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Information and comments (14)
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[RP] Un joyeux non-anniversaire.

Naelhy
« ARMÂAND »

C'est adorable comme tout. C'est tout rond, tout clair, tout net. Très joli, vraiment admirable. Et la peste de gueuler comme une charogne, bien qu'une charogne qui gueule est un exploit, mais puisque nous avons déjà mis le paquet niveau admiration, je ne vois pas pourquoi ne pas continuer.
Et le blond de trainer derrière elle. Peut-être qu'elle y était aller un peu fort...finalement...

S'incruster dans une soirée, c'était pas bien dur. Y'avait pas trente-milles solutions.
Soit on attend que toute l'assemblée ait vidé les tonneaux, dans ce cas poser ses orteils dans le lieu des festivités devient banal, commun, simple, trop, et surtout bête, puisqu'il n'y a plus rien à se mettre dans le gosier, ni pour bourrer sa pipe.
Soit, comme Armand et elle, la petite blonde qui trottine devant avec sa robe ultra-bouffante et rembourrée à mort avec écrit « Rodriguette » sur un chapeau pointu plus que laid, on a reçu par erreur une lettre d'invitation adressée à une princesse Rodriguette et une paillasse et dans son intelligence suprême qui consiste à tout prendre au pied de la lettre on s'est déguisés en princesse machinette et en...Paillasse.

Le choix pour qui devrait être la princesse ne fût pas dur, et par défaut le frère aux cheveux de blé était dès lors la paillasse, par contre on cherche toujours une quelconque ressemblance, moins grossière, avec les deux fauchards concernés.
Avec ce déguisement de cheftain ainsi caricaturé il ne restait plus qu'une étape, essentiel à la bonne continuation de cette entreprise.


« C'est quoi L'Alabrena? Bordel... »

Déjà la gamine qui allait fêter sa dîtes majorité s'appelait Griotte, fallait encore leur coller un nom merdique à retenir pour arriver à bon port. Griotte, quelle idée d'appeler sa gosse comme une cerise? Vraiment?

Quand on a le sens de l'orientation d'un poulpe, un déguisement splendide qui jure avec celui de son frère où l'on à coller des poils de tapis tout une journée, et qu'on est blonde, trouver une forteresse machin bidule c'foutrement dur. Et c'est pas l'frangin qui va l'aider dans sa quête de la pique assiette ultime.
Ils auraient pu penser à l'indiquer dans la ville, des panneaux sympa vous savez, genre par ici pour la chasse à l'homme!

Mais finalement l'objet de toute son attention depuis la réception fût trouvé, et, restait plus qu'à ne pas trop se faire remarquer jusqu'à l'entrée en ces lieux où ils pourraient revêtir leur second déguisement, le discret.


« La Paillasse et surtout, prîîîîncesseeee Rodriguêêêtte sont Lââââ! »

A traduire par: la blonde déguisée en champignon atomique et son frangin en tapis en poil de porc pour chien sont arrivés.
Que serait une « Méga-teuf » sans ceux qui n'ont pas à y être?

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    -« Prenez mes idées, j'en aurais d'autres. »
Sadnezz
[Porte de l'Alatruc]

Je...

Ha! la porte s'ouvre.

Han!

Une poulaine vient de voler, puis une autre.... Et une autre!

..Ho!

ô rêve! le paradis! dejà!? Les yeux corneilles de la Corleone s'ouvrent en grand lorsque se reflètent dans le vieil iris une pluie de chausses et poulaines en tout genre qui tombe certainement de la main trop bonne du Très Haut. A défaut de l'effrayer, le phénomène l'émeut d'abord, lui fait se mordre les lèvres.. Jusqu'à... Jusqu'à ce que l'odeur et le poids des projectiles la ramènent à la raison.

Humpf!..

Griotte! C'était bien sa sale petite trogne qui se pointait à l'ouverture du sésame fortifié, et avec un petit sourire qu'elle ne connaissait que trop bien: un sourire de chiennasse. On est Corleone ou on l'est pas, et pour l'heure, Sad aurait préféré que sa nièce ne le soit pas. Tout est relatif.

Saint Foutre!


Recouvrant sa tête de ses bras, elle baisse la tête et se rue comme un vieux taureau sur la griottine qui l'accueille sous l'averse du diable. La charriote elle, se fait généreusement bombarder de moultes et diverses chausses trouées, râpées, puantes, moisies... Heureusement qu'elle n'abrite rien de fragile... Hin hin. La brune stoppe une fois passé le misérable fléau et éclate d'un rire sardonique, bien que se voulant spontané.

Bonjour l'accueil!

Tiens, elle n'avait pas mené de présent pour la petite sauterie annuelle de l'ex chaperon rouge, quel maladresse... Nullement navrée, elle poussa du doigt la jeune fille en ravalant son hilarité, puis lança un regarde carnassier à son hôte.

Bon! C'toi le gibier?! J'ai la dalle moi.

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Les murs ont des oreilles, vos oreilles ont des murs... Spiritu Sanguis.
Little_die
Au début, tout s'était bien passé. Pas de problème sur les routes, Nyx conduisait bien, et elle ne s'était pas fait repéré... pas encore.
Bien sûr, au moment où Sadnezz avait malencontreusement heurté une caillasse, elle avait étouffé un cri de surprise et s'était cramponné à la chariotte, en priant pour ne pas s'être fait choper. Non, pas si près du but, ce serai stupide.

