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[RP] Quand le fracas pointe à Marly...

Morkar
[Dans le Salon, où des nobles naissent...]

Estienne s'était instinctivement reculé lorsque les serments vassaliques allaient être prononcés. Il ne s'attendait pas à du formel, car d'une certaine manière, Kirah n'avait plus rien à prouvé de sa noblesse et les formes, elle pouvait aisément s'en passer tant que rester le sens des mots dans son âme.

Rebaile passa en premier et elle se plia, sans s'en rendre compte, à un protocole qui était immuable depuis des siècles. Kirah avait intelligemment demandé à Languedoc de tenir le rôle de témoin héraldique. Morkar supposait que de toute manière, il allait être question sous peu de lui, et qu'un témoin du Collège autre que Normandie et Minerve était nécessaire pour traiter des affaires des deux hérauts normands.

Vint ensuite le tour de Julien, vassal du Mont-Saint-Michel, qui entrait dans la famille héraldique de Falaise. Le Lieutenant devenait donc le "frère" de Morkar. A cette pensée amusante, le Duc but une gorgé de calva.

Pendant la cérémonie, Pisan entra. Cela faisait bien longtemps, certainement lorsqu'il était Secrétaire d'Etat, qu'Estienne n'avait pas vu la cousine de Kirah. C'était éloquent aussi du peu d'occasions informelles qui avaient pu réunir ces gens. Morkar leva son verre à la direction de Pisan en lui souriant. Cependant, jusqu'à ce que Kirah termine à la fois ses anoblissements mais aussi sa rapide mais précieuse introduction, Estienne garda un silence poli...


- Falaise, ma suzeraine, je suis honoré de ton compliment. Si je suis une mine d'or, tu n'en demeures pas moins une femme qui sait exploiter mes ressources...

Il sentait cependant l'imminence d'une discussion pour le moins sérieuse en conséquence. Il ne montra pas ses doutes concernant le sujet, et s'approcha enfin de Pisan...

- Madame, toujours un vif plaisir de vous revoir... Comment allez vous depuis ces nombreux mois ?
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Pisan
[ ... et où l'on découvre des mines d'or...]

Et de deux! Elle allait se saisir d'un second verre quand Kirah l'apostropha puis la présenta. Ha oui, cousines oui, italiennes, euh..oui, du caractère, mais bon c'est Kirah le plus mauvais caractère de la famille...Regard amusé, plissant les yeux comme elle en a l'habitude et visage énigmatique avec juste un sourire narquois tempéré par le regard qui s'adoucit. Cette cousine, c'était un amour de femme, indulgente avec elle quand elle pouvait se montrer intransigeante avec d'autres, assez injuste lorsque Pisan était concernée, heureusement indulgente, sans doute avec Magdeleine, était-elle l'une des personnes qui la connaissait la mieux et l'acceptait pour elle-même. Mais que lui importait d'être acceptée?
Salutation générale à l'assemblée présentée en levant son verre avec cette fois, un sourire franc.


- Madame, toujours un vif plaisir de vous revoir... Comment allez vous depuis ces nombreux mois ?

Estienne Morkar s'était approché d'elle.

- Le plaisir est partagé messire, cela fait en effet longtemps que nous ne nous sommes croisés. Que devenez-vous donc?

Elle commençait l'exploitation de " la mine", reste à savoir si elle allait en tirer quelques pépites.
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Morkar
[Salon de discussions...]

Il s'inclina, comme l'étiquette l'exigeait, lorsque Pisan lui demanda de ses nouvelles.

- Ma foi, je vais bien. Je tâche de continuer à œuvrer à ma mesure pour la bien de mon Duché, de mon Roy et de mes amis. Là, dans ce salon, j'espère pouvoir rendre service à mes amis... enfin à Kirah plus particulièrement...
Sans cela, j'occupe, vous le savez peut être, la charge royale d'Héraut d'Armes pour les joutes et le Ligue.


Il balaya la salle du regard...

- Quelle étrange assemblée, non ? Je me demande sincèrement ce que ma suzeraine a nous demandé à tous ? Je sais qu'elle affectionne d'élever ses vassaux devant les témoins de ses autres vassaux, mais je suppose que cette invitation à Bougival à d'autres buts...

Il frissonna soudainement...

- Bref...

Nous verrons... Et donc, pour vous, quelles nouveautés ?

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Kirah
[Les distortions de temps ? Ah bah pourquoi pas ?]

Quelques discussions, assez timides d'ailleurs, s'étaient initiées... Songeuse, elle se demandait comment présenter ce qui lui tournait dans la tete. Elle avait l'idée, mais pas les mots...
En outre, cela pourrait etre assez incohérent, aux yeux des autres clairement. Mais dans sa logique actuelle, ca l'était. Fallait juste ordonner tout.

