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[RP Fermé] Intimité .....dévoilée

Hegide_iliard
Leçon n° 2106-02

Tu bouges ton bassin en lents va-et-vients, emprisonné sur le velouté de ma poitrine et j'accompagne ton mouvement te pressant entre mes seins.
Nos regards, soudés l'un dans l'autre, se voilent lorsque ma langue vient toucher ta pointe à chaque poussée.

- hannnnnnn ... diablesse....... je vais exploser !.... Hégide !

Mes lèvres enveloppent délicatement ton fruit. Un râle de fauve s'échappe de ta gorge lorsque je saisis ta fesse d'une main et t'attire à ma bouche ... Et tu jouis, longuement, en longs jets chauds.

Les yeux à demi clos tu te penches sur moi et souris contre mes lèvres.

- ........ Je te hais toujours autant.....
Hegide_iliard
Whats Inside a girl ?*



J'aime qu'il me domine.

J'aime être contrainte de hausser le menton pour pouvoir lui parler.
J'aime devoir lever les yeux pour regarder les siens lorsque je suis agenouillée face à lui, sur mes talons, le dos bien droit.
J'aime sentir son poids écraser mon ventre et mes seins et couper mon souffle lorsqu'il s'effondre sur moi, après un dernier coup de reins.
J'aime qu'il déplace de l'air lorsqu'il passe près de moi et que des effluves de santal poivré assaillent mes narines frémisssantes.
J'aime être obligée de faire un pas et demi lorsque lui n'en fait qu'un.
J'aime être à sa merci après que nous nous soyons retenus trop longtemps devant les inconnus.
J'aime qu'il me dresse, qu'il soit dur et morde ma bouche pour venir ensuite perdre sa langue dans la moiteur douceâtre et métallique du sang.
J'aime lorsqu'il chuchote, inlassablement, leçon après leçon, dans un souffle, à bout de souffle "tu es à moi... tu es à moi.... ...tu es à moi depuis le premier jour et tu ne le voyais pas."

En y réfléchissant j'aurais aussi aimé qu'il me viole.


....
...
..
.

Ce soir là, nous nous étions séparés, ivres de colère.

Confortablement installée dans le fauteuil de ma chambre, un verre à la main, j'entendais d'une oreille distraite au départ les conversations qui venaient de la taverne en dessous. Tu étais en grande discussion avec une brigande qui se targuait d'avoir détroussé une riche bourgeoise et qui te proposait de racheter le fruit de son brigandage. Son stratagème pour te séduire me paraissait si grossier que je fus contrariée que tu t'y laisses prendre. J'étais déçue que lui laisses croire qu'on pouvait t'acheter avec une poignée d'écus et l'enthousiasme que tu mettais à lui donner la réplique m'agaça.

- Cette fille te raconte des histoires. Elle n'a rien brigandé.

- Mais non voyons ! Elle est tout ce qu'il y a de sérieux. Je lui écris là et elle va me montrer des preuves ! répondis tu en riant.

- je te dis qu'elle se fout de toi. Je sais que la personne dont elle parle n'a rien...

Tu me dévisageas, l'oeil noir.

- Pourquoi penses tu qu'elle me mente ? Renseigne-toi sur ce vol déjà ...

- Je suis déjà renseignée. Si tu préfères faire confiance aux dindes libre à toi, je ne te le répèterai pas trois fois.

- Et bien moi je ne pense pas qu'elle dise n'importe quoi. Mais si tu as déjà ton avis dessus, je vais pas m'exténuer à te faire changer d'avis.

Tu pris la bouteille d'alcool ambré et en bus une longue rasade à même le goulot.

- Peu importe. C'est pas grave. Pas la peine de s'énerver, elle a déjà gagné. Elle te voulais, elle t'a eu. Tu lui a écrit. Elle doit déjà être en train de préparer l'étape suivante.

- Tu m'emmerdes là ! Je ne vois pas de quelle étape tu parles ! Tu es jalouse !

- Oui voilà ! Je suis jalouse ! Parce que toi tu ne l'es pas à flinguer tous les hommes qui m'adressent la parole !

- Tu n'as qu'à m'attacher aussi comme ça je resterai tranquille !

Hors de moi, je me levai et te toisai

- Bonne nuit ! Je vais passer la soirée ailleurs !

- Oui c'est ça barre toi !

Je descendis en ville où je tentai de calmer mes nerfs mais c'était peine perdue. Les rares personnes que je croisai firent les frais de ma fureur et je me retrouvai rapidement seule à ruminer ma rage et me bouffer le foie. La lumière de notre chambre était toujours allumée et je décidai de monter et te faire payer pour m'avoir mise dans un tel état de nerfs.

J'entrai en ouvrant la porte à toute volée. Tu étais assis au bout du fauteuil, les coudes appuyés sur tes genoux, face à la bouteille d'alcool.

- J'allais me coucher me dis tu en levant les yeux sur moi.

