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[RP] Remise officielle des petits noms aux Régnants

Lison..
Que les sourires étaient discrets, que les rires se faisaient rares. Lison parcourait l’assemblée du regard, et en ce lieu comme dans bien d’autres, l’air pesait si lourd. Où donc se cachaient l’insouciance et la bonne humeur bourguignonne ?
Elle lissa sa robe de soie grise, brodée de quelques fils d’argent et de perles de nacre, et sourit faiblement en tentant de se souvenir où elle avait bien pu ranger ses jupons chamarrés, ceux qu’elle portait lors de la tournée avec le Vieux Tambour, lorsque saltimbanque, son seul soucis était de savoir si la lune serait assez claire pour que son ombre dansante soit au mieux visible par les spectateurs.

Elle soupira, elle aussi avait perdue toute insouciance et ses sourires se faisaient rares. Sidhartha, lui perdait bien plus que son sourire. Elle sursauta en entendant Della l’appeler, elle aussi semblait changée, lointaine. Lison chassa rapidement cette idée. Pour le moment une personne chère l’attendait.

Elle s’avança vers Sorane, un léger mais sincère sourire aux lèvres, puis planta le fer de son regard dans l’émeraude de celui de la Vicomtesse.


La sagesse… Au départ lorsque ce surnom vous a été attribué, je l’ai trouvé en peu terne je l’avoue, regrettant l’absence de cette petite note piquante qui est votre.

Puis j’ai réfléchi à ce que pouvait être la sagesse, et j’ai compris le choix des Bourguignons. Etre sage, n’est ce pas être en accord avec soi même et avec les autres dans un souci de justice et de tempérance ? Rester fidèle à ses principes et faire ce que l’on annonce ? Savoir oublier ses propres intérêts au profit de ceux du plus grand nombre ?

Si être sage est bien cela, alors nul autre surnom n’aurait pu mieux vous définir, et c’est un honneur de vous remettre ce ruban au nom des Bourguignons, faisant désormais de vous, Sorane de Voiturienvenir, Vicomtesse de Couches, Baronne de Brandon, Dame de Lavau dite la Sage.


Et sans dévier son regard, de lui remettre l’étoffe brodée en s’inclinant.



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Sorane
Sorane sourit à Lison et prit avec précaution l'étoffe brodée qu'elle lui tendait.

"Merci Lison, merci aux Bourguignons. Je porterais ce surnom avec fierté et honneur, la reconnaissance de l'ensemble des Bourguignons est la plus merveilleuse des récompenses. Merci."

Elle ne sut quoi ajouter, elle n'aimait pas fanfaronner. Elle se contenta donc de sourire et d'ajuster l'étoffe sur ta tenue.

"Vous féliciterez l'artiste qui a réalisé de si jolies broderies, en tout cas."


Et elle embrassa son amie.
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Della
Et hop, encore un de remis !

Merci beaucoup, Lison...Et merci à vous, Vicomtesse, d'être venue jusqu'ici.

Nous devons ces rubans au talent de Julien de Lancastre, ici présent.

L'Intendante adressa un petit signe de tête à Juju et continua :

Il nous reste à remettre son surnom officiel à sa Grâce Ingeburge. Ouille...ça avait du mal à passer ça...d'ailleurs, elle s'arrêta au prénom de la Duchesse, ayant toutes les difficultés du monde à prononcer son nom complet...et pas seulement à cause de l'origine nordique...comprendra qui pourra...

Votre grâce...puis-je vous inviter à venir me rejoindre, s'il vous plait ?
Hop hop hop...des gants jusqu'aux épaules...et l'impression de marcher sur des oeufs.
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    Della de Volvent d'Amahir-Euphor
    Chambellan de Bourgogne

Aelith
Lorsqu'elle entendit prononcer le nom de la Prinzessin - ou plutôt le prénom uniquement, la Renarde s'étant délestée de l'effort que représentait la diction de "von Ahlefeldt-Oldenbourg" -, la Chambertin quitta le sourire qu'elle avait adressé à Sorane pour plisser légèrement les yeux. Elle se souvenait avec exactitude des termes par lesquels Irançy avait justifié son absence, tout comme elle se rappelait fort bien le peu d'enthousiasme qui avait émané de la Duchesse à la présentation de la missive. Elle avait pourtant déjà eu l'heur de constater que la Duchesse, parfois, faisait bien preuve d'enthousiasme. Mais en l'occurrence, alors même qu'Aelith se tenait légèrement en retrait, elle pouvait presque deviner l'habituelle morne lueur qui flottait sur le regard sans vie de la Prinzessin.

