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[RP] Campement de l'Ost dans la campagne guyennoise.

Mexicatl
corvée de bois

mexicatl sourit à kal , il essuya la sueur qui dégoulinait sur son front et regarda alentour , la forèt était son domaine, l'odeur moisi des sous-bois l'attirait , les bruits étouffés du camp provisoire le sortirent de sa torpeur, il s'étira et murmura à kal

voilà une mission rondement mené, il nous reste plus qu' à ramener les bois au camp et allumer le feu , de manière à bien répartir les taches je te propose de porter le bois et moi je porterais les haches, ça te vas ?
Ajowan
C’est avec une douleur lancinante aux pieds qu’Ajowan peina à rejoindre le campement. Elle ne fit que pester durant tout le trajet. Pester contre la mauvaise fortune. A peine engagée dans l’armée la voilà partie dans une guerre plus qu’incertaine pour elle. Elle devait mettre au rebus ses craintes. Car après tout elle n’avait pas eu le temps de se préparer.

Mais ce qui la mettait le plus en rage c’était ce crachin, qui lui collait les cheveux au visage, et lui brouillait la vue. Elle eut un petit rire nerveux. C’est le moins que l’on puisse dire … La rage aussi contre ce vent et ce froid quasi polaire.

Ajowan se sentait presque au bord de la crise de nerfs. Elle ne voulait surtout pas que quelqu’un la voit dans cette état. Elle décida donc de bifurquer vers une autre direction que le campement. Elle était certaine de ne pas se perdre, entendant les clameurs des soldats qui la guideraient au besoin.

Elle continua à marcher ainsi dans cette boue qui ressemblait plus à de la colle et qui rendait son pas lourd et difficile. Elle avait parfois le sentiment que cette boue maudite allait la clouer sur place. Elle jura à nouveau. Et plus elle avançait, plus elle sentait les larmes couler le long de ses joues.

C’est à cet instant qu’elle reconnu le bruit caractéristique d’une rivière. Le visage d’Ajowan se transforma en un rayon de soleil. Un peu plus au loin, elle aperçut un cheval qui semblait autant souffrir des conditions climatiques qu’elle. Elle s’approcha de l’animal et ne douta pas un instant qu’il appartenait à l’un des soldats du campement. Elle caressa l’encolure de l’animal et continua son chemin.

Elle finit par arriver à la rivière. Elle s’agenouilla, comme une nonne, remerciant sa Grâce de tous les bienfaits qu’elle pouvait lui prodiguer, et s’aspergea le visage d’eau. Une eau fraîche et bienfaisante, qui la lavait de toutes les souillures accumulées ces derniers jours. Elle bu également quelques gorgées et sentit la fraîcheur descendre le long du gosier.

Elle vit une grosse pierre non loin de là. Elle prit place et commença à dénoua ses bottes. Ajowan avait presque peur de voir l’état de ses pieds. Elle ne put s’empêcher de pousser un cri. Ils étaient dans un piteux état, couverts d’ampoules qui avaient toutes éclatées et laissaient entrevoir la chair rouge et meurtrie.

Elle plongea ses pieds dans l’eau glacée, et fût prise de vertige, ne sachant si ça lui faisait mal ou bien ou les deux. Elle resta ainsi quelques minutes et sentit une douce chaleur l’envahir, puis elle commença à retirer son uniforme non sans dégoût tant il était poisseux. Elle se retrouva en haillon et rit en songeant au spectacle qu’elle devait offrir. Elle s’enquit à nettoyer tout ça et se dit qu’elle les ferait sécher auprès du feu.

Elle sortit de la rivière, essuya ses pieds avec sa chemise et remit ses bottes avec beaucoup d'appréhension. Elle tâtonna le sol qui s'enfonçait à chacun de ses pas.
Ça devrait aller ... de toutes façon ma petite tu n'as pas vraiment le choix!

Elle ne souhaitait pas entrer au campement de suite. Elle avait besoin de rester encore un peu seule. Elle vit un peu plus loin quelques arbres et un gros chêne. Elle mit à pendre son uniforme sur l'une des branches d'un merisier et se réfugia au dessous du chêne qui s'avéra être un excellent abri de fortune. Elle s'assit au pied de l'arbre s'adossa contre son tronc rugueux et ferma un instant les yeux.
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Charlyfelger
Dans la bergerie

Charlyfelger en rejoignant la troupe les avait salué rapidement sans pratiquement un mot. Tous étaient fatigués et il fallait encore préparer le campement. La fatigue de la longue marche dans le froid et l'humidité se lisait sur tous les visages. L'heure des discussions viendrait plus tard.

