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[RP] Un écrin pour mes joyaux.

Finn
Eh bien voilà, suffisait de le demander gentiment.

Les prunelles rivées sur l'huis désespérément clos de la chambrée, l'Irlandais accusa d'un gémissement éraillé la griffure sur sa joue.


- « mMMHAAÏÏÏMmhhh... »

Les mouvements du poivre et sel se muèrent alors en ruades rageuses, malgré la couche d'acier qui l'entravait et sonnait à double carillon. Au tohu-bohu se mêla une claque sonore et foncièrement gratuite sur la fesse de l'Archiblonde.

- « Ah. Vous-en-voulez-encore. Vous-la-voulez-dans-l'ECRIN- ! », lâcha un Finn consterné par ses propres insanités sur un ton tout sauf naturel.

Les paupières tombèrent sur ses mirettes comme autant de voiles pudiques sur l'action présente.

Qu'il se magne, et vite...

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Astana
Bim. Les yeux ronds comme des billes sous la claque lancée. La surprise est telle que la cavalière part en avant, les deux mains tombant de chaque côté du museau de sa monture. Ah ouais ?! Puisqu'il ferme les yeux, elle rumine sa vengeance, se redresse vivement en l'empoignant par le bras pour qu'il suive le mouvement. Et dans un élan de pure sournoiserie, sans scrupules, Astana le pousse contre le mur.

Oh yeah, big daddy !


Ha, ha. Le séjour chez les Anglois n'aura pas servi à rien tout compte fait. Le corps de la scandinave s'entrechoque dès lors contre le buste de l'Irlandais dans un bruit étrange, tandis que la dextre frappe derechef la paroi. On essaie de masquer comme on peut.


Prenez-moi contre le MUR !

Elle accorde son dernier mot avec un gémissement couplé d'une sorte de soupir pseudo fiévreux, les yeux rivés vers la lourde.

Qu'est-ce que tu fous ?



* Oh oui, grand papa !
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Finn
Le harnois de facture ritale frappa sans ménagement la fine cloison en torchis sous le grognement colérique de son porteur.

- « Comment osez-v.. », siffla-t-il alors que l'enchaînement fatale n'était qu'à peine amorcé.

L'expression déjà fort peu enjouée se contracta en une grimace terrible lorsque l'affront fut consommé.

De l'Anglois !

- « Bitch.* »

Le duo enfiévré de culbuteurs compulsifs mitoyens s'était tu, probablement médusé par la sauvagerie sans égale de leurs voisins de palier. La paume mercenaire les nargua d'ailleurs d'un prodigieux coup à travers la cloison tandis que la silhouette nerveuse se pressait contre la cuirasse d'un misogyne acculé. Sentiment délictueux d'y trouver un certain confort, voire un certain plaisir, aussi vite ravalé.

Le Gaélique s'empara tout aussi violemment de l'étreinte et saisit la tigresse à la taille dans une manœuvre visant à échanger sa place. Les deux simulateurs roulèrent contre le mur dont il aurait pu craindre le délitement s'il s'en était soucié un seul instant. Le bouquet de fil hyalins machinalement agrippé, il se mit à jouer du poing contre le mur à quelques doigts du visage de l'Ecrin. Futile exutoire d'une patience mise à rude épreuve par l'attente que lui imposait leur larron.


- « Je chens qu'cha vieeeennnnt.. ! », s'écria-t-il en serrant les mâchoires, la hargne au bout du couteau.


*Garce
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Astana
Crâne faisant corps à corps avec le mur. La crinière ainsi prise de force, à moitié violée par des mains qui lui sont tout à fait étrangères, la Danoise se surprend à pousser un râle des plus sincères. Plaisir coupable qu'un deuxième râle des plus exagérés s'empresse de feindre, pour se couvrir. Son bourreau enrage mais ne démord ni ne déroge à la scène supposée se dérouler entre les amants détestables. Pris au jeu. L'Écrin pousse le vice un peu plus loin, dans l'éventualité où l'assassin de sosie déciderait de se pointer à ce moment-là. Une jambe s'élève pour flirter avec le flanc droit et cuirassé de l'Irlandais, presque jusqu'à s'enrouler autour de son bassin. L'espace d'un instant.

J'aimerais que cette étreinte dure toujouuuuurs !