Je franchis l'espace qui nous séparait en trois enjambées, saisis ta chemise par le col et t'obligeant à te lever, te plaquai contre le mur de la chambre.
Profitant de l'effet de surprise, je pris ta bouche en un baiser furieux et forçai le passage de tes dents, ma langue te fouillant avec force, le souffle court.
Nos dents s'entrechoquèrent et reprenant le contrôle, tu me fis pivoter pour me plaquer à ton tour contre le mur et m'imposer un baiser ardent, les lèvres dures. Tu mordis ma lèvre inférieure avec force tout en mêlant ta langue à mon sang et ma salive.
La douleur vive de la morsure puis la vague de désir qui s'empara de moi ne firent qu'accroitre ma haine. J'écartai vivement ta main que tu venais de planter entre mes jambes et vint placer la mienne, dure sur ton entrejambe que je pressai sans douceur aucune.
Tu n'en eus cure et délaçant mes braies sans ménagement pour frayer un passage à ta main, t'emparas de mon intimité avec rudesse, plantant tes doigts en moi.

- Noon !!! Me dis tu, la haine rendant ton regard plus noir que jamais.

Je saisis ton poignet pour te forcer retirer ta main. Furieux, tu saisis alors mes cheveux, m'obligea à basculer la tête en arrière, pendant qu'un nouveau baiser venait écraser ma bouche. Dégageant ta main tu déchiras mon corsage, me cambrant davantage les doigts crispés dans mes cheveux et fondis sur mon sein. Ta bouche en mordit la pointe me faisant crier de douleur.
Je tentais à nouveau de te repousser.

- J'ai dit ... Noooooon !!!!

Tu suçais mes seins tour à tour avec force, torturant les pointes durcies entre tes dents.

- Retire tes braies !

- Non !

- Retire tes braies !!!! répétas tu d'une voix rendue sourde par la fureur.

N'attendant pas la réponse, ni ma réaction, tu arrachas le lacet de mes braies et tiras sans ménagement sur la toile vers le bas. Je tentais de me dérober mais l'entrave de mes braies ralentissait mes mouvements. Il te fut facile d'attraper mon poignet et m'attirer à nouveau contre toi, tout en terminant de retirer les braies.

- Où comptes tu aller ?!

Je sentis dans un vent de panique, la dureté de ton corps contre le mien.
Je sentis que tu allais, ivre de colère, terminer le travail que tu avais commencé.
Je sentis que j'allais être incapable de me défendre, ta force associé à la fureur décuplait ta puissance.
Je sentis que ça serait fini, terminé, que j'avais poussé le bouchon trop loin et que tu l'avais enfoncé trop profond, que cette fois serait la dernière.

- Tu me fais peur...

L'instant d'avant nous n'étions que ire et désir de vengeance.
Une toute petite phrase, quatre mots, suffirent à tout anéantir de la forteresse de haine que nous venions de bâtir entre nous.
Nous restâmes un instant sans réaction, moi paniquée devant ce que j'avais pu engendrer, toi, considérant avec effroi ce que tu allais faire.

- Bordel, mais qu'est ce qu'on fout.... ?!

Qu'est ce qu'il y a dans la tête d'une fille ?
Hegide_iliard
Leçon 0611.0

Prends soin de moi


- Arrête !
- Je ne peux pas là ! Je suis hors de moi ! Tu veux que je pète ce qui reste debout dans cette chambre ?!!
..
.

- Arrête maintenant !
- ....
- Arrête s'il te plaît...
- Oh mon Dieu Hégide... tout ce sang... mais qu'as tu fait ?... laisse moi te soigner...
- Tu vas me tuer un jour...
- Folle ! Tu n'as pas compris que je t'aime à en crever ?! Tu es en train de me rendre barge... !
..
.

- Laisse moi te soigner. Donne moi tes mains. Calme toi... Je suis là... On est là.
- On n'y arrivera pas.
- Si... on est comme ça, c'est tout. Toi à demolir des pauvres femmes et moi des cons en puissance.
- Comment on va faire ?
- On va s'aimer Hégide. On n'ressemblera jamais à un couple tranquille mais une chose est sure c'est que je n'ai pas envie de te faire du mal.
Hegide_iliard
Quelle est la chose qui compte le plus dans ma vie ?

Avoir beaucoup d'écus, un gros magot dans sa propriété, des résidences dans toutes les capitales et que tout le monde m'appelle Madame avec des yeux qui font des S comme l'oncle Picsou lorsqu'il flaire le bon pigeon ?

Acheter une cariole et un cheval si taillés pour la course qu'ils font pâlir d'envie la maréchaussée sur le bord les routes au point qu'il me chopent au carrefour suivant pour me coller une prune et/ou me piquer ma cariole, en faire cadeau au duc et se faire mousser ?

Séduire des hommes à la pelle, être irrésistible, frétiller des oreilles lorsqu'on me dit "vous êtes géniale, ne changez surtout pas", planter le bellâtre au moment où il pense l'affaire pliée ? Pauvre con ! C'est si facile dans ce monde de chiots.

S'intéresser aux filles, les consoler de leurs déboires sentimentaux, leur dire qu'elle valent mieux que ce pour quoi on les prend, rassurer leurs angoisses existentielles, les flatter, leur offrir des fleurs ou un mouchoir avec un livre de la collection Harlequin ou leur filer une astuce pour que leur type bande comme un salaud toute la nuit ?

Devenir célèbre, femme de, brigande ou traine misère, jouer les hystériques ou les sages comme un maître Jedi ?

