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[RP] Voulez ouyr les cris de Paris (*)

Della


L'ambiance des foires...Les marchands qui hèlent les passants, vantant leur marchandise, les bavardages joyeux des badauds et les menaces du client insatisfait, les enfants qui courent entre les jupes, les chiens qui cherchent pitance...Les odeurs des viandes rôties et celles des châtaignes qui sautent au fond de la casserole...Les gens qui vivent, qui bougent dans tous les sens !
Della aimait ça !
Oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, elle aimait la folie des foires.

Kéridil, sans doute nettement moins.
Mais il était hors de question qu'ils ne passent pas l'entièreté des heures parisiennes, ensemble !
C'est vrai quoi, ils vivaient déjà assez souvent séparés.
Alors, tant qu'à être à ensemble, c'était jusqu'au bout !
Et puis, s'il ne voulait pas que Della dépense encore une fortune en tissus, rubans et robes, mieux fallait qu'il vienne.
C'est ce qu'elle lui avait expliquer en long et en large.


Kéri Chéri, si j'y vais seule, je crains de faire encore des folies...Vous savez comment je suis devant les étoffes...Ceci agrémenté d'un sourire d'ange à faire tomber les nuages...Oh et si jamais on me bousculait pour me voler mon aumônière !? Avec vous à mes côtés, cela ne risque pas...mon Priiiiiiiince. Là, un baiser et zou, il ne restait plus qu'à s'apprêter pour la sortie.

C'est ainsi que quelques heures plus tard, l'on retrouvait le couple d'Amahir sur une des nombreuses foires de Paris.
Mais pas n'importe laquelle !
Non non...celle où les majorité des marchands viennent d'Orient avec leurs soieries et leurs parfums ensorceleurs.


Hooooo...Kériiiiiiiiiii !!! Regardez-moi ce voile en soie...
La Blonde tirant son homme d'une main, écartait quelques personnes de son autre main, dans le but d'atteindre l'étal du bonheur...

    (*)Voulez ouyr les cris de Paris (1528), Clément Janequin

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Baronne de Seignelay
Keridil
La dernière fois qu'elle l'avait sorti au milieu des froufrous, c'était aux Doigts d'Or. Dans l'antre de la pire des couturières, celle qui a un caractère imbuvable. Du coup, faut pas s'étonner si le brun tirait la tronche à l'idée de se retrouver en pleine foire, et parisienne de surcroît. Une foire provinciale, c'était une chose, mais là, c'était tout bonnement énorme.
C'était pourtant pas faute d'avoir essayé de la convaincre aussi, à coup de
: Est-ce là la place d'une Dame ? On enverra Anahis vous en chercher des dentelles, et puis je ne promet pas d'être d'un grand secours contre les malandrins à vrai dire.

Bien sur rien n'y fit, pis ! L'idée qu'il ne la sauverais sûrement pas lui donna droit au regard couleur acier des Volvent.
Bon bah tant pis, en avant dans la cohue.
La blonde semblait émerveillée, et lui, comme à chaque fois qu'il devait aller se mêler à la populace, nous faisait une bouderie peu commune. Sa foutue moue qui s'affiche, bah là elle reste.
Della est une enfant. Le genre : je veux ça, puis ça et encore ça ! Si si je vous jure. Et c'est pas sa présence qui l'empêchera de ruiner le ménage d'Amahir. Ah bah regardez, ça commence. Un voile, et de la soie s'il vous plait !
Elle dilapide sa dot, et lui bien sur n'a rien d'autre à faire que de sourire en se laissant tirer.


Oui ! Magnifique ma mie...

Et pendant qu'elle fait mumuse avec le tissu, lui essaye de trouver de quoi s'intéresser. Y'a peut-être de jolies capes. Oui, faut bien avouer qu'il a aussi son péché vestimentaire.
Cruelle Diablesse...c'est Keri en moins gentil, mais la fourrure il aime ça. Attention les n'animaux, ce qu'il porte en ce moment c'est du lapin, et sa dernière lubie c'est une cape en Vair. C'est le moment ou jamais de chercher ça.

