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[RP] Journal d'une louve exotique

Domenika



La louve et le renard

Rohan, le 13 eme jour de Février 1461

Il arrive. Lorsque je pense à notre future rencontre, à la discussion qui se profile... Je ne sais ce que cela va donner. Je sais que je tiens à lui, et lui à moi. On ne peut et on ne doit exiger l'impossible de l'autre, mais je sais que je veux rester proche de lui, quoiqu'il arrive.
Une louve et un renard... Je repense au dessin gravé sur l'arc que je lui ai offert. Je vais graver le même sur le mien, en prenant garde de ne pas me blesser, cette fois.



Et la gitane, dans tout cela? Le coeur partagé entre deux hommes, deux amours, comme je la plains... De ne savoir quoi faire. Pour moi, ce n'est pas facile, mais je n'ai pas un tel dilemme. Pas encore. Hier soir...
La louve est redevenue elle même. C'était étrange, de redevenir soi même, et plus cette folle amoureuse, éperdue de jalousie et de souffrance que j'étais devenue. Parler avec d'autres gens, rire, danser avec Violinah, charmer, pour le plaisir de se savoir regardée, désirée... J'avoue que c'est facile, j attire les regards avec mon apparence asiatique. Les bottes sur la table, un alignement de chopes. Un concours de hips, les pauvres, ils ne pouvaient pas deviner ... Que je ne tiens pas l'alcool, que c'est l'alcool qui me tient!
Tel est pris... Qui croyait prendre.
Rohan est agréable, vivante. On me presse de rester. Lui aussi. Je pense que je l'ai charmé, sans le vouloir. C'est flatteur, je reprends confiance. Être en concurrence avec une autre femme dans le coeur de l'homme qu'on aime, est dévastateur. Pourquoi? N'ai je pas ce qu'il faut pour occuper ses pensées entièrement? Je ne suffis donc pas?
La réponse est loin d'être simple. La brebis, le bouc-renard, la louve... Sacré bestiaire, sacré zoo, pour une histoire de coeur. Trop de monde, trop de complexité.
J'ai hâte qu'il arrive, que l'on discute. Je ne sais pas trop comment les évènements vont tourner. Qué serà serà...
Je pense rester un petit moment, pour prendre des forces, avant de poursuivre mon projet.

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Domenika




Midnight, Minuit

Tard... Si tard....Le sommeil ne venait pas. Il devait arriver, l'anxiété montait. Était-il aussi anxieux qu'elle, aussi intimidé? Elle ne savait. Kem regardait les étoiles. Il l'avait surnommé l'étoile. Compliqué, tout ceci. Elle avait reçu une réponse de la brebis.

Citation:

Kem,

Je sais que vous êtes partie. Une amie commune au brun et à moi me l'a dit. Et Exa m'a écrit que vous étiez partie pour lui laisser faire le point, prendre une décision. Je suis désolée pour vous. Ce n'est pas une situation facile.
Compliqué c'est le moins qu'on puisse dire. Ce n'est plus un triangle amoureux mais un losange. Et les formes géométriques c'est toujours un punaise de berdol !

Tant mieux s'il a pu vous aider, vous faire croire en un bonheur possible. C'est au fond quelqu'un de bien. Même s'il fait parfois des conneries... Comme tout le monde sans doute. Vous méritez le bonheur sans doute. Après la pluie, le beau temps. Et vous avez eu assez de pluie comme ça vraisemblablement. Moi la pluie... C'est ce qui me connait le mieux. Et je crois qu'à force je finis par aimer ça. Pour le reste... "Bibou"... Je crois qu'il est condamné à être affublé de drôle de surnom... Moi je l'appelais *légère rature* l'appelle Albert.

Partager avec vous.. Situation étrange. Je ne vous en veux pas à vous spécialement. Mais... C'est la première fois qu'un homme me quitte finalement. Et en plus pour une autre. Le coeur comme l'orgueil en ont pris un coup. Tout comme la confiance. En moi, en lui, en les femmes. Bref, la confiance... en général. Votre souhait... Je ne sais s'il sera... S'il pourra se réaliser. Mais j'admire tout de même votre respect pour lui. Et l'amour ou la tendresse que vous lui portez. Je vous souhaite tout le bonheur que vous méritez, et que vous commencez à apercevoir. J'espère avoir de vos nouvelles de temps à autre... Même si ça peut paraître étrange... Et j'espère un jour vous rencontrer. Mettre un visage sur ce nom, cette histoire, cette femme que j'apprend à connaître petit à petit. Qui me ressemble tout en étant différente.

Prenez soin de vous.

Gypsi.


Encore matière à réfléchir... Elle ne pouvait en vouloir à personne, ni à Exael, ni à la gitane. A personne. La pluie... Le soleil... En fait, avaient-ils deviné pourquoi elle était partie? Par orgueil. Par colère. Par amour. S'il avait osé la quitter... Elle aurait sûrement fait un carnage. Elle secoua la tête pour chasser ces pensées absurdes. Jamais elle ne lui ferai de mal ainsi. C'est mieux ainsi. Une partie d'elle resterait proche d'Exa, à jamais. La tendresse qu'elle éprouvait pour lui était infinie. C'était cela, qu'elle tenterait de lui faire comprendre. Et si... Cela lui était égal? Un frisson de peur lui parcouru le dos.
Non. Inutile de se flageller inutilement. Il ne viendrait pas sinon.
Quant à voir la brebis... Oui, par curiosité. Voir celle qu'il ne pouvait oublier... "Albert". Ce surnom la fit sourire...

Elle lui avait raconté, au tavernier, à Rohan, entre deux chopes. Une oreille compatissante, extérieure au berdol de situation que cela était. Pas sûre qu'il ait compris d'ailleurs. Mais parler faisait du bien. Mais oui, c'était un sacré berdol!

