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[RP] Quand un rayon de soleil rejoint le ciel

Ptitmec13
[Casteth - Bureau du Prévost]

Un silence qui commence à peser sur la blonde.. Elle ne sait que dire et pourtant une foule de questions se bousculent dans sa tête.
La porte s'ouvrit sur son ami, accompagné de leur suzeraine, ce qui la soulagea quelques peu. Au moins si ses pressentiments étaient vérifiés Aimelin auraient deux personnes auxquelles il tient pour le soutenir.
Le sourire bienveillant que leurs offrit la sœur mis le doute dans le cœur de Ptit. Et si elle s'était trompé.. Et si elle ne se faisait qu'une montagne de pas grand chose.

Elle se dirigea vers la porte, Dotch encore dans l'encadrement, et elle leur fit signe d'entrer afin de la fermer, personne n'avait besoin d'entendre ce qu'ils allaient dire.
Elle adressa à la Duchesse un sourire et un clin d'œil puis machinalement elle se positionna aux côtés de son ami.
Le regard de la nonne devenait plus grave de minutes en minutes, on pouvait voir la gène occasionnée par les questions du beau brun sur Dance. Il cherche à se persuader lui même que sa douce est proche, qu'il va bientôt la voir, son rayon de soleil...

Devant le silence de Soeur Elisabeth, la jeune Prévost glisse doucement sa main dans celle d'Aimelin.

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Lieutenant Chef de Prévosté
--Soeur_elisabeth


Soeur Elisabeth :


[Casteth, bureau du Prévôt]


Regard vers les deux femmes avant de poser la main sur l'épaule d'Aimelin tout en continuant d'une voix douce qu'elle essayait de maitriser sentant l'émotion guetter le moment propice pour la submerger.

Hier en fin de journée, votre aimée a été prise de fortes fièvres et je me suis rendu à son chevet aussi vite que j'ai pu afin de lui donner de la tisane et d’essayer de faire tomber la fièvre. Mais elle a empiré au fil des heures, l’affaiblissant considérablement.
Dans la nuit, entre deux sommeils agités, alors que je la veillais, malgré sa faiblesse elle m’a parlé de vous encore, du beau brun qu’elle aimait et que je devais aller chercher et avertir…
elle s’arrêta et baissa la voixs’il lui arrivait quelque chose.

Elle se signa et continua presque à regrets ne quittant pas le jeune homme des yeux.

Malgré sa faiblesse elle a voulu vous laisser ces mots que j’ai noté soigneusement pendant qu’elle me parlait. Elle souriait, il y avait tant d‘amour dans son regard.

Elle sortit de sa manche un parchemin griffonné, mais devant le regard perdu du jeune homme elle le déplia le parchemin et lut d’une voix douce et lente chaque mot.

… ma sœur… dites ça à Aime mon beau brun.
Dites lui … je serai toujours là avec toi où que tu sois comme on se l’est promis. Ce rayon de soleil qui viendra te caresser ce sera moi.
On te donnera ma chaine avec mon médaillon et cet anneau qui ne me quitte plus depuis ce baiser où je t’ai promis d’en prendre soin.
Gardes les toujours, c’est moi avec toi éternellement.


La religieuse renifla doucement avant de continuer sa lecture à voix basse.

Etudies pour moi, pour nous.
Souris comme j’aurais aimé te voir sourire, aimes comme j’aurais aimé pouvoir t’aimer.

Dis à Cécé, Dotchounette, Vany, Tamaga, Kiri, que je les aime tant, tu connais mes autres amis dis leur au revoir pour moi.
Je viens te rejoindre là tout au fond de ton coeur pour ne plus te quitter.
Ecoutes bien et tu entendras ta Dance, à toi à jamais.

Dites lui tout ça ma soeur... dites lui que je l'aime, dites le lui.


Elle s’arrêta et essuya ses yeux en s’excusant, lui tendit le parchemin en continuant de sa voix douce.

Il vous faut être courageux… Aristote l’a rappelée près de lui pendant son sommeil, au petit matin, alors que les premiers rayons de soleil pointaient et que j‘étais près d‘elle.
Elle a murmuré votre prénom et s’en est allée paisiblement en souriant.
Elle est en vous maintenant, avec vous, il vous suffira d’écouter.