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Baron, Seigneur, Grand Ambassadeur. Sans blason fixe, en deuil de sa Reyne.
Aranelle
Pour combattre l’ennui qui agrémentait les journées d’Aranelle ces derniers jours, mais aussi pour renouveler sa garde-robe avant de partir en direction de la Lorraine, la Ried s’était offerte une après-midi à Paris, accompagnée de son amie, la jeune Eurydice de Valten.
Dans un premier temps, la jeune femme voulut se rendre sur une foire, aussi nombreuses soient elles à Paris, mais pour changer des foires bien trop ordinaires à son goût, Aranelle entraîna son amie dans une foire orientale. Là, au milieu des tissus de soie et de cachemire, de la senteur des épices d’Orient, et de la foule qui déambulait le long des étales tant convoitées, la Ried croyait rêver, ou se voyait plutôt transférée dans un pays de l’Est. Un rêve éveillé.

Aranelle n’était pas souvent mêlée parmi la foule se bousculant de part et d’autre de la foire, mais elle aimait l’ambiance qui y régnait. La jeune femme s’arrêtait à quelques étales de tissu, en espérant trouver son bonheur, mais les robes qu’elle y dénichait étaient soit trop orientales pour la Lorraine, ou pas assez… Oui, quand la Ried a une idée bien précise de ce qu’elle veut, il devient très difficile de la satisfaire… Mais, elle reprenait sa chasse aux tissus, sa chasse favorite. Et là, c’est le drame…


- Eloice ! Tu vois ce que je vois ?

La jeune femme de se jeter sur l’étale, pour attraper rapidement l’objet de ses rêves, d’autant plus que des personnes s’en approchaient dangereusement. Un voile, de ceux qu’elle voudrait porter toute sa vie. Un voile, cousu comme elle le désirait, de rêve et de soie.

- N’est-il pas magnifique ?, dit-elle à son amie, attendant son jugement, avec son sourire d’ange surexcité.
Propriété privé, défense de toucher.
Eloice
Pour changer un peu des rues vides et étroites, la Valten était aller à Paris en compagnie de la jouvencelle Aranelle du Ried. Elles cherchaient toutes deux à s'acheter quelques babioles et autres tissus qui auraient pus leurs plaire. Et elles cherchaient aussi à tuer le temps qui passait ou elles restait à attendre que celui-ci passe justement.
Aranelle avait eut pour idée de se rendre dans une foire, Eloïce en avait fréquenté quelques unes ces derniers temps et n'avait pas trop envie de refaire une de celles qu'elle avait déjà vu et revue cinquante mille fois. Néanmoins, une foire orientale, ça, c'était plutôt intéressent ! Elle aurait l'occasion d'acheter plusieurs choses, des épices aux nombreux tissus de soie jusqu'aux foules de bijoux orientaux.
De nombreuses étales étaient installées par-ci par-là et la Valten avait les yeux aussi frétillant qu'un poisson devant tant de merveilles posées sous ses deux petits corbeaux* qui lui servaient d'yeux. A chaque étales où les deux jeunes femmes s'arrêtaient elles observaient quelque chose.Mais elle repartaient bredouille jusuqu'au moment ou elle vit Aranelle se jeter littéralement sur un objet que la Blonde convoitait surement. Et à partir de maintenant... Catastrophe ! Tous le monde aux abris ! La Blonde elle est vorace quand elle veut ! Le regard d'Eloïce fut soudain attiré par un tissu illuminait par les rayons du soleil. Elle approcha du tissu et le saisit entre ses mains. Il s'agissait d'un voile léger qui se rapprochait plus de l'étole. Celle-ci était d'un bleu profond virant vers la myrtille brodé de fil coleur argent.


- Eloice ! Tu vois ce que je vois ?

La Brune releva la tête de sa trouvaille est s'approcha d'Aranelle. Elle regarda le voile et sourit. Il était juste P.A.R.F.A.I.T pour la Blonde. C'était LE petit truc qui lui manquait dans sa garde robe.

- Il est magnifique ! Il t'ira comme un gant va à une main lorsque celui-ci est bien ajusté ! La Brune rit et lui fit un clin d'oeil entendu. Se fut alors son tour de mettre la merveille qu'elle avait trouvé sous les yeux de la Blonde.

- Alors ? Verdict ? Elle observa la Blonde et attendit à son tour le verdict de celle-ci.
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[img]http://imageshack.us/photo/my-images/84/bannelodeco5.png/[/img]
Della
La réponse laconique de Kéri la fit soupirer et quand il regarda ailleurs, cherchant sans doute lui aussi quelques frusques, elle souffla carrément.