Et puis, finalement, Nyx s'arrêta et se mit à... huer ? le guet, histoire qu'il la fasse entrer... quelque part, Némésis ayant oublié la destination de la Corleone. Peu importe où ce serait, de toute façon, y'aurait toujours moyen de l'embêter un peu. Et l'entourage de sa charmante hôtesse.
Une exclamation ravie lui fit comprendre qu'on devait certainement avoir bien accueilli Nyx, puis un grognement lui indiqua que la surprise ne devait pas être aussi bonne que ça (Tant mieux! eut-elle envie de hurler)


Elle serait certainement resté des heures encore dans le chariot si une pluie de chaussures moisies à l'odeur fortement... développé ne s'était abattu sur le véhicule, et accessoirement sur sa cachette.
* Mais qu'est-ce que.... *
Elle eut envie d'ignorer les poulaines, puisque c'était des poulaines, jusqu'à ce leur odeur la rappelle à l'ordre. Plissement de nez, sourcils froncés, analyse de la situation. Tout simplement intenable. Une brusque envie de vomir la prit. Résister ? Ou pas ?
Tant qu'à faire...
Sous les couvertures qui la dissimulait, Némésis se plia en deux et déversa le contenu de son repas sur les affaires de la Corleone, les chaussures moisies et le bois de la charrette.

Quand le flux odorant arrêta de se déverser, la jeune fille essuya de la main sa bouche pâteuse en grimaçant. Mais quelle personne moyennement sensée irait balancer ses vieilles poulaines trempées dans les eaux usées sur une autre ?
Incapable de se retenir plus longtemps, elle envoya valser d'un coup de pied les chaussures empoisonnées et s'extirpa de la charrette, se retrouvant pied nu et boitillant légèrement sur le sol. Elle n'avait plus qu'à croiser les doigts pour que Nyx ne la voit pas...
Un pas... Non, deux... Et elle serait cachée... Encore un effort... et...
Un caillou mal placé suffit à la déséquilibrer, et Némésis s'étala de tout son long sur la route, avec bruit assorti. Pas qu'elle avait criée, mais quand même, une enfant qui s'étale à terre, ça sort du silencieux et du discret.
* Pitié, Aristote. Faites que je m'en sorte en un seul morceau plus ou moins passable... *

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Arm
Pas fichue de s'orienter la Naelhy mais c'est surement pas Arm qui va l'aider. C'est bien plus drôle de la regarder se dépêtrer sans réussite avec son sens de l'orientation inexistant et son pois chiche en guise de cerveau.

Et au fond, c'est pas plus mal de traîner. Déjà au départ, ça avait l'air louche cette invitation, mais en plus avec une chasse à l'homme... quand on se tape l'incruste, c'est plutôt risqué. Trop tard, elle finit par arriver au bon endroit. Rester impassible, sérieux, discret et...


« La Paillasse et surtout, prîîîîncesseeee Rodriguêêêtte sont Lââââ! »

Et paf, il lui plaque discrètement la main sur la bouche en murmurant.

Hé doucement, patate, tu viens vraiment à nous faire repérer en gueulant comme un putois ? Moi je ne tiens pas à devoir remplacer la proie pour la chasse parce que madame ne sait pas rester discrète.

Bon, le but était quand même principalement de récupérer de la bouffe, mais fallait y aller subtilement et pas tout engloutir comme un gros porc. Surtout, se fondre dans la masse, sourire bêtement aux gens, mais pas trop, n'insulter et ne bousculer personne... et... et PAF voilà, à force de réfléchir voilà qu'il a déjà bousculé une demoiselle inconnue au bataillon. Bah oui, inconnue vu qu'il ne connait personne. Rester discret, DISCRET.

Ne pas hésiter, foncer, rester décontracté, lorgner vers la nourriture et s'en rapprocher stratégiquement et rapidement avant qu'elle ne puisse capter son visage et faire un scandale.

La soeur est déjà perdue de vue, et c'est peut-être pas plus mal parce que quiche comme elle est, elle s'est surement déjà vendue toute seule. C'est le moment de manger à volonté.
Griotte
Un large sourire éclaira les traits de la Corleone bâtarde alors que son aînée partait d'un éclat de rire sonnant, pour une fois, plutôt franc et presque - je dis bien "presque" - chaleureux. La chose avait de quoi surprendre et ravir la morveuse, qui s'attendait à ce que Sadnezz soit aussi froide et sardonique que la dernière fois qu'elles avaient passé un peu de temps ensemble. Ce changement avait du bon. Griotte nota dans un coin de son esprit que l'accueil sous une averse de poulaines tombant en lambeaux, semblait adoucir les vieilles peaux, mais déjà la madone repartait à l'assaut en la prenant pour le gibier de la chasse à venir. La môme écarta le doigt envahissant et répondit d'un ton amusé :

Les Corleone sont indigestes. On attend une livraisons de blonds bien...
La Paillasse et surtout, prîîîîncesseeee Rodriguêêêtte sont Lââââ!