Sur proposition de Shota, Charlyfelger l'aida à remettre un peu d'ordre dans la bergerie. Il dégaina son épée pour débroussailler ronces et autres végétations qui envahissaient le sol du piteux bâtiment. Cela devait bien faire des années qu'il avait été abandonné. Vu les temps ambiants, peste, guerre, pillage, il fallait bien du courage pour résister dans les campagnes...
Estimant avoir suffisamment déblayer la végétation, il se tourna vers Shota:


Alors Caporal, comment on l'aménage cette bergerie?
Shota
Chacun était parti vaquer à ses occupations. Shota resta un moment immobile perdue dans ses pensées. Elle passa une main sur son ventre qui s'était arrondi ces derniers temps. Un moment de lassitude la traversa mais elle chassa vite fait cette pensée pour se reconcentrer sur ce qu'elle devait faire.

Elle prit une grande inspiration et se rendit dans la bergerie où Charlyfelger avait déjà bien oeuvré en défrichant la zone.

Il se retourna alors vers elle:

Alors Caporal, comment on l'aménage cette bergerie?

Elle fit alors un tour d'horizon sur l'espace qui leur était dévolu. Un pan de mur n'était plus et de nombreuses poutres et pierres de toutes tailles jonchaient le sol de la vieille bergerie.
Pourtant un coin de l'habitation paraissait avoir été épargné par les rudesses de la nature.

Je pense que nous pourrons nous mettre à l'abri du vent et de la pluie en nous regroupant ici. Elle lui indiqua la zone d'un mouvement du menton. Nous allons devoir dégager le coin en déplaçant les objets encombrants. On aura qu'à les utiliser pour obstruer l'ouverture dans le mur.

Elle prit une pause avant de poursuivre: on va essayer de trouver de la paille sêche pour nous faire quelques litières. Cela nous permettra de nous tenir chaud durant la nuit. J'en ai aperçu tout à l'heure et elle me semblait miraculeusement être encore en bon état.

Elle se planta alors devant le sergent et le fixa droit dans les yeux:
Nous allons avoir du boulot mon sergent! Vaudrait mieux nous y mettre de suite si nous voulons pouvoir nous reposer un peu!

Elle lui sourit et se mit à la tâche en commençant à soulever les pierres encombrantes et à les déplacer ailleurs...
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Xenac
La ferme.

La rouquine répond à Isambre d'un sourire, de manière tout aussi théatrale s'incline légèrement et comme elle aurait fait une entrée sur scène elle quitte l'étable, passe devant le soldat sentinelle et se dirige vers le poulailler.

Elle pénétre dans le poulailler où une dizaine de gallinacées picoraient le sol, elle évolue en faisant de grands pas lents, pour ne pas les effrayer, mais à croire que ces animaux sentent quand la mort rôde, elle les voit légèrement s'affoller à son approche. Bon ben , gambader après et jouer la vitesse sera inévitable, parce qu'elles n'allaient docilement se laisser attraper, puis là c'était sûr elles allaient réveiller le fermier qui devait cuver sa gnole au fond de sa grange.

Xenac s'élance, elle vise le coq, le plus gros bestiau tant qu'à faire, elle croit le choper mais seules des plumes lui restent dans les mains, la course poursuite reprend de plus belle pour la rousse mi amusée, mi agacée de cet échec. Et c'est dans une ultime glissade qu'elle réussit enfin à s'emparer du coq, la voilà le postérieur dans les fientes, soufflant sur la mêche rebelle qui lui barre le visage, le coq hurlant ce cri de supplice sachant sa fin proche. La respiration saccadée, parce qu’ il l'avait fait courrir le bougre, elle se tourne vers sa complice, et lui adresse un sourire triomphant.

" Hii haa ! On l'a notre repas de ce soir ! Il nous en faudrait un autre ça ne suffira pas pour nos soldats "

Elle se lève,le coq caquettait toujours, il allait finir pas alerter tout le patelin, il fallait le faire taire. Elle sort son épée du fourreau, tout en installant le volatile sur le billot prévu à cet effet, un coup assuré et précis s'abat sur le cou du coq chantant. La tête tombe au sol alors le corps se vide de son sang, elle secoue le corps de la bête pour finir la saignée, tout en portant ses prunelles sur l’habitaion, s'attendant à voir débouler d'un moment à l'autre le paysan embué d'alcool réveillé dans sa sieste, elle préférait le croire aux champs, cela éviterait bien des complications.

Le coq saigné gise au sol, alors que la Xen s'empare d'un poulet curieux qui picorait le sang de son congénère, même sort fut jeté au second animal.

Alors qu’elle décapite le poulet, son regard se porte sur Isambre.

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Kazert
[Le réveil de la Guyenne]

Il avait passé la majeur partie de son temps sous sa tente assis, a étudier la carte de la Guyenne et de ses alentours.
Ce représentant chaque ville, chaque croisement, chaque court d’eau. Il s’était amusé a matérialiser par des objets les différentes armées présente.
Cela avait fait rire les officiers en voyant la représentation des armées ennemies. Le temps des rire n’était plus, il le savait, assis dans son fauteuil le coude sur la table la tête appuyé sur le poing fermé.
Au coin de la table il y avait le heaume de guerre celui recouvert d’une tête d’ours et a coté son épée, la cape rouge poser sur le dossier, c’est ainsi que le garde trouva le commandant de l’armée.
Il s’adressa a lui avec respect


- MonSeigneur les hommes ce sont rassemblés a votre demande.