Remporter le contrat du siècle après un argumentaire acharné qui me laisse vide et sans force comme après l'amour mais qui permet de tenir un an sans plus rien branler ou presque, sauf se faire chier, bouffer des cakes et faire du lard ?

Rencontrer un type, un jour, qui me foutra des claques dans la gueule et me tiendra tête, qui se fait mener par le bout des ficelles par un autre type qui dort du même coté du lit que moi - d'où forcément conflit... Pire ! qui dort avec une citrouille ! ("il est minuit. j'vais m'coucher, ma citrouille m'appelle !"), qui a un chien jaune, con et pote avec les tortues (n'importe quoi...), qui se perd en allant au marché, à la pharmacie, chez son frère et passe deux heures à trouver sa cariole, les glaces fondues dans le sac isotherme, n'y arrive pas et je suis sûre, finit par appeler sa femme au secours ?

Hein ? Qu'est ce qui est important ?

Ben tout ça et rien de tout ça en même temps. Et mille autres choses.
Ce qui est important c'est la Liberté de faire tout ça... ou pas.
La Liberté de décider de quoi sera faite la journée, l'heure qui suit, sa vie quoi.

Ma Liberté à moi c'est aussi de décider d'y renoncer.

Lorsque tu doutes, lorsque tu penses que c'est mort, que lorsque tu reviendras, alors que tu penses que j'aurai foutu le camp vers d'autres prairies comme tu l'as si souvent vu faire.
J'ai toujours aimé foutre les certitudes en l'air. Envers et contre tous hein ! Trois mois ! C'est la durée de vie moyenne d'un couple ! Les stats l'ont dit, Dieu le Veut ! ... C'est un queutard, on le connait bien ! Pas capable de retenir sa bite dès qu'il croise une fille ! (enfin, celles et ceux qui disaient ça auraient sans doute aimé te croiser pas vrai ? ou me choper moi, selon...).
T'as raison de douter. Moi je doute tout le temps. Ca me permet de m'améliorer, de prouver au monde et surtout à moi même que Vouloir c'est Pouvoir !
Et putain oui je le veux !

Alors oui ya qu'une chose d'importante : c'est cette foutue Liberté



J'vais me chercher un cas fée.
Hegide_iliard
Leçon 2206-0

- Vous êtes comme les autres... j'avais raison encore une fois.
- Comme les autres ? C'est à dire ?
- Comme les autres hommes, on vous manoeuvre comme on veut.
- Vous ne savez rien de moi Hégide !!! J'devine vite les choses !!!
- Vous devinez les choses ???!!! Laissez moi rire ! Vous tombez dans les pièges comme un bleu.
-J'suis heureux, pour ma part, de vous faire rire !
- Oohh ... Faites moi rire encore ! Je jubile ...
- Non !! C'est assez pour ce matin ! Trouvez un autre trublion !
- Parfait... parfait... je vous laisse méditer à la condition féminine... Vous avez du travail dans ce domaine....! Oubliez moi et oubliez ce que je vous ai dit... Vous êtes parfait !
- Je ne fais que ça vous oublier !
Hegide_iliard
Non pas que mon fiancé fut fade, j'aurais été bien incapable de le dire, vu que je n'y avais pas gouté. Ce n'étaient pas les quelques chastes baisers que nous avions échangés qui allaient me faire grimper aux rideaux.

Tu te moquais de moi. Tu riais et ça me rendais folle. J'étais piquée au vif.

Alors je tentai une autre manoeuvre : empêcher le mariage pour l'obliger à consommer ou me quitter et surtout me rendre ma foutue Liberté !

C'est un évèque qui devait me marier. Un type de Rome. Ainsi en avait décidé la Bonne Âme, d'un commun accord avec mon fiancé, lors de leurs entretiens privés. Cet évèque étaient assez en vue à l'époque, du moins, je le supposais sinon Bonne Âme n'aurait eu aucun intérêt à le faire officier pour cette cérémonie.
Nous nous rendîmes dans son diocèse. On expliqua l'urgence de la situation. Mon fiancé allait être nommé à un poste important et il fallait absolument que nous soyons mariés avant.

On me présenta.

Voici Hégide, ma future.

Al, fidèle et jamais bien loin, me soufflait :

Tiens toi droite ! .... Révérence ! ..... Souris ! ..... Baisse les yeux ! ..... Relève les ! ..... Rougis ! et elle me pinçait l'arrière du bras jusqu'à ce que des larmes montent à mes yeux et les fassent briller davantage.

L'évèque me couvait du regard, soupesant la valeur de la promise. Estimant le potentiel que je représentais de son oeil torve.

Il faut que le Très Haut reconnaisse cette enfant au plus tôt. Pour ce faire, je souhaite la recevoir dès que possible et lui enseignerai, personnellement, les bases de notre Foy.

Je me permis de lui répondre, les regard baissé, avec déférence, comme me l'avait appris Al.

- Monseigneur, ce sera avec une immense joie que suivrai votre enseignement. Je ne doute pas un instant que vous deviendrez un véritable guide pour moi et soyez assuré que je serai une élève assidue et attentive. Toutefois, vous comprendrez que je préfère ne pas quitter mon futur époux ou mon chaperon. je désignais Al.
Non pas que je veuille vous imposer quoi que ce fut mais...