Elle soupira et s'installa en lotus, pour méditer et se vider la tête. La route des rêves. Elle y retrouvait Exa, c'était si plaisant! Puis brusquement, alors que le rêve était si agréable, alors qu'elle était heureuse et détendue, elle s'aperçut que l'homme du rêve était... Barbu. Pas Exa... Mais qui? Qui????? Elle rouvrit les yeux, le coeur battant la chamade... Qu'est ce que cela signifiait?

Alors, elle lui écrivit une missive. Il lui manquait. Sa présence, son rire, son sourire, sa folie. Lui. Elle ne pouvait être on ne peut plus sincère...
Qu'il vienne, elle le voulait, elle avait espoir, de continuer de belles choses avec lui, respecter sa liberté, partager de bons moments, toujours, oublier le berdol, prendre ce qu'on se donne et rien de plus, sourire à la vie et profiter de tout... Et là, Kem eut un sourire éclatant. La meilleure solution, le verrait-il aussi?
Elle s'apaisait, confiante. Et le sommeil vint, peu avant l'aube...




Midnight, red hot chili peppers
Tears dry on their own, Amy Winehouse

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Domenika




La biche et la louve

Foutu rêve. Kem était allée sur la route des rêves, et avait perdu le contrôle de la louve. Elle s'était aperçue que la biche avait pris le relais, d'habitude effacée. Foutu rêve.

Le matin était venu. Et il était venu à elle, Exa. Étrange. Il avait pris un coup sur la tête, et parlait étrangement, à la première personne du pluriel... Ne savait plus pourquoi il était venu, se fiant à sa lettre, s'était complètement déshabillé sans raison, s'était assis sur ses genoux, à elle. Elle avait dû calmer son cœur qui s'affolait, surtout quand il lui asséna un "tout notre corps est en émoi, nous ne comprenons pas". Il n'avait pas eu besoin de le dire, elle l'avait bien vu. Puis, il était redevenu lui même. Discussion, sourires, rires. Ils s'embrassèrent. Elle ne savait plus très bien ce qu'elle voulait, au fond. La liberté? L'amour? Il était là, elle était là, point barre. Il lui annonça qu'il allait la voir bientôt, la gitane. Froncements de sourcils, angoisse soudaine. Mais il tenait à elle, à sa louve-biche. Il reviendrait.

Et il fallait donc vivre l'instant présent. La louve aurait tout voulu, tout exigé, la biche, la douce biche, souhaitait simplement apprécier le bonheur qui se présentait à elle. Elle l'invita à dormir avec elle, juste pour savourer sa présence dans ses bras... et soigner ce coup à la tête. Dormir auprès de lui, simplement, a lieu de seule, dans un lit froid. Après un tel cauchemar, où la louve incontrôlable avait fait tellement de mal à la brebis, elle avait besoin de calme, simplement.

Sur la route des rêves, elle avait revu Akira, le faucon. Il semblait veiller sur elle, toujours, même de loin. IL veillait toujours sur elle, étrangement. Elle devait méditer à nouveau, pour avoir l'explication sur ce drôle de rêve. Pourquoi elle avait pénétré le rêve de la brebis, pourquoi le berdol était apparu. Invocation? Évocation? Si jamais elle devait revenir en cet endroit, museler la louve devait être la solution. Restait à savoir comment faire pour que la biche prenne le pouvoir sur la louve en cet endroit. Elle soupira, tandis qu'elle profitait de la présence d'Exa avec elle. Ce n'était pas un rêve, cette fois. Il était là, elle était là, point. Oh, la bisounourserie n'était pas loin... Peut être allait elle faire la médiation croisée avec Exa. S'il acceptait...

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Domenika




Réminiscences

Rohan, 18 ème jour de février 1461

Hier, j'ai rencontré un des miens. Haname Matsumoto. Quelle ne fut pas ma surprise, de voir un homme dont les traits sont semblables aux miens. Quel bonheur, de converser quelques phrases dans ma langue maternelle!
Il a quité Nihon Kokū depuis plus longtemps que moi. Mon accent est plus prononcé, moi qui ait été bannie de chez moi depuis 4 ans.
Haname a une petite soeur, Yuki. Ce kanji, ce signe, signifie neige, c'est proche de Yūki, le nom de ma louve, qui signifie douce princesse. Sa soeur est, comme moi, issue de l'union d'un étranger avec un insulaire. Mes traits sont justes... Adoucis, pour ma part. J'ai quand même les yeux noirs étirés, la chevelure noire de nuit et soyeuse, la petite taille. Le visage un peu plus long, des appas plus généreux. des pomettes moins saillantes, des lèvres pleines héritées de ma mère, originaire de Thuringe, famille dont je ne sais rien... Sa soeur est surnommé neige, car le hasard veut qu'elle ait hérité d'yeux bridés de couleur très claire.
J'ai hâte qu'il me présente sa famille, et sa fiancée.
Parler de Nihon kokū, parler ma langue, a éveillé des souvenirs poignants en moi. Surtout lorsqu'il m'a demandé si je comptais y retourner un jour... Il n a pas vécu assez longtemps là bas pour saisir l'ampleur de l'opprobre qui s'étend sur moi. Mes frères ont eu honte, et m ont vendu à Magnus. C'était plus charitable que de me tuer. Ils pensaient naïvement que je servirais de servante... Ce qui a été le cas, d'une certaine manière. Akira ne leur pardonnera jamais de m'avoir livrée à une bande de violeurs.

Des souvenirs poignants, d'une allée de cerisiers en fleurs, de cérémonie du thé, de musique, au printemps. Souvenirs de mon véritable prénom. J ai préféré le nom choisi par ma mère, et le diminutif octroyé par mon père. Mais au fond, mon identité est autre, m'a révelé Akira. Un jour, il me le dévoilera.

Haname me fait l'honneur de devenir mon sensei pour apprendre le jenjutsu, la danse des sabres. En contrepartie, il deviendra mon kohaï, mon élève, pour le kyūdo... Mais cela me rappelle que je n'ai pas de famille...