Sans plus s'occuper de son époux, Della empoigna délicatement le si magnifique voile à la couleur exactement comme elle l'aime, dans l'espoir de le frotter contre sa joue, juste pour en ressentir plus encore la délicate caresse...Hmmm...comme ce sera agréable de porter ce voile sur ses épaules...Et là, c'est le drame !
Le voile refuse de venir contre la joue qui l'attend. Il offre une certaine résistance et même, il recule !
Diantre, ce voile serait-il ensorcelé ???
Zou, le regard bleuté remonta le long du tissu et là, Della découvrit que "son" voile était attrapé par l'autre bout par...une autre blonde !!!
Les yeux se fermèrent un peu, les paupières laissèrent filtrer un éclat devenu métallique, rappelant l'acier, les épaules se levèrent et se gonflèrent, tentant de donner une carrure patibulaire à la Blonde, dans l'intention d'intimider sa rivale.

Mais comme on est bien éduquée et que l'on est Diplomate, on tente d'abord une médiation, sourire menaçant à l'appui.

Hum...Excusez-moi, dame, mais voudriez-vous, s'il vous plait, lâcher ce voile ?
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Baronne de Seignelay
Keridil
- Eloice ! Tu vois ce que je vois ?
- N’est-il pas magnifique ?


Oui je sais, je suis merveilleux. Ah, c'est pas de Keri qu'on parle ? Zut ! Là le combat entre les demoiselles aurait été sûrement plus drôle qu'une bataille pour un bout de chiffon, et l'égo du brun aurait sans doute été des plus flattés.
L'air bougon, ne voyant rien qui ferait son office dans ce bazar trop oriental à son goût - chauvin avec ça ! - l'époux de la Volvent se retourna et se dit qu'il ferait mieux de s'intéresser s'il voulait que la journée passe vite, entendez par là qu'il compte la rendre au moins distrayante.


Faites-voir ce voi...

Hum...Excusez-moi, dame, mais voudriez-vous, s'il vous plait, lâcher ce voile ?

Ah bah tiens, voilà qui est divertissant, combat de femme, on se croirait aux soldes des galeries Lafayottes ! - Siiii des fois y'a des soldes, j'en suis sûr.
Il avait bien dit qu'il ne fallait pas y aller, que ça finirait mal, mais bon, entrons en scène.


On vous ennuie, amour ?


L'oeil du brun se pose sur la demoiselle se tenant à l'autre bout de l'étoffe et se fait noir, dans le style : lâche ça ou tu finiras dans le caniveau, bougresse !
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Baron, Seigneur, Grand Ambassadeur. Sans blason fixe, en deuil de sa Reyne.
Aranelle
C’était cette fois-ci à la Valten de faire montrer ce qu’elle avait déniché dans cette foire aux trésors, aussi légendaires qu’orientaux. La Ried regardait avec amusement l’accoutrement, qu’elle trouvait fort beau, et lui sourit. Cette broderie lui rappelait de vagues souvenirs d’une femme qu’elle préférait oublier.

- Il te va vraiment tr...
Hum...Excusez-moi, dame, mais voudriez-vous, s'il vous plait, lâcher ce voile ?

Alors qu’elle était en train de rendre son verdict à son amie, une voix féminine vint couper sa parole, et Dieu sait ce que la Ried détestait ça. Puis, après un petit moment de réflexion, Aranelle finit par se rendre compte que la jeune femme voulait qu’elle lui donne le voile. La Ried regarda cette dame, qui arborait un sourire niais, d’un regard interdit. Puis, un homme arriva, l’air de rien. Il semblait que c'était la compagnon de la dame. Sûrement par solidarité amoureuse, il regarda Aranelle haineusement.

- Ciel, non ! Il est à moi !