Que les paroles étaient vaines même pour adoucir les mots. Elle sortit un petit sac de toile et prit sa main qu'elle ouvrit pour y déposer le sac.

Voici sa chaine avec l’anneau et le médaillon. J’ai déposé ses affaires, dont son épée chez vous.

Elle n'avait pas la force d'ajouter autre chose, elle attendait les questions, les douleurs qui allaient submerger la pièce.
Aimelin
[Dans le bureau du prévôt]


La main sur la poignée de la porte qu'il tient ouverte, il regarde Ptit, puis la religieuse qui se dirige vers lui. Pourquoi pense t il à sa belle blonde à ce moment là.

Etonné et quelque peu inquiet le jeune ébouriffé écoute. Le couvent où est Dance depuis leur retour du Domaine de Cassel après la cérémonie d’anoblissement. Elle lui a dit que ça n’était l’affaire que de quelques jours le temps de se reposer. Pourquoi n'est elle pas là et pourquoi cette religieuse ?

Nouveau regard vers Ptit avant de fixer la sœur pour ne plus la quitter des yeux. Son regard qui la questionne qui veut savoir, sa tête qui refuse d'entendre ce qu'elle va dire, la main de Cécé qui serre la sienne. Il a le sentiment qu'il devrait tourner les talons, s‘enfuir, aller la retrouver pour se rassurer, voir son sourire et entendre qu'elle va bien.
Et puis les mots prononcés qui raisonnent dans sa tête… fièvre… empiré … l’affaiblissant... un faible sourire du jeune lieutenant à l’évocation du beau brun. Les mots de Dance que la riligieuse lit, qu’il avale et emmagasine.
Parchemin qu’il prend hébété, puis cette phrase terrible qui vient écraser tout le reste et anéantir l'espoir qu'il essaie de garder en guettant d'autres paroles…
Aristote l’a rappelée près de lui pendant son sommeil, au petit matin, alors que les premiers rayons de soleil pointaient et que j‘étais près d‘elle.

Son regard gris qui se voile à mesure que les mots l’assaillent, sa respiration qui se fait plus courte, l’air qui lui manque… un murmure pendant qu’il secoue doucement la tête… non ... nonIl regarde Ptit à ses côtés, puis Dotch en ne cessant de répéter ce mot d'une voix faible

Il refuse d’écouter ces mots qui explosent dans sa tête lui faisant l’effet d’une armée fondant sur lui, le vacarme des armes qui s‘entrechoquent, les cris, les hurlements, la poussière qui efface tout ce qui nous entoure nous laissant seul face à la mort. Il ne se rend pas compte qu’il murmure, le regard perdu dans ceux de la soeurmon amour … non pas elle. Murmure imperceptible alors qu’il aurait voulu hurler… ce frisson qui le traverse et lui vrille l’estomac comme ce coup d’épée qui l’a mis à terre.
Sa main qui lâche celle de sa blonde amie et se referme sur le sac de toile que soeur Elisabeth lui met au creux de la main.

Ses yeux qui se ferment. La voix de la religieuse est douce comparé au tumulte qui l’agite. Il a déjà ressenti ce tourment ce terrible matin de janvier 56 en Champagne. Le ciel qui s’ouvre dans un grondement assourdissant, les éclairs qui crachent leur colère et transpercent le ciel, les trombes d'eau qui s'abattent sur lui et l'ensevelissent l'empêchant de respirer. Ses mains qui tremblent quand instinctivement il ouvre le petit sac et fait tomber son contenu dans le creux de sa main qui tient toujours le parchemin. Son regard qui caresse l’anneau qu’il lui a donné, sa voix qui résonne...
"lorsque je te le rendrai c’est que je serai quelque part à t’observer et il te faudra sourire en pensant à moi et si tu me le rends c’est que c’est toi qui sera en train de veiller sur moi".

Son regard se pose sur le médaillon gravé d’un soleil… tu es mon soleil… disait elle. Sa voix douce et rassurante qui résonne, ses rires.. il va devenir fou. Qu’est en train de lui dire cette femme, que celle qu’il aime n’est plus ? Il ne comprend pas, lève les yeux à nouveau vers Ptit, cherche une réponse. Elle va lui dire que sa belle blonde est dans le couloir derrière la porte et va arriver pour lui sauter au cou comme elle aime à le faire lorsqu’ils se retrouvent.
Mais Ptit ne dit rien, elle a ce regard inquiet qu’il lui connait, il se tourne vers Dotch, leur fait face, un voile humide devant les yeux, puis se tourne vers la porte avant de l'ouvrir et de s’enfuir en courant.

