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[RP] Le Petit-Cîteaux

Ingeburge
[Sous le soleil exactement, donc]


L'entretien avec Armoria avait été des plus instructifs mais aussi des plus éprouvants car il renvoyait à une époque troublée et pas seulement en Bourgogne. Elle avait été plus remuée qu'elle ne l'aurait cru et que ses traits parfaitement lisses le laissaient paraître.
C'est pourquoi, après quelques mots brièvement échangés avec Asdrubael, elle sortit du réfectoire; elle avait besoin de se délasser et respirer au dehors lui ferait le plus grand bien.

Elle se rendit au cloître où tous les religieux pouvaient se rendre, y accédant par une porte donnant sur la galerie faisant face à celle adossée au mur de la nef de la petite église de l'abbaye.

Le lieu, en cette heure, était désert.
Ingeburge put donc errer dans les galeries en toute quiétude...

Du moins, le put-elle quelques minutes bien trop brèves à son goût car déjà un frère oblat venait la déranger.
Elle écouta le moine, son visage d'abord impassible s'éclairant pourtant quand l'homme cita un nom. Sa curiosité ainsi piquée, elle se montra plus attentive et comprit qu'Ellesya se trouvait présentement au Petit-Cîteaux.

Sans plus attendre, Ingeburge indiqua au frère d'aller la demoiselle de la Louveterie et de la mener jusqu'à elle.
Celui-ci s'empressa de s'exécuter et retourna là où la jeune fille lui avait indiqué qu'elle irait.

Ingeburge, quant à elle, se plongea dans la contemplation de la végétation qui croissait dans la cour intérieure du cloître, ses crocs — on est une prédatrice ou on ne l'est pas — presqu'entièrement dissimulés par ses lèvres légèrement entrouvertes.

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ellesya
Sandales délacées, et capuche rabattue sur ses épaules maintenant que le soleil ne risquait plus de lui échauffer la peau, c’est ainsi que le cénobite la retrouva, sur l’herbe à l’ombre d’un arbre.
Si elle fut surprise de sa célérité, elle ne le montra guère et se contenta de ramasser ses affaires sifflotant une comptine alertant les ingénues errant dans les bois lorsque le loup n’y est pas.

Le rythme régulier des pas de cuir sur le pavage du cloître hypnotisait l’héritière de la Louve sagement dans le sillage du moinillon.

Un élément tira Sya de sa transe discrète. Une statue brisait l’harmonie géométrique de l’allée ouverte. Plus proche du Sphynx que de la Mère-Grand, la visiteuse ne tarda pas à reconnaître Ingeburge. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, se souvenant des commentaires d’Asdru sur le contemplation dans laquelle elle pouvait se plonger.
Sa senestre se cacha dans son dos.
L’oblat s’effaca, Sya le remercia tout bas, puis avec autant d’élan que de grâce, elle fit une jolie révérence.

Relevée, elle fit le pas qui la séparait de la charismatique cardinale. Un peu timide, elle offrit alors son cadeau improvisé juste après son arrivée.




De si près, elle s’interdit de regarder si la Princesse avait du poil au menton, et, un peu maladroite par sa démarche, complimenta :

Ma Dame, quel beau domaine que celui-ci. Ne serait-ce que pour sa découverte, je ne regretterais pas d’être venue.
J’ai cueilli ces fleurs en patientant. Il est maigre car l’attente fut courte mais j’espère qu’il égaillera votre table de travail entre les séances.

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Ingeburge
Point de porte heurtée de quelques coups menus, point de voix étouffée par un vantail de bois.
Et donc, point de chevillette à tirer afin de faire choir une bobinette.

Non, rien de tout cela, juste le bruit de pas martelant le sol dallé en guise d'avertissement sonore.

La contemplative Ingeburge s'arracha conséquemment à son observation de la flore du centre du cloître en percevant ce bruit.
Et elle le fit sans peine car c'était plus la pierraille et la caillasse — et pas seulement précieuse — qui emportaient son admiration même si, elle le reconnaissait sans peine, les créations de verdure du Très-Haut étaient en tout point fascinantes. Et puis, elle était ravie de revoir l'aînée des enfants Louveterie.

