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[RP] Fers & Bouillon - Tour éliminatoire

Etienne_lahire
Accoudé aux barrières qui délimitent la lice, Etienne observe les premiers combattants qui prennent position. C'est le duel Tynop-Calico, le premier des trois sur lesquels il a parié tantôt. Parié uniquement avec lui-même, hélas, puisqu'on verra bientôt qu'il a eu le nez creux.

Comme à chaque fois qu'il relâche son activité, les pensées du blond dérivent implacablement sur des sentiers amers qui ravivent sa mélancolie. A ses côtés, le môme commente tout ce qui passe à sa portée. Etienne écoute à peine, les humains sont souvent d'un bavard, mais alors quand ils ne sont même pas encore finis, c'est une calamité...

Or, voici qu'une voix connue, portant l'accent chantant des villes roses, le tire de sa rêverie.


Hadelize a écrit:
Vous rendez-vous compte Etienne, mon cher ami, ex futur époux, combien nous avons de passions communes ?


Le Bourguignon se retourne, surpris. Ses yeux parcourent d'une traite la silhouette bien connue qui s'approche de lui. L'approche de la blonde, toujours aussi accorte, lui arrache un sourire.

- Douce Lize, vous ici ? Qu'est-ce qui nous vaut ce plaisir ?

Puis, réfléchissant aux paroles de l'ex-toulousaine, il complète de lui-même :

- Ainsi donc vous êtes des nôtres pour ce tournoi ? Qui sait si nous n'aurons le plaisir de croiser le fer ensemble...

L'idée de se battre contre Lize l'amuse un instant. Non que la partie promette d'être facile : Hadelize est assez entraînée et si elle se montre aussi intraitable en combat qu'en affaires, la lutte sera rude. Mais enfin, un corps à corps avec telle naïade aux cheveux d'or et aux formes généreuses ne peut que tenter un homme digne de ce nom et normalement constitué.

D'un geste de la main, il désigne Souris qui, curieux, observe la blondinette avec le plus grand intérêt.


- Lize, je vous présente Souris. Ce garçon vient de Nevers comme moi et me servira d'écuyer. Gamin, voici Dame Hadelize de Gerlaut, l'égérie de Toulouse, la Perle de Guyenne, le Rêve de tous les Hommes et la Terreur des Marchands. Je t'avertis tout de suite, n'essaye pas de lui piquer sa bourse, elle me le reprocherait et il finirait par t'en cuire.

La précaution est utile. Ici comme à Nevers, Souris a ses propres techniques pour assurer le quotidien. Le môme est débrouillard, plutôt vif et discret, ce qui n'étonnera personne au regard de son nom.

- Hon hon fait-il d'ailleurs, croquant négligemment une pomme qu'il n'a certainement pas payée.

Etienne fait signe à Lize de prendre place près de lui. La vue est bonne sur les combattants et du reste, la lutte s'engage aussitôt.

La foule prend parti pour la Sauterelle, ici on sait qu'elle est de Bouillon. Etienne, lui, n'est que Bourguignon et il a parié sur le blond. Ses encouragements lui attirent quelques regards sévères que la présence d'une épée à son flanc taisent rapidement. La populace est joueuse, mais jusqu'à un certain point seulement.

Tandis que le vainqueur se retire sous les huées, sauf celles d'Etienne qui au contraire clame son nom avec enthousiasme, le Nivernais adresse un franc sourire à Lize.


- Technique originale mais efficace, les résultats parlent d'eux -mêmes. Que pensez-vous des prochains ? J'ai parié sur Sélène et sur Hersent, vous prenez la mise contre moi ? Et parlez-moi de vous, que devenez-vous en Guyenne à présent ? Et où exactement ? Montauban ?
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Etienne LaHire, dit Herode
Jusoor
[Lice - groupe I : 9h et quelques mandales...]

Résumé du duel a écrit:
__________Jusoor de Blanc-Combaz VS Théodore du Lourdou

Corbelette vole et tombe le boeuf

A l’entrée de la Blanc-Combaz en lice, la foule se déchaine, c’est le délire, la liesse populaire est palpable dans ces cris de joie et applaudissements. Comment va se débrouiller le Guyennois alors que le public est acquis à son redoutable adversaire.
D’ailleurs, à peine en place, que le banneret ne fait pas tant de manière, probablement portée par le populaire de Bouillon, la Corbelette assène sans semonce et met à terre son adversaire sans pitié aucune, tenant au bout de sa lame le Pasteur.
Ah ! C’est bien la digne fille du Légendaire, impatiente et implacable dans le geste.
La Baronne d’Uchon a désormais toute liberté de rançonner le Seigneur de Tombeboeuf.

Victoire éclaire de Jusoor de Blanc-Combaz


Bien que l'attraction du moment soit la Corbelette avec son futur ex-compagnon de duel, sur le sable de la piste c'est elle la scrutatrice.

