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[RP] De la guerre de l'Eglise contre nous

Rayanha
[quand il y a enfin de l'action!]



Et c'est parti! La cohue commence, les épée se croisent, les boucliers rencontrent des cailloux, des dents volent un peu partout.

cling! ssshlaffff! aïeu! paf! poum.

Wouhouuuu!!! J'en ai eu un!!!!! Miaaaa!!!!! J'en ai eu un!!!!!!!!

Une main qui se lève parmis tous ceux qui sont à terre.
A côté, un bouclier frappé d'un Lion sur fond d'herbe, emblême Moratois ...

...MIA!

Clong! pok! clouc. AAAARRRGGGG.....

Une course infernale commence pour la jeune cheffe.
Slalom entre les coup d'épée, les coup de batons, les jeté de casques ...


Mia! Tu saigne?! Houlala.... Seigneur...tu saigne beaucoup! C'est où? fais voir!

Son flan est entamé. Pas trop grave à première vue mais ça saigne beaucoup quand même...

Et toi là! Prend ton copain et ramène le moi au camp! Trouve un médicastre! vite!
Mia, ils te ramène sous la tente, on va te soigner.... dans quelques jours tu seras sur pieds... Tu m'as bien entendu Mia?! SUR PIEDS! T'as pas l'droit d'mouru comme ça hein! Moratois à Jamais?

Un furtif hochement de tête de son ami et un bredouillage,

Y a intéret ....

Elle regarde son ami s'en aller vers le camp, à genoux au milieu de tous les combattants encore debout ... les larmes aux yeux, se rendant compte tous ceux qu'elle pourrait perdre pendant cette bataille...
Combien de temps elle est resté là? un bon moment ça c'est sur.


YAAAAHAAAAAA!!!!! SSSSSHLAAAFFFFF!BLING! CRRRAAAK! BAOUM!

Yahakoi????....

Juste le temps de retourner la tête. Une dame, épée en main, à terre.

Et mais j'la connais! c'est pas l'autre là....Celle qui apparait que quand ça sent pas bon?.... comment déjà?.... Ha oui! Bourrike!Bè...

Elle lui secoue doucement la tête de la pointe de son épée,

Et! Pourquoi t'es à terre?! On t'as jamais dis que courrir en robe c'est pas pratique?

Une main se tend vers elle, une main d'homme.
Gné?....
Karshen!


Elle se relève d'un coup et saute dans les bras de son compagnon d'arme.
Pfoulala! Contente de te voir! J'ai un ami...il.... hein? mais Kessifon????

Apparement, cette bourrike, elle est aps bien aimé... sont beaucoup desus...


Citation:
15-04-2011 04:05 : Vous avez été attaqué par Bourrike.
14-04-2011 04:05 : Vous avez frappé Gerbo. Ce coup l'a probablement tué.

_________________
Jehane
[Encore au pied des murs, comme des punis? Quoi, ils finiront par ouvrir la porte? Bah ouais!]




Vous connaissez le tabouret du pêcheur? Vous savez ce qu'est la cohue d'un affrontement entre plusieurs armées? Et bien, essayez, même si ce n'est pas une évidence, d'imaginer la Jeje au milieu des combats, spectatrice assise sur son tabouret de pêcheur!
Vous voyez l'tableau?


Non, non et non, je ne grimperai pas à c't'échelle branlante! Vas-y tout seul, moi, j'retourne où j'étais! Sur mon tabouret, au-d'ssus d'la p'tite bute qui, elle au moins, n'me donne pas l'vertige!

Comme c'est étrange, une cheffe de section à qui personne ne veut régler son compte.
Trois combats, un seul de coup d'épée amorcé à son encontre et mort dans l'œuf...


Mais qu'est-ce qu'ils font? Quoi, déjà la Cardabelle qui rebrousse chemin?
Hèèèèè les gars, ça fait peur hein les échelles escamotables?


L'agitation est à son comble, on ne s'entend plus, ne se voit plus même,
ça sent la poudre et le sang frais, il pleut des pierres, des flèches et Déos sait quel projectile encore.
Coup au cœur, un homme vient de s'écrouler...on dirait Raoul, un ours de sa compagnie, ours mais beau comme.... enfin là, pas très très beau hein...


Rayaaaaaaaaa , c'est la Bourrike attent...
C'est bon, elle s'est vautrée! PROFITES-EN.... LA FESSÉE LA FESSÉE LA FESSÉE!


Bon, je fais quoi là, j'rentre dans la mêlée?
Bah nan, ça vaut pas l'coup, personne veut d'moi pour jouer!
Je pue ou quoi?
Si ça s'fait, c'est encore un coup à la Edwige ça!


Vite debout, elle inspecte ses vêtements, tâte ses cheveux, renifle alentours.

Ouf, non, c'est pas ça!

Va falloir qu'je prenne rendez-vous avec Groar ou Hobb... non pas Hobb, il suce les tulipes par la queue. Oui Groar, pour lui prouver que je suis une élue, protégée de Déos, que je suis intouchable, un MIRACLE SUR PIEDS!!!

SAINTE JEJE!!!!
Elle danse en secouant le popotin. Sainte Jeje l'hérétique!!!!

Au centre d'un spectacle de désolation, une lumière bleue s'élève vers les cieux...
_________________
Aelig
[Vendredi 15 avril, deuxième jour de l'escalade.]


Flot de cavalerie endigué la nuit passée, des cris, le bruit des armes, l'odeur du sang, la confusion et enfin la débâcle.
Celle qui vous met du baume au cœur, celle qui vous redonne de l'ardeur et du courage.

A la fin des combats, les troupes se couchent à même le sol, corps repus les images encore groggyes.

Grand silence y règne.

