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[RP]" Au fil de l'épée", la forge d'Horloger

Horloger


Horlo sourit à Cbx, et donna un tour de clé à la porte de sa forge; la nuit tombait de plus en plus tôt, et le vent glacial qui n'avait pas cessé de souffler de la journée redoubla de force, obligeant à fermer chemises et mantels jusqu'en haut. Il mit la clé dans sa poche, et, serrant la main de Cbx, lui dit:

"Aucun souci, Cbx; tu me diras lorsque tu en auras besoin. Attention à ne pas t'envoler en rentrant!"

Horlo plaqua sa besace contre lui, et, courbant la tête face au vent qui mugissait, il remonta la ruelle menant chez Matou et lui. Même si la forge donnait chaud, il avait tout de même hâte de rentrer chez lui, et de profiter du feu sans avoir à travailler avec...
Horloger


En cette froide et humide journée de la fin novembre, Horlo avait décidé de forger quelques couteaux. Il était parti de la maison, remontant au maximum sa chemise sur son cou; il songeait qu'il ne tarderait certainement pas à aller voir Amy afin qu'elle lui confectionne un vêtement plus chaud. Il ne savait pas encore quoi; il verrait avec elle.
Arrivé devant sa forge, il sortit la clé de sa besace; et l'introduisit dans la serrure. Le déclic familier le fit sourire. Il aimait son métier, et cet endroit.
Il se hâta de refermer la porte, décrocha son tablier de cuir suspendu à une patère, et l'enfila. Puis il mit en route sa forge; il laissa prendre le feu, et activa ensuite un soufflet qui attisait lzq flammes. Il vérifia que le seau était encore plein d'eau pour la trempe, et commença à mettre quelques fers au feu. Il surveillait leur montée en température du coin de l'oeil, et en même temps, faisait un peu de nettoyage. Il tournait le dos à la porte lorsqu'il l'entendit s'ouvrir; il sentit en même temps le vent glacial entrer. Il se retourna, et resta cloué sur place par la vision; un homme en rouge, encagoulé, se tenait sur le seuil; au bout de son bras pendait une hache. Au premier coup d'oeil, presque instinctivement, Horloger remarqua la largeur inhabituelle de la lame; pas le genre de hache utilisée pour couper du bois. Il avait immédiatement fait le rapprochement avec celui dont Matou lui avait parlé; le Bourreau Rouge. L'homme se tenait dans l'encadrement de la porte; indécis...il fit un pas en avant, et referma.
Horlo s'approcha de lui, et dit:


"Bien le bonjour, Messire...merci d'avoir fermé la porte; je ne compte pas chauffer dehors!"

Disant cela, il montrait la forge où les fers rougissaient.

"Que puis-je pour vous?"
Matouminou


Matou avait un petit moment devant elle, elle décida alors de faire une petite visite à Horloger. Elle coupa par la place du marché et en profita pour saluer quelques connaissances. Il y avait peu de monde. Le froid incitait les gens à rester chez eux. Elle arriva en vue de la forge et admira l'enseigne fabriquée par Horloger lui même et qui était du plus bel effet. Elle entra, pensant trouver Horloger seul mais non, il y avait quelqu'un et pas n'importe qui: Le Bourreau Rouge. Décidément, elle trouvait qu'il était beaucoup dans les parages en ce moment. Elle sentit son coeur s'accélérer, c'était plus fort qu'elle, elle le trouvait très impressionnant et il lui faisait peur depuis le début. Cependant, elle réussit à faire bonne figure et même à le saluer d'un petit sourire qu'elle espérait le moins crispé possible. Puis, elle se dirigea vers Horloger et l'embrassa tendrement:

Bonjour mon amour, je ne vais pas te déranger très longtemps...à vrai dire, je venais te complimenter pour le seau que tu m'as confectionné....il est solide et convient à merveille pour le lait de mes vaches....voilà..ça c'est une chose...Ensuite....

Elle se tourna vers le Bourreau et lui dit:

je vous prie de m'excuser, je n'en ai pas pour longtemps...

Elle reprit:

Ensuite, j'aimerais te passer une commande de couteaux...enfin d'un couteau...ce n'est pas pressé mais je préfère te le dire à l'avance pour que tu puisses organiser ton travail....

Elle allait prendre congé, lorsqu'elle se souvint de quelque chose, elle regarda le l'homme tout de rouge vêtu et lui demanda:

N'est-ce point vous que j'ai vu dans ce quartier mal famé de Fécamp? Je discutais avec une petite vieille....

_________________
Horloger


Le Bourreau observa les fers qui étaient au feu. Il se rappelait certaines tortures, qu'il avait infligées avec des fers semblables, rougis et passés devant les yeux, par exemple, pour rendre les gens aveugles...ou bien ceux qu'il avait employés pour marquer certains scélérats sur l'épaule, ou le front...
Il se tourna vers Horloger, et, exhibant sa hache, dit:


"J'aimerais la faire affûter. Mon aide est introuvable; il m'avait dit qu'il s'en chargerait, mais il a disparu depuis quelques jours..."

Horloger prit la hache; elle pesait son poids. Il sortit les fers du feu, et les laissa refroidir; pendant ce temps, il plaça la lame de la hache dans le feu, et attendit qu'elle commence à rougir; il sur alors qu'elle était détrempée. Il la sortit progressivement du feu, et la laissa refroidir quelques minutes hors de la flamme. Pendant ce temps, il martelait les fers, afin de commencer à les forger en couteaux. Il avait changé son champ, et s'était lancé dans l'élevage de moutons; il aurait besoin de couteaux, et il comptait bien faire mentir le dicton, qui disait que les cordonniers étaient les plus mal chaussés.
Tout en martelant le métal, il jetait un oeil de temps à autre à la lame; puis au bourreau. Celui-ci, impavide, le regardait travailler. Des étincelles jaillissaient du métal à chaque coup de marteau, et la forge, telle une gueule énorme, crachait ses flammes.
Il posa ses fers à refroidir, et passa sa main au-dessus de la lame de la hache. Celle-ci était tiède; il allait pouvoir l'affûter. Il la serra dans son étau, et, trempant sa pierre à affûter dans l'eau, il entreprit de redonner le tranchant au fil de la hache, passant la pierre alternativement d'un côté, puis de l'autre. De temps à autre, il posait le pouce sur le fil, et, perpendiculairement, en éprouvait le tranchant. Encore quelques coups de pierre...il saisit un chiffon, et essuya la lame. Il l'observa; elle semblait bien affûtée. Il prit un morceau de ficelle qu'il passa sur la lame; elle se coupa net. Il n'y avait plus qu'à retremper la lame. Il la posa au feu, et observait la couleur, lorsque la porte s'ouvrit. Il sourit, heureux de voir Matou; elle le félicita pour les seaux, avant de se rendre compte de la présence du Bourreau; celui-ci avait suivi Horlo près de la forge, et observait la lame en train de rougir, comme fasciné.
Horlo rendit son baiser à Matou, et, souriant, lui dit:


"Je suis heureux que mes seaux ne fuient pas à la première utilisation...mais il faut aussi remercier le charpentier qui les a construits! Et pour les couteaux, justement, j'étais en train de les forger lorsque le bourreau est entré...je lui ai affûté sa hache."

Il s'effaça; et vit tout de suite que Matou était impressionnée par le bourreau. Il avait mauvaise réputation, certes, mais sûrement pas un mauvais bougre...Matou se reprit sur-le-champ, et dit, se tournant vers le bourreau:

Matou a écrit:
N'est-ce point vous que j'ai vu dans ce quartier mal famé de Fécamp? Je discutais avec une petite vieille....


Horloger regarda le bourreau, puis sa lame; il se dit qu'elle serait bientôt à bonne température.


--Lebourreaurouge


Le Bourreau Rouge regardait la lame plongée dans les braises incandescentes. Le spectacle du feu, de la forge, était tout nouveau pour lui, et il observait comment Horloger s'y prenait pour marteler le métal, afin de lui donner la forme voulue. Il fut sorti de sa contemplation par la jeune femme; la compagne du forgeron.

Matou a écrit:
N'est-ce point vous que j'ai vu dans ce quartier mal famé de Fécamp? Je discutais avec une petite vieille....


Il leva les yeux, et fit signe affirmativement de la tête.


"Si, c'est moi, en effet..."

Il se racla la gorge, se souvenant être sorti d'une maison de passe, et poursuivit:

"J'étais à la recherche de mon aide, Heptoilabas...il a mystérieusement disparu, lui aussi; quasiment en même temps que le chapardeur! Ce doit être une coincidence, mais...décidément, il s'en passe de drôles, ici!"

Horloger leva la tête, et acquiesca.

"C'est le moins qu'on puisse dire! Deux disparitions presque coup sur coup..."

Le Bourreau le vit alors retirer prestement la lame des braises, et la plonger le plus vite possible dans un seau plein d'eau. Immédiatement, un nuage de vapeur s'éleva dans un chuintement; il vit qu'Horlo maintenait la lame immergée, tant que la vapeur s'échappait. Quelques instants plus tard, il la ressortit; l'essuya avec un chiffon, et passa sur la lame encore chaude du suif, afin qu'elle ne rouille pas. Horlo tendit ensuite la hache au Bourreau, en disant:

"Voilà, elle est comme neuve. Dix écus, Messire, je vous prie."

Tandis qu'il ouvrait sa bourse pour y chercher les pièces, Le Bourreau Rouge réfléchissait. Il sourit à la compagne du forgeron, et dit:

"Est-ce indiscret de vous demander ce que vous faisiez là-bas, dans ce quartier sordide de Fécamp?"

Puis il tendit les pièces à Horloger, et tandis que ce dernier les jetait dans une boîte en fer, au coin de l'établi, le Bourreau observa la lame, l'éprouva du pouce, et, souriant, dit:

"Joli travail, Messire...je vous ferai connaître!"



























Matouminou


Matou observa, fascinée, la dextérité avec laquelle Horloger manipulait la lame. Il la plongea dans les braises puis la posa sur l'enclume et la martela. Des étincelles jaillissaient et le spectacle était beau.
Le bourreau la regarda et confirma que c'était bien lui qu'elle avait vu puis il ajouta:


"J'étais à la recherche de mon aide, Heptoilabas...il a mystérieusement disparu, lui aussi; quasiment en même temps que le chapardeur! Ce doit être une coincidence, mais...décidément, il s'en passe de drôles, ici!
Puis, il ajouta:
Est-ce indiscret de vous demander ce que vous faisiez là-bas, dans ce quartier sordide de Fécamp?"

Matou le regarda avec un petit sourire. Il était toujours aussi impressionnant mais en discutant avec lui, elle commençait à le trouver plus humain. Elle laissa passer un petit moment avant de lui répondre. Horloger avait plongé la lame dans un seau d'eau et un nuage de vapeur s'était élevé.
Elle s'arracha à ce spectacle et lui répondit:


Ce que je faisais dans ce quartier? un promenade de santé!! non, plus sérieusement, je suis chargée de retrouver le chapardeur....et je me renseignais un peu....

Horloger tendit la lame à l'homme qui le remercia et le paya. Matou vit qu'il était satisfait. Elle sourit, fière de son compagnon:

Joli travail mon coeur, en effet! Bien...je vais vous laisser...le devoir m'appelle...

Elle salua le Bourreau avec un petit sourire, lui souhaitant une bonne journée, puis embrassa tendrement Horloger. Elle avait encore pas mal de choses à faire. Elle ne pouvait guère s'attarder plus longtemps. Elle se dirigea vers la sortie.

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Horloger


Le Bourreau était sorti, emportant sa hache et ses secrets. Horlo était retourné à la forge; il avait des couteaux à faire, à la demande du maire. La forge était une bénédiction, par ce froid; certes, il s'y fatiguait, et suait sang et eau, mais il aimait son métier. Il aimait ce mariage du feu, du fer et de l'eau; sa forge contrastait avec l'hiver qui s'annonçait. Dehors, le temps était glacial; la brise marine s'était levée, et pénétrait jusqu'aux os. Il il appréciait la chaleur de la forge, même si cet été, il penserait autrement...il sourit. A chaque saison ses avantages et ses inconvénients...
Il retira les fers du feu, et les martela. D'abord, le méplat du manche, puis la lame. Il avait ramené du bois de pommier, dont il avait coupé les branches cet été. Il en avait gardé quelques petits morceaux. Le temps que le couteau refroidisse, il en tailla deux morceaux plats et arrondis à une extrémité, et prépara quelques rivets sur l'enclume. Puis il assembla les morceaux de bois sur le manche, de part et d'autre, et les riveta. Ainsi, le couteau serait plus agréable à manier; par ce froid, le manche en fer gelait rapidement les doigts; il préférait y adjoindre du bois.
Il posa les couteaux terminés sur son établi, et enleva son tablier. demain, il vérifierait le fil de la lame. Il suspendit son tablier derrière la porte de la forge, jeta de l'eau sur les dernières braises, et sortit. Le froid le saisit, il remontat son col, et, après avoir fermé son atelier, remonta vers la maison.
Matouminou


Matou avait trouvé sur le marché un vendeur d'affiches. Elle aimait les parchemins. Un jour, alors qu'elle n'était encore qu'une enfant, elle était allée voir comment on les fabriquait. On lui avait expliqué que les peaux de chêvres ou de moutons subissaient déjà un traitement pour ne pas pourrir. Après les avoir dégraissé, on les trempait dans un bain de chaux. Elle se souvenait de l'odeur qui l'avait un peu écoeurée. L'artisan avait ensuite montré comment il raclait la peau avec un couteau pour bien enlever tous les poils. Puis, il les avait polies et blanchies avec une pierre ponce et de la poudre de craie. Il avait enfin procédé à la découpe en feuilles plus ou moins fines. Elle avait admiré son adresse et la minutie de son geste. Il lui avait offert un parchemin sur lequel il avait tracé son prénom avec une plume. Elle l'entendait encore lui dire:

Le parchemin est très résistant et quand tu seras une vieille dame...tu regarderas ce parchemin et qui sait...l'envie te prendra d'écrire ta vie....tu le donneras à tes enfants qui eux-même le transmettront aux leurs....

Elle l'avait toujours...
Elle fouilla parmi les parchemins et tomba sur un qui lui sembla bien intéressant...Il représentait les outils d'un forgeron. Elle le trouva splendide et décida de l'acheter pour la forge de son compagnon. Le marchand en voulait un prix assez élevé...elle réussit à le faire descendre de quelques écus. Il le lui roula et contente de son achat elle partit en direction de la forge d'Horloger. Elle arriva devant la porte qui était fermée à clé. Heureusement; elle avait un double. Elle entra dans l'atelier et nota l'ordre qui y régnait. Elle déposa le parchemin sur la table. Celle où Horloger mettait habituellement les objets finis, en attente d'être récupérés par ceux qui les avaient commandés. Elle le déroula et l'observa attentivement. Il serait très bien sur un des murs. Elle espérait qu'il lui plairait.




Elle écrivit au dos un petit mot:

pour toi, mon coeur, juste pour le plaisir de te faire plaisir....je t'aime...Matou

Elle attendit que l'encre soit sèche et l'enroula de nouveau. Horloger le découvrirait la prochaine fois qu'il viendrait dans sa forge.

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Vaivai
vaivai entra dans la forge de Horlo....

ééééh Horlooooooooo, alors comment ça va??? ton commerce marche bien???? bon suis venu pour une épée, à quel prix tu me ferais ça l ami?? elle devra etre legere et equilibrée surtout, d accord??? bon ben te laisse continuer à tapper sur ton enclume, à la prochaine Horlo
Horloger


Horloger n'était pas venu depuis longtemps à sa forge, et cela lui manquait. La nouvelle loi martiale, avec ses restrictions, demandait plus de temps pour la douane; plus de vérifications, et cela empiétait sur son artisanat. De plus, Matou et lui avaient accepté de faire partie d'un corps d'armes destiné à défendre la ville, et ils étaient bloqués jusqu'au soir. Heureusement, cela semblait se détendre, et ils avaient recommencé à travailler chez les uns et chez les autres depuis quelques jours. La période de Noel était passée; et Horlo, ce matin-là, songeait en souriant à la poupée de chiffon que Mahaut avait eue en cadeau. Elle se l'était tout de suite appropriée, en faisant son doudou...
Il tourna la clef dans la serrure, et l'odeur familière de la forge le fit sourire. Il referma, et mit en route le feu. Il était en train d'enfiler son tablier de cuir lorsqu'il vit le parchemin sur la table, avec le petit mot. Il sourit encore, et songea qu'il avait de la chance d'être avec Matou. Il était en train de fixer le parchemin sur le mur, lorsque la porte de la forge s'ouvrit.
Horlo se retourna, et vit avec plaisir entrer Vaivai. Après lui avoir serré la main, celui-ci lui dit:


Vaivai a écrit:
ééééh Horlooooooooo, alors comment ça va??? ton commerce marche bien???? bon suis venu pour une épée, à quel prix tu me ferais ça l ami?? elle devra etre legere et equilibrée surtout, d accord???


Horlo se pencha sur ses tarifs, et s'apprêtait à repondre à Vaivai, lorsqu'il vit que celui-ci était déjà reparti. Il reprit ses parchemins, et calcula un prix pour lui; puis il roula le parchemin, l'accrocha à un pigeon, et le lui envoya. Il avait l'intention de faire quelques seaux aujourd'hui, histoire d'en avoir un peu d'avance.


Vaivai
vaivai avait reçu la missive d'Horlo et decida de passer à sa forge, mais une fois de plus la porte etait fermée, il décidé de glisser son parchemin dessous la porte avec ceci..............

mon ami Horlo, j ai bien reçu ta proposition et je te prends de ce fait une épée, par contre pourrais tu me graver un corbeau sur le milieu de la lame??? merci et bonne continuation
Horloger


Horloger avait trouvé le message de Vaivai. Il sourit; il prendrait plaisir à personnaliser l'épée pour lui. Il était en train d'achever la forge de l'épée; justement; la lame en avait été trempée, puis revenue; il avait également achevé les décorations. Il enroula une bandelette de cuir autour de la poignée, du pommeau jusqu'à la garde; puis il laissa l'épée refroidir. Demain, il n'aurait plus qu'à la donner à Vaivai.



Il laissa mourir les braises, enleva son tablier de cuir, qu'il suspendit derrière la porte, puis sortit, en refermant sa forge. Demain, il lui faudrait faire quelques couteaux pour ses moutons; il n'en avait plus d'avance.
pnj
Farnore passait devant la forgerie et se dit qu'il serait aimable et sympathique d'aller saluer Horloger , il entra donc et dit :

Horlo je passait pour savoir comment tu allais ? Je ne te dérange pas au moins ?
Victorine
Une loi martiale en Normandie ... Lucie n'en avait appris l'existence qu'une fois sur place. Elle avait frémit à l'idée qu'elle aurait aussi bien pu se faire trucider en route, sans préavis. Les routes n'étaient déjà guère sûres, voila que les armées se mettaient à attaquer les civils. Ni en Artois, ni en Flandres, on n'avait prévenu les voyageurs. Même l'AAP était muette. Les routes, ces derniers temps, s'étaient abîmées, et les informations ne circulaient plus aussi bien qu'autrefois. Moins de courageux pour parcourir les chemins cabossés ...

Elle avait réussi à se faufiler jusqu'à Fécamp, où elle avait passé d'agréables moments en taverne, avec une compagnie de fous joyeux. Mais d'autres projets l'attendaient. Elle reprenait la route, une fois encore. Lucie avait à peine quinze ans, mais elle ouvrait sur le monde de grands yeux curieux. Bien des choses l'inquiétaient, bien des injustices ... La politique, en Flandres tout du moins, était pourrie par les ambitieux et les assoiffés de pouvoir et de sang. Jamais elle ne s'abaisserait à mettre de l'eau dans son vin pour récolter des voix. Partir, jouir de sa liberté, vivre chaque minute. Et revenir un jour, plus forte, mieux armée, bien entourée.

Au petit jour, paquetage prêt, elle repéra l'enseigne d'un forgeron. Elle y ferait réparer son couteau. Seule arme qu'elle pouvait encore porter à cette heure. Un couteau de bonne facture, avec un joli manche en bois de buis, mais qui avait souffert d'avoir coupé n'importe quoi et n'importe qui sur divers campements.

Elle s'approcha, méfiante. Son cheval la suivait, au bout des rênes qui pendaient, lâches.
Horloger


Horloger était sur le pas de la porte, lorsqu'il vit arriver une vieille connaissance. Il ne le reconnut pas, de prime abord. Ce n'est que lorsque l'homme s'approcha, qu'il reconnut ses traits. Farnore était passé par Fécamp.
Horloger lui tendit la main, et l'invita à visiter sa forge. Farnore parcourut d'un coup d'oeil l'atelier; Horlo s'apprêtait à fermer. Il laissa Farnore visiter son lieu de travail, puis prit de ses nouvelles. C'est au moment où ils se séparaient que Horlo vit une jeune fille approcher. Il lui semblait elle aussi la reconnaître; elle était en taverne la veille au soir. Sans un mot, elle lui tendit un couteau à affûter. Horlo le prit; un couteau ancien, de qualité.
Il passa une pierre sous l'eau, et entreprit d'aiguiser la lame. Celle-ci avait dû servir à maintes reprises, mais l'acier était d'excellente qualité. En quelques minutes, le couteau recouvra son tranchant d'origine. Horloger le tendit à la jeune fille.
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