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[RP] Jeté de gant, duel a l'épée... Le passé nous rattrape

Finitou
[Infirmerie]

Finitou vit deux silhouettes devant l'encadrement de sa porte.
Elle lève les yeux et voit Ewa et Shiska.
La Comtesse avait encore le visage blafard.

La chef barbière qui vient de finir son ouvrage sur la blessure de Psyk, ne dit mot en la voyant s'approcher.
Ewa s'avance dans un silence pesant pour venir toucher la "marque" au bas du dos du soldat, comme pour rendre réel quelque chose qu'elle pensait avoir rêvé.
Et pourtant...c'était bien la réalité.

La chef barbière n'eut le temps d'ouvrir sa bouche pour leur demander si elle devait partir qu'Ewa s'effondra.


EWA...

D'un geste leste, Shiska la réceptionna dans ses bras. Finitou en profita pour récupérer les sels dans un bocal.
Elle lui passa les effluves sous le nez pour la faire revenir à elle. Si c'était un homme, elle l'aurait probablement giflé.
Elle ne pensa pas à ce moment à Psyk qui devait se poser pas mal de questions sur ce mystère...sur le doigt d'Ewa qu'il sentit sur ses reins juste avant qu'elle ne s'évanouisse.

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Shiska
[Infirmerie]

Étrange sensation que de se retrouver là en cet instant...un peu comme si on surprenait une scène privée a laquelle on était pas invité...Il l'avait sentie tendue sur le trajet, tendue par quelque chose qu'il n'arrivait pas à percevoir, qui lui était étranger...la peur d'avoir blessé un soldat? Non...non ça n'était pas ça...il la connaissait assez bien pour savoir que cette anxiété qui la gagnait avait tout de personnelle. Aucun mot échanger sur le trajet...à vrai dire il ne savait pas trop quoi dire ou quoi faire, de peur de sa réaction. La seul chose qu'il pouvait faire pour elle c'est rester près d'elle jusqu'à ce qu'il soit sur que tout aille bien...

Maintenant qu'elle était là dans cette pièce qui sentait le remèdes de grand mère et autres tue la mort, il se demandait s'il n'aurait pas du la laisser partir...sans lui...son regard qui se portait sur le blessé et ses doigts qui doucement se présentaient à lui, peu sur d'eux, hésitants. Finitou est là aussi, mais elle semble comprendre, et puis c'est sa place, c'est son infirmerie...Bras qui se croisent dans le dos et yeux qui se baissent légèrement. Ne pas bouger pour ne pas déranger...

Elle bouge...elle bouge, non...elle vacille...le geste est presque instinctif. Il se précipite en ouvrant ses bras, pliant les genoux pour venir la réceptionner dans ses bras avant qu'elle touche le sol. Regard qui se porte sur elle avec un peu plus d'insistance, doigts qui viennent caresser sa joue.


Ewa...Finitou...qu'est ce qu'elle a??
Psyk
Le jeune soldat toujours assis, se posait milles questions sur ce qui s'était passé et su ce qui allait se passer. Sur son dos nus un corps froids qui le frôle, en bas du dos, proche de sa blessure. Un petit sursaut, il tourna la tête, Ewa était là, vacillante, les yeux clos. Ses jambes se dérobèrent, et sans Shiska pour la retenir, nul doute qu'elle aurait frapper le sol de l'infirmerie.

Le jeune soldat se lève d'un bond, plus de douleurs, plus de quesions, uniquement un coeur qui s'emballe dans une cage thoracique trop étroite pour lui.


Ewa?! Mais qu'est ce qui se passe? Shiska couchez la sur le lit..."


Mais qu'avait elle? Pourquoi était elle dans cet état? Elle n'avait pas été blessée et son adversaire trop peu pour expliquer cette situation. Les questions revinrent fuser dans son esprits.

La Chef Barbière avait était plus prompte que son élève, déjà elle agitait des sels sous son nez.
Ewaele
Etrange moment que celui ou on se sent flotter… Plus rien nous porte, l’esprit est vide, on se sent libre… Enfin libre…
Son nez la brule… Puis sa gorge… Dans l'effroyable désordre, tout y était. Une vie. Sa vie. Sa vie à lui. Ce corps d'homme blessé, désarticulé… Cet homme… Son frère, ce symbole naissance-mort réuni là sans souffle ni cri, réuni en un seul, insoutenable et...