Le rire nerveux qui se pointe avec ses gros sabots est très vite étouffé par une lippe mordue et un museau baissé, comme si le fait de se dissimuler ainsi pouvait en atténuer le bruit. Le silence perdure, c'est mauvais pour la performance. D'un regard noir lancé au Joyau, l'Actrice frappe alors. En plein derrière la grise caboche de son partenaire.

Revenge.* — Ne vous retirez pas déjà, mon aimé ! Oh, NON ! Pas i-c-îîîîî!


Vous reprendrez bien un peu d'Anglois, très cher ?


* Vengeance

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Finn
La jambe serpenta autour du jarret cuirassé presque pris en tenaille, à porté de nerf si ce n'était la feuille d'acier. Suggestive, elle ne pouvait espérer qu'accentuer plus sûrement le désarroi du Gaélique. Une taloche à revers le sonna encore davantage, annonçant les prémices d'une bataille sans partage.

Ah tu veux la guerre...

Nervosité contagieuse qui envoya valser le casque d'or blanc contre le mur, alors que d'autorité ses doigts tiraient les fils d'une intrigue improbable. La confusion s'était installée et dans un élan furieux, il enfonça ses canines entre l'épaule et le cou de la partie adverse.

On ne le répétera jamais assez : jeu d'mains, jeu d'vilains !


- « Oh siii, vous allez la prendre ma.. petite perle.. du Nooord.. ! », marmonna-t-il en parvenant maladroitement à ramasser la bouteille de vin pétillant que la Danoise avait eut l'ingénieuse idée d'emporter.

- « Goûtez-moi çaaaa !.. »

En deux trois secousses, le bouchon sauta et jaillit un torrent de mousse blanche.
Un profond râle l'accompagna, pour la forme cette fois.

Où es-tu donc Assassin...

C'est reparti pour un tour ?
On a une réputation, quoi.

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Astana
A..hin !

Mignon couinement.

Pendant que le cannibale balance ses répliques improvisées à chaud et fait péter la boutanche, sa victime s'efforce de ne pas céder à ses pulsions assassines. Le regard rageur, lippe retroussée, une sénestre posée sur la morsure sise à côté de la clavicule, l'Écrin attend le moment propice pour attaquer.

Une brèche se profile à l'horizon.

Ready, set, FIGHT !

Sans hésitation, la scandinave remet le seigneur à la place qui lui revient, dos au mur, d'une main prenant sa gorge en étau. Et la gifle monumentale d'arriver par la droite...


Putain-que-c'est-boooon !

Libérateur, aussi. Pas très professionnel, certes, mais les limites semblent s'être étiolées au profit d'un combat qui perd ses allures de simple feinte. Tout protégé d'acier qu'il est, l'Irlandais offre à vue quelques menues faiblesses dont la Danoise pourrait aisément tirer profit, si l'envie lui prenait. Chaque chose en son temps.

Prenez-moi, ma Bête !

Prendre ? Ah, oui ! La bouteille, voyons.

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Finn
L'étreinte devînt suffoquante.
Oublié l'assassin.

La joue se teinta d'écarlate sous l'impact faisant chanceler le reste de la charpente et s'écailler l'exosquelette.


- « Outchmm.. que vous avez de grandes mains ! »

Envolée la gêne.

Adossé, il n'avait plus qu'à encaisser. La roue avait tourné et tournerait encore.
Aussi, une pogne bien décidée se tendit alors que l'autre se déchaussait de son gant. Autant se mettre à l'aise. Si l'une s'arrima à ce qu'elle pouvait, les phalanges de l'autre tentèrent une percée par un crochet à dextre.


- « ...Vous la sentez celle-CI ?! »

L'entente cordiale avait été mise en échec depuis qu'ils s'étaient échoués sur ce maudit plumard, au profit d'un pugilat tout aussi bâtard que l'était leur relation.

Et à la fausse-patte laissée en souffrance sur la chemise d'en arracher un pan vengeur. La toile sombre maculée de mousse céda dans un craquement.

Oops ?

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Astana
Dans le tumulte, la Danoise vacille sous le coup, sentant le poing de son adversaire s'écraser sur une pommette innocente. Le coeur pulse, s'emballe. C'en est trop. Qu'importe s'il emporte sa chemise en trophée, il pourrait tout aussi bien prendre le reste que ça n'y changerait rien. Tu viens de faire une boulette, mon gars.

Envolée, la pudeur des premiers jours.


OUI !

