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[RP Fermé] A tire de rame

Aubanne.
Le soleil dans le regard et les sourires.
La journée sera belle.
Et son soleil qui danse aux rythmes des vagues. .
Paix dans le cœur des fadas.
Vies en vue..

La suivre du regard, tisseuse précieuse qui veille sur eux et d’un geste vif retenir un messager tout blanc…

Les plumes sont à tout le monde et ses mots glissent sur le parchemin..

Un embrun salé pour appuyer plus encore la détermination de la discrète qu’elle a toujours était.




A vous, Illustre de La Belle Provence
Miss,

J’ai, je vous l’avoue ici sans manière ,enlevée Hersende et par mégarde son escorte nommée Yvain.

Elle dort, visage paisible et je me fais fort de rattraper le tissage intempestif d’une boucle blonde.
La même qui doit à l’heure qu’il est s’agiter entre vos doigts.
Et un jour, les sourires seront sur ses lèvres tout autant que les miennes.

Fadas ? C’est le mot, surement qui franchit vos lèvres.
C’est le seul assurément que je revendique et revendiquerais par delà le temps.
Il reste tant de choses à accomplir.
Alors il faut tenter de le faire, ici et là.

Que vive Valèque !

Aubanne


Blanc messager frôlé et libéré…..


Iskander
[Au premier soir, 9 juillet, au large de la Provence, encore ]

Et au premier soir, regarder les étoiles.

Ursa Major. Dans toute sa splendeur. Et, autour d'elle, les autres constallations.

...

Nous avions vu Hersende se rebeller, se rebiffer, se ... et rien. Nous étions fermes. Et elle ne pouvait nager si loin.

Elle s'était un peu métamorphosée aussi.

Enfin ... du coup, je restai encore un peu, à monter la garde pendant que le navire arrivait déjà au large de nouvelles villes.

Nous avions de quoi l'entraver. Mais cela ne me plaisait pas de trop.

...

J'avais reçu deux lettres. Une de Son Illustre Grandeur, encore un peu incrédule.

Et une autre d'une amie qui me voyait en perdition. Peut-être d'autres encore.

...

Nïmes.

...

Pourrions-nous remonter l'Ebre comme l'on remontait le Rhône ? Nïmes s'éteint bientôt.

...

Il n'y eut plus que les étoiles, et la mer.


Demain, j'ouvrirai un sujet du même nom dans la partie "International RP", "On the water", pour poursuivre ceci.

_________________
--Iskander
Copie du RP se trouvant ici


[ Méditerranée, à l'embouchure du Rhône, 10 juillet 1459, à bord de L Ambuleuse ]

Le matin vint. Une lumière à travers le caillebottis.

Vero souriait en dormant. Je regardai un peu plus loin tous ceux qui dormaient ici.

La petite Anaïs était emmitouflée dans son couffin.

Aubanne et le géant Thor, enlacés. Le ventre d'Aubanne était tout arrondi.

Mes soeurs, Jeanne, Adèle et Blanche. Jeanne avait tout de suite adopté le hamac. Elle dormait en suçant son pouce... maman.

Yvain. S'était éveillé brièvement, pour se rendormir. Il serait mieux ici.

Et Hersende. Je surpris un mouvement dans son sommeil. Sa main se crispa. Un petit cri. Il était temps de l'enlever. Plus que temps.

J'embrassai doucement Vero. Ces petits baisers tendres du matin qui sont chargés des haleines de la nuit. Elle sourit encore et m'enlaça dans son sommeil.

.. Le lever sera pour un peu plus tard.
--Iskander
Emerger des couvertures, pour prendre la plume.

Et rédiger un petit mot pour prévenir de notre arrivée.


...

Bon. Je n'étais pas vraiment sûr du tout. C'était vraiment extravagant d'arriver quelque part, avec probablement plein de gens à nos trousses, avec une souveraine enlevée, avec son armée, et demander en même temps de pouvoir commercer.