Et pourtant, qui savait réellement ce qui se tramait dans son esprit? Amusée, la rouquine en aurait presque sourit, si l'attitude de Della n'avait pas déjà relevé presque imperceptiblement les coins de sa bouche. Il y avait peu de chances que la Duchesse offre à l'audience un discours de type Balbuzard, mais Aelith était en vérité légèrement impatiente de savoir quels seraient ses mots, tout comme elle souhaitait enfin connaître le surnom qui avait été choisi pour elle...

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Ingeburge
Si la duchesse d'Auxerre ne se souvenait guère de la date à laquelle elle avait pour la première fois entendu parler de cette histoire de surnoms à attribuer par les sujets bourguignons à leurs régnants, elle se souvenait en revanche fort bien que cela avait eu lieu avant même que l'Association Bourguignonne pour la Culture ne fut instituée et que la proposition avait été formulée par celle qui serait désormais Sorane la Sage pour l'Histoire lors des discussions préparatoires à une campagne pour des élections; mais, et ce serait bien le diable si elle ne parvenait pas à un moment à restituer et le lieu et le jour, elle qui jouissait d'une excellente mémoire. Elle se remémorait également que la question avait finalement été soulevée lors d'une séance de la curia ducis bourguignonne et qu'elle n'y avait guère prêté attention car l'idée ne l'avait jamais vraiment enthousiasmée et cela dès lors que la vicomtesse de Couches en avait parlé pour la première fois. Pour Ingeburge, car elle avait connu ce rituel ailleurs, cela revenait à juger la personne et non l'œuvre, et le fait que l'on ait tronqué sa contribution au duché de Bourgogne de quatre mois alors que sans ses deux premiers mandats, il n'y en aurait pas eu de troisième, la confortait dans son opinion. Alors, craignait-elle en fait d'être jugée? Non, loin de là, car l'on ne fait pas de politique, l'on n'accepte pas des charges royales visibles et l'on n'accepte pas de gravir la hiérarchie de la Très Sainte Eglise si l'on redoute le jugement des autres.

C'est donc plongée dans une douce songerie – d'autant plus douce qu'elle n'était pas préoccupée par son état physique grâce au feu d'enfer ronflant dans l'âtre – qu'Ingeburge avait accueilli les salutations de la duchesse du Nivernais, écouté l'exorde de l'Intendante de l'association, suivi les premières remises, ne s'animant que lorsque son amie Sorane se vit remettre son listel coloré. La sagesse pour une Grande... c'est ce qu'elle aurait choisi si elle avait participé à la manifestation dont on lui avait dressé un résumé, après tout, n'était-elle pas concernée? Si fait, et cela fut confirmé par la voix de Della l'invitant à s'approcher, c'était à elle maintenant de recevoir son surnom.

Après un regard à la flamboyante Aelith qui s'était proposée de l'accompagner – étrange comme elle n'avait pas eu envie d'être seule en cette occasion, c'était peut-être à cause de cette lettre qu'elle avait décidé d'envoyer, qui était déjà rédigée, qu'elle ne parvenait pourtant pas à faire mander et qui la poursuivait de son œil furieux dès qu'elle apercevait le rectangle de parchemin et qui semblait lui lancer : « vas-tu me faire délivrer à la fin? » – après, donc, avoir puisé ce qui ressemblait être du courage en la demoiselle de Chambertin, la duchesse d'Auxerre quitta sa place et s'approcha à pas lents de Della, le taffetas de sa houppelande sombre bruissant délicatement sur le sol. Parvenue aux côtés de la Volvent, son regard mort plongé dans celui de cette dernière, elle déclara de sa voix la raucité légèrement marquée :

— Me voici, ma dame.

Oui, la voici. La voici avant cette lettre, cette lettre que Della recevra sous peu car il faudra bien qu'elle la reçoive. Ingeburge, après son retrait sur elle-même, avait pris un certain nombre de résolutions et elle comptait bien s'y tenir aussi vertigineuse que la tâche lui parût.
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« Aultre n'aurai. »
Della
Il faut bien avouer que si Della avait sourit, d'un sourire presque carnassier, lorsque le surnom d'Ingeburge avait été choisi, là, à ce moment précis, elle ne souriait plus...
Bien sûr que dans son for intérieur, elle la trouvait Froide, l'Ingeburge ! Bien plus que cela même...glaciale ! mais quand même...lui remettre ce galon avec la Froide brodé dessus...c'était délicat.

Della ne savait jamais exactement comment il fallait appeler Ingeburge...Elle était Princesse mais impériale...elle était Cardinal, est-ce que ça prévalait sur le titre de Duchesse ? Il y avait de quoi perdre son latin. D'ailleurs, c'était le point faible de la Blonde, savoir quel titre donné à qui. Oh, pas qu'elle ne connaissait pas les termes à employer...votre Altesse, votre Grâce, votre Grandeur, Excellence...non, tout ça, elle connaissait mais elle ne savait jamais qui était quoi dans quel ordre !