L'Irlandais avait déjà tout vu sous cette maudite tente. En dépit de ses mâchoires serrées, l'expression Danoise n'est pas colérique. À y regarder de plus près, un mince sourire se dessine sur ses lèvres, ce qui lui donne une allure de franche psychopathe. Dans un premier temps, et après avoir pris une gorgée d'infâme pivois, l'Archiblondeur détache le ruban de son poignet droit pour l'enrouler autour de sa tignasse. Les cheveux ainsi relevés accentuent les traits durs de son visage, communs aux origines nordiques.

Viens là que je te passe de la pommade. La dextre gagne les boucles poivre et sel dans un geste doux. De l'affection ?!


Mmmh. J'aime quand vous faites ÇA !

Indice : une veine palpite à son front.

La poigne se resserre alors. Avec élan, le crâne masculin est frappé contre la cloison par deux fois. Brutalement.
Envolée, la clémence de l'Écrin, qui se drape du pan de frusque précédemment déchiré, très digne. Menton relevé.

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Finn
Il aurait dû le voir venir.
Au moins l'avait-il senti passer.

Avec précaution et placide discernement, la cadette s'était préparée à asséner sa vengeance comme l'on s'apprêtait à châtier l'impardonnable. Tout dans la finesse, comme toujours. Le crâne hagard du Gaélique alla se fracasser par deux fois qu'il aurait évaluées à cent tant la charge fut brutale. Des commotions comme s'il en pleuvait lui vrillaient la tempe. On ne comptait plus le nombre de fois où cette arrête malchanceuse qu'il portait en axe de son asymétrie hémiplégique s'était heurtée à la furie de ses congénères. Ce soir ne fit pas exception.

La trombine bariolée, largement imbibée de ce flux vital que son palpitant pompait à tout rompre, l'Insulaire tanguait comme une vieille épave sous la houle du Nord. Courbé en avant, presque à genoux, le bout de ses doigts balayaient aveuglément le plancher dans l'espoir d'y trouver un quelconque appui. Plus tard réaliserait-il sans nul doute à quel point il fut inspiré d'avoir déniché pareil Ecrin pour ses joyaux.

Mais pour l'heure...

Bangarang !*

Deux doigts regagnèrent le plancher des vaches. Reddition ? Plutôt crever.
Un filet de sang alla se loger sur la lippe cornée en coin du briscard. Sourire patibulaire qui s'effaça au profit d'un hurlement frondeur lorsqu'il se rua comme un damné sur la Scandinave, l'alpaguant pour la plaquer contre le mur opposé. Pauvre petite cloison dont ils rompirent la fragile cohésion de ce qui constituait à présent les débris d'une glorieuse carrière de lutte pour la paix des ménages.

Un nuage de poussière les accueillit de l'autre côté sous l'œil effaré du fameux jumeau. Celui-ci bondit en arrière avant de se figer pour mieux considérer les deux grands fauves qui se chiffonnaient à ses pieds.

Et de tourner les talons sans demander son reste en braillant dans un patois bourguignon pratiquement indicible.


- « C'est des MALADES !!.. C'est des malades !!.. C'est des malades !!...»


*Cri de guerre des enfants perdus
(Hook)
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Astana
Un petit moment d'égarement. Trois secondes à peine.
C'est comme ça qu'on se retrouve à traverser des murs.

La cloison s'était ouverte sur eux aussi facilement que l'on déchirerait une feuille de parchemin. Peut-être la Danoise avait-elle crié, peut-être pas. La scène s'était déroulée trop vite pour que l'actrice principale en retienne tous les détails. Tout s'était brouillé pour n'être qu'incohérence, flou temporaire, et... Douleur.

Clairement sonnée par la violence du choc, gisant à terre, la scandinave tarde à reprendre ses esprits. Asphyxiée par le poids de sa propre poitrine qui s'élève par intermittences saccadées, la blonde n'a d'autre choix que de se forcer à inspirer à pleins poumons, quitte à s'en faire péter les veines. L'adrénaline pulse, regain d'énergie non négligeable dont elle tire parti. Finalement redressée sur ses quatre pattes, un mince filet sanguinolent s'échappant des lèvres, l'Astana se traîne vers ce qui lui semble être le cadavre en devenir de son Joyau.

Et tu défendras ta vie. Bec, et ongles.

