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[RP] Le tour de la Foi

Madeline
[Même lieu, même tout]



Ben voilà... Faut jamais donner la carte à la Mad.
Donner la carte à Mad, c'est prendre le risque de se retrouver là où ils sont.
Alors bien sûr, il est vrai que la foi peut se loger n'importe où.
Mais bon, est-il nécessaire que Déos choisisse des lieux aussi paumés et tristes à mourir ?


Donc les voici attablés à éprouver leur foie à coups de cidre quand tout à coup Raya se prend un crachouillis en plein visage.

La Mad lève la tête.


- T'es incroyable toi ! Tu m'épateras toujours ! C'est toi qui as fait en sorte qu'on arrive ici !

Non, elle n'est pas en train de parler à l'araignée du plafond.
Elle en pleine communication avec Déos !
Faut dire qu'entre Lui et elle, c'est une histoire de signes qui n'en finit pas.
Un véritable parcours fléché de la foi et de ses révélations.
D'ailleurs, la Mad, elle ne fonctionne plus que comme ça : elle est devenue un récepteur d'ondes divines.

Et là, le message divin est plutôt clair : C'est l'heure d'un pétage de genoux version "Raya qui n'a vraiment pas envie de se faire emmerder quand elle picole".

Oui le message est clair comme de l'eau de vie : fallait filer la carte à mad pour qu'elle perde tout le monde afin d'offrir carte blanche à Raya pour remettre sur le droit chemin une pauvre âme à l'insolence pas très courageuse.



_________________
La Madgnifique Chancelière de la Confédération Helvétique
Ain
[Encore tout pareil]

Celui-là, Sélianne ne l’avait pas vu venir. Elle hurla sous la violence du coup et tomba au sol. Elle aurait voulu se relever et sauter sur la lionne mais cette dernière la prit de vitesse et la projeta sur une table. La pauvre gamine qu’était Sélianne avait affreusement mal et pissait le sang. Elle n’avait rien le temps de faire tant la brune était rapide.
Note mentale : ne JAMAIS provoquer une lionne lorsque l’on ne sait pas se battre.

Là, tout de suite, maintenant, la brunette fait moins la maligne. Elle a peur de se faire embrocher. Elle aurait pu se pisser dessus tant elle avait peur. Oui, elle aurait pu supplier la lionne de lui laisser la vie sauve mais pensez-vous… Quitte à crever, autant crever debout qu’à genoux. Et comme elle était sûre de mourir ce soir, ici, dans une taverne de bas-étage, elle insulta la brune avec un magnifique « sal*pe », sorti du fond du cœur étou, étou.
Allez savoir comment mais Sélianne réussit à se libérer de la lionne et lui asséna un royal coup de tête. Bien sûr, elle fut elle-même sonnée et il lui fallut quelques secondes pour recouvrer ses esprits. La furie qu’elle était sauta sur la brune et l’entraîna à terre avec elle.

J’VAIS T’CREVER ! T’ENTENDS ?! J’VAIS T’CREVER !

La brunette n’avait jamais été violente et n’avait jamais manifesté autant de haine à l’égard de quelqu’un. Oui, elle avait craché à la gueule de la lionne ; oui, elle n’aurait pas dû ; oui, elle aurait dû s’en tenir à se signer devant elle et partir. Sélianne avait cherché les ennuis. Elle se savait trop « faible » par rapport à la lionne et elle savait aussi que tôt ou tard, cette dernière reprendrait le dessus. Mais pour le moment, Sélianne avait le dessus. Alors elle monta sur la brune, une jambe de chaque côté et commença à l’étrangler.

J’VAIS T’CREVER MECREANTE !
Rayanha
[Itou, itou]

Elle s'imaginait vraiment se faire un collier avec les dents de la gamine sauf que tout ne se passe pas toujours comme on se l'imagine; Et sans comprendre d'où ni comment, elle se mange un coup de tête violent dans ses dents à elle.
Le goût du sang lui vient dans la bouche. Elle se tâte la mâchoire du bout des doigts : elle saigne. Bordel ... Pas cool ça.
Elle serre les dents de colère et ça fait un vieux "crountch". Elle penche la tête en avant et crache dans la paume de sa main. Au milieu du sang, un truc blanc.
Elle rêve pas : Elle vient de perdre un bout de canine.
Sauf que le temps qu'elle analyse tout ça, la brunette la plaque au sol version joueuse de soûle. La sicaire en perd sa sica et se retrouve avec une furie à cheval sur elle, bien décidée à l'achever


J’VAIS T’CREVER MECREANTE !