Morbleu ! C'était quoi ce braillement suraigu ? Karine avait une crécelle agonisante coincée dans le gosier ? Burrich s'était fait castrat pour mieux jouer son rôle de Princesse Rodriguette ? La tonalité cadrait à merveille. Vraiment très réussie ! La môme en resta pantoise. Sa mine se fit encore plus ébahie lorsque son regard éberlué se posa sur la meringue aux jupons boursouflés et l'homme des cavernes qui avançaient à leur rencontre. D'où c'est qu'ils sortaient eux ?

Foutre cul ! Sadnezz, tu les connais ces deux là ?

Ils devaient être complètement atteints pour se trimballer avec cette dégaine ! Il fallait prendre garde. Ils étaient peut-être dangereux ! Et la môme qui n'avait aucune arme sur elle... Elle pouvait toujours utiliser de vieilles poulaines puantes pour les bazarder à la tronche des deux zigotos et essayer de les faire fuir.

Z'êtes qui vous deux ? Troufion et trouffionne ? Nous on aime pas trop les inconnus par ici. On a pour habitude de les faire cuire à la broche avant de les donner à bouffer aux chiens. On garde juste les chaussures. Ca peut toujours être utile...

Et d'afficher un air menaçant en faisant un signe de tête en direction des chaussures décrépies qui s'étaient crashées sur la charrette. S'approchant de la chariote dans l'idée de piocher une poulaine pour s'en servir d'arme de jet, Griotte tomba soudain nez à nez avec une gamine aux cheveux roux, vautrée sur le sol.

Sad ! T'as enmené une peau de bête ? C'est mon cadeau ? J'aime pas trop la couleur. J'peux m'essuyer les pieds d'ssus ?
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Sadnezz
Imitation parfaite de sa comparse dans un mouvement a 180 degrés vers l'immonde, que dis-je, l'atroce imitation de... De qui d'abord? C'était tellement pitoyable que la Corleone n'aurait pu reconnaitre les pauvre caricaturés.

Nan. Connais pas. Si c'est ça les trognasses de ta petite sauterie... Sans moi!

Elle croisa les bras en toisant fièrement les deux zig sortis de nulle part, une moue sceptique au coin des lèvres. Elle aurait du se douter que c'était trop beau. L'accueil est un appel d'offre, pluie de poulaines tout ça... ça vous en met plein les mirettes ça ouais, mais quand on gratte un peu le vernis... Voilà ce qu'on récoltait. Un paillasse meringuée et une grande chose difforme.

Les blonds au repas, même topo. Un faire valoir pour garder le client jusqu'à l'ultime relent de nausée, jusqu'à l'usure, jusqu'à la moelle. Elle risqua quand même un regard vers ce qui couvrait les pieds des deux gus, histoire de voir si y'avait un seul détail pour sauver les meubles. Peuh. Même pas. Niente. Nada!

Suivant la trajectoire de la Griotte, Sad stoppa net à sa remarque. Regard oblique à la chose rousse-blonde qui s'était invitée... Avant de pousser un juron effrayé.


NEMESIS!

Nemesis: Pire qu'un vers solitaire. Dejà parceque de solitaire elle n'en avait que le nom, puis ensuite parce que dans le genre parasite elle était costaude. Mais qu'est-ce qu'elle foutait là la mioche?! Elle l'avait envoyée voir ailleurs si elle était avant de prendre la tangeante et...

Tu t'es ramenée là!? Ici?

Le Tres haut lui envoyait une épreuve en la personne de Nemesis, ça ne pouvait-être que ça. Sad pivota vers Griotte mécaniquement. Au point où elle en était autant retourner la chose à son avantage...

Cherche pas,c'est cadeau. Livraison de gibier avant l'heure. Elle court vite en plus, tu vas voir, le meilleur du meilleur, la crème de la crème!

Ha ça pour courir vite... La belladone ramassa du bout des doigts une paire de vieilles chausses et les balança à la figure de l'enfant.


Voilà! Avec ça on a de quoi tenir la partie une bonne demi journée!

...Tu saisis Némésis?

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Les murs ont des oreilles, vos oreilles ont des murs... Spiritu Sanguis.
Cerdanne
[Les routes...Via Alabrena...]

L’Alabrena, l’Alabrena qu’elle avait dit la cerise…
Montauban, d’accord jusque là elle connaissait.
Sa dernière visite remontait à l’été dernier et le Tarn ne devait ne pas avoir bougé de place.
Pas plus que la mairie.
Mais L’Alabrena…Elle ne voyait pas ou il était ce foutu...Truc ? Machin ?

Elle finit par se faire expliquer le chemin et vu le regard et la voix trainante et agacée du bonhomme, elle ne devait pas être la première à avoir demandé des explications.

La brunette prit son temps pour arriver au domaine.
Déjà elle vérifia pour la nième fois qu’elle avait toujours planqué dans ses fontes le cadeau prévu pour la cerise.
Sourire narquois aux lèvres en tâtant le doux tissu « spécial baignade ». Du magique ; Du breton Pur Druide...
Dentelles et tout le toutim.
Un truc à vous faire porter par les flots...

Parfait...Plus qu’à rentrer la griotte dedans…

Plus elle approchait et plus ces yeux s’écarquillaient.
Ma parole, la cerise est vraiment devenue Nobliette…
C’était carrément un château son Truc Machin..

Tu m’étonnes …une chasse qu’elle a dit hein…J’espère qu’elle a pas prévu une « chasse de nobles, chiens, grelots et compagnie ».

Et c’est tête relevée vers les hautes murailles qu’elle s’avança. Hésitant un instant encore...