L'Irlandais, qui se trouve être en bien meilleure forme que la mercenaire, ne quittera pas ce pallier en aussi bon état. Conseil qu'une main sournoise à souhait s'applique à mettre en œuvre en lui agrippant le bras pour une rencontre privilégiée avec le plancher. Son dos cogne contre le sol, et immédiatement, la Furie bondit sur lui. Bloquant toute retraite possible en s'asseyant sur son buste, guère plus protégé que par un harnois en lambeaux, la dextre muée en poing frappe directement sa mâchoire.


Vous avez grillé notre couverture !

Hurle-elle, en lui crachant quelques gouttes griottes à la figure...
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Finn
Les paupières se plissèrent sous la bruine goût cerise dont il se lécha les babines, plongé dans une demi-torpeur. Le corps enguenillé de parcelles de ferrailles éparses, trop engourdi pour souffrir la chute contre le plancher, en revanche s'épuisa comme un soufflet sous l'assise mercenaire.

- « Grmbl... », éructa l'Irlandais groggy pour toute protestation contre la torgnole.

Une nouvelle tentative d'élocution tourna en toux carmine qu'il torcha mollement du poignet. Sans davantage d'égard pour son unique tympan, la voilà qui beuglait d'indigestes réprimandes. Piaillements qui eurent tôt fait de l'éveiller au renversement de situation.


- « Pas très téméraire votre 'Assassin'. », rétorqua-t-il en accentuant le reproche sur la prétendue menace.

Il semblait évident qu'ELLE les avait mis sur une mauvaise piste, et qu'ELLE les avait conduits à se planquer dans cette maudite chambre. En somme, tout ce qui s'en était suivi était de sa faute.
Jusqu'à cette excroissance par trop chatouillée durant cette soirée qui trahissait à présent une faiblesse pour les rapports brutaux, ainsi libérée de sa coquille.

Se détachant non sans mal du nibard qui se faisait la malle, les prunelles sombrent devisèrent avec leurs homologues supérieures d'une toise.

Alors, tu t'bouges ? Non ?
T'as raison, on est plus à ça près.
Comblons-nous de ridicule.

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Passepartout
Pendant ce temps, Trique et l'Homme n'avaient pas tenu promesse, et se faisaient moustache avec de bonnes p'tites mousses que le tavernier avait à cœur de faire goûter.
D'ailleurs, en parlant de Trique ...

Notre homme était bien embarrassé. Certes, il avait retrouvé le Sieur de 'Pommières, en vie et en parfaite compagnie. Fallait pas lui faire un dessin, mais la Dame ... elle. Innocente au possible ... des preuves qu'elle voulait ! Il se répétait que quoi de plus probant qu'un couple mixte qui retient une chambre ... mais, par acquis de conscience ... fallait faire le travail. Et s'assurer que le Sieur et la femme se trouvaient bien dans la même chambrée. De là, plus franchement de doutes. Et sa payeuse, aurait du mal à nier l'évidence. Le Sieur courait après tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une femme, un coureur de jupons dont la sainte femme pourrait bien se passer.

Aussi, s'excusant d'une envie pressante auprès de Trique, il s'absenta.

Sortie de taverne, entrée délicate par derrière et sur les traces de Sym. Le lieu n'est ni petit, ni grand. Il y a surtout cet escalier qu'il monte prudemment. Un coup d’œil par ci, un coup d’œil par là. Et déjà son œil se pose sur le jumeau disparu qui arrive sur lui tel une furie tremblotante :


Et alors qu'est ce que tu fais ? On s'déssèche nous en bas ! Comment va ton maître hein ? T'es quand même pas aller lui filer un coup d'main dans son pieu hein ...

L'homme était rendu d'humeur joyeuse avec tout cet alcool ingurgité, d'humeur badine aussi en entendant quelques bruits, quelques bribes de phrases au fil des portes des chambrées qui décelaient de ci de là, des corps à corps torrides ... Mais de toute évidence, Sym' n'était pas dans de si "agréables" dispositions ...

C'est à ce moment que son regard fut attiré par une "scène" quelques mètres plus loin, dans ce long couloir aux murs effrités ... Et c'était bien le cas de parler de murs effrités, car l'un apparemment avait rendu l'âme. Et c'est avec un petit sourire en coin qu'il accueillit sa preuve. Les deux là étaient bien ensemble et s'en donnaient à cœur joie.

Le sieur allongé de tout ... son long ... la blonde à califourchon dessus ... les corps qui halètent ... les poitrines qui se soulèvent dans une même extase ... de loin, il relève le détail de la chemise de la femme déchirée, enfin la chemise hein ... le reste ...
Le coït a du avoir la violence d'un ouragan ! Y devait se manquer les deux là, voilà sa conclusion à l'homme, qui commence à avoir sérieusement chaud.
Il en oublie pour autant le jumeau et son regard n'a de cesse de lécher la jolie scène au loin. Bon bah ... sa preuve ... il l'a !
Astana
Ah, ces papistes... puants de mauvaise foy.

Pour toute réponse à sa provocation, l'Irlandais n'obtient guère plus qu'un ricanement dédaigneux de la Danoise qui, confortablement installée, s'amuse à faire peser tout son poids sur le squelette masculin. Le temps n'urge plus ; pourquoi se presser ? Autant quitter cette scène avec brio, puisqu'ils ont déjà rameuté la moitié de l'auberge avec leurs conneries. Foutus pour foutus...

Une main soucieuse, à moitié pudique, sur ce sein trop longtemps dévoilé, la Blondeur accuse une mauvaise quinte de toux en cherchant à se pencher vers l'oreille au tympan intact. L'expiration bruyante terminée, et le museau séché d'un revers de la main, la voix enraillée trouve enfin son chemin :

VOUS avez demandé à ce que l'on monte à l'étage, my dear.

Pure mesquinerie que ces derniers mots.

Comme pour effacer le potentiel trouble causé, la bestiole se lève au prix d'une contorsion douloureuse, et tend la main à l'énergumène encore à terre.


Allez. Levez...

Les prunelles grisâtres dévient légèrement de leur trajectoire initiale pour aviser l'esquisse de bosse, ô combien révélatrice, à l'entrejambe irlandaise. Les yeux s'écarquillent immédiatement. Et Astana de reculer d'un pas, comme ces fanatiques devant une toison rousse, en gueulant :

OH MON DIEU !
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Finn
Soupir du Joyau lorsque l'Ecrin daigna lui faire un peu d'air. Elle ne lui ferait pas avaler qu'il était le responsable de toute cette mascarade, ça non. Modestement, il n'aurait pu gravir autant d'échelons dans l'inénarrable sans son sérieux concours.

Le Gaélique considéra la main tendue d'un mauvais œil mais, alors qu'il s'apprêtait à s'en saisir en désespoir de cause, la stupéfaction de sa comparse le prit de court.


- « Ne jurez p.. »

Oh, misère.
Un regard paniqué se ficha dans le sien. Sur ses lèvres muettes pouvait-on ainsi lire l'expression manifeste de sa confusion : Mais qu'avez-vous fait, Malheureuse ?!

Un temps de latence fut alloué à l'installation d'une gêne semblait-il réciproque. Lentement mais sûrement, le tronc raide se redressa et se retrouva à hauteur de la toiser, les mains jointes en feuille de vigne sur la toile tirée de son entrechausse.

La trogne de biais, les mots furent sèchement crachés les uns après les autres.


- « Un mot de plus et j'vous tue. »

Misérable femelle.
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Astana
Vicieux personnage.

Les yeux rivés sur les poutres de l'édifice, délibérément montés si haut pour ne pas avoir à croiser le regard d'outre mer, la mercenaire enrage. On a rarement vu situation plus incongrue. Le flot de jurons qui se presse dans sa gorge est ravalé ; effort considérable récompensé d'un funeste grognement. Pour sûr qu'elle pourrait lui sauter à la gorge, là, tout de suite, histoire de lui apprendre la vie. Mais cela n'avancerait à rien. Trop de coups avaient été donnés, déjà.

C'est la Menace qui fait pencher la balance. Quelques mots pernicieux soigneusement mesurés. Haineuse, la Danoise siffle entre ses dents. Un mot, un seul.


Pathétique.

Anglois dégénéré.

Jetant un regard circulaire autour d'eux en guise d'état des lieux, la Danoise décèle la présence deux zigs par le fond. La noirceur qui règne au sein de ce long couloir n'aide en rien à la distinction de potentiels visages. Ce pourraient être les jumeaux, ou tout autres mâles de leur envergure qu'elle n'en saurait rien, en définitive. Or, les tripes mentent rarement. Faisant mine de n'avoir rien vu, elle se détourne de son employeur pour s'arrimer près de la plaie béante du mur en souffrance.

La voix baisse d'un ton.


Y'a deux drôles au fond du couloir. Je doute que ce soient des voisins que l'on aurait "dérangé".

Trêve de conneries.
Qu'est-ce qu'on fout ?

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