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[RP] Allégeances à Adrien Desage – la cérémonie

--Alissandre


Son parfum de rue la devança lorsqu'elle traversa le seuil gardé du château, sous le regard à la fois méprisant et admirateur d'une partie des gardes, auxquels elle retourna un sourire goguenard.
"Quoi ? Ca vous dérange ? J'ai le droit d'être là, mettez-vous la derrière l'oreille, mes gaillards ! Cette fois-ci, personne ne me coursera"; voilà en substance ce que son attitude hautaine et provocatrice laissait entendre. Un dernier jeté de mèches rousses pour achever le tableau et la Flamboyante s'enfonça dans la semi-obscurité des couloirs du Castel.

Trouver le lieu de la cérémonie n'était pas chose difficile : il n'y avait qu'à suivre soit le flux permanent de serviteurs en panique, soit le brouhaha des discussions qui s'entamaient, soit le doux fumet des vivres offerts, qui étaient la raison très précise de sa présence. La Féline ne crachait jamais, absolument jamais, sur de la nourriture offerte, et qui plus est aux frais du Comté. C'était le genre de cadeaux dont elle ne pouvait se passer.

Optant pour la discrétion, la Rousse pénétra à la suite d'un grand plateau, qui cachait tant bien son porteur que le petit gabarit de la jeune femme; elle en profita pour prélever habilement une pâtisserie, qu'elle enfourna tout de go : mmh, pas mal !
Puis elle se faufila parmi les gueux déjà dans la place et entama l'un de ses sports favoris : l'observation et l'écoute. Nul doute qu'elle glanerait ici plus de ragots et d'informations qu'en plusieurs jours à trainer dans les rues, alors pourquoi s'en priver ?

Ses yeux plissés se posèrent en tout premier lieu sur le Comte. Chose qui lui parût totalement insensée, il n'était pas gardé. Où donc étaient ses soldats ? Entendait-il rencontrer la foule sans se protéger ? La situation lui arracha un petit grognement moqueur : elle avait entendu dire qu'il était un ancien soldat, et qu'il avait participé à maintes croisades et bataille. Etait-il si plein gonflé d'orgueil et de suffisance pour se croire à l'abri du simple fait de sa réputation ? Ou peut-être pensait-il que cette drôle de femme couronnée suffirait à sa sauvegarde ?
Ils étaient idiots ces nobles. Avaient-ils oubliés qu'ils n'étaient que des hommes ? Prenez donc tous ces nobles rassemblés, avec leurs épées et leurs beaux atours, et mettez en face une foule de badauds excités et affamés, et les beaux atours ne seraient plus que charpies sur leurs jolis corps mutilés.
Un rictus de haine déforma furtivement les traits de la Féline, vite effacé par l'habitude. A quoi bon ? Elle n'était pas venue pour ce jeu-là, aujourd'hui.

Son regard continua sa ronde : là, une blonde fade, certainement pas une noble au vu de son pauvre attirail; là, un noble bougon et boudeur, visiblement un autre militaire. S'était-elle trompée ? Elle pensait qu'il s'agissait d'une cérémonie d'allégeance, pas d'un rassemblement de soldats et de leurs catins couronnées ! Un nouveau grognement lui échappa, attirant l'attention des gens autour d'elle. Elle soupira : mieux valait qu'elle se calme ou qu'elle reparte, elle n'était pas venue créer d'esclandres.
Un peu en retrait près du Comte se tenait une brune qui ne le quittait pas des yeux: la Rousse sourit, amusée. Comment ne pas reconnaître là le comportement d'une femelle amoureuse ?

Les entrées se succédaient, de plus en plus semblables : là, une autre Dame, et un autre Noble, et... ah, tiens, un messager avec un courrier, puis une autre, puis ...

La Rousse leva les yeux au ciel. Elle était arrivée bien trop tôt pour son propre bien.
Adriendesage
Attendrit fut le regard du Coms lorsqu'Ayena d'Alquines entra dans la salle, toute vêtue d'écarlate. S'il avait eu quelques hésitations à cet instant, l'apparition de la jeune femme les aurait toutes dissipées immédiatement. Elle était le vent qui balaie la brûme. Ainsi chassait-elle ses doutes. Adrien lui adressa un sourire discret, puis salua très courtoisement le Roy d'Armes qui venait de s'approcher.

"Bonjorn votre Altesse. Je vous remercie pour votre prévenance. Nous procéderons alors par ordre d'arrivée, car il me semble aussi peu confortable d'attendre d'éventuelles arrivées pendant trop longtemps. Si vous me permettez, avant de faire appeler le baron de Pérignan, y-a-t-il quelque chose de spécifique à propos de mon prédécesseur et qu'il soit bon que je sache? Doit-on lui remettre son fief de retraite en ce jour?"
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*En reconstruction*
Baron de Crussol & seigneur d'Alquines
Aelith
Stupide manque d'observation.