Et la Jeune Fleur de les regarder en coin, de prendre soin de bien les contourner, et de se diriger vers le marchant pour conclure son affaire. Pour rien au monde elle ne donnerait cette merveille. Et comme c’est bien connu, aux foires orientales, on négocie. Si la Blonde presque-voleuse voulait ce voile, elle n’avait qu’à proposer une offre au vendeur. Mais pas sûr que sa bourse rivalise avec celle d’Aranelle, du moins de son Pair de Père…
Eloice
Une réponse qui commence... Et ne se termine jamais. Un haussement de sourcil de la Brune qui, au même moment qu'une autre Blonde lâche une réplique, tourne la tête et ouvre de grands yeux sous la surprise. Non, non, elle ne rêvait pas, la Jeune Fleur Blonde et cette "autre" Blonde, qui n'était autre que la Volvent, tenaient le même voile. Chacune avait entre ses mains un bout du précieux tissu. Ciel, quelle catastrophe. Dans une foire orientale qui plus est ! C'était un coup à lui en donner le tournis à notre Brune, hein ! Autour de la Valten de tenir son tissu fermement, de peur que quelqu'un ne s'en approche dangereusement. En parlant d'une chose dangereuse, en voilà une qui tente un regard glacial et sans pitié. Pas de pitié ? Très bien, cette règle allait à la Brune. Elle lança un regard froid au jeune homme et en resta la, on ne lui avait pas jeté de regard haineux à elle, non. mais plutôt à Aranelle. La bataille allait commencer. Comment ça elle est finit ? La guerre est déclarée ! Yahaaaaa ! Raclement de gorge de la Valten et hop,hop,hop on emboîte le pas à la Blonde. Elle dut faire un écart plus large qu'elle ne l'aurait fait en temps normal direction : le vendeur ! Et vas-y que les négociations commencent !

- Ara, soit pas trop dur quand même. Et la Brune de lancer un sourire à la Blonde.
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Della
On vous ennuie, amour ?

Della lança un regard acier à son époux.

Mais oui, vous voyez bien qu'on me contrarie ! Soupira-t-elle tenant toujours le voile, fermement, et tentant de le retirer des mains de la voleuse.
Mais aidez-moi au lieu de rester planté là, Kéri !
Bon sang, mais c'est pas dieu possible, que les hommes pouvaient être stupides parfois.
Sa femme est en danger et lui, il bouge pas...Je vous jure...

La voleuse, profitant de cet instant de faiblesse né de l'impression de solitude provoquée par le manque de réaction de son époux (vous suivez, là ?), arracha le voile d'un coup sec et celui-ci glissa des mains de la Blonde.
Alors, son regard lança des éclairs, ses mâchoires se crispèrent et ses sourcils se froncèrent...La riposte allait être rude, très rude !

Suivant d'un pas décidé, les voleuses -oui, parce que la voleuse avait une complice, une autre femme qui semblait totalement soumise à la voleuse...- Della vint se poster devant celle qui venait d'être nommée Ara...Ara...bizarre comme nom...Enfin, on ne choisit pas, on subit.
Mains aux hanches et front plissé, Della s'adressa à...Ara.

Dites donc, dame !
Ce voile, celui que vous tenez en main...Il est à moi !
Un doigt blond se posant sur la poitrine de Della vint ponctuer ce "à moi" d'un air entendu.
Je vous prierais de me le rendre !
Le ton était sec même si les paroles restaient très posées, sans aucun écart de langage. L'éducation, ça colle à la peau.
Della attendit, l'air supérieur quand même et déjà certaine d'être entendue et obéie.

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Baronne de Seignelay
Aranelle
Les joies du couple.
Alors que la blonde continue de les ignorer, ses oreilles, elles, étaient aux aguets. Ils en étaient presque à se disputer en plein milieu de la foire et de la foule. Un sourire en coin vint se dessiner sur les lèvres amusées d'Aranelle.


Ara, soit pas trop dur quand même.

La Blonde de lancer un regard furtif à son amie qui la suivait, telle une alliée de guerre. L'autre coin de ses lèvres se tendit, et Aranelle arborait un sourire resplendissant, à quelques pas de l'échoppe orientale.
- Autant qu'il le faudra, Eloice ! La Blonde baissa le regard, pour admirer une nouvelle fois l'objet des blondes convoitises, semence d'une querelle parisienne, banale. Il entame par la suite une intense réflexion, et essayait de trouver l'occasion parfaite où elle pourrait vêtir la merveille. Connaissez-vous dilemme plus complexe ?

Dites donc, dame !

La Ried se retourna, d'un soupir lassé, les sourcils froncés à souhait. La Blonde - dont Aranelle ne connaissait toujours pas l'identité, et vice-versa - continuait d'emboîter le pas de la Ried et son amie, toujours persuadée qu'elle allait lui donner le voile. La Jeune Fleur restait droite, tenant toujours aussi fermement le tissu, fripé de cause, en attendant ce qu'allait répliquer l'autre femme.