Elle posa alors les yeux sur la silhouette éclairée de rouge d'Ellesya qui plongée dans une révérence gracieuse. Elle demeura silencieuse, étudiant les traits de l'adolescente, cherchant à déceler quelques indices sur son humeur. Et la tâche lui fut facilitée quand la jeune fille s'approcha d'elle afin de la saluer et de lui remettre un bouquet qui jusque lors avait été caché à la vue du Cardinal.

Ingeburge accepta les fleurs, un peu surprise, murmurant des remerciements et les... contempla mais durant quelques secondes seulement; Ellesya lui parlait.
Elle hocha alors la tête, son regard clair balayant le cloître des yeux et elle déclara :

— Le Petit-Cîteaux est un véritable havre de paix qui gagne à être connu. Il a été quelque temps abandonné mais j'espère qu'il connaîtra une renaissance qu'il mérite.

Elle ajouta :
— Je suis donc heureuse de pouvoir vous y recevoir et je le suis d'autant plus que ce lieu vous plaît.

Elle regarda encore Ellesya et perçut son air un peu intimidé. Elle garda le silence durant quelques secondes, ne voulant pas brusquer la Petite Valkyrie avec une saillie un peu trop franche et, choisissant ses mots avec soin, elle proposa d'une voix adoucie :
— Marchons donc et profitons de l'ombre apaisante des galeries. Vous pourrez m'exposer les motifs d'une visite qui bien m'étant agréable m'intrigue cependant.
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ellesya
La galerie offrait son déambulatoir reposant aux deux dames. De la lumière sans aveuglement, de l’élégance sans vanité, de l’ombre sans obscurité, de la quiétude sans silence…
Sya harmonisa son pas à celui d’Ingeburge et chercha à rassembler ses mots. Sa requête était importante mais point une supplique aussi prit-elle soin à adopter un ton loin de la prière ou du geignements.


J’espère ne pas faire de maladresse dans ce que je vais vous dire, Dame Ingeburge. Si il advenait que j’en fasse, s’il vous plait, dites le moi. Je ne voudrais pas que ma démarche du jour gâche quoique ce soit.

Après ce petit préambule dont elle n’était guère fière, elle tritura une mèche sombre échappée de son chignon relâché.

J’ai reçu le baptême lorsque j’étais nourrisson. Je désire aujourd’hui faire ma confirmation. C’est une démarche importante pour moi en cette période de ma vie.
Vous ne le savez peut-être pas mais mes parrain et marraine sont décédés dans mon jeune âge. Je n’en garde d’ailleurs d’autres souvenirs que les anecdotes que l’on m’a conté sur eux. C’est Kreuz qui m’a servi à la fois de père, de parrain, de tuteur.


Le ton était paisible, maintenant calqué sur l’ambiance apaisante des lieux. En fait, finalement, ils convenaient parfaitement à la jeune fille qui y puisait la sérénité qui lui avait manqué depuis qu’elle avait écrit à la Princesse.

Je sais que vous êtes déjà la marraine de Miguaël, que pour une confirmation avoir un parrain et une marraine n’est pas obligatoire, mais si vous acceptiez d’être également la mienne j’en serais très heureuse.
Mon attachement est sincère et ne variera pas si vous refusiez. Je serais toujours là pour me réjouir de vos victoires et ne m’éloignerais pas si le ciel se couvrait au dessus de votre tête. Je ne recherche pas non plus un quelconque honneur par procuration. D’ailleurs j’ai failli hésiter à faire ma démarche de peur des mauvaises langues, surtout que j’ai fait de même auprès de SE Aaron car il fut le premier à me donner ma chance et à me conseiller par le passé.
En dehors de ma famille, vous êtes les deux personnes vers qui je peux me tourner pour avoir conseil et écoute, vous me l’avez confirmé. J’en suis venue à la conclusion qu’à mes yeux, vous aviez déjà ces fonctions de parrainage, et vous n’êtes pas prêt de vous débarrasser de moi…


La fin de son petit discours fut ponctué d’une mimique malicieuse qu’elle adressa à sa compagne de balade.