Retournant encore une fois tout cela dans sa tete, elle observa chacune des personnes présentes. D'aucuns d'entre eux, elle n'avait cherché à se faire aimer ni même accepter. A quoi bon ? Elle même n'aimait que rarement. Ses amis ? les vrais ? une rare poignée... Le respect, la dignité, l'honneur parfois... du moins à sa sauce qui n'était pas toujours à l'identique d'autres... Des faiblesses oui... pour sa filleule, pour sa cousine. Ses fils... Vinkolat. Oui, ils étaient ses faiblesses mais sa force également. En eux elle trouvait de quoi continuer... encore...
Mais là...

Poussant un soupir, elle attendit que se terminent les discussions et profitant d'un silence elle lacha :


Je vous ai rassemblés tous aujourd'hui pour ... pour vous annoncer que ... je vous destituais tous... tous mes vassaux...
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Rebaile
[Le féminin d'un parrain? Ben une par une...]


Une fois SA cérémonie terminée, vi paske c'tait la sienne, hein, même si tout l'avait prise par surprise, la Baile s'est réfugiée dans son fauteuil qui, miracle, était encore inoccupé.
Pensée fugace pour celui dont elle a appris qu'le prénom était Addalbert et non Martin, en se d'mandant s'il allait encore accepter d'aller prendre un verre avec elle à Marly, maintenant qu'elle est dame.
Dame, mouarf!
Ca va jaser, dans l'entourage proche ou lointain d'la Baile, elle le sait, elle le sent, dans son corps et dans ses tripes. L'aime bien quand ça jase dans l'absolu, son côté provoc à fond sans doute, mais si d'aventure ça atteint Kirah ou sa Cap' dans leur réputation, dame ou pas dame, c'est son poing qui répondra...

Chope du coin de l'oeil la fin d'la cérémonie dudit Julien. S'demande s'il a d'autres seigneurs et combien, s'demande si les autres ressentent c'qu'elle ressent là, s'demande le sens que les choses ont, s'demande plein d'trucs tiens!
Ayé, la crise existentielle qui commence... Pourquoi avoir dit oui à quelque chose qui allait forcément changer sa vie? Pour faire plaisir à Kirah pask'on n'peut pas lui dire non? Pour faire la nique à tous ses détracteurs? Pour être sure qu'un Ange ne l'abandonnerait jamais du coup? Pour une autre raison dont elle n'avait pas conscience?

T'ain de tête qui cogite sans arrêt...
Une discussion est entamée, non loin d'elle, et elle, l'a envie d'parler avec sa Cap', mais sait bien qu'ça n'est pas l'moment...
Quelle prise de tête bordel...

Et la voix d'Kirah lui fait ouvrir ses yeux. Qu'est-ce qu'elle a dit, la Duchesse? La r'garde un instant ébahie, puis éclate d'un rire qu'elle ne cherche même pas à contrôler cette fois. Pose une main sur sa bouche, faussement confuse. L'est simplement incroyablement unique c'te femme, c'est dingue...

Oh pardon... Pas fait exprès, Duchesse, ça m'a échappé...

S'lève et s'dirige vers elle. Hésite à faire c'qu'elle pense faire, puis au final, s'en fichant comme de beaucoup d'choses, elle lui prend les mains dans les siennes et retient un sourire avant de s'lancer.

D'solée d'avoir ri, Kirah, mais j'avoue que..hmm... j'adore c'que j'viens d'entendre. J'sais pas c'qui s'passe dans ta tête, mais j'imagine que tu sais c'que tu veux et où tu vas.
Moi j'suis ta vassale depuis euh..seulement quelques minutes, mais j'te rendrai le blason d'Torcy lo Pichon quand tu veux, même si j'ai aimé le gueule que t'y a mis... J'tique un peu pour le manoir, paske ca m'plaisait bien d'pas être loin d'ma Cap' des fois qu'elle m'empeche de trop la coller...mais bon, si elle est SSF aussi, ben j'squatt'rai Roubaix... Par contre, j'tique beaucoup sur le calva que j'aurais bien aimé partager avec Adda ou d'autres! Tu m'en fileras d'temps en temps?...


Valà, crise de provoc finie, elle lui lâche les mains et l'embrasse. Puis reprend un tit peu plus sérieusement.

Toujours été gueuse moi. T'ai aimée en gueuse, t'aimerai en gueuse. T'aurais défendue en gueuse, le ferai de toute manière. Je viens de vivre quelques minutes hallucinantes qui n'changeront rien au fond des choses: Pas b'soin d'être ta vassale pour être liée à toi, comme il n'est pas b'soin d'être la vassale d'ma Cap' pour qu'elle ait tout de moi...