Nous verrons bien.

...

Tout s'éveillait. Et mes brebis appelaient. L'heure de la traite, au milieu des eaux du Rhône.

Mille biques ! J'avais oublié de mentionner que j'arrivais avec mes bêtes.

...

Bon. La traite d'abord. Nous verrons ensuite.


Quelqu'un aimerait apprendre à traire des brebis ? Nous aurons du lait frais pour le petit déjeuner ![/quote]
--Hersende
[La veille au soir, au réveil d'Hersende]

Hersende avait émergé péniblement du sommeil, l'esprit encore brumeux... Elle gisait dans l'obscurité, sur un matelas de laine... Le balancement et les gémissements de la coque lui avaient prendre conscience immédiatement, malgré sa torpeur, de l'endroit où elle se trouvait : un bateau.

A tâtons, elle s'était levée, titubant aux mouvements du navire. Elle avait gagné une coursive, monté une sorte d'échelle et émergé sur le pont désert. Le vent qui poussait les voiles s'était engouffré dans ses cheveux, chargé de senteurs marines, et elle était restée quelques instants, reprenant ses esprits, à contempler le ciel constellé d'étoiles. Au loin, les lumières d'un port : Marseille? Arles ou Vingtimiglia? Combien de temps avait-elle dormi? et dans quelle directions le bateau voguait-il?

Elle avait aperçu une lanterne pendue un peu plus loin au-dessus d'une porte. Bien décidée à obtenir des explications, Hersende s'était dirigée vers elle, la démarche hésitante, peu accoutumée aux mouvements du navire. Des voix lui parvenaient, sans qu'elle pût comprendre les paroles échangées.

Elle avait franchi la porte. Ils étaient là : Vero, Aubanne et Iskander... L'accueil avait été hésitant, car ils se doutaient de sa réaction.


Qu'est-ce que je fais là? avait été la seule parole qui lui était venue à l'esprit.
Vous êtes sur un bateau en Méditerranée lui avait répondu Iskander sobrement.
Tu prends des vacances , avait ajouté Véro.
Mais je ne veux pas! Ramenez-moi à Marseille!
Non, vous êtes en quelque sorte notre captive.
Mais je ne peux pas! Les Provençaux m'ont renouvelé leur confiance : je me dois à eux!
... Pourquoi?
, avait-elle fini par demander.
Pour vous, avait répondu Aubanne.
Pour nous.
Pour eux.
Depuis quand n'as-tu pas pris le temps de contempler les étoiles?... regarder la mer... vivre pour toi?

Hersende avait tout tenté : les ordres, les suppliques, l'appel à la raison... Elle leur avait décrit l'inquiétude de ses proches. Elle les avait même provoqués :


Au moment où la Provence est en crise! Vous faites le jeu de mes ennemis. Vous êtes... des traîtres! Combien vous ont-ils payés?

Mais ils n'avaient jamais perdu leur calme, lui répétant avec une douce obstination que les Provençaux devraient se prendre en charge et que changer d'air lui serait bénéfique, du moins pour un temps...
Véro avait à nouveau préparé de la tisane, sans doute pour calmer l'orage, mais cette fois-ci Hersende s'était bien gardée d'en prendre.
Ils avaient même osé lui parler de choix!


Quel choix? Ai-je fait ce choix?
On a toujours le choix...
, avait affirmé Aubanne.

Hersende avait senti la justesse de ce propos : elle s'évaderait donc... Face au mur inébranlable que tous trois représentaient, dans lequel elle n'avait pu déceler aucune faille, même s'il était érigé en partie par sollicitude, elle n'aurait d'autre solution... Elle avait compris devant leur ténacité comment ils avaient fait tomber des obstacles diplomatiques réputés infranchissables, mais ils ne la feraient pas ployer et renoncer à ce qu'elle estimait être son devoir.