Ernest qu’il ne voit pas devant lui et qu’il bouscule et envoie valser à plusieurs pas, les quelques dizaines de pas qui le séparent des portes qui donnent dans la cour et qu’il parcourt comme un fou, les quelques marches qu’il dévale sans prendre garde pour s‘arrêter en bas des escaliers. Tout devient flou, tout tourne autour de lui, les bruits et les voix se mêlent, son cœur qui tape à cent à l‘heure dans sa poitrine quand il tombe à genoux, la tête baissée, le regard rivé sur les dallages de la cour où il laisse tomber parchemin et chaine avant de lever les yeux au ciel et de laisser sortir le hurlement qui lui bloque la gorge.


NOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNN !!!!

Les larmes qui coulent insistantes et victorieuses prenant plaisir à mouiller son visage qu‘il prend entre ses mains. Cette douleur qui lui déchire la poitrine pendant que ses sanglots silencieux continuent à le secouer doucement, comme pour le bercer.
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Ptitmec13
De mémoire, jamais Ptit ne l'avait vu s'enfuir comme ça. Son air inquiet s'accentua et elle alla aider le pauvre Ernest à se relever regardant par la même occasion quelle direction prenait le beau brun.

Ça va Erernest?

Soupir du garde..

M...Mais..
Laissez Erernest j'y vais...


Elle fit signe d'attendre un instant à la Duchesse et à la sœur.

Prendre une grande respiration pour maitriser sa peine, elle pleurerait surement plus tard, quand elle serait seule... Encore une chose qu'elle avait appris de son père: la maitrise de soi, ne pas montrer ses sentiments. Ça lui avait joué des tours d'ailleurs.. se faisant alors targuer d'être glacial et sans cœur. Mais la peine était interne, cachée au fin fond de son cœur et chaque déchirure y restait marquée.

Doucement elle suit la direction qu'a prise son ami, descend les escaliers et reste en retrait un instant. Elle sait que laisser les larmes couler peut faire du bien, et elle se fait discrète sur le coté.
Elle voit le médaillon, la bague et le parchemin qui s'anime sous la faible brise. Ces bijou qu'elle a souvent vu pris en main par la belle blonde, elle les avait consentement au cou. Un bref moment de réflexion puis elle s'avance avec douceur et se baisse pour ramasser le tout.

Tout en se relevant, elle le regarde, n'osant s'approcher plus... mais il le faut... il faut qu'il revienne à la réalité... Qu'il ne reste pas seul...
Délicatement elle ouvre la chaine retenant la bague et le pendentif. Une douce main qui se pose sur l'épaule d'Aimelin, un sourire qu'elle veut réconfortant et la jeune Prévost se glisse derrière lui pour lui passer la chaine autour du cou, sans un mot.
Toujours sans mot dire, elle se met à genoux derrière lui et dans un geste amical, l'enserre de ses bras autour de ses épaules et pose sa tempe contre la sienne. Elle ferme les yeux pour retenir ses larmes, malgré cela un perle glisse doucement le long de sa joue.
Ce fut comme ci le temps s'arrêtait.

Un bruissement d'étoffe lui fait ouvrir les yeux et relever la tête vers les escaliers où se tenaient la Sœur, Dotch et le garde.
Résignée elle se glisse face à lui, repose un genoux à terre et le bleu azur humide qui se plante dans le gris ruisselant accompagne ses paroles.


Aime, il faut aller lui dire au revoir.. pour qu'elle puisse rejoindre le soleil et veiller sur toi.
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Lieutenant Chef de Prévosté
--Soeur_elisabeth



Soeur Elisabeth :


[En haut des escaliers de la prévoté]


Surprise par la réaction du jeune homme, la sœur n’osa pas intervenir et laissa la jeune Célénya rejoindre son ami. Elle jeta un regard à la femme blonde restée à ses côtés et murmura ... Aristote donnes lui la force de traverser cette épreuve

Elle fit quelques pas vers les portes qui donnaient sur le péron et s’arrêta en haut des marches, le regard fixé sur le couple à quelques dizaines de pas des deux femmes. Nul besoin de s’en approcher pour comprendre l’état dans lequel il se trouvait.
Elle soupira et porta la main sur la croix pendue à son cou en fermant les yeux, puis s’adressa à Dotch à ses côtés.


