posa pied à terre, portant la main contre la façade humide pour se diriger jusqu'à la porte, les talonettes de ses bottines raisonnant sur le sol, rivant alors son visage sur la petite lucarne aux barreaux de fer.
Distinguant, grâce aux lueurs des torches, l'ouverture de la porte de la geole d'en face, elle se décida à parler, ce qui n'était pas vraiment dans ses habitudes.

Alors... Le service est-il rendu...

Elle avait entendu un bruit sourd après cette réplique mais n'avait su déterminer de quoi il retournait exactement.
Son regard étrangement clair, auréolé du rouge de son masque, Infamie observait, tendant l'oreille pour entendre une quelconque réponse.
--Adhes



En direction de son destin.

Un courant d'air malodorant traverse le trio qui parcourt un escalier en colimaçon, odeur abominable, mêlée de chair humaine putride en décomposition et de peau brûlée. Un rapide regard jeté dans l'ombre à ses deux amigos qui le suivent. Ils semblent horrifié par l'insoutenable spectacle capiteux qui agresse leur narine. Un fin sourire se dessine sur le visage du meneur, se demandant s'ils allaient pouvoir tenir jusqu'au bout...

Aucun d'eux n'étaient aussi impliqués que lui même dans cette histoire. Quoique... il repense à sa belle, morte en Espagne, que dirait elle si elle le voyait de la sorte ? Hésitation, incertitude, turpitude... hommes rongés par le doute. Elle est là devant lui en train de hocher la tête, comme si elle désapprouve ce qu'il fait pour elle. Le rêve s'estompe progressivement. Les voilà en route vers leur destins. Ils peuvent sentir la moiteur des entrailles de la bâtisse qu'il parcourent lentement. Cette lourdeur oppressante, entremêlée de relent d'alcool frelaté qui ne vous lâche une seule seconde. C'est surtout cette odeur de sang qui prend tout son sens au fur et à mesure de leurs ascensions.

Les bruits de pas résonnent autour de la pierre brut. Comme une histoire sans fin, ils parcourent leurs vies à chaque pas. Chacun repensant au pourquoi de leur présence pour se donner du cœur au ventre.

Un des comparses freine son hermano, il semble inquiet.


? Adhés vino muchas veces aqui ? Se diría qu'él connesse la carcel ! Que es esta luz en su mirada ?](Adhés est venu souvent ici ? On dirait qu'il connait la prison ! Qu'elle est cette lueur dans son regard ?)
Quierre matar a alguien !? Renchérit il timidement. (il veut tuer quelqu'un?)

? Que estamos haciendo aqui Adhès ? Demande l'autre. (Qu'est ce qu'on fait ici Adhès ?)

Donde esta la aguardiante ?!!! (où est l'eau de vie)

Il semble que tout ne sois pas clair dans ce petit groupe. Mensonge éhonté afin d'obtenir ce pourquoi il rêve chaque nuit. La tête de celui qui lui à tout pris. Fini les traitements de faveur. Fini les bourses afin de payer les gardiens et surtout este porco de director ! Il fallait en finir maintenant !

Cela a bien trop durée. Il est temps d'en finir avec la vermine qui se cache ici. Il faut qu'il lui tranche lui même la gorge. Entendre son râle de pourceau alors qu'il est en train de l'égorger, rien d'autre. Comment en est il arrivé à ça ?

Voilà qui mettra un terme à toute cette mascarade. Jamais il n'aurait put penser que lui... il entend encore sa femme hurler dans ses oreilles...

? Por qué te parase ?! Dit Adhès à son frère le plus âgé. (pourquoi tu t'arrêtes ?)

L'ambiance semble électrique tout à coups. Palpable a souhait. Il peut sentir son coeur cogner contre sa poitrine tant il a attendu, plus de deux ans pour en finir avec ce cabr*n !

Le chef de la meute hispanique se retourne vers le duo qui s'est arrêté. Serrant la trachée de son compadre entre ses doigts, le poussant contre le grès gris du bâtiment. . Son regard est vide. Il semble completamente loco, comme dirait ses amis.

TU ne comprends rien à rien !

Les muscles métacarpiens se ressert contre le cou flasque de son ami. Il semble complètement désemparé. C'est à ce moment qu'il lui colle une gifle afin de lui rendre la raison.

QUE PASA AMIGO , QUE ME ESTAS ASCIENDOS ?!? (qu'est ce qu'il se passe, qu'est ce que tu me fais ?!?)

Le troisième homme reste en retrait comme si la peur l'avait figé, ne comprenant rien à tout cela, n'avait il pas dit qu'il venait pour voler un tesoro.