Déjà en rejoignant la lice elle avait été saisie du nombre de tentes, blasonnées ou non, qui avaient poussées depuis son départ en retraite comme des cercles de champignons en une nuit. Après la surprise, ce fut la satisfaction qui l'avait prise : la fréquentation, c'était bon pour les affaires de Bouillon.
Mais pour en revenir au moment qui nous intéresse c'est donc elle qui scrute, observe, étudie, zieute, parcourt, compulse, etc... C'est elle la maîtresse. En tous cas dans sa tête. Tout naturellement, c'est la clameur résonnante qui attire son attention vers les tribunes en plein délire. Dans les rangs qu'elle fouille, elle reconnaît des visages sur lesquels elle s'arrête un moment, elle en oublie d'autres en passant au suivant.
Ceci fait, elle regarde le ciel. Inutile de chercher le pourquoi du comment ou d'y voir une quelconque intention spirituelle, il est bleu et tout simplement il lui plaît. Et elle n'est pas pressée outre mesure. Tranquille seulement.
Dans un troisième temps, elle observe la piste. Les amas sanguinolents, éventuels reliefs des précédents duels, ne sont pas ce qu'elle aurait pu croire, tout juste quelques gouttes de sang, pas de quoi fouetter un chat ou la gêner dans son duel. Se vautrer par maladresse c'est la honte quoi... surtout quand on est banneret de Bouillon. Ca n'arrivera pas, nul amas de sang coagulé cimenté de sable en vue.

La Corbelette enroule ses doigts autour de la poignée de son épée, qu'elle n'a d'ailleurs jamais nommée, car en toute logique celle-ci ne lui répondra jamais si elle l'appelle. Alors oui, il y avait bien la tradition... mais une épée restait une épée, et si elle cassait Jusoor en changeait, c'était aussi simple. L'épée n'était pas sa meilleure compagnie et ce, malgré son assiduité. Mais la Blanc-Combaz comprenait pourtant le besoin exprimé par cette tradition et l'aurait probablement ressenti pour sa dague si celle-ci n'avait déjà été communément appelée "miséricorde". Un joli nom tout à fait adéquat pour son usage. Jusoor n'en aurait pas choisi un autre.

Main sur la poignée donc, elle se décide enfin à considérer son adversaire du moment. Les pieds fermement vissés dans le sol, elle embrasse du regard la silhouette du compétiteur pour en jauger la puissance, détermine le degré de combativité dans son attitude et enfin la volonté qui pourrait percer dans son regard. Ensuite elle l'oublie dans le bleu du ciel qu'elle embrasse de nouveau. Constater oui, se faire peur à trop réfléchir assurément pas. C'est ainsi qu'après une inspiration, la Corbelette s'élance subitement, son épée zébrant la lice de blanc. L'assaut se fait dans la vivacité et le coup porte, elle sent la vibration du choc remonter le long de la lame jusque dans son poignet, puis son coude. Elle ne sait avec exactitude quelle partie du corps de son adversaire elle a touchée, ni même si elle avait frappé du plat ou du fil, seule chose dont elle est sûre, c'est que le coup n'était pas d'estoc mais bien de taille. Autre chose dont elle est sûre : son ferrailleur est sur le sable.


« Ahem ! Quelle célérité... Jusoor, veux-tu user de ton droit à la rançon ? »

A la voix qui l'interpelle, la Corbelette peine à quitter des yeux son adversaire couché. Encore pleine de stupeur, elle cligne des paupières à une ou deux reprises et enfin se décide à desserrer l'emprise de ses doigts autour de la poignée de son épée. Le combat était terminé. Déjà.
Elle regarde enfin la Rouge qui avait pris l'habit de juge pour ce tournoi puis reporte son attention sur le duelliste. Le regard qu'elle pose sur lui est redevenu scrutateur et froid, trop, presque. Que savait-elle de lui ? Pas grand chose. Il avait été présenté comme pasteur de la Réforme
. Hmmm... Rien de très alléchant en terme d'ors. Sa décision aurait été plus réfléchie si elle avait couché en lieu et place un de ces gras prélat romain, au visage porcin et transpirant d'aisance matérielle.

Baste ma Rouge. Je ne le rançonnerai pas, je gage que l'humiliation est un prix déjà bien assez lourd à acquitter.

De son adversaire alors elle se détourne, altière, glissant son épée dans sa chambre sombre et traverse la lice sans plus de mot dire. Seul son ami Cuche, aujourd'hui Baron de Fronsac a la chance d'en recueillir quelques-uns : Bonjour Cuche et merci. Pour sûr que nous boirons plus tard, avec plaisir même. Dans cette attente, tache donc de garder tes mains attachées à tes bras et ta tête à tes épaules ! Le ton est enjoué et dépeint un vif plaisir de ces retrouvailles. Mais alors qu'il s'éloigne, elle se pique de son manque de familiarité inhabituel. Oui ils boiraient, avec plaisir toujours, mais il serait bien le seul à délier sa bourse pour la peine.

Quelques pas plus loin, son flanc côtoyait celui du blond poète Etienne, et dans son champ de vision, un Cuche en mauvaise posture tandis que le pied d'un jeune garçon juché sur un rondin voisin apparaissait et disparaissait au rythme de ses balancements.

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Alix_du_vivier
[Lice 15h38]

De retour au bord de la lice elle attendait toujours son fantômesque adversaire sans grand résultat, c’est qu’elle commençait sérieusement à se refroidir de son échauffement.
Était-ce une tactique, du Bourguignon…. N’empêche que si elle passait les éliminatoires par un forfait de l’adversaire, elle rencontrerai au tour suivant le Tynop et lui ferait payer cher sa traitrise.
Elle posa son regard noire sur Calico, pour sur elle était fâché en pour sur un jour il le paiera cher.
La rouge semblait impuissante dans cet état de fait, aussi laissant place au combat suivant, la sauterelle toujours aussi surprise et interloquée d’avoir perdu de façon si déloyale s’approchait des estrades.
Dans son regard encore ensablé on pouvait y lire colère mêlée de honte et de vengeance à venir, autant pour la rouge que pour son adversaire.