… Et là-bas, là bas en Auvergne avec son père… Dans les suaves senteurs lui brulant l’odorat, le gout… Il y avait le craquement d'une noisette et le battement des mains et celui d'un cœur et son rire insolent et… Il y avait la joliesse de l'après-midi, la fin de l'automne, interminablement doux sous des cieux cléments, encore une fois, comme il y a des années…

Elle avalait, hallucinée. Brûlure. Elle s'en foutait. Dans son crâne, résonnait les mots échangés, les derniers, « au premier sang ». Sa voix si sûre, la sienne à lui, à lui son… Son… Pitoyablement touché par son épée…

… Et là-bas, la rougeur laissée par l'ortie sur la fragilité de sa peau blanche. Les cloques sur sa cuisse. Là-bas au fond de l'allée, près des buissons sauvages et de l'ornière asséchée. Alors les larmes dans ses yeux verts étonnés qui s’ouvrent… et les petits mots doux. Les petits mots rassurants de son père qui résonnent dans sa tête… -mon cœur, mon enfant, mon amour, je vais te dessiner sur ta peau, un petit massage magique et tout va se guérir… je vais souffler là, regarde, et tout va s'envoler… -

Un rire déchira le silence. Le sien à elle. Comment pourrait-elle sérieusement expliquer cette histoire. Et elle pleurait maintenant. D'une main tremblante, elle prit celle de PsyK. Elle pleurait. Elle pleurait à vagues brûlantes et personne ne pouvait rien, à cette désespérance.

Elle desserra les doigts. Sa main lui échappa. Elle hoquetait, pendant que de ses yeux s'échappaient tous ces petits riens, ces bribes de douceurs qui ne reviendraient plus. Ses yeux le fixaient, somnambules. La nausée lui vint au bord des lèvres… Elle pleurait le temps d'hier, avant, encore avant, le temps qui ne reviendrait plus… Ne pas y penser. Ne pas y penser. Ne pas y penser. Ne pas y penser…

Après la mort, la vie n'existe plus. Ne pas…
plus… Père qu’as-tu fait…


Elle reprit sa main doucement, l’attira a elle, le jeune soldat devait se demander ce qu’il se passait et a quoi rimait tout ça… Elle le fit approcher le plus près possible et se redressa pour lui chuchoter… « Tu es mon frère ! »
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Psyk
La Comtesse reprend connaissance. Sa main dans la sienne, de chaudes larmes innondent ses joues. PsyK pose ses doigts sur ses tempes, et sèche les gouttes lacrymales avec son pouce. Sur son visage un sourire qui s'étire, un sourire qui se voulait rassurant pour sa destinataire.

L'attirant à elle, elle se redresse pour lui murmurer ses quelques mots,
"Tu es mon frère...".

Sa première réaction fut de penser qu'Ewaele avait perdu la tête. C'était tout bonnement impossible. S'il ne venait de l'affronter en duel, il aurait certainement pensé qu'elle avait abusé de la Prune.

Mais son regard insistant qui se plongeait dans le sien tentait de lui prouver la vérité de ses dires. A l'esprit du jeune soldat revint les mots du vieil homme qui l'a élevé, lui avouant qu'il n'était pas son vrai père, quelques minutes avant de s'éteindre. Repenser à cet homme formidable pour qui il portait tant d'amour, lui frient monter les larmes aux bords des yeux, sa fierté de soldat les empêchant de s'épandre sur ses joues. Mais même s'il avait était adopté, combien de chance y avait il pour que le père d'Ewa est connu sa mère? Une infime chance. Ce n'était pas possible.

Et la botte qu'elle avait utilisé lors du duel? La même que son géniteur avait rapidement griffoné sur un bout de parchemin en guise d'héritage. Combien de personne connaissait cette botte presque secrète? Trois? Une dizaine? Quelques centaines?

La prenant dans ses bras, un baiser sur la joue il lui murmure à l'oreille..
" Tu es fatiguée... Moi aussi, nous avons besoin de repos. Corenthine m'a dit que la blessure n'était pas bien grave. Je garderai une petite cicatrice mais dans quelques jours déjà ça ira mieux."
Finitou
Psyk ne semblait pas comprendre...et pour cause, il n'avait rien vu de ce qu'avait vu les deux femmes.
Corenthine savait qu'Ewa ne plaisantait pas, ni qu'elle avait pris un coup sur la tête.

La déclaration était lourde de conséquence mais pourtant bien réel.
La chef barbière regarda Psyk dans les yeux en se mordant la lèvre inférieure, comme pour lui spécifier que c'était sérieux puis baissa les yeux au sol.

Elle recula et s'appuya sur un meuble bas.
Par pudeur, elle longea le mur dans la plus grande discrétion puis s'éclipsa par la porte et les laissa.