Puis c'est l'ordre qui retentit et tel des faucons de nuit, c'est dans la clarté obscure de la lune, que notre petite escouade fait enfin surface sous les étoiles.

Mais posant le pied sur le chemin de ronde, surprise, point de soldats aux murs de la ville. On ose plus douter, sûr de l'assurance qu'ils seront eux-même surpris et ...
Sergent !

- Oui ?

- Exscuses moi de te couper dans ta narration, mais J'me pose tout de même une question.

-Je t'écoute Marcel.

- J'me d'mande quand même pourquoi nous nous sommes fatigués à grimper à l'échelle pour investir la place, alors que la porte principale était ouverte et que les autres s'y sont engouffrés.

- ...

Mon cher Marcel, tu sais quoi ? J'entrevois un grand destin pour toi.

-Ah ?

-Un jour tu seras capitaine.

-Ah bon?

-Mais en attendant, tu me feras deux cents pompes pour ton insolence !

-...

-...

-Sergent ?

- Qui y a t'il Louis ?

- Ça veut dire que nous allons devoir redescendre ?

- On r'descend pas Louis. On désescalade.
_________________
Maria_paz


[tandis que les oiseaux indifférents font cui-cui sur leur branche et que le gentil ver de terre glisse sur la rosée de son chemin...
La tension monte]


Ça gueule en haut.

- Vous ne nous faites pas peur, saloperies d’hérétiques !
- Oui !... Heu non ! Heu... Allez vous faire cuire un œuf !
- Je me mouche sur vos saloperies d’armées ! Et leurs saloperies de soldats à la p’tite semaine !
- Pfffvvvouou pffffvouououuuuuuuuu ! p’tiou !


En bas ça dégueule aussi.

- Je ne veux plus t’entendre, espèce de palefrenier sans cervelle ! Je te pète à la figure !
- Tu es le fils d’une femelle hamster et d’une homme puant le sureau ! Descends si t’es pas une lopette !

En Haut :
- Envoyez la sauce vous autres !

Et tout vole. Là est le miracle seigneur ! Tout est possible !

Des étrons de raies douteuses en mal d’ivresse des profondes odeurs, des boulets sur notre Raoul à nous et ça, c’est sacrilège.

Et puis juste à ses pieds, comme ça, brutalement et dans un grand vacarme de gamelles qui dégringolent d'une étagère, une grande carcasse métallisée.
Maria est à terre.


BOiiiNG ! rebond


Ils balancent vraiment n’importe quoi du haut des remparts ! Bientôt les vaches seront catapultées, on n’est pas à une queue près, puis la volaille, morte ou vive. Surtout la poule, ça aime la compagnie.

Z’ont des trampolines les croisés ? C’est pas mal cette nouvelle tactique !


Le petit souci, c’est qu’au passage la boîte en fer s’est empalée sur l’épée qu’elle a pour habitude de brandir bien haut pour impressionner l’adversaire.
Et qui l’avait prévenue qu'il tomberait comme un gros grain d'orage du royaume des cieux ? Hum ?

Le chiffon méfiant s’approche et se penche vers la boîte en fer qui git sur le dos, désemparée, et dont le heaume gesticule mollement.

- Vous dites ? pas compris…
- Ai….ez moi !
- Ha ça c’est pas possible, on n’a pas été présentés !
- Va………onc……gro…….asse !
- Mais !!! ma main sur ton groin si tu m’insultes !
Blongggg ! tiens, coup de pommeau !
- Pfffffffff.
étouffé… et puis… plus rien. Les bras se relâchent, retombent, s’immobilisent.

Avec les boîtes en fer, le moment intéressant, c’est quand on les ouvre. Faut aimer les surprises.
La curieuse retire le heaume du malpoli qui semble déjà parti vers le boulevard des allongés. Le pauvre a une binette à caler les roues du corbillard.

Elle frisonne. Foutre le camp, et vite !

Et elle suit ceux qui s’engouffrent dans la ville, gravit les marches des remparts quatre à quatre. Aller tout en haut, au plus haut, embrasser le paysage, la ville qu’elle découvre.
Et puis, et puis… aiguiser les pupilles, plisser les yeux, scruter de toutes ses forces, le trouver.
- Mais qu’est-ce qu’il fabrique ???
C’est bien le moment de jouer au cochon pendu !

Au fond, un soupir de soulagement. Aux joues un sourire.

Séance bricolage de fortune, il était temps de s’amuser un peu.

Paluche en porte voix.

- Hoé ! d’en bas !

Agite les frous frous le plus sérieusement du monde.
- Regarde notre premier étendard mcAëlig !
- Ce sera à toi de veiller a ce qu'il flotte comme il faut sur les remparts !

- Allez, grouille !



_________________


aaallez me chercher Christoooooos !!!
Kirkwood
Jeudi 14, premier assaut

Rassemblement !

Pou pou pou pou !
Pou pou pou pou
!


On se regroupe sous les bannières et les gonfanons, se met en ligne, réunit les échelles, se comte, avale un bout de fromage et un coup de pinard.

Et on attend.
Comme souvent, ça peut durer longtemps, avant que le signal soit donné.
Le soldat, de toute éternité, est quelqu’un qui s’em… un bon moment puis se lâche. Mais d’abord il attend…

Alors, il y en a toujours pour trouver des trucs plus ou moins drôle à faire. Piller, jouer au dés, tenter de faire parler les prisonniers à la tenaille de guerre lourde, brûler des bâtisses, tout ça.
Difficile de faire ça chez soi, quand on n’a de surcroît aucun prisonnier…

Kirkwood, jamais le dernier pour faire n’importe quoi, lance :

Bon, un ch’tite prière, voire un prêche ?

Silence de mort…

- Bon, ben on allions chanter, alors ?!

- Heu..

- Ouais, s’il faut vraiment…

- C’est indispensable ?