- Soit ! Ma fille... Bien entendu, nous ferons l'école ici ! Je trouve votre requête originale mais amusante.
Je suis sur place quelques jours. Je pourrai vous rencontrer ici si vous le souhaitez. J'ai moi même mon escorte qui ne me quitte pas et qui veillera, à l'entrée de cet établissement, à ce que nous ne soyons pas importunés par des soudards pendant votre étude.


Ainsi débutèrent nos rendez vous.
Chaque matin, pendant une heure environ, je me rendais à l'auberge municipale et m'attablais avec mes livres. Les gardes restaient à l'entrée. La porte toujours entouverte pour qu'ils puissent intervenir au moindre appel de l'évèque.
Il entrait et restait un moment immobile. Il me regardait. Je le regardais. Jamais je ne sortis du contexte de la pastorale ou du sujet autre que celui de la religion. S'il avait su, le pauvre, que j'en connaissais autant (si ce n'est plus) que lui sur le thème... Je lui posais des question pièges, auxquelles il me répondait invariablement :

Je vais y réfléchir Hégide. Je ne veux pas vous laisser sans réponse. Nous reprendrons demain. Après tout ce n'est qu'un jour de plus... Cela vous convient il ? Je parlerai à votre futur époux. Il comprendra.

Les jours passèrent. Les regards de l'évèque se faisaient plus insistants. Il restait de plus en plus longtemps debout à l'entrée de la taverne à me détailler lorsqu'il arrivait. Il se levait parfois, brusquement, et marchait de long en large comme un lion en cage et me fixait.
Et lorsque je lui demandai s'il se lassait, s'il voulait que je me retire, il me répondait mystérieusement :

Non ! Je vais vous écrire !

Et il commença à m'écrire. Des billets très courts dans lesquels il me disait
"je doute... je doute... aidez moi à ne plus douter Hégide"
ou
"L'acédie Hégide ! L'acédie !"

Lorsque je reçus plus de dix lettres par jour, je sus que j'avais gagné la partie. Jamais cet évèque ne me baptisa et à fortiori ne me maria.

J'étais très fière de moi. Mon futur très en colère. Et toi très amusé.
Hegide_iliard
Leçon n°2706/0


- j'ai rêvé de vous... Une fois. J'ai rêvé de vous qui rêviez à moi... Vous vous masturbiez avec force... Vous ne pouviez plus vous passer de moi.
- Vous n'êtes rien pour moi, Hégide ! Ca ne pourra jamais ressembler à ça.

Ta main saisit fermement mes cheveux, inclinant ma tête en arrière et tu mors mon cou. Surprise je ne peux que céder et bascule la tête en gémissant de douleur. Tu me plaques contre toi et je sens la dureté de ton sexe contre mon ventre.

- ... Surtout.... qui ne peut se passer de qui... ?
- ... Oui... qui ?
- Je vais te prendre Hégide.... te faire... mienne... Tu es trop sûre de toi
Hegide_iliard
Hasta la vista, baby !*

* A la prochaine, bébé !

Orgueilleuse de l'avoir possédé. Oh oui je l'étais ! Et pour le coup... doublement !

L'évèque broyait ma main entre ses doigts moites et me relevait lorsque je fléchissais le genou pour baiser son anneau. il s'arrachait le coeur et l'âme à chaque entrevue.
Les gardes, mon futur époux ou n'importe quel passant pouvaient bien être à deux pas de nous, jamais à aucun moment ils ne purent prétendre à une quelconque faute de ma part.
N'étais je pas, docile élève, attentive à tout cet enseignement religieux ?
N'avais je pas prouvé, lors de chaque entrevue tout mon intérêt à la chose de la foy, allant au delà des certitudes de l'évèque ?
Avais je, à un quelconque moment, eu un geste compromettant qu'on aurait pu prendre pour une invite ?

Je m'impatientais parfois et venais laisser éclater ma colère à la grange. Peu importait que tu sois présent ou pas. Je forçais la porte, explosais de rage, maudissant ciel et terre, les bras levés vers ce Dieu qu'on voulait me faire avaler de force et contre qui je me battais.
A peine avais tu le temps de congédier celle que tu troussais à l'époque, lui jetant une excuse bidon que je m'en prenais à toi, vidant mon trop plein de hargne sur toi.
La réaction était instantannée. Les répliques cinglantes.
Contrairement aux autres, tu ne m'épargnais rien. Mes larmes d'impuissance te faisaient rire et ... Seigneur, comme tu aimais me voir douter dans mon entreprise !
Je te haissais. Je te haissais ! Je te haissais !!!

Mon futur époux perdait patience aussi. C'était moins spectaculaire mais tout aussi usant pour mes nerfs. Coté ville , il ne se départissait pas de son sourire affable, faisant mine de compatir à mes efforts de piété. Coté cour par contre, il devenait aigri, me reprochant ma trop grande intransigeance à l'encontre de l'évèque.

Ce n'est pas bon pour mes affaires, Hégide. Plus vous tardez à en terminer de ce baptême et plus je vois ce poste s'éloigner. Dois je vous rappeler que votre vie sera liée à la mienne et que si je n'obtiens pas ce poste, vous ne deviendrez jamais Vicomtesse ? L'avance sur le douaire que j'ai versé à votre Bonne Âme disparaîtra tout simplement et vous ne serez plus rien.