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Ewaele
[infirmerie]

Il ne la croyait pas… Que faire que dire… Elle n’avait pas spécialement le choix, il fallait qu’elle se dévêtît pour faire voir la preuve… Mais voilà… Cela voulait dire retirer son corset… Elle baissa les yeux, ne se sentant pas d’humeur de se mettre à nu devant des yeux masculins et observateurs, bien que nu soit un bien grand mot… Elle soupira, son esprit cherchant comment lui faire voir cette petite tâche qui se trouvait en bas de ses reins, comme celle qu’il avait lui…

Il était là, elle lui parlait et les mots s’échappaient, on aurait dit des écharpes, un mantel, on aurait dit que l’hiver s’abattait comme ça tout d’un bloc des mots plombés de leur poids de folie… Comme un langage pressé un langage de condamné… D’un jour après l’autre jour d’après et d’autres jours trop bien trop pour ne pas comprendre qu’ils ne reviendraient plus, un foulard sur ses yeux à se couper du ciel à se faire noir profond noir froid noir peur et dans ce noir à terreurs rien que les mots les mots urgents les mots à dire sans faute sans faille sans perdre de temps sans ponctuation à cause du point ce point qui lui faisait peur parce qu’il serait final et qu’elle ne voulait pas de fin, des mots sans autre destination que la plus rapide.

De sa bouche… un soupir… Il y avait dans le frôlement de ses doigts, une courbure légère, les noces du miel et de la soie, la fragilité d’un papillon aux rives d’un bleuet… Il y avait lui…

Elle avait trop tant voyagé. Elle avait trop usé ses yeux à scruter sans comprendre pourquoi, pourquoi la route l’emportait vers son point de départ, jamais le même, toujours plus loin là où elle ne l’attendait pas. Elle avait trop tendu là le cou, trop tenté de percer des quatre points cardinaux le drapeau des désunis, ou peut-être seulement des désassortis. Il y avait, trompeur à faire semblant courage, à faire semblant bravoure, le sourire… de sa bouche...

…Sur son ventre elle laissa glisser sa main… un soupir… Il y avait là ce corset satiné qui enrobait ses rondeurs…En elle-femme… Il y avait lui… Elle délassait doucement… Une main… Un soupir… Elle fit demi-tour sur le ventre… Jamais trop femme… Toujours trop nue… Sa main tira une dernière fois et dénuda sa peau pour laisser entrevoir… apercevoir... Un soupir… Le corset glissa doucement, nonchalamment sur le côté… Elle le laissa choir au sol… Un soupir, la vérité sous ses yeux… Ses yeux a lui !

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Psyk
L'ambiance était pesante, sur le délicieux visage comtal, un sourire, un sourire tendu, forcé, drispé... Corenthine sortit discrètement, longeant les murs. Suivie de près par Shiska. Elle était devant lui, l'air sérieux, soucieuse. Ses mains défaisant doucement son corset, laissant appercevoir la claire couleur de sa peau. Le vêtement tomba, laissant apparaitre une tâche de naissance. Une petite surface de peau légèrement plus brune que le reste, en forme de dague...

PsyK n'en cru pas ses yeux. Il se leva, tira rapidement ses braies vers le bas jusqu'à mi-fesses, souleva sa chemise... La même tâche, au même endroit. Ce n'était pas la blessure alors qu'elles regardaient, mais cette tâche de naissance. PsyK n'y avait jamais porté attention avant aujourd'hui. Mais alors, alors... elle avait raison. Ils étaient frères et soeurs. Il rajusta ses braies, couvra le dos d'Ewa par pudeur et tomba a genou devant elle. Son regard dans le sien, qui voulait dire ce que même milles mots 'auraient pu exprimés. Il avait toujours su qu'un lien les unissait, mais ne savait pas lequel.

Il serra le deux mains de sa grande soeur dans les siennes. Il l'observait de haut en bas, comme s'il ne connaissait pas déjà chacun des plis de son visage, chaque courbe de son corps. Les larmes montaient à ses yeux, mais il les retenaient, pour ne pas montrer les larmes couler sur son visage.

Quelques secondes de silence s'écoulèrent que rien n'aurait pu déranger, pas même un tremblement de terre, tellement l'instant était féérique. Puis il plongeat dans les bras de sa grande soeur. Il passa ces bras autour de son dos et la serrait contre lui, comme pour fusionner, que les deux corps ne se quittent plus. Les larmes qu'il avait tenté de retenir s'écoulèrent sur sa joue. Il avait envie de crier, de rire... mais aucun son ne s'échappait, juste quelques mots murmurait à son oreille...

Ma soeur... Ma grande soeur... Je.. Je t'aime...
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