Le regard de Kazert ce posa sur l’homme. Il ce demanda quel age il avait ? Il regarda la missive qui devait être placardé dans le duché.

Citation:



La situation de la Guyenne nous fait vivre une situation de crise extrême ? Non ce n’est pas le cas !
Cette situation montre qui est guyennais, qui est prêt a ce sacrifier pour son duché, sans rien demander en retour.
Cette situation va permettre de montrer ce qu’est la Guyenne !

Il est matériellement et humainement impossible de réagir sur tout les fronts.
Il faut savoir faire des sacrifices pour gagner une guerre, il faut savoir plier, mais pas rompre pour ce redresser.

Ce que je regarde ce sont des guyennais qui veulent ce battre.
Ce que je regarde ce sont nos fréres qui tombent.
Ce que je regarde c'est cette défense héroique contre tout attente
Ce que je regarde ce sont nos ennemis qui ricanent sans savoir qu’ils sont déjà morts.

On parle d’une trêve !
Trêve y aura lorsque les ennemis ne seront plus sur nos terres
Trêve y aura lorsque nous aurons repris chaque parcelle de notre terre
Trêve y aura seulement lorsque le peuple guyennais aura reçut une compensation suffisante pour reconstruire ses édifices.
Mais que l’on sache que dorénavant nos armées seront sur nos frontières.

Ce que moi le chef de l’armée AD GUIENNA GLORIAM j’attends c’est que toutes les villes mis en danger ce défendent d’elle-même.
Ce que l’armée AD GUIENNA GLORIAM vas faire, c’est aller a la rencontre des armée ennemies, et les détruire.
Il y aura aucune rémission, aucuns prisonniers. L’affront sera lavé dans le sang !

C’est la dernière fois que des armées ennemies fouleront nos terres.

Mais je demande que l’on me laisse ce chien galeux qui pense suivre les règles de la guerre.
Qu’il sache que j’en ai aucunes, et que je n’aurais de repos que le jour ou je lui trancherais sa tête.
Qu’il comprenne bien que nous le poursuivrons sans relâche pour venger nos compagnons.

Nous frapperons fort pour que tous ce souviennent, sans aucune distinctions.

Nous n’attaquerons pas sans avoir prévenu.
Nous n'attaquerons pas dans la fourberie
Nous n'attaquerons pas par ruse, par lacheté.



Shimir de Demessy dict Kazert
Vicomte de Bruihlois, Seigneur de Pierre-Buffiére, Chantemerle et D’Auzillac



Il la lu a voix haute et dit

- Cela ressemble a une déclaration de guerre
- C’est ce que nous attendions
- Je le sais dit il en regardant la masse de missives sur son bureau
Il avait répondu négativement a plus d’une, puis il s’était ravisé. Il s’était souvenu d’hommes et de femmes ; plus jeune, suivant un Comte jeune et plein de fougue, montant vers la guerre. A cette époque une armée, ce levait en trois jours et on partait a l’aventure, armé ou pas.
Il sourit en repensant à cette campagne de folie, ils avaient suivi le Comte Koyote sans aucunes hésitations.
Il pris les missives et les donna a une estafette qu’il avait fait quérir.

La troupe était en ordre, rassemblé dans un pré qui a chaque instant devenait de plus en plus boueux.
Kazert ce présenta devant eux en tenue de guerre, la cape rouge frissonnant sous la brise du sud., l’heaume recouvert de la tête d’ours a la main.
Il resta silencieux, ce disant que la donne aller changer. Il ce demander comment allait réagir l'ennemi a son offre. Lui qui parlait de regles de guerres.



- J’entends des rumeurs, alors que nos compagnons tombent les un derrières les autres, pour sauver notre capitale.
- Le commandement militaire de Guyenne est présent et actif j’en suis la preuve même puis qu’il ma demandé d’agir.
- Certain dans l’ombre travaille afin d’éviter un massacre…il laisse un court silence et reprend sur un ton plein d’humour…ce qui serait cathastrophique pour nous, et gâcherait la fête !.
La troupe rit , Kazert reprend :

..
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Isambre
La ferme.

Que c’est con comme mort…
Un petit sourire en coin fendit nonchalamment le minois de la jeune femme, alors que le billot de circonstance se teintait d’une rougeur sanguine. Les pattes du gallinacé achevèrent leur course inutile dans l’air surchargé par les déjections, de ce qui allait manifestement constituer leur prochain repas.

Oh, Isambre n’avait jamais envisagé sérieusement de s’ébattre gentiment et de courir après la volaille. Non, certainement pas ! Tout d’abord parce qu’elle ne le pouvait pas, pour cause de patte folle. Et puis, surtout, elle avait bien trop d’orgueil mal placé, pour se compromettre en public dans ce genre de tâche digne du premier pecorre venu.