S'écarte maintenant, et va s'poser près d'la Cap' en question, avec cette impression de nouveau présente d'être déconnectée de tout.


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Pisan
[La libellule...]

Estienne était un interlocuteur agréable. Elle aimait sa voix qui savait charmer et bercer...Elle était dans une douce torpeur, aidée sans doute par l'alcool, lorsque Kirah prononça LA phrase, avant qu'elle n'ait eu le temps de se plaindre de sa vie ou plutôt de ce qu'elle n'avait pas le temps de vivre. La toute fraiche vassale qui se trouvait non loin, éclata alors d'un rire franc. Pisan ne bougea pas un cil, tandis qu'elle observait sa cousine. Hum...la suite, allez la suite de l'histoire. Elle avait hâte d'en savoir plus car Kirah l'avait devancée et après tout qu'importe? Elle avait envie de partager le rire de Rebail mais ce n'était pas sa nature de montrer ses émotions et celle-ci en était une! Mortecouille! Quelle explosion digne des expériences les plus "pittoresques" de la duchesse. Rien ne l'étonnait ce pendant. Le lien de vassalité était pour Pisan, un acte d'amour et on n'aime bien qu'une fois. Mais Rebail avait raison... cela n'empêchait pas d'aimer. Mais que pensaient-ils eux, tous ces normands liés à elle, la petite libellule? Comprenaient-ils? Elle observa l'assemblée avec attention.
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Patsy


[le salon...]

Conches écoutait les uns et les autres converser tranquillement...ce lien peu au conversation, sa tête était ailleurs, des projets arrivaient à l'aboutissement...enfin pensait-il.

Il leva son verre vers Julien...il était heureux pour lui.
Quand sa Suzeraine prit la parole...


Citation:
Je vous ai rassemblés tous aujourd'hui pour ... pour vous annoncer que ... je vous destituais tous... tous mes vassaux...


Patsy regarda sa suzeraine...l'annonce fut direct, kirah ne fit pas dans la dentelle. L'esprit du Vicomte s'embrouilla et le temps sembla s'arrêter brusquement et cela n'était pas du à l'alcool.
Il reprit ses esprits peu à peu...en entendant la nouvelle vassal qui éclata de rire.

kirah lui retirait les Terres de Criquebeuf en Caux, celle qui firent de lui un Noble...peu avant l'octroie de Claville.
Les pensées se mélangeaient dans l'esprit de Conches. La Duchesse avait surement des raisons à cela. Bien sur ce n'était pas femme à agir sans raisons. Tout ses vassaux destitués... pourquoi une telles décisions?
La Duchesse allait surement s'exprimer sur cela.

Conches baissa la tête... aucun mot ne put sortir de sa bouche.
Il avait toujours essayé de faire son devoir de vassal et de rendre honneur à se lien qu'on lui avait offert...
Une telle décisions pour lui voulait dire qu'il avait faillit.
Mais non, sinon pourquoi ôter cela à tous?

Conches se ressaisit... et essaya de mettre à distance tout cela.
Malgré cette annonce, il n'oubliait pas ce qu'il devait à cette grande Normande qu'était kirah.
Patience conches pensa-t-il!
Il redressa sa tête, le silence emplissait la pièce.

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Zya62
[Le cid' et Cy', une belle histoire est née...]


Il avait fallu que le Héraut dise le contraire de ce que son regard demandait. Pour une fois qu'elle se voulait livre ouvert, il avait fallu qu'elle tombe sur le seul qu'il sache pas lire! Bah oui, ca ne pouvait pas être autre chose, forcément... A moins qu'elle ne sache plus se faire lire? Possible aussi, tiens. Depuis le temps qu'elle entretient cette herméticité. Même que ca lui vaut une réputation de froideur et d'hautainerie qui en ferait palir un Montmorency!... et un feu de Cheroy, par la même occasion. Lui manquait un peu, le Baptistin, même si leur relation n'était pas au beau fixe. Mais elle avait le mérite d'être vraie. Et ça, ca n'a pas de prix. Comme sa relation d'avec sa suzeraine, qui enchaine les vassalités plus vite que l'éclair. Et de deux. Un sieur. Un inconnu. Un de plus. Mais elle a peut être la tare de ne pas être Normande. Ca lui vaut le privilège d'être l'illustre inconnue du jour.
Et comme c'est un jour gris, où elle oscille entre le blanc et le noir, bah, elle risque de le rester un peu, inconnue.