- vous devriez aller le rejoindre, il a besoin de ses amis.

La chaleur allait être encore étouffante en cette journée de juillet qui aurait dû pourtant être une journée de joie, comme les précédentes, au lieu d’une journée où l’on apprend qu’une vie s’arrête pour laisser place à du vide et à ces douleurs que l’on garde enfouies tout au fond de soi.
Aimelin
La nouvelle est tombée, brutale, comme un coup de marteau sur le crâne du jeune homme. Pourquoi... pourquoi Aristote lui enlève t il le bonheur à chaque fois qu’il le touche. Ses pensées tourbillonnent, les paroles de Dance se croisent, farandolent dans sa tête. Il va devenir fou. Elle ne peut pas être partie, elle a pas le droit de le laisser, ils se sont promis.
Une main sur son épaule, le contact d’une chaine que l’on glisse autour de son cou le font replonger dans la réalité. Il porte sa main sur le médaillon et l’anneau, les serre à s’en dessiner leur empreinte dans le creux de sa main.

Il n’a pas la force de parler et reste sans rien dire priant Aristote de venir le chercher à son tour pour qu’il rejoigne celle qui s’était glissée dans son coeur il y a tant de mois. Son regard voilé se lève vers celui de Cécé qui s’est agenouillée face à lui.


Aime, il faut aller lui dire au revoir.. pour qu'elle puisse rejoindre le soleil et veiller sur toi

Lui dire au revoir oui, il ne conçoit pas de lui dire adieu, elle va revenir, c’est une mauvaise blague que le ciel lui fait pour tester la force de son amour. Juste lui dire au revoir, l’attendre pour aller respirer sur les chemins, aller se reposer et oublier ces gens qui leur ont fait tant de mal, surtout cette noble.

Un faible murmure en regardant son amie.


je veux la voir encore une fois.... le monde est déjà trop grand sans elle
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Ptitmec13
je veux la voir encore une fois.... le monde est déjà trop grand sans elle

Oui, c'est se qu'elle se disait la blonde.. Une vie sans Dance.. Difficile pour Aime.. Pour elle aussi mais à moindre échelle..
Elle l'aida à se relever et fit signe à la sœur et leur suzeraine d'approcher.


On va y aller...
Elle a été ramenée à l'auberge.. Viens..


Ptit passa son bras sur sa taille pour l'accompagner vers la sortie où la none et la duchesse les attendaient.

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Lieutenant Chef de Prévosté
--Soeur_elisabeth



Soeur Elisabeth :


[Prévôté, sur les escaliers]

La jeune Célénya s’était agenouillée devant Aimelin et nul doute qu’elle saurait trouver les paroles pour le décider à bouger. Soeur Elisabeth assistait impuissante à la scène, voulant rester en dehors de ce drame qui leur appartenait, et qu’elle avait déclenché par cette terrible nouvelle.
Tout en regardant le couple au bas des escaliers, elle récitait ses prières en murmure à peine perceptibles. Un regard vers la femme blonde à ses côtés en voyant la jeune femme leur faire signe, relevant son ami apres lui avoir attaché la chaine autour du cou, et ramassé le parchemin.

Un regard vers le ciel si bleu en cette chaude matinée de juillet. Le soleil commençait à rendre la chaleur insupportable. Les rayons fusaient comme si déjà la jeune femme voulait se rappeler à eux, à lui. Elle entraina l’amie des deux jeunes gens avec elle dans l’escalier.
Les accompagner, lui remettre ses affaires et puis elle disparaitrait pour s’en retourner au couvent, les laissant à leur douleur.
Dotch
[En haut des escaliers]

La nouvelle l'avait fouetté en pleine tête. Son amie, celle qui devait devenir sa filleule avait rejoint Aristote. Pourquoi avait-il décidé de reprendre près de lui une si jeune femme ? Pourquoi pas elle ou une personne encore plus âgée ?

