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[IG/RP]Garnison "Royaliste" :Palais Jacques Coeur de Bourges

Angelyque
La Mirandole écoutait Maud avec des yeux ronds. Recoudre?

Je suis incapable de coudre alors recoudre des chairs... le baron de Cudot m'avait envoyé faire un peu de tapisserie quand j'étais duchesse de Bourgogne car j'étais toujours dans ses pattes. Je ne suis pas douée. Moi je préferais être perchée sur un tonneau et parler aux soldats.

Je vous laisserai faire. Pour le fer rougeoyant ça je peux faire, on peut même lui faire une marque, ça sera décoratif.

Falco? vous préférez le M de la Mirandole ou le C du Charolais ou Cruzy le Chastel. Le M c'est mieux, vous ferez croire au Magnifique que c'est le M de Maggio! On va demander à Sasuke, il va bien nous préparer ça
.

Elle regarda Maud et la fit se tourner sur elle même.

J'ai une robe qui va vous aller à ravir! je ne connais pas un seul homme qui peut rester de marbre devant. Faut juste pas que mon papounet d'amour la voit. Il sait pas que je l'ai récupéré quand il l'a jetée...
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Maud
Raté de chez raté.. essayez d'échapper à une Duchesse qui a recouvré tous ses sens et qui doit s'occuper d'une fête. Maud écouta donc Angélyque avec un aller-retour vers Falco en se demandant si il allait faire des bulles ou des gros bouillons.

Ah ben m'dame, c'est un peu com'd'la tapiss'rie oui oui.
M'enfin, j'connais pas l'point d'croix moi, j'enfonce et pis j'tire et j'fais un gros noeud.
Faudrait pas qu'ça casse non plus et comm'vous, j'aime bien l'travail bien fait.


Bulle ou bouillon?

Et pour l'marquer, ah bah là m'dame Angélyque, vous m'voyez tout' admirative . Ca lui f'ra un souv'nir en plus hein?

Enchaînant à la suite d'Angélyque et ne laissant évidemment aucun répit à Falco.
Bulle ou bouillon?

Le M c'est bien mieux m'dame.. M.. comme Mirandole.. faudrait pas qu'il vous oublie.
Comme si quelqu'un pouvait oublier la Duchesse. Et si il avait l'affront de l'oublier, elle lui rappellerait bien vite:

Ou.. M comme Morticinus.. ça c'est fort m'dame. et pis bon.. si on l'soigne pas bien, c'est c' qu'il d'viendra hein?

ou.. M.. comme M erde aux Berrichons. Comme ça, il aura pas à parler.. ce s'ra marqué..

Bulle ou bouillon.. Et Maud d'espérer que la Duchesse oublie l'histoire de la robe.. Et non... Suivant le geste de Angélyque..

Ah ben m'dame.. Laisser un homme de marbre, j'en d'mande pas tant hein? Il pourra r'garder mais pas toucher m'dame..

Elle haussa quand même un sourcil au mot de Papounet:

Attendez m'dame.. vous voulez dire que vous.. et mon Grand Monsieur?

Et Maud d'éclater de rire:

Misère m'dame, ben euh.. enfin.. c'est à dire que .. faudra pas qu'je lui dise.. hein? Et ça, ça va être dur m'dame.

Hein que c'était pas mal ça comme sortie dérobée. Et pour enfoncer le clou, Maud répéta sa question précédente:

Et m'dame Angélyque, l'oriflamme de Bourgogne, je le ramène ici?
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Angelyque
La Bourguignonne éclata de rire

ou M comme Maud

Allez, c'est emballé et c'est pesé!!!!


La Mirandole fronça les sourcils

Mais non, pas le grand Monsieur, lui avait adoré la robe au contraire, il avait même rouspété quand Papounet m'avait obligée à en changer, me trainant de force de la salle de reception pour m'emmener chez une couturière.
Papounet d'amour, c'est Vaxilart de la Mirandole.
Il peut être si coincé par moments! bon, il se fait vieux maintenant, donc pas sûr qu'il réagisse.

Pour la robe faites moi confiance! je n'ai jamais suivi la mode, je l'ai toujours lancée. Rappelez vous de la robe en lierre...