Par pitié pour Calico et de lui remettre un peu de baume au cœur, elle lui tendit sa gourde, pas n'importe laquelle, celle où c’était noté « Réserve spéciale »
Tenez buvez en un bon coup, ça vous fera oublier la victoire honteuse du Blondin.
Heu pour la branche.

Elle lui chuchota à l’oreille


Tu as raison pour la branche et prends bien la plus grosse surtout.

Un sourire à sa réflexion.
Elle comptait maintenant les minutes, puis les heures. sa tête se tourne vers Scath.


Dis c'est pour aujourd'hui ou pour demain? Nan parce que voila...Bon Il est prévu d' avoir une pénalité de retard?


Non, elle avait lâché ça, naturellement pour meubler surement une conversation qui lui ferait un peu oublier que cela faisait des heuuuurrrrreees qu'elle attendait sur place, c'est qu'elle avait des fourmis dans ses petons maintenant à force de rester immobile à patienter.

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Marie_du_lourdou
[Lice 13h30] Zeckiel Wolback-Carann VS Marie du Lourdou

Marie devait se battre au moment ou le soleil commencerait à décliner de son zénith. Elle écouta le nom de son adversaire quand Scath annonça les combats. Un parfait inconnu avec un nom imprononçable. Zek, c'est tout ce qu'elle put retenir du nom. En même temps quelle importance de savoir son nom vu qu'elle allait lui faire mordre la poussière, pour laver l'affront que son Theo avait subi le matin même.
Pour l'heure, elle devait choisir l'épée dont elle se servirait pour le combat. Le dilemme était grand. Prendrait-elle son épée classique ou bien l'épée Xiphos Séleucide qu'elle avait découverte en creusant. Toute la question était là. Finalement, elle opta pour l'épée ancienne, plus courte et plus légère.
Il était temps pour elle de rejoindre la lice, accompagnée de ses supporters, c'est à dire, ses enfants et son Theo. Marie leur donna chacun un baiser et pénétra dans la lice tandis qu'ils allaient s'installer sur les gradins. Les enfants étaient assez enthousiasmes de voir leur maman combattre. Quaand ils virent l'adversaire de leur mère, ils roulèrent des yeux ronds et se demandèrent si elle arriverait à le mettre à terre.
Marie regarda la montagne de muscles qui se tenait face à elle et se dit que c'était pas gagné. Qu'à cela ne tienne, elle n'allait pas se sauver devant l'obstacle.
Elle se mit en garde et prit la position de tierce Puis elle fondit sur son adversaire avant qu'il n'attaque et lui porta un coup au visage, lui laissant une magnifique balafre sanguinolente. La riposte ne se fit pas attendre mais visiblement le colosse semblait mou du genou et son épée vint frappé mollement la cuirasse que Marie avait emprunté à son ami Zak. Elle allait attaquer de nouveau mais le géant ne l'entendait pas de cette façon visiblement car il frappa de nouveau. Marie réussi tant bien que mal à évité le coup en tentant une sorte de trompement assez bizarre il faut l'avouer, mais le principal n'était il pas d'éviter le coup ? Puis elle reprit la pose initial et cette fois, elle fonça direct sur son adversaire, enroula sa lame autour de la lame de l'autre bretteur et réusi à lui enlevé des mains. Il sembla déséquilibré par le coup et Marie en profita pour le pousser d'un mouvement d'épaule et il se retrouva au sol. Avant que Marie n'est le temps de lui mettre la lame sous la gorge, il avait prit ses jambes à son cou et était parti en courant.
Scath annonça la victoire de Marie et celle-ci sauta de joie et se mit à
danser
Dans les tribunes, les enfants du Lourdou criaient des " Vive M'man, c'est la plus forte" et sautaient tout autant de joie que leur mère et dansaient comme elle. Puis Marie rejoignit sa petite famille pour fêter comme il se doit sa victoire.
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Ingeburge
[Matin, en tribunes avant le duel d'Actarius]