Toute occupée qu'elle était à refuser son propre mal, entièrement focalisée sur ce qu'elle prétendait vouloir ignorer, elle n'avait pas aperçu la canne qu'arborait l'Euphor. Bref froncement de sourcil alors que ses yeux glissaient à leur tour sur le soutien du Pair : elle connaissait trop bien les maux physiques pour ne pas savoir qu'ils masquaient admirablement bien les plaies à l'âme. Fierté contre douleur, tête haute contre genou à terre ; pour elle, les deux premières avaient trop souvent ployé sous la force des seconds, et si la flamboyance du Phénix était intacte, Augy ne pouvait ignorer la fatigue qui marquait encore ses traits. Au jeu de la souffrance, lequel des deux remportait la manche ?

Elle délaissa la canne, estimant qu'il était peu séant de s'attarder sur les faiblesses avérées ainsi qu'avouées d'un homme. Les mots s'échappèrent de ses lèvres alors qu'elle ne le regardait plus : c'est le creux de son oreille qui les recueillit alors, résonnant en elle tandis qu'elle portait machinalement la main au pendentif qui entourait délicatement son cou. Les deux médailles aristotéliciennes s'y trouvaient toujours : de mémoire, elle ne les avait jamais retirées.

D'une certaine façon, le Phénix avait vu juste. Ce sentiment d'exil qu'il avait cru deviner, cela faisait des années qu'elle le ressentait. Des siècles... Si Bourgogne était sa terre, elle en avait perdu les racines. Avec Auxerre, elle avait espéré les recréer. Avec la Froide, elle avait réussi. Mais si Bourgogne était sa terre, elle n'était plus sa famille depuis longtemps : la folie de son père et le mutisme de sa mère l'avaient laissé seule. Entière, c'est ainsi qu'elle s'était finalement considérée le jour de son anoblissement, face à la seule femme qu'elle pouvait affirmer admirer. Mais maintenant que la maladie la rongeait, creusant en elle, arrachant les racines fraîchement replantées, brûlant les premières pousses, elle ignorait où aller pour guérir.

Elle acquiesça donc, prenant exemple sur sa mère, n'ajoutant pas un mot. Un vague sourire éclairait pourtant son visage rasséréné : il y avait ce courant rassurant qui circulait entre elle et le Pair, courant auquel elle était peu habituée. Naturellement donc, elle accepta qu'il prit place à ses côtés, surprise certes qu'il ne préfère pas rejoindre des connaissances plus avérées, mais ignorant le manquement à l'étiquette que sa suzeraine, elle, ne manquerait justement pas de noter. Alors un glacial regard, sans doute, viendrait la frapper, sur le sens duquel elle se fourvoierait nécessairement, ignorante des sentiments que l'Euphor entretenait à l'égard de la Froide, ignorante des dispositions que cette dernière avait prises à l'égard du Phénix.


―Les cérémonies d'hommage bourguignonnes sont détestables, finit-elle par déclarer, les derniers mots du Pair lui ayant donné l'occasion d'enchaîner sur cette terre qu'elle aimait sans savoir lui appartenir.
―Du moins, les dernières auxquelles j'ai assisté. Les visages sont fermés, les gens impatients de quitter les lieux, les Ducs eux-mêmes semblent prendre un déplaisir certain au défilement de leurs vassaux... J'y ai rarement croisé un sourire. Ce voyage en Languedoc était une occasion rêvée de voir si l'herbe était plus verte ailleurs.

Au jeu des phrases qui n'en avaient pas l'air, mais qui charriaient plus de sens que le banal contexte dans lequel elles étaient prononcées, la Flamboyante avait finalement de quoi se défendre...
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Ingeburge
Un des péchés d'Ingeburge était indubitablement l'orgueil, quand celui-ci se parait de vanité, et, habituée qu'elle était en matière de cérémonies d'allégeance ou d'hommage, son petit laïus était plutôt bien rodé et généralement, nulle question ne venait à la suite de sa courte introduction puisque toujours, elle s'efforçait de balayer le plus largement possible la question. Aussi avait-elle escompté sur une rapide libération, histoire de pouvoir solennellement ouvrir la cérémonie et appeler le premier noble dans la foulée. Elle en fut pour ses frais car il y eut une question et une qu'elle n'avait pas prévue en ce qu'elle n'avait pas lieu d'être. Suffisance un jour, suffisance toujours.

Sans pour autant se démonter et même fouettée par ce sentiment de toute-puissance, elle indiqua :

— Votre prédécesseur a achevé son quatrième mandat de régnant après avoir marqué une pause entre celui-ci et les deux premiers. C'est d'ailleurs à la suite de ces quatre mois de règne qu'il a reçu le comté de Minerve. Il ne peut donc plus, ayant déjà été honoré, prétendre à un autre fief de retraite en Languedoc.