- C’est marqué quelque part dans le contrat, que c’est obligatoire ?

- Ça ou gratter le cul de l’âne, faut dire ?

- Nan, nan, c’est bon, on chante, vas-y, Kirk !

- Ben dis-donc, t’es enthousiaste, toi ?! T’es malade ou maso ?

- Tu préfères qu’il se lance dans des explications théologico-patriotiques ?

- Ah ouais, j’comprends mieux…


Donc, Kirk se met à chanter, et bien qu’il ait la pire voix sur tout le cours du Rhône (ailleurs, ça n’a pas été recensé…), il finit par entraîner la troupe…

Chant de marche des helvètes réformés

Citation:
Loiloilo, loiloilo, loiloilolo lo
Loilololololo, loloiloiloilo
Loiloiloilo
Loiloiloilololo, loilololo...

Toute ma vie, j'ai lutté
Contre les OMR
Et ainsi je savais
Bien servir le Très-Haut.
Toute ma vie, j'ai aimé
Voir les choses d’en haut.
Toute ma vie, j'ai crié
Y’en a marre, marre
D’ces putassières !

L’ÉA a détourné
Le Message le plus pur.
Libérez vos complexes.
Pas de mise à l’Index.
Aiguisez vos réflexes
Pour cette belle aventure.

Toute ma vie, j'ai lutté
Contre les OMR.
Toute ma vie, je savais
Ne plus guère risquer
De déplaire au Très Haut
Sur notre petite terre.
Toute ma vie, j'ai r’fusé
Ces vantards, ces vantards
Si somptuaires !

L’ÉA est refusé.
Gagnez de l’altitude.
Perdez vos habitudes.
Changez vos attitudes.
Toutes les âmes se dénudent.
Fini la servitude.
Toute ma vie, j'ai lutté
Contre les OMR
Et ainsi je savais
Bien servir le Très-Haut.
Toute ma vie, j'ai aimé
Voir les choses d’en haut.
Toute ma vie, j'ai r’fusé
De boire, de boire,
‘Vec ces cafards !

Non à ces coprophages.
Écoutons les présages
Contre leurs tripotages
Nous en avons le courage.
L’ÉA est refusé.
Le monde est beau à souhaits.

Toute ma vie, j'ai lutté
Contre les OMR
Et ainsi je savais
Bien servir le Très-Haut.
Toute ma vie, j'ai aimé
Voir les choses d’en haut.
Toute ma vie, j'ai crié
Y’en a marre, marre
D’ces p’tits sphincters !

Loiloilo, loiloilo, loiloilolo lo
Loilololololo, loloiloiloilo
Loiloiloilo
Loiloiloilololo, loilololo...




Et toute la troupe reprend ça, pasque bon, c’est mieux que de s’ennuyer…
Et Kirk de chanter, de danser avec son boulier (on a déjà vu pire, mais pas souvent), de reprendre les couplets et de yodler à qui mieux mieux (encore qu’il vaudrait mieux dire à qui pire pire, mais bon…).

Murailles de Genève, rangs des OMR et des mercenaires de l’Église :


- Mais y’ s’foutent de not’gueule, eux !

- Sans blague, tu t’attendais à ce qu’ils nous chantent des berceuses ?

- Attends un peu, toi, l’débile, je vais t’apprendre…

- Tiens, tu t’y connais en artillerie à poudre, maintenant ? Moi, j’ai jamais rien compris à ces trucs, ça me fout les foies…

- Ouais, ben, tu vas voir, ça peut aussi défendre la foi, et lui il va comprendre sa douleur…

- Ah, ça s’oriente comme une baliste ?

Sourire

((((((((((((((((((((((BOUM))))))))))))))))))))

- Heinnnnnnnn ? J’ai tousse, tousse, pas tout tousse, tousse compris ce que t’as dit ? Tousse, tousse…

Sourire…


Citation:
14-04-2011 04:05 : Votre bouclier a été détruit (remerciez Deos, ça aurait pu être nettement pire).
14-04-2011 04:05 : Jackson21 vous a porté un coup de couleuvrine lourde. Vous avez été sérieusement blessé. Ailleuh.
14-04-2011 04:05 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "*Memento Domine famulorum*" dirigée par Namaycush et les défenseurs de Genève.
Meliandulys
[13 avril dans la nuit, sous les remparts, à un souffle derrière Raiika]


Là où on se rend que le Capitaine, même lorsqu'il n'est plus que l'ombre de lui même, est toujours et surtout, l'ombre de sa féline.

A celui qui dirait qu'il n'est pas courageux de se tenir ainsi derrière la jolie blonde, Le capitaine lui répondrait qu'il est galant homme. A celui qui prétendrait qu'il faut protéger les frêles femmes en faisant rempart de son corps face aux dangers, le capitaine lui répondrait qu'il ne connait pas la fougueuse et intrépide blonde pour ainsi penser qu'elle peut avoir besoin d'une quelconque preuve de masculinité déplacée pour préserver son intégrité physique. Son maniement de la sica n'ayant d'égale que de son envoutant sourire. Le premier prêt à délivrer une morsure glaciale dans les chaires impies d'un croisé, le second une morsure brulante dans le cœur du dévoué qui s'y abandonne.

Des mois avaient passé depuis qu'ils avaient du quitter les bords du Léman. Des mois d'errance forcée, contraint qu'ils avaient été, de prendre les armes et de partir guerroyer. Durant leur absence, Genève avait tremblé, Genève avait souffert, mais Genève était et resterait Genève. Libre et fière, et jamais aucun homme ne changerait cela, qu'il soit empereur ou pape.

Le capitaine était donc enfin sur ses remparts chargé d'histoire, cette nuit là, pas loin de Raika. Jamais assez loin pour perdre de vue sa lumière, son chez lui.