Les conversations reprennent. A droite. A gauche. Entre Normands. Bah oui. La plus Flamande des Limousines se sent un peu... expatriée, là. Mais bon, pas pire que le Héraut, qui semble ne pas savoir quoi faire pendant ce laps de temps... mort. Un calva? Allez! Soyons fous! Enfin, lui... parce qu'elle, elle est au... cidre. Pas d'eau à Bougival. La Duchesse aurait-elle peur d'être aussi rouillée que l'armure qu'elle porta un beau jour au Lavardin? Vague sourire de la filleule, pendant qu'elle repensait à ses premières vraies joutes! Les premières officielles. Et non plus un entrainement. Mais les seules officielles, d'ailleurs. Plus le temps depuis, pour s'adonner à ça. D'ailleurs, le héraut ès Joutes, il pourrait peut être lui donner le planning des joutes à venir, qu'elle voit s'il y en aura sur le chemin de son errance?

Se tourner vers le troisième Héraut. Celui au langage chantant, lui rappelant celui du Béarn qu'avait pris sa famille, depuis qu'elle y avait migré. Verre tendu au sieur. Prendra. Prendra pas. On verra. Et pendant ce temps, la Duchesse prend, mais parole elle, pas verre.


Je vous ai rassemblés tous aujourd'hui pour ... pour vous annoncer que ... je vous destituais tous... tous mes vassaux...

Un regard vers Baile qui éclate de rire puis prend part à la discussion. Emeraudes qui tournent sur les visages et rencontrent d'autres émeraudes. Y chercher une explication qu'elle ne trouvera pas.

Hum... je vous conseille de prendre soin de ce verre... La suite ne présage rien de bon, vu l'annonce que ma Su... marraine vient de faire et au regard de certains.

Poser le verre près du matériel du Sieur puis se tourner de nouveau vers Kirah.

Tu sais ce que j'en pense, marraine. Tu as eu mon conseil, mon bras et mon soutien bien avant de m'attacher à toi par un bout de terre. Tu l'as eu après cet attachement, chaque fois que tu en as eu besoin de la même façon qu'avant ce don, comme la réciproque fut vraie et l'est toujours. Si tu juges que ces terres de Torcy le Grand ne recoivent l'entretien qu'elles méritent, alors soit, reprends les. Ca ne nous fera revenir toutes deux qu'à la situation d'avant.

S'abstenir de dire qu'elle vient de lui foutre en l'air ce pour quoi elle, elle pensait venir. Joie vite retombée, quelque part. Verre de cidre descendu, de ce fait. Grimacer à cause des bulles. Et partir se resservir. Livre ouvert aujourd'hui? Bah, pas fermé, en tout cas.

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Morkar
[Le Salon, où des Seigneurs s'éteignent...]

Il sembla que la déclaration de Kirah claque dans l'air comme un coup de tonnerre. Morkar regarda les mines abassourdies de quelques uns, la surprise des autres. Pour sa part, il semblait qu'il avait compris, en entrant dans cette salle, ce qui allait se jouer. Il avait juste attendu, avec une pointe d'appréhension, la confirmation. Les premières réactions fusaient déjà, se lisaient sur des visages fermés sans cela...

Estienne laissa parler les plus réactifs, plus s'avança finalement en déposant son verre sur un petit meuble qui était à coté de lui. Il s'inclina devant Kirah dans une révérence respectueuse. Puis, il redressa la tête, se mit bien droit et commença à parler d'un ton somme-toute assez léger.


-Kirah, je te rend donc Aubigny, que tu m'avais confié. J'espère que tu estimeras mon travail accompli en ces terres. Les fermes qui alimentent en blé Falaise et son pourtour se portent bien, les gens qui y vivent sont contents de ta domination juste. Tu trouveras maintenant sur les bords de ce fief un moulin, fonctionnel désormais, qui saura, j'espère, faciliter aux roturiers l'accès à la farine.

Je te rend en outre la Remuée, fief confié à mon épouse disparue, que j'ai conservé avec ton souhait, afin de poursuivre aussi son développement. Je regrette cependant de te le rendre sans le même succès dans ses résultats qu'Aubigny. Sache que j'ai eu longtemps un grande répugnance à aborder les questions de ce fief sans être saisi d'une mélancolie ou d'une colère froide qui rendaient mes décisions imparfaites. La tenure de ces terres a été le travail de l'intendance, par le truchement de Benoit que tu connais bien.

Je te rend donc, comme tu le souhaites, les Seigneuries que tu m'as confiées, avec le sentiment d'avoir accompli ce pour quoi j'avais été choisi par toi. Aussi donc, j'irai faire démembrer mon blason pour ne pas usurper des titres qui ne sont plus miens.