Ils lui avaient alors avoué avoir joint des mèches de ses cheveux à leurs lettres de revendication et lui avaient présenté un miroir.
Hersende avait été horrifiée en se voyant, car pour être souveraine, elle n'en était pas moins femme et les coupes dans sa chevelure opérées pendant son sommeil semblaient irréparables.
Pour remédier aux dommages, elles s'était confiée à leurs soins pour la coiffer. Le berger l'avait brossée avec la même délicatesse dont il usait envers ses brebis. Aubanne aux ciseaux et Véro au peigne avaient apporté leur touche et Hersende avait dû admettre au vu du résultat qu'ils avaient accompli un miracle...

Elle espérait avoir éteint leur vigilance et échafaudait déjà des projets, mais au moment où elle leur avait souhaité bonne nuit, Véro avait ajouté malicieusement :


Pour comploter avec Yvain, c'est la cabine à côté de la tienne...

Il allait falloir jouer serré...
Milady
[Avignon, Aile Est du Château, Chancellerie]

Il est des moments où le coeur et l'esprit se battent et où il est difficile de savoir lequel écouter. L'esprit comme le coeur pour Constance c'est la Provence, le MAO et lorsque comme un couperet on lui annonce l'enlèvement de la Marquise par Iskander, Vero et Aubanne... pour la chancelière marquisale difficile de réagir. S'effondrer et se murer dans l'inquiétude lancinante . Le berger mettra t-il feu au bateau qui éloigne Sa Majesté de Provence ? Il l'avait fait avec le château d'Aix après tout....
Vont-ils juste divertir une femme qui s'est trop longtemps oubliée elle même pour se vouer aux provençaux ?

S'inquiéter ? Prendre les choses en main.

Hersende est intuitive se dit Constance songeant que cette dernière avait rédigé l'acte scellant sa régence quelques jours plus tôt... Régente... Quelle responsabilité ! Il lui est interdit de faillir, pour Hersende mais surtout pour la Provence.

Mais Constance ne pense pas de suite à la politique... Elle pense à une mère loin de son fils tout juste retrouvé.
Il lui fait prévenir le jeune homme.

Prendre la plume, la serre entre des doigts tremblant et écrire..
.



Avignon, le 10 juillet de l'an 1459

Bonjorn,

Il est une chose dont j'aimerai vous parler si vous avez un instant. J'aimerai vous rencontrer dans mon bureau à la Chancellerie.

Recevez toute mon affection

Cordialement

Milady


Elle laisse volontairement croire à Elriol qu'il s'agit d'un rendez-vous tout ce qu'il y a de plus formel... Il vaut mieux qu'il l'apprenne de vive voix. Constance écrit aussi à Algaranna, la Comtesse. Elles n'annonceront au peuple la disparition qu'une fois le fils de Sa Majesté mis au courant. Seuls les membres des conseils comtal et marquisal en sont informés. Cela peut bien attendre que la nuit passe... La Capitaine de la Garde Marquisale a déjà réagit... Reste à la Chancelière de savoir comment maintenir une diplomatie sans Marquise....


Elle aura tôt fait d'y penser plus tard.... Elle va rester ici en attendant le Elriol.
Ses yeux se posent sur l'éclat de la seule bougie, tandis que déjà le pigeon vole avec le courrier. La flamme semble envoutée. Elle danse dans une transe telles une ombre de lumière... une quoi ? une ombre de lumière... sombre et erre.... tombe, espère... une ombre de lumière.... Constance s'assoupit.

_________________
Misslafan29
[Aix, sur les escaliers en chemin vers Toulon, le lieu de ses fiefs au soleil couchant]

Algaranna avait une seule envie. C'était de rentrer chez elle, se reposer quelques heures, et surtout voir son fils qui grandisse à toute vitesse.
En descendant, elle heurta en plein foudre le pigeon.