L'assaut allait être donné. Il plongea une main dans la bourse nouée à son ceinturon et en ressortit une poignée de poudre claire qu'il frotta contre la main qui brandissait la lame recourbée. Une mixture composée d'os de curé broyés, qu'il avait acheter à un étrange marchand ambulant et dont et qui évitait au pommeau de la dague de lui échapper dans le feu de l'action.


La suite se révéla être très rapide, et pas comme il l'aurait escompté. A peine les troupes helvètes libres étaient-elles venues se fracasser contre les serviteurs de Rome, que le Capitaine fut pris au dépourvu. Un premier coup vif et précis qui vint et face auquel, le genevois parvint à limiter les dégâts qu'à grande peine, laissant la lame venir lui lécher le flan. Pas le temps de rétorquer, à peine un regard qui s'attarda sur le visage de l'agresseur, un visage qu'il connait. La perfide moitié d'Acar, cette maudite béarnaise qui venait jusque chez lui le tourmenter. A croire que les leçons, tout le monde peut en recevoir, mais bien peu savent s'en nourrir.

L'esprit embrumé, il ne réagit pas lorsque que de nouveau la pointe d'une lame, avide de gouter son sang, glisse vers lui en fendant l'air. Il ne sait d'où elle vient, ne percevant qu'une ombre sans visage dont l'éclat de l'acier brille furtivement dans son regard avant de s'abattre sur lui et de lui mordre goulument les chaires. Sa lumière, petit à petit s'estompe. Le rideau tombe.

Citation:
14-04-2011 04:05 : Argonyan vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
14-04-2011 04:05 : Melian vous a porté un coup d'épée. Vous avez été grièvement blessé.

_________________
Meliandulys
[Quelque part entre le 14 et le 17 avril, Quelque part entre ici et là haut]


Post tenebras lux, après les ténèbres la lumière qu'il disait. Bin il disait vrai, mais il aurait pu préciser qu'elle était vive la lumière, à te bruler les yeux, les orbites et la cervelle derrière, pour ceux qui en ont. Au point que le regard du capitaine peinait à s'habituer, se plissant, le brulant, pour finalement ne parvenir à discerner rien d'autre qu'une grosse tête hirsute penchée au dessus de lui et baignée de ce fameux halo de lumière blanche intense.

Le capitaine déglutit difficilement, essayant de produire un peu de salive. Après un bel effort, force est de constater que s'il parvient à produire quelque chose, ça ressemblait plus à une mélasse infecte au gout de tourbe et de sang. Et difficile de parler lorsque la bouche, loin d'être humide, est remplie de plâtre.

Il se contenta donc de s'adresser à la grosse tête d'un gutturale grognement. Et débrouille toi mon coco.

En réponse, c'est une voix puissante et profonde qui tonne alors à ses oreilles...

" Donnez lui de l'eau fraiche ! "

Et sans se faire prier, le Capitaine laissa se déverser dans le gosier, le liquide salvateur ainsi offert à son corps meurtri.
Il parvient finalement à articuler quelque chose d'audible et compréhensible.


Dites seigneur, z'auriez pas quelques choses d'autre à m'offrir pour fêter nos retrouvailles J'ai bien mérité quelques chose de plus goutu, de plus festif...
Allez seigneur, vous avez bien un truc qui traine...


La réponse ne se fit alors pas attendre. Tout en sobriété.

" ..... Gnè ?! ..... "

Parce que même à l'agonie, notre Capitaine aime parler.

Oh et puis si j'peux me permettre... Je vous imaginais... j'sais pas trop... différemment... barbe soyeuse, tout de blanc vêtu.
Genre propre sur vous, que ça en jette un peu.

Parce que là, sans vouloir vous froisser, ça fait un peu curé défroqué sur le retour...
Et puis l'odeur, ce serait plus du genre à faire fuir un goret qu'à ramener sur le bon chemin un mouton égaré.

M'enfin j'dis ça, j'dis rien... c'est vous l'patron


Et le Capitaine réformé de retomber dans les vapes, son visage illuminé par le sourire du bienheureux, satisfait d'avoir gagner son morceau de jardin des délices.

" Je crois qu'il fait d'la fièvre. Il délire complétement le pauvre... "
_________________
Turban_rouge
Pardon pour la longueur. Pas eu le temps de poster au fur et à mesure.


Deux-trois jours plus tôt, au détour d'un chemin de terre

Un individu trapu, le chef ceint d'une pièce de lin carmin, s'escrime à maintenir allumé un feu vacillant. Avec un succès pour le moins mitigé, faut dire. Rien à faire, maladroit comme un gros manche, Nobu le Bocan est bien contraint de constater que la vie de bivouac, l'en a vraiment sa claque.

Bientôt, la dernière étincelle se consume, achevée par une brusque brise. Tant pis, ça l'apprendrait à être aussi peu versé dans la castramétation. L'art de dresser un campement, et non pas ce à quoi vous songiez, bande d'ignares ! Mon pantin n'a rien d'un émasculateur.
Donc, trêve de digression, j'allais donc ajouter que ça lui ferait également les pieds, d' être aussi indécis.

Au lieu de se les geler depuis deux-trois nuits sur ce nœud pourri tout seul comme un clampin, il pourrait au mieux participer à la reprise de Genève avec frères et sœurs d'armes, au pire se faire intercepter et défoncer par une bande de désaxés, dans le camp d'en face, et se voir rapatrié à Fribourg.

Anna, sa médicastre d'épouse, s'en était retournée à Grandson, emportant bagages et enfants. Faut comprendre, trop de sang versé, trop de blessures qu'à temps elle n'a pu panser ...
Tout le monde n'est pas taillé pour ce genre de conneries. La mort dans l'âme, il avait pris congé d'elle à Sion, promettant de revenir en un morceau.