Elle essaye de lui gueuler qu'elle aurait du se lever plus tôt pour ça mais rien ne sort. Les mains de la gamine se resserrent un peu plus, elle lui attrape les poignets et essaye de lui faire lâcher prise mais elle est accrochée à sa gorge comme une bernique à un rocher. Une bernique en colère.
La brune commence à suffoquer.

Bordel mais elle va vraiment m'crever la conne!

Elle avait pas prévu de mourir par strangulation aujourd'hui en fait.
Dans un élan de rage elle arrive à se redresser juste assez pour l'attraper par les aisselles et lui octroie un méchant coup de genoux dans le séant, elle l'a fait alors basculer sur le côté, et sa gorge est enfin libérée.
La sicaire l'a mauvaise. Mais vraiment mauvaise.
Elle lui crache à la tronche, elle la traite de sal*pe, elle lui pète une dent et elle essaye de la tuer.
Ça suffit , j'ai envie d'dire.
Elle se tient la gorge une seconde et reprend son souffle avant de se jeter sur la future diaconesse et l’enchaîner de coup de poings. Droite, gauche, droite gauche , plus rien ne l’arrête. Faut pas l'emmerder Raya. Encore moins quand elle est peinarde en train de boire un cidre frais.
Et l'envie de réciter les "52" lui prend, d'un coup.

Droite, Paf!


UN! Il n’est de Dieu que Dieu!

Gauche, Bim!

NEUF! Les prêtres agissent mal et d'une façon inintelligente!


Droite, Re Paf!

ONZE! La mort délie de tout!

Droite! Haha! Tu t'y attendais pas hein?

VINGT-SEPT! Ouais elle a sauté des lignes. Car les Grâces ne s'appliquent par aucune lois établies par les Hommes!

Gauche, Bam!

TRENTE-NEUF! Ce sont des ennemis du Très Haut, ceux qui interdisent la prédication de la parole de Dieu.

Elle l'attrape par le col, la redresse et lui rend son coup de boule. Œil, pour œil, dent pour dent, front pour front ect.

QUARANTE-CINQ! Maudit soit celui qui parle contre la Vérité Du Très Haut.

Ses poings sont pleins de sang, elle a mal aux phalanges.Elle se relève, la curette avec, toujours par le col et lui assène un dernier coup de poing dans le ventre, ya moins d'os, ça fait moins mal. A celle qui frappe en tous cas...

CINQUANTE-DEUX! Qu'ils disparaissent donc tous, ces faux prophètes qui disent au peuple : « Paix, paix ! » Malheureusement, il n'y a pas de paix ! »

Cinquante-douze : Mais que fait la milice?!

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Ain
[Encore au même endroit]

Pendant un court instant, Sélianne pensa avoir gagné. Mais la lionne réussit à se redresser et inversa les rôles. La brune se retrouva à terre plus vite qu’il ne faut pour le dire. Et les coups commencèrent à pleuvoir. La jeune femme essaya de se protéger et de se défendre mais en vain ! La lionne était trop forte.
Christos a dit aux hommes qui se battaient : « Mais vous allez vous aimer les uns, les autres, au nom de Dieu ! » … AHAH ! Foutaises ! Sélianne pourrait difficilement « aimer » la brune qui était en train de littéralement lui casser la gueule. Elle ne pourrait même pas avoir une once de compassion pour elle. De toute façon, ça n’avait plus aucune importance puisqu’elle allait mourir dans cette foutue taverne de bas-étage sous les coups d’une lionne enragée. Ce n’était vraiment pas de bol… Et la lionne rugissait à chaque coup qu’elle envoyait. Sélianne ne comprenait plus trop ce qu’elle disait. Elle n’avait même plus conscience de ce qui se passait autour d’elles. Il n’y avait plus que sa tête et les poings de la brune.
Soudain, Sélianne se retrouva debout. Et PAF le coup de tête, en plein dans le nez. L’os se brise et craque. La jeune femme hurle et se retrouve par terre après une douleur insupportable au ventre. A ce moment-là, la brune atteignit son seuil de tolérance quant à la douleur…

Livre des Vertus => Logion 17 : Illisible.