Elle réfléchit

Pour l'étendard il faut demander à Falco. Le Palais de Jacques Coeur appartient à présent à la Enece Morticinius.
Donc je n'ai pas mon mot à dire, c'est lui le Boss
.

La Charolaise secoua un peu Falco, fallait pas qu'il s'endorme. Elle prit soin de bien articuler

Pour l'é-ten-dard on met le-quel? la Tou-raine? la Bour-gogne? les deux?
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Falco.
Alors que la Révolte couve- Porche du Palais.

Falco de Cartel, âme damné du Duc de Touraine, fléau ambulant, bénéficie d'un avantage particulier.
Celui d'avoir à faire Dieu et au Sans Nom autour de leur Echiquier de façon réguliére.
Parce que si on observe des maîtes aux echecs ont s'aperçoit vite que les Cavaliers ne font pas long feu souvent.

Mais la, alors que d'un instant à l'autre il s'attend à voir débouler une cohue de Berrichons révoltés....Il endure bien pire tourment.

Dieu aime le tuer, lui ôter des amis et le renvoyer sur Terre avec un morceau en moins.
Cette fois c'est le Sans Nom qui l'a relaché.
Quasi muet, aux trois quarts égorgé.
Soumis au roulement de deux pipelettes infernales qui sont en train de froidement causer de cautérisation personnalisée sur son cou!

Il profère un gargouillis a fortes connotations insultantes envers une éventuelle progéniture de Christos.
En plus la Duchesse plantureuse lui cause comme s'il était sourd!
Citation:


Sutures.
Eau de Reine Marguerite.
Lavez vos mains.
Si fer rouge , je vous vend au calife de Constantinople.
Assaut imminent.
Foutez le camp!


Ecriture rageuse ; La plume se brise, il en prend une seconde.

Rarglllllllll.....Harpies!
Chhhhhhhut.............Ecoutez la...Rue...Ils viennent.....Schhhhhh...[size=18]Ousste! Levez étendarts des deux![/size]


Sous les arcades les lames sortent des fourreaux, les doigts vont aux détentes d'arbalètes.
Des fenêtres des cuisines s'echappent les bruits d'une activité anodine et odorante.
Tout semble paisible au Palais Jacque Coeur.

Une corneille leucique, de celles domestiquées par Falco, perchée sur un pendu, picore une langue bleue.

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Marineblanche
Marine Blanche se réveille en douceur mais un petit son de douleur s'échappe d'entre ses lèvres, elle a mal du partout et elle a très chaud. La fièvre? Ou alors la pression qui retombe d'un coup? La petite fille se lève doucement de son lit pour attraper une sorte de bassine et commence à vomir dedans. La tête tourne et ses yeux papillonnent, elle s'allonge par terre en essayant de respirer tranquillement. Progressivement, elle se sentit aller mieux et les vomissements l'ont soulagé quelque part. La rouquine se relève, essuyant sa bouche avec sa manche. Elle se souvient qu'Ellesya comme les autres, étaient tombés au combat. Ellesya...Il faut qu'elle la voit pour voir comment elle va, lui apporter un peu de réconfort. Caressant Roxy qui est à côté d'elle, elle ouvre la porte de la chambre et cherche quelqu'un dans les grands couloirs. Une femme marche à vive allure, sans doute qu'elle a des blessés à soigner.

Savez où s'trouve Ellesya, dites?

Pas loin. A droite pis à gauche, vous verrez des portes. C'est la deuxième.

Marine Blanche la remercie et tourne à droite puis à gauche. Hop. Elle ouvre la porte. Elle est là. Mal en point. Très mal en point. La rouquine serre les dents. Ellesya... Elle salue d'un signe de tête bref, le jeune page. Dévoué qui puis est.
La gamine s'approche du lit, observant la brune. Elle voulait voir un signe, montrant qu'elle peut aller mieux mais non, elle semble affaiblie.


Désolée...

Désolée de quoi? D'être tombée stupidement au combat. De n'avoit pas su protéger les autres alors que c'était sa mission. Ellesya aussi mais bon...Marine Blanche s'en voulait quelque part. Elle n'aime pas voir cette femme dans cet étât mais elle ne peut rien faire. Qu'attendre et prier. Roxy s'allonge sur le sol, tranquillement.

