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[RP] Avec pignon sur rue...

Della
C'était un jour de fin septembre, juste quand l'été doit céder le pas à l'automne mais qu'il résiste de toutes ses forces, voulant encore inonder de chauds rayons, les vallons bourguignons maintenant lieu de la fin des vendanges.

Ce jour-ci, les protagonistes ne se trouvaient pas sur un des nombreux coteaux de la région mais bien en plein centre d'une ville : Sémur.

Quelques jours plus tôt, un vieux marchands d'épices, le sieur le Hardy, avait répondu à l'annonce de la blonde Volvent, à propos d'une maison à vendre ou à acheter, c'est selon.

Or donc, ce jour de fin septembre, la Renarde se présenta à l'adresse indiquée.
La maison était belle, typiquement maison de ville, elle faisait le coin entre la rue menant à la place et une ruelle plus calme et moins fréquentée.
Avec son pignon sur rue, elle offrait une vue intéressante sur la place, le marché et les différentes activités s'y déroulant.

L'une des façades, celle à colombages, était percée de petites fenêtres, idéal pour se préserver du froid hivernal et suffisantes pour aérer les pièces, en été.
L'autre façade n'était trouée que de deux oeils de boeuf, assurant la luminosité dans l'escalier.

Della frappa à l'huis.




    Le Hardy :
    - Oh, bonjour, damoiselle Volvent, entrez donc.

    Della :
    - Bonjour messire le Hardy.


La visite débuta.

    Le Hardy :
    - L'entrée ne s'ouvre pas directement sur la salle, comme vous pouvez le voir. J'ai fait aménager un espace afin de ne pas laisser entrer le froid, l'hiver et de préserver un peu d'intimité.

    Della :
    - En effet, ce petit sas est très utile...

    Le Hardy :
    - La première salle...spacieuse, avec une belle cheminée garnie de marbre rose. Elle fonctionne très bien et assure une bonne chaleur. La fenêtre ne s'ouvre pas, malheureusement mais il suffit de demander à un menuisier et il vous arrange ça rapidement.

    Della :
    - Y a-t-il un placard derrière ces boiseries ?

    Le Hardy :
    - Hoho, vous avez l'oeil, damoiselle, en effet...regardez, le placard est bien disposé. Mon épouse y rangeait la vaisselle.
    Permettez...pour se rendre à la cuisine, il faut passer par le corridor...la porte a un verrou, mon épouse y tenait.
    Voici la cuisine...pas trop grande mais pas petite non plus.
    Nous laissons la cuisinière. Vous savez, c'est une belle pièce...elle permet de cuisiner de bons repas.
    Et ici, sur le mur qui donne sur le jardinet, il y a un évier de pierre bleue. Encore une idée de ma femme.

    Della :
    - Votre épouse a de très bonnes idées, tout ceci est important, en effet.
    Mais où vit-elle, maintenant ?

    Le Hardy :
    - Elle réside dans le sud, en Avignon. Nous y avons fait construire un hôtel. La chaleur, pour nos vieux os, est meilleure que le climat bourguignon.
    Si nous sortons par cette porte, nous allons au jardin...si vous voulez vous donner la peine.

    Le jardin est encore cultivé. Voyez, quelques plantes aromatiques et médicinales...ma femme s'y connait un peu en remèdes. Il y a un carré là-bas pour les carottes et les navets. C'est très bon, les navets.

    Della :
    - Oui oui, surtout en bouillon.
    Et là ?

    Le Hardy :
    - C'est la réserve. On peut y accéder directement par la cuisine ou par le jardin, quand on doit faire sécher les oignes. Ma femme préférait ne pas devoir faire le tour à chaque fois.
    Rentrons pour la suite.
    Faites attention, l'escalier est un peu raide mais vous verrez, on s'y fait vite. Il y a deux oeils de boeuf sur les paliers, pour assurer de la lumière.
    Sur la droite, la porte donne sur une grande chambre dont la fenêtre avec pignon sur rue donne sur la place de Sémur. Ainsi lorsqu'il y a des manifestations, vous êtes aux premières loges !
    Le plancher est en châtaigner, cela repousse les araignées, c'est...

    Della :
    - Votre femme qui voulait que le plancher soit en châtaigner.

    Le Hardy :
    - Oui, comment avez-vous deviné ?

    Della :
    - Oh, comme ça...
    La cheminée fonctionne bien ?

    Le Hardy :
    - Oui, bien sûr !
    Et ici, il y a encore un placard.

    Della :
    - C'est bien ça...pour ranger les vélins, les plumes, les encriers...ça me plait !

    Le Hardy :
    - Ma foi, vous y rangerez ce que vous voudrez, damoiselle.
    Alors, la deuxième chambre de cet étage est un peu plus petite, il faut traverser le corridor...c'est comme au rez-de-chaussée.
    Le même plancher, c'est la salle d'eau avec une bonne cheminée aussi.

    Della :
    - Très bien aménagée. Un peu plus froide, il me semble.