Je suis très sérieuse en vous disant que je ne serais pas blessée par un refus. Vous avez de toute manière un statut particulier au sein de notre famille, aussi bien après de mon père que de moi, je sais que je peux compter sur vous, et j’espère que vous ne douterez pas sur le fait qu’il en est de même dans le sens inverse même si vous n’avez jamais eu à l’éprouver.
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pnj
Forrest étant reparti avec leur maîtresse - sale privilégié, saleté de chouchou - c'était à Gaston qu'avait été confié le rôle d'apporter les lettres promises. Rouleau de parchemin dans sa main courtaude, il avait donc trottiné - oui, la vélocité était de famille - vers le lieu indiqué par la princesse.
Ingeburge
Elles marchèrent donc, profitant du silence des lieux, savourant l'ombre bienfaisante des galeries.

Ingeburge jetait de temps à autre quelques coups d'œil furtifs à Ellesya, s'interrogeant sur cette requête que la jeune fille souhaitait lui formuler et qui n'était pas sans l'intriguer. Elle ne brisa pas pour autant le silence, attendant que cela vienne.
Sa curiosité s'accrut après les quelques mots prononcés en guise d'introduction et elle laissa son regard posé sur la Petite Valkyrie, un peu surprise de ces hésitations qu'elle percevait. C'est alors qu'elle se rendit compte que c'était tout de même une adolescente sortant de l'enfance qui s'adressait à elle et que cette réalité avait été quelque peu occultée par les récents drames successifs qui avaient assombri le quotidien de la famille de la Louveterie.

Elles marchaient toujours et Ellesya poursuivit l'exposé de sa requête. La jeune fille parla alors de son baptême et de son désir de le voir confirmé. Ingeburge demeura pensive, ne pouvant néanmoins retenir un tressaillement à l'évocation de Kreuz.
Elle attendit donc la question, supputant que la fille du Sombernon souhaiterait certainement la voir officier à l'occasion de cette confirmation.

La question vint.

Et Ingeburge s'arrêta brusquement de marcher, saisie de surprise. Son regard clair se posa sur la petite Valkyrie, légèrement vacillant.
C'est qu'elle était déstabilisée la von Ahlefeldt! Dieu sait pourtant qu'elle était habituée à ce qu'on lui demande des choses — services, requêtes, aide en tout genre — et qu'elle avait entendu des demandes pour le moins extravagantes, certains même allant jusqu'à lui proposer le mariage... mais cela!

Ellesya continuait de parler, expliquant pourquoi, faisant part de son attachement mais aussi de ses hésitations, tout cela se lisant d'ailleurs sur son visage frais et franc.

Ingeburge reprit sa marche, laissant la jeune fille achever de parler puis, elle répondit simplement :

— Oui.

Et, consciente tout de même que c'était assez peu comparé à toutes les marques d'affection qui venaient de lui être témoignées, elle ajouta :
— J'espère bien que vous ne comptez pas vous débarrasser de moi car j'en ai autant à votre service.
La surprise toujours peinte sur ses traits laissant place à un sourire complice.
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ellesya
Oui. Clair, net et précis. Le « oui » emplit Ellesya d’une vague de félicité, de confiance en l’avenir.

Certes, cela pouvait paraître un détail pour bien des gens, avoir l’acceptation d’une personne pour un baptême. Alors une confirmation où le parrainage n’était même pas requis… mais pour une jeune fille qui a enterré plus de la moitié de sa famille en quelques mois, cela revêt une autre importance. Non non, ce n’est pas pour faire pleurer dans les chaumières, surtout pas pour une jeune fille née avec une cuiller en argent dans la bouche. Si encore elle était en guenilles…
Mais chacun son malheur. Et aujourd’hui, c’est le bonheur qui prime ! Elle en avait même oublié ses galettes et son vin.