Griotte, ma cerise t’es devenue une noble damoiselle, on dirait...me demande si ça flotte ça…

Holààà !!! Quelqu’un !!!!
Ouvrez donc cette satanée porte !!!
Holààààààààà !!
Cerdanne ! J’suis invitée ….


Isatan
[ Quelque part vers la sauterie de la Blanc-Combaz.]


Tournions sur l’senestre après l’bourg après z’allez tout droit loin, loin,loin, pis z’allez dedans l’forêt, après l’rivière prenions l’chemin qui longeoit l’champs du Boniface et z’étions arrivé.

Le sourire d’jà crispé sur les lèvres de la Jarretière se tord en une moue agacée à mesure des paroles du paysan, ses doigts tapotant un peu plus nerveusement sa cuisse tout maudissant le monde entier.
Primo parce qu’elle comprenait la moitié de c’qu’il pouvait bien lui raconter.
Deuxio parce qu’elle le connaissait même pas ce Boniface, y d’vait bien s’en douter l’arrièré d’service.
Et tertio parce que si, l’peu qu’elle comprenait s’avérait exact, z’étaient fanch’ment pas près d’arriver chez la Griotte…
La cerise – pas Griotte !- c’est quand l’bougre se lance dans une contemplation quasi extatique de la brune avançant une pogne vers elle.
Les doigts de l’angevine cessent leur manège pour décaler l’air de rien la cape qui la couvre, laissant apercevoir la peau d’sa cuisse tout comme la jarretière qui l’orne, ne dissimulant pas la longue cicatrice. Sourire sadique de la brune alors que l’homme se focalise sur ce qu’elle lui montre, qui se mue en grondement alors que la main reste tendue… C’pas possible ça, y croit quand même pas qu’elle va lui graisser la patte pour ses informations plus que sommaires !
Plissant les paupières, la Jarretière voit l’éclat d’une chevelure blonde vers laquelle elle se tourne doigt tendu, parlant d’une voix basse pour le bouseux.


T’as qu’à aller quémander à Boucle d’or là-bas, mais tournes-y pas l’dos, l’est capable de vouloir d’payer en nature ce grec…

L’est de nouveau d’bonne humeur Isa après le coup qu’elle fait au blondin royaliste. C’est qu’elle l'a encore en travers d’la gorge l’ton avec lequel il ose lui parler dans sa dernière lettre. Et c’bien la perspéctive de l’voir finir en proie pour la chasse à l’homme qui l’a empêché de lui faire bouffer sa missive avant d’lui bousiller les dents. Nan mais vrai quoi, s’prenait pour qui ce pécore mal dégrossit ?!
L’avait mauvaise la brune, et comptait bien lui faire payer. Mais pas tout d’suite… Nop pas tout d’suite, ça allait v’nir et ça s’rait encore plus jouissif à c’moment là...
Sans plus s’occuper de ce qui se passe –ou pas- à l’arrière, elle reprend la route, essayant tant bien que mal de suivre les indications douteuses, le temps passant d’un lenteur quasi mortelle. S’faisait chier, mais s’faisait chier… C’pas possible de sf’aire autant chier en voyageant si nombreux. M’enfin d’un autre côté l’avait pas trop envie non plus de s’apesantir sur les regards transis dont le pseudo écuyer bouffi gratifiait sa fille, fille qui trouvait follement drôle de lui asséner des tâches aussi nombreuses qu’inutiles et diverses. L’côté religieux dispensé par Salt, c’tait pas son truc non plus, la Taf en mode j’parle à personne, pis d’abord personne me voit, et ça, sans parler du blond… Ouais nan, lui-même pas on en parle.
L’était donc seule avec elle-même. Pas qu’sa compagnie lui déplaise hein, nan c’pas ça, mais z’avouerez que d’s’envoyer des piques à soi-même quand on a l’égo de la Jarretière… Bah ça l’fait pas !
L’en était à s’demander si elle pouvait pas s’offrir une petite mise en bouche en commençant elle-même à chasser Arnaud quand enfin, l’château est en vue.
Elle presse alors les flancs d’sa fifille d’amour –sa jument- pour accélerer le pas et avoir autre chose à entendre ou a contempler qu’ses compagnons de voyage. Pour arriver devant c’qui semble en être l’entrée. Sûrement qu'c'est là, vu qu'y'en a d'jà une qui braille comme pas possible... La connait pas, lui parle pas, c'comme ça pis c'est tout.

Petit moment d’attente ...

Et sinon ? Jamais on vient ouvrir ? L’est où l’portier de c’taudis ? C’commence à bien faire, l’est pas v’nue faire potiche d’vant les murs du château bordel de marde !!
Avisant un jeune garçon,-ouais l'ignore toujours l'autre- elle l’interpelle le plus poliment possible afin de l’envoyer les annoncer.


Hey toi ! Oui toi, crétin !! J’parle pas encore aux arbres, alors r’garde pas derrière toi !
Va donc dire à la morveuse de Blanc-Combaze qu’Isatan Valmont-Merteuil, Dame de Saint-Paul-du-Bois est là et qu’elle attend.
Et magne toi l’fion !!
L’a toujours eu la classe et l’doigté pour parler aux gens la donzelle. Pis ça claque quand même de balancer sa noblesse.