Plus rien ?
Qu'étais je donc avant lui ? Qu'avais je gagné à ses cotés ? Quel "bénéfice" pouvais je escompter en l'épousant ?
La réponse à toutes ces questions était la même : RIEN
Partie de rien, je n'espérais rien et je n'avais rien à perdre.
Je n'avais somme toute, rien demandé et j'étais très heureuse comme j'étais. La gloire, les honneurs ne m'excitaient pas plus que ça. Rien qu'à voir les amis de mon mari, si imbus d'eux mêmes et de leurs richesses, j'en avais la nausée.
Mon statut de "rien" me convenait et curieusement au vu de l'empressement des gens à être en ma compagnie, ce petit "rien" me satisfaisait totalement.

Sur le moment , sa remarque me blessa toutefois et, je dois reconnaitre qu'à cet instant, si Al ne m'avait pas soufflé de garder mon calme, je serait partie, abandonnant là le futur époux, son ambition et sa gloire.

Fort heureusement, cette bonne et perfide Al veillait et me donna la solution.

Je venais de recevoir une ultime lettre de l'évèque. Le pigeon encore essoufflé de sa course reprenait tout juste ses esprits. Sans un mot, alors qu'il se sentait vainqueur de cette petite discussion, je lui glissais le pli sur la table. Puis, sans le quitter du regard, me laissai aller entre les bras de mon fauteuil, pendant qu'il s'emparait de la lettre





Hégide,

Cette lettre sera la dernière d'ici. J'ai tout préparé. J'ai vidé les coffres de mon diocèse, ou du moins, ceux auxquels j'avais accès.

Je leur donne ma démission.

J'ai déjà préparé des arrhes pour un appartement qui sera vôtre dès que vous en aurez le caprice. Dites moi juste où.

Je pars pour l'Italie où je prendrai une autre identité. Je vous comblerai, je vous en fais serment.

Le Très Haut qui ne me quitte pas ne pourra qu'approuver. Il prône bien l'Amour non ? Et c'est bien là d'Amour qu'il s'agit.

Je viens de comprendre. Je ne lutte plus. Je vous Aime.





Mon futur époux blémit puis son regard allant de mon sourire à la lettre qu'il relut, une nouvelle fois, il tira une chaise et s'assit pesamment.

Rien ? Vous êtes sûr ?

Combien y en a t il eu ? il... parle de la dernière...

D'un geste volontairement négligeant, je tirai de ma besace une liasse de plis soigneusement liés que je lançai sur la table. Le paquet glissa jusque contre ses mains tremblantes.

Tout ça... Dois je vous faire un résumé ou préférez vous découvrir par vous même ?
Hegide_iliard
[Parenthèse]

Je brode.
De tout temps j'ai brodé.
Même en arrivant ici, le métier que je suis trouvé a été tisserande, alors même que je ne brodais pas encore.
Entrecroiser, frotter, nouer, tanner, assembler, lisser... Revenir cent fois sur mon ouvrage parce que je n'arrive pas à faire croiser la torsade exactement comme j'aimerais qu'elle le soit.
Ne jamais être satisfaite. Chercher la solution, la rime, le bon nombre de pieds, la respiration.

Torturer les fils pour faire passer l'idée juste. Recommencer. Tout poser et y revenir le lendemain pour me rendre compte que c'est mauvais. Tout foutre en l'air.

On est mauvais Hégide ! .... On est mauvais ! Alors brode ! Que je vois tes faiblesses, qu'on lise tes erreurs, tes incohérences, ton grand n'importe quoi !
Et puis j'aime tes fautes ! Elles masquent les miennes !


Vrai que j'aime broder autour de toi. Vrai que j'aime que tu sois le tourbillon qui fait s'envoler mes feuilles et gonfler ma mer.
Sauf que là ... tu n'es pas là pour donner du souffle à ma broderie. Je ne peux pas, ici, te mettre en valeur et profiter de l'oxygène que tu donnes à nos histoires de fous.

C'est difficile, une fois seul. D'autant que je ne suis pas du genre à m'inventer des interlocuteurs providentiels pour donner du rythme à mes récits.
Personne ne me dresse. Je m'étouffe moi même !

Hier, j'ai reçu une lettre d'une dame que je ne connaissais pas.
J'ai d'abord cru à une erreur et stupidement j'ai répondu dès que je l'ai lue, qu'elle devait faire erreur, qu'elle s'était trompée de destinataire, mais que c'était gentil quand même, même si ça ne m'était pas destiné. J'ai même rigolé en lisant cette lettre tellement ça me paraissait incongru !

C'était une lettre de compliment, tellement jolie et bien tournée, que je me suis dit qu'elle devait s'adresser à ces gens dont on se demande ce qu'ils foutent ici tellement ils sont fins, adroits et ne brodent pas, eux !
Chez eux, tout coule, naturellement, sans effort, comme une évidence. Et ils vous mettent des images dans les yeux, des sentiments, des gouts et même des odeurs plein la tête. Un peu comme ces deux là, du roman de l'été avec trois D que je lis chaque jour comme, je pense, la plupart des gens d'ici. En deux temps, trois mouvements, emballez, c'est pesé ! Clac clac ! Voilà ma p'tite dame, ça fera vingt sous !