Tiens bon...'Façon, t'as pas l'choix. Si tu meurs, ze viendrais t'chercher par la peau du derche...
ellesya
Tanière de la Louveterie

Depuis le matin, la jeune duchesse reprenait connaissance plus longuement que la veille. A son grand déplaisir... Comme elle l'avait soufflé au p'tit Lu, mieux valait être dans les vapes ou même morte que d'endurer ces souffrances.

La fièvre n'était pas tombée et elle ne parvenait pas à avaler autre chose que quelques gorgées d'eau. Ses plaies nécessitaient une surveillance constante.

Malgré cela, durant un moment propice, rapport lui avait été fait sur la situation. Et pour les pendus du Falco, la jeune femme et son page avaient priés ensemble pour les recommander au Très Haut. Par contre, quelque soit son sentiment sur certaines qualités du Cartel, elle se refusait pour l'instant de joindre son nom à ses prières pour demander le salut de son âme. Quelques fussent les raisons de son acte, elle ne pouvait que désapprouver.
L'attitude revancharde de certains de son camp l'inquiétait aussi, comme le désir légitime de révolte des berrichons. Mais elle tâcha de ne pas trop y penser puisqu'elle n'y pouvait rien changer. Elle ne pourrait même pas se défendre si sa vie était en jeu.

Elle replongeait dans un repos fébrile lorsque la porte s'ouvrir. Epuisée, elle n'ouvrit pas les yeux, imaginant que Lustucru gèrerait. Et elle sombra à la limite de l'inconscience. Mais fut rappelée par une voix toute proche, enfantine. Avec des mots d'adultes.
Un sourire effleura ses lèvres et elle tendit le bras senestre, du côté qui n'était pas navré. Sans ouvrir les yeux par manque de force, elle souffla.


Pas touche à mon séant, ma grande...

Un long silence, puis un nouveau murmure.

Je suis soulagée ... que tu sois là...



[ 06-09-2011 04:06 : Vous êtes affaibli : vous avez perdu des points à certaines de vos caractéristiques. ]
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Marineblanche
Marine Blanche sourit.
Ellesya reprenait conscience doucement et elle fût soulagée de ça. Quelque part, une voix lui disait que la brune va vivre mais que ce serait long, très long. La petite fille attrape la main de la duchesse, doucement. De la fièvre. Pas bon ça. La gamine réfléchit, elle n'a jamais été médiacre mais elle se souvient qu'on lui avait fais boire quelque chose lorsqu'elle était malade mais c'était quoi les ingrédients? Elle en a plus le souvenir et elle se maudit. Ellesya a le sens de la répartie donc tout n'est pas perdu.


Ne parles pas trop, faut prendre des forces.

Un sourire s'étire sur ses lèvres, évitant de trop regarder ses blessures. La gamine continue de tenir la main d'Ellesya sans bouger. Elle peut sentir ses mains moites par la fièvre. Elle ferme les yeux, un petit instant. Son esprit s'évadant là où elle-seule a le secret puis elle se ressaisit. La petite fille décide de rester un peu pour lui tenir compagnie.

T'connais la légende de Lady Godiva? Ze vais te la raconter. Parait que c'est bon pour l'moral et ça fait dormir... quand on n'écoute une histoire.

Marine Blanche se racle légèrement la gorge et invite le jeune page à s'assoir pour qu'il écoute aussi.
Elle s'éclaircit donc la voix avant de raconter l'histoire de mémoire.



Ayant fondé ce monastère sur le conseil de sa femme, la noble comtesse Godiva, Leofric, à la prière d'une femme pieuse, y installa des moines et les enrichit de tant de terres, de bois et d’ornements sacrés, qu’on n’aurait pas trouvé dans toute l'Angleterre un monastère avec une telle abondance d'or, d’argent, de pierres précieuses et de vêtements coûteux.

Marine Blanche s'arrête un instant pour avaler sa salive.