    Le Hardy :
    - Oui, le soleil n'y entre guère, malheureusement. La fenêtre donne sur la ruelle, plus tranquille que la place évidemment...sauf certains soirs, lors de la fête de la paroisse. C'est un lieu de rendez-vous...voyez ce que je veux dire ?

    Della :
    - Euh...oui...enfin non...

    Le Hardy :
    - Ce n'est rien, venez, allons voir le deuxième étage.
    Ici, c'était la chambre de mon fils. Pareille à celle du premier sauf pour le plafond qui est moins haut.
    En face, une deuxième chambre, nous y logions des étudiants venus suivre des cours en Bourgogne. Le loyer était moins cher qu'en Dijon...nous avions beaucoup de succès.

    Della :
    - C'est une très bonne idée, ça ! A retenir...
    Et le dernier étage ?

    Le Hardy :
    - Deux pièces également. Un grenier et une chambre de bonne.
    L'escalier est plus étroit, mais il est en bon état.

    Della :
    - Oui, il faut être prudent...mais il y a de l'espace ici aussi.
    Et un grenier, c'est utile voire nécessaire.
    Le toit est en bon état ?

    Le Hardy :
    - Les torchis ont été refaits il y a trois ans. Et les ardoises sont encore solides.
    Le seul risque, c'est le vent, parfois, qui en emporte une ou deux.
    Nous ne sommes pas maîtres du climat, n'est-ce pas ?

    Della :
    - Certes non, malheureusement.
    Redescendons...



    Le Hardy :
    - Damoiselle, je suis heureux d'avoir pu faire affaire avec vous ! Ce fut un honneur.

    Della :
    - Je vous prie, messire le Hardy, surtout, profitez bien de votre retraite et remettez mon bonjour à votre femme.

    Le Hardy :
    - Merci damoiselle, je n'y manquerai pas.
    Bonne installation !

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    Della de Volvent d'Amahir-Euphor
    Chambellan de Bourgogne

Charles
    Les printemps offrait de belles fleurs, des quartiers qui reprenaient vie. L'été, l'heure, les moissons vidant la citée, des quartiers embrumés par le bruit des poivrot sortant de la taverne. Et l'automne, humble messager d'un rude hiver, frère de souffle du messager de la mort, bref : la fin des navets.

    Et pour tout dire, cette année encore, la saison à l'équinoxe des grandes fêtes ne ferait pas défaut. La brume s'était peu à peu installée durant les longues matinées bourguignonne, l'air s'était rafraichie et bien évidemment pour couvrir tout cela, la pluie !

    Mais en soit, l'ambiance morose qui pouvait en découler ne dérangeait pas grandement le barbu. Sortie faire un tour en ville, beau chapeau plaqué sur son crâne ou les dernières rides se cachaient bien sous la chevelure bordant les oreilles. Le reste de son crâne bien lisse resterait à merveille caché sous ses multiples couvres-chefs qu'il collectionnait et ceci avec une certaine passion qu'il se gardait bien de raconter au monde. Ainsi donc simplement vêtu d'un mantel et de quelques apparats classique, il effectuait sa promenade quotidienne afin d'admirer faune et flore. Il s'était d'ailleurs épris pour l'observation de certains volatiles qui faisaient tantôt escale en cette saison le long du rempart sud. Non pas qu'il s'ennuyait, mais l'homme avait toujours été érudit dans tout et n'importe quoi, à croire que l'on pouvait s'extasier devant la première hirondelle entrain de déféquer sur une limace qui passerait par là.

    Mais alors qu'il quitta sa demeure, dans les beaux quartiers bien sûr ! Il n'était pas un Margny pour rien, montrer sa richesse, arborer son savoir et le luxe dans lequel ils vivaient était un des rudiments chers à la famille princière. Il était donc naturel que le chancelier condéen soit autant précis sur la justesse de ses appartements sémurois et ses tenues lors des diverses sorties. Mais aujourd'hui, une chose le troubla lorsqu'il prit la direction du sud, quelques bruits de voix dans une maison qui était censée être vide depuis quelques semaines.

    N'imaginant pas de suite, le pire. Il lui semblait tout de même assez loufoque de voir des brigands s'introduire jusqu'à de tel quartier et entrer dans ce genre de bâtisse sans que les milices urbaines ne les aient remarqué. Mais intrigué par ces voix, il s'approcha lentement de la maison et dans un acte qu'il n'aurait pu décrire lui même, le voilà qui écarte un volet et colle ses mains contre la vitre pour voir à l'intérieur. Digne d'un voyeur, indigne de son rang, il commettait ici certes une bévue, mais semblait s'en moquer tentant de distinguer les formes à l'intérieur ... Enfin des formes, vue les vitraux, cela était difforme.