Deuxième petit moment d’attente… Ça s’éternise on dirait… Et ce genre de patience, n’est pas de celles qui caractérisent l’angevine.

Ça f’rait mal à quelqu’un de v’nir nous ouvrir ?!
C’quand même pas moi qui vais l’faire merdeuh !

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Little_die
Et bam. Quand on cherche à se faire discret, on récolte que des ennuis. Message reçu. Surtout qu'en matière d'ennuis, les "amis" de Nyx semblaient très imaginatifs...
Autrement dit, elle commençait sincèrement à regretter son coup de tête de la soirée. Surtout quand deux zigotos se ramenèrent avec une tête à faire pâlir d'horreur Sœur Margot*. Et ce n'était pas franchement un compliment.


- Sad ! T'as enmené une peau de bête ? C'est mon cadeau ? J'aime pas trop la couleur. J'peux m'essuyer les pieds d'ssus ?
* Qu'est-ce qu'elle me raconte la... Elle est de la famille de Sad ? Pourquoi ça m'étonne pas... *
- NEMESIS!
* Oui, moi aussi je suis ravie de te revoir... Horreur.*
- Tu t'es ramenée là!? Ici?
- Ben, si j'suis là...
Elle n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche (quoiqu'elle n'en avait pas vraiment envie) que Nyx pivota vers son hypothétique famille.

- Cherche pas,c'est cadeau. Livraison de gibier avant l'heure. Elle court vite en plus, tu vas voir, le meilleur du meilleur, la crème de la crème!

Nouveau froncement de sourcils. Cadeau ? Livraison ? Gibier ? Courir vite ? Le meilleur du meilleur de la crème des crèmes ? Ca sentait le roussi. Quelqu'un devait avoir oublié la dinde sur le four. On organisait une course ?
* Qu'est-ce qui y'avait d'écrit sur cette fichue invitation ? *

Chasse au trésor... festivités... traque à l'homme. Traque à l'homme ?!
Petit déglutissement de la part de la rouquine, qui se reprend bien vite, relève la tête et fusille Nyx du regard sans oublier sa voisine. Oui, elle court vite. Et elle a des tas d'idées tordues dans la caboche. Tant mieux.
Elle va en avoir besoin.

Malgré elle, elle ne peut s'empêcher de tirer sur la manche de la Corleone avant de la mettre à sa hauteur et de lui murmurer à l'oreille afin que personnes d'autres ne les entende :

- Nyx ? J'suis pas un homme. J'peux pas faire le gibier. Pis, si les gens se plaignent, je dirais que c'est ta faute.
Voilà, la Corleone est prévenu, reste plus qu'à les coups fourrés à faire aux invités afin que Nyx regrette de l'avoir proposé.
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Sadnezz
La brune a un haussement d'épaule. Bon, certes y'aurait pas grand chose a bouffer sur Nemesis, puis elle sentait le fond d'estomac à une lieu à la ronde... Pas de quoi donner envie.

R'monte.


Sad lui fila une tape à l'arrière de la nuque et grimpa sur sa chariote degueulassée. Elles allaient pas rester devant l'édifice toute la journée non plus d'autant que l'odeur de vieille chausse commençait sérieusement à peser sur l'estomac de la Corleone.


Bon, tu nous fais visiter ou bien?


Sourire volontairement niais à la Griotte, qu'elle les mènes aux cuisines diantre! Il faisait faim. Au loin, les rumeurs d'éclats de voix féminin se firent entendre, laissant Sad perplexe.

Citation:
Va donc dire à la morveuse de Blanc-Combaze qu’Isatan Valmont-Merteuil, Dame de Saint-Paul-du-Bois est là et qu’elle attend.


Ouais, c'est un peu ce que son cerveau capta, de la moindre à la plus grande importance. Isa.. Isatend... Un nom qui lui disait vaguement quelque chose... Gros effort cérébral.

Foutredieu. Manquait plus qu'elle.

Hé oui, fallait bien que l'info remonte et que sa caboche assimile ce qu'elle venait d'entendre. ô réjouissances, Isatend était dans la place. Une vilaine grimace s'étala sur le faciès dejà pas tres chaleureux de la Corleone. Lisa tend, Dame de truc machin chose? Un rire violent la prit, alors qu'elle pénétrait dans l'enceinte de l'Alabrena. Non, la plus gueuse des gueuse, "Dame"! Sûr que la Corleone mourrait en ayant tout vu, et tout entendu surtout. Puis pour couronner le tout, semblait bien qu'elle s'était trompée d'entrée la jarretière...

Bwahahahahha... Nemesis, la journée va être lucrative...

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Les murs ont des oreilles, vos oreilles ont des murs... Spiritu Sanguis.
Saltarius
Saltarius voyageait beaucoup ces derniers temps.
Des allers et retour avec des marchands qui louaient ses bras, son épée et sa charriotte, des débiles qui pensaient être en sécurité avec lui!!!

Il en riait tout bas et cela agrémentait les longues randonnées à cheval où l'on se tape le cul jusqu'à ce qu'il chauffe comme les flammes du Grand Saint Fourapizza.