Et aussi honnête qu'elle se montrait sûre d'elle, elle ajouta, ayant en fait bien voulu commencer par une personne bien précise à laquelle elle avait fait mander un courrier personnalisé :
— En revanche, je vous avouerais que j'aurais souhaité appeler en premier la comtesse Cebyss mais comme celle-ci n'est encore présente, je n'ai pas cru bon aborder le sujet. En effet, la comtesse n'a pu recevoir son fief de retraite au terme de son propre mandat de feudataire en ce qu'elle ne pouvait prêter allégeance au comte du Languedoc puisqu'il s'agissait de son époux. Je l'ai bien prévenue qu'elle était tenue de se déplacer en personne puisqu'il s'agit d'un octroi mais pour l'heure, donc, nulle trace d'elle.

Tout, désormais, avait été communiqué, de cela, elle en était certaine. Alors, elle conclut :
— J'ouvrirai la cérémonie aussitôt qu'il vous siéra, Votre Grandeur.
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Cebyss
Ne pas être en retard, c’était le mot d’ordre de la journée… pourtant… Voilà qu’elle l’était…

Elle arriva seule devant la salle du Plaid. C’était un jour important pour la brunette, elle ne savait si son époux pourrait la rejoindre. Elle rentrait juste de Nîmes, ne l’avait pas croisé depuis des jours et n’avait eu que le temps de se préparer rapidement pour arriver au plutôt.

Et comme chaque fois qu’il était loin d’elle, elle tripotait nerveusement l’alliance sertie de grenat qui cerclait son annulaire gauche. Nerveuse elle l’était certes, de se présenter seule en ses lieux, nerveuse suite à quelques jours difficiles au Conseil, qui l’avaient plus que... Elle chassa ces pensées, évitant au possible de faire remonter la tempête qui s’était emparée d’elle.

C’est donc, les traits tirés que faisaient ressortir le pourpre de sa robe que Cebyss entra dans une salle déjà pleine. Les cérémonies d’allégeances attiraient toujours du public, ne serait-ce que pour entrapercevoir une jolie robe, un tissu précieux… Et puis la Noblesse… des têtes connues, bien connues, des sourires, un mot… d’autres inconnues, un salut.

Le Roy d’Armes en conversation avec le Comte, il semblait que la cérémonie était sur le point de commencer. La brunette s’avança, les salua et s’installa dans un coin, attendant son tour, torturant toujours l’anneau à son doigt…

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Actarius
Il avait donc pris place le Pair et avec une amabilité teintée de franchise ne tarda pas à répondre. A quoi bon mentir, faire miroiter de l'herbe verte, là où les terres étaient longtemps demeuraient en jachère, parsemées de mauvaise herbe. Les cérémonies ont longtemps été ainsi en Languedoc. Mais voyez cet homme... Discrètement sa main se tendit vers le comte ... Adrien Desage. Il incarne le renouveau. Si vous voyez ici des sourires, de la convivialité, ce sera peut-être qu'il règne en Languedoc comme un air de changement. Mais beaucoup reste encore à faire. Et de fait, le chemin à arpenter semblait fastidieux. Renouer le dialogue avec le peuple, briser cette éternelle tour d'ivoire, améliorer la défense du comté et donc trouver les moyens pour le faire... Le présent mandat s'annonçait haut en couleurs, difficile à gérer. Non pas que les précédents conseils avaient mal accompli leur office, mais il s'agissait désormais de faire autrement, de faire mieux, d'aller plus loin encore. S'il avait parlé d'un ton plutôt grave, il redevint un peu plus badin en reprenant la conversation. C'est un soldat de carrière, comme moi, un ami, un frère même. Intègre, juste et pur. Il n'a jamais pris part aux conflits de la noblesse, scindée en deux en Languedoc.

Vous connaissez peut-être la dame brune dans son ombre
, ajouta-t-il en observant la fiancée du Comte en place. Il s'agit d'Ayena d'Alquines. Elle était dame de la chambre royale lorsque j'étais Grand Chambellan, une femme bien aussi. Elle a quitté l'Artois pour s'établir en Languedoc et je gage que le mariage entre les deux ne devrait pas tarder. Regardez la manière dont elle l'observe. Et il sourit de plus belle non par moquerie, mais par sympathie. Comment aurait-il pu se rire d'une attitude qu'il se devait lui-même de contenir ? Soucieux de présenter à la Flamboyante tout ce petit monde d'Oc, il poursuivit. Vous voyez l'homme auquel il manque un bras ? Il s'agit du baron de Pérignan, Finubar Anar. Une ancienne figure de l'Ost également, un homme tout à fait respectable et très aimable. La dame qui l'a salué est la Comtesse de Pézénas, Alandrisse de Llortz. Longtemps exilée en Touraine, elle est revenue voilà près d'une année en Languedoc et en a géré la destinée durant deux mois. Il éluda volontairement l'aspect royal de cette dame, dont il s'éloignait de plus en plus en raison de certaines divergences d'opinion profondes. Nulle haine, nulle colère. Le respect demeurait, mais une certaine tension existait et se cristallisait autour d'un seul nom: Agnès de Carpadant. Le nom à éviter en présence du Phénix sous peine de devoir entendre sa profonde amertume quant à son ancien Grand Office tombé en décrépitude. Autant de raisons de changer rapidement de sujet et d'être soulagé à la vue de la Comtesse de Minerve.