En gros, Sélianne perdit connaissance. Ou pas tout à fait. Elle geignait, le visage en sang. Son cerveau fit un gros black-out. Elle ne sentait même plus les coups ; elle n’entendait même plus la brune ; elle n’avait plus la force de se débattre. Et puis plus rien… Sélianne était juste inerte, au sol, sa tête baignant dans une mare rougeâtre.
La prochaine fois – s’il y en avait une – elle apprendrait à fermer sa gueule. Et si elle s’en sortait, elle apprendrait à se battre pour coller la raclée du siècle à la lionne même si elle devait attendre des années et des années. Mais ne dit-on pas que la vengeance est un plat qui se mange froid ? Alors c’est décidé : si Sélianne s’en sort, elle demanderait à un soldat de lui enseigner l’art du combat A MAINS NUES parce que la brune était tellement quiche et maladroite qu’elle serait capable de s’auto-décapiter.
Mais pour le moment, Sélianne baignait dans son propre sang, inconsciente, dans un état lamentable, incapable de faire quoi que ce soit.
Judes
Judes baignait encore dans la béatitude d’un sommeil que nul brin d’herbe n’avait pu perturber. Il rêvait d’une forêt, d’un grand chêne, il entendait les textes, il entendait les 52. Ce n’était pas la même voix qu’il entendait chaque nuit dans son sommeil, cette voix, il devait la connaître. Encore plongé dans cette inconscience totale il reconnut la voix haletante de Raya entrecoupée de bruits de coups. Ses réflex le jetèrent dans la réalité. Se levant, il ouvrit les yeux sur le spectacle. Raya bavant du sang et cognant sans ménagement. Raya devait être en rage, elle frappait à mains nues, elle qui d’un geste précis de sa sica eut pu occire la forme ensanglantée qu’elle martelait encore. Il fallait maintenant ramener Raya à la raison avant qu’elle ne mette en morceaux la jeune infortunée. Il arracha prestement un morceau du haillon qui lui servait de chemise et s’approcha. Il l’appela doucement lui tendant le morceau de tissus.

Raya, Raya, j’crois qu’elle a son compte là.

Il plongeait son regard dans les yeux perdus de Raya. Ses coups avaient cessé. Il frôlait son visage ensanglanté de ses doigts lui murmurant.

C’est Judes, ton talib. La haine n’ mène à rien. Laissons Déos décider d’ son sort.
Raya, reviens s’te plait. R’viens.


Il lui parlait avec toute la douceur dont il pouvait user. Il lui parlait de vie, de création, de la grandeur de Déos, de leur quête.
Rayanha
La curette dort par terre ...
[...]
Quoi?!
[......]
Mais non ...
[..........]
Oui bon, d'accord ... La curette agonise au sol pendant que la sicaire se dégourdi les doigts légèrement endolori en secouant ses mains, bien décidé à l'achever pour de bon.
Oui mais voilà, elle a perdu sa sica à peu prés au même moment que sa dent. Alors, une de ses mains se dirige machinalement vers le pommeau de son épée quand elle entend son nom au loin.
Forcement, sur le coup elle s'imagine que c'est Déos en personne , il a du l'entendre réciter las "52" avec ... ferveur ...
Puis la voix se rapproche. Non, ce n'est pas Déos.
Averroes alors? Non plus. Aristote? Auch nicht. Christo?! Mais c'est pas noël! Qu'est c'qu'il foutrait là?!
Non, cette voix c'est Judes. Et elle réalise. Elle regarde la brunette à terre et son talib.
Elle prend le morceau de tissus qu'il lui tend , les mains tremblantes. Elle allait vraiment la tuer? Gratuitement?
Oh! Elle m'a craché dessus hein!
Pas faux. Enfin, n'empêche qu'elle était bien parti pour quand même. Et tuer, c'est mal. Sauf à la guerre, parce que la guerre c'est différent.Tuer ou être tuer, ça donne un autre sens aux coups.
Bref, elle se concentre sur les mots qu'il lui dit, plongée dans son regard. Petit à petit, sa tension baisse, ses muscles se détendent, son coeur ralenti.Le son de sa voix l'apaise et, doucement, elle comprend le sens de ses paroles.
Sa main rejoint celle de Judes, sur sa joue. Le regard de nouveau clair , elle le regarde en tâtant sa dent du bout de la langue.