Légèrement arqueboutée contre la cloison elle contemplait donc, l’œil narquois, la chasse du soldat, visiblement en proie à une folie destructrice. Mieux vaut que ce soit sur les poules…
Comme le deuxième emplumé allait aussi y passer, Isambre porta son regard vers le fameux « garde du corps » qui s’était, sans doute dans une perspective fort chevaleresque, ajouté à leur expédition. La jeune femme avisa pendant un petit instant la lance que leur « sauveur » tripatouillait de temps à autre dans son dos. Sans doute une compensation virile quelconque…

Alors que le capuchon allait se concentrer sur les braies du soldat, afin de vérifier cette hypothèse d’un œil goguenard, un bruit de pas fort peu discret, vint mettre un terme à ces petits moments de détentes.
Kazert
[Le réveil de la Guyenne]


- Je me nomme Shimir de Demessy , Vicomte de Bruihlois Seigneur de Pierre-Buffiére, Chantemerle et D’Auzillac.
- Je suis celui qui vas vous mener a la guerre, celui qui va vous précipiter vers pour certains votre mort et pour d’autre la victoire.
- Pourquoi moi ? A cause de mon sang ? De mon serment, allégeance ?
- Rien de cela , la guyenne est si belle , ses formes sont si affolante que chacun veux y goûter. Ce n’est pas la première fois, mais a chaque fois je me trouvais à des millier de lieues sur des champs de bataille auprès de notre Roy.
Kazert s’enflamme il parle sur un ton puissant
- J’ai pour la première fois la possibilité de me battre pour NOTRE TERRE . De me battre pour ma famille mes amis, de me battre pour la Guyenne et non pour mon Suzerain.
- J’ai reçut des demandes d’incorporation de rustre, de manant, de pecors, voulant ce battre…….Jamais je n’ai eu autant de volontaire. Mais sachez une chose je ne pardonne pas.
- Je n’ai aucune conscience lorsqu’il s’agit de mener une guerre…..qu’il soit mon ennemi , ou un traitre.
- Il y aura aucuns prisonniers.
Il laisse un silence s'installer puis il reprends

- Avec vos officiers en commençant par votre Capitaine, et tout l'Etat major, nous avons un seul objectif .

- SOLDATS VOLONTAIRES TOUS A LA GUERRE PAS DE PITIE PAS D'HESITATIONS
- QUE VOS EPEES TRANCHENT QUE VOS BOUCLIERS ECLATENT QUE LE SANG ENNEMI COULENT


Les hommes hurlent a la guerre, les épées frappent les boucliers, le moment est venu.
Kazert prend son Heaume, regarde les officiers. Puis un petit homme arrive le silence ce fait. Les hommes mettent un genou a terre et le prétre donne la bénédiction aux hommes.




Alors que les hommes ce dispercent, ce rassemblant sous les banniéres. Les officiers ce retrouvent autours de Kazert.

- Voila, nous y sommes presque , que l'arme ce mette en marche.
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--Gustin
La ferme.


Des nuits qu'il ne dormait plus, depuis que sa Fernande avait rejoint Aristote, des jours que le bougre vacquait à ses occupations dans sa ferme hantée par le souvenir tenace de cette sacrée bonne femme. S'occuper de la ferme comme elle l'aurait voulue, soigner les pourciaux, traire la Marguerite, nourrir ces satanés volailles qui dés l'aube le réveillaient alors qu'il trouvait enfin le sommeil.

Encore une fois il avait trait la vache plus par compassion pour le bestiau que par nécessité, il avait quitté l'étable poussé dehors par le fantôme de la Fernande laissant là le lait fumant dans le seau, et s'était précipité dans le logis se dégoter une bouteille de gnole, il en avait avalé quelques bonnes gorgées pour se remettre de ses émotions.

Il était resté là près du feu, avachi sur sa chaise, bouteille à la main, cheveux hirsutes, la barbe qui datait de l'enterrement de la vieille, les yeux rougis embués d'alcool, le coeur battant encore de sa frayeur.Il regardait feu en se demandant pourquoi Aristote avait pris sa bonne femme, il n' en avait pas assez là haut ? Il sanglotait comme un gamin qui venait de perdre sa mère.

A force de sanglot et d'alcool, le paysan s'était endormi, un sommeil agité, sa Fernande qui le réprimandait de mal s'occuper de la ferme, la Fernande rouspétant que les oeufs étaient toujours dans le poulailler...Le poulailler ! Le cacquettement endiablé l'arracha de son sommeil, tant bien mal il s'extirpa de sa chaise jurant après ces volatiles qui une fois encore le sortait des bras de Morphée.

Il traversa l'unique pièce du logis, s'ébouriffant les cheveux jurant tout ce qu'il savait.
"Di diou, j'va le zigouiller c't p'tain coq, va m'laisseu pionceu en pè, 'cré nom de diou".
La porte s'ouvrit à la volée, aveuglé par la lumière du jour, la fatigue accumulée, l'alcool ingurgité, il ne vit pas le soldat sentinelle, il ne vit que la rouquine qui décapitait ses poulets. Une donzelle aux cheveux rouges... Sûr que Fernande lui envoyait une diablesse pour le punir, mais il n'allait pas se laisser faire, ça non!