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Domenika



Rohan, le vingt troisième jour de février 1461

La routine s'est installée depuis quelques jours, depuis l'arrivée d'Exa en piteux état, après une lourde chute de cheval. Je le soigne, jours après jours, et il a besoin de repos. Lorsqu'il était arrivé, il avait tenu des propos incohérent. Ensuite, il semblait aller mieux. Dès le lendemain, je le questionnais sur son projet de revoir la brebis et son amie SulfurA. Je fus troublée, autant que lui. Il ne comprenait pas cette histoire de brebis. La réalité m'apparut, il était à moitié amnésique suite au choc. Il ne se souvenait que de moi. Au fond, cela m'arrange quelque peu, mais ... un jour, il retrouvera la mémoire. Je l'y aiderai, question de principes et d'honnêteté. Mais avant, il fallait soigner cela et lui laisser du repos et de la tranquillité. Il occupe la chambre de ma demeure, et y reste toute la journée. Parfois, lorsqu'il est réveillé et me sourit, me réclame, je l'enveloppe de mes bras pour la nuit, non sans nous embrasser. J'en ai besoin autant que lui. Ses mots, même si je sais qu'il a oublié tant de choses, je les chéris comme des trésors, car c'était exactement ce que j'avais besoin d'entendre après toutes ces histoires. Tu es l'élue, je ne me souviens que de toi, je t'aime. Il n'y a que toi. Je reste avec toi. Oh, ces mots... sont comme un baume pour mon cœur meurtri après ces lettres, entre eux. Repose toi, mon renard. Je m'occupe de tout. Ces mots, je les chéris, comme un trésor. Peut être cela changera t-il après, quand il aura retrouvé la mémoire, peut être restera t-il toujours une part de lui qui se languira de Gypsi, même s'ils n'ont jamais été heureux longtemps ensemble. Peut être aura t-il besoin de se retrouver seul, de ne plus s'attacher. Il souffrait et souffre de ne savoir que faire, ni où aller. Moi, je ne me suis jamais posée de questions, me contentant de suivre. Mais pour l'instant, il était là, il avait prononcé ces mots, comme s'il avait deviné, au plus profond de mon cœur, ce que je rêvais d'entendre.
Pour l'instant, il ne faut pas se poser de question, je m'occupe de lui, tendrement.

Je suis restée un moment à regarder le paysage hivernal ensoleillé, lorsqu'une idée me traversa l'esprit. Il était temps de prendre les choses en mains, les choses du destins. Plus questions de se laisser dériver, je l'ai assez fait depuis ma fuite et ma renaissance, en octobre dernier. Je ne suis libre que depuis quelques mois, et jusqu'à aujourd'hui, je me suis laissée dériver au gré du hasard.
Tout d'abord, étudier les cartes, et écrire à Gypsi. Rappeler à moi Akira. Et s'entraîner.

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Domenika
Citation:

Akira,

J'espère que tu n'es pas trop loin encore, j'ai besoin de toi. Il est revenu, mais semble avoir perdu l'esprit. J'ai besoin de tes lumières, sur Rohan.

Kem


Ensuite, la gitane ...

Citation:

Gypsi,

Je suis partie, et je suis arrivée sans encombre. J'ai eu la chance de rencontrer mon ami et maître d'armes Akira, qui m'a accompagnée jusqu'à la ville voisine. J'avais choisi le chemin le plus court, mais le plus dangereux. J'espère que tout va bien pour vous.
Je suis arrivée, je me fais des connaissances. Exa est venu me rejoindre. (ratures) Il a eu un souci de chute sur la route, mais je m'occupe de lui.

Pour l'instant, je me repose un peu avant de savoir et de décider de quoi mon avenir sera fait. Je pense créer un groupe, pour voyager, enfin je pense que vous voyez ce que j'ai en tête...

Merci de me souhaiter le bonheur que je mérite, je ne sais si je suis faite pour le bonheur, mais peut importe. Je ne sais pas ce que ça peut être, jusqu'ici, ma vie a été très compliquée, alors je ne me pose plus de questions. Qui vivra verra. Je suis déjà assez ennuyée avec des rêves bizarres ces derniers temps.

Kem

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Domenika
Citation:


Kem,

Occupe toi de lui. Oui. Tant mieux si tu es bien arrivé, que tu retrouves un ami, et que tu fais des connaissances.
Un groupe est une idée. Personnellement j'ai essayé maintes fois. Mais je suis trop solitaire et indépendante pour m'y plaire. Peut-être est-ce différent quand c'est un groupe qu'on a créé soi-même. Essaie, tu me diras ce que ça donne.

Pour le reste. Entre trois bruns. Enfin un couple de bruns et toujours le brun barbu. ça va. Même si c'est compliqué. C'est toujours compliqué avec nous de toute façon. On avance. On voyage. On va dans le Nord. Mais j'éviterais soigneusement Exaël.

Des rêves étranges j'en ai fait un aussi. Il m'a... En fait on était tous les 4, exa, le barbu, toi et moi. Et les couples s'inversaient. Et on finissait par se battre toutes les deux. Je te passe les détails sans queue ni tête. Quand j'y repense même moi je ne comprend pas. Je suis même pas sûre qu'il ait un sens. Bref.

Garde toi bien. Vis, et tu verras.
G.

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Domenika


Rohan, le 6 ème jour de Mars

Je lis et je relis sa réponse. Elle me tutoie, ça me parait plus normal, même si on ne s'est jamais vues. Je n'ai pas été totalement honnête, mais je ne voulais pas compliquer les choses. Déjà qu'il est inconscient la plupart du temps... Akira a tenté quelque chose en début de semaine. Pour moi, ça a raté, je l'ai jamais giflé aussi fort! A vrai dire, je ne l'avais jamais giflé. Ni serré la gorge entre mes mains. Il s'agit de mon sensei, mon maître. Mais quelque chose a changé dans nos relations...
Je suis en rage contre lui. Exa est dans un état catatonique, hors d'atteinte. J''ai soupçonné un instant Akira d'avoir agit de manière à provoquer sa mort, et avoir le champs libre. Je ne suis pas aveugle, je sais que ses sentiments se sont pas que filiaux. L'immonde personnage s'il réussi ... s'il réussi, et qu'il ne se réveille jamais, je le tue de mes mains, de mes propres mains. C'est une promesse, j'en suis capable. Sensei, ou pas.
Pour l'instant il reste là. Il m'a assuré, tandis que je lui serrais le cou comme une enragée, que ça pouvait le guérir. En le tuant? Imbécile... je ne suis pas sûre qu'il sache avec quelles forces il a mis en jeu. Toujours est-il que l'état d'Exa s'est aggravé. Je dois rester à son chevet nuit et jours à présent.... et je refuse qu'Akira s'approche de lui. Il est en sursis... Il reste pour m'aider, j'espère qu'il a raison, et qu'il finira par revenir. Il m'assure que ce traitement de choc était indispensable à sa guérison, à son réveil. Mais que cela était dangereux. Je demande à voir ...