Soudain, la solitude se met à lui peser terriblement. Ouais, ouais, vous sens encore venir avec vos gros sabots, c'est pas c'que vous pensez, bandes de lubriques.
Bien plus qu'une poitrine opulente entre ses mains, c'est une simple compagnie humaine qui manque à notre héros. D'autant qu'avec le retour des beaux jours, il se sent d'humeur à vous sortir vannes foireuses et autres jeux de mots douteux.

Là, par exemple, c'est davantage contreparties que contrepèteries. Rien de bien excitant, cependant, à disputer partie d'osselets sur partie d'osselets contre soi-même, à gagner chaque joute et à s'accorder revanche sur revanche.


Y vais ?
Y vais pas ?
...
Oh, pis ... Heu... Cornedrue !

Bof, pas vraiment seyant, dans la bouche de ma marionnette, de singer les jurons importés du Maine, du Berry ou de toute autre contrée barbare de par-delà les Alpes. Faut dire que depuis quelques mois, avec l'afflux de fiers-à-bras en manque de thunes ou de gloriole et autres touristes en voyage d'affaires (si si, ici-bas, possible de faire les deux en même temps), la Conf' devient un joli "meltingue-pote", diraient les Godons.

Toujours est-il que zou !, mon enturbanné lève le camp sans cérémonie pour se diriger d'un pas leste vers le Phare. La marche le réchaufferait. Engoncé dans un mantel qui avait connu des jours meilleurs. En avril, ne découche pas d'avec un vil, qu'on dit. Ou truc du genre.

Le matin suivant (le vendredi quinze, quoi), porte nord de Genève

Gné ?! Bah alors, où qu'elles sont les tentes, où qu'ils sont les soldats à l'armure frappée d'un écusson helvétique ?

Aucun bruit de bottes, juste un attroupement de piétons attendant de pouvoir passer le poste de garde.

Les chausses mouillées par la rosée du matin, Nobu lève la tête vers le rempart, où pointe timidement un soleil naissant. Les yeux plissés, la main en visière, il aperçoit flotter au vent les armoiries frappées de la mention Post Tenebras Lux et la bannière à la croix blanche sur fond rouge.

Mon enturbanné est passablement vexé, là. Ah c'est ainsi ? La fête a commencé, s'est même terminée sans lui ?

Quinze minutes plus tard, voilà que le douanier lui permet entrer dans la cité. Les rues sont relativement calmes, le peuple de Genève ne respire pas encore l'euphorie, mais se reflète déjà sur certains faciès un certain soulagement, bien qu'il soit fort probable que la détente soit davantage imputable au retour de Dame Primevère qu'au triomphe des armées de libération.

Un rapide détour au marché lui apprend l'envolée des prix. Le Bocan pousse un énorme soupir, en proie à une amertume et une désillusion grandissantes ... Tandis que certains se feraient des burnes en or, d'autres ne seraient toujours pas au bout de leurs peines.

Et à la mairie, donc, qu'est-ce que ça donne ?

Citation:

Message du maire Melian
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Tiens, on le sait un peu plus loquace, d'ordinaire, l'Ulysse ... Enfin, la mairie est repassé sous contrôle genevois, c'est l'essentiel.

Bon, aujourd'hui, farniente au lac, taverne. Ce soir, patrouille !

Au crépuscule

Après s'être prélassé toute la journée, muni d'une torche, notre héros fait le planton devant le portail. Seul, ce dont il s'étonne quelque peu, d'ailleurs. Bah ! Après tout, les autres seront en train de prendre le repos bien mérité du guerrier. A coup sûr, il serait rejoint dans sa ronde par quelque camarade.

Voilà qu'effectivement, deux silhouettes se dirigent bientôt d'un pas pressé vers le parvis. La démarche n'est pas franchement avenante, toutefois. A la lumière du flambeau, il discerne clairement une dame aux épaules carrées qui, en bon amateur de soule, ne lui sont pas totalement étrangères.


Dame Bigmamma ! Je peux t'aid...

PAF !

L'autre surgit sur le côté du Bocan sans crier gare et lui assène un poing massif sur l'arcade sourcilière. L'enturbanné s'écroule d'une masse.

Avant de sombrer dans l'inconscience, Nobu a le temps de se demander ce qui lui est arrivé. Une Genevoise au-dessus de tout soupçon de trahison et le Nicburissime, ou un de ses émules à n'en point douter, s'en étaient pris à lui.

C'est alors qu'il se souvient être en Conf'. Cette apparente langueur qui masque en réalité un redoutable sens de l'efficacité. Les armées helvètes qui ont pour coutume de débarrasser la cité des soldats ennemis pour n'investir la mairie que le lendemain. Ou deux jours après, tout dépend de tout un tas de facteurs qui dépassent son entendement.

L'imbécile aura défendu une Avoyerie encore tenue par la Curie.


16-04-2011 04:05 : Une tentative de révolte a eu lieu devant la mairie, et vous avez contribué à la mater. Dans la mêlée, vous avez reconnu Powerjeff parmi les assaillants.



Bourricot ...

Et le voile tombe. Il n'apprendrait que plus tard qu'un Mélian en cachait une autre.
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Kirkwood
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ZZZZZZZIIIIIIIIiiiiouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu


Bom !

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ZZZZZZZIIIIIIIIiiiiouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu


Bom !

Et puis, au bout d’un moment :

- Genève ! Caméliane ! Helvétie ! Edelweiss ! Berne ! Terne ! Ferme ! Ichtus ! Poisson ! Wahl ! Belette ! Averroès ! Tartiflette ! Cendres ! Incendies ! Aristote ! Genève ! Ambuleurs ! Helvétie !