Voici, Cebyss Acier. C'est une des perles du Languedoc. Une femme investie, douce, jamais énervée et surtout un commissaire au commerce d'exception. Elle est l'épouse de l'ancien comte, Klan Acier. On peut dire qu'elle est une grande figure du Languedoc, quand bien même elle est trop humble pour l'imaginer. Elle a également porté la couronne comtale l'an dernier. Et il poursuivit intarissable. Toutes ces personnes ont acquis leur noblesse par leur mérite, comme moi. Mais, glissa-t-il sur le ton de la plaisanterie, je vous rassure, nous assisterons sans bientôt à l'entrée des héritiers. Le Languedoc n'est pas épargné par la vague d'une nouvelle génération ambitieuse et active qui relèguera un jour ou l'autre les vieux comme moi aux oubliettes... Il le pensait bien que plaisantant et il le pensait avec un certain enthousiasme, car il estimait cette nouvelle génération prometteuse. Il faudrait canaliser certains élans, mais à cette précaution son coeur emporté, son sang bouillant, n'échapper pas non plus malgré l'expérience. Le Mendois n'en était que trop conscient, bien trop pour condamner certaines attitudes qu'il n'approuvait pas, mais dont il se rendait encore parfois coupable. De manière surprenante, il changea totalement de sujet.

Son regard teinté de Sienne se reporta sur la Flamboyante. Il vous faudra venir me rendre visite au Castel du Tournel, peut-être sur le chemin du retour. Plutôt que de faire escale à Mende, venez en mon Castel. Votre suzeraine et toute sa maisonnée y seront également les bienvenus. Ce sera l'occasion pour moi de bénéficier de quelques conseils pour mon écurie et pour vous celle de jouir du calme légendaire de la haute vallée du Lot. Ah ! Le murmure agréable de l'Olt occitan, le versant du Mont Lozère, les forêts à perte de vue. Il l'aimait sa Vicomté, mais cette perspective de calme ne suffirait peut-être pas à convaincre une dame qui préférait, sait-on jamais, l'agitation des villes. Aussi joua-t-il d'un argument un peu plus personnalisé. Le mutisme opposé à ses mots résonnait encore en lui comme un consentement à son idée pas tout à fait exacte. Avec plus de conviction encore, il estimait qu'elle souffrait du mal de l'exil, de mélancolie et il se trouvait justement qu'il avait sous la main, peut-être un remède. En bon samaritain spontané qu'il était, il n'hésita à le faire miroiter. On prête certaines vertus curatives aux eaux bénies de Bagnols, non loin du Castel. Bien des gens selon la légende ont guéri de nombreux maux dans ces sources, dont la plus illustre fut la soeur du roi Dagobert, Enimie... Enimie comme sa jeune fille emportée par les fièvres et pour laquelle les légendes n'avaient rien pu. Un prénom encore douloureux à prononcer, au point de voiler légèrement ces iris d'ocre clair.
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Absent jusqu'au lundi 14 mai
Adriendesage
Et l'un des défauts du Coms du Languedoc était une certaine forme d'espièglerie enfantine,et son regard en fut complètement teint après que la réponse d'Ingeburge fut suivie de l'entrée de Cebyss l'Acier. Ses lèvres s'étirèrent imperceptiblement. Adrien Desage avait trop de retenue dans les choses protocolaires pour armer sa réponse au Roy d'Armes d'une boutade, et ce fut sans doute heureux pour lui. Il se contenta de hocher la tête, accréditant parfaitement la supériorité de la Prinzessin au choses héraldiques et il ne s'en trouvait pas amoindrit. De façon toute naturelle, il désigna la comtesse de Minerve du menton et s'exclama à voix aussi basse que cela lui fut possible:

"Eh bien, je crois que nous pouvons commencer alors par l'ordre que vous aviez prévu. Je suis prêt!"