L'atmosphère semble s'alourdir au file du temps qui passe. Comme si un lourd secret venait d'être dévoilé, interrompu par moment par des hurlements qui viennent s'écraser contre les ténèbres. Se rassurant en souriant vers ses amigos qui ne semblent pas rassuré, bien au contraire... Un rire sardonique, malsain à souhait, faisant glacer le sang à Satan lui même. Son regard ne dit rien qui vaille à ceux qui le suivent dans cette mort certaine.

Le temps semble s'être arrêté ici, au bagne de Toulon... Ils ne sont pas ici pour un vol d'un gros ponte, non ! Ils sont ici pour un meurtre... Pour en finir avec cette torture quotidienne. Pour venger celle qu'il aime, celle qui lui a été ravi par ce porc de lieutenant hispanique, celui même qui se tient quelques étages plus haut !!

Un courant d'air bruyant vint traverser la troupe suintant la peur. La déglutition pour certain devint un vrai calvaire.

Tienes miedo ?
Demande un compagnon avec une voix hésitante, dont les notes laissent paraître sa frayeur. (tu as peur?)

Un rire malsain éclate dans le couloir, effrayant n'importe qu'elle âme qui vive dans le corridor alors que l'étreinte se dessert lentement. Une tape amicalesur la joue de son compadre, alors qu'Adhes s'en va en riant tel un démon au abois, reprenant sa progression des limbes.

!! Sige me amigos !! hurle t il dans l'escalier. (suivez moi mes amis)

Il sort sa dague en faisant le signe de la strangulation !! por nos otros, por nos hermanos ! (pour nous, pour nos frères)

Le doute semble pointer le bout de son nez dans cette expédition vers les enfers. Adhes en a cure, il est obnubilé par cette vengeance, cours vers le bureau du directeur qu'il connaît si bien.

Les âmes des trépassées se scrutent l'espace d'un instant avant de suivre,résignées, leur ancien meneur de meute.

Le voilà devant LA porte mainte et mainte fois franchie. Un coup d'oeil en arrière pour s'apercevoir de la compagnie de ses compadres. Il sourit, pense à leur mort commune...
La bure sombre pousse la porte, lentement, comme à son habitue, connaissant un brin le poivrot qui se trouve derrière cette pâle protection de chêne usé par le temps.

Se sont des ronflements qui l'accueillent lui est ses sbires... Un éclat métallique étincelle alors qu'il sort son arme. Se rapproche avec douceur, afin de prendre la bête en faute de sa fonction de director. L'air ambiant est nocif, corrosif, nauséabond. Une odeur de putréfaction, comme si un corps avait séjourné dans le bureau pendant des mois.

Les chausses se posent avec silence sur le sol. Doucement... se dirigent vers ce qui ressemble plus à un porc qu'à un être humain. Il a toujours eu horreur de cette vision de cet... ogre? Animal ? Qu'en savait il !? Une bête à l'image de ses geôliers qui font ce qu'il dit tant que les écus sont là ! Une aversion pour ce goret qui se laisse acheter si facilement... d'un autre coté... il a la garantie que le lieutenant ne meurt pas..

En silence, la lame se pose sur sa gorge. Le tranchant fait son office, une goutte puis un filet de sang coule de son cou venant maculer le parquet. Adhes jubile pour la première fois depuis longtemps ! Il peut sentir la puanteur crasse de sa proie entre ses doigts. Le grassouillé se réveille. Il est trop tard pour lui. Pour tous... C'est là fin ! La mascarade à trop durée. Le porc hurle, couine tente de se débattre de manière ridicule. La prise de l'hispanique est ferme. Déterminée. Un regard vide sur ses amigos qui semblent blêmes, récalcitrants à ôter une vie. Mais personne ne bouge. Le temps vient de s'arrêter à nouveau...

Sourire de circonstance alors que la bête semble prise dans les filets du chasseur. L'hispanique rapproche sa bouche des oreilles du monstre afin qu'il entende avec soin ce qu'il a à lui dire. Un chuchotement tout au plus, d'une voix égale, profonde, décidée, teintée de cette arrogance du sud si particulière.

Un dernière parole avant de morir, amigo ?
--Ate
La nuit était tombée complétement à présent et elle avait dû se résoudre elle-même à allumer un feu pour affronter ce froid glacial qui s’amplifiait au fil des heures.
Elle se retrouvait maîtresse du terrain, quelques corps de bêtes abandonnés par ces congénères, nul besoin de sépulture après tout dans le royaume animal ; son monde à elle n’étant guère si différent après tout, et puis LUI ! là ! étendu au milieu d’eux, si vulnérable mais aussi si imprévisible.