-Hummfff
Elle regarda le pigeon ayant un parchemin dans ses pattes. Elle le prit et le descella. En commençant à lire au fur et à mesure, elle pâlit. A la fin de la lecture, elle bafouilla.
-Elle..disparue..prévenir..
Elle décida à faire demi tour, et se rendit rapidement vers la salle du Conseil Comtal et ensuite au conseil Marquisal pour les mettre au courant.
Mis au courant des conseils comtal, et marquisal, elle décida s'enfermer dans son bureau, et écrit d'abord à la nourrice de son fils pour lui en informer qu'elle ne pourrait pas rentrer chez elle, et enfin à Milady pour lui dire qu'elle était d'accord d'annoncer la nouvelle après avoir mis en courant le fils d'Hersende.
Elle prit un troisième parchemin destiné à Iskander pour lui demander de libérer Hersende, et qu'ils reviendraient.

Quelques moments après, Miss reçut un pigeon qui atteignait à la fenêtre du bureau. Elle léva, et l'ouvrit.
Le portrait glissa par terre.
Intriguée, elle se pencha en la ramassant. Elle regarda longuement le portrait, puis lit la lettre.Relut. Plusieurs fois. Et aussi celui d'Iskander.

-Hersende...Je prie que tu ailles bien...Elriol...Faut lui dire..son fils...
Ses vassaux..aussi. Euh...Et puis, ...Ils vont où???

Elle marmotta longuement en se versant un verre. En la buvant, elle murmura :
-On doit réagir? On doit faire quoi? Continuer comme si c'était rien passé? Mobiliser pour la sauver...impossible, elle est en mer...
Algaranna continua à parler et boire, en restant assis, jusqu'à qu'elle s'endormit, fatiguée.
_________________
Amoureuse de son beau Coquin et proclame au monde qu'elle l'aime, son Comte.
--Le_posteur
Tristan_masselet a écrit:
[Chamberry ... la rumeur gagne ..10 juillet au soir]

Les nouvelles vont vite ! Bien plus vite que le vol d'un pigeon , bien plus vite que le vent froid qui souffle sur la Provence . La rumeur telle une vague enfle , file vers le rivage et dans une gerbe d'écume vient s'écraser à vos pieds , souvent mêlée d'autres choses : galets usés , crabes désséchés , coquilles vides ...

Tristan venait d'apprendre l'enlèvement de la Marquise des Alpes Occidentales . Son coeur en avait tressauté et sa joie ne se masquait guère sous sa moustache relevée .

Il décida de lui mettre un mot , gribouilla rapidement un parchemin , mais au moment de l'envoyer eût un doute . Un pigeon ? sur un bâteau . il consulta une vieille femme qui traînait à Chamberry .


Pour envoyer un message sur un bateau ? Dois je envoyer une mouette ? lui demanda t il

Mon gôrs , la mouette est rieuse , seul le pigeon est voyageur . ya ben le faucon qui est pélerin , et le merle moqueur , le mouton transhumant et les oies migratrices ... mais non , c'est un pigeon qu'i t' faut mon drôle ...

Alors Tristan prit son meilleur pigeon ,une jeune pigeonne du nom de miss ailes . Lui peinturlura la tête de noir , et le corps de blanc , lui colora le bec et les pattes de rouge à ... bec , afin que dans les signes , on ne reconnut pas une oie , encore moisn un pigeon ... et après moultes incantations et prières de recommandation au dieu des oiseaux , la lança dans les cieux limpides de Savoie , espérant qu'elle retrouve l'Ambuleuse , le fameux bateau nid prison , nid salon doré .

la pigeonnette portait le message suivant :




De Chamberry , ce 10 eme de juillet , 1459eme année de nostre Seigneur .

Majesté ,

Longs sont les chemins nautiques , surtout lorsqu'ils remontent à contre courant . Que ce message vienne vous apaiser et vous distraire sur votre route !

Depuis mon départ de Provence , je n'ai eu de cesse de vous inviter à ne pas poursuivre dans un chemin qui ne mène au mieux nulle part , au pire , dans des abîmes peuplés de créatures mauvaises et diaboliques .