A quoi répond évidemment :

- Rome ! Aristote ! Teutoniques für immer ! Fureur teutonne ! Ca t’étonne ! Rome ! Trombone ! Saucissonne ! Furibard ! Gott mit uns ! Alles mit Gott ! Gotterdämerung ! Périgord et Foi ! Fois gras et saucisses ! Le gras, c’est la Vie ! Rome ! Aristote !*

Et évidemment, quel que soit le camp, nonobstant quelques variations mineures :

- Tue ! Massacre ! A la bannière ennemie ! Suivez mon étendard blanc ! Étripe ! Égorge ! Écrase ! Émiette ! Éparpille ! Brûlez tout !

- Déconne pas, et le pillage ?!

- Pillez-tout !

- Mais non, on est chez nous !

- Tu te prends pour Eux ?

La furia helvetica emporte tout, malgré les pertes. On tient déjà certaines portions des remparts. Mais bon, les aléas des combats provoquent quelques confusions…

- Hé, Vittorio, toi qu’a des lettres, c’est quoi cet étendard ?

- Ma, yé jamais vou ça ?



- Heu, c’est pas une croix helvète dessus ?

- Ben, on pourrait confondre avec certaines bannières savoyardes, non ?

- On est en trêve avec eux depuis plus d’un mois…

- Je vois pas les Bocans suivre ça ?

- Les Cendriers alors ?

- Dis, c’est pas parce que Kirk est hors de combat qu’il faut quelqu’un pour dire le plus de connerlies possibles ?

- Ouais, on dit les Ambuleurs…

- Heu, les Ambonheurs ?

- Heu…

- Ben, histoire qu’ils continuent à distribuer du Bonheur sans nous embaumer, on leur laisse ce côté-ci et on passe de ce côté-là.
En avant !

- Genève ! Caméliane ! Helvétie ! Edelweiss ! Ichtus ! Poisson ! Belette ! Averroès ! Tartiflette ! Aristote ! Genève ! Étripe ! Égorge ! Écrase ! Émiette ! Éparpille !

* On notera que quel que soit le camp, les combattants n’ont pas forcément été embauchés pour leur quotient intellectuel supérieur… Vu qu’ils sont des héros pour chaque camp, il leur sera beaucoup pardonné…
Aelig
[Vendredi 14 avril, même scène que tout à l'heure, mais vue d'en bas, après avoir parcouru la courtine et descendu par l’ escalier en colimaçon.
La tension est dure.]


- Hoé ! d’en bas !

Lève la tête.

- Regarde notre premier étendard mcAëlig !
- Ce sera à toi de veiller a ce qu'il flotte comme il faut sur les remparts !


Aelig reconnut la voix de la silhouette d’ombre au formes féminines qui les interpellait du haut des rempart et agitait au bout d’une hampe un gonfanon couleur blanc se reflétant dans le pâle reflet de la lune tel un spectre. C’était l'étendard de l’Armée du Bonheur. Il y avait quelque chose de « La liberté guidant son peuple » dans ce joli tableau. D'ailleurs on aura souvent vu des dames sur les remparts avec des objets insolites, telle une marmite ou un battoir à linge pour repousser l'assaillant, mais le plus symbolique étant le drapeau, dressé par la femme du peuple galvanisant la troupe ( il était inutile de préciser que la plupart était d'origine masculine et souvent la dame en question mi-dévêtue, les uns ayant probablement une relation avec l'autre, mais en tout bien, tout honneur). Et à parler d'intimité et de drapeau, ici il fallait chercher l’anomalie, le détail surprenant, inattendu, qui n’apparaissait pas au premier coup d’œil, bouleversait tout le sens donné à cette jolie scène à en émoustiller les plus endurcis et en rendre rubicond les plus pudiques.
Et il faut savoir qu’Aelig l'était déjà en temps normal, alors en temps de guerre, il feindrait de ne pas le voir non plus. Ou plutôt la voir, dans ce cas précis. Enfin bref, le détail incongru.

-C’est le coquelicot? Répondit le soldat Louis songeant à la question, d'un ton naïf.

AH ! AH ! AH ! AH ! AH ! HI ! HI ! HI ! HI ! Qu’on entendait parmi les autres soldats secoué d’un excès d’hilarité en découvrant à leur tour la singularité de l’étendard.

Se retourne furibond.

- Dites-moi vous quatre ! vous n’avez pas autre chose à faire qu’à rester plantés là et vous marrer comme des ânes ?
(Pour ceux qui ont suivi, vous remarquerez que nous étions six le premier jour de l'escalade. N’y voyez pas là une fantaisie dans les chiffres, mais dans le feu de l'action, nous en avions perdu un dans la désescalade. Il avait loupé une des marches et fini par enjamber celles-ci en nombres impairs, voir en nombres irréguliers pour finir par faire une fraction avec sa cheville.)

- Mais c’est toi le chef, qu’est ce qu’on fait maintenant ? HI!HI!HI!

- Votre dame ne vient-elle pas de demander de venir veiller sur l’Oriflamme? HO!HO!HO!

- C’est à moi qu’elle l’a dit, pas à vous. Et vous allez m’effacer ces rires idiots de vos faces avant qu'j' m’énerve.

HI!HI!HI!

Regard noir

- J'vous préviens, encore un qui s'fend la poire, et je lui saute sur la trombine en piqué diagonal !

- HiHiHiHiHiHiHiHiHiHiHiHiHiHiHiHi… Hem… Alors qu’est ce qu’on fait sergent ?


- Allez donc me relever les cadavres dans les rues, tiens, ça vous occupera. Et vous ne vous arrêtez pas à la première taverne venue !

- Oui sergent !!!


- Aaah! Mais c'est une culotte ! Hahahahaha c'est drôle ça, oui ma foi. Hihihi !

- Soldat Louis, retires ton casque.