La comtesse Godiva, qui avait une grande dévotion pour la mère de Dieu, mourait d'envie de libérer la ville de Coventry de l'oppression d'un péage insupportable et souvent, de façon insistante, elle implorait son mari que, par égard pour Christos et pour sa mère, il libérât la ville de cette charge et de toutes les autres qui pesaient tant sur elle; mais le comte la réprimandait méchamment en lui demandant d’un air moqueur en quoi cela lui faisait du tort à lui et lui défendait à chaque fois de lui parler encore de cette affaire.

Nouveau silence pour laisser le suspens envahir la salle et surtout essayer de se souvenir de toute la suite.

Mais comme, avec l'opiniâtreté d'une femme, elle ne cessait zamais d’importuner son mari sur cette question, il finit par lui faire cette réponse : « Montez votre cheval et allez nue, devant toute la population, à travers le marché de la ville, vous le parcourrez d’un bout à l'autre et à votre retour vous obtiendrez ce que vous demandez. »

Un regard vers Roxy qui dort.

Sur quoi Godiva répondit : « Mais me donnerez-vous la permission, si ze suis disposée à le faire ? – Ze suis d’accord, » répondit-il.

Un sourire se dessine sur les lèvres de la petite fille.

Après quoi la comtesse, aimée de Dieu, dénoua ses cheveux et fit tomber ses boucles pour qu’elles recouvrissent son corps tout entier comme un voile, ensuite elle monta sur son cheval et escortées de deux chevaliers, elle alla par la place du marché, sans qu’on vît rien d’elle, si ce n’est ses superbes zambes ; et ayant accompli le voyage, elle revint avec zoie vers son mari tout étonné et obtint de lui ce qu’elle avait demandé; car le comte Leofric libéra la ville de Coventry et ses habitants de la charge dont nous avons parlé, et il confirma par une charte ce qu'il avait fait. »
Maud
Ce drôle de silence après avoir décidé du sort de la blessure de Falco, Maud le connaissait.

Sauf que.. sauf que, il lui fallait prévenir tous les hommes de Ragon et récupérer l'oriflamme Bourguignon.

Sans un mot, elle se glissa dans les ruelles juste à la nuit tombée.. Pas un bruit. les berrichons restaient terrés chez eux.; Quelques clinquements d'armes qui liui mirent la puce à l'oreille.

Si ça n'avait été qu'elle, elle aurait exigé que tous les bourgeois déposent armes et boucliers devant le Comte.
Sans doute, là-haut, dans les hautes sphères de commandement, ils y pensaient.

Des gardes amis près de la Grosse Tour. Elle grimpa les quelques moellons éboulés et s'empara de l'étendard qui l'avait protégée elle et les Bourguignons.

Gnnnnnnn! Misère, j'l'avais planté trop loin.

Tout aussi furtivement, elle revint vers le palais Jacques Coeur. Royalistes aux aguets.
Lames sorties.



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Angelyque
Porche du Palais Jacques Coeur

Falco lui faisait beaucoup de peine tant il avait de mal à s'exprimer. Elle lui tapota sa main tandis que Maud filait à la recherche de l'étendard.

Ne vous faites pas de souci, nous avons bien compris tout ce que vous nous avez dit. Que vous préfériez les sutures au fer chaud, même si à mon avis vous avez tort.. Il vaut mieux parfois souffrir un bon coup rapidement qu'endurer mille souffrances pendant des heures. Cela va être long pour tout suturer, surtout que votre bandage a l'air collé à la plaie. .

Avec une grimace

Sans compter l'aspect esthétique, un M est bien plus joli qu'une vilaine balafre toute tordue. Le M est fort à la mode. Comme le rouge.Je vous donnerai un bout de bois pour que vous puissiez le mordre pendant l'opération.

Le tapotement sur la main reprit, bien cadencé

Vous savez très bien que jamais on ne vous abandonnera, nous resterons près de vous et vous veillerons jusqu'à ce que vous soyez parfaitement remis de vos blessures.

Nouveau froncement de sourcils

Pourquoi tenez vous donc à inviter les berrichonnes si elles sont des harpies? si en plus d'avoir du poil au pattes elles sont vilaines, c'est pas étonnant que les berrichons fassent des bêtises tout le temps. Pauvres hommes!