Il s'empara de la fourche en appui sur le mur et s'élança vers le poulailler vociférant..." 'Cré nom di diou, t'va m'lacheu mes poulets, fi' d' putain ? t'cra que t'va m'voler comme ça, t'va avoir à faire à ma, c'est ma qui te'l dit, 'cré nom..."
Ajowan
Ajowan ouvrit brusquement les yeux. Machinalement elle attrapa son bâton posé à côté d’elle. Un bruit suspect l’avait réveillé. Tous ses sens en alerte, elle se mit sur ses gardes attendant le moindre mouvement de son adversaire. Craquement d’une branche morte … Pas de doute, On approchait. Elle tourna la tête en direction de l’Est et se retint d’éclater de rire. Elle posa une main sur son cœur affolé.

Un chevreuil … Quelle frayeur avait-elle eu ! Elle se leva tout doucement. La cadette et l’animal se faisaient maintenant face et se regardèrent droit dans les yeux pendant un instant qui parût très long. Ajowan avait le sentiment étrange qu’il voulait lui envoyer un message. A cet instant le chevreuil se détourna et s’engouffra dans la forêt à une vitesse éclair.

Attends …

Ajowan soupira. Son ventre se mit à gargouiller et elle pensa aussitôt que ce chevreuil aurait bien compensé sa faim si criante. Elle fronça les sourcils et se frappa la tête.

Mais tu deviens complètement folle ma pauvre fille … Voilà que tu songes à tuer un animal ! Toi qui ne supporte pas l’idée de leur faire du mal. La guerre ne te vaut rien …

Elle prit la route vers le campement tout en secouant la tête d’un air désolé quand soudainement elle fût prise d’une révélation. Le chevreuil … Le message … La faim …

La cadette comprit qu’elle ne pouvait pas rentrer au campement de suite. Elle devait avant tout trouver des victuailles pour elle et la troupe de soldats. Ces soldats qui, comme elle, souffraient du froid, de la faim et dont les nerfs étaient mis à rude épreuve.

Ajowan ne pouvait se résoudre à partir en chasse. Elle ne s’en sentait pas la force et surtout ne voyait pas trop comment s’y prendre. Elle avait toujours banni la chasse de son esprit depuis ce fameux jour où elle avait surpris cet homme tuer une biche, une lueur meurtrière dans les yeux. En état de choc, Ajowan avait eu la fièvre pendant plusieurs jours.

Mais cette rencontre avec le chevreuil lui rappela ce que sa grand-mère lui avait dit :
« tu sais ma chérie les lois de la Nature sont ainsi faîtes. Pour nous nourrir nous n’avons pas d’autres choix que de chasser. Observe bien les animaux et tu verras qu’ils font de même. Tout cela participe à l’équilibre de la Nature, Ajowan. L’homme que tu as croisé fait parti de cette minime proportion de gens qui aiment faire le mal. Mais tout le monde n’est pas comme cela. Pour prendre des forces, pour pouvoir grandir nous devons chasser les animaux. »

Elle murmura : Tu avais raison Grand-Mère ! Mais je t’avoue que pour le moment je ne peux me résoudre à faire cela.

Ajowan reprit conscience avec la réalité et s’aperçut que ses pas l’avaient guider vers un corps de ferme complètement isolé. Elle fit rapidement l’analyse que cette bâtisse était habitée, de la fumée sortant de la cheminée. Elle se dirigea tout doucement vers la ferme qui semblait compter au moins une étable et un poulailler.

Tout en s’approchant la cadette aperçut une silhouette. Au premier regard elle pensa de suite que cette personne montait la garde et l’a reconnu instantanément. Sancte … Mais qu’est qu’il fait ici ? C’est à cet instant qu’Ajowan entendit le cri du coq. Un cri si déchirant qu’une goutte de sueur froide glissa le long de sa colonne vertébrale. La cadette frissonna.
Elle posa son regard sur le poulailler, puis sur Sancte, puis à nouveau sur le poulailler et s’écria :


Non mais c’est pas vrai !

Elle se mit à courir. A cet instant, elle vit un homme sortir comme un fou de la ferme une fourche à la main et proférer de terribles vociférations.

Ajowan stoppa sa course et arriva aux côtés de Sancte. Elle resta complètement clouée sur place devant le spectacle affligeant qui se déroulait devant elle. Elle ne sût ce qui la glaça le plus d’horreur : Xen, l’air sauvage en train de décapiter le coq. Le volatile se débattant comme un pauvre diable posant un regard suppliant en direction de la femme au capuchon. La femme au capuchon, qui lui sembla être Isambre, observant la scène d’un air amusé et posant un drôle de regard sur le fermier. Ou le fermier criant des injures à tout va, l’air mauvais, sa fourche tendue vers le ciel …

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Isambre
La ferme!