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Charles de Margny
Baron de Fondi
Chancelier de Condé
Teckel à poil ras d'Autun
--Anahis

Une jeune fille s'activait, dans la grande pièce du bas, celle qui allait servir à recevoir les visiteurs et à passer les veillées, le soir, au coin du feu.
Cette jeune fille avait été embauchée par Della dès son retour à Sémur, elle serait celle qui s'occuperait de la tenue de la demeure, lui reviendraient les tâches ménagères ainsi que la cuisine.
Anahis était satisfaite de cet emploi. A quatorze ans, pas encore mariée, elle ne pouvait rêver mieux que cette situation qui lui apportait une rentrée, un toit et le couvert.
Son père avait accepté qu'elle vienne travailler ici, lui disant qu'elle serait entre de bonnes mains, ce dont elle ne doutait pas.

Sa maîtresse avait fait apporté quelques meubles dont un énorme coffre dans lequel avaient été transportés les livres. Le coffre avait été placé devant la fenêtre, celle qui ne s'ouvrait pas. Le couvercle levé cachait la fenêtre.
Lorsque le dernier livre fut sorti et rangé, Anahis revint abaisser le couvercle.
C'est à ce moment-là qu'elle aperçut un visage déformé par le jeu du verre soufflé de la fenêtre, elle crut voir un démon et elle se mit à hurler en agitant les bras comme pour se débarrasser d'un insecte insistant.


AAAAAAaaaaaaaaaaaaHHHHHhhhhhhhhhhhhhhh ! Damoiselle !!! Damoiselle !! Vite !!!! Veneeeeeeeeeeeeeeeeeez !!! Au secours !
Charles
    Les mains plaquées contre les vitraux, il essayait en vain de voir ce que pouvait être les formes à l'intérieur de la bâtisse, mais même en apposant l'oeil au plus proche du verre, cela s'avérait être bien en vain.

    Tout juste venait-il de décoller les mirettes de la fenêtre, cherchant un autre moyen de guetter ce qui se passait dans la maisonnée qu'un horrible et cinglant cri fendit les deux rues se croisaient. Regard se tournant tour à tour de chaque côté cherchant la provenance de l'atrocité, savoir dans quel coin on coupait la truie qui pouvait faire un pareil vacarme.

    Reculant de quelques pas, il vit la chose qui semblait offrir à ses oreilles ces chuchotements dignes du sans nom, elle se trouvait à l'intérieur même de la demeure qu'il cherchait à guetter. À croire qu'il se passe vraiment d'étrange chose dans cette maison et à coup sûr le baron ferait encore un énième tour à la maréchaussée pour des soucis dont il n'aurait même jamais du être au courant. Il fallait croire que le bon milanais se trouvait toujours au mauvais endroit, au mauvais moment. Un manque de veine qui lui collait malheureusement à la peau ces derniers temps et c'est avec un haussement de sourcil accompagné d'un soupire presque médisant qu'il se détourna de la maison, s'apprêtant à continuer sans route, comme si de rien n'était...

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Charles de Margny
Baron de Fondi
Chancelier de Condé
Teckel à poil ras d'Autun
Della
Vous savez ce que c'est les emménagements.

Les meubles étaient arrivés, il avait fallu les placer. Mais comme par hasard, il manquait un pouce au mur pour que le buffet puisse trouver place là où on voulait qu'il aille. Sans parler de la porte qui, trop étroite, empêchait d'entrer la table qui devait trouver place dans la grande salle du bas.

Heureusement, quelques hommes forts et fort bien payés également avaient montés lits, homme debout et prie-dieu dans les étages supérieurs.

On commençait à voir ce que l'on voulait faire dans cette jolie demeure de Sémur !

C'est à la cuisine que Della, fichu sur la tête et grand tablier, déballait soigneusement la vaisselle avant de la ranger sur le dressoir.
Jusque là, aucune casse à déplorer.
Mais c'était sans compter sur le cri strident que lança Anahis !
Surprise et sortie de ses pensées rose bonbon, Della sursauta et lâcha un grand plat qui se fracassa dans un horrible "Clang", en mille morceaux.


La Renarde abandonna le lieu du drame et se précipita dans la pièce de devant pour y trouver une Anahis tremblotante, se tenant la tête entre les deux mains.
A l'arrivée de sa maîtresse, la jeune fille indiqua la fenêtre :

Là...y a une horrible créature qui m'observait...damoiselle, j'ai peur.

Della fronça les sourcils.
Des horribles créatures, elle en avait vu, déjà. En Anjou, notamment. Un peu en Lorraine aussi. Pas le Loup du Gévaudan (oui, elle est un peu visionnaire, Della), mais pas loin. Mais ici, à Sémur...Jamais ! Bon, à bien y réfléchir, il y avait Eusaias...mais non, pas aussi terrible quand même.