Judes ... Elle est ... Elle a ... Elle m'a pété une dent!

Non Raya, ce n'est pas une excuse valable pour littéralement éclater la tronche à quelqu'un. non, non , non...
Elle observe l'aspirante papesse en se penchant sur la pointe des pieds quand un chien fait son apparition et vient s'asseoir à côté de la brunette en la reniflant.


Et merde ... elle a un cabot ...

"Et alors?" me direz-vous. Et alors la sicaire peut tuer une suppôt de Rome sans aucuns remords. Par contre un chien ... Non. Les animaux, à part à la chasse, elle a jamais pu. Même ses propres cochons, destinés dés le départ à être mangés, elle a jamais réussi.

Elle regarde autour d'elle, toujours sa main dans celle de Judes, les soûlards du coin commencent à s'agiter. Elle, elle est d'humeur à tous se les faire un par un mais pas certaine que ses taliban soient de cet avis, elle interroge Judes du regard.


Bon ... C'était sympa ces retrouvailles avec une vieille amie hein! On la ramène chez elle et on va boire un coup? On la fout dans la charrette avant qu'ça dégénère ici et on la jette plus loin ou on s'les farci tous?

Elle est pas sortable ...
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Madeline
[Et pendant ce temps-là]

Alors là, vous vous dites que la Mad, elle va se lever et s'emparer de son tabouret pour assommer celle qui a osé dénaturer à jamais le sourire de Raya.

Ben non...

Pas besoin de se lever pour aller à l'essentiel :


- Tavernier ! C'est vraiment n'importe quoi votre auberge !! Y'a plus de confiture !

Comment ça ??? Raya risque sa vie en galérant contre une gamine à la force herculéenne digne d'une gamine de 3 ans et la Mad ne pense qu'à se rouler une nouvelle crêpe ?

Ben oui...

Et quand le tavernier rase les murs pour arriver à la table avec son bol de confiture, passe par-dessus la sica avec précaution et interroge, blanc comme un cierge de Pâques la Mad, elle se contente de répondre en lui arrachant le bol des mains :



- Elle est joueuse hein... A la framboise la confiture ?
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La Madgnifique Chancelière de la Confédération Helvétique
Ain
Une odeur désagréable vint chatouiller les narines de la brune ensanglantée. Elle fit une grimace et, les yeux à moitié ouverts, elle repoussa Caralho. Lui, il s’en foutait royalement, il revenait vers elle pour la renifler et pour lui lécher le visage. Puis il couinait en tournant autour d’elle.

Sélianne, elle, n’avait conscience de rien. Elle se rappelait vaguement d’une Réformée. Parfois, lorsqu’elle regardait autour d’elle, elle voyait des regards posés sur elle et entendait des sons sans trop comprendre de quoi il s’agissait. Puis c’était le trou noir. Pourtant, la brunette était bel et bien réveillée, gesticulant doucement en pleurnichant. Elle disait des trucs qui n’avaient aucun sens, recrachant le sang qui coulait dans sa bouche et qui menaçait de l’étouffer.
Ce moment de sa vie restera très certainement le plus orgasmique de tous. Oui, oui, le plus orgasmique… et j’insiste là-dessus !
Madeline
Elle s'essuie doucement la bouche et pose quelques pièces sur la table.
Elle se lève avec la même douceur et soulève un peu sa robe pour enjamber une masse qui gît sur le sol.
Et là, l'espace d'un instant, le drame... Un de ses talons est plus grand que l'autre !
Elle reste interdite quelques secondes, poussant un peu sur le pied qui lui semble plus haut.
Elle fait deux pas et tout semble rentré dans l'ordre.
Elle se retourne alors pour constater que quelqu'un a laissé ses doigts au sol.
Elle vérifie ses mains... C'est pas les siens. Soulagement !