Le Capuchon émit un petit sifflement désapprobateur. Le bruit tonitruant des pas lourds du bonhomme s'était concrétisé par son entrée fracassante, alors qu'il franchissait sournoisement une petite porte dérobée. L'affaire se corsait joyeusement, au grand amusement de la jeune femme. Va y avoir du sport. Les yeux ambres se portèrent nonchalamment sur la mine cramoisie de l'individu, à la verve intempestive, et évaluèrent la situation: deux soldats devant l'entrée principale, Isambre remarqua alors qu'une nouvelle personne s'était associée à leur petite virée, un bourreau de poularde bien décidé à hacher menu les gentils plumeux et pour finir un péquenot tout gonflé de fureur...

Tout obnubilé par la Rousse aux instincts meurtriers, le bonhomme semblait ne pas tout à fait prendre la mesure de l'affaire.
Isambre repoussa doucement le capuchon qui lui couvrait la tête, afin d'accentuer l'effet théâtrale de son regard noir, si redouté par le sénéchal et se dirigea avec assurance vers le paysan. Elle se planta devant lui, le visage résolument mécontent, sourcils froncés, moue pincée, mâchoire en avant. Estimant que son masque habituel de folle furieuse était au complet, elle entreprit de vitupérer vertement le malotru, au langage de charretier, qui venait les détourner de leur futur repas.
Elle étendit vigoureusement son index droit vers Xenac:


-Mon bon, vous vous méprenez fort! La demoiselle ci-présente a une vertu tout ce qu'il y a de plus respectable!
Prologue pour la forme, la voix avait ponctué fortement le dernier mot, histoire de bien attirer l'attention du vieux et de prendre appuis pour le crescendo à venir.

-Alors maintenant mon gars, tu vas arrêter de nous seriner les écoutilles et nous laisser emprunter, en bon planqué de pécore qui n'a pas daigné quitter sa brouette pour défendre son bout de gras, de quoi sustenter nos papilles!

La jeune femme laissa courir, dans un geste ostentatoire, sa main vers la garde de l'épée et ne laissant pas même le temps au pauvre bonhomme de répondre, enchaîna d'un voix menaçante:

-D'ailleurs, mon bon, si le marché ne te sied guère, on peut le discuter épée contre fourche. Mais ne t'avise pas ensuite de venir saloper ma chemise avec tes tripes dégoulinantes! Ou je t'assure que ta vache risquera de danser une bourrée avant que tu ne puisses recommencer à bouffer ta soupe! C'est bien clair?

Sure de son talent de persuasion, qui ne lui avait jamais fait défaut, la jeune femme pivota magistralement sur son pied droit, dos bien rigide, laissant au paysan tout le loisir d'envisager son mépris. Un port de reine bien fiché sur ses épaules, elle commença, déjà à moitié souriante, à rebrousser chemin vers la sortie, prenant soin au passage d'attraper le corps sanguinolent du premier poulet, qui avait fait les frais des talents de Xenac.
--Gustin
La ferme.

Furibond, braillant comme un âne, il traverse la cour, n'ayant qu'une idée en tête sauver ce maudit coq des mains de cette donzelle à la chevelure couleur de feu.Ce coq dont il avait rêvé tant de fois de goûter afin de faire taire son chant matinal. Et voilà qu'une diablesse s'en était chargée, ce n'était pas pour autant que le bon Gustin renoncerait à son coq au vin.

Alors qu'il entre par la petite porte dérobée, le visage rouge et marqué par la colère, la salive aux comissures des lèvres à force de vociférations, un regard noir fixe sur la rouquine décapiteuse de poulets, il stoppe net sa course peu assurée par les excès d'alcool, la main sur le cœur, surpris par l'apparition d'une autre femme, il reste bouche bée devant ce regard noir que le capuchon maintenant baissé laisse découvrir.


-Mon bon, vous vous méprenez fort! La demoiselle ci-présente a une vertu tout ce qu'il y a de plus respectable!

"Hin? Des plus respectables...?, ben ça y a qu'a le vouère c't fi du p'tain, c't 'y pas qu'elle vole mes pouleu"

Tête à tête avec la brune, Gustin en mâle affirmé ne sent nullement menacé par la donzelle, d'autant que cette dernière a l'air fragile sur ses jambes, il lui serait aisé de la rattraper celle là.
Il pose les dents de sa fourche au sol, garde la main posée dessus et bombe le torse, il tente une oeillade vers la rouquine, mais le capuchon en se plantant devant lui, l'empêche de la voir. Puis le visage hostile et le regard noir de la brune attire toute son attention, il écoute héberlué et peu sous le choc de l’audace du capuchon, les sourcils froncés marquant les plis creusés de son front, la bouche entreouverte qui reste muette, alors qu' un bouillon de jurons ne demandaient qu' à en sortir.