Droit, il souriait, et regarda son amie comme il regarda les gens rassemblés dans ce salon. Nombreux étaient les vassaux de Kirah du Breuil, Duchesse d'Estouteville et Baronne de Falaise.

- Nous voilà maintenant revenus à la relation la plus saine qui soit, l'amitié...

Le serment vassalique échangé continuera à vivre entre toi et moi. Si tu as besoin de conseil ou d'assistance, tu sauras que je te les fournirai avec promptitude et sans jamais hésité. Les liens tissés au fil des années n'est pas un lien simple de suzerain à vassal, c'est plus. Du reste, nous l'avions dit dans cette taverne, la promesse que nous nous sommes faites, nous la pratiquions déjà depuis longtemps.

Aussi donc, en tant qu'ami, je te le demande...

Que souhaites-tu réellement de nous ?

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Patsy


Conches s'avança à la suite de son suzerain, mettant la main dans sa poche pour en sortir un petit sac...

Je vois que mon suzerain m'a une fois de plus précédé...
Ma lige, je vous remets donc la Seigneuries de Criquebeuf en Caux, dont vous m'avez confié le terres voici quelques années maintenant.
L'élevage y est fleurissant dégageant d'excellent revenu, ce qui ma permit d'effectuer de nombreux travaux notamment d'aménagement des voies de communication. J'espère que le prochain vassal, que vous choisirez, saura continuez cela.


Conches tendit le petit sac contenants la terres de Criquebeuf...

Je ne dis pas que rendre ces terres ne me fait rien, ce serait vous mentir, d'ailleur cela doit ce voir et je pense que vus avez du le sentir.
C'est avec un grand honneur que j'avais accepté d'être vostre vassal et avec un grand honneur que j'avais essayé de respecter ce liens qui nous unissait.
Je dois maintenant vivre avec cela...


Conches ressentit quand même de l'émotion...

Maintenant Kirah je serais ravie de continuer à vous côtoyez, en toute amitié, le lien en sera que plus fort...comme à l'époque ou vous étiez venu chercher, moi, le jeune lieutenant de Rouen.

Nul question, ni opposition et aucune explication ne lui était nécessaire...
Les choses étaient ainsi...

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Kirah
[Où l'on s'apercoit qu'il traine des... cheveux blonds]

Aie ! voilà ce que c'était que de laisser les points de suspension sans les compléter... ca donnait ... une blonde.
Oui, elle découvrait qu'au final elle avait des genes de blonde en elle. Ou alors était-ce une autre blonde un peu fofolle qui déteignait ces derniers jours sur elle, qui sait ?

Bon, se reprendre, et expliquer.
Justifier ? Hum, non... quoique, comment expliquer l'un sans justifier l'autre ? Un peu d'ordre voyons, un peu d'ordre.

Et puis, réprime donc ce geste de recul devant ce qu'on fait tes vassaux. Allez, la messe, tu n'aimes pas ca, ohhh que non. Voyons, par où commencer ? Ah oui, arreter ce panégyrique, déjà ca !
Puis cacher tes mains dans tes jupes, histoire qu'on y fourgue pas quelque chose aussi.


Stoooop !
Stop !
Bon, ... déjà... Baile tu gardes ton fût.
Et puis...


Se tourner vers sa cousine, bien souvent elles partagent la meme approche des choses, chercher dans ses prunelles comment expliquer tout ca aux autres... Et elle reprit alors, sa voix s'éleva, presque rauque, semblant ne s'adresser qu'à une, mais à tous en fait...

Pisan, tu devrais peut etre comprendre... mieux, mieux que les autres.
Rappelles toi, dame "R.O.S.E.", ce gout d'inachevé. Ce dont nous avions discuté quand je suis revenue de Vendome. Ces promesses que nous n'avons pas toujours pu tenir, ... Cette personne qui t'a rendu visite ensuite, et à qui, qu'à cause de décisions officelles, tu n'as pas pu rendre la pareille comme tu le souhaitais. Et puis Compiègne et encore une fois la retenue qui te fut imposée, et dans les gestes et dans les mots....
Je la sens encore maintenant, cette colère, ce gout de quelque chose qui doit etre, qui est plus fort que soi, qui ronge de l'intérieur... qui doit etre accompli quitte a en mourir, ou ... sombrer.


Quelques secondes marquèrent ce dernier mot, puis semblant sortir de l'apparté ainsi mené avec sa cousine, sans que d'apparté il ne soit vraiment question, elle les fixa tour à tour, tous, fiere, peut etre trop. Arrogante, orgueilleuse, oui, probablement...