Ce voile, celui que vous tenez en main...Il est à moi !
Je vous prierais de me le rendre !


Aranelle s'empêcha de rire niaisement, tandis que l'autre Blonde fit un geste du doigt, qui traduisait son souhait de récupérer le voile qu'elle croyait déjà acquis...

En êtes-vous certaine ?
Car, entre nous, ce voile me va beaucoup mieux qu'à vous...
La Ried tourna les talons, et se dirigea vers le marchand, sans se préoccuper de ce qu'allait rétorquer l'autre dame.
Elle regarda le marchand, et hocha la tête avec empressement. Un coup d’œil vif pour vérifier que la Blonde n'était pas dans les parages, ainsi que son compagnon, dont elle se méfiait de la bourse. D'écus, bien-entendu...


Bonjour, marchand.
Combien me proposez-vous, pour ce tissu ?


Fin de la blonde guerre ?
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Della
Grumph ! Entendit-on alors que deux poings serrés venaient se poser sur des hanches bien dessinées. C'était Della qui rageait ! Elle lança un regard vers son époux qui devrait venir la sauver de ce mauvais pas...ou pas...et se lança à la suite de la blonde, l'autre, celle qui voulait lui voler SON voile !

Non, il ne vous va pas ! La couleur de votre teint jure avec la belle couleur de l'étoffe. Pour tout vous dire...aucune couleur n'irait à votre teint.
Della s'était arrêtée, un sourcil arrogant levé, un demi-sourire sur les lèvres et un geste anodin, une main qui passe dans la chevelure blonde admirablement domptée.
Si avec ça, elle ne lâche pas le voile !

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Baronne de Seignelay
--Robert_dartois


Robeurt n'était point sorti de son antre depuis bien longtemps, sauf pour se nourrir, de petits enfants abandonnés sur le seuil d'une église, de catins qui promenaient un peu trop loin de leur bordel ou de voyageurs égarés. Il s'était levé de sa couche, ce jour, en se disant qu'il était tout de même temps de passer à autre chose, et de relever un peu le sang de ceux qu'il consommait, quitte juste à faire du repérage en attendant. Il s'était donc dirigé vers les halles de Paris, et avait tout bonnement assommé un marchant de soieries pour lui voler son équipage. L'affaire fut si rondement et simplement menée qu'il en fut pantois. A refaire, s'était-il dit.

Son étal attendait d'être admiré par les dames. Le sang féminin a meilleur goût, surtout en fonction de leurs humeurs qui sont ma foi fort nombreuses. Il examinait les dames sous un attifement de marchand un peu oriental, ce qui lui permettait de cacher ses yeux fous qui effrayaient les dames. C'est fragile ces bestioles. Deux donzelles avaient louché sur un de ses voiles. C'est vrai qu'il avait de la très bonne qualité, l'autre. Dommage qu'il l'ait trop assommé, il aurait pu lui demander ses adresses. Il gardait la tête baissée et l'air humble, attendant de voir ce que les dames voulaient. Mais v'la-t-y pas qu'une autre se pointait aussi et


Della a écrit:
Hum...Excusez-moi, dame, mais voudriez-vous, s'il vous plait, lâcher ce voile ?


Il leva un oeil, intéressé de la suite. Surtout que la blonde contestait, et maintenant, l'effeminé semblait venir mollement au secours de sa compagne. Laisse-les donc se battre, enfin un peu d'intérêt dans cette journée morne.

aranaelle a écrit:
Bonjour, marchand.
Combien me proposez-vous, pour ce tissu ?


Prendre une voix avec un accent... Il s'éclaircit quelque peu la gorge.

Hum... Ce tissu est de fort belle qualité, il vaut son prix... Il caressa doucement le voile, la tête toujours baissée. Il doit bien aller chercher dans les 50 écus

Della a écrit:
Non, il ne vous va pas ! La couleur de votre teint jure avec la belle couleur de l'étoffe. Pour tout vous dire...aucune couleur n'irait à votre teint.


Pas de réponse de la part du marchand. Trois proies en une seule fois, il était comblé, il y avait donc un dieu pour les Assassins.
Arutha
[HRP : Petit passage HRP. Arutha ne connaît aucune des personnes. Pas encore.]

Des phrases qu'on dit trop vite sans qu'on les pense.