La Damoiselle Volvent, digne et sûre d'elle s'approcha donc de la dite fenêtre.
Si elle s'était ouverte, cette satanée fenêtre, c'eut été plus facile. Mais en l’occurrence, elle fut obligée de se tordre le coup pour voir dehors.
Et là, effectivement, elle vit !
Oh, pas une horrible créature...non, seulement un Baron.
Pas celui de Digoine comme l'on pourrait le penser...non, seulement le Baron Charles.
Comme celui-ci faisait mine de s'en aller, Della se dirigea vers la porte non sans avoir haussé les épaules avec une petite moue à l'adresse d'Anahis. Vraiment, ces jeunes filles...un rien les traumatise !

Et ce fut tout sourire que Della interpela le Baron :

Hé bien, messire Baron, l'on effraye les jeunes filles, maintenant ?

Elle sortit sur le seuil :
Quelle bonne surprise de vous rencontrer.
Me ferez-vous l'honneur d'entrer quelques instants ?

La maison était encore un peu en désordre mais Della ne doutait pas un instant que le Baron ne lui en tiendrait pas rigueur.
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    Della de Volvent d'Amahir-Euphor
    Chambellan de Bourgogne

Charles
    Le pas furtif, l'oeil aux aguets, il fallait ne pas se faire remarquer. Et le mieux pour ce faire, découvrir la présence d'autrui avant que ce dernier ne vous jettes l'opprobre d'avoir fait on ne sait quoi. Et puis quoi encore ? Le Margny n'avait rien, rien d'autre que prendre son courage à deux mains et lorgner sur d'éventuels troubles fête dans le quartier. C'est sur cette conclusion qu'il reprit une marche plus ou moins normal, enfin le temps qu'il eut à en profiter, car bien vite l'interruption vint de son dos. On prononçait déjà son nom, dans son dos en plus! On l'avait repéré, que faire ? Fuir ? Courir très vite alors ! Mais non , il a déjà été reconnu !

    C'est avec la grâce d'une mangouste adulte que le brun se retourna pour distinguer devant lui la charmante sémuroise. Les lèvres tremblotantes, aucun mot ne sortit de sa bouche, bien qu'il ait tenté d'articulé, mais en vain.

    Euh .. C'me ... euh ... tssa ... ben euh ... oui ... Beuh , beuh ... Bien sûr !


    Un balbutiement qui n'était pas dans les habitudes du milanais, mais qui dans les situations somme toute délicate avait l'affreuse habitude de revenir aux avants.


    Et oui ... Quel surprise ! Je passais par là.


    Le ton pas totalement affirmé, l'envie encore moins. N'avait-il pas encore répondu à l'invitation qu'il s'avançait déjà tout naturellement vers la Volvent, à croire qu'il était porté par un vent traversant les ruelles de la ville. Tentant tant bien que mal d'être à la hauteur de sa famille, il réajusta la position de son chapeau, car il n'était rien de plus inadéquate de se trouver en mauvaise posture lorsque l'on était en compagnie d'une Dame noble ... Bon, elle ne l'est peut être plus, mais le Baron est-il au courant de tout ? Oui ... Euh non !


    Volontier Dame !


    Enfin la réponse fut offerte à la belle. Un brin tardive, sachant qu'il se trouvait déjà presque nez à nez avec la nouvelle locataire de ces lieux. D'ailleurs, c'est bien à cet instant qu'il comprit tout ce remue ménage. Bordel ? Invitation ? ... Installation ? Tout s'explique !


    Vous avez emménagé ?


    Voilà comment un bon Margny se rattrape. Il avait l'art de savoir déjouer toutes les situations, même les plus ambiguë et ce jour encore, passant de maraudeur à invité du jour.

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Charles de Margny
Baron de Fondi
Chancelier de Condé
Teckel à poil ras d'Autun
Della
Ils n'avaient pas encore l'occasion vraiment de se présenter l'un à l'autre.
Elle le connaissait, plus de nom que de lui avoir déjà parler mais peu importait, Della avait à coeur de faire de son installation à Sémur, une nouvelle page de sa vie. Et tout naturellement, pour elle, cela passait par faire connaissance et rencontrer des Sémurois, comme elle.

Le Baron eut l'air un peu hésitant et sur le coup, la Blonde crut l'avoir froissé soit en évoquant la peur faire à Anahis soit en l'invitant...Après tout, une jeune femme seule invitant un homme, dans sa maison, même en plein emménagement, était-ce de bon aloi ?
Bah, tant pis ! Le Baron venait d'accepter. Ce qui ravit Della et balaya d'un coup ses craintes de l'avoir blessé.


A la bonne heure, messire Baron !
La Renarde Noire s'effaça le long du mur pour laisser entrer son invité surprise.

Oui, en effet, j'emménage...J'espère que vous voudrez bien excuser le désordre, tout n'est pas encore à sa place définitive.
Voyez...
Un doigt blond passa sous le nez du Baron et désigna une crédence en châtaigner entièrement sculptée trônant au centre de la pièce...Celle-là, je ne sais pas où la mettre. J'hésite entre ce mur-là...Même geste montrant le mur à côté de la fenêtre...Et celui-là...Et hop, elle fait demi-tour sur place et montre le mur opposé celui où se trouve la porte.