Je n'ai pas le temps de m'occuper de nos projets. J'avais envoyé une lettre mais le pigeon m'est revenu avec le message non décacheté. Elle a du mourir... Je ne sais comment faire, et je n'ai pas le temps avec un malade comme Exael. Mais je trouverai un moyen.

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Domenika





Long serpentin... Pour taire les mots... Pour faire demain


Penser, trop penser, ne pas assez penser. Rohan me tape sur le système ce soir, et toi qui n'est pas là ... Boire, trop boire, trop parler, sans trop parler, Rohan me tape sur le système ce soir, et toi qui me manque. Pour courir, voyager, rêver, un nous d'amitié ou d'amour, peu importe, bien que je sache ce que je veux. Partir, vivre et revivre.

Faire un Long long long ... un long détour... pour parler.. d'amour.

Et ne plus avoir comme horizon, que le ciel immense, les bois et les forêts, de villes en villes, de portes en portes, de tavernes en tavernes, de campements en campements, liberté. Parler d'amour ou d'amitié, d'amitié et d'amour, d'aventures en aventures. D'amour de l'aventure, d'amour des grand espaces.

Le ciel immense à se demander...Si on y pense, à tomber....Le ciel immense à se relever... Se relever

Ne plus parler du passé, car les souvenirs sont amers. Apprécier la liberté retrouvée, celle de ne plus avoir à redouter, à se retourner. Regarder le ciel et les étoiles, avant de s'endormir. Le vent contre ma peau, noyer mon regard dans un regard. Les paupières closes, je m'imagine le futur. Mais lorsque je rouvre les yeux, la vision fuit comme un oiseau, à tire d'aile...


Les jours de pluie paraissent sans fin ...

Boire, trop boire, ce soir... Discuter. Et désillusion. Ennui. Rohan me tape sur les nerfs. Je tourne, je me retourne, comme dans une cage. les heures s'égrainent dans la nuit, l'une après l'autre. Les paupières closes, mais les yeux voient. L'esprit se réveille, et me rappelle des choses. Souvenirs. Un feu de joie avec de délicieux cris de douleur et de terreur, pas les miens pour une fois. Le regard d'un homme haï qui va trépasser et paye ses crimes. Mais aussi ... le regard désespéré dans les yeux d'une fillette qui sait qu'elle ne reverra pas le soleil, et mon angoisse de ne pouvoir rien y faire, à part soulager la douleur et la peur... La fuite éperdue, la vie de barreau de chaise, sans but autre que le prochain repas ou la prochaine chope. Des souvenirs qui défilent devant moi, comme du sable sec entre mes doigts. La douleur du fouet et des brûlures, les cicatrices. La louve qui hurle à la lune et aux étoiles, de rage et d'impuissance. la douleur de voir mourir les êtres aimés les uns après les autres. Et cela va se plus en plus vite. Chaque combat, chaque cicatrice, la colère, la douleur, la rage, l'impuissance.

Je respire profondément, ouvre les yeux dans le noir le plus complet. Je reviens où je suis. Rohan. Dans la petite maison qui me sert de chez moi, au décor spartiate. Yûki couchée contre mes jambes. En mars. Je suis libre, fini le cauchemar. Liberté, liberté, ce mot me fait sourire dans le noir. La tête me tourne, j'essaye de ne pas penser. Je ne devrais pas boire autant. Ou alors, je n'ai pas bu assez encore... Un sourire sardonique cette fois étire mes lèvres. Trop rester au même endroit, ça me tue, comme toujours. Il est pareil que moi. Sauf qu'il dort, lui... J'espère qu'il se réveillera, le voir guéri.


Long, long, long, les innocents
Là pour ça, Nada surf.

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Domenika


So close no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
And nothing else matters*



*Si proche peu importe la distance
Ça ne pourrait guère être plus près du cœur
Croyons éternellement en ce que nous sommes
Et rien d'autre n'a d'importance


Et tu t'es réveillé. Tu étais si loin, si loin du monde, si loin de moi. As tu eu seulement conscience que j'avais été à tes côtés tout ce temps là? Avais tu eu conscience du temps qui passait, comme du sable qui coulait entre mes doigts? J'étais là, à la fois proche et loin de toi, je suis restée. Et tu es revenu. Je savais que tu reviendrais, Akira me l'avait dit. Depuis, il ne se montre plus guère, il ne veut pas gâcher nos moments retrouvés. Il y a quelque chose de pas net dans son attitude, ça ne m'avait jamais frappé jusque là. Il n'écrit jamais à Keiko...
Tu es revenu, et nous sommes ensemble comme dans un cocon de soie. Tu mets du temps à te remettre, ta tête te fait mal, encore. Tes souvenirs ne sont pas tous là encore, mais je t'aiderai, du mieux que je peux. Même si une part de moi se réjouissait que tu te souviennes de moi, et moins de la brebis... Question d'honnêteté, je te raconte tout. Même si je sais que tu m'avais choisie, lorsque tu es venu me rejoindre sur Rohan ...