Je viens d'apprendre qu'un groupe d'amis , vous avait préservée , en vous menant vers des rivages plus doux , où l'onde viendra vous apaiser et faire tomber ces fièvres mauvaises déclenchées par les vasières des porcs de Provence .

Je vous sais rebelle à cette manière de penser , que vous apparentez à une fuite , et qui est davantage un recul pour mieux voir , mieux agir ! Vous vous sentez sans doute en prison , sachez que les geoliers qui gardent votre personne , ne gardent pas une prisonnière.... mais un trésor . Notre trésor !

Et donc , je ne peux que félicier la bande d'amis qui , tels des Noë en leur Arche , ont préservé ce que la provence avait de plus beau et de plus pur avant qu'un déluge prophétique n'emmène tout sur son passage .Ces amis ont fait ce que je n'ai pas osé : Ne pas laisser aux loups hurlants et enragés , mordeurs plus par principe que par faim , le plaisir de planter leurs crocs dévitalisés , dans la chair vierge et sacrée d'une Marquise !

Le chemin sera long , mais le fleuve est tranquille , le ballotement lent et rythmé est une invite à la méditation . Vous êtes bien entourée dans ce fier bateau , la paix viendra sur vous .

Pour ma part , je serai heureux de vous revoir

Transmettez mes amitiés et mon profond respect à vos amis : isk le geolier , vero si rapteur , et ce géant vers qui se tourne le soleil à l'aube animée .

Quant à vous , je vous prie de me croire votre très dévoué et très humble serviteur .


--Vero5
[L Ambuleuse, soirée du 9 au petit matin du 10]

Attendre la journée durant son arrivée, s'occuper faire semblant de ne pas craindre, voir la même peur dans ceux de ses compagnons, pas qu'ils aiment la simplicité, non, à bien y penser, loin de là même, on dirait presque qu'ils l'évitent soigneusement .

Affronter son refus, son regard, sa détresse, attendre ...

Le soir tombé, enfin les pas s'approchent, les lanternes semblent osciller à chaque claquement de talon.

Surgissante échevelée, le teint blême et regard perdu. Le sommeil n'ayant rien estomper de la fatigue accumulée, bien pire encore que le ton..le regard..


Je vous croyais mes amis.
Nous le sommes...

Encaisser, subir, tenir bon.. calmement, essayer a tout prix de ne rien montrer.
Respirer par les yeux, se convaincre que malgré tout les provençaux ne sont pas idiot au point de brader leurs pays, leurs particularité si durement acquise.
Se sentir misérable quand les paroles sonnent encore plus creux

Compte les vagues, regarde la voutes d’étoiles, respire l'iode...rempli toi des choses qui font la vie, souffle, essaye, cela va faire mal un moment.. mais ça rends plus léger, plus proche du monde.

Hais moi Hersende mais Aime la vie
Elriol
Elriol avait reçu le message de la chancelière avec une certaine inquiétude. un pressentiment peut-être?

Au petit matin le palais comtal était encore calme et tranquille, et il ne croisa personne dans ses couloirs alambiqués. Descendant à l'écurie il sella lui même son cheval, un cadeau de sa mère pour son retour, et se lança lestement en selle.

Les portes étaient ouvertes, la campagne accueillante, il se jeta au grand galop sur la route d'Avignon. Peut-être en profiterait-il pour voir sa mère?


La campagne... jaunie par le soleil de Provence, particulièrement aride ces jours ci, elle défilait lentement sous son visage. Vignes, mas, vignes. Quelques fruitiers lourds de leur produit ou bien déjà délestés de ceux ci. Peu de paysans dehors sur ce chemin.

Hasard des circonstances...

Les murs de la capitale étaient maintenant visibles, ainsi que le haut clocher de la cathédrale. Se ruant à travers la porte en criant: "Pour la Marquise" il remonta au galop les ruelles qui menaient au palais comtal.