Stupéfait il regarde la femme, qui semble satisfaite de sa tirade, ramasser le coq, il comprend alors qu'elle s'octroie le droit de se retirer avec la bestiole, le sang du paysan ne fait qu'un tour, la colère revient d'un coup exarcerbée par l'image de ces deux femmes qui pensent pouvoir lui dérober le fruit de son travail. Devant le silence du bonhomme, le capuchon lui tourne le dos confiante quand à l'issue de ce périple.
Le paysan empoigne le manche de la fourche, tout en hurlant, le lève dans les airs et d'un geste prompt l'abat sur le crane de la brune qui s'effrondre.

" Mais fi de putain, c't y que tu te fous de ma goule, j'te dy que tu va m'laisseu mes pouleu la"

La rage au ventre, il s'élance alors vers la rouquine les dents de la fourche menaçantes, nul doute sur ses intentions, surement celui de l'embrocher.
Isambre
Bleu. Tout bleu.
Bleu, d'une mer d'huile s'ébattant joyeusement, dans un clapotis régulier mais taquin, contre la masse agressive d'une roche brune? Ah, voici la mouette rieuse, piquant de toute ses plumes pies vers un gros poisson appétissant! Précisions de prime abord, que la moule respire par paquet de bulles, l'étoile de mer agite ses bras rugueux contre le sable fin et le vent...Vente.
Non, ce n'est pas ça.
Bleu... Enfin bref, un truc qui tire sur le vert en passant par le jaune et rouge, mélangés en gros paquets sur la palette d'un peintre, appréciant tout particulièrement de rendre la grâce et l'essence marine d'une boite de thon Petit Navire. Voilà...


Isambre cligna ses deux paupières alourdies par le choc.

ô tragique de la misère humaine! Orgueil ennemi, n'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?! To be digne or to be carpette, that is ze question...
Choix cornélien: tenter de retrouver une assise performante, par une flexion subtile des genoux ou aller compter fleurette aux miasmes peu ragoûtants du sol d'un poulailler.
Étrange sensation, pour la femme aux traits résolument tirés par la douleur lancinante (somme toute, tout à fait légitime pour quelqu'un qui vient de faire l'expérience embarrassante, d'une embrassade brève, mais pour le moins torride, avec l'outil vulgaire et contendant du fermier de base: une fourche).
Fourche? Trident fièrement dressé dans l'azur d'un Neptune hiératique sur son bout de cailloux. Et voilà, on en revient à ce fichu bleu.


Quelle est donc cette secousse qui cingle vicieusement les vicissitudes glissantes d'un cerveaux ensommeillé de circonvolutions si malsaines?

Une odeur méphitique chatouilla ses narines. "Méphitique" oh le joli mot que voilà, pourquoi lui venait-il à l'esprit? Le narrateur seul le sait... Mais en tout cas, c'était un adjectif à ressortir dans les dîners mondains à n'en point douter. Quoique, le repas de gala et son pendant de Ferrero rocher, Isambre n'y avait plus goûté depuis longtemps.
Voici venir, triomphante, l'illumination divine, foudroyant le brouillard onirique d'une caboche en grande surchauffe. Faut pas jouer les riches quand on a pas le sou et encore moins tenter de sauver le bahut quand il y a le feu au lac. Aux grands maux les grands remèdes, on était pas en prestigieuse compagnie, au diable la contenance!

Isambre prit donc une résolution cruciale et décida de choir de tout son long, les bras en croix, martyr de la vilenie manifeste, d'un cul vert de basse cour.
Elle s'offrit un magnifique ralenti de dégringolade en règle: d'abord la jambe droite, toujours! Qu'on se le dise, ça porte chance, même les footballeurs l'affirment.

Le front redevint tout à fait lisse (débarrassé de toute question existentielle telle que "pourquoi la tartine tombe-t-elle toujours du coté de la confiture" ou "Dieu dans le phénomène de transsubstantiation finit-il par se réduire à un minuscule morceaux de pain que tout croyant mâchonne, arrosant allégrement le saint corps avec sa bave") et les mèches folles percutèrent mollement la paille.
Enfin, l'annulaire gauche accrocha poétiquement une brindille qui n'avait rien demandé, pour former dans un petit coin bucolique, un bien charmant lit de verdure trépassée.

Autre dilemme après la chute: juron ou onomatopée? C'était décidément l'heure des choix épineux.
Il ne faut jamais omettre la crucialité déterminante du dernier mot: imitation phonétique d'une expression de douleur aigu ou gargarisme inqualifiable, il faut choisir!
Par paresse et pauvreté d'un vocabulaire qui s'était étiolé dans le paroxysme de la béatitude, Isambre poussa un "argh" affaibli, étouffé par la jonchée du poulailler.
Tout en haut, les cloches sonnèrent. Isambre était totalement partie au près des moutons blancs qui s'échinent bêtement à culbuter des barrières. Et puisqu'il faut bien conclure un jour et pour approcher le lecteur le plus possible de l'état d'esprit de la protagoniste, achevons par ces mots fatidiques: "cui-cui"!
Sancte
Un soupir.
Un soupir pour condamner l'excès de bravoure d'Isambre, qui, trop sûre de son autorité, s'était mise délibérément en danger.
Un soupir pour blâmer la fierté paysanne qui s'engageait sur des terrains où elle n'était pas à son avantage.
Un soupir, enfin, en réaction aux conséquences de ces nouvelles données qui impliquaient nécessairement son intervention.