J'ai été tellement surprise que, lorsque je lui ai répondu, dans le trouble où j'étais, comme une conne, j'ai laissé mon vrai nom.

Et puis la dame a répondu. Non non, je ne me trompe pas, c'est bien à la personne d'"Intimité dévoilée" que je m'adressse. Alors j'ai repris sa première lettre et je l'ai relue en tentant de me faire à l'idée que ces mots m'étaient bien destinés.
J'ai un peu chialé, je l'avoue. C'est drôle, j'avais pas pensé que tous ces trucs là pouvaient intéresser d'autres personnes que toi et moi.

Du coup j'ai eu envie de tout arrêter. Oui, je sais, c'est con. Mais je suis mauvaise que voulez vous !

Mais je me suis vite repris. Disons que ma mario m'a foutu le coup de pied au cul que TOI, tu n'aurais pas manqué de me mettre. Elle m'a dit :

"Mais ma pauvre Hégide, mais comment ai je pu te créer si conne... ? Même lui ne l'est pas autant. Il a au moins un peu de lucidité parfois lui !"

Bon, voilà. Fin de la parenthèse.
Ca m'a fait plaisir. Recommencez pas trop quand même.
Hegide_iliard
Paso doble


Ce 27 juin 1460, il fait chaud dans l'arène.

L'orchestre a subitement entamé la Virgen de la Macarena et le trompettiste prépare ses lèvres, les humidifiant un peu.

- Demande le moi.... !...........Abdique Hégide ! Demande le moi !

Il fait si chaud... Je me souviens du soleil au zénith au dessus de toi.
Je me souviens du souffle d'air qui fait voleter ta mèche de jais sur ton front. De ta main qui la remet en place, inlassablement.
Je me rappelle les provocations, mon arrivée brutale, levant la poussière qui se lève sous mes pieds.
Je te revois encore me regarder arriver, immobile, ton regard noir planté dans le mien, fier ; à peine si tu esquisses un mouvement pour éviter la fougue de mes attaques désordonnées. Tu contrôles tout.

La corrida se toréera à pied, et avec mise à mort.

La pique et les banderilles plantées avec force qui me font baisser la tête mais n'enlèvent rien à mon insolente détermination.
Je me souviens de la faena au cours de laquelle, les effleurements légers ont succédé aux frottements rugueux, pour finir en brutale empoignade et en frissons fiévreux. Nos corps se sont couverts de sueur sous l'accablant soleil et je me souviens de nos ultimes paroles avant que nos bouches s'unissent. "Tu coules..." "... et toi tu dégoulines".

L'orchestre joue plus fort et le trompettiste en a terminé des roucoulades et de la douceur.
L'heure est au dénouement qui ne saura être que tragique.

- ... Demande le moi !!!

Je lutte. Mon orgueil immense refuse ce que mon corps exige. Il n'y a plus de raison dans tout cela. Il n'y a plus rien.

- .... Prends moi !!!

Tu provoques la charge fatale qui me fera me jeter contre l'acier de ton épée et tu profiteras de mon élan pour venir à ma rencontre me perforant jusqu'à la garde. La douleur de cette estocade est si vive que mon regard se voile et je ferme les yeux un instant, avant de les rouvrir sur tes pupilles dilatées. Un cri de souffrance déchire l'air en fusion et mon sang pulse dans mon cou et mes tempes.

Le paso doble est à son apogée, le trompettiste monte dans la gamme et le monde explose.

Le Matador sortira de l'arène victorieux... Le taureau fut brave.
Hegide_iliard
Leçon 0210-0

- Tu as 28 jours pour te décider à venir me rejoindre ! Pas un jour de plus !... Le moins est possible...
- Viens me chercher !
- Non ! Tu viens quand tu seras prête, si tu l'es un jour Hégide, prends ton temps.
- Je viendrai......... peut être........... Adieu !
- Non pas adieu ! J'te dois encore un cadeau
- Alors fais la marcher ! Je veux un cul bien rond !
Hegide_iliard
[J'aime le vin]

Le soir qui suivit, alors que mon fiancé était dans un de ces salons que j'abhorre, je dégustais un verre de Bordeaux, un cabernet sauvignon.
Tout en savourant le nectar, j'observais, confortablement installée dans un coin de taverne, un couple de voyageurs. L'homme était un brun un peu mystérieux, du moins c'est l'allure qui'l voulait se donner. Il se taisait, laissant sa jeune compagne faire la conversation aux habitués des lieux.
De temps en temps, il frôlait son poignet de son auriculaire, effleurait sa jambe de son genou ou lui jetait un bref regard, lui indiquant ainsi si son attitude était la bonne ou pas. Cela se faisait très discrètement, dans une économie de gestes tout juste esquissés.

La fille, que nous appellerons Illi par discrétion -je ne sais pas si elle vit toujours- était une belle jeune femme d'une vingtaine d'années, brune au visage fin et joliment dessiné, à la peau diaphane.
Une danseuse.
Elle semblait flotter, aérienne dans ses mouvements et était fort légèrement vêtue d'une simple liquette de mousseline blanche, qui laissait voir la pointe de ses seins menus lorsqu'un geste venait à les faire froler la toile. Elle se tenait droite, sagement assise près de son compagnon qui semblait, hormis ces quelques gestes, détaché de tout.