Pour la circonstance, elle avait décidé d'opter pour "votre Grâce".
Après tout, c'était dans le cadre de cette fonction qu'elle allait remettre le fameux surnom brodé...

Votre Grâce...Ouille, fallait-il encore, maintenant, aligner quelques mots cohérents...Mais pourquoi diantre, n'avait-elle pas écrit ce qu'elle allait dire ?...plusieurs surnoms ont été évoqués lors du choix des Bourguignons...parmi eux, trois furent retenus...Ca comble, le rappel de la procédure...peut-être qu'Ingeburge ne la connaissait pas...Bon et la suite ? Etait-ce bien à propos de dire que le surnom choisi reflétait la personnalité d'Ingeburge ? Oui, dans les faits mais de là à le dire...gloups...et dire que cela reflétait son règne ? Bah, pareil...gloups......Finalement, le choix de la Bourgogne s'est porté sur......Oh si seulement, elle pouvait changer ce foutu surnom...Oh et puis zut, après tout, Ingeburge était bien la Froide !...la Froide !
Et zou, d'un geste solennel, la Blonde tendit le ruban à Ingeburge, attendant, glacée elle aussi, sa réaction.
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    Della de Volvent d'Amahir-Euphor
    Chambellan de Bourgogne

Ingeburge
La propagande ayant été faite autour de cette animation de l'Association Bourguignonne pour la Culture avait plutôt efficace car elle était parvenue jusqu'à la dame d'Auxerre qui la plupart du temps demeurait murée en son castel urbain et ne laissait arriver jusqu'à elle que peu de nouvelles et que peu de personnes. Certes, le fait que ladite dame était quelque peu concernée, puisque l'une des actrices malgré elle de l'événement, avait peut-être accéléré et forcé la diffusion de l'information mais le fait est que le battage autour de cette cérémonie d'un genre inédit en Bourgogne avait été des plus conséquents, c'était là d'ailleurs l'une des clés de tout succès. C'est ainsi que la Prinzessin avait donc su que l'on avait demandé à tout sujet bourguignon d'émettre des propositions quant à la vision qu'il avait des derniers régnants qui avaient eu l'incommensurable heur et honneur de voir leur front ceint de la Couronne des ducs de Bourgogne et qu'on lui avait ensuite fait connaître les suggestions validées. Elle connaissait donc parfaitement le règlement et si tout ne lui avait pas été rapporté à propos des surnoms qui avaient été soumis, elle s'était vu révéler, toujours par le biais de cette publicité active, les trois finalement retenus pour être laissés au jugement des Bourguignons. Quelque peu circonspecte, elle avait réfléchi à la signification de ces trois qualificatifs et n'y avait guère plus repenser jusqu'à cet instant, alors que Della, par phrases hésitantes, tentait de lui résumer le principe et les fruits de la réflexion des Bourguignons.

Oui, elle était au courant des règles et de la procédure, du fonctionnement et du déroulement, et elle aurait pu acquiescer de la tête, doucement, pour indiquer que tout lui était intelligible mais elle n'en fit rien car à nouveau cette circonspection qu'elle avait éprouvée s'emparait d'elle en entendant la Volvent parler du « choix de la Bourgogne ». Un sourcil délié se haussa légèrement quand elle répéta, interrogative quand Della eut finit de parler :

— Le « choix de la Bourgogne »? A ce qui m'a été rapporté, il était possible de me juger « froide », « glaciale » ou « iceberg ». Si le dernier terme m'est totalement étranger, son étymologie ne laisse guère de doute, l'on reste ainsi dans le domaine du froid et de la glace. Alors, je parlerais plutôt de non-choix puisque les trois noms retenus font partie du même champ lexical. Il me semble pourtant que d'autres épithètes, pas forcément flatteuses d'ailleurs, aient été suggérées à mon endroit.

Et la circonspection fit ensuite place à l'incompréhension car comme quelques jours auparavant, elle ne parvenait pas à comprendre. Elle savait que ses titres, rang, statut imposaient une certaine distance et elle savait aussi qu'elle était parfois taxée de hauteur. Mais « la Froide »? N'était-ce pas là juger son caractère quand peu pouvaient se targuer de la bien connaître? N'était-ce pas faire fi de son travail pour s'arrêter à sa personne là où celle-ci devait justement s'effacer pour que la charge ducale soit remplie le plus brillamment possible? Pour autant, elle n'était pas piquée, elle voulait juste entendre des arguments, prendre connaissance des raisons ayant amené à ce résultat.
Alors, plus impassible, impavide, impénétrable, imperturbable, inaccessible, incurieuse, indéfinissable, indifférente, indolente, inébranlable, insaisissable, plus Ingeburge que jamais en somme, elle demanda ensuite :

— Pourquoi?
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« Aultre n'aurai. »
Della
On lui avait raconté, alors qu'elle était encore petite fille, que par delà bien des montagnes, loin vers le nord, s'étendait un désert de neige et de glace, qu'il y faisait si froid que si l'on s'endormait en cet endroit, on mourrait, gelé en quelques instants.
Cet endroit était un lieu de mort et de solitude et de silence que seul le vent se permettait de rompre.