- Hihihihi...Mais pourquoi faire?

-Poses pas d’questions. Fais ce que j’te dis.

-Euh...Et toi sergent que vas tu faire?

-J'm'occupe d'aller dresser l'oriflamme sur les murs.

-Moi j'dis qu'il n'y a pas que l'oriflamme qui va être dressé. AH!AH!AH!AH!AH!

BING !

SPLAF ! TCHAC ! POIING ! THAN !


- Vingt écus sur le sergent !

- Je prends !
-Et pourquoi n'enlèvent-ils pas leur casque, eux?

Vous vous demandez peut être comment ces gens-là ont participé à la victoire finale ? A vrai dire l’auteur d’Aelig n'en sait foutrement rien. Mais vous pouvez toujours demander à ceux qui se croisent avant de partir en guerre.

[…]

En haut des muraille sur la courtine, où nos deux amants à nouveau réunis dans l’adversité qui les entourait, à croire qu’ils ne se voyaient guère durant l’entracte et que le danger, ça vous faisait démultiplier le désir. Et nous voyons ainsi notre Aelig se faire lyrique auprès de Maria, main dans la main, par joli clair de lune, comme le font souvent les gens qui font pousser des remparts dans la nuit pour les transformer en ballades amoureuses.

La nuit est jeune et que tu es si belle,
Ici, parmi les ombres, belle damoiselle, ouvres ton cœur.
La scène est plantée, la brise s'y fait mélodieuse,
Ne te laisserais-tu point bercée, damoiselle, quand allons-nous commencer?
Quand la damoiselle est à point d' être embrassée et la soirée fraîche,
Tout rêve est permis dans le coeur de l'insensé.
La lune est haute et que tu es tellement glamour,
Et si j'ai l'air plus amoureux, damoiselle, que puis-je faire?
La nuit est jeune et je suis en Amour avec toi.*

L’étendard était dressé...**

*Franck Sinatra, The night is young and you're so beautiful. Pardonnez l'imprécision de la traduction des paroles d'origine en angloy moderne.

** L’excès de pudeur des deux protagonistes veut que cette scénette d'Amour Courtois se déroule derrière celui-ci

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Kirkwood
Suite de l’assaut du 15 avril…

On nettoie petit à petit les poches de résistance. Ca charcle encore sévère à droite et à gauche.
Mais bon, le résultat, c’est que ça courre dans tous les sens.

En plus on trouve des Genevois dans chacune des trois armées.
Mais aussi, pas mal non plus, des Helvètes venus aider leurs compatriotes à se libérer de l’occupation romaine. Voire tous ceux qui sont passés une fois dans leur vie dans le Phare de l’Aristotélicité, ça commence à faire du monde.
Mais la nuit, toutes les rues sont remplies de chats gris.

Et donc ça donne souvent ça :


- Bannière teutonique ! En poursuite !

- Attends, ils s’aventurent dans une mauvaise direction, passons par la gauche !

- Mais non, qu’est-ce que tu veux faire rue du Rempart ?

- Mais non, par là, c’est le marché !

- N’importe quoi, c’est le palais épiscopal…

- Une estafette, capitaine !

- Capitaine, on rapporte la présence d’un groupe ennemi quai des Brumes.

- C’est par là, allons-y vite !

- Mais non, c’est le quai Petitced, ça ?!

- Heu, non, si on prend par là, on va faire un énorme tour et se retrouver stade Rigolove ?

- C’est toi, le rigolo, t’as du bren dans les yeux ou quoi ?!



C’est dur, la vie d’officier…
Kirkwood
Nuit du 15 au 16, suite

- Vé, Vittorio, j’en ai par-dessus la cabèche. Déjà qu’on a dû porter ce grand couillong de Kirk dans la cathédrale pour qu’il fasseuh semblant d’y mourir pour cetteuh pauvre estafiladeuh… Tiens, d’ailleurs, on a tourné en rond, on y est de nouveau, devant la cathédrale, on a bien l’air d’andouilleuh…

- Jé fatigue un peu aussi, si…

- Passe un coup de jaja… Hé ? Mireuh, qu’est-ce que c’est que cette cagadeuh ?

- Où ç… ? Ah, si, uné chariot abandonné, y’a de fortes chances qu’il ne soit pas génévois !

- Priseuh de guerreuh, mon compaing !

- E béné trovato !

- Personneuh dedans, personneuh autour, nous exceptés, merci petit Christos ! Aloreuh…

- Intéressanté ?

- Boaf, j’ai vu pireuh… Des frusques, belleuh qualité d’ailleurs. Té, Vittorio, mireuh la vaisselle de campagneuh, c’étaient du nobliau et du vrai, les proprios !

- Ma qué bella ! Et lé coffre, à côté, ma, régarde, régarde ?!

- Patienceuh… Pfiouuuuuu, mireuh, beaux draps flamang et brittong, y’ se mouchait pas du pied, le chevalier….

- Et l’autré coffre ?

- Heu, attends, ça doit être intéressant, il y a une serrureuh et…

- Tiens, ma dague !

- Suffira jamais, fileuh-moi ton marteau de guerre, s’il ouvreuh des crâneus, ‘doit pouvoir être efficace ici aussi, non ?

BLAM !!

Un coup à réveiller les morts…
--Preboist


[Le vieux à Berne, la souris danse au pèlerinage]

Préboist savourait le retour du printemps. Le chaud, hein, pas le faux, qui vient avec la sainte Clémence, juste bonne à vous faire frissonner d'envie en rêvant des mimosas et des cerises. Mais pour les cerises, il faut attendre la fin juin. Et encore...


Io soleil miooooooooooo !