Les autres présents, deux hommes et une femme qui n'avait de cesse de chuchoter à leur oreille, n'avaient visiblement d'yeux que pour la jeune Illi.
Elle, en jouait visiblement, ne levant que rarement les yeux mais rosissant par moments lorsqu'on la complimentait, ce qui eut pour conséquence d'aiguiser davantage l'appétit des deux sires.
La conversation tourna naturellement au graveleux, le trio n'était pas des plus finement éduqués. La femme qui était avec l'un des deux hommes, se sentant ne plus être le centre de l'attention, forçait son talent et devenait vulgaire ce qui agaça les types.

L'homme silencieux, aux cotés d'Illi souriait, visiblement satisfait du trouble que déclenchait la jeune brune et je me demandais à quel jeu jouait cet homme.
Il ne prononçait pas une parole mais observait avec attention les réactions de chacun.

Quant à moi, je ne parlais pas non plus.
J'étais au spectacle. La fille savait habilement doser les sourires et les remarques judicieuses, sans jamais trop insister, ni prononcer de vulgarité contrairement aux trois autres.
Son compagnon laissait venir semblait il, les deux hommes, ou la femme. A moins que ce fut les trois, je n'arrivais pas à saisir. Il me jetait régulièrement des regards plein de connivence auquels je ne comprenais rien.

La fille vulgaire fut la première à partir.
Un des deux hommes se lassant de ses minauderies de catin de bas quartier, lui fit remarquer qu'elle ferait mieux de se taire et prendre exemple sur cette demoiselle si appétissante. Elle se vexa et flamba la porte en sortant.

C'est alors qu'Illi, après que le brun mystérieux l'ait doucement invitée à se lever en lui prenant le coude, repoussa sa chaise pour venir, lentement, aérienne, au devant de moi.
Elle se déplaçait avec grâce. Sa liquette, si légère, dessinait son corps gracile à chaque pas et ondulait sur ses hanches étroites. Elle avança jusqu'à se placer face à moi. Les bras qu'elle laissait pendre le long de son corps étaient finement dessinés et terminés par des mains soignées aux doigts délicats. Je remarquai la longue musculature de ses jambes et l'attache délicate de ses genoux. L'ensemble donnait une impression de suavité fragile, un papillon qu'un souffle d'air aurait emporté. Le port de tête altier dégageait la tendre pâleur de son cou fragile.

Je la regardais sans piper un mot. Les deux hommes se turent aussi. Et le brun mystérieux dit :

Illi, lorsque ces messieurs seront partis, tu danseras pour cette dame.

Le brun se leva et vint se placer entre les hommes et Illi.

Messires, je vous en prie, revenez une autre fois, promis. Cette dame a réservé.
Hegide_iliard
Leçon intemporelle n° 2907-1

J'apprends à oublier

Tu m'embrasses le ventre, l'intérieur des cuisses, le pubis. A la fin une langue très douce, très délicate entre en contact avec mon sexe, mon bouton de rose. Mes yeux s'ouvrent, je vois tes beaux yeux à toi, la bouche enfouie dans mon bas ventre. Mes pieds s'appuient sur tes flancs, ma vulve est plaquée contre ta bouche. Tu restes là un long moment, j'ai de nombreux petits orgasmes, très intenses. Tu déplaces ta langue et ta bouche rapidement de coté et d'autre puis t'arrêtes sur ma pointe, mon centre, une minuscule tête d'épingle où se concentre tout mon être d'émotion, de force et d'amour. Mes jambes et mon ventre se tendent, se contractent, vibrent. Malgré ces décharges, je sais que ce n'est pas fini. Possédée, j'explose. Mon corps se soulève de la table encore soutenu par tes mains puissantes qui maintiennent mes hanches. Ta langue s'agite furieusement. Je rue et mes mains battent l'air à la recherche d'un bras à serrer, une épaule où planter mes ongles.

Je pleure, je gémis...

Jamais auparavant je n'ai été aussi consciente de pleurer des larmes de joie, que quelqu'un ait été aussi bon avec moi.
Hegide_iliard
- "Messires, je vous en prie, revenez une autre fois, promis. Cette dame a réservé."

J'en eus le souffle coupé. Je n'avais pas prononcé une parole, ni jamais rencontré ce couple avant. Illi ne me quittait pas du regard pendant que son compagnon, lui, ne lâchait pas les sires du sien.
Lentement les deux hommes se regardèrent, puis estimant qu'ils auraient leur content plus tard, reculèrent jusqu'à la porte et sortirent.

Illi entama, imperceptiblement, un mouvement du bassin, de droite à gauche, oscillant d'une jambe sur l'autre avec une lenteur calculée, allant d'une pointe de pied à l'autre. Puis, s'enhardissant peu à peu, accentua l'ampleur de ses gestes et osa des mouvements plus suggestifs, ses mains parcourant son corps suavement.