Tiens, si vous me donniez votre avis ?
Yeux pétillants et lèvres fines étirées sur un large sourire.
Je suis certaine que vous êtes un homme de goût !
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    Della de Volvent d'Amahir-Euphor
    Chambellan de Bourgogne

Charles
    Le brun pénétra dans la demeure après qu'il y fut convié par la dame. Et sans trop s'attacher à l'importance du décor, il suivit du regard, le doigt de la blonde qui allait de ci de là, n'écoutant qu'à demi mot ce que déblatérait la Volvent. C'est lorsque cette dernière interrogea le baron qu'il se réveilla quelque peu et quitta l'épaisse brume ou son esprit s'était ainsi embourbé, car pour tout dire, bien qu'érudit en matière d'œuvre, le milanais n'était pas l'homme le plus avertit lorsqu'il s'agissait de décoration intérieur. Un peu rustre dans son genre, il préférait nettement les habillages guerrier avec une belle armure en guise de porte manteau, ou quelques lames et boucliers décorant les murs des salles où il invitait ses amis. C'est donc, avec une certaine indifférence de réflexion qu'il répondit à sa charmante voisine.

    Euh ... Sous la lumière ! Là où la lueur du jour saura au mieux éclairer le chef d'oeuvre et faire ressortir ses couleurs et les détails de son virtuose d'artiste ...


    Il n'avait pas de gout, mais il possédait une certaine répartie lorsqu'il s'agissait de répondre. Ayant fait ses classes dans les grandes universités de Malte et Venis, on apprenait à dompter les gens par l'esprit et certains réflexes ne se perdaient malheureusement pas si vite. Et c'est donc dans une hypocrisie toute naturelle que l'homme répondit à la dame lui donnant du mieux qu'il pouvait cette impression de personne "à gout".

    Car du gout, il saurait en avoir pour la sculpture sans nul doute. Sculpture dont il s'approcha un peu, certes il se moquait de sa position géographique, mais bien plus l'intimidait les traits que son créateur avait voulu offrir.


    C'est un ouvrage de bon artisan que vous avez la ...


    Passant un doigt sur la matière, cherchant à déchiffrer l'indéchiffrable, passant et repassant à divers endroits, puis se retourna vers son hôtesse.


    Voyez ma chère, qu'il m'est d'un ravissement de voir si belle chose en notre ville !


    Restait à savoir de qui ou quoi il parlait.

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Charles de Margny
Baron de Fondi
Chancelier de Condé
Teckel à poil ras d'Autun
Della
Le nez volvanesque se retroussa sur une mimique laissant devinant une contrariété.
Car certes, la lumière donnerait un bal effet à l'objet dont il était question mais donc cela signifiait qu'il fallait le placer à côté de la porte et que donc, en arrivant dans la pièce, on ne le verrait pas. Il faudrait attendre que la personne ait fait le tour pour qu'elle admire ainsi l'oeuvre...Della douta un instant du fameux "bon goût" dont elle avait doté son hôte.
L'on peut aussi voir dans ceci l'invariable contradiction féminine. Il suffit de dire blanc pour que la femme dise noir...
Et tandis que Della gardait les regard sur la fameuse oeuvre, elle nota un geste peu anodin du Baron. Si celui-ci n'y entendait rien en décoration (ou en gente féminine, c'est selon), il semblait s'y connaître en art.
Et lorsqu'il se retourna sur Della, elle hocha de la tête, acquiesçant à ses propos qu'elle ne supposait pas ambigus.


J'en suis heureuse, Baron !
Cette crédence était à Beaumont, il me semble me souvenir que mon père l'avait ramenée d'un de ses voyages en Italie.
Il était chasseur et il lui arrivait de s'en aller parfois de longs mois pour le seul plaisir de chasser...ma mère l'accompagnait souvent...
La voix se fit moins certaine et le ton diminua un peu...Nous laissant aux bons soins de nourrice et intendants...Si l'espace d'un instant le regard bleu s'était voilé, à présent, il pétillait à nouveau car les souvenirs, Della les balayait aussitôt qu'ils remontaient.

Elle sourit au Baron et d'un geste, elle indiqua un fauteuil...


Alors dites-moi...comment trouvez-vous la Bourgogne ?
Soudain, elle rougit, se rendant compte qu'elle abusait peut-être du temps de son invité surprise-un peu forcé.

Et elle balbutia, une main se portant à ses lèvres, geste cachant mal sa gêne :

Oh bien sûr, si vous avez à faire, je ne veux pas vous retenir abusivement.
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    Della de Volvent d'Amahir-Euphor
    Chambellan de Bourgogne

Charles, incarné par Della


    Ainsi, cette statue semblait avoir une histoire, encore autre que celle de son créateur, mais par celle de son possesseur. Et aussi étonnant que cela puisse paraitre, les différents lieux, cités par la blonde marquèrent une réaction chez le barbu.