Son intervention oui, ça veut bien dire c'que ça veut dire. Il n'avait pas la gueule d'un logo d'ONG et encore moins les manières.
Le paysan Gustin s'élançait vers la rouquine, fourche en pognes. Mais il n'alla pas bien loin.

Iohannes saisit sa lance, brandit son bras en équilibre, et lança son projectile guerrier, qui, avec une force fulgurante, alla frapper le malheureux paysan, la pointe en avant, en plein milieu des omoplates. Ses bras s'élevèrent, il poussa une sorte de grognement, et s'abattit.


- Ma bite dans ton salon, mes couilles dans ta bass'-cour, connard ! laissa éclater le soldat.

Si Gustin était mort à cet instant, difficile de le dire, et on ne le saura jamais. A en juger par le bruit à l'impact, il est probable que sa colonne vertébrale fut brisée net. Mais personne n'eut le temps d'aller vérifier. Robuste comme un cheval de trait, Iohannes fut sur lui en un clin d'oeil, et plongea par deux fois son coutelas dans ce corps inerte, aussi loin qu'il lui était permis de le faire. Chaque coup lui arrachait une plainte. C'est essoufflé qu'il se redressa. La lame sanguinolente.

Sancte conservait pourtant son air habituel, se grattant la tête, en appui sur sa lance. Devant ses yeux, Gustin gisait. Immobile. Mais son meurtrier ne s'en souciait pas. Il essuyait son coutelas ruisselant d'hémoglobine à une poignée de foin. Un crime venait d'être commis, mais la face du monde n'en était pas changée pour autant. Une pâle clarté hivernale s'étendait inéluctablement sur les pâturages extérieurs, les marais brumeux, et les vaux environnants. Au milieu de tout ça: un macchabée. Tiède comme une infusion à l'abandon.

Le soldat émit un bruit étrange avec sa bouche. Le genre de bruits que l'on fait habituellement pour interpeller les animaux trop stupides pour causer.
Oui, il voulait attirer l'attention des deux femmes.

Mysoginie à part, il voulait simplement éviter de faire du boucan, même s'il avait gueulé un peu plus tôt. Il désigna donc le corps à Xenac, avant de lui indiquer un coin de la grange. Il se tourna ensuite vers Ajowan, et d'un signe, lui demanda de s'occuper d'Isambre, complétant cette économie de gestes par quelques recommandations à voix basse, accompagnées d'un petit sachet de toile de jute, tout droit sorti de sa gibecière.


- De l'eau froide. Avec ces sels. Pas un mot sur ce qui s'est passé. Si elle pose des questions, elle a fait un malaise, et elle est mal tombée. C'est tout.

Ces dispositions réglées, il accrocha sa lance dans son dos, et s'arma de son coutelas, pour poursuivre l'exploration de la chaumière paysanne avec une extrême prudence, courbé tel un gorille s'apprêtant à ramper sur le sol, paré à bondir à la moindre alerte. Avec un peu de chance, ils rentreront au campement avec un tant soit peu plus qu'un coq et une paire d'oeufs. Au moins celui là ne sera pas mort pour rien, et la garnison n'aurait plus de soucis de ravitaillement à se faire jusqu'aux frontières Gasconnes. Aucun de ses camarades n'aurait plus à souffrir des affres de la faim tant qu'il serait là. C'était désormais écrit.
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"Si tu donnes un poisson à un homme, tu le nourriras un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il ira aux putes."
Soldat Sancte Iohannes
--Gustin
Un coup asséné à la brune, la fourche menaçante vers la rouquine, il voulait l'embrocher la donzelle, mais irait-il jusqu'au bout?... Avait -il eu le temps de se poser la question?...Il n'aura pas l'occasion de tester ses tripes, ni considérer l'imprudence dont il avait fait preuve.

Un projectile inconnu, puissant, tranchant percute le dos massif du paysan, douleur, bras qui se lèvent par reflexe, doigts qui s'écartent et laissent tomber la fourche, grogrement incontrolé, yeux fixés sur la rousse, son corps qui ne répond plus et s'effrondre, la joue écrasée au sol dans les fientes, encore deux coups dans ce corps que la mort s'approprie, il ne se relèverait plus.

Dernières images...une vie de durs labeurs dans cette ferme, sa Fernande, là c'était certain il allait la rejoindre, le capuchon, la diablesse aux cheveux rouges et puis... des prunelles foncées, un teint rose encadré de ce chatain...Vic. Dernières pensées..." C'est'y pas couillon, creveu la goule dans les fientes pour un p'tain coq... Fillote,ma fillote j'ai fait le con...pardon."
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