Un sourire cordial répondit à celui d’Ingeburge. Le silence s’invita. Il ne pesa pas à Ellesya qui continuait à marcher paisiblement à coté de sa marraine.
Au bout d’un moment, elle ralentit le pas…


Merci, vous m’offrez plus que vous ne le pensez.

Je pense que votre temps est précieux, et encore plus votre temps libre pour peu que vous en ayez… j’avais apporté quelques douceurs… pour appuyer mon argumentaire. Ce ne fut pas nécessaire, mais je vous l’offre tout de même.


Un rire léger pour ne pas déranger les lieux conclut la phrase démentant le sérieux de certaines paroles.
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Ingeburge
Elles marchaient toujours, paisiblement, sereinement, mues par une complicité demeurée jusque lors latente et, qui par ce qui ressemblait à un serment, venait de s'épanouir tangiblement.

Que ces rapports humains, simples, francs et même naturels étaient doux à Ingeburge. Elle qui était sans cesse en lutte, de nature méfiante et qui se contraignait à demeurer vigilante en toutes circonstances n'avait que trop peu d'occasions de baisser sa garde. Elle n'avait donné sa confiance qu'à peu de personnes — son nevø Håkon, son complice Asdrubael, son p'tit vieux Cyril Kad d'Azayes et son âme damnée Chlodwig von Frayner. Les autres... ils étaient décédés comme son mentor Kreuz, sa sœur tant chérie ou son amie Enimia, ou l'avaient tout simplement trahie.
Son esprit tut instantanément ces noms qu'elle avait rayés de son cœur. Seul le présent comptait et ce présent, c'était cette promenade avec Ellesya et les mots échangées avec celle-ci. Il lui était donc encore possible d'accorder sa confiance et c'était sur ce chemin qu'elle s'engageait avec l'aînée des enfants de la Louveterie.

Son regard pâle et comme éteint revint sur la Petite Valkyrie quand celle-ci la remercia et elle souffla; encore trop émue pour parler plus fort :

— Croyez bien ma chère filleule que vous m'offrez davantage.

Apprivoisé, le Grand Méchant Loup?
Fort heureusement pour lui, Ellesya parla ensuite de ce qu'elle avait apporté avec elleet Ingeburge put donc se remettre.

La Prinzessin souleva alors légèrement le bouquet remis tantôt et qu'elle conservait toujours à la main et s'exclama d'un ton mordant :

— Quoi donc, la corruption ne sera pas seulement florale? Vous y adjoignez ainsi quelques friandises?
Elle hocha la tête d'un air convaincu et ajouta, amusée :
— Je ne m'inquiète pas pour votre avenir!
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Asdrubaelvect
Plusieurs semaines plus tard, au même endroit.

L'inquisiteur circulait dans les pièces de l'abbaye, admirant l'œuvre architectural... mais son esprit était en fait totalement orienté vers le procès qu'il allait lancer très bientôt.
Tant de choses s'étaient déroulées depuis les auditions, une guerre contre les hérétiques pour laquelle on l'avait appelé à prendre les plus hautes responsabilités, et puis aussi l'élection à la tête du duché de son amie et complice Ingeburge. Il l'avait soutenue et motivée depuis plusieurs mois déjà pour qu'elle le fasse, échéance maintes et maintes fois repoussée mais le résultat était là... et il avait été confiant depuis le début.

Ce que cela allait changer pour lui ? beaucoup en choses à vérité, il tenait à présent un rôle de conseiller pour la Duchesse mais surtout, il allait devoir mener ce procès seul.
Il n'avait pas peur de le faire, mais une certaine appréhension... à deux tout semblait bien plus simple, les avis pouvaient être partagés et les responsabilités de même.

Tous les témoignages lui revenaient en mémoire, il les mélangeait, les affrontait et parfois même, il sautait sur les notes des moines copistes pour lire ce qu'avait dit l'un ou l'autre des protagonistes. Il cherchait à obtenir la vérité, ses conclusions s'embrouillaient parfois mais tout revenait à la fin au même constat : il lui fallait débuter ce procès.