Elle adressa un regard entendu à Maud qui revenait avec l'étendard de Bourgogne. Elle était rapide...

Maud, Falco a grand besoin de repos je crois. Il commence à divaguer. Il dit qu'on doit partir car les harpies vont arriver. Je vous le laisse un instant, je vais aller chercher l'étendard de la Enece Morticinus et trouver de l'eau de Reine Marguerite..je me demande où je vais bien trouver ça..au pire on lui mettra de l'essence de lilas, ça fera tout aussi bien l'affaire... et la robe...s'il y a besoin de retouches Miss s'en occupera. Ne le lachez pas du regard une seconde, surtout. Faudra pas qu'on nous l'enlève!

Ah j'oubliais....


Elle lui tendit sa latte

S'il devient difficile, n'hésitez pas à l'assommer. Pendant 5 minutes, vous aurez la paix. Jamais vu un malade si difficile!

Une dernière recommandation en direction du blessé

Vous se-rez gen-til avec Maud hein! elle va bien s'o-ccu-per de vous. Je re-viens vi-te.
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Maud
Rien.. Mais alors rien de rien.. Elle était revenue comme une fleur avec l'oriflamme roulé et coincé sous son bras.

Falco avait bien écrit "Assaut imminent"quand même sur son morceau de papier.
Et Angélyque toujours aussi volubile près de lui:

Nan mais m'dame Angélyque, comptez sur moi hein? J'ai pas d'eau de Reyne Marguerite , je sais pas non plus où en trouve et puis vous pensez bien, déjà qu'on trouve à peine de quoi s'nourrir et d'mander ça à un berrichon, il m'donn'rait d'l'acide ou du vinaigre.. j'f'rais vite et bien .
Il sentira rien.. enfin.. c'est un grand guerrier hein? Et pis d'toutes façons, il sait pas parler..


Ca, Maud l'avait quand même un peu dit sur le ton de la moquerie. Profiter que le tricoteur avait du mal à parler.. gargouiller même.. elle allait pas s'en priver.

Elle pouffa quand même de le voir traité comme un vieillard sourd par Angélyque:

Oh ben m'dame Anglyque, comptez sur moi avec la latte, je l'tap'rai si il grogne. Et pis nous envoyer à un calife que j'sais même pas où c'est.

Se grattant la tête:

J'me demande si j'vais pas l'endormir quand même hein? Comme Marc dans l'auberge. Dès fois que j'rate un point.

Voyant Angélyque repartir:

J'ai vu personne dans les ruelles m'dame Angélyque.. Mais faites attention à vous hein? y en a pt'te qui sont embusqués.

Se retournant vers Falco:

Bon alors, j'vous assomme maint'nant ou plus tard?

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Falco.
Galopade dans le Palais.

Il n'a plus le choix! Question de vie ou de mort! Il a le crâne comme un melon d'espagne tant il est bombardé par le pépiement des deux tortionnaires!
Dans un râle misérable il empoigne son encrier et le lance sur le valet de tête pour lui intimer un mouvement militaire bien décrit dans les manuels:
La retraite tactique à toutes pompes.

Dans un flot haché par les inspirations sifflantes et les souffles rauques, il lâche des bordées de jurons.
Des trucs sur l'entrejambe du Sans Nom et les postérieurs de haute noblesse.
Des trucs sur l'effet des plantes urticantes sur des fesses de pucelles.
Des trucs sur l'engeance étrange entre des pies bavardes et des poules caquettantes.

La piste est aisée à suivre.
Plumes cassées, parchemins gribouillés, goutelettes de sang..Et claquement des sabots de valets sur les marches, les dalles et autres parquets du Palais.

Quand il croise les secteurs de l'embûche tendue aux révoltés il pose un doigt sur sa bouche.
A la fois pour rappeler le nescessaire silence et pour qu'on couvre sa fuite desespérée.
On sait jamais...Solidarité soldatesque, hein?

Lui, Falco de Cartel, fléau du Sud, écumeur des routes, chien de guerre, tueur à sang de reptile, obligé de se carapater en litière...
C'est dire la situation critique, l'extrème urgence!