Cette fois, rien ne le faisait rire. Il voyageait avec des snobs... L'autre là, la Jarretière dont il ne voyait jamais le mollet. Les amoureux blondasses qui jouaient à touche-touche, cache-cache et va-voir-là-bas-si-j'y-suis....
Bref... L'était pas trop de bonne non plus. L'avait plus envie de chanter, d'autant le clou qui se développait sur sa fesse droit lui faisait tellement grincer des dents que le charretier de la Jarretière ajoutait de l'huile au moyeu des charriots, l'imbécile. Faisait semblant de se croire utile.

Le Salt réfléchissait à la petite fille qu'il avait accompagnée, elle aussi, sur les route de France peu sûres et infestées de gens honnêtes qui poutraient les voleurs de pommes. Se demandait comment qu'elle était devenue, la Cerise.

Bref, le groupe des snobs frappa à la porte de ce château , l'Ala Suppa quelque chose comme ça.... A propos l'avait faim...
Comme d'hab' la Jarretière faisait de son nez et de son Nom


Citation:
Va donc dire à la morveuse de Blanc-Combaze qu’Isatan Valmont-Merteuil, Dame de Saint-Paul-du-Bois est là et qu’elle attend.


Ricana Saint Plet....se voyait bien dire à un clet en livrée, raide comme un piquet et compassé comme le Grand Inquisiteur obligé de s'exécuter sur un trône moins noble que le Saint Siège. - Vrai qu'il avait une petite ressemblance avec Clodo-pue-du Bec, saint fossoyeur de l'artistotélisme angevin, le crétin larbin

- Dites mon brave... Saint Plet et Bécassine attendent depuis la Saint Glin Glin, que le Très haut soit sur elle, d'avoir accès au Chasteau de Sainte Soupe pour s'y restaurer et prendre quelques repos.

Se contenta de soupirer, de s'étirer et de hurler :
- Quand est-ce qu'on mange ?
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Griotte
Un tour de propriété ? Oui, mais on fait quoi du champignon atomique et du paillasson blond ? Z'avaient l'air louches ces deux là. La môme pouvait quand même pas les laisser se balader tous seuls dans l'Alabrena, c'était un coup à ce qu'ils mettent tout à sac. La Rodriguette aux jupons bulbeux risquait déjà de tout démonter rien qu'en franchissant la porte. P'tèt même qu'elle resterait coincée, tiens. Valait mieux les tenir à l'oeil...

Hop ! Hop ! On s'bouge le fion ! Tout l'monde embarque. Et sans rechigner sinon ça va barder !

Un petit coup de pied au cul pour aider la Rodriguette à monter à bord de la charrette et zou ! La môme grimpa à son tour et se cala confortablement sur un enchevêtrement de froufrous. A peine pas envahissante la Princesse !

Alôôôôrs, nous venons de quitter l'entrée principale de l'Alabrana. Au fond sur votre droite, vous pouvez apercevoir un bout du chenil de la Comtesse.

La Blanc-Combaz tendit un doigt en direction du baraquement.

Pour les deux pignoufs que j'connais pas : la Comtesse c'est pas moins, hein. Chuis juste sa dame d'compagnie. Un de ces quatre j'irai chouraver un chien pour l'enmener combattre dans la lice canine de Montauban.

La môme zieuta d'un air amusé le machin chose à poils longs se trouvant juste à coté d'elle.

J'pourrais aussi envoyer la drôle d'bestiole qu'nous avons là, mais j'donnerais pas cher de sa peau...

Reportant son attention sur le chemin contournant l'imposante bâtisse, la môme poursuivit sa visite guidée :

Quand on fait le tour d'la demeure, on tombe sur Ooooh ! Isaaaaa' ! Youhoooou ! On est làààà !

La Griotte se leva en essayant de ne pas trébucher dans le foutoir qui encombrait la charrette. Du haut de son perchoir, elle se mit à agiter les bras en direction de l'attroupement qui s'était formé devant l'entrée secondaire.

Et y a aussi Cerdaaanne ! Et Salt' et... p'tain d'bordel ! Mais faites chier tous ! Y a qu'la bouffe qui vous intéresse ? Bah pas d'chance ! L'buffet l'est pas là ! Mwouahaha !

Et sinon à part ça, z'avez fait bonne route les gens ? Merci du déplacement, hein.
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Gnia
[Pendant ce temps au coeur de l'Alabrena - Appartement de Son Infâme Grandeur]


Et 18 écus fois 7 qui font 126 auxquels il convient d'ajouter 2 pour chaque jour de mobilisation, ce qui nous fait...


Et la plume de profiter d'un instant d'inattention pour lâcher une fiente d'encre tandis que claquent les boules de jade d'un boulier précieux.
La plume ayant procédé à son dégazage sauvage s'apprêtait à obéir à celle qui la tenait lorsque l'on toqua à la porte de la vaste chambrée de la Saint Just.
Regard sévère qui toise l'intrus qui n'est autre que le vieux domestique artésien qui n'a pas lâché sa môme Saint Just depuis ses premiers pas dans le vaste et impitoyable monde de la noblesse.


Vous tirez une tronche digne d'un enterrement Georges, il s'passe quoi ?

Et le Vieux d'exhaler un profond soupir avant de lui aussi se délester du poids qui l'oppressait

M'Dame, c'est qu'vous savions qu'jourd'hui nous fêtions la majorité de la p'tite Griotte et qu'les invités commencent à affluer...