Ne pas faire transparaître ses émotions en public, voilà quelque chose qu'on lui avait appris il y a bien fort longtemps. Elle si souriante habituellement avait perdu son petite sourire. Meurtrie en son fort intérieur, elle ne dit mot, regarda son vassal partir sans réagir. Pas une larme pas même un soupire. Le seul geste qu'elle se permit de faire c'est de prendre sa petite croix en or accrochée à son cou la serrer délicatement dans sa main droite avant de se signer.


Qu'Aristote te reçoive les bras ouverts dans sa demeure.

Une nouvelle fois la Duchesse de Saint Florentin se signa. Alors que la none lui chuchota qu'elle ferait mieux d'aller voir Aimelin, elle resta comme clouée au sol, incapable de faire un pas de plus. Elle regarda Aimelin et Cécé ces deux vassaux, les mains jointes en train de prier intérieurement.

Ce n'est que lorsqu'ils revinrent vers elle qu'elle put bouger. Chancelante, elle fit bien plus attention qu'habituellement pour descendre les marches. Un pas, encore un autre et elle était devant le Seigneur d'Etampes.


Aimelin, je te présente mes sincères condoléances.

De sa main droite elle frictionna l'avant bras de son vassal mais avant tout de son ami.

Desires tu que je t'accompagne avec Cécé ?
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Aimelin
Il a l’impression d’avoir ingurgité des dizaines de chopes tant la moindre parole résonne. Sans rechigner il se laisse mener par Cécé, ne se rendant plus compte de ce qui l’entoure. Seule la jeune blonde occupe son esprit, comme elle occupe son cœur depuis tant de mois. Que va-t-il devenir sans elle, sans ses conseils, sans ses rires, sans cet amour qu’ils se sont donnés et promis.

Une silhouette devant lui, il lève les yeux pour croiser le regard de sa Suzeraine. Il n’a pas le courage de répondre, il se contente de faire un petit signe de la tête, un non, mêlé d’un oui, il ne sait plus. Son geste et sa question le font néanmoins réagir. Il ne peut en être autrement. Dotch, comme Cécé fait partie de sa vie et il sait la tendresse qu'avait Dance pour elle, et elle ne lui avait pas demandé d'être sa marraine pour rien.
Lui doit continuer à vivre, à sourire, il ne doit pas sombrer, ses amis sont là, il n’a pas le droit de leur faire payer le mal que lui fait encore une fois Aristote.


Un murmure.

Oui ta place est aupres de nous, aupres d’elle.. il ne pût s’empecher d’ajouter… elle sera si heureuse de te voir.

Pour lui c’est certain, Dance n’est pas morte, elle ne peut pas, elle fait partie de ces anges qui vivent éternellement et parsèment leur chemin de leurs sourires et leurs rires.

Un regard vers Cécé et à son tour il passe doucement son bras autour de la taille de la Duchesse de Saint Florentin, il se rappelle l’été dernier, Vae Victis, sa promesse de rester en vie. Accompagnés de Sœur Elisabeth ils se mettent en route pour l’Auberge du Casteth, de l’autre côté de la place.



[Auberge du Casteth]

Le jeune homme s’est tenu debout au pied du lit un bon moment avant de venir s’asseoir pres d’elle, lui prenant la main. La fraicheur de la jeune femme le fait frissonner. Le regard fixé sur le visage de sa belle blonde, il grave les moindres détails dans sa mémoire. Elle semble dormir, elle sourit, il pose son visage sur sa poitrine et s’endort.

Il est resté des heures aupres d’elle jusqu’à ce qu’on vienne le réveiller pour lui dire qu’il faut se préparer. Les sourires de remerciement aux amis qui viennent dire un dernier au revoir à son ange blond.

Il a travaillé une journée entière avec un ami charpentier pour faire lui-même ce qui lui servira de lit pour l’éternité. Se rappelant des leçons de son grand père, il a gravé leurs initiales et un soleil sur le bois.
Il veut qu’elle repose dans ce petit cimetière qui longe le chemin menant à leur bois. Il sait que quoi qu’il fasse, où qu’il soit, ses pas le ramèneront toujours pres d’elle dans ce petit coin de terre au Sud du royaume.

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