Ce sentiment m'habite oui... je l'avoue.
Bien indigne du Chevalier que je suis sensée etre, bien loin des valeurs que je suis sensée posséder. Mais ca bouillonne en moi, prêt à exploser. Il y a déjà eu des bribes, des éclats, mais trop... j'en ai trop, cela risque de me submerger, quitte à m'entrainer vers le déshonneur. Et tous vos conseils ne pourraient etre que lettre morte, je le crains, le jours où ce sera plus fort que moi et que je m'exprimerai d'une manière ou d'une autre, meme si c'est par le silence...


Aie, à ce rythme, elle allait les perdre, d'ailleurs elle s'y perdait déjà elle meme. Des sentiments très contraires l'avaient poussée à les convier tous. Elle ne savait meme pas ce qu'elle voulait précisément, toute cette confusion, mais un sentiment prédominait qui la poussait à le faire... parler, encore...

Or qui dit déshonneur pour moi, dit déshonneur pour vous. Ce que je refuse. Que ce volcan explose, que je disparaisse, le résultat serait le meme. L'opprobe serait là, et en tant que vassaux, vous aussi perdriez vos seigneuries à n'en pas douter, ou seriez soumis à l'avis du duc de Normandie... pas mieux... surtout si c'est l'actuel... ou à mon héritière.
C'est pourquoi j'ai voulu prendre les devants.


Bon, tu blablates, tu blablates, mais la suite ? le fond ? Tu aurais pu leur dire tout ca par courrier si tu l'avais voulu aussi... viens en donc aux faits...

J'ai la réputation d'etre dure, rude, intraitable, et bien d'autres termes encore, cependant je n'ai pas voulu vous mettre au pied du mur à cause de propos que j'aurais tenus et de leurs conséquences. Je n'ai pas voulu, qu'à l'heure de ma disparition ou d'un procès vous vous retrouviez destitués publiquement et sans sommations. Car oui, c'est ce que je ferai si cela devait advenir.
J'ai voulu voir votre engagement également. Votre présence ici en est un signe.
Ohhh je ne veux pas de messe, j'espère que vous etes assez lucides à ce sujet que pour ne pas vous faire d'illusions quant à moi.

Bref...


Voilà, ou presque... elle avait presque tout dit....presque...

Cela peut paraitre injuste mais... les absents auront eu tord dans le cas présent. Quant à vous... vous savez ce qu'il y a devant vous.
Sachant cela, le choix vous est donc posé : allez vous reconduire votre serment avec les risques que cela comporte ou préférez-vous vous abstenir ?
Ce choix sera le vôtre. Et je ne vous en tiendrai pas rigueur, loin de là, puisque c'est moi-meme qui vous ai demandé de le faire. Vous serez toujours les bienvenus sous mon toi, et nos relations ne changeront guere, si ce n'est qu'il n'y aura plus de liens de vassalité entre nous. Pour la plupart vous etes déjà titulaires d'autres fiefs, donc cela n'aurait pas d'incidence particulière quant à ... Vous m'avez comprise je pense.


Cependant avant que d'aucuns ne réagissent à nouveau, elle revint à sa Cousine. Elle avait un pressentiment et préférait éclaircir cela de suite.

Pisan, ...
Si je ne me suis pas trompée tout à l'heure... toi aussi tu vas vouloir finir certaines choses, je pense...
Quand je t'ai proposé le fief de Blainville, nous avions longuement discuté du pourquoi je faisais cela. Mon avis n'a pas changé. Et si tu voulais me rendre celui-ci pour avoir les mains libres de tout quand viendrait l'heure pour toi, je préfère te dire qu'il sera encore bien temps pour moi de le reprendre une fois arrivée celle-ci. Nous avons été à des ecoles fort semblables toi et moi, pour le fond du moins. C'est pourquoi je te le répète : il sera encore bien temps quand l'heure sera venue...


Nouvel échange, tenter de lui faire comprendre ce qu'elle ressent, ce qu'elle pressent. Non pas un accord tacite, mais pas loin. Son soutien, moral au minimum. Terminer ce qui doit l'etre, quel qu'en soit l'enjeu, quel qu'en soit la conclusion.

A Baile, elle adressa un regard à la fois cynique et presque désolée pour elle


Rebaile, je crains que malheureusement, ce choix ne te soit pas proposé... A moins que tu ne décides ici de renoncer au fief qui vient de t'etre octroyé, tu n'est pas concernée par cette destitution. Pas de chance pour toi...

Les discussions sur "l'honneur" et autres valeurs parfois étonnantes qu'elles ont eues toutes les deux devraient normalement permettre à jeune femme qui en avait déjà beaucoup vu et vécu un peu partout dans le Royaume de comprendre ses motivations et les scrupules qu'elle avait de prendre le risque d'entacher ceux qui étaient liés à sa maisonnée comme l'étaient ses vassaux.