Le tout se termine dans un cul de sac ou presque.
Car la riche demeure de Jacque Coeur est un vrai gruyère.
Chaque piéce ayant plusieurs portes et les étages reliés par pas moins de dix escaliers..

Le voilà pile à l'endroit où il ne voulait pas aller du tout!

La salle des Festins!

Le lieu même ou seront guidés malgrés eux les mutins de Bourges!
Car les portes sont barrées solidement la ou nul ne doit aller ou deviner la garnison embusquée.
La garde visible dérisoire.
Et comme une lumière dans la nuit, l'immense cheminée flambe dru.
C'est ici que Falco a installé son bureau de second de la Enece..Et c'est l'endroit où il espère bien que les révoltés seront pris comme des rats!

Nouveau jet d'objet.
Un parchemin roulé en boule.
Avec forces gestes et borborygmes lui et ses porteurs se retirent derriére une tenture;

Ouf!
Surtout ne pas tousser...
Surtout ne pas tousser...





Surtout ne pas.....


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Hans
[Trois jours au pieu c'est déjà trop]


Loin des cavalcades ou des embuscades, un homme seul répète inlassablement ses gammes dans un coin de la cour pavée. Comme de nombreux blessés, il a pris ses quartiers dans le palais réquisitionné, mais constitue un voisin de pallier bien plus discret qu'une partie de la faune ayant pris brutalement et bruyamment possession des lieux. Lui préfère le calme, la tranquillité, presque l'isolement. Il s'est d'ailleurs installé dans une petite chambre d'une aile secondaire de la grande bâtisse, et ne sort que pour rejoindre les discussions de l’état-major, ou pour son activité du moment.

Quelques goûtes de sueurs commencent à perler à la surface de son front.
Il soupire devant son manque d'adresse et reprend le dernier enchainement... effectué de la main gauche.

Son bras droit complètement emmailloté, de l'épaule aux premières phalanges, reste lui inerte. Le baron de Ligueil l'a esquinté dans sa tentative pleine de panache de percer les défenses de la Grosse Tour aux premières minutes de l'assaut final, en compagnie d'un bandit, déjà manchot. S'il n'avait pas été noble, et si lors que quelques éclairs de conscience il n'avait pas menacé les chirurgiens de l'armée des pires représailles, le vieux guerrier serait certainement allégé d'un membre à présent. Mais il était hors de question de devoir se moucher dans un moignon!
Au lieu de parer au plus pressé et de faire au plus simple, ses sauveurs l'ont donc charcuté et recousu des heures durant. Le bras est toujours accroché, mais les toubibs ont prévenu, il faudra des mois avant d'en récupérer l'usage complet, en admettant que la gangrène ne s'y mette pas.

Des mois... Hans ne peut pas attendre des mois avant de pouvoir à nouveau se battre ou d'être capable de protéger ses proches. Il apprend donc à faire autrement, il réapprend. La lame qu'il emploie pour ses exercices est moins lourde et moins encombrante que sa bâtarde habituelle, c'est plus aisé ainsi. Car s'il a toujours été plutôt doué de ses mains, manier l'épée reste un art, qui lui vient moins naturellement maintenant qu'il doit revoir complètement postures et habitudes de combat.

Hans le gaucher... Peut-être l'appellera-t-on la fausse patte du Wurtemberg... Quand il sera un peu plus au point...
Drunk
[Dans une chambre bleue]

Drunk s’était assoupi, il laissait ainsi la douleur s’éloigner.
Quand il se réveilla, il était en haut de la grosse tour.
Sur le chemin de ronde, il regardait les cadavres en bas qui l’observaient.
Autour d’eux, le noir absolu semblait vouloir les avaler.
Les pavés de la tour s’envolèrent comme des oiseaux et Drunk se trouva dans une pièce symétriquement parfaite. Le sol se déroba sous ses pieds.
Son corps bascula en avant, il se réveilla en sursaut le visage marqué par la souffrance.

Il n’ouvrit pas les yeux et se rendormit.
Un poussin l’attendait dans la pièce parfaite. L’animal poussait des cris monstrueux, Drunk était terrorisé et cherchait une porte pour s’échapper.