Never opened myself this way
Life is ours, we live it our way
All these words I don't just say
And nothing else matters *


*Je ne m'étais jamais ouvert de cette façon
La vie est nôtre, nous la vivons comme bon nous semble
Tous ces mots que je ne fais pas que dire
Et rien d'autre n'a d'importance


Tu ne te rends pas compte de ce que j'ai donné, de ce que je suis capable de faire pour toi. Soulever des montagnes. Je me sens si proche, comme si on s'était toujours connus. Tu es endormi, et je te regarde te reposer, je ne fais pas de bruits. Tu as besoin de te reposer. Aussi, je te laisse un petit mot sur l'oreiller, avant d'aller en forêt taquiner les chênes. Je vais laisser Yûki près de toi.

Citation:
Bonjour mon renard,

Je suis partie tôt en forêt faire joujou avec une hache. J'ai repéré un chêne qui m'a manqué de respect l'autre jour, il va souffrir, crois moi! Quand je marche en forêt, surtout si je suis en train de méditer, il doit se pousser pour me laisser passer. Naméo! Tu n'es pas d'accord?
J'aime bien la hache, c'est un instrument si ... enfin bref, ça me donne des frissons.

Je sais que tu es fatigué encore de ta chute, mais tu es fort, j'ai confiance. Akira m'a confirmé que tu étais résistant. Tu ne l'a pas encore vu, il a préféré s'éloigner pour nous laisser nous retrouver. Mais je m'entraine avec lui chaque jour au Jenjutsu, ce qui signifie la danse des sabres. Cela permet de drainer... une certaine violence en moi, mais je crois que tu comprends de quoi je parle.

Je te laisse le temps de te remettre d'aplomb, ne t'inquiète pas. Hier soir, je suis sortie en taverne, et malgré ce que j'ai pu te dire, les gens sont sympas et l'ambiance bonne. J'y ai rencontré un pauvre gars, on l'a tourmenté avec une autre femme, une noble. Il était dépitée d'avoir affaire à deux femmes en couple et comblées, même si je suppose (et j'en suis presque certaine) que la nobliote en question aimerait rouler dans le foin avec ce chasseur. Ce fut drôle d'ailleurs quand le mari est arrivé un peu plus tard...
Bref, une franche partie de rigolade dans laquelle j'ai récolté un nouveau surnom, minouchette. C'est de ma faute, je n'aurai pas dû l'appeler Minou pour l'ennuyer. Je voulais trouver un surnom viril car le mari de la nobliote doutait de ses talents de chasseur... Il a failli s'étouffer quand je lui ai dit que de nous deux, c'était moi l'ange et toi le démon, héhé. Le pauvre...

La seule chose qui m'a manquée, c'est toi, évidemment. Quand je suis rentrée, tu dormais, yûki à tes pieds, et tu avais l'air épuisé. Je ne t'ai pas dérangé, tu mérites ce repos après une journée de travail...Même si te voir nu me fait bouillir les sangs, héhé, je ne me refais pas, tu me fais toujours autant perdre la tête et les sens. J'espère avoir été assez discrète lorsque je me suis glissée près de toi, que je t'ai doucement embrassé la nuque... C'est le meilleur moment de la journée, lorsque je suis aussi près de toi, peau contre peau.
Je t'aime mon renard.

Kem


Je le laisse te reposer, paisible. Je sais que s'il arrive quelque chose, ma petite princesse ira me chercher en forêt immédiatement, ou Akira s'il est plus proche.

Tu ne sais pas à quel point je me suis ouverte à ton contact. Tu m'as aidée de bien des manières, et désormais, je suis libre, maîtresse de mon destin. Grâce à toi. J'espère que tu n'as pas oublié tout cela... Bientôt, bientôt, nous reprendrons la route, ensemble, côte à côte, la louve cheminant de concert avec le renard...


Nothing else matters, Metallica

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Domenika


J'sais pas, j'sais plus, je crois que je me suis perdue ... encore.

Pense à moi la prochaine fois que
tu entendras la rumeur des vagues
et si elles te disent que tu m’as fait
que du mal, t’en fais pas

j’suis là pour ça...

la mer connait pas le fil du temps
qui nous rapproche et nous sépare
vive la marée haute et vive la basse
mais surtout vive la différence

j’suis là pour ça...

laisse couler le bateau
oublie tes mœurs
laisse-toi aller et n’aie pas peur
les mecs c’est des salauds
mais peut-être pas tous
remplis ton verre et à nos amours

j’suis là pour ça...


Encore un réveil difficile. Trop d'alcool, encore. Ça devient une mauvaise habitude, même si j'ai tenté d'être raisonnable et de finir à la tisane. J'avais besoin de sortir, de parler, et tu étais là.
Besoin d'oublier le temps que j ai passé à attendre, à espérer, à projeter. J'aurai préféré qu'on me marche dessus, ça aurait eu le mérite de la clarté, plutôt que ça.
Et je regardais les corbeaux qui m'avait fait comprendre bien des choses. Deux autres sales bêtes avaient suivi, et les messages se succédaient. Mais chacun au fond me soufflait quelque chose, la même chose. Une vérité que je devais connaître. Alors j'ai enchaîné les verres, les uns après les autres. Pour noyer la vérité dans l'alcool.
En réalité, cela fait un moment que ça n'allait pas fort. La confiance en soi vacille. La confiance en soi disparaît. On pense avancer, cheminer, tranquille, sereine. Sauf que le colosse avait des pieds d'argile, et que l'édifice était de plus construit sur du sable sec. Et tout s'écroule. Et dedans, je suis qui, moi? Une erreur, une imbécile, une naïve. Il faut croire. Il paraît que j'ai droit au bonheur, que je le mérite. Foutaises. Alors je m'enferme dans ce taudis que j'appelle "chez moi", encore un foutu mensonge. Partir, pour croire à un but. La destination n'a plus d'importance. Le but des choses non plus. Une bête idée, pas une épée, pas une lame, pas une arme. Ça aura réussi à me tuer. Pas besoin d'arme, juste d'une idée. Foutu destin. Et pour le dessert, madame? Un grand bol de strychnine avec supplément de vitriol, merci.