Dernier hochement de tete dans sa direction, puis regard vers le chevalier de l'Hospital. Probablement ne la comprend-il pas... quoique... qui sait ? Elle cherchait presque une approbation morale auprès de lui... qui l'eut cru. Et pourtant... il aurait pu etre surpris.
Ce serait maintenant à lui d'acter ce que décideraient les personnes présentes.

Se redressant, prete à assumer leurs choix, elle conclut


Voilà, je crois que tout est dit. A vous de choisir.
Je vous demanderai juste de... d'éviter les poncifs de désolation ou autres lustrages ... soyez honnêtes... avec vous, avec moi. C'est tout ce que je vous demande.



[EDIT : correction coquilles]
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Cristòl
Soyez honnêtes. C'était la plus belle chose, la chose la plus sensée, la plus profonde, qu'il fallait retenir. Rude, dure... Cristòl n'avait jamais vue ainsi la Duchesse. Il savait qu'elle avait du caractère, mais il la voyait aussi comme... Oui, comme une femme. Le jeune Sìarr avait une approche singulière de la gente féminine. Le narrateur en d'autres temps, en d'autres lieux, l'a déjà souligné : il y a trois gentes pour Cristòl. Les hommes, les femmes, et les êtres de lumière, les femmes du monde, les femmes vivantes, en somme.
Les hommes partout sont les mêmes, au fond. Mais les femmes... Il n'avait pas reconnu les femme de sa jeunesse, les meneuses de chèvres, dans la puissance du regard de Margot, dans la force de Motarde... Les deux premières femmes qu'il ait rencontrées, en vérité. Qui l'avaient terrorisé. Et ces traits, dans bien d'autres femmes ensuite, il les avait découverts. Si fortes, et si douces et sensibles pourtant. Ces femmes devant lesquelles il s'incline aux Joutes, s'en sentant, ma foi... Profondément inférieur.

Kirah était de ces êtres de lumière.
Elle était forte, volontaire, suprêmement intelligente et mûre dans chaque parole, chaque intention. Ce n'était ni dureté ni rudesse pour le jeune Chevalier, non !

Et elle était en train de lui donner la plus grande leçon de noblesse qu'il eût jamais prise.

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Zya62
Prise de paroles de la Duchesse pour justifier sa demande. Mais la jeune femme se perd dans ses pensées. Elle s'était éloignée du Héraut qui l'avait proprement ignoré. D'ailleurs, elle s'éloignait tout court. Intérieurement.
Pensées qui se bousculent, dans sa tête. Dire qu'elle était venue pour... et qu'elle se retrouvait à... Doutes qui l'assaillent. Avait-elle mal fait? Dans ses choix, peut être? Dans sa présence? Dans l'entretien des terres normandes qui lui avaient été octroyées?
Yeux fixés sur un bout de plancher.
De mauvais conseil? A bien y réfléchir, probablement. Même sûrement. Toujours? Possible aussi. Pourtant l'intention était là. Etait-ce suffisant pour autant? Certainement pas. Non.
Et pourtant. Jamais, non, jamais elle ne lui avait dit douter de quoique ce soit, la concernant. Et la franchise était pourtant de mise entre elles, non? Un coup d'oeil rapide, visage fermé, à celle qui se tient non loin.
Coup de poignard? Non, elle s'y attendait peut être. A moins que?
Soupirs longs. Elle ne savait plus quoi penser, maintenant. Un coup de fierté, à l'arrivée ; un coup d'honnêteté à prouver ici. Trop de haut pour redescendre très bas. La voilà perdue à présent. Verre qui se pose, doucement, sur une console qui s'était perdue non loin de son cheminement qui ressemblait vaguement à de futurs cent pas.

Perturbations de tout ce qu'elle avait préparé, dans sa tête. Ne plus savoir quoi faire. Intransigeance avec elle même et tout ce qu'elle entreprend. Et si ce n'est pas parfait... elle n'a plus qu'à se renfermer sur elle-même le temps d'encaisser le tout, d'en faire le deuil et de débuter autre chose. Mais là, le deuil serait trop important. Coup à l'estomac. Non pas pour Torcy. Kirah la connait assez pour savoir qu'elle place l'engagement pur au dessus de tout. Et la terre, elle en possède déjà en son nom propre. Mais cet autre lien. Vassalité... péjoratif pour qui ne sait voir qu'il n'y a aucune dépendance en son sein mais bien partage et reconnaissance de deux personnes qui s'apprécient et embrassent les mêmes valeurs. Une terre n'y changerait rien. Une terre n'y changera rien.
La seule chose qui la rebuterait, ce serait ce serment. Le perdre. Perdre ses mots qu'elle a prononcé un jour à Meymac, cet absolu. Qu'elle avait appliqué bien avant de le prononcer. Mais qui là, était entériné.