Un prêtre grassouillet lui désigna une trappe au plafond tandis que dans un rythme infernal le volatile se rapprochait pour picorer le repenti.
Claudiquant et mal en point, Drunk tentait de lui échapper en courant en rond dans la salle, le regard fixé sur la trappe.

Quand soudainement elle s’ouvrit, un froid absolu emplit la pièce.
Une jeune femme lui fit signe de sauter pour attraper sa main.
Mais Drunk avait beau faire des bonds, il ne pouvait que toucher le bout de ses doigts et sentir la fraîcheur de la Dame.
Alors elle fit jaillir ses deux loups argentés qui se jetèrent sur le gallinacé.

Drunk stoppa sa course irrationnelle et contempla le chef d’oeuvre écœurant du poussin en train de se faire déchiqueter par les crocs des lupins furieux.

La fièvre était enfin tombée, les draps étaient propres, de la fenêtre il regardait le va et vient des gens dans la coure, fête aurait lieu au palais.

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Angelyque
La Duchesse revint un très long moment plus tard. Un énorme étendard sous les bras. Mais sans eau de Reine Marguerite,de plus elle était épuisée.

Etonnée de ne pas trouver Falco là où elle l'avait laissé elle se mit à questionner tous les soldats qui gardaient le Palais, à croire qu'ils étaient tous devenus sourds, muets et aveugles.

Pestant comme une diablesse elle se rapprocha de Maud


Enfin!!!! où est donc passé Cartel? je vous avais dit de ne pas le lâcher du regard! Ahhhhhh Regardez!

De son index elle montra à Maud les traces de sang laissées sur les pavés et ricana

On le tient......

Elle n'avait pas la force de courir mais suivit les tâches de sang ...grimaçant devant les plumes cassées éparses, Falco devait être furieux...Maud avait sans doute excité sa colère, ce qui fit sourire la Duchesse.

Enfin elles le trouvèrent. Il serait sans doute ravi de les avoir à ses côtés à nouveau.

La Mirandole sourit et déroula l'étendard, le portant fièrement




Ca n'a vraiment pas été simple de le faire broder!!!!! pour le M il n'y a pas eu de problème, pour le lilas non plus...

Elle montra du doigt la qualité des broderies

Mais pour faire broder les faux....il a fallu que j'insiste vraiment. Mais la personne qui a fait ce travail est la meilleure. J'ai vraiment du me montrer convaincante. Mais regardez donc cette précision et la beauté des motifs!! c'est admirable!

Et la Enece mérite ce qu'il y a de mieux.

C'est la vicomtesse Rhiana de Hasselt qui a cousu cet étendard de ses mains. Le travail est fort délicat
.

Elle s'arrêta de parler.

Bulle ou bouillon?

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Maud
Muets comme des carpes tout le monde .. en attendant de voir ce que les berrichons avaient dans les tripes à part des nèfles.

L'arrivée de Angélyque arracha un doigt sur la bouche suivi d'un ..eh bien non.. pas suivi d'un shhhhht parce que de toutes façons il était trop tard et Maud réagissait au quart de tour:

Oui ben m'dame Angélyque, faudra vous en prendre à lui hein? J'sais pas c'qui lui a pris. C'est au moment où j'lui ai dit "j'vous assomme maint'nant ou plus tard?"
Vous l'auriez vu détaler comme un lapin m'dame.. Si c'est pas malheureux .. Lui si vaillant hein?
Et si j'dois l'recoudre, ben faut êt' deux m'dame. Alors, j'vous attendais.

Curieuse, elle avait bien envie de regarder ce qui était roulé sous le bras d'Angélyque:

Un rouleau d'tissu pour une nouvelle robe de fête m'dame?

La Duchesse fila devant elle en ricanant et Maud de la suivre bien entendu. Il était immense ce palais. Et ce qui était bien c'est que Falco avait semé des gouttes de sang comme un vrai petit poucet.

Il était là le bougre.. En vie et tout et tout.. Et comprit enfin ce que Angélyque tenait sous le bras..

Penchant la tête , elle en resta bouche bée d'admiration et put juste aligner quelques mots:

Mazette! Si ça c'est pas d'la belle ouvrage!....
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