Moi vouloir être un chat...


Moi vouloir être chat
Me frotter contre tes bas
Je me ferai angora
Pour me blottir dans tes bras

Je te jure j'boirai plus
Que du lait je n'aime plus
La vodka



Alors que je m'enfonce, lentement, que je m'étouffe, que je meure lentement misérable, tu étais là. Tu m'as vue. Tu m'as relevé, fait rire. Simplement et rien de plus. Donné L'impression de compter pour quelqu'un. Et chacune de tes phrases a résonné au fond de moi.

As tu essayé d'écrire? Un sourire sardonique eut tôt fait d'éclairer mon visage. Je suis quelqu'un qui écrit, pas à qui on répond visiblement. Chaque phrase, si bien pensée, tournée, amoureusement, qui exprimait tant de choses, lettres mortes. Pourtant, ce n'étaient pas des kanjis.
Ce n'était pas l'automne, ou peut être le mien, qui sait. Peut être même pas lues, au final. La réponse m'écorchait les lèvres, la gorge nouée.
Écris moi, me dit-il, je te répondrai, moi. Tu pourras même bouffer les pigeons si ça te dit. Et j'ai ri.
Et que t'a-t-il dit? Et la réponse fusa, vibrante. Ce que je voulais entendre, je pense. En fait je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue. Peut être Exa croyait-il que je n'attendais de lui que les étreintes, les caresses. Non, non. De toi, Minou, juste l'impression de compter, d'être quelqu'un, d'être là. Enfin.

Et tu as aussi décrété, ces dernières paroles, parachevant ton brillant exposé.... : L'attente t'a tuée, te tue et te tuera.
Aïe. Celles là font mal. Ouiouille... Car finalement, il y a toujours quelqu'un qui court après l'autre... La course ne sert plus à rien. Je ne cours plus.
J'avais besoin d'un ami, et tu étais là. A m'écouter. A me secouer. J'ai lancé une bouteille à la mer, et contre toute attente, quelqu'un a vu le message.
Je ne suis pas transparente, j'existe. Je ne demande rien de plus...

D'autres me disent... Ne lui fait pas confiance au chasseur. Il ne cherche qu'une chose... Tu aurais pu profiter, mais non. Tu as juste été là pour m'écouter, me faire sortir de ma dépression, de ma gangue de tristesse de n'être au final rien pour personne. Beurrée comme j'étais, ivre à en perdre conscience, tu aurais pu. Merci mon ami.

Là pour ça, Nada surf
Pow wow, moi vouloir être un chat

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Domenika




Les Adieux au renard


Thank you for pretending that
I got some skin around my bones
Thank you for pretending that
I'll never never never let you go

Merci de prétendre que
J'ai de la peau autour de mes os
Merci de prétendre que
Je ne te laisserais jamais jamais jamais partir


Lies, set me free
Lies, keep me from my fear
Lies, believe in me
Lies, heavenly shelter

Mensonges, libérez-moi
Mensonges, gardez-moi de ma peur
Mensonges, croyez en moi
Mensonges, abri céleste


Le destin est cruel. Mais le mensonge l'est plus encore. Tu n'es plus là, tu as disparu. Transformé. Les hématomes de mes bras s'en souviennent... L'ombre du père a recouvert le fils. Ton père qui m'a violée, battue cruellement et humiliée pendant quatre ans. Tu m'as aidée pour la vengeance, je ne l'oublierai pas.
Tu m'as frappée. Je ne t'en veux pas d'ailleurs, car ce n'est pas Exa le renard que j'ai vu dans tes yeux verts, mais une bête sauvage qui ressemblait à Magnus, ton père.
Même si tu revenais... Je ne pourrai plus m'abandonner dans tes bras, me perdre en toi. Je te garderai toujours une part de moi, comme je conserve cette mèche de cheveux que j'enferme dans le médaillon de maman, près de mon coeur. De bien jolis souvenirs. Il est temps que je te lâche la main. Ce qui n'est pas, ne sera pas, plus tard.
Dans l'emploi du temps qui reste, il n'y a plus de rires, plus de caresses... Il n y aura plus d'amour, plus de cette manière. Et ceux qui vivent en regardant en arrière ne verront plus que de la poussière...
Nous nous reverrons peut être. Mais ce ne sera plus pareil, jamais. La confiance n'y sera plus. Proches je pense, comme deux vieux camarades ayant fait nos classes ensemble à l'armée. Je dois continuer le chemin commencé à Brest.
La potion est douce amère, mais maintenant j'ai un ami, même plusieurs maintenant. Nous étions amoureux, fous, c'était trop fort. Comme une flamme. Mais un jour, le combustible s'épuise. Laisse moi, et pars à présent...
Le temps des mensonges est révolu. Il faut savoir tourner la page pour connaître la fin de l'histoire...



Pars, pars à présent. Toi qui est mort à mes yeux.


Ask me where I'm going to
Coz I'm not going back
Ask me where I'm coming from
I burried all my tracks


Demandes-moi où est-ce que je vais
Parce que je ne reviendrais pas
Demandes-moi d'où je viens
J'ai brouillé toutes mes pistes


The other side is on my side
The other side is on my side
Watch me smile and bite the dust

L'autre côté est de mon côté
L'autre côté est de mon côté
Regardes-moi sourire et mordre la poussière


You're healing in my pain
Walk a mile fly if you must
You know we'll meet again


Tu guéris dans ma peine
Marches un mile voles si tu dois
Tu sais qu'on se reverra encore