Elle s’attendait à tout moment à le voir bondir et vociférer comme l’homme qu’elle avait connu autrefois, arrogant et imbu de sa personne.
Elle ne l’avait pas quitté des yeux dans sa quête de petit bois, spectatrice involontaire de la déchéance de l’apollon que le destin avait replacé sur sa route après tant d’années.
Quand le feu auquel elle avait donné vie, fut à son apogée, autant pour elle que pour lui..,( faudrait pas non plus qu’il rende l’âme,) elle s’assit en tailleur, dague en main, confiance plus que relative .
C’était ainsi dans leur monde. Des alliances éphémères, hormis celles de sang dont une fois seulement, dans sa vie de mécréante elle avait assisté, et elle ne devait sa survie qu’à sa méfiance naturelle envers tout ce qui n’avait pas l’approbation de Marcus.
Marcus…diabolique, pervers, et pourtant si charismatique au point que chacun était prêt à lui donner sa vie.

Elle! lui avait donné plus que cela encore, elle lui avait donné son corps, son âme et son esprit sans restriction, il ordonnait, elle exécutait.
Tuer et encore tuer, pour lui plaire et se perdre un peu plus à chaque fois.
Mais il lui avait tant appris et révélé de sa véritable nature.
La jouissance que lui procurait la lame qui s' enfonçait dans les chairs molles de ses victimes n'avait d'égal que celle qu'il lui offrait quand il l'avilissait avec délice de toute sa puissance de mâle.

Lui-là , l’apollon, n’était qu’un comparse d'une époque, parmi tant d’autres, quelques bons moments sanguinolents partagés, des beuveries dans les bouges, quelques moments intenses où l’on se partageait goulument, gueux et gueuses soumis pour quelques écus à leurs fantasmes les plus fous, et puis rien d’autre.
Hormis l’honneur tout relatif entre truands.

Elle frisonne malgré la toile de jute qu’elle a rajustée sur ses épaules. La fatigue la gagne et pourtant elle ne le quitte pas des yeux, sur la défensive toujours, la vie lui ayant au moins appris cela.
Saches reconnaitre tes ennemis avant que ceux-ci ne te détruisent
Mais elle n’est qu’humaine malgré son nom de vipère et peu, à peu, sa résistance s’amoindrit et elle succombe à Morphée , se laisse aller, peu à peu, encouragée par le calme et la froidure ambiants.

Elle faiblit, dague toujours fermement tenue en main, réflexe primitif de l’enfant accroché à sa subsistance.
Elle vit, survit de son arme, et le poison dont elle l’a enduit, n’est que le reflet de son âme tourmentée.
Chaque victime la rend un peu plus forte, et ….
Ses pensées se font plus confuses alors que le sommeil gagne du terrain sur ses membres engourdis.
Elle s’endort sur ses pensées délicieuses de sang qui s’épanche.


[Au petit matin]

Quelques heures surement se sont écoulées quand elle se réveille en sursaut.
Le jour se lève, poussé par les cris des bêtes matinales qui saluent ce nouveau jour.
Il est là devant elle, sur ses deux pieds, chancelant.
Il la nargue qui plus est, la repousse, ELLE , qui lui a sauvé la peau..
Il tient des propos incohérents, ne semble pas la reconnaitre, perdu dans ses pensées surement confuses.
Lentement, elle rabaisse sa capuche, dévoilant son visage




Tu me remets là ?

Elle n’attend pas vraiment de réponse, guettant son regard et le moindre geste agressif à son égard.
Le cheval, voila ce qui le fascine !
Envie soudaine de le frapper, de lui montrer qui est maître de la situation, tandis qu’elle se dresse devant lui, agrippant fermement les rênes de l’animal.
Elle n’en fait rien cependant et se contente de l’appâter pour s’attacher sa coopération


DEATH ! c’est moi. Athé ! tu te souviens ? on a toujours été réglo l’un envers l’autre non ?
J’sais pas ce que tu fiches ici , dans cette forêt, ni après quoi tu cours, mais moi je t’offre la fortune qui dépasse même tes rêves les plus fous .


Elle le sent dubitatif, confus , et poursuit son idée pour tenter de le rallier à sa cause.
Une fois tirée d’affaire, à Toulon…elle verrait…..


Je t’offre de quoi t’offrir autre que des gueuses ! Imagine les bourgeoises que tu pourrais trousser.
J’ai besoin de toi comme tu as besoin de moi.


Levée de menton vers la seule monture dont elle a la suprématie.

Alors ? Qu’en dis tu ?
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