    La jeune femme citait des voyages en Italie pour d'épisodique rencontre des grandes battues sans nuls doutes. Il n'en aurait pas été trop étonnant que le milanais eusse déjà croiser les aïeuls de la sémuroise dans son passé italien. Mais encore plus l'esprit endigué du baron avait été chahuté par le nom de "Beaumont". Beaumont, il n'en connaissait qu'une, celle qui vivait sur l'Oise. La dame était-elle donc une héritière Louvelle ? Serait-elle donc affilié aux grands hommes auquel sont noués à la prestigieuse famille Margny ? L'idée était originale, mais il aurait surement eu vent d'une telle chose de la par de son oncle, il lui fallait donc savoir.


    De Beaumont ? ... Le château de sa grandeur Faran ?


    Bien évidemment que le brun se trompait, mais il fallait bien comprendre que nombre de chose de ce pays lui était encore inconnu, comme de savoir qu'il existait des secondes zones portants les noms des grandes citées. Revenant alors à la réalité, la blonde l'invita à prendre place sur ce qui semblait être un confortable fauteuil, de quoi reposer le vieillissant milanais.

    C'est alors que la Volvent se mit à rougir, comme si elle aurait fauté, ou encore autre futilité de ce genre. Mais non, elle était seulement gênée, craignant de prendre du temps du lombard. Et c'est donc avec un franc sourire et prenant place dans le siège qu'il répondit avec malice.


    Oh vous savez ... J'ai tout le temps que le Très-Haut me laissera.


    Il passa alors la main dans sa barbe, afin d'offrir à la dame une réponse plus réfléchie que les boutade habituels sur son arrivée en Bourgogne, qui furent tout de même bien rythmée.


    Pour tout dire, j'ai bien peu eu l'occasion de découvrir la région. D'une part, ne connaissant vraiment personne, excepté mon cher oncle et les quelques gens que j'ai eu le plaisir de rencontrer ... Surtout des curés d'ailleurs.


    Il haussa les sourcils sur sa dernière phrase, comme si l'idée de passer son temps entre son maitre et des ecclésiastiques étaient devenus sa première passion depuis son arrivée en France. Entre Condé et la Bourgogne, les seuls rencontres plus ou moins officiels s'étaient faites avec divers homme de foy et deux sympathiques blonde, bien que la rencontre de Condé fut des plus austère pour une première fois.


    Sinon ... Je suis pour la plus grande partie de mon temps à Condé, officiant et vacant aux tâches que me confia le Prince.


    Un instant de silence et une main qui revient fouiner dans la barbe condéenne. Au milieu, on pouvait tout juste distinguer un soupire qui en aurait dit long sur les sentiments du baron.


    Ma vie semble bien terne depuis ma venue en Bourgogne, je le sais ...


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Charles de Margny
Baron de Fondi
Chancelier de Condé
Della
Tout semblait indiquer que le Baron n'avait rien contre le fait de passer un petit moment en palabres avec la Blonde Volvent.
Celle-ci en était fort heureuse, bien trop contente de faire une petite pause dans le rangement.

D'un geste, elle indiqua à Anahis de s'occuper d'un panier de linge qu'il fallait remonter dans les armoires là-haut.
La jeune fille s'en alla, laissant Della et son invité en tête à tête.

Della rit lorsque le Baron parla d'un autre Beaumont. Non pas qu'elle se moquait de Charles, grand dieu non ! mais parce que elle savait qu'il y avait nombre de Beaumont et que souvent, on les confondait.

Non...non non, rien à voir avec ce Beaumont-là.
Il y a maints domaines qui portent ce nom...m'étant un peu renseignée sur l'origine de ce nom, il apparaît qu'il viendrait tout simplement de "belle colline", celle qui est exposée au soleil...ce qui explique qu'il y en ait tant.
Mon Beaumont à moi, il se trouve au nord d'Auxerre, c'est le domaine de ma famille, depuis fort longtemps.

Evoquer les récents problèmes entraînés par la destitution de l'ancien Baron de Seignelay n'apparut pas utile à Della. Cela avait été tellement long et compliqué qu'elle préférait laisser ça derrière elle.

Avant de s'asseoir, elle sortit deux hanaps et un carafon de vin qu'elle posa sur une petite table.

Si le coeur vous en dit, je vous propose une dégustation du vin de Beaumont.
Ce sera une façon de découvrir une des régions de Bourgogne. Et cela n'a rien à voir avec un curé, cette fois !

Della sourit. Elle commençait à trouver ce Charles très sympathique derrière son air un peu bourru de premier abord.

Je connais un peu le Prince de Condé. Nous avons déjà un peu bavardé ensemble...j'ignorais qu'il avait un neveu pour tout vous dire...Mais vos fonctions ne vous donnent-elles pas l'occasion de voir un peu de monde ?
La Renarde servit les verres et s'assit en face du Baron.
Avez-vous des projets...en Bourgogne, je veux dire ?
Le regard bleu se porta sur l'homme, sans insistance mais en y cherchant un signe, quelque chose...un sourire ou un regard qui pourrait laisser penser que le Baron ne s'ennuyait pas trop voire même qu'il était satisfait d'être là.
Il y avait un moment déjà que Della ne s'était pas arrêtée, juste pour le plaisir de partager un verre de vin avec quelqu'un...Et cela lui plut.