Je te vois partir. Je suis sur les remparts, dissimulée par ma cape. Akira est près de moi, Yūki aussi, ma fidèle compagne à quatre pattes. Akira voulait te faire payer ta brutalité. Il serre les poings, il ne supporte pas qu'on me fasse du mal... J'entends un loup hurler au loin dans la forêt. Akira m'a confié que l'esprit du loup ne te protégeait plus à présent. J'aurai tant voulu te dire au revoir, mais je te vois t'éloigner, sur Saturne. Je revois la même scène à l'envers, quelques mois plus tôt, à Tours. Tu es arrivé sur ton cheval noir, j'étais de garde ce soir là, et je t'ai accueilli. Nous nous sommes vus en taverne, c'était agréable, amical. Puis tu m'as volé ce baiser, et tout a basculé...
C'est cela que je veux garder en mémoire. Ca, le reste, et tes lettres que j'ai conservé, qui prouvent que cela a existé, que c'était vrai, pas un mirage.
J'aurai voulu un au revoir, un signe de la main. Mais Exa a disparu, remplacé par un monstre amnésique. Un signe, rien qu'un seul... Une seconde de lucidité, rien qu'une! Mais cela est impossible. Pars, toi qui est mort à mes yeux, pars, l'homme mensonge qui n'es pas lui même s'il en a l'apparence.
J'essuie une larme, puis deux. Brisée, mais je me relèverai encore. Sub m'aidera, les autres aussi.
Adieu, le renard.





Free, Yodelice
J ai eu trente ans, maxime Leforestier
The other side, Yodelice, encore ^^

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Domenika


Rohan, le 6 avril 1461

Les jours se suivent, aucun ne se ressemble. J'ai erré quelques jours, perdue dans un brouillard. Je faisais mon deuil. Et j'ai écrit, écrit à Gypsi, pour la prévenir. Qu'elle se méfie. Sa réponse a été très gentille, ben oui de nouveau j'étais seule, mais sans l'être. Akira était avec moi, et je me faisais des amis. Le pire cauchemar à mes yeux, être abandonnée, après m'avoir fait croire à un monde en technicolor. Berdol, plus jamais!
Elles ont essayé de lui écrire, pour qu'il se rappelle. Je n'ai pu m'empêcher de retenir un rictus quand je l'ai su. On en raisonne pas un monstre. Il est mort, définitivement. Si je me rappelais de toutes les donzelles à qui il a chanté la même sérénade, je leur enverrai la même mise en garde.
Comme j'ai mis en garde Sub, qui court après une chimère ... J'espère qu'il ne souffrira pas trop. A moins que son rêve ne se réalise... mais je sais que l'être humain désire toujours ce qu'il lui fait le plus mal.

Mais passons au plus réjouissant... Mon cœur chante à nouveau, je revis. Tout arrive! Je me sentais mieux, Akira m'avait fait méditer en forêt. J'avais de nouveau l'esprit plus clair. Je faisais mon deuil de ce qui avait été, et voyait les choses d'un œil neuf. Ni triste, ni heureuse, mais prête à vivre l’instant présent, à sourire. Ne plus me perdre? ne plus souffrir inutilement. Et c'est là que ... il est arrivé. La discussion, sans ambiguïté. Je ne le connaissais que fort peu, et il ne m'est jamais venu à l'esprit de le séduire. je n'avais pas la tête à ça, je n'avais plus la tête à ça. Les fausses promesses, merci bien! J'ai déjà donné. Il est revenu le lendemain, prendre des cours de Kyûdô. Il était séduisant, mais je ne voulais plus souffrir. Mais c'est lui qui semblait mordu, contre toute attente... Et il a su toucher mon cœur. Contre toute attente, je suis tombée amoureuse, je n'étais pas guérie des hommes! Il était doux et prévenant, me traitant avec gentillesse et respect. Au lieu de me sauter desssus, de me voler un baiser, non. Il est simplement venu. On s'est pris les mains presque naturellement, elles se cherchaient, cherchaient à exprimer ce que ni l'un ni l'autre n'osait faire. Lui aussi avait souffert... Il ne fallait pas aller trop vite. Nous sommes revus, devant un repas improvisé autour d'un verre de vin, et cette fois, je ne résistais plus, lui non plus... C'était délicieux. Et je le savais, ce n'était pas un jeu. Ni pour lui, ni pour moi. Quand je le vois, mes sens s'affolent, je suis elle, il est lui, rien d 'autre ne compte. Je pourrais passer des heures à le regarder dans le blanc des yeux, à discuter avenir, projets, amour, ou tout simplement me perdre dans son regard noisette si rassurant...

Et des promesses, encore ... mais cette fois ... ce n'est plus pareil. Il a des projets, j'en fais partie. Pas d'autres femmes dans son cœur, je dois me rassurer. Barelius veut se marier, il a officiellement demandé ma main, à Akira, à son cousin, à la terre entière! Je n'en reviens pas, de voir ce beau saphir scintiller à mon doigt... Jamais je n'avais eu de présents de la sorte, moi, la fille de Yohimasa Ashikaga... Bientôt nous seront unis! J'ai encore du mal à réaliser ce qui m'arrive. J'ai toujours peur de me réveiller, seule à nouveau, abandonnée. Forcément, Barelius m'engueule quand je m'autoflagelle, il fait tout pour moi, et j'éprouve encore de la peur ... alors que je ne devrais pas. Il me traite comme une princesse, je fond lorsqu'il m'appelle "son chaton", je suis subjuguée par ses cheveux dorés comme le soleil et son caractère enjoué. Il est comme un énorme rayon de soleil, et je suis dans sa lumière. Lorsqu’il est là, je ne vois plus que lui. Je l'aime, plus que je n'ai jamais aimé! Je vis chez lui désormais, et mes cauchemars ont enfin cessé. C'est là que j'ai su que c'était LUI.

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Sulfura
Gronde, gronde le Tonnerre.