Il faisait beau ce matin là, sur la terrasse de l'ermitage. Le vieux chancelier genevois était à Berne, pour quelques jours. Nul doute qu'il y deviendrait rapidement insupportable, et qu'il referait le chemin inverse bientôt. Alors il fallait en profiter. Préboist avait donc sorti les chaises longues, la petite table en bois marqueté du pays maure, et les bouteilles. La robe de bure relevée jusqu'aux genoux cagneux, il prenait la chaleur de l'astre du midi.

Sllurrrrrpppp


Il avait pris soin de couper proprement une tige de froment, moissonnée l'an passé et aspirait goulument la petite piquette rosée dont il avait fait sauter le scelle pontifical. Les vieux souvenirs du vieux... La veille, une promenade dans l'alpage, sur les sentiers fleuris jusque chez la petite qu'il aimait tant mirer de loin, l'avait conduit jusqu'au confins des dernières neiges, éternelles. Il en était redescendu avec un coffre de glace précieusement enveloppée. Le rosé glacé, c'est meilleur.

Tacatacatacatacatacatacata !

Les cigognes d'Izaac étaient de retour. Ça fait un boucan d'enfer, ces bestioles. Deux jours déjà que trois d'entre-elles inondaient de fiente la couverture de pierre de la petite tour qui servait de pigeonnier. Faut dire, que si la ciconia ciconia est d'un blanc immaculé, c'est vraiment pas le cas de son nid. Mais bon... Pour les colis, c'est plus pratique que les pigeons. Quand même.


Citation:
- Sion assiégée depuis ce matin - stop - Namaycush de retour - stop - Auréa demande de l'aide - stop - 20 avril -


Une cigogne pour une télégramme. Y'a vraiment des fainéasses.
Raoulleglabre
[Genève est une grande place du commerce international. Oui ma bonne Dame. On y trouve de tout]

Pour l'olive, on presse le fruit et le noyau. Pour le laurier, on éclate le fruit dans l'eau chaude et on récupère la pulpe, dont on tire l'huile. La suaeda vera, elle, pousse au bord de l'eau, sur le pourtour méditerranéen. Il suffit de la faire bouillir dans de l'eau. Une autre solution provient de sédiments lacustres. Mélangés à de la chaux, on obtient une autre forme de soude naturelle, c'est celle qu'on utilise à Genève. On met de l'huile d'olive dans un grand chaudron, qu'on chauffe au bois de Fribourg. On porte à ébullition l'huile d'olive et le laurier, et on rajoute petit à petit environ six livres de soude pour deux cent d'huile. Plus les huiles sont bonnes, moins on doit mettre de soude et inversement. C'est une opération qui dure deux à trois jours, sans interruption. On se relaye jour et nuit pour remuer la préparation ! Puis, on l'étale par terre, pendant une quinzaine de jours. On la découpe et on l'empile pour que ça sèche, pendant neuf mois. Pas directement au soleil, comme on le dit trop souvent… Ceux qui ne sont pas suisses souhaitent parfois un savon vert, qu'ils estiment plus frais. C'est une erreur ! un vrai suisse sait qu'il doit tendre vers le marron, et plus il sera sec, meilleur il sera. Le suisse est propre, on peut lui faire confiance. On part libérer la terre d'Aristote des hérétiques et on ramène du savon d'Genève... C'est bobonne qui va être contente, en Périgord ! Y'en a qu'auront pas fait mille lieues pour rien.

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Kirkwood
Suite des zaventures zextraordinaires zet mirobolifiantes de Coulondre et Vittorio libérant Genève de l'oppression papiste, nuit du 15 au 16 avril...

- Alora, alora ?!

- Oh, bonneuh Mèreuh, jamais tu vas me croireuh… Mire ! mire ! notre fortuneuh est faite !



Les deux compères restent muets d’admiration…

- Vittorio, toi qui a des lettres, d’où ça peut sortir, un truc pareilleuh ?

- Coulondré, mi amici, noul bésoin de lettrés, tou aurais moins miré les garces en les églises qué tou l’aurais sou. C’est oun ex-voto, d’origine francesca évidammenté avé les fleurs dé lys, ma jamais je n’en ai vu d’aussi beau…

- J’vous avouons que moi non plus, les p’tits gars…

Silence à l’audition de cette troisième voix, hélas fort reconnaissable par son accent : Kirkwood… On se retourne d’un air malengroin…

- Dis donc, Lecteureuh, si tu t’imagineuh qu’on va partager, té, c’est que tes rêveuhs t’amènent un peu trop loing, je crois…

- Quel partage ? Voilà un magnifique ex-voto qui allions retourner à sa première vocation, mais en l’église de Genève !

- Ma es impossibile !

- Mais si, mais si, les gars, j’avions bien compris que votre geste estions magnifique, et me permettra d’oublier que vous avions détourné une barrique du vin des Ambuleurs, à la veille de l’assaut… C’estions bien de vouloir se rattraper spirituellement, si, si…

- Nan, oh, bonneuh Mèreuh, tu vas pas nous faire un chantageuh pareil, Kirkeuh…

- Mais jamais, jamais, jamais Genève n’oublierions ce don gracieux des sicaires d’armes Coulondre de Montpellier et Vittorio Ugolino della Valpollicella dei Parmigiano, on allions l’écrire en jolies lettres juste en dessous, là, voyez ?

- (Voix éteinte) Gracie, Signor Lector…

- Oh, quelle cagadeuh… (Voix boudeuse) C’est l’inverseuh, accessoirement, Kirkwood de Genève ?

- Qu’est-ce que tu voulions dire, fait l’intéressé en saisissant le coffre ?

- Vittorio dei Parmigiano della Valpollicella…

- Ah, oui, oui, oui, bien sûr, tu pouvions être convaincu que je n’oublierions pas…

Ex-voto offert en 1406 au roi Charles VI, dit du "Petit cheval blanc"
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