Haussement de sourcil, la plume est enfin reposée, et la Saint Just d'esquisser un sourire en coin, attendant que le vieil intendant daigne formuler jusqu'au bout ce qu'il a sur le coeur. C'est qu'il tire la tronche à cheval entre les jours où se pointe l'infréquentable Sancte Iohannes et les nuits où on ramasse un foutu mercenaire basque sanguinolent à la poterne, le Vieux, l'expression un poil plus pincée encore.

Et M'Dame, ben j'dois vous zavouer que ça grouilloit de pécores qu'ont pas l'air fréquentab' dans vot' cour. Vala. Sont beaux vo'zinvités...


Et l'éclat de rire sonore qui avait pris naissance au moment où l'ancêtre s'était pointé avec sa tronche de croque mort finit enfin par s'échapper, se répercutant sur les vieilles pierres des murs de la pièce.

Putain d'merde, Georges, j'vous savais pas aussi collet monté. J'pensais que vous aviez l'habitude des gens pas fréquentables depuis l'temps...
Après tout ce n'est guère dans les habitudes de l'Alabrena de recevoir du sang bleu en collants de soie qui sent la poudre et la lavande...

D'ailleurs, en parlant de ça, la Morvilliers se planque toujours dans sa piaule pour deux pauvres rougeurs purulentes sur sa petite face de mignonne ?


Amusée et intriguée par les assertions du domestique, Agnès lâcha séance tenante ses comptes militaires qui de toutes façons la broutaient prodigieusement et se dirigea à pas pressés vers la sortie sans même attendre la réponse du vieux. Quelques pas jusqu'aux fenêtres qui donnaient sur la cour dans le couloir pour constater d'un air surpris que la Blanc-Combaz recevait ses invités d'une bien étrange façon. Une coutume bourguignonne peut-être... Après tout les Calaisiens avaient bien coutume d'organiser une petite bataille de poissons à la sortie de l'Eglise pour fêter les mariés...

Vieux Georges et son beau dogue de Bordeaux à la robe acajou sur les talons, la Saint Just descendit dans la Grand Salle où se pressait un ballet de domestiques qui s'afféraient à couvrir de mets la grande table qu'ils avaient dressés. Regard panoramique qui s'arrête sur le veneur qui se tenait coi près de l'imposante cheminée avec à ses pieds l'un des plus beaux jeunes spécimens de la meute de la Saint Just. L'Infâme hocha la tête à son adresse et traversa la pièce pour atteindre sur le vaste perron d'entrée qui surmontait la cour.

Et telle une vigie, la Comtesse, campée en haut des marches, toisant l'horizon de son oeil hautain et sa trogne abîmée, prit alors toute l'étendue du vaste bordel qui s'annonçait.

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Eusaias
Citation:
A Eusaias de Blanc-Combaz,
Le Légendaire Baron de Digoine,
Dict le Bref ! Pouahaha !

Mon très cher père, tu as officiellement hérité d'un sobriquet des plus ridicules ! Serait-ce pour dissimuler cette humiliation que la Comtesse et toi avez affublé le riquiqui dernier d'un prénom aussi minable ? Lionel Christo Parfait de Blanc-Combaz... faut trois jours pour l'apprendre par coeur et par-dessus le marché, ça fait complètement prout-prout ! Je propose une consultation de l'ensemble des membres de la famille, afin de valider ou non ce grotesque prénom. Pour ma part, je l'appellerai "le mouflet" ou "la chose" en attendant qu'il ait un prénom un peu plus décent.

Malgré cette erreur de parcours, qui a un peu - beaucoup - terni mon admiration pour toi, j'espère pouvoir te revoir très prochainement. Mon anniversaire fera l'objet de festivités à l'Alabrena, le vingt-sixième jour de ce mois. Les Blanc-Combaz y sont tous invités. Merci de leur transmettre le message. Jusoor y compris ! Il serait peut-être temps que tu me la présentes. Si la Saint-Just n'avait pas parlé de mes soeurs, j'aurai complètement oublié que j'en possède une deuxième !

Comme tu nous as trouvé un barde des plus talentueux pour représenter notre famille, j'aimerai beaucoup qu'il soit présent en ce jour de fête. Je te prie de bien vouloir l'emmener avec vous et de ne pas le semer en route. Le pauvre semble avoir un sens de l'orientation déplorable. Il serait dommage qu'il se perde alors que je compte sur lui pour divertir mes invités. S'il venait à ne pas arriver à destination, je t'en tiendrai pour unique responsable. Après tout, n'es-tu pas censé veiller sur ta famille et tes gents ?

Avec tout mon amour,

Griotte


Rhaaaaaaaaa c’est bien la fille de sa mère !

Evidemment il n’y avait, comme dans tout blanc combaz qui se respecte, pas que du bon dans la seconde fille du Balbuzard. Bien que le progrès en communication était considérable et qu’elle devenait peu à peu, une « belle plante », son caractère provocateur, qu’elle tenait de la mère à coup sûr, la transformait en poison. Eusaias souriait fasse à la lettre, le mélange de sang Blanc Combaz/ Corleone ne pouvait être que détonnant et Griotte comme tous les autres enfants de la fratrie gonflait orgueil le baron. Mais pour l’heure il n’était pas question de lui dire mais bien de se faire respecter.

Hector fait moi porter encre et vélin, on va voir si elle va se foutre de moi longtemps.

Citation:
A Griotte de Blanc Combaz,
Salutations.