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    Della de Volvent d'Amahir-Euphor
    Chambellan de Bourgogne

Charles, incarné par Della

    Il s'était vautré et de quelle façon ! Il accueillit tout de même son erreur avec un certain humour, souriant en coin pour mieux admettre sa faute. Après tout, n'argumentait-elle pas par ses propres paroles pour l'italien ? Elle même avouait et décryptait la faute qu'il avait commise, c'était certes fort sympathique de sa part, mais ça rappellerait aussi au Baron une certaine retenue lors de ses différents entretiens futurs. Car ce genre de réaction maladroite en public aurait fait grand tort à son maitre condéen.

    Et pour mieux faire passer tout ceci, ainsi que de dénouer au mieux la gorge du brun, la charmante blonde eu la délicatesse de proposer à Charles de gouter à sa cuvée familiale. Peu enclin à s'offrir autre verre qu'un délectable Beaune, il aurait eu pour habitude de refuser, mais aujourd'hui et on ne sait par quel mystère ... La courtoisie peut être, ou simplement l'élégance dut à son rang vis à vis d'une chose qui ne se refuse pas en général.


    Il me sera d'un grand plaisir que de partager ma coupe avec vous Dame.


    Il inclina légèrement la tête en signe de respect, se laissant quelque peu aller dans son siège, somme toute assez confortable. Et c'est le verre dans sa main, voir dès fois à ses lèvres qu'il gouttait aux paroles de la Volvent, paroles qui touchaient plus directement Charles à ce jour et à ses diverses obligations envers Condé.


    Sachez Dame ... Que le sang de vos vignes, sont tout à votre image. Nous n'irions en gouter jusqu'à plus soif !


    Petit sourire taquin en direction de Della, car il faut dire que l'alcool avait tôt fait de relaxer le lombard et que les raisins de Bourgogne avait même tendance à rapidement lui faire délier paroles. Il était évident que par rapport à son mutisme et calme habituel, certaines personnes iraient peut être remarqué sa tendance à dépeindre lorsque les verres s'enchainent.


    À vrai dire, mes fonctions me font surtout voir les gens travaillant pour l'organisation à même des riches terres de mon Oncle. Il m'arrive cependant de devoir échanger de temps à autre avec l'une ou l'autre personne "du monde" ... Mais
    Léger soupire et verre qui vient se reporter à sa bouche afin de gouter à nouveau ... Il est surtout pour moi le devoir de servir le Prince et Condé, donc mes loisirs personnels de rencontrer moult gens sont biens secondaires.

    Quant à son Altesse Uruk, il sort bien peu de ses appartements, vacants à des occupations biens propres à lui même. On dit dans les couloirs du castel en Condé qu'il s'essayerait à l'alchimie ...


    Parlant légèrement plus bas depuis quelques secondes, il approcha quelque peu la tête en direction de la blonde.


    Mais n'allez pas crier ceci sur les toits, ce ne sont que rumeurs de gens de maison.. Et il me ferait mal de voir les activités personnel de mon oncle étalé au grand jour en sa province de villégiature.


    Reprenant plus sereinement sa place, souriant à celle qui l'avait si simplement invité, sans grande lettre ou autre annonce farfelue et bien pour aucune raison majeure. Cela lui parrainait assez bizarre dans le fond, ainsi pouvoir rencontrer des gens sans raison valable, ceci ne lui était plus arrivée depuis bien des mois, voir mêmes des années tant qu'il fut obligé à ses différents services. Aujourd'hui Condé, hier les compagnies d'ordonnances impérial et durant ses courtes pauses, obligés de se rendre à Milan ou sur l'île Maltais.

    Et c'est avec un certain étonnement qu'il apprécia la dernière question de Della, sur ses projets en Bourgogne, chose plus qu'évident de prime abord, mais qui lui semblait profondément nuancé.


    Eh bien, à vrai dire je n'ai ni grand projet pour ma personne au sein de la Bourgogne, ni même petite envie, pas le moindre once d'idée. Mais il est évident qu'en étant seul le plus clair de mon temps en ce duché, il s'avère être bien dur de pouvoir s'investir dans quelconques entreprises ou relations. Mais ne je perds pas espoir de trouver ...

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Charles de Margny
Baron de Fondi
Chancelier de Condé
Della
Le Baron sembla se détendre et du coup, il s'épancha un peu, laissant deviner quelques aspects de sa personne.

Il fit même rougir Della...Il est vrai que la jeune femme est facilement impressionnable...Gageons que cela lui passera bientôt. Ou pas.


Je vous promets de ne rien dévoiler des activités de votre oncle. Chacun a droit à son jardin secret...Au fait, quel est celui de Della ? Pour l'heure, les préparatifs de son mariage.