Cependant, dans sa reflexion, elle avait failli oublier... Ces autres paroles. Le deshonneur de Kirah. Son possible futur, si elle cède... Elle connait le récent accro d'avec un certain Duc. Elle avait eu vent de tant de choses. Déshonneur rejaillissant sur eux...? Mais qu'en était-il du cas inverse? N'était-ce pas un "risque" à courir, pour les deux parties? Devait-on mettre de côté son attachement à elle par... peur? Peur d'une égratignure? Une de plus pour elle. Elle n'était pas à ça près. Elle n'était pas apeurée de voir un entachement de son nom. Aucun ne pouvait se taxer d'être tout à fait blanc.

Duel en ses méninges. Deux par deux, fleuret tenu fermement. Fierté et fermeté se battent. Esquivant, chassant, fendant l'un et l'autre de ses arguments. Et les émeraudes se posent sur la fenêtre qui lui fait face, à présent. Une traversée de salle. Pour se retrouver tiraillée entre son honnêté envers elles qui n'est autre que son envie première en venant ici et son côté froid, cette bulle qui la maintient éloignée et que nul n'a su un jour apprivoiser.

Et même si la fin se pressent irrémédiablement, il n'en reste pas moins qu'elle n'y est pas encore arrivée, pour sa part.

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Jglth


Julien se tenait à côté d'un Patsy un peu décontenancé par les annonces de Kirah.
Ah ça oui, cette cérémonie n'avait rien de banal et pouvait en désarçonner plus d'un. D'ailleurs lui même avait été à deux doigts de lâcher le verre qu'il avait enfin pu se servir.
Quelle drôle d'idée que de l'anoblir pour ensuite revenir sur le serment qu'ils venaient d'échanger! Passé ce moment de surprise, les explications étaient venues.
Le choix? Elle leur laissait le choix? C'était là un acte très noble et généreux de sa part que de prévenir ses vassaux qu'elle se lançait dans une aventure incertaine et que les conséquences pouvaient également les atteindre. Julien n'en ressentit que plus de reconnaissance envers celle qui venait de devenir sa suzeraine mais cependant un détail le troublait. Il regarda les uns et les autres qui semblaient perdus dans leur pensée et en profita donc pour s'adresser à Kirah.

Ma suzeraine, un détail me chiffonne. Nous venons de nous échanger un serment et je ne compte pas revenir sur ce que je viens de vous dire. Néanmoins, l'aventure que vous projetez implique-t-elle un conflit de loyauté pour celles et ceux qui sont les vassaux de différents suzerains?

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Pisan
[ ...et la Rose]

Elle sourit lorsque Kirah la regarde, pour la soutenir en cet instant, mais continue de se taire car elle n'est en quelque sorte pas concernée... Oui Blainville en Normandie, non loin de la Champagne, petite délicatesse de sa cousine lorsqu'elle lui avait donné cette terre...Blainville qui lui a permis de devenir Grand Officier, noblesse exigée pour accéder à cette haute charge, déception de voir que la noblesse ne naît pas que du courage dans certaines sphères.
Et pourtant, elle avait acceptée le fief, parque c'était Kirah, comme eux tous ici présents d'ailleurs qui regardaient la duchesse avec admiration et perplexité. Elle se souvient de la demande timide, comme si l'honneur était pour elle, Estouteville. C'était cela aussi Kirah, de la dureté oui souvent et de la délicatesse mêlée. Pisan comprenait cette dualité, celle de ceux qui doivent sans cesse concilier le devoir conféré par leur éducation, et l'Homme en eux, celle des femmes enfin qui devaient gouverner.
Non, pas concernée l'italienne par cette annonce fracassante mais tellement concernée par tout le reste...
Leur avait-elle seulement dit pour le reste? Car cela ne changeait rien en somme pour elle, avec ou sans Blainville. Mais ce n'était pas le cas de ces nobles gens.
Et le regard de Kirah revint vers elle. Toujours avec ce sourire qui semblait légèrement narquois, elle lui répondit


Or donc ma suzeraine, lorsque l'heure sera venue...

Elle leva son verre vers Kirah et les personnes assemblées, et but d'un seul trait, puis jeta son verre qui alla se fracasser contre la cheminée. Aie, Magdeleine allait encore râler de cette habitude coûteuse qu'avait la vicomtesse de jeter les verres.
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