Il embrassa alors toute la salle du regard. Nombreux étaient les visages connus et amicaux. Il s'en félicita et affichait de ce fait un sourire cordial. A ses côtés, l'on préparait quelques présents que le coms avait fait porter pour ses vassaux, comme était-ce coutumier de le faire. Cette journée devait-être longue, sans doute, malgré toute la bonhommie que l'on peut y offrir.
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*En reconstruction*
Baron de Crussol & seigneur d'Alquines
Aelith
A chaque personnalité décrite, à chaque visage effleuré du regard, à chaque attitude aperçue depuis son poste d'observation, la Flamboyante associait une intonation du Phénix, de telle sorte que bientôt, les personnages qu'en savant dramaturge il racontait formaient sous ses yeux l'agréable pièce à laquelle, plus tôt, elle assistait sans vraiment la voir. De tous les noms prononcés, Augy n'en connaissait aucun, et si en d'autres occasions elle aurait sans doute rougi de ces lacunes avérées, elle était dans l'instant à l'évidence trop occupée à les combler pour s'attacher au vide qu'elles représentaient. Il y avait du respect dans les propos du Cœur d'Oc, et sans doute plus en quelques phrases qu'elle n'en avait jamais entendu dans toute sa vie. Acquiesçant régulièrement aux explications données, elle releva la précision sur l'âge avec un sourire amusé. Si la valeur n'attendait pas le nombre des années, le légendaire Phénix renaissait assez souvent de ses cendres pour garder au creux de ses plumes une éternelle jeunesse enviée.

Aussi changeante qu'un brasier, la conversation bifurqua sur un sujet auquel la Chambertin ne s'attendait pas, mais qu'elle affectionnait tout particulièrement. Une lueur dans ses yeux, une flammèche iridescente vint réchauffer ses traits pâles et tirés.


―Vous m'honorez, déclara-t-elle brièvement, son regard croisant les Siennes qui la surplombaient légèrement.
―Je ne sais quel est l'itinéraire envisagé par Son Altesse, mais je serais flattée de visiter vos terres et vos écuries, et bien sûr tout à fait disposée à vous apporter un quelconque conseil sur ce dernier point, si tant est que vous en ayez seulement le besoin.

Elle aurait sans doute enchaîné sur le sujet, intarissable ; elle en aurait parlé des heures, assommant le Vicomte du poids de ses mots tandis que, légère, elle aurait quitté le sol strictement terrestre pour voleter du côté des courants ascendants qui la poussaient vers d'autres niveaux. Le rappel, fugace mais réel, de la maladie qui la rongeait lui coupa les ailes ; elle y trouva pourtant un motif d'espoir. Le Phénix avait vu juste. Le cynisme perçant soudainement dans sa voix, elle quitta les yeux du Pair pour les porter plus loin, sans but réel.

―La plupart des médecins conseillent les inhalations de plantes, tandis que les prêtres n'enjoignent qu'à la prière. Certains conjurent de fuir l'humidité après avoir conseillé les bains de vapeur, d'autres soutiennent qu'il ne suffit que de quelques jours de repos pendant que d'autres encore assurent que seule une activité physique abondante est la réponse à tous les maux.

Pas une fois, elle ne s'était impliquée dans sa brève tirade. Pas un seul « je », pas le moindre « me », aucun pronom personnel, et pourtant tellement d'elle.

―Alors pourquoi pas Bagnols, conclut-elle finalement, happant au passage le léger changement d'intensité dans le regard du Pair. Cause ignorée, raison impossible à deviner, elle plissa légèrement les yeux, consciente que cette observation n'avait rien de séant. Curieuse pourtant, il fallait bien tenter sa chance :

―C'est un pan du passé que je n'ai pas le plaisir de connaître, et des légendes que je n'ai pas eu le loisir d'entendre..

Stephan lui paierait cher les heures passées hors des murs de l'hôtel particulier de son oncle, loin des leçons obligatoires et trop près de ses bras.
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Actarius
L'échange se poursuivait, se déroulait même comme un parfum déjà noirci par d'anciennes plumes. La Flamboyante avait quelque chose de familier et de lointain, elle avait le charme de la découverte, l'attrait du mystère. Sa compagnie devenait au fil des mots et des regards plus agréable à un homme qui avait ces derniers temps non seulement goûté à l'inimitié, à l'indifférence, mais aussi à la solitude imposée par ces poussées de fièvre qui avaient failli le mettre définitivement à terre. Il y avait aussi une forme de douceur, de respect, d'intérêt qui caressait une âme encore endolorie, un esprit, un orgueil encore blessés. Sans qu'il en eut conscience, sans qu'elle ne s'en rendit compte, elle était le parfait remède sur la voie de la renaissance.

Spontané, rasséréné, en confiance même, il se laissa porter par cette discussion et tendit une main aussi amicale que métaphorique à la Bourguignonne pour l'entraîner quelques siècles auparavant.
On dit que la jeune princesse était très pieuse. Elle se mettait au service des malades et des pauvres et vouait son temps au don de soi. Mais son statut lui imposa bientôt d'être mariée, ainsi que le devaient toutes les femmes de haut rang. Aussi son père lui imposa pléthore de prétendants. Aucun cependant ne lui plut. Trop attachée à sa vertu, trop soucieuse de conserver sa piété, son lien particulier avec le Très-Haut, elle en devint malheureuse au point d'implorer son seul Seigneur de l'aider. C'est ainsi qu'elle fut frappée par la lèpre et en perdit sa beauté. Les médicastres se succédèrent, mais échouèrent tous à la guérir, si bien qu'elle implora à nouveau le Tout-Puissant de lui venir en aide. Il aimait raconter cette histoire, qui l'avait à ce point touché qu'elle lui avait dicté le nom de sa défunte aînée. Et cela se sentait dans la ferveur dont chacune de ces paroles teintées d'oc étaient empreintes. Un ange lui apparut finalement, il lui indiqua la route du Gévaudan et le nom de la source à laquelle se rendre pour guérir. Mais lorsqu'elle y parvint, qu'elle s'y baigna, l'ange réapparut. C'était à Bagnols, là où l'avait guidé une dame de la région par erreur. Le séraphin lui expliqua alors où se trouvait la véritable source de Burle, puisque telle était son nom. Elle l'atteignit finalement et alors le miracle s'accomplit.

Léger sourire toujours accroché aux lèvres, il conclut son histoire. Je crois personnellement que sa guérison avait déjà commencé à Bagnols, car ce fut là qu'elle caressa la première fois et de manière tout à fait concrète l'espoir de guérir. Etrangement, le Coeur d'Oc souriait toujours, car toute cette légende, au fur et à mesure qu'il la dévoilait, lui rappelait avec encore plus d'intensité, la mort qui lui avait été la plus douloureuse de toute, celle de sa fille aînée. Cette émotion, parfaitement reconnaissable à toute personne qui avait vécu un deuil aussi terrible, se lisait dans ses yeux. Une étincelle, une lueur scintillant comme une marque de reconnaissance entre celles et ceux qui savaient cette souffrance.

La légende se poursuit encore, mais il n'est pas le lieu pour que je me répande trop longuement. Puis... L'aveu jaillit naturellement, sans retenue. Il ne connaissait pas, découvrait à peine la Maîtresse équine, pourtant, il lui livra une partie de sa vie. ... cette légende m'est encore une douleur, car elle me rappelle à quel point je tenais à la fille que j'ai perdue. Ses yeux abandonnèrent son interlocutrice pour le vague de la salle. Je l'avais appelée Enimie...
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Absent jusqu'au lundi 14 mai
Ingeburge
L'exclamation du comte du Languedoc entraîna chez Ingeburge une réaction en quatre temps. Ainsi, le premier retour fut purement ascensionnel puisqu'il se matérialisa par un haussement de l'un des deux sourcils déliés. Il y eut ensuite, deux secondes de réflexion, pour comprendre la signification réelle de cet envoi, sens qui lui parvint quand il faut associé à ce mouvement du menton fait pour lui indiquer quelque chose, ou plutôt quelqu'un, derrière elle. Ce fut pourquoi elle se retourna ensuite, afin et de voir qui lui était désigné et de constater qu'elle avait fort bien compris. Sa tête pivota donc légèrement mais suffisamment pour embrasser la Salle du Plaid du regard et elle remarqua que la comtesse de Minerve avait finalement fait son apparition; l'ordre voulu par elle pourrait donc être tenu. Et, hélas pour elle, hélas pour eux, elle vit tout autre chose. Le vicomte du Tournel était là, ce qui n'avait rien d'étonnant puisqu'il était convoqué et qu'il avait fait sa réapparition après des jours et des jours de silence. Aelith-Anna était également présente, ce qui n'était pas plus étonnant puisque celle-ci savait que sa suzeraine répugnait à apparaître dans le monde sans être accompagnée. Ce qui l'était en revanche, c'était qu'ils fussent tous deux l'un à côté de l'autre et à deviser à bâtons rompus. L'image lui fit perdre le fil de ses obligations, durant un court laps de temps et elle reporta son regard désincarné sur Adrien qui prêt, ainsi qu'il l'avait dit, à se lancer dans le ballet des allégeances. Les allégeances! Elle se reprit et indiqua :
— Nous commençons donc, Votre Grandeur. Merci.

Un salut de la tête plus tard, elle revint à son pupitre, pour se saisir de son caducée et, ainsi armée de l'un des attributs de sa charge de premier héraut de France, elle s'adressa à l'assemblée réunie :
— Nobles dames, nobles seigneurs et... autres, est désormais ouverte la cérémonie d'allégeances à Adrien Desage, trente-troisième comte du Languedoc. Les vassaux de la Couronne languedocienne seront appelés par mes soins, par ordre d'arrivée et seront invités à présenter leur serment à leur suzerain.

Elle eût pu parler d'avantage, malgré sa répugnance à débiter de longs discours, mais l'envie n'y était pas, elle ne pensait en fait qu'à ce qu'elle avait découvert. Et même s'il ne lui tardait guère de se trouver en tête-à-tête avec ses réflexions, elle n'était pas d'humeur à parler plus que de besoin. Aussi enchaîna-t-elle sans perdre de temps :
— Que s'avance dès à présent Sa Grandeur Cebyss l'Acier, pour sa prime allégeance pour les terres de Saissac octroyées suite à son mandat de comtesse du Languedoc.

Son devoir accompli, elle regagna diligemment son poste privilégié, se délestant de son caducée avant de se rasseoir. Placée comme elle l'était, elle pourrait tout entendre et tout voir des échanges entre Adrien et ses vassaux mais elle n'aurait guère plus que l'occasion d'observer les présents ayant pris siège dans la grande pièce. De ce qu'ils diraient, elle ne percevrait rien, si ce n'est qu'un vague murmure. Ainsi, elle devrait supporter le spectacle de l'Euphor s'entretenant avec sa vassale sans pouvoir rien distinguer de la teneur de leur discussion, elle assisterait à ce conciliabule sans rien en capter et ce serait comme en Touraine, lorsqu'elle avait vu, impuissante et intriguée, les vicomtes d'Aubusson et du Tournel dialoguer en bons camarades. Là aussi, de ce qu'elle pouvait en tirer, régnait une franche cordialité entre son tourmenteur et celle qui était censée être de son côté. Elle eût préféré mille fois que ces deux-là qui comptaient tant pour elle se détestassent comme en cet instant elle les détestait, Aelith-Anna pour cette trahison dont elle ignorait tout et lui, pour ce nouvel empiétement dans sa vie, ce nouvel envahissement dans son intimité. Oh ça oui, elle les verrait tant qu'ils seraient sous son nez. Mais ils seraient abondamment payés de retour car eux aussi ne pourraient que la voir et tous deux la connaissaient suffisamment bien pour savoir que ces prunelles froides qu'elle posait désormais sur eux portaient en elles les germes de la colère.

Le messager du vicomte de Rochefort d'Oc ne la divertit qu'un instant de sa fixe contemplation. Car elle y revint, quand elle eût réceptionné le pli, irritée par ce placement et la conversation qu'il suscitait. Maintenant qu'elle était revenue de son premier émoi, son ire se faisait plus précise et c'était plus Actarius qu'Aelith-Anna qu'elle blâmait car au premier elle avait de maintes et maintes fois commandé la prudence quand la seconde ignorait tout du drame noué entre sa suzeraine et son compagnon de bavardages. Manifestement, ce dernier ne voyait pas ce qu'il y avait d'inconvenant et de périlleux à s'afficher ainsi avec la vassale de celle qu'il poursuivait de ses assiduités.

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Asaliva
Saliva était rester dans le coin réserver aux gens de la rue depuis un moment déja,

elle avait entendu sans y préter intention tous se qui se disait,puis quand se tourna vers la porte pour partir, quand elle la vit:

La belle Dona Cebyss,Saliva était un peu inquiéte de la voir si pale,mais se dit que cela devait étre le stress.

Oui,Dona Cebyss noble de Coeur,noble dans l'Ame,une gentillesse et un caractére qui n'était plus a démontrer.

Si tout le monde pouvait lui ressembler,il n'y aurait aucun souci!

Une dona qui avec le temps avait demontrer que la noblesse n'était pas du a un titre,mais bien a une valeur et que celle-ci n'était pas donner a tout le monde.

Saliva sourit et attendit dans son coin,pour voir et entendre la suite,ésperant que cela se passerais bien pour Dona Cebyss.
Aelith
Non, en effet, c'était un pan du passé qu'elle ne connaissait pas.

Pour autant, elle ne s'était pas attendue à ce que le Cœur d'Oc dévoile une part du sien. Toute absorbée par la légende d'Enimie, toute admirative des raisons qui lui avaient fait refuser le long défilé des prétendants – celles de la Flamboyante étaient particulièrement différentes -, elle n'avait pas envisagé que la discussion prendrait un tour si personnel. Pourtant, elle lui avait à demi-mot avoué le mal qui la rongeait quelques instants plus tôt, mais ce dernier refusait si obstinément le silence qu'elle tentait de lui imposer qu'elle en venait doucement à considérer qu'il n'avait plus rien de personnel, ni de secret. Les violentes quintes de toux qui la prenaient parfois - en tout lieu, en toute situation – et qui laissaient sur ses mouchoirs de fines gouttelettes rouges manquaient fatalement de discrétion... Le deuil, en revanche, était une peine que l'on pouvait cacher avec une certaine habileté - si tant était que cette lueur apparue dans les yeux du Pair pouvait être cachée.

Elle quitta le Phénix des yeux lorsque l'aveu eut lieu : s'il était peu séant de s'attarder sur la canne qui l'accompagnait, elle concevait encore moins de l'observer en cet instant qui n'appartenait finalement qu'à lui. Car c'était ainsi qu'elle envisageait la perte d'un être cher : comme quelque chose d'infiniment personnel. On pouvait tenter de comprendre : on ne comprenait pas. On pouvait tenter de compatir : on ne compatissais jamais assez. On pouvait tenter de consoler : on ne faisait qu'accentuer l'absence.

L'habitude lui fit à nouveau effleurer les deux médailles aristotéliciennes qui pendaient à son cou : celle de feu son père, couplée à la sienne. Elle avait perdu son géniteur, il avait perdu la chair de sa chair. A combien d'années lumières d'écart cela les menait ? Elle restait petite fille ; il était homme depuis longtemps. Et à ce titre, sa compagnie avait quelque chose de rassurant que, jusqu'alors, la Chambertin n'avait pas encore perçu.


―J'aurais aimé la rencontrer..., déclara finalement la jeune femme, à voix si basse que la phrase ne fut que murmure. Elle y mit pourtant toute la chaleur dont elle était capable, sachant pourtant pertinemment que cela ne serait pas suffisant.

Rien n'était suffisant.

Au même instant, elle aperçut le regard glacé de sa suzeraine. Au même instant, la cérémonie commença...

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Cebyss
Son regard se perdait dans la salle, tournant toujours nerveusement l’anneau autour de son doigt. Elle était à ses pensées, mêlées d’inquiétudes et de colères ces derniers temps, quand elle fut rappelée à la réalité par une phrase qui retentit au-dessus du brouhaha général.

Citation:
Que s'avance dès à présent Sa Grandeur Cebyss l'Acier, pour sa prime allégeance pour les terres de Saissac octroyées suite à son mandat de comtesse du Languedoc.


Elle sursauta… C’était donc par elle que s’ouvrait « le bal »… Elle s’avança timidement devant Sa Grandeur, qu’elle croisait pourtant chaque jour au château, mais à situation particulière… sentiments particuliers…

Elle s’avança donc et s’inclina dans une basse révérence devant le Comte du Languedoc.

Votre Grandeur…

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Jehanne_elissa
Depuis les octrois à Saint-Félix, il s'était passé bien des choses dans l'esprit et le cœur de Jehanne. La confrontation de la mort, le deuil, même si on les vit plusieurs fois dans une vie, ont toujours la même puissance... On pleure, une fois seul, on réfléchit, on pense à l'être parti, on pense à tous ceux pour la vie desquels on craint, on pense à tous ceux qu'on aime plus que tout.

Et puis, quand on a un fond optimiste comme celui de Jehanne, on se dit que la vie continue, que la seule ombre au tableau, c'est qu'Adrian n'est pas là. Qu'Adrian Fauconnier, fiancé attendu, fiancé espéré, se fait attendre, se fait espérer, encore et encore. C'était drôle, que le Comte du Languedoc, à qui elle prêterait allégeance (et mon dieu, cela faisait bien longtemps qu'elle ne s'était pas présentée à une cérémonie d'allégeances !), s'appelle Adrien. Il en fallait peu.

La rouquine était vêtue de pourpre. Sur les épaules, une pelisse de menu vair grisait l'ensemble... Le deuil était ostensible, en dépit d'un sourire sur ses lèvres : le bonheur de retrouver le château comtal, de retrouver une vie publique, d'être après tant de mois avec ceux qu'elle aimait. Son fond irrémédiablement enjoué.

Lorsqu'elle franchit les portes de la salle de plaid, elle était bien accompagnée...

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Ayena
Certes, Ayena n'avait d'yeux que pour son fiancé, quoique à distance de lui. Sur son bout de banc, bien inconfortable, elle ne manquait rien de ce qui se passait auprès de son futur époux, gardant tout en même temps un œil sur le reste de la salle : une femme fait mille choses en même temps, c'est bien connu.
Trente trois. Il était le trente troisième. C'était un bon nombre, bien équilibré, bien symétrique. Bien double, aussi. Elle y vit un bon présage et un signe du très Haut, qui, dans sa mansuétude, avait sans aucun doute choisit se nombre en connaissance de cause.

La Froide appela alors la première à prêter allégeance. Cebyss, actuelle Commissaire au Commerce. Femme qui avait pris en grippe Ayena dès le début, au grand damne de cette dernière qui n'en comprenait pas les raisons. D'autant plus qu'elle entendait autour d'elle chacun chanter les louanges de cette femme aimable, douce et joyeuse. Tout le contraire de la relation qu'elle entretenait avec Ayena. Comme quoi, les atomes ne sont pas toujours crochus entre deux femmes qui sans nulles doutes avaient les même qualités sociales. Encore une volonté de Dieu, ça. Sacré coco, lui.
D'Alquines, bien droite sur son banc, ne perdait pas une miette de ce qui se déroulait : son Adrien allait recevoir une allégeance. La première. Ca devait faire bizarre, tout ça... Pourvu qu'il ne choisisse pas le baiser vassalique et se contente de l'accolade !

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