Hum...la solitude n'est pas toujours une plaie, vous savez.
Parfois, elle permet d'y voir clair dans son coeur, justement.

Mais, dites-moi...est-ce que la Diplomatie vous plairait ? Vous présentez bien, avez une aisance de langage et je gage que vous connaissez beaucoup de choses tant sur l'Histoire que sur la politique. Selon moi, vous feriez un très bon Ambassadeur...
Sourcil qui se lève...Non ? Et sourire pour accompagner le verre rempli à nouveau.

Ce qu'elle ne lui dit pas, à Charles, c'est qu'elle pourrait lui ouvrir une première porte, celle de la Basilique...Vaxilou serait facile à convaincre, sans aucun doute, lorsqu'il verrait de lui-même les talents de Charles...Et ma foi, en insistant un peu, elle pourrait même le faire nommer dans une province de sa zone...La compagnie des hommes "biens" est un luxe qu'elle ne se refuse jamais. En tout bien tout honneur, cela va sans dire !

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    Della de Volvent d'Amahir-Euphor
    Chambellan de Bourgogne

Charles
    Il n'allait peut être pas à considérer sa solitude comme une plaie, juste une façon de vivre calmement après plusieurs années à devoir subir de plein fouet une vie trop active à son gout. Mais il n'allait pas en tenir rigueur à la blonde de ces quelques mots légèrement poussés à l'extrême, car il avait aussi bien su depuis tant d'années maitriser les réactions virulentes qui coulaient dans son sang ... Quoique dès fois, il savait lâcher le leste et faire gouter ses interlocuteurs des cris de rage dont était naturellement doté un Margny. Quel descendant du gras Coluche ne serait pas langue de vipère et armée d'une parole dur comme le fer ? Cela n'existe pas ... Mais ils savent rester serein et offrir au monde leur cracha lorsqu'il le faut.

    Question surprenant de la blonde. Serait-elle entrain d'embourber le barbu dans une de ces fonctions qui allaient encore le mettre en scène loin de ce à quoi il aspirait ? Il avait bien assez gouté durant sa vie pour ne plus accepter sans mot les propositions certes alléchantes, mais pas toujours très intéressante sur le fond.


    J'œuvre déjà en toile de fond pour la diplomatie condéenne ... Je ne sais pas si les autorités bourguignonne sont friandes des employés n'étant pas entièrement dévoué à son service.

    Et puis, je ne pense pas vraiment être enclin à aller en villégiature dans une province étrangère pour y faire office de pantin, bien que cela puisse servir la Bourgogne ... J'ai d'autre engagement qui m'oblige à une certaine mobilité.

    Votre offre est certes intéressantes, mais me retrouver en Ambassadeur bourguignon, ne serait pas utile à notre duché vue mes besoins. Mais j'apprécie l'offre, soyez en sûr.


    Il referma l'une de ses mains sur sa cuisse, l'autre allant naturellement ravitailler sa gorge, ayant fortement besoin d'être quelque peu humidifié après tant de mot. C'est qu'il n'en aurait presque plus l'habitude de devoir débiter plus de trois mots à la suite le milanais en ces temps françoys.

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Charles de Margny
Baron de Fondi
Chancelier de Condé
Teckel à poil ras d'Autun
Della
Grumph...la Renarde n'aimait pas que les affaires n'aillent pas dans le sens qu'elle leur espérait. Et le Baron venait de refuser proprement sa proposition concernant la diplomatie.
Oh, il avait fait ça avec tact, doigté et finesse...Ce qui fit rager plus encore la Volvent qui comprenait que cet homme-là aurait été un fin diplomate, une perle en son genre...Rhaaa, quel dommage que ce talent se perde ainsi ! Et tout ça au profit des affaires d'un Prince. Pfff ! La vie est injuste parfois !

Je respecte tout à fait votre choix, Baron, cela va sans dire.
Mouais sauf que là, elle était déçue, la belle.

Mais donc, dans quel genre d'entreprise aimeriez-vous vous engager ? Vous dites souffrir de solitude...? Oups, il était trop tard pour faire demi-tour, Della ! Elle venait de se dire que peut-être, elle et lui ne parlaient pas des mêmes entreprises...Se pouvait-il qu'il parle compagnie féminine ou autre ? Alors qu'elle causait occupation ? Rhoooo...elle avait le don de se mettre dans des situations, parfois, la Blonde, pas possible !
Vite, sortir l'arme numéro un, le sourire angélique qui traverse le visage de part en part en laissant comme un rayon de soleil dans le regard.

Et tiens, tant qu'à faire, resservir le Baron qui semble apprécier le Beaumont.


Désirez-vous manger un morceau ? Il y a un délicieux fromage de chèvre dans la réserve...
Ou comment faire diversion, leçon numéro deux.
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    Della de Volvent d'Amahir-Euphor
    Chambellan de Bourgogne

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