C'est ainsi qu'assis sur sa chaise au confort spartiate et une feuille vierge posée sur la table tout aussi rudimentaire, il rédigea ses lettres pour le début du procès.



Citation:


Au Sire Snell, salut.


A la suite de la plainte déposée par la Princesse Armoria de Mortain par devant la Congrégation de la Sainte Inquisition, et aux entretiens que nous avons conduits, nous vous invitons à venir assister au procès du tribunal inquisitorial.

Nous vous informons de même que vous avez la faculté de vous faire assister d'un avocat baptisé et embrassant la Vraie Foy -preuve pourra en être exigée.


Nous vous invitons à vous rendre au Petit-Cîteaux, en Dijon, dans les plus brefs délais. [sur la gargote bourguignonne]

Ad Claram et Sanctam Veritatem.

Rédigé en Dijon le samedi vingt-cinquième jour du mois de juillet de l’an de grâce MCDLVII de notre Seigneur.


Sa Grâce Asdrubalevect de la Louveterie,
Inquisiteur.





Citation:


Au Sire Verbam, salut.


A la suite de la plainte déposée par la Princesse Armoria de Mortain par devant la Congrégation de la Sainte Inquisition, et aux entretiens que nous avons conduits, nous vous invitons à venir assister au procès du tribunal inquisitorial.

Nous vous informons de même que vous avez la faculté de vous faire assister d'un avocat baptisé et embrassant la Vraie Foy -preuve pourra en être exigée.


Nous vous invitons à vous rendre au Petit-Cîteaux, en Dijon, dans les plus brefs délais. [sur la gargote bourguignonne]

Ad Claram et Sanctam Veritatem.

Rédigé en Dijon le samedi vingt-cinquième jour du mois de juillet de l’an de grâce MCDLVII de notre Seigneur.


Sa Grâce Asdrubalevect de la Louveterie,
Inquisiteur.




Citation:


A la Princesse Armoria de Mortain, salut.


A la suite de votre plainte déposée par devant la Congrégation de la Sainte Inquisition, et aux entretiens que nous avons conduits, nous vous invitons à venir assister au procès du tribunal inquisitorial en votre qualité de prime témoin de l'accusation.


Nous vous invitons à vous rendre au Petit-Cîteaux, en Dijon, dans les plus brefs délais. [sur la gargote bourguignonne]

Ad Claram et Sanctam Veritatem.

Rédigé en Dijon le samedi vingt-cinquième jour du mois de juillet de l’an de grâce MCDLVII de notre Seigneur.


Sa Grâce Asdrubalevect de la Louveterie,
Inquisiteur.





Citation:


Au Duc Erikdejosselinière, salut.


A la suite de la plainte déposée par la Princesse Armoria de Mortain par devant la Congrégation de la Sainte Inquisition, et aux entretiens que nous avons conduits, nous vous invitons à venir assister au procès du tribunal inquisitorial en votre qualité de témoin.


Nous vous invitons à vous rendre au Petit-Cîteaux, en Dijon, dans les plus brefs délais. [sur la gargote bourguignonne]

Ad Claram et Sanctam Veritatem.

Rédigé en Dijon le samedi vingt-cinquième jour du mois de juillet de l’an de grâce MCDLVII de notre Seigneur.


Sa Grâce Asdrubalevect de la Louveterie,
Inquisiteur.





Toutes ces lettres furent envoyées. Peut-être y avait-il d'autres témoins à auditionner, mais il pensait avoir fait le nécessaire auprès des principaux intéressés.
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Erikdejosseliniere
Vouiiiiiiiiiiiiiii ????

Un serviteur porteur d'un message venait déranger Erik en plein repas, et, n'était le fait que celui-ci s'achevait, le Pair n'aimait guere être dérangé en ces instants là. Son regard changea pourtant bien vite lorsqu'Erik reconnu le scel de son ami Sombernom, pensant tout aussitot à haute voix :

Allons bon ! Voyons voir ce que nous veut notre ami !

Lecture fut rapidement faite et sur ses entrefaits, décida qu'il était temps d'aller à la fête, sus au contrefait. C'est en peu de temps qu'il arriva donc aux abords du Petit Citeaux, s'y faisant ainsi annoncer sans autre forme de procès... Du moins, maniere de parler... Et d'attendre qu'on l'y fasse pénétrer, l'invite en main.
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Duc de Corbigny/A Good Chicken is a Dead Chicken!
Armoria
Aaaaaaaaaaah, se délasser, dans un bon bain, d'une énième nuit de traque... Moment sacré s'il en était, sans compter que le bon Forrest y tenait comme partie de son salaire... Se faire frotter d'une douce éponge un dos noué, avant de songer à la sortie du bain à en prendre un autre, de lait d'ânesse, cette fois, tout comme cette reine égyptienne des temps jadis : oui, le bain de lait d'ânesse, c'était le samedi matin. Zut, encore un secret de beauté révélé...

Enfin, le courrier eut la bonté d'attendre la fin des deux bains : Armoria s'apprêtait à prendre un peu de repos - beh oui, quoi, passer la nuit à cheval, et aux aguets, ça vous fatiguait sa croyante, hein.

Avec un regard de regret vers sa couche molle qui lui tendait les bras - Snell aussi, du reste, double regret - elle se prépara, délaissant pour la journée sa tenue de traque pour retrouver ses atours de Princesse.

Enfin, au moins, dans la voiture la menant sur le lieu du procès, elle eut le temps de dormir un peu.

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Vous pouvez utiliser mes lettres RP.Héraldique
pnj
Un moine avait été averti que dans la journée se tiendrait le procès inquisitorial et lui avait été assigné par le père abbé à la réception des protagonistes.
Il était un lettré comme tous les moines d'ailleurs, ayant appris à lire et à écrire -ce qui était/devait être un grand privilège- en entrant dans l'abbaye.

A la vue des deux pairs de France, il leur tint à peu près ce langage :


Vos seigneuries, je vous souhaite la bienvenue dans l'abbaye du Petit-Cîteaux, le père abbé m'a confié la noble tâche de vous accueillir et de vous conduire jusqu'au réfectoire reconverti pour l'occasion en tribunal.
Mais je vous en prie, suivez moi.


Il longea les couloirs dégagés et donnant sur la cour intérieure de l'édifice pour finalement les emmener jusqu'au réfectoire.
En chemin il avait abreuvé les deux pairs de ses anecdotes et autres histoires.


Oh vous savez, nous sommes bien heureux ici, les locaux sont bien entretenus et le père abbé, quoique sévère, est un pilier paternel très important.
Nous sommes très heureux ici, et que peut-on espérer de mieux que servir le Très-Haut dans un cadre si agréable ?...

Vous pourrez nous rendre visite un jour si vous voulez ! nous sommes ravis d'accueillir des personnes telles que vous, c'est un honneur pour notre abbaye.


Il leur ouvrit finalement la porte du réfectoire dans lequel attendait l'inquisiteur, qui se trouvait à présent seul pour conduire le procès.
Armoria
Epuisée par ses nuits de traque, ramollie - la forme, pas les formes, hein - par ses deux bains, et achevée par le court et inconfortable sommeil dans son coche, le flot de paroles du moine eut sur elle l'effet, peu ou prou, de folles libations. En un mot, elle était ivre - ou pas loin.

Aussi se contenta-t-elle de ponctuer cette diarrhée verbale d'acquiescements placés au petit bonheur la chance, ainsi que, de temps à autre, un "oh ?", un "ah !" ou encore un "hmmmm" pénétré d'un ton de profonde réflexion.

C'était une habitude qu'elle avait acquise dans les chambres privées et décisionnaires qu'elle fréquentait, une bonne façon d'avoir l'air de s'intéresser à ce qui se disait en laissant l'esprit en roue libre.

Réfectoire : ils allaient prendre un repas, l'attention était charmante. Du reste, elle avait un peu faim. Elle salua donc avec un large sourire la dernière phrase du moine, ajoutant, pour faire bonne mesure :


Oh, point n'y manquerai, soyez-en certain !
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Vous pouvez utiliser mes lettres RP.Héraldique
Ingeburge
[25 juillet donc, enfin à peu près, hein]


C'était là son premier renoncement depuis qu'elle avait été reconnue Duchesse de Bourgogne.

Elle s'était engagée, tant lors de la présentation de la liste électorale victorieuse qu'elle avait menée que dans une lettre qu'elle ne cachait pas, à ne pas exercer ses prérogatives de missus inquisitionis dès lors que cet exercice pouvait présenter un conflit d'intérêts. Elle s'y était engagée à contre-cœur mais en suivant sa raison.

Et sa raison lui commandait de ne pas co-présider avec son cher ami Asdrubael le procès pour violation de la trêve pascale impliquant Verbam. Elle n'avait pas cherché à déceler ce potentiel conflit, elle s'était contentée de renoncer, peu désireuse de prêter le flanc aux critiques.
Asdrubael l'avait bien compris et l'avait accepté, il était d'accord avec elle.

Mais ne pas assister à l'audience, ça non c'était trop lui demander. Et puis, le procès serait public, ouvert à tous les Bourguignons et étrangers de passage.
Le Cardinal qu'elle était toujours sourit légèrement, pour sûr, les moines n'avaient jamais vu autant de monde dans l'enceinte de l'abbaye! Mais ils acceptaient de voir leurs habitudes bousculées par amour de la justice, une des sept vertus capitales de l'Aristotélicisme.
Il lui serait bien entendu difficile d'être dans l'assistance et de ne pas pouvoir poser de questions, souligner les contradictions dans les témoignages, ou mettre en évidence les zones d'ombre et pire encore, de ne pas juger alors qu'elle connaissait le sujet sur le bout des doigts.

Arrivée au Petit-Cîteaux où elle avait bien évidemment ses entrées, elle opta pour la discrétion en empruntant un chemin connu des seules personnes autorisées.
Elle rejoignit ainsi son acolyte et après l'avoir salué, lui demanda :

— Alors, comment te sens-tu?

Et elle prit place face à lui, le regardant sérieusement.
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Asdrubaelvect
On était venu l'informer de l'arrivée d'Armoria et d'Erik, ce dernier semblait s'être toutefois perdu dans les couloirs. Les moines peuplant l'abbaye guideraient sûrement tous les visiteurs jusqu'au réfectoire, le lieu du procès.

Ce fut finalement Ingeburge qui le tira la première d'une bienveillante torpeur. Il la salua encore légèrement engourdi, puis ayant repris ses esprits, il lui répondit avec une pointe de tendresse pour cette femme qui lui était très proche.


Eh bien... je me sens légèrement engourdi et esseulé puisque tu ne peux m'accompagner dans cette nouvelle épreuve. Mais je suis tout à fait prêt à mener à bien ce procès pour que triomphe la Vérité et que la Foi ne soit point bafouée en ce duché.

L'on m'a dit que les deux principaux témoins étaient arrivés, peut-être les as-tu croisés ? Je m'inquiète car je n'ai nulle trace des principaux accusés or j'ai su qu'ils avaient donné signe de vie dans différents lieux publics en Bourgogne.


Il balaya ses préoccupations d'un revers de la main. Mais elles demeuraient toujours bien présentes : que ferait-il si les accusés ne venaient pas ? C'était sa première grosse affaire. Et déjà qu'un procès avec les accusés étaient difficiles, qu'en était-il sans ?

Mais soit... Et toi tu viens assister au procès ? Tu as peur que je fasse des bêtises ?Dit-il en souriant.
Je sais que tu ne veux pas présider le procès mais souhaiterais-tu prendre la parole ? A un quelconque moment que ce soit.
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