Le cheval épuisé accueilli avec fierté la caresse de remerciement que le jeune homme lui adressa, mais déjà les marches du palais étaient escaladées quatre à quatre.

Les bureaux. La chancelière.


Vous m'avez fait demander Excellence?
_________________
François de Brotel
Chancelier de Provence
Maire de Brignoles
Vice-recteur de l'ordre lescurien

Milady
[Bureau du Chancelier]

Sursaut ! Qui... que... quoi... Les paupières s'ouvrent doucement, lentement... un visage... celui de...
Mon dieu tout lui revient, l'enlèvement, la régence...

Constance tousse un peu, se frotte discrètement les yeux et se redonne contenance


Hmm hmm... veuillez m'excuser Excellence je m'étais assoupie.

D'un geste elle l'invite à s'asseoir et sans lui demander s'il en veut elle lui tend un verre d'alcool. Fort l'alccol... de la poire de Sancerre, il lui faudra au moins ça.

François, commence t-elle -elle l'appelle par son prénom, elle ne sait plus quand Hersende l'a nommé ainsi devant elle, est-ce une gourde d'être familière, va -il ainsi sentir que l'annonce est grave ?
J'aimerai parler de votre mère. Comme vous le savez...
Pas de détour, dire les choses telles qu'elles sont, elle l'a appris c'est le mieux à faire.
... elle devait hier se rendre à Marseille pour retrouver quelques uns de nos diplomates et notre Chancelière Comtale.

Elle esquisse un semblant de sourire, comme pour lui dire que oui ce qu'elle va lui annoncer n'est pas réjouissant, mais qu'elle est là, qu'elle l'accompagne dans l'épreuve.

Aujourd'hui votre mère est encore sur la bateau, mais loin de Provence.
Iskander a écrit ce jour à l'Illustre pour lui annoncer qu'ils avaient enlevé Sa Majesté.


Elle pousse le verre vers lui guettant sa réaction. Il lui face, elle ne peut se saisir de la main du jeune homme pour le rassurer, le bureau de chancelière est bien trop large.
Constance imagine la douleur de ce fils, elle n'ose cependant montrer qu'elle aussi est triste et inquiète. Il doit avoir à ses côtés quelqu'un de fort pour traverser cette épreuve.

_________________
Elriol
[Bureau du Chancelier]

Bateau? Partie? Iskander?

C'est une plaisanterie j'espère?

Je connais Iskander, et c'est un fidèle serviteur de ma mère et du marquisat. Jamais il ne ferait une chose pareille.

Elriol respira un instant cherchant sur le visage de la chancelière une preuve de sa félonie.

Vous êtes régente n'est pas? Dites moi immédiatement où est ma mère!
_________________
François de Brotel
Chancelier de Provence
Maire de Brignoles
Vice-recteur de l'ordre lescurien

--Hersende
[10 juillet à bord de l'Ambuleuse]

Hersende avait consacré la journée à prendre la mesure de la liberté d'action qu'on lui laissait... Elle était longuement restée sur le pont à contempler les eaux puissantes du... Rhône. Il ne pouvait s'agir d'un autre fleuve, elle en avait acquis la certitude en s'apercevant que le bateau filait plein nord.

Quoiqu'on fût en période d'étiage, le courant restait très fort et la largeur du fleuve interdisait à quiconque d'espérer le traverser à la nage. Plus en amont, peut-être, quand les berges se resserreraient... De toute façon, Hersende ne savait pas nager et ses blessures récentes ne lui permettaient pas de s'accrocher...

Elle avait rencontré Aubanne et Thorvald. Ambiance assez tendue... Le géant souffrait du mal de mer... enfin de fleuve... et semblait avoir été lui aussi embarqué contre son gré. Un allié potentiel? peut-être une voie à explorer. Mais il semblait si amoureux d'Aubanne qui portait leur enfant qu'Hersende n'y comptait guère...