Un regard vers le tavernier qui n'attend qu'une chose : que ces membres de cette étrange secte dégagent...


- Faut vraiment faire quelque chose pour le rangement et le service ici. Y'a vraiment trop de désordre...

Puis elle se tourne vers Raya et Judes.

- Et en plus, il n'y avait même pas de religieuse sur la carte...

Petit soupir. Mais rassurez-vous, elle se consolera à la prochaine taverne où elle commandera un canard au sang.
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La Madgnifique Chancelière de la Confédération Helvétique
Rayanha
Outrant. Tout simplement outrant. Pas de religieuse! Non mais vous vous rendez compte?

Mad ... je crois que tu viens de l'écraser la religieuse ...

Alors la sicaire récupère sa sica - parce qu'une sicaire sans sica c'est comme l'amour sans amour. - et prend la curette par un bras qu'elle balance sur son épaule.

Judes! Aide moi!

Elle pince la joue de la brunette amorphe en souriant nerveusement.

On a encore trop bu coquinette hein?

Une chance, elle est pas bien lourde. Ils l'emmènent ...
Quoi encore?
...
Rho ...
.....
Mouais .
Ils la traînent comme ils peuvent jusqu'à la charrette dans laquelle ils la jettent plus ou moins délicatement.
Pourquoi faire? Bin pour l'achever plus loin pardi! Mais non enfin ... Pour la bonne conscience. Elle est un peu amochée quand même, elle va avoir besoin de soin. Peut-être qu'à Brest elle trouvera un dentologue qui pourra remplacer sa dent par une de la mini papesse.
Non?
...
Ah.
Bon bin, maintenant qu'elle est dans la charrette avec son chien ...
La brune calmée et plutôt vidée du trop plein qu'elle vient de libérer reste à l'arrière et vérifie de temps en temps qu'elle soit encore en vie. Sait-on jamais, si elle rend l'âme, elle pourra peut-être lui emprunter une canine.


[Aux portes de Brest]

Une pièce vole jusque dans la main d'un jeune gavroche. Sa mission, qu'il vient d'accepter, est d'aller chercher un médicastre pour soigner l'amie dans la charrue qui s'est faite détrousser sévère par un groupes de brigands alors qu'elle rejoignait sa bande de copains: eux.
Le gamin file en courant et la curette est déchargée au sol comme un sac. Son chien avec.


Attendez!

La brune descend et lui dépose un petit mot dans sa poche. Une lettre d'excuses? Une adresse où faire suivre la factures des frais médicaux?
Pas vraiment non ...


Citation:
    Ma bonne petite curette,
    J'ai été heureuse de faire ta connaissance bien que ce fût très rapide.
    Si un jour tu souhaite remettre ça , n'hésite pas. C'est avec grand plaisir que je t'apprendrais les 52 articles de la Foi Réformée plus en profondeur.
    Mon nom est Rayanha, j'habite 1 rue des botanistes (juste en face du taudis, tu peux pas me louper) à Genève, Confédération helvétique.
    Que Déos t'aide à travailler ton endurance.

    Raya.


Retour dans la charrette, sourire aux lèvres. Elle est contente d'elle en plus ... tsss ...

C'était sympa ce petit tour en Bretonnie ! Faudra qu'on r'vienne.
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Rayanha
[Là vie dans le Maine. ]

Montmirail.
Il ne se passe ... rien. Absolument presque rien.
Pas une âme à convertir, pas un esprit où semer le doute ... le néant.
Et pourtant, il faut y rester.
Alors en attendant, la brune bouquine. Entre deux regards échangés, trois mots, dix lettres et quelques caresses, elle lit.