C'est vrai qu'il faisait un peu humide et frisquet, à Bouillon. C'est pourquoi Ingeburge se félicitait d'avoir pris le nécessaire pour faire face aux conditions matutinales qui dans sa tête ne pouvaient qu'être extrêmes. De toute façon, c'était encore l'été, pire saison de l'année pour elle, elle aurait donc de toute façon engagé des préparatifs minutieux histoire de parer à toute éventualité. Ainsi donc, en cette relativement fraîche matinée, elle se tenait assise, les mains gantées, une couverture enroulée autour de ses jambes et la capuche de sa mante rabattue sur sa tête. Et histoire de rester tranquille, douillette, elle présentait ce minois glacial qu'elle arborait en fait en permanence, ce qui peut-être, allez savoir, ferait fuir le mauvais temps. Peu avant l'heure dite, elle s'était dirigée vers les tribunes d'où elle suivrait les duels des éliminatoires, au moins tous ceux précédant celui de son é-p-o-u-x et la prestation de ce dernier. Ils avaient en effet appris que le duc impérial de Namur avait été tiré au sort pour participer aux séries d'écrémage, ce qui ne le changerait guère des joutes équestres qui le voyaient le plus souvent être de corvée lors des tours préliminaires. Avec elle, Naely, sa demoiselle de compagnie, une servante et ses cinq Lombards, eu égard à ce qu'elle avait indiqué à la première, à savoir qu'il valait mieux ne pas traîner seule dans les parages. Non pas qu'elle craignît quoi que ce fût. Qu'il y en ait un qui vienne l'emmerder, et elle le castrerait. Comme celui d'ailleurs qui prétendrait rançonner le comte du Tournel. L'énoncé de la règle avait eu pour conséquence le gain en altitude d'un de ses sourcils déliés. Elle s'était déjà émue de l'incorrection de la titulature de sa moitié de pomme, qui était donc la sienne – et la moitié, et la titulature –; à chaque fois, on leur sucrait ce bel « impérial » qui signifiait qu'en gros, Namur battait tous leurs autres fiefs question rang. Et c'était d'autant plus vexant que ce Namur se trouvait à une vingtaine de lieues de Bouillon. En outre, donc, le rançonnement. Bah voyons, comme s'il y en avait un qui aurait le droit de dépouiller Actarius d'Euphor et d'aller tenter de réaliser cette possibilité. Non pas que celui-ci eût besoin que sa femme vînt châtrer le malotru qui tenterait de lui extorquer ses biens, Actarius d'Euphor était suffisamment fort, hardi, mâle, viril, séduisant, affriolant, ahem, ne nous égarons pas, bref, Actarius d'Euphor était suffisamment lui pour se défendre lui-même. Mais franchement, non, c'était inacceptable ce principe et elle comptait le faire savoir.

Pour le moment néanmoins, mastication, l'expression de sa dignité outragée, ce serait pour plus tard. D'une main qu'elle avait dénudée, Ingeburge s'empara de grains de maïs soufflés et glacés au sucre, ses friandises préférées quand elle assistait à un divertissement, quel qu'il fût. Joutes équestres, pas d'armes, soule, jeu de paume, lancer de nains savoyards, discussions à la Pairie, elle avalait sans discontinuer ses sucreries tout en se régalant du spectacle. Sous ses yeux pâles s'étaient succédé huit bretteurs dont deux seuls, par le truchement de la Bourgogne, lui étaient connus, soit Jusoor et Cuche. Si la fille du Balbuzard s'en était nettement sortie, il en était allé autrement du Fronsac. Restait à espérer que son é-p-o-u-x, manifestement accueilli par une foule – moins une personne, elle – en délire s'en tirerait comme la baronne d'Uchon.

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[GROS problèmes de co, désolée]
Hadelize
      [Promenade digestive avant duel]

Le regard d’Etienne amène un sourire sur le visage d’Hadelize. Une main caressante dans les cheveux du gamin qui paraît fort malin, elle lui tire la langue en montrant qu’elle se balade sans sa bourse et reporte son attention sur le blond, se rapprochant de lui pour suivre le combat.
Il ose prendre parti contre Calico alors qu’Hadelize applaudit sa victoire.

Devant le sourire charmeur qu’il lui offre, elle ne le conspue pas l’écoutant même avec attention.
Parier ! Oui pourquoi pas.
Elle hésite, il a joué ceux qui paraissent avoir le plus de chance mais toujours aussi joueuse et provocatrice, elle tient le pari.


Je parie sur leurs adversaires !
J’ai vu là que vous n’aviez pas choisi le bon cheval pour ce combat qui vient de finir.

Petit rire moqueur

Et nous parions quoi bel ami ?
Votre signature sur ce beau contrat commencé à Toulouse?


Il faut qu’elle se détende et rien de mieux qu’une conversation avec Etienne le charmeur.
Parler de ce qu'elle vit en Guyenne ne lui parait pas opportun. Dans quelques heures elle sera sur le terrain et se doute que la Rouge lui a réservé une adversaire coriace.

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Etienne_lahire


Quand Lize lui passe la main dans les cheveux, Souris manque d'en avaler sa pomme de travers. Non de frayeur mais de fierté. Pardi, c'est que même à son jeune âge, le môme est capable de faire la différence entre une sirène et un thon. Pas besoin d'être un grand marin pour ça, moussaillon suffit bien. Une brusque chaleur envahit aussitôt ses joues. S'il avait été un chat, vous l'auriez entendu ronronner. Il se rengorge donc, jetant un regard triomphant à son maître : c'est qu'Etienne a beau avoir du succès chez les dames, il n'a jamais du en tomber une aussi promptement. La classe, quoi ! Prenez-en de la graine, chevaliers.

Son euphorie disparaît vite quand il constate, non sans une pointe de déception, que les deux adultes l'ont déjà oublié. La blonde s'est accoudée près du blond et les voilà partis à deviser ensemble, réduisant à néant une gloire naissante pourtant (certainement) bien méritée. Philosophe par pratique et par nécessité, Souris hausse les épaules. Qu'Hadelize affecte de l'ignorer, c'est bien naturel. La blondinette vient de tomber amoureuse de lui et comme font toujours les filles dans ces cas là, elle s'en va aussitôt parler à un autre homme histoire de compliquer les choses. Elle ne perd rien pour attendre, il suffira de patienter. Quant à Etienne, c'est sûrement par honteuse jalousie qu'il se comporte ainsi car le blond peut se montrer mauvais perdant, vous pouvez pas imaginer.

Etienne de son côté fait une place à la blonde et commente avec elle les combats qui s'enchaînent.


- Avez-vous vu comment ma Princesse de poche a abattu son adversaire ce matin ? Quel bonheur ! En vérité, à la prochaine guerre contre les félons Papistes, je la lâche toute seule sur le champ de bataille : à elle seule elle vaut un régiment entier, avec la grâce en plus et les moustaches en moins.

Sur ce point tu peux nous croire sur parole lecteur : Etienne a vérifié de près, il est fort exigeant quant à ses employeurs. Nous verrons tout à l'heure que la dénommée Selène, malgré la forte consommation de spiritueux qui trouble parfois son geste, est dotée d'une efficacité et de qualités semblables. Il faut envisager des les réunir toutes les deux, on appellera cela un escadron de l'amor.

- Elle pourrait nous rejoindre tantôt, d'ailleurs. Elle a été absente quelques jours, j'ai à peine eu le temps de discuter avec elle après son combat mais je sais qu'elle veut suivre les réjouissances de près.

Quant à savoir si Jusoor ne préférera pas aller se joindre aux tribunes où trône la hiératique Agnès et l'alcoolique Scath, la question reste ouverte. Si Etienne repère la Corbelette là-bas, il y entraînera Lize - ce qui ne manquera pas de réjouir grandement sa copine la Bertrix.

Et nous parions quoi bel ami ?
Votre signature sur ce beau contrat commencé à Toulouse?


La proposition lui arrache un rire dont il efface vite l'amertume. La vitalité de Lize est un baume sûr dont il faut saluer la vertu. Etienne doit admettre que la Toulousaine n'est pas rancunière. D'autres qu'elle l'auraient bien battu froid après qu'il eût rompu ainsi des fiançailles (informelles, mais à peine) pour aller courir la brune - et d'ailleurs s'y casser les dents, ce qui prouve combien les dieux sont taquins. A l'époque desdites fiançailles, nombre de discussions serrées avaient eu lieu, en bonne part par jeu, pour régler les détails du contrat. Lize a le sens des affaires porté à un point peu commun et assez malcommode, Etienne n'avait guère réussi à faire prévaloir ses conditions pourtant idéales.

- Douce Lize, ma signature y figure déjà, c'est la vôtre qui fait défaut ! Dois-je vous ressortir les papiers ? Mais enfin, si vous voulez mon paraphe, vous l'aurez, sourit Etienne.
Cela donc, si vous gagnez. Mais - aux dieux ne plaise telle injustice - si par malheur vous perdiez, quel en serait mon prix ? Hmmm ?
Je propose... un baiser !


Entendant parler de paris, Souris avait bien fort tendu l'oreille. La dernière fois qu'Etienne avait parié, avec une blonde justement, c'était il y a peu à Nevers. L'affaire avait ému le petit monde (mâle) des tavernes car la perdante avait - sans beaucoup résister semble t'il - acquitté son gage et, montant sur une table, effeuillé derechef ses robes et ses soiries. Elle était bien jolie et assez convoitée, on en avait parlé. Fort de ce précédent et confiant dans la clairvoyance de son champion, Souris s'attend donc à voir jouer la même scène. Hélas, trois fois hélas ! Etienne a aujourd'hui de toutes autres ambitions et elles ne font pas du tout son affaire.

- Nooooooooon ! pas un baiser, s'écrie Souris, désespéré, en son for intérieur. On s'en fout des baisers !!!

C'est vrai quoi. Ces protocoles tous baveux, et y'a que lui qui en profite !
Non mais quel égoïste cet Etienne. Venir de si loin pour entendre des truc pareils, c'est à vous dégoûter de la vie.

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Etienne LaHire, dit Herode
Hadelize
      [Promenade digestive avant duel]


Hadelize accoudée épaule contre épaule ou presque avec Etienne, l’écoute vanter les qualités de la Princesse, elle approuve d’un hochement de tête sans quitter des yeux le combat qui a lieu devant eux.
Petit froncement de sourcils, regard bleu océan qui saisit celui également bleu mais plus clair du jeune homme.
Une pensée lui traverse l’esprit qui se reflète dans ce regard. "Ne va-t-il pas encore l’obliger à se retrouver au milieu des grands?"
C’est qu’elle ne tient pas trop à se retrouver près de la dame très jalouse au ventre rond .


Revoir la Princesse Jusoor serait pour moi un grand honneur………..Si elle vient près d’ici.

De temps en temps elle lance un regard au gamin qui semble captiver par la conversation.

Un sourire amical apparaît sur le visage de la jeune femme quand Etienne parle du contrat.
Elle s’est désespérée de cet épisode avec la brune qui a du vouloir se venger d’elle et de ses prises de position quand elle était prévôt. Elle savait qu’Etienne était tombé dans le piège, il ne l’avait pas caché, elle en est triste pour lui. Les femmes sont de vraies garces entre elles, il en a fait les frais.
Aussi raye-t-elle cet épisode de sa mémoire ne voulant pas raviver ce souvenir dans la tête du blond des fois qu’il ne soit pas remis des comportements forts légers de la brune.

Votre signature……………N’est que sur vôotre contrat, pas sur celui que j’ai rédigé.
Si je gagne et………..Que le très-haut m’entende, mes poulains vont gagner!
Vous signez môon contrat.

Etienne_lahire a écrit:

Je propose... un baiser !

Eclat de rire cristallin et sensation que le gamin est choqué.

Etienne…………Ce n’est pas possible…………
Votre jeune écuyer en parait tout retourné.
Une bise me semble plus convenable. Nous ne sommes même plus fiancés en cours de contrat.
Les convenances, mon Ami!

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Etienne_lahire
Le rire d'Hadelize tinte aux oreilles d'Etienne comme un léger reproche mâtiné d'aimables moqueries.

- Même plus fiancés, humpf... ne retournez pas le fer dans la plaie douce Lize, murmure-t'il, je paye mes erreurs au prix fort croyez-moi.

Il sait bien, cependant, qu'il n'y a nulle méchanceté dans la saillie de Lize. Elle prolonge la joute verbale qu'il a lui-même initiée et à ce jeu, Etienne sait qu'elle peut se montrer fort entêtée. Les dernières remarques de la Toulousaine le font rire de bon coeur. Aussi, se penchant à cette blonde oreille pour lui parler plus bas, il peut envisager avec délices ce nouveau point de vue dominant la courbe douce d'une épaule. Et le regard, descendant librement parmi la chevelure que prolonge ce châle puis ce corsage léger, peut se perdre à loisir dans le songe étonné de collines profondes où l'on devine, à la pénombre qui les caresse, mille promesses de fleurs et de bourgeons subtils.

La sensibilité écologique d'Etienne se réveille aussitôt. Le voici qui susurre à l'oreille de sa blonde voisine :


- Allons donc, douce Lize,
Le prix que vous payerez doit en être un qui vaille.
Vous m'offrez par pudeur une modeste bise ?
Fi donc ! Ce n'est là que salaire de simple valetaille !

Allons, ne craignez rien, le Très Haut nous gouverne :
Si le prix que je veux lui parait malséant,
Il vous fera vainqueur et me fera perdant.
Si mon poulain l'emporte, alors je vous assure
Ce baiser, le Très Haut qui nous aime en bénit la mesure.

Si mon pari l'emporte, trève de balivernes !
Un baiser vous dis-je, ou sur le champ je meurs !
Du reste si vous craignez le fiel de la rumeur,
Vous me l'accorderez dans un endroit discret.
Il y a par ici quelques jolis bosquets...


La conclusion s'accompagne d'un sourire fort avenant, je vous le dis.

Souris, pendant ce temps, semble bouder un peu. Etienne ne sait pas trop pourquoi mais cet instant précis, il faut admettre qu'il a de tout autres - et plus soyeux - centres d'intérêt.
Ha oui, le combat, disions-nous... Hmmm, où en sont nos bretteurs ?

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Etienne LaHire, dit Herode
Effelissianor
Très discrètement Effélissianor était venue en spectatrice, elle venait soutenir la Baronne Jusoor.

Elle l'avait rencontrée il y a peu et avait aimé sa gentillesse.
Elle reconnut aussi Cuche de Fronsac , Etienne Lahire et la rouge comme elle l'avait entendue se faire appeler en taverne.

Beaucoup de monde pour une jeune femme timide, elle sourit à tous et se contenta d'un petit


Bonjour à tous !

Espérant ne point gêner.
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Scath_la_grande
[Intermède épistolaire entre le groupe II & III]


Citation:
De la Musteile au Coquelet,
De la bâtarde royale au bâtard,


    Pour sûr que nous n’avons point élevé les cochons ensemble, les basses-cours étant loin des champs de bataille où j’évolue.
    Je te tutoie ? La belle affaire, dois-je te rappeler que je suis ton aînesse et toi mon puîné ? Tu es même plus jeune que ma première écuyère, je te tutoie pour ta juvénilité et non comme tu sembles l’apenser car de par mes fonctions, de mon rang, de mon ascendance je mettrai en ce tutoiement une sorte de supériorité, tu te fourvoies, je n’en ai nul besoin.
    Quand tu auras du poil au menton je te vouvoierai probablement, dans l’attente, le « tu » sera de rigueur ne t’en déplaise.

    Néanmoins sois la bienvenue en l’Ostal Prévôt, s’il te vient l’envie de frapper à mon huis pour me voir, présente-toi comme Varek l’Intrépide, il te sera déclos et l'entrant te sera baillé.

    Ton éventuelle, qui te recommande au Très-Hauct.





[Lice – Après-midi : 4 heures]


«« Digiliiiing Digiliiiing Digiliiiing Digiliiiing »»


C'est comme au théâtre, la cloche annonce la fin de l'entracte.
A nouveau un petit papier en guise d’appui-mémoire, lui collant légèrement au doigt, faute en est à l’oubli au miel fraichement gloutie.
Toussotement bien à propos avant de faire les présentations d’usage.
Une vague œillade derrière elle pour s’assurer que son Altesse Agnès soit présente et point trop pochtronnée pour suivre le dernier tiers du jour.
Check ! L’habitude doit la faire tenir plus ou moins droite.


« Votre attention, je vous prie ! Les derniers combats des éliminatoires vont se dérouler sur l’heure, faites honneur à ceux qui vont bretter en cette fin de journée, qu’ils s’avancent et montrent leurs ardeurs au croisement du fer, voilà les fiers combattants.

En prime nous aurons l’Inconstant… hmm pardon l’Indispensable Lancelot de Bénoïc en provenance directe de Franche-Comté
–eh oui ils exportent eux aussi- contre Arnan, mystérieux bretteur inscrit de dernière minute.

Pour suivre, Aimelin de Millelieues, le fier champenois chevelu devra affronter Etienne Lahire, bourguignon et blond, ferrailleur de premier ordre.
Il lui semble que plus forts sont les applaudissements pour ce dernier.

Le capitaine de Toulouse, la vaillante Nyxx croisera son fer avec le Connétable Fred de Castelviray, Vicomte de Rémalard, normand et bel homme à marier. Petit clin d’œil à l’intéressé au passage.

Hadelize de Gernaud –grommelle à voix basse- rencontrera Aliénor de Sabran, Vicomtesse de Fréjus et Dame de Lambesc. Concis, la rousse lance un regard dédaigneux à la première nommée et prie en son for intérieur que le monstre à dents & à boutons aka Aliénor va lui foutre la branlée de sa vie.

Un duel lorrain est à prévoir avec Zeiss d’Acoma qui brettera contre le mirifique, le merveilleux, le mÂgnifique Duc de l’Aigle, Vicomte de Jublains, Baron de Château-Rouge et de Carlat, Chlodwig Von Frayner d'Azayes –et on dit merci tonton Charly pour sa fiche généalogique.

Les deux derniers bretteurs tirés au sort sur le tard fermeront ces éliminatoires, il s’agit d’un représentant de la champagne, en nom de Kelso DeclervauxDuc de Rosnay, Baron de Brou, Seigneur de Souville sous Yèvre, de Raucourt et de Dammartin-Massepain il devra froisser son fer contre le Chevalier Impérial de Katzenthal et de Colmar, Elektra d’Acoma.

Bretteurs ! Echauffez-vous quelques minutes avant que la sentence du fer se prononce. »


Se réinstalle, un verre calé dans sa main, taux d’alcoolémie trop bas oblige.

« Et vous, vous pariez sur qui votre Altesse ? »
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Etienne_lahire
A force d'échanger piques et plaisanteries, le temps avait bien vite passé. La Rouge prend la parole là-bas et le silence se fait car il faut qu'on l'entende. Un léger pincement de coeur frappe Etienne. Toujours la même nervosité avant d'aborder les combats. Ho certes, on n'est pas aujourd'hui sur un champ de bataille, les coups seront mesurés. Mais l'envie de vaincre est la même. Moins pour rester vivant que pour pouvoir mieux rire. Ce soir, la bière et les blondes n'auront pas le même goût selon qu'on aura crié victoire ou mordu la poussière.

Etienne pose une main sur l'épaule d'Hadelize.


- C'est à nous douce Lize. A tout à l'heure. Et massacrez la Sabran, surtout : la tournée de ce soir sera pour moi !
A moins que vous n'ayez déjà pris rendez-vous avec quelque autre de vos nombreux soupirants ?


Un clin d'oeil à la blonde et le blond se défile. Il est temps se se préparer. Une claque sur la nuque du môme pour le rappeler à ses rares devoirs.

- Et toi cesse donc de bailler aux corneilles. C'est l'heure de montrer le peu que nous savons faire.

Les deux Nivernais se perdent dans la foule, en direction des tentes qui accueillent les combattants. Même Souris a le trac, c'est pour dire. Avec toutes ces filles dont Lize qui le regardent, tout à l'heure il n'a pas intérêt à rater la présentation de l'épée. Et puis ça pourrait agacer Etienne, il se moquerait.
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Etienne LaHire, dit Herode
Hadelize
Et oui le temps avait passé vite auprès du blond poète.
Elle ouvre la bouche pour lui répondre quand la cloche retentit.
Soupir profond, un peu la peur aussi. Ce n’était pas la vie qui était en jeu mais gagner............ quel honneur.

Il lui semble, bien qu’il ne soit pas très audible, que son nom est esquinté. Faut qu'elle gagne rien que pour embêter Scath.
Raison valable et motivante.
Une main chaude sur son épaule, Etienne qui la soutient. Cela lui fait chaud au coeur.


Allons y Mon Ami. Montrons qui nous sommes.

Pas si sure d’elle mais faut faire semblant.
Un doux sourire en réponse au clin d’œil, une caresse sur la tête du gamin et elle part d’un bon pas rejoindre ses gens pour se préparer et échanger quelques passes d’entraînement avec son garde Pedroroy.

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Arthanagor
Autour des lices régnait le tumulte.
Les cris exaltés et les chants célébrant la victoire de tel ou tel combattant, se mêlaient aux injonctions hurlées de La Rouge qui tentaient de maintenir un semblant d'ordre dans ce qui au premier abord, ressemblait au chaos
.

Dans la confusion qui avait pris possession des lieux, le Nessien n'était même pas sûre de revoir le mouflet ravitailleur, et plus le temps passait, plus cette impression se confirmait.
La bousculade d'un ivrogne aussi imbibé qu'une chaîne de puits le tira de ses pensées du moments. L'Highlander lui lança un regard noir auquel l'autre répondit par un sourire édenté barrant sa trogne coupe-rosée de frais avant d'aller poursuivre sa beuverie ailleurs
.
Arth le regarda un instant déambuler et se perdre dans la masse grouillante.
C'est en se retournant, qu'il se rendit compte que, emporté par la foule qui nous traîne, nous entraîne (*) il avait perdu de vue sa compatriote.
Il se dressa sur la pointe des pieds, cherchant avoir si, dans cette marée humaine qui se pressait vers les rambardes pour voir les combats, il pouvait apercevoir la silhouette qu'il avait vaguement mémorisé, en vain.
Rien en vue : Que ce soit la jeune femme ou l’espèce de graine de pignouf qui devait apporter de quoi les ravitailler.
Y'a des jours comme ça
...

Alors qu'il continu ses recherche parmi la foule, il sent une main lui agripper le bras. Instinctivement, il vient bloquer de sa main la prise de l'inconnu et se tourne pour lui faire face. Son regard émeraude accroche deux yeux perçants, nichés dans un visages crasseux qu'encadre une chevelure corbeau hirsute.
Une femme à la voix de crécelle lui demande dans un sourire carnassier
:
- La bonne aventure, mon seigneur ? Dit-elle...une pièce, et tu sauras ton avenir...
- Thoir do chasam leat, bana-Bhuidseach !! (**) rétorque le Nessien en se libérant.
Il est vrai qu'un tel événement doit attirer toute la lie des faubourgs de Bouillon.
Arth la repousse assez vivement, et tourne les talons
...

P'tain !!
trouver une brune avec bâtarde à la ceinture un jour de tournois où la moitié, ou presque, du monde connu se presse à celui-ci....autant chercher une aiguille dans une meule de foin par une nuit sans lune..
Se frayant un chemin parmi les curieux et les participants qui vont et viennent, le Nessien de temps en temps croyant reconnaître la silhouette de la jeune femme, fait se retourner certaines personnes, et essuie un regard noir, aux mieux....au pire évite une baffes de justesse
.

Tout en continuant ses recherches, il lance au hasard :
- Marvailh !!...MAIRVAILH !?!...voilà pourquoi il déteste la foule...Càit thusa ? (***)



Traduction du Gaélique Ecossais et divers.
(*) Oui, oui !!,..comme dans la chanson.
(**) Va te faire voir, sorcière !!
(***) Où êtes-vous ?


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Marvailh
Hmm, comme cet hypocras est bon ! Marvailh s'en lèche les lèvres à chaque lampée, de peur d'en perdre une goutte. Une bouteille dans une main, des brochettes de viande dans l'autre, elle ne sait plus où donner de la tête, entre les tournois, les étals de boissons et nourritures, les damoiseaux tous plus séduisants les uns que les autres, et les robes des dames aux atours fantastiques. Elle, décidément, de la graisse de sanglier sur les joues, elle fait vraiment pécore...
Elle marche encore et encore, virevoltant dans la foule de froufrous, d'acier et de tonneaux, évitant de justesse plusieurs chevaux, de selle ou de trait, un troupeau de moutons, et même une gardienne d'oie avec ses bruyants volatiles. Marvailh a vite le tournis, après avoir vécu seule pendant des années, à devoir courir partout.
Alors qu'elle entame sa deuxième brochette, elle se souvient d'une chose importante : elle n'est pas venue seule devant cette lice. Arthanagor ! Mais où est-il passé, ce diable de Highlander ? Il ne pouvait pas la suivre, comme font les gens normaux ? Ahlàlàlàlà ! La voilà perdue, maintenant. A tous les coups, il a haussé les épaules et s'est trouvé une autre compagne à qui payer un en-cas. Elle sourit. C'était vraiment gentil de sa part, il faudra vraiment qu'elle lui paye la deuxième tournée... si elle le retrouve un jour.


- Et bouse... grogne-t-elle en survolant la foule du regard. Bon. Du sang-froid. Je suis arrivée par là, donc il doit y être encore.

Accélérant le pas, elle rejoint la lice qu'elle a quittée quelques minutes plus tôt. Ou bien quelques heures ? Nan, quelques minutes, c'est sûr. Evidemment, il n'est plus là. Elle remarque alors des tribunes surélevées. De là-haut, elle pourra sûrement le retrouver. Ah, si elle avait emmené Bran avec elle, il aurait pu, d'un croassement, l'avertir ! Une bouchée de brochette, et hop, la voilà au sommet de la tribune, à peine occupée par quelques spectateurs fatigués de marcher. Elle soupire et réfléchit. Un grand type sombre au milieu de toute cette foule colorée, ça ne devrait pas être trop compliqué à trouver.

- Mairvailh !

Marvailh râle en silence. Si tous ces gens pouvaient se retourner pour qu'elle vérifie qui a une claymore dans le dos, ce serait tellement plus simple ! Elle tend le cou si fort pour tenter de le repérer qu'elle a l'impression que sa tête va se détacher.

- Mairvailh !

Elle hausse un sourcil. L'aurait-il appelée ? Nan. Personne ne l'appelle plus avec autant d'inquiétude dans la voix depuis belle lurette. Sûrement une illusion due à la chaleur. Ce coup-ci, elle scrute avec tant d'ardeur la foule que ce sont ses yeux qui semblent vouloir s'échapper.

- Mairvailh ! Càit thusa ?

Elle sursaute. Il la cherche vraiment ? Décidément, cet homme est vraiment étrange. D'habitude, personne ne s'occupe beaucoup de son cas, et elle a appris à en faire de même. Elle sourit lorsqu'elle l'aperçoit, jouant des coudes dans la foule. Apparemment, il ne l'a pas remarquée dans les tribunes. Elle descend vivement les marches et profite de la corpulence d'une bourgeoise pour le suivre discrètement. Pouffant comme une fillette, elle attend le bon moment. Lorsqu'enfin il est à découvert, elle se place derrière lui, et lui lance, bouteille à moitié pleine en main :

- Gabh mo leisgeul, mo laird*, vous reprendrez bien un peu d'hypocras ?


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*Gabh mo leisgeul, mo laird: "Excusez-moi, mon seigneur", en gaélique d'Ecosse.
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