Plus tard, elle avait discuté au mess avec Véro et Iskander. Si tous deux, la croyant sans doute piètre nageuse - et elle s'était bien gardée de les détromper - avaient tenté de la dissuader de tenter de s'enfuir en bravant le courant, Hersende avait commencé à déceler les premières failles dans le mur inébranlable qu'ils avaient présenté la veille.
C'est Véro qui la première avait fléchi quand Hersende avait demandé s'ils l'autorisaient à écrire librement. Sans doute la mère en elle avait-elle compati à l'angoisse pour son fils qu'elle ressentait chez son amie...
Mais Iskander, prenant très à coeur son rôle de geôlier même s'il n'y semblait pas très à l'aise, n'avait accordé que deux lettres dont le contenu serait surveillé, à son fils et à son confesseur... et apprenant que ce dernier n'était autre que Richelieu, avait fini par y renoncer.

La fin de la soirée avait été marquée par une scène qui avait douloureusement frappé Hersende. Au moment où elle se retirait, le doux berger lui avait demandé de lui présenter ses mains afin de l'entraver pour la nuit... Même si elle savait que cette mesure était destinée à s'assurer de sa sécurité, Hersende l'avait ressentie comme un coup de poignard dans leur amitié...
Alors elle avait donné sa parole. Elle avait promis de ne rien tenter cette nuit-là et il l'avait laissée partir libre de ses mouvements et apparemment un peu honteux. Hersende ne parvenait pas à lui en vouloir, mais était terriblement marquée...

Elle avait rejoint Yvain. Son secrétaire, assommé lors de l'embarquement, était un excellent nageur et voulait absolument tenter sa chance...


Non, Yvain, le courant est trop violent! Vous vous noieriez...
Mais Majesté
, avait objecté le jeune homme, je suis vaillant. Je peux atteindre la rive...
NON! C'est un ordre Yvain! Ce serait trop risqué... Et il faut que leur vigilance s'atténue : Iskander est encore trop sur le qui-vive... Je vais faire semblant d'accepter la situation. Il faut attendre des conditions plus favorables : que le navire soit arrêté, un port à proximité... Je vous donnerai de l'or, peu, pour ne pas vous charger. Vous devrez apprendre le message à transmettre aux Provençaux...


Angoissée, elle avait rajouté :


Je ne sais même pas ce qu'ils ont écrit... Ils ont peut-être prétendu que je partais de mon plein gré, abandonnant mon peuple et mes charges...
--Le_posteur
Thorvald_ a écrit:
A bord de l'Ambuleuse - 11 juillet, nausées matinales

A bord de l'Ambuleuse, il n'y avait pas grand chose à faire, Thorvald le savait depuis des semaines. Après avoir fait un premier trajet vers Genève, pour tâter le terrain et en profiter pour faire avancer les négociations (ou l'inverse ?), ils étaient revenus, toujours en bateau. Avaient pris moutons, tonneaux et sacs. Et l'otage à poser sur le dit terrain tâté. Et étaient repartis.. toujours en bateau ! Et le géant était toujours aussi malade.

En un sens, il éprouvait les inconvénients d'un début de grossesse. Ainsi il compatissait avec Aubanne, songeait-il en vomissant discrètement, dos au vent (il savait y faire maintenant), par dessus le bastingage.
Il faut bien trouver des avantages...

Bon, il avait un peu abusé, en confiant à Hersende qu'il était lui aussi otage de ce voyage. Il aurait pu attendre à Genève. Après tout, les objets laissés à Marseille lui importaient peu. Ou il aurait pu faire le voyage à pieds. Mais Aube l'aurait suivi. Et ce qu'il désirait avant tout, c'était la sécurité de la jeune femme. Le géant était sa sécurité. Le bateau était une sécurité supplémentaire. Il fallait donc mettre le géant sur le bateau. Ça coulait de source.
Il était surtout otage de ses sentiments.

Quand on éprouve des sentiments, on finit toujours par être otage. C'est le risque. Thorvald avait cessé d'être un ours, il était sorti de sa tanière. Pour Vero, pour Iskan, et pour Aube. Son Aube. Sa lumière. Son moussaillon. Il prenait le risque.

Il redressa son énorme buste et huma l'air. Ça ne sentait plus l'iode, c'était déjà ça de gagné ! Il inspira un grand coup. On voyait la berge défiler lentement. C'était rassurant. Il suffisait de ne pas regarder le courant, les énormes remous bruns, les vaguelettes qui léchaient la coque comme autant de monstres marins prêts à les engloutir, et tout irait bien.

Une sorte d'oiseau se posa sur l'avant du bateau. Thoravld s'approcha. Était-ce ... un pigeon ??? Tous les volatiles avaient été relâchés et il n'avait pas pu écrire à sa fille restée à Marseille. C'était une aubaine ! En approchant, il constata que le maquillage avait coulé, mais que ça ressemblait bien à un pigeon.

S'il était Marseillais, il pourrait le renvoyer à Maureen !

Il attrapa la bête, décacheta la lettre.


Chambéry ... saint foutre !


Raté.
Il allait devoir attendre l'arrivée pour annoncer à sa fille la nouvelle par courrier.

L'oiseau sous le bras, il frappa doucement à la cabine encore endormie du berger.


Iskan ? Un courrier pour notre majestueuse otage. Veux-tu le lire avant ?
Milady
Félonne !!! De tout ce qu'elle s'attendait à entendre dans ce bureau c'est bien la seule chose qu'elle n'aurait imaginé. En d'autres circonstances elle serait rentré dans une colère noire devant de telles accusations mais là...

Elle ouvrit la bouche pour répondre lorsqu'on cogna à la porte. Un page montra sa tête par l’entrebâillement..
.

Hmmm... j'avais demandé à ne pas être interrompu...

Oui mais...

Il ne finit pas son ébauche d'argumentation et se précipita vers elle, lui remettant un courrier avant de repartir de plus belle vers la sortie.

Interloquée... Constance faisait aller et venir son regard entre Elriol et la missive.
Curieuse elle entreprit de la décacheter tandis qu'elle répondait au jeune homme.


Jamais je n'agirai en felonne. Je ne suis pas née en Provence, j'ai choisi cette terre après avoir lu les statuts du Marquisat alors que Lordfear nous quittait et que votre mère prenait sa place. Il me serait impossible de la trahir.

Votre mère est sur l'eau... fleuve ou mer je ne le sais pas...


La missive ouverte, Mila y jeta un rapide coup d'oeil.

Nous ferons tout pour Ambuleuse la retrouver Pirate, ennemi je vous le....

La lettre qu'elle tenait entre ses doigts s'échappa des mains et flotta au dessus du parquet quelques instants avant de se poser sur le bois.
Constance secoua légèrement sa tête en signe de négation et se reprit espérant qu'il n'avait rien vu de son trouble.


promets

.....


Elle ramassa la lettre au sol et la relu avec plus d'attention.


Citation:
A Cendres, Capitaine de la nave génoise l'Ambuleuse,
Aux Régnants du Royaume de France

De l'Amirale de France, Harpège d'Orkney, Baronne de Laguiole,

Au nom de la Reyne et du Connetable de France, suite à l'attaque que vous avez mené contre le navire du Capitaine Chevreux, la Grande Grecia, transportant du ravitaillement pour les Saintes Armées en croisade contre l'hérésie, nous vous déclarons pirate et ennemi du Royaume de France.

Nul port du Royaume ne pourra vous accueillir sans que vous ne soyez traduit devant les tribunaux du Royaume pour Haute Trahison.

Lettre de marque sera confié à tout Capitaine en mesure de couler l'Ambuleuse, qui pourra garder 90% du butin.

Faict en le port de Saint Georges en Grèce, le 13 du mois de juin 1459

Harpège d'Orkney
Baronne de Laguiole,
Amirale de France

[/quote]
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