Ingeburge faisait cet effet-là à Della.
Morte...silencieuse...solitaire...froide...la Froide !
Probablement aussi la Duchesse faisait-elle le même effet à bon nombres de Bourguignons puisque c'était ce terme-là qui avait été choisi pour être accolé à son nom.
Mais comment lui dire ?

Un immense froid s'installa...Della se sentit soudain seule...et le silence plana...Le désert de glace s'étendait désormais jusqu'en Bourgogne.

Combien de temps Della resta-t-elle silencieuse, regardant Ingeburge ? Aucune idée...une seconde ou une éternité.
Où trouva-t-elle la force de planter son regard bleu dans celui d'Ingeburge ? Peut-être dans un élan de charité envers la Princesse ou parce qu'elle était effrontée ?

Quelque chose se brisa dans la certitude de Della.
Et si Ingeburge n'était pas ce monstre de froideur et de suffisance, mais si elle était tout simplement...seule et...malheureuse de l'être ?

Aussitôt, une petite voix répliqua !
Si elle est comme ça, c'est qu'elle l'a bien voulu ! Pense à ton frère, pense à toi et à Béatrice ! Pense à la zizanie qu'elle sème à plaisir ! Pense...
Une autre voix se fit entendre.
Non ! Arrête de penser et regarde...Regarde cette femme, en face de toi...Qui est-elle ?

Peut-être parce que vous oubliez de sourire et que votre regard ne pétille jamais.
Della, petite Della, es-tu vraiment certaine que cette réponse soit celle qu'elle attendait, la Froide ?
Fais gaffe à toi, petite Della...Sauve qui peut !

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    Della de Volvent d'Amahir-Euphor
    Chambellan de Bourgogne

Aelith
La Froide.

Aelith se rappela soudainement sa première rencontre avec la Duchesse d'Auxerre. Cette dernière se trouvait de passage à Tonnerre, cherchant quelques renseignements sur un village qu'elle connaissait trop peu, et sur lequel elle n'avait pas su lui dire grand chose. Ignorante à l'extrême de ce lieu qui avait été témoin des premières années de sa vie, mais guère plus, elle l'avait redirigée vers une autre personne, sans beaucoup plus de paroles. Mais il lui avait semblé, l'espace d'un instant, vivre la scène de l'extérieur: leur face à face n'aurait pu être plus manichéen. Entièrement vêtue de rouge, ses lèvres incarnat éclatant sur son pâle visage tandis que ses flamboyants cheveux retombaient sur ses épaules, Aelith s'était retrouvée face à une femme parée uniquement de noir, sans la moindre expression, et dont les cheveux corbeaux n'avaient rien de commun avec ceux de la Chambertin. 'Le Rouge et le Noir' écrit avant l'heure, en somme.

Et pourtant. Aujourd'hui, elle était à ses côtés, à son service, et d'ici, elle l'observait vraiment. Elle s'était attendue aux mots de la Prinzessin - du moins les avait-elle devinés en entendant le surnom qui lui avait été choisi -, mais pas à la question qui avait suivi. Et encore moins à la réponse de Della.

Presque machinalement, les yeux d'Aelith se fermèrent, et hochant désespérément la tête de droite à gauche, elle murmura:


-« Della, pitié... Ce n'est pas vous qui ferez la route en voiture avec elle, au retour. »

En réalité, la rouquine ne craignait pas l'éventuelle colère d'Ingeburge - puisqu'elle ne serait pas dirigée contre elle -, pas plus qu'elle ne craignait l'éventuel lourd silence qui pourrait s'installer dans le coche. Elle avait simplement espéré pouvoir discuter de la cérémonie, des surnoms remis, des discours prononcés; en somme, d'une foule de banalités qui n'auraient pas concerné Auxerre, afin de proposer quelques heures de relâche à la Duchesse. Rien ne laissait supposer aux yeux d'Aelith que celle-ci en avait le besoin, mais elle était au moins assurée que la Duchesse avait bien trop de choses auxquelles penser, et que laisser ces fatigants sujets de côté pour quelques instants ne pouvait pas causer de grand tort.

Mais désormais?

Aelith se mordillait machinalement la lèvre inférieure, attendant anxieusement la réponse de la Prinzessin.

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