J'eus subitement envie de ce corps de liane. Avec violence. Jamais auparavant je n'avais éprouvé la moindre attirance pour une fille et je fus surprise par ce désir si soudain et puissant.
L'homme s'était rassit dans son fauteuil et ne la quittait pas du regard, tout en surveillant mes réactions.
A cet instant, j'eus envie de la posséder, de la faire mienne... Mieux encore, de la faire nôtre ! L'idée que tu me guides pour me faire découvrir une fille, m'excita au plus haut point. L'idée que je pus la choisir pour toi, la préparer et la gouter avec toi, me mit au comble du bonheur !

Lorsqu'elle approcha un peu plus, je lui pris délicatement la main et l'effleurai de mes lèvres. Dans un souffle, je lui murmurai, bien décidée à l'entrainer du coté de ta grange :

Je ne sais ce qui me vaut cet honneur, damoiselle, mais le fait est que j'ai un ami à qui je souhaiterais faire partager le délice de votre talent de danseuse... Accepteriez vous ?

Elle n'eut pas le temps de réagir que la porte de la taverne s'ouvrit et que mon fiancé entra.
Mon futur époux sourit à l'homme brun qui lui rendit la pareille en retour. Leurs regards se posèrent ensuite sur moi. Le charme se brisa et je repris mes esprits en tiquant.

Alors ? Comment trouvez vous la petite surprise que je vous fais, ma douce ? Cela satisfait il votre appétit ?

Une gifle ne m'eut pas atteinte davantage. J'étais douchée ! Alors tout ceci était un coup monté ?

Je me levai, furieuse, ne laissant surtout pas le temps à mon si attentionné fiancé d'ajouter quoi que ce fut et me dirigeai vers la sortie.

Merci mon ami, mais je n'ai plus faim. Je vous laisse votre dessert tout entier, je suis lasse, je rentre...

Un voile vint ternir le regard d'Illi.
Son compagnon plissa le front.
Le fiancé garda son sourire figé sur son visage. Il tenait là sa revanche sur le coup de l'évèque.

- Mais enfin... je pensais vous offrir cet effeuillage pour vous consoler de cette vilaine affaire de ce matin avec l'évèque... dit il hypocritement.

S'il avait su qu'à peine quelques heures après "l'affaire de l'évèque" comme il disait, je venais de te céder mon pucelage, je doute qu'il ait été si attentionné !

Mon regard croisa celui d'Illi. Elle semblait à la fois apeurée et excitée. J'aimais bien ces yeux là.
Hegide_iliard
Leçon 1611-0

Ne te trompe pas de cible - Ré-essaie !

Une réflexion acide, une remarque mesquine que tu reprends pour me rendre la monnaie de ma pièce et la machine se met en route. Aucun de nous deux ne veut céder à l'autre. Nous nous jetons notre colère au visage. Pour finir, tu décides de prendre la route sans moi, me laissant seule en ville.
Ma cervelle tourne à vide, l'idée que tu puisses oser me tenir tête me met en fureur et je t'ai poussé à bout, encore, plus loin toujours...
Des innocents font les frais de ma colère et peu à peu la taverne où j'avais décidé de noyer ma rage se vide.
J'aperçois du mouvement par la fenêtre de la chambre de l'auberge ou nous logeons.
N'y tenant plus et bien décidée à tout détruire, je remonte.

J'entre dans la chambre en trombe, la porte s'ouvre violemment, heurte le chambranle et me revient au visage. Un nouveau coup la projette contre le mur. Je jette ma besace contre le miroir qui oscille et bascule dans un fracas de verre brisé.
Ma colère ce jour là, me pousse à détruire. Je jette un coup de botte dans le petit secrétaire. les plumes, encriers et velins tombent au sol et le parquet se teinte du bleu de l'encre.
Le rideau est arraché d'un geste brusque et la lourde tringle cogne le petit bassin d'eau que tu avais posé sur le rebord de la fenêtre pour te raser. L'eau se répand sur le sol.
Tu sursautes, les joues recouvertes de mousse blanche, lâches le rasoir et d'un bond te retrouves à moins d'un mètre de moi.
Une chaise est saisie et propulsée contre le mur.

Ta voix claque :

- Ca suffit !

La gifle part. Sa violence résonne dans ma tête et ma vue se trouble.
Tu t'empares de mes mains que tu maintiens fermement et me pousse sur le lit. Le poids que tu fais peser sur ma poitrine m'interdit tout mouvement bien que j'essaie de me débattre.
A califourchon au dessus de moi, tu m'assènes une autre gifle qui me coupe le souffle.

- Calme toi ! Regarde moi Hégide ! Calme toi !

Je tremble de tous mes membres, mes larmes coulent, je te hais.

- Tu ne tiens pas ! Comme les autres tu ne tiens pas le choc ! Aucun n'a tenu !

Tu relâches lentement l'étau de ses mains, ancres ton regard sombre dans le mien trouble.

- Je ne suis pas les autres...
- Je ne peux plus m'arrêter, c'est plus fort que moi, je me tuerai un jour.
- Tant que je serai vivant tu ne te tueras point... j'y veillerai.
- On est fatigués, cette histoire nous tue.
- Nous sommes si impulsifs qu'on n'peut rien faire à ce moment là... à tourner en rond on devient fous. Il nous faut des victimes, sinon c'est nous que nous détruirons.
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