La brune continuait sa route, incertaine comme toujours. Un vide sidéral avait pris part d’elle. Profondément, touchée, marquée. Elle pense à lui dont le sourire lui a toujours été si réconfortant. Elle veut retrouver ce regard presque enfantin et innocent. Son bouc lui manque. Une plaie parmi les innombrables blessures de son cœur. Mais ça, elle se battra corps et âme pour le rattraper et l’extirper de son propre néant. Elle, ses ténèbres, elle s’y est faite. Mais lui, c’est différent, il a tout le panache de la vie. L’énergie qui manque à sa léthargie. La Sulfureuse s’est mise de le retrouver et de le tirer par la peau des fesses ! D’abord une halte pour rattraper ses erreurs… La plus fatale fut celle causée à son Exa… Le regret…. Non, ne pas y penser. La brune secoue la tête pour chasser ses mauvaises pensées. Elle se prépare pour reprendre son périple quand un oiseau vint s’arrêter sur son passage. Sceptique, il ne lui dit rien alors, elle déplit le cachet et parcourt le velin de ses ors sombres. Un rictus se forme sur le visage de marbre. Crispation des lèvres, les doigts serrant le parchemin à l’en froisser. Comment osait elle lui écrire…? Une rage sourde l’envahit. Elle prit la plume tremblante de nervosité puis écrivit à l’encre du venin.




De une, qui vous a autorisé à m’écrire ?! Qui vous a autorisé à me tutoyer ? Je crois que vous ne savez pas à qui vous vous adressez !
Vous n’êtes qu’un parasite pour moi. Un cloporte dont je me serais enthousiasmée à écraser jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Je dirais la bonne étoile vous a suivi, en ce qui me concerne, car je n’ai pas pu lancer mon courroux contre vous. Désintérêt complet ! Je ne suis pas Gypsi faite de bonté ! Mais de Colère !!! L’ire en personne ! Alors vous et votre sympathie vous pouvez très bien crever !

De deux, étouffez vous avec vos prévenances. Je n’ai pas besoin de votre sollicitation ni de vos encouragements ! Vous n’êtes rien du tout à mes yeux. Ne cherchez donc pas à m’amadouer d’une quelconque manière. Ne cherchez pas à me tendre la main car autrement, je la broierais ! Ne craignez rien pour moi mais préoccupez vous d’une chose, c’est que ma route ne rencontre jamais la vôtre… autrement, grondera le volcan… On dit souvent que c’est ceux qui en disent le plus qui en font le moins… Je vous prouverais volontiers qu’il y a toujours une exception qui déroge à la règle !

De trois, Je vous hais à un point inimaginable ! Vous êtes mesquine et pathétique dans votre écrit ! « J’ai peur qu’il vous fasse du mal »…. Ma pauvre enfant, réjouissez vous que je n’ai point eu le temps de m’occuper de vous !
S’il est un envoyé du Diable, ça ne fera que rendre les choses plus palpitantes… Je n’ai peur de personne en ce bas monde et ce n’est pas mon bouc qui me fera frissonner d’horreur ou ce prétendu Dieu de pacotille ! Gardez donc votre pathos ! Nous ne sommes point fait du même bois !

Ah aussi, j’en rien à cirer de votre vie… Si vous cherchiez à m’attendrir, vous vous êtes trompée de personne pour cela faudrait que la chaleur existe en mon sein… or, ce n’est pas le cas ! Trouvez vous d'autres amies vers d'autres rivages...

SulfurA avec un A

PS : ne perdez pas mon à m'écrire encore ! C'est trop désopilant !

Domenika
Kem regarda le pauvre vélin, écrit par un esprit visiblement tourmenté. Ce n'était plus son cas, heureusement. Elle sourit doucement, et haussa les épaules. Elle répondit par un petit message très court,et pas très poli, et brûla le pli. Pas de temps à perdre avec des gens tourmentés. Ainsi, si elle le rencontre, elle saura , même si elle pérore partout qu'elle n'aura pas peur. Mission accomplie. Oui, elle ne sont pas du même bois, le sien est plein d'échardes, celui de Kem .. Kem est plutôt de porcelaine, parfois d'acier. Mais le passé est le passé, seul l'avenir compte. Si on veut avancer, il faut savoir passer au dessus de certains souvenirs.... avec son blond, tout était si simple!

En pendant aux gens tourmentés, un autre oiseau vint à elle. Falco?? L'aigle se posa sur son épaule, et elle déplia le vélin accrochés dessus. Elle ne voulait pas lui écrire, mais voilà que lui le faisait. Elle grattouilla la tête de Falco, la pauvre bête était épuisée, et n'était pas responsable de son maître.... Le pli était court et écrit d'une écriture serrée et visiblement rageuse. Un instant, Kem avait cru qu'Exa serait peut être de retour, mais il était encore complètement fou et dangereux. Les souvenirs lui revenaient et il mélangeait tout. Des menaces... Elle n'eut pas peur le moins du monde. Par contre si Barelius voit ça, il va devenir fou de rage. Déjà qu'Exa le fou est devenu persona non gratta à Rohan... Elle parcouru rapidement le pli, un rictus amusé. La porcelaine se fit acier, et la réponse fusa à l'endos du vélin, car on ne plaisantait pas avec Kem. Elle n'était plus esclave ni de ses peurs ni de personne!

Citation:

Chienne de Magnus ,

Étant le dernier des sbires de -M- tu m'appartiens corps et âme , je sais que tu vis encore , que tu te terres quelque part et crois moi je te retrouverais ...N'essayes pas de fuir , je suis plus malin que Brultou & compagnie ... Le moment venu je te débusquerais et serais derrière toi te trainant par des chaines .
On se retrouvera comme quand Magnus te jetait à nous ...

D.R


Citation:
Je ne me terre pas le moins du monde, je suis là où tu m'as laissé, chien d'esclave... Je suis étonnée que tu n'ai pas profité de moi avant de partir. Même pas foutu d'utiliser ce que tu as entre les jambes, à croire que tu as eu peur! Tu n'es même pas digne du corps que tu habites. Tu te crois un dieu, tu n'en est qu'un petit pantin ridicule, tu es risible... Je saurai t'écraser comme je les ai tous écrasés. Retourne t'amuser à effrayer les vieilles dames, et fous moi la paix!


Ce n'était pas malin de répondre à la folie par de la provocation, mais peut être cela fera réagir Exa, s'il existait toujours. Non pas pour qu'il revienne avec elle, ça, il l'avait perdue à jamais, mais pour que cet affreux personnage disparaisse. Elle attacha le message à la patte de Falco, et laissa s'envoler l'aigle.
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