Elle décide de se pencher sur les hagiographies; Elle ne s'y est jamais vraiment arrêtée , sans trop de raisons, elle a toujours lu ces textes de biais.

Celle de Sainte-Raphaëlle-Archange se déroule sous les yeux clairs.


Citation:
Doutes

Une vieille femme marchait depuis que le soleil était couché. Elle avait beaucoup de mal à se mouvoir. Depuis trois mois elle sentait ses forces s’amenuiser, ses jambes petit à petit la quittaient et pourtant elle marchait, marchait toujours et ne s’arrêtait que pour dormir et reprendre des forces. Elle savait qui elle devait trouver. Un homme habitant dans une petite maison, un homme recherché et borgne qui se prénommait lui-même l’avorton. La nuit était maintenant tombée, et cette chose ambulante avait peur, elle ne savait où dormir et ce chemin qu’elle ne connaissait pas ne lui disait rien qui vaille.
Elle continuait à marcher, plus vite, elle se pressait maintenant, il fallait qu’elle arrive, elle n’en pouvait plus mais sa vie en dépendait. Si elle mourait c'en était fini. Oh, ses parents lui auraient dit qu’après la mort elle vivrait. Que Dieu était là pour la sauver. Mais c’était impossible, si Dieu il y avait eu, elle n’aurait pas eu toutes ces misères et la vie n’existerait pas. Pourquoi se séparer pour revenir à Lui après la mort. Cette histoire ne tenait vraiment pas debout. Ce qui allait être son cas si elle n’arrivait pas bientôt. L’histoire d’un Dieu commença à la titiller. Elle commençait maintenant à paniquer. Elle courrait presque, en tout cas les efforts qu’elle fournissait étaient tout comme. Ça n’était plus possible, d’un trait, elle se retourna et face à ce qu’elle croyait vide elle hurla.


« Si tu existes, montre-toi. Ne te cache pas, si tu es incapable d’aimer ceux que tu as créés, si tu es incapable de tenir tes engagements ou si tu fais souffrir ce monde à tes propres plaisirs. Montre-toi ! »

Le tonnerre rageait déjà dans la tête de cette pauvre femme et déjà elle attendait ce Dieu dont elle avait tant entendu parler mais jamais rien vu.
C’était cela le plus étonnant, elle qui ne croyait en rien était persuadée qu’elle allait avoir une réponse, une réponse, certes, elle allait en avoir une, mais très loin de celle qu’elle attendait. Quoi que peut-être au fond de son cœur, une partie retirée lui criait la vérité.

[...]


Intéressant.
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Rayanha
[La vie dans le Maine. suite. ]

Vendôme.
Il ne se passe ... rien. encore plus rien qu'à Montmirail.
Alors elle rouvre son livre là où elle l'avait laissé la veille avant de partir.


Citation:
Révélation


Au lieu des courants meurtriers qu’elle s’était promis, ce fut une douce lumière qui jaillit et il était impossible de savoir d’où elle venait. C’était à croire que même les ténèbres brillaient.

Une voix se fit entendre, elle aussi venant de partout et de nulle part à la fois, elle était rassurante et semblait venir du fond des âges.


« Raphaëlle, Raphaëlle,
Pourquoi cries-tu ?
Tes cris sèment l’écho dans les montagnes et troublent le cours des fleuves. Ils pétrifient de peur les petits de ce monde et font se battre les plus sages.
»

La vieille femme ne sut quoi répondre. Elle fut extrêmement touchée par ce qu’elle venait d’entendre. Entendre la voie de Dieu était déjà chose extraordinaire mais que celui-ci l’appelle par son nom était bien davantage. Depuis combien de temps ne l’avait on pas appelée par son nom ? On ne l’avait jamais appelée par son nom, jamais depuis que son père était parti. Les sobriquets avaient fini par le remplacer. Raphaëlle dont le cœur commençait à s’ouvrir à nouveau doutait encore mais la flamme de haine dans ses yeux n’était pas encore éteinte.


Ce qu’elle avait pris comme un acte d’amour au départ se transforma sous la colère en affront. Son âme n’étant pas prête à recevoir un amour simple, il lui était impossