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{RP} Bataille de Pau

Acar
Mon sieur, vous me prestez des propos qui, apparemment, sont issus seulement de vostre cervelet.

Iscelieu n'est point le moment de parler de Rome et de la Couronne.

Iscelieu est le moment de panser nos plaies, après la réédition du sieur Andom.

Iscelieu est le moment de poser le fer, pour reconstruire.

Voici le discours, que tous devraient tenir, iscelieu, au lieu de chercher un nosvel embrasement.

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Kazz
Ne dites donc pas d'incohérence. Je n'ai rien inventé, Rome est claire, point vous apparemment. Je n'ai jamais entendu parler que Rome cautionne la vengeance. Vous si apparemment et cela vous l'avez bien dit. Reniez votre parole, vous n'êtes plus à cela prêt.

Je ne pouvez pas savoir que vous étiez un félon aussi à vos serments à notre sainte mère l'église. A moins qu'elle cautionne la vengeance, c'est étrange comme vous dites, mais je ne crois pas que cela soit une vertu.

Donc si vous n'avez rien à dire de cohérent et de sensée, quittez les Saintes Armées. Car je ne sais pas ce qu'on peut construire sur la vengeance, malgré que vous soyez convaincu qu'on peut construire sur la vengeance. Vous êtes sur que vous êtes aux Saintes Armées, si c'est le cas, non seulement le Royaume de France va mal, mais en plus Rome est attint, c'est pas de la tarte. Bref quand vous aurez un discours cohérent sensé, peut être vous écouterai-je.

Mais bien sur vous ne cherchez pas un nouvel embrasement, mais vous construisez sur les dogmes de la vengeance, vous vous écoutez parfois? Non seulement je m'écoute et en plus je vous écoute, prenez en de la graine. Ma patiente a des limites, elle n'est pas vertu, si vous n'avez rien d'autre à dire, allez vous confessez, la consultation est gratuite.

Je me ferai donc un plaisir de rendre compte à Rome que l'un de ses hauts membres prêche la vengeance et qu'il y croit dur comme fer et qu'il a besoin d'un nettoyage en bon et du forme... Que Dieu vous garde mon pauvre...Je vais prier pour vous, vous en avez bien besoin.

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Ohhhh!!!...............................................!!!
Gilda.
Le dos vouté, la carcasse amaigrie, Mémé traversait la place publique.
Elle s’arrêta à proximité du Croisé et écouta quelques secondes …


Vous aimez couper les poils en 4 vous les jeunes !

Quand on vient en Béarn la gueule enfarinée, le sourire faux-jeton, la plume au cul et qu’on veut entuber l’indigène, on en repart un coup de pied dans les miches !
C’est pas plus compliqué !


La vieille avait morflé. Elle dégueulait tripes et boyaux depuis plusieurs jours.
Aidée de sa canne elle s’éloigna à la recherche de la Melian.

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Valdez
tout cela est tres compliqué en fait

le conseil est en place par la volonté d'êtres tout puissants qui ont voulu cette situation

la légitimité etant donnée par eux, le conseil est donc régulier au regard des dernières elections

régulier , mais pas pour autant légitime

puisque pas le reflet de la volonté d'une majorité d'electeurs dont les voix ont été ignorées

de là ne peut naître qu'un confilt

parceque les deux partie peuvent trouver matière a justifier moralement leur position

et la sagesse aurait été de ne pas s'en mêler pour montrer au pouvoir suprème guidant nos destinées icelieu qu'il ne pouvait pas faire n'importe quoi

la sagesse aurait été de rester tranquillement dans son village en attendant la prochaine election
Marmont
Prière de laisser ce topic aux posts relatifs à la bataille de Pau


- BRANCARDIERS!!!

De son lit de douleurs, le Roy de Navarre suivait les derniers évènements. Les combats s'achevaient aux portes du Casteh, partout la défaite étendait ses sinistres voiles. Un peu plus tôt, on avait lu les proclamations du vainqueur, et le Vicomte du Béarn avait fait lire la sienne pour que les combats cessent. Il était temps de parler lui même.
Les deux gros bras du service de santé entreprirent de mettre Marmont sur son palanquin d'estropié. Son bras bien que pansé lui faisait un mal de chien. Et puis la mode orientale lui plaisait bien, alangui sur le brancard à la mode du Grand Turc ou d'un potentat d'Asie.


- En avant, nous allons remettre à notre envahissant cousin nos armes et bannières.

Et le cortège traversa la ville que les troupes victorieuses sillonnaient en braillant victoire. Globalement les Palois regardaient tout cela avec la passivité coutumière des populations indifférentes à la guerre. Quelques visages dans l'entrebâillement d'une fenêtre ou d'une porte, quelques sacs de légumes rentrés précipitamment de l'étal pour échapper au pillage, rien ne laissait penser que le changement de pouvoir touchait en quoique ce soit la population silencieuse.

Enfin les fleur de lys qui ornaient le fronton d'une belle auberge réquisitionnée apparurent. Les brancardiers s'arrêtèrent devant les hommes d'arme en faction et l'un d'eux remit le pli écrit un peu plus tôt, avec la bannière de Navarre soigneusement enroulée sur sa hampe.


Citation:

A notre vainqueur et aîné Jean de France
Salutations

Nous Marmont, sujet de Navarre, vous remettons notre reddition et vous attendons pour en connaitre les termes. La voie des armes vous est favorable, car vous êtes ici à cette heure. Votre prédécesseur Nicolas le Nain avait obtenu la reddition en s'appuyant sur la lâcheté et la fourberie, vous sûtes être victorieux avec honneur et force.
En cela nous reconnaissons votre suprématie.

A Pau aujourd'hui, ailleurs demain, ne péchez pas par orgueil de croire que tout est fini. Vous remettrez bientôt la couronne du Béarn à un homme ou une femme qui sera immédiatement combattu par ses frères d'arme d'hier, les vieilles rancoeurs ayant la vie bien plus rude que les quolibets jetés sur ces "nouveaux béarnais" qui vous ont donné tant de mal.
Aussi, si la bannière de Navarre vous revient aujourd'hui, si la Couronne me tombe de la tête, par votre force, nous oeuvrerons encore et encore pour que cette terre aujourd'hui vaincue, vive un jour sans votre tutelle. Déjà vous songez à d'autres batailles à mener, loin du Béarn, ou aux intrigues du Louvre dont vous ne sauriez rester éloigné trop longtemps. Nous n'avons que cette terre, et nous y vivons, et nous y lèverons de nouveau l'idée de nous affranchir.

Je vous supplie de récompenser et bien récompenser les Dragons, et de leur offrir de belles charges aux colliers rutilants, pour les emmener avec vous car ils n'ont jamais tant fait que pour détruire et affaiblir cette terre, jusqu'à la donner à qui ne s'en soucie pas.


Marmont sujet de Navarre




Paisiblemùent, Marmont attendit. Son sort ne dépendait plus de lui et il fallait bien se plier, quitte à rompre. Tout était perdu et il était peu soucieux d'honneur, au singulier ou au pluriel.

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Roy de Navarre
Chris_mc_carthaigh
Des jours déjà qu'il se battait aux cotés de ses frères d'armes .

Des jours dans le sang et la douleur, miné par la maladie .

Des jours et des nuits sanglantes à abreuver la terre du sang des béarnais qu'ils le soient de naissance ou d 'adoption.

Pertes nombreuses de part et d'autres, révoltés et occupants comptaient les morts et les blessés.

Le tonnerre et le fracas cessent laissant place aux clameurs des vainqueurs et aux plaintes des vaincus.

Pau libérée, le Bearn redevient un comté, le vicomte Andom a fui avec le peu d'hommes valides qui lui reste...

Déjà les gens haranguent la foule, on crache sur le Roy, on crache sur les hommes qui se sont battus, chacun reste sur ses positions et la haine est toujours palpable dans les rues.

Y a t il vraiment un gagnant dans tout ca ? Le Bearn n'est qu'un champ de ruine ou tout est à reconstruire...

Ensembles, tous ensembles encore il faudra se retrousser les manches, oublier et surmonter les rancoeurs et se battre encore sans doute pour que le Comté Béarnais revive tel un phoenix de ses cendres encore fumantes et du sang des combattants.

L'Irlandais n'était pas vraiment fier, une victoire certes mais au prix de combien de vies, si seulement ces étrangers colonisateurs avaient pris le temps de connaitre les Bearnais au lieu de vouloir les asservir, s'ils leur avaient montrer un peu d’intérêt plutôt que du mépris, tant de vies auraient été épargnées.

Mais ce qui est fait est fait, ainsi va la vie que l'ennemi d'hier peut devenir l'ami d’aujourd’hui, pour donner encore une nouvelle raison d’espérer.

A cette heure de liesse, où les vainqueurs fêtent la liberté retrouvée, Chris songe à ce que lui a apporté la guerre, à son oiseau...

Il laisse la haine sur le champ de bataille et s'en va la retrouver enfin .
Kazz
Et l'ancêtre de répondre à la jeunette en goguette.

Et dans sens de la longueur s'il vous plait.

La voyant mal au point.

Si jamais, j'ai du pisse mémé qui fait des miracles, hésitez pas!


La bonté paye toujours.
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Ohhhh!!!...............................................!!!
Dada




{A l’orée du bois Palois, la nuit après la fin de la bataille.}


L’Ancêtre s’agitait dans son sommeil. Le bruit du fer et le tintamarre assourdissant de la bataille avaient réveillé de pénibles souvenirs. Dada lâcha une plainte étouffée et se réveilla en sursaut. Ses yeux bridés scrutèrent les environs du campement avec inquiétude. L’aube naissante et le froid matinal dissipèrent les brumes poisseuses de son cauchemar qui, s’ajoutant au malheur de l’atrophie corticale, venaient torturer davantage son esprit déjà perturbé.

Ainsi, le pays des francs était ravagé par la guerre. Une semaine qu’elle était arrivée et qu’elle attendait qu’on ouvre les portes de la cité. La vieille guérisseuse s’était habituée à ce petit campement secret au fond de la forêt. Le matin, elle se réveillait sous les plaintes des mourants et laissés pour morts au pied des murailles paloises, elle cueillait des simples et autres plantes sauvages nourrissantes. Et quand un soldat, un gamin, avait eu assez de veine pour réussir à ramper à découvert sous les arbres, elle l’avait soigné, du moins elle avait essayé. Elle n’avait pas pu l’arracher d’entre la poigne féroce et toujours gourmande de la Faucheuse.

Elle se leva et ramassa sa besace emplie d’herbes et de potions. Après avoir caché ses économies sous son vieux turban, elle vérifia que sa pipe était bien bourrée et s’appuyant sur sa vieille canne, trottina doucement vers les portes de Pau. Il y’avait certes une petite porte qui naissait de lointaines murailles, où de rares et secrètes silhouettes se faufilaient en dehors de la ville en toute quiétude pendant et après le siège, mais elle semblait bien gardée. Le pauvre garde grenadin, Youssef, qui lui servait d’escorte et qui devait s’occuper de ramener la petite fugueuse illico presto là où elle devait se trouver, avait eu son compte. Le bougre s’était retrouvé criblé de flèches lorsqu’il s’y était risqué… Ah ! C’est curieux comme elle devait survivre à ce jeune homme fougueux, encore à la fleur de l’âge, ou encore, à ce gamin qui jouait au soldat. La vieille femme avait survécu à son fils et à sa femme, à la douce Nafissa qu’elle considérait comme sa propre fille. Son petit fils était tout ce qui lui restait de son pays, ce royaume de Choseon malmené par l’empire Ming. Et sa petite lune, cette adorable fillette qu’elle avait aidé à faire naître. Voilà qu’elle se retrouvait seule, ne comprenant pas un seul mot en langue d’oc ou de latin, et voilà que lui incombait la tâche de faire revenir la petite à la raison et au bercail…

Le champ de bataille, toujours gorgé de sang et de ruines, vestige de la monstruosité et bêtise éternelles des Hommes, se profila à l’horizon. Au loin, la capitale endeuillée avec ses murailles de pierres et ses grandes portes outragées…

Toujours fermées ? Sa vue défaillante l’obligea à s’approcher davantage… Et bien non ! Cette fois ci, les portes étaient grandes ouvertes… Ce n’était pas trop tôt… Soupir las et résigné s’ensuivit alors et Dada reprit la route, se faufilant entre les corps pourrissants avec une agilité surprenante pour son âge avancé. Les vautours et pilleurs de cadavres s’en donnaient à cœur joie. Les premiers, s’entêtant à revenir vers les morceaux de chair ensanglantés, et les seconds faisant mine de les éloigner ou jouant les proches meurtris et éplorés.

Dodelinant doucement de la tête, la vieille Coréenne passa son chemin et s’engouffra dans ce monde nouveau…
Gilda.
Avec bien du mal, elle tourna la tête en direction du jeune impertinent qu’elle avait déjà croisé plusieurs fois là où ça causait …

C’était pas le moment de la faire pisser la vieille. Elle avait déjà rendu le maximum que sa vieille charogne pouvait donner et en extraire davantage aurait été suicidaire …

Les mémés béarnaises, c’est solide aussi fit-elle un faible sourire à son interlocuteur signe qu’elle s’occuperait de son cas plus tard, une fois remise sur pied.

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Acar
Penser de lui ainsi... C'estait bien mal le connaistre. Lui qui preschait la paix à tout va...

Il ne respondit point et prit par le bras dame Gilda pour la ramener en sa maisonnée...

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Exael
    [Armée Royale]

Non pas un ni deux mais trois assauts qu’il fallut pour reprendre le château aux félons. Le Roy pouvait être fier de son armée, et il l’était. Le sang avait assez coulé, l’épée du jeune lieutenant en était immaculée. Premiers combats au sein de l’armée royale et première victoire. Il ne pouvait être que fier, fier d’avoir contribué à ramener l’ordre. Le Béarn pouvait se reconstruire, mais pour cela il fallait le vouloir, ne pas rester passif, ne pas rester à attendre. Le Roy avait tenu ses engagements, c’était un homme juste, droit et rassembleur, un Roy qui marquera l’histoire.

Ce qui était le plus dur, et pour cause, c’était de voir tomber ses frères et sœurs d’armes, les voir mourir devant soit, quand il faut charger un ennemi haineux, assoiffé de sang. On à pas le temps de comprendre ça va très vite, la bataille est rythmée par les battements de cœur. On essaye de ne pas tomber, on avance encore et toujours, parant les coups, tout en essayant de ne pas perdre l’équilibre. Et on attaque, on attaque, faisant des mouvements brefs et vifs. On perce la ligne de défense qu’il reste on avance encore, on charge, on blesse, on tue …et on voit les lâches s’enfuir …

Et on crie
VICTOIRE

Maintenant, il fallait s’occuper des blessés, des morts, et fêter la victoire en compagnie de ceux qui restent rendant un hommage à ses valeureux qui sont tombés.

Demain serait un autre jour…

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"Nec Proditor, nec Proditur, Innocens Feret "
Ishtara
[On remonte dans le temps ! Nuit du 26 au 27 mars]


Sous la tente Oursienne, la jeune femme s’affairait à ses affaires, à ses nombreux rapports, et surtout à ses armes. Loin du regard de Murlok qui la questionnerait certainement sur ce qu’elle allait faire et pour le moment elle ne souhait pas rentrer dans certains détails de sa vie quand elle errait sur les routes, rencontrant toutes sortes de personnes, des biens, des moins bien. Et de cette vie elle avait gardé quelques souvenirs, elle ouvrit son coffre et en sortit une fiole qu’elle cachait au milieu de linge.

Elle nettoya pour commencer sa TaraNis avec de la graisse de porc, puis elle prit sa dague, cette dague qu’elle s’était faite forger au Mont Saint Michel avec ses initiales. Elle souleva la tête, écoutant à l’extérieur de sa tente que personne n’arrive à elle. Une fois certaine, elle ouvrit la fiole qui contenait de l’essence de Gueule de Loup et en étala sur la lame à l’aide d’un bout de tissu. La première fois qu’elle l’utilisait, et comme disaient certains, il faut une première fois à tout. Si simplement sa marraine savait ce qu’elle était en train de faire pour sur, qu’elle l’obligerait à prier encore car elle pensait à la mort, à donner la mort volontairement. Elle soupira en pensant à ce qu’elle devenait, à ce que cette guerre était en train de faire d’elle. Cette jeune femme innocente, fragile avait disparu pour laisser place à un soldat.

Elle enroula la lame de sa dague d’un nouveau tissu et la glissa dans son fourreau à sa ceinture. Elle rangea ses affaires puis sortit de sa tente pour jeter au feu le tissu imbibé de poison.

Nouvelle nuit, bien plus sur d’elle cette fois. Murlok comme toujours jamais loin d’elle pour l’apaiser, la résonner, mais surtout l’aimer ce qui lui donnait une force et une envie de revenir entière pour lui et pour les derniers mots qu’il avait glissé sur une missive la veille au soir. Alors oui, nulle promesse n’avait été faite, mais oui, ils reviendraient vivants pour ces quelques mots qu’ils s’étaient échangés par missives comme pour garder à jamais une trace de leurs non promesse. Sienne à jamais !

Dernier baiser, celui que l’on donne comme si c’était le dernier, comme si plus jamais ils ne se reverraient, un baiser rempli d’amour, ce baiser qui vous installe une boule dans la gorge et qui vous rappelle combien vous aimez. Mais ne rien lui faire voir, ne pas l’inquiéter sur le champ de bataille. Chevelure de neige attachée et heaume installé sur sa tête, l’heure approchée et une pensée pour ses amis, ses nouveaux amis, les blessés, sa filleule et son fillot à qui elle avait promis de revenir entière. Que de promesses qu’elle n’était pas sure de pouvoir tenir.

L’assaut venait d’être donné par le commandant Tchechenov. Les soldats et les civils volontaires de l’armée des Dragons partirent au combat. Tous avaient une envie différente d’y retourner encore cette nuit, certains car un membre de leur famille, un amour, un ami avait était gravement blessé, d’autre ce n’était que pour en finir avec cette guerre. Elle les regardait, au fond, ils voulaient tous la même chose, reprendre le pouvoir à celui qui se disait Vicomte du Béarn. Une pensée pour l’Armée Royale, pour ce valeureux Roy qui risquait chaque nuit sa vie pour aider les Béarnais, à sa marraine qui se devait de le protéger avec les autres Gardes Royaux et à tous les soldats d’Air Force Oane.

Les remparts approchaient d’eux, ou plus exactement ils s’approchaient des remparts. La mêlée, les couleurs du Roy, celle des Dragons, et eux, ceux contre qui il fallait se battre, certains ne savaient certainement pas pourquoi ils étaient là. Les premiers coups, le bruit des épées qui s’entrechoquent, les cris qui s’élèvent dans cette nuit. Et là un face à face, enfin un. Il est là dans son armure séleucide aux couleurs si reconnaissables. Avait-elle cette chance ? D’être là, face au deuxième borgne du Béarn ? Le cœur de la jeune soldate s’emballa, à cette instant précis elle se devait de faire son devoir, sauver ses miches par la même occasion.

Ne pas regarder en arrière, son Ange gardien n’était certainement pas loin d’elle. Le cœur qui se serre, une peur qui l’envahi de tout son corps, mourir là, sur les remparts du Pau. Il en était hors de question, pas ce soir. La Dragonne lâcha son écu et s’empara de sa Dague fixant son adversaire et d’un geste rapide elle la lança sur son adversaire, pleine gorge. Tout était rapide autour d’eux, pour eux, elle le vit portait sa main à son cou et son déséquilibre le fit basculer en arrière et il tomba du haut des remparts.

La Jeune femme, lâcha
Pour Notre Béarn ! Pour Notre Roy ! Tant l’adrénaline était haute.

Fière d’elle, oui elle était fière de l’avoir tué, d’avoir tué le borgne. Saint Michel, elle prierait, car sa marraine la Vicomtesse Blackney lui avait toujours dit qu’il fallait prier quand on tuait, mais pour l’heure regarder autour d’elle, aider les blessés à rentrer au campement, chercher son homme avec la peur au ventre qu’il lui soit arrivé malheur.




[Plus tard au campement des Dragons]



La nouvelle de la mort de Flex courait aussi vite que le vent les jours de grand Mistral. Tous étaient heureux de la nouvelle, et Ishtara était très fière d’elle, mais pour l’heure rien à fêter bien que soyons honnête, elle se pavanait au milieu des tentes. Mais il fallait en avertir le Roy, elle se dirigea, avec Murlok, sous la tente Oursienne et prit place, vélin et plume en main elle déposa les mots pour le Roy.


Citation:
Votre Altesse,

Cette nuit du sang a coulé, des deux cotés malheureusement.

Cependant j'ai une grande nouvelle, sous ma TaraNis le sang de ce traitre de Flex a coulé, je l'ai laissé pour mort. Permettez que je vous dédie mon combat de cette nuit pour l'aide que vous apportez à notre Comté avec votre armée et vos Gardes Royaux et pour être venu en personne nous aider.


Nous fêterons ça dès que la guerre sera finit. Je dois avouer que pour ma première guerre, je suis fière de moi, d'abord Labaronne et maintenant Flex.

Que Deos continue a vous protéger.

Amicalement

Ishtara Von Wittelsbach
Dragonne


Elle scella la missive et la confia au messager qui était chargé des échanges entre les deux armées. Puis elle alla se nettoyer pour aller voir les blessés et leur annoncer en personne l’heureuse nouvelle.



HRP: Avec Accord de LJD Flex pour la mort de Flex
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Vrek
[b]Debout à regarder la scène Vrek regardait ces gens.

Ceux de qui elle avait mangé le pain et bu le vin. Ceux avec qui elle avait parlé au marché et rigolé ou marchandé. Celle qu'elle avait vue amoureuse sous les remparts un soir de novembre. Le petit qui courrait excité
.
Ces gens peu importe le coté pour lequel ils s'étaient battus, eux ou quelqu'un de leur famille. Pour beaucoup, à la table, il y aura une place vide, un être chéri manquant.

Que de contraste. Le blanc et le noir. Certains ont la joie au cœur et le cri de la victoire. D'autres pleureront cette victoire longtemps.

Quand un soldat charge sur l'ennemi il ne voit pas son voisin d'en face ou le fils de son cousin ou même son ami. Il voit noir. Il doit voir noir et faire abstraction des émotions et des sentiments. Il est un tout avec sa lance et fonce, défonce, charge à nouveau sans réfléchir. Une machine qui perce le corps, déchire des chairs, crève des vies. Un robot qui avance , qui devance pour raccrocher celui qui fuie à sa mort.

Après, parce qu'il y a toujours un après.
Ce même soldat celui dont la vie fut sauve, celui qui est gagnant...Il y gagne quoi.
Et peu importe sous quel drapeau il s'est battu.. Autant ceux qui aujourd'hui déclarent leur défaite que ceux qui crient au nom de la victoire.
Ils feront face aux mêmes réalités , après.

Après...C'est aujourd'hui. Personne n'a gagné nous avons tous perdu une sœur, un ami, un père, un voisin et notre paix de l'âme.
[/b]
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Aloys
[Camp de l'Armée Royale, dispensaire]

Le Diable n'a point voulu de moi, ni le Bon Dieu, alors je suis revenu...


A présent il n'est presque plus rien, juste un petit morceau de souffrance, et pourtant, il y a toujours des sons, des sons humains, qu'il comprend vaguement, comme dans un rêve.

Vive le Roy ! ......Il s'en sortira ? .........Victoire ! ........Clémentine, allez vous reposer, vous avez fait tout ce qui....Nenni, je reste là....

La dernière voix semble provoquer comme une agitation en lui, comme si tout le noir en lui se rassemblait en vague. Il sent un mouvement, une impression de chute....

Et se retrouve nu, dans une pièce blanche, face à deux hommes qui le dévisagent avec curiosité. Un grand blafard aux traits anguleux, et un rougeaud plutôt rebondi, avec de petits yeux méfiants. Habillés de gris, et soigneuement ancapuchonnés, ils sont assis devant un bureau de bois massif. Le petit rougeaud prend la parole d'une voix chuitante.

- Messire c'est à quel sujet ?

- Je....pardonnez moi mon irrespect, mais j'allais vous poser la même question...

Regard glacial du rougeaud

- Il disent tous ça....ne me dites pas que vous ne savez pas pourquoi vous êtes là ! On a fait l'imbécile en taverne, et on s'est pris un coup de surin, c'est ça ? Dit il en désignant la plaie d'Aloys sur son flanc qui saigne abondamment. Ou alors on a voulu jouer au héros au combat, et on s'est fait embrocher ? Le problème, c'est qu'aucune arrivée n'était prévue en ce moment, alors je répète ma question : c'est à quel sujet ?

Le grand blafard murmure à son collègue

- Ca ne pourrait pas être le contingent d'angevins qui va se faire massacrer sur la route par des brigands ?

Regard perplexe du rougeaud qui compulse des papiers.

- Nenni, ils doivent se faire massacrer cette nuit seulement. Nous n'avons poinct à nous en occuper ? Déjà que nous travaillons le dimanche, si en plus nous devons assurer le travail de l'équipe de nuit, on ne va pas s'en sortir !

Les deux encapuchonnés regardent à nouveau silencieusement Aloys, qui commence à se frotter les bras pour se réchauffer.

- Aloys de Saint Léger, n'est ce pas ? Hé bien il n'y a qu'à voir s'il est sur une liste ou sur une autre.

Il prennent chacun un parchemin et le consultent.

- Aloys avec un Y ?

- Si faict

- Alors je n'ai pas....attendez...vous lisez quoi là ?

- Louyse...pas Aloys, Louyse

- Le copiste écrit de plus en plus mal ! Comment voulez vous qu'on s'en sorte ?

- Je n'ai rien non plus sur ma liste

- Il ne va pas s'en plaindre, de ne pas être sur votre liste, notez...petit gloussement du rougeaud, qui se tait aussitôt, comme s'il en avait trop dit.

Il s'éclaircit la voix, et s'adresse au barbu.


- Ahem, Messire Aloys, il semble qu'il y ait eu un...dysfonctionnement dans nos services, et que nous vous ayons dérangé par erreur. Vous nous en voyez navrés.

Mine navré des deux encapuchonnés.

-Je...ce n'est pas grave....je repasserai plus tard

Petit sourire du grand blafard

- Assurément, Messire, nous y comptons bien. Nous vous remercions en tout cas de votre compréhension, et nous comptons sur votre discrétion en ce qui concerne ce qui vient de vous arriver. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bon retour, et vous embrasserez Clémentine de notre part.

Nouveau gloussement de la part du rougeaud

- Je... je n'y manquerai paaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH

Même pas le temps de finir sa phrase qu'il se sent à nouveau tomber, emporté dans un grand vide.
Puis à nouveau la douleur, le son de sa propre voix, des couleurs floues, des flots d'image....

Il ouvre des yeux exhorbités, se redresse sur sa couche, la souffrance lui vrillant le corps. Son regard rencontre les grands yeux noirs de sa Belle.


AAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Il est vivant. Ils sont vivants ! Et il est allé juques aux Enfers, comme Ulysse, comme Heraklès, comme Orphée, comme Dante, bref tous ceux de la race des héros et des poètes, et ça, ça claque carrément ! Ceci étant dit, il s'imaginait un peu le truc autrement, allez savoir pourquoi....
_________________
Clementine
[Camp de l'Armée Royale, dispensaire]

Nenni, je reste icelieu !

Quitte à dormir entre les ouverts et les malades. On la regardait avec pitié. Pauvre enfant qui ne trouvait le sommeil à l'observer, à tenir sa main, à guetter le moindre signe du barbu blessé. Deux nuits déjà. Deux nuits et deux jours qu'il n'avait pas ouvert l'oeil. Mais son cœur battait !
Elle divaguait la Brune, à nettoyer sa plaie, changer son pansement, humecter sa bouche.
Aucun appétit. Rien n'avait de goût, elle n'avait plus goût à rien.

Assise à même le sol, elle veillait. Le temps était long et propice à l'imagination, aussi funeste soit-elle. Et s'il ne se réveillait pas ? Des pensées qui lui arrachaient moult larmes. Elle repensa au discours de leur première rencontre, quand il lui avait dit qu'il était soldat. Elle avait désapprouvé son sens du sacrifice, cela lui avait plu, au barbu. Et pourtant, le voilà sacrifié.

Les yeux éprouvés par ses pleurs, elle posa un instant sa joue contre le dos de la main masculine qu'elle tenait fermement. Ses paupières se fermèrent un instant, l'invitant à un sommeil pourtant fuit.


Oh Aloys... si tu me voyais, tu aurais tant pitié que tu te réveillerais. J'sus plus mo même... j'sus dans le même état que to, mas consciente de ma blessure : le manque de to... J'vodrais que....

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

La Brune se redressa promptement, ne comprenant pas ce qui se passait. Elle se retrouva face au barbu, les yeux enfin ouverts. Elle mit un certain temps à réaliser. Ses yeux s'embuèrent à nouveau, et elle explosa en sanglots. Sanglots de joie, sanglots dûs aussi à tout ce qu'elle avait encaissé émotionnellement en deux jours. Un trop plein. Mais il était là, bien réveillé. En espérant qu'il n'ait pas perdu l'esprit et qu'il la reconnaisse encore. Elle l'entoura de ses bras, colla sa joue à la sienne sans trop l'étreindre pour ne pas lui faire de mal.

Aloys... merci...
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