Écaaaaarrrrrrteeeeeeez-vooooouuuus. Cri enfantin, cri désespéré. Cri d'un prédateur qui voit sa proie se barrer. Ça se barre en quenouille ! Les voleurs, les enflures, ils lui piquent le voile qu'il a repéré. Honneur aux petits ! Écartez-vous, y'a Dar-que-va-dehors qui s'amène ! Et avec une voix... étrange. Écartez-vous.... Psssshhhhhht. Je suis votre père. Psssshhhhhht. Et il convient de préciser que les "Pssssshhhht" ne sont que le fruit de problèmes respiratoires.

Il est à moi ! Je le veux, bordel ! Il n'est pas grec. Putain, j'kiffe les pizzas grecques. Ahem, reprenons. Il est blond. Il est normand. Il est Gisorien-Breuilien. Il est far-pait ! On l'aime notre Arutha, everybody loves him !

Salut, au fait ! Je m'appelle Arutha de Gisors-Breuil et... Oh, un poney rose ! R'gardez, un poney, un pooooonnnnneeeeeyyyyy !
Et d'aller discrètement étudier le voile tenue par une blondine inconnue. Y'avait que des inconnus, à vrai dire. Mais OSEF, le voile. Il voulait le voile. Mhhh, il sera parfait pour le découper.

Je le prends ! JE LE VEUX ! Marchand, marchand, je vous en fais 75 écus ! En 3 fois sans frais, siouplait, c'est possible ? Crédit étendu sur 12 mois, avec un taux d'intérêt à 3% ?
Et comme on dit. Jamais deux sans trois.

Regard vers l'autre homme de la partie. Enfin, pas de la partie à laquelle vous pensez. De la scène, quoi. Le brun, qui ressemble à Julien -son vassal J'te connais pas. Mais si j'arrive à avoir le voile, ta femme. Elle, là-bas. Oui, elle. Ben elle sera tellement triste que tu pourras la réconforter en lui mettant ton zizi dans le nombril.
Fourbe ? Si peu.
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Della
Il doit bien aller chercher dans les 50 écus

Parfait, je vous en donne 60 ! Et de joindre le geste à la parole en cette main si fine qui défait les lacets de la bourse bien attachée à la ceinture tout en lançant un regard acier à l'autre qui voulait lui piquer "son" voile puis un autre regard tout aussi glacial à l'époux qui restait...de glace !

C'est alors que l'on entra dans une autre dimension...Un gamin bolide blond fendit la foule tel un preux chevalier sur sa fière monture quand il va délivrer sa belle - comment ça, je lis trop de contes de fées ? - et s'appropria après moult blablas "le" voile déjà bien disputé !

Ho ! Arrogance !
Ho ! Impertinence que d'ainsi priver deux femmes de l'objet convoité !!

Ô Rage !
Ô Désespoir !
Ô Sale mioche !


Ce voile m'appartient ! Il est à moi, je le veux et je l'aurai...L'Amérique, L'Amérique, si c'est un rêve...Plissement des yeux, sourcil en position levé...Mais qu'est-ce que je raconte, moi ? Lancer de regard foudroyant sur le mioche...Touche pas à ce voileuuuuuuuuuuuuh !
Au marchand, rouge verte bleue, de toutes les couleurs : 100 écus !
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Baronne de Seignelay
Arutha
Ce voile ne t'appartient pas ! Tu ne l'as pas acheté ! L'Amérique, c'quoi ça ? Une lame, je sais. Mais hérique ? C'est quoi une lame hérique ? Ah, c'est un rêve ! Tu fais des rêves éveillés ! T'es frustrée, en fait.

Et toc.
Ô Joie !
Ô Bonheur !
Ô Frustrée !

Et le môme d'examiner la bourse qu'il tenait entre les mains. Elle devait contenir, à vue d’œil, 200 écus. 200 écus qui pouvaient, sans aucun doute, lui permettre d'acheter ce voile de qualité, dans l'optique de finir découpé, sous des formes variées et diverses.
200 écus. Oui, il pouvait monter jusque 200 écus.


Enchérissant, plus fort encore que la blonde frustrée :
125 écus ! 125 écus !

Regard déterminé à la blonde.
OK.
Tenir son regard. OK.
Obtenir le voile. En cours.
Découper le voile. En attente.

Le preux chevalier allait triompher !

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