Ma très chère fille adorée, adorée certes mais pas plus que les autres malgré le lien du sang qui nous unit, je suis ravi de te lire. Je pensais que tu allais prendre des nouvelles de ta famille, non tu préfères te moquer de ton père l’actuel chef de famille de la maison Blanc Combaz et de ton frère Parfait le futur chef de famille. Au moins dans le terrible choix que je vais devoir faire bientôt au sujet de mes terres, je sais de quel côté tu te places.

Je viendrais sans doute avec Jusoor et son fils, car oui ta sœur ainée à déjà donner vie à un brave Einar. Je pensais prendre plusieurs coches, car j’estimais que ta maturité devait être accompagnée de nombreux présents, mais vu que je ne suis plus admiré par ma fille, je me demande si c’est bien la peine, sans doute Cassian saura faire meilleur usage de tout ça.

Pour le Barde je l’emmène si je désire et tiens moi pour responsable si tu le désires. Par contre il se pourrait bien que la seule chose que tu obtiennes de moi c’est mon pied au c*l. Je crois que tout est dit ma fille adorée, du moins tu peux encore t’excuser avant que je ne parte de Digoine, ainsi je prendrai tous les présents que j’avais prévus pour toi, crois moi-même ton frère te jalousera.

Je t’embrasse fort ma fille.

Ton père qui espère avoir très vite une lettre d’excuses ou c’est un mari qu’il va t’offrir. Bête, laid et très autoritaire je le choisirai pour bien que tu regrettes de n’avoir jamais fait d’excuses à ton père.


Quelques jours plus tard.

Citation:
A Eusaias de Blanc-Combaz,
Le Légendaire Baron de Digoine,
Seigneur de Saint-Robert.

Bien le bonjour, Papa.

Je veux bien reconnaitre que j’étais de mauvaise humeur lorsque je t’ai écrit ma précédente lettre. Je venais de faire un tour chez la nourrice pour voir mon petit frère si Parfait. Ce pignou*rature* charmant bambin n’a rien trouvé de mieux que de me montrer tout l’amour qu’il me porte en rendant son déjeuner sur ma chemise. J’ai décidé dès à présent de garder mes distances avec lui, afin de préserver son estomac fragile ainsi que ma garde-robe.

Je te prie donc de bien vouloir m’excuser le ton sur lequel je me suis adressée à toi. Il était inapproprié et aurait du modérer le fond de ma pensée. J'étais dans de mauvaises dispositions.

Boniface est à coté de moi. Il te transmet ses salutations les plus respectueuses et te fait dire qu’il refuse d’ores et déjà d’être le mari bête, laid et très autoritaire que tu désigneras d’office si je continue à te parler mal. D’après lui, mon caractère de cochon ne lui sied guère et il n'est pas si laid que ça.

Je suis impatiente de te revoir.
Je t’embrasse.

Griotte


Le visage du Balbuzard se fendit d’un sourire carnassier.

Tu vois Hector, ce n’est pas très difficile d’être aimé de ses enfants.
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Naelhy
Beaucoup de choses se sont passés. Très vite.

Foutre cul ! Sadnezz, tu les connais ces deux là ?
Nan. Connais pas. Si c'est ça les trognasses de ta petite sauterie... Sans moi!
Z'êtes qui vous deux ? Troufion et trouffionne ? Nous on aime pas trop les inconnus par ici. On a pour habitude de les faire cuire à la broche avant de les donner à bouffer aux chiens. On garde juste les chaussures. Ca peut toujours être utile...


Elle zieute son frère. Zieute la morveuse. Zieute la cousine de celle-ci. Et ainsi de suite.
Il semblerait, à les écouter, que son entrée n'eut pas été des plus discrètes. Comment ça? Papillonnage de cils. -On fait quoi lààà!?
Secouage de manche du représentant fraternel.
Sauvetage d'un truc roux visiblement pas bavard.

-Ouf!

Et vas-y que j'essaie de t'entrainer au loin, regarde ils font causette! c'marrant hein l'blond? A mais qu'est s'qu'on se fend la poire!
Opération trouvons à manger.
-Vous y avez sérieusement cru?
Et voilà que la morveuse se remet à piallier, ç'doit être la Griotte, avec un nom presque pire que le sien, il faut insister sur le presque, et sur le patronyme «Naelhy».


Hop ! Hop ! On s'bouge le fion ! Tout l'monde embarque. Et sans rechigner sinon ça va barder !

Le tout appuyé par un bombardement de la meringue Rodriguette dans la charrette.

Alôôôôrs, nous venons de quitter l'entrée principale de l'Alabrana. Au fond sur votre droite, vous pouvez apercevoir un bout du chenil de la Comtesse. Plus spécial dédicace! Pour les deux pignoufs que j'connais pas : la Comtesse c'est pas moins, hein. Chuis juste sa dame d'compagnie. Un de ces quatre j'irai chouraver un chien pour l'enmener combattre dans la lice canine de Montauban.

La Tartine, supposant être une des deux pignoufs désignée, tire la gueule, la langue. Et elle marmonne la gourdasse!
En plus de squatter sa robe ultra-rembourrée avec renforcement dentelle rose et un chapeau étoilé qui tombe visiblement à plat elle se permet d'l'insulter d'pignouf.


« Naelhy. Euh. »
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    -« Prenez mes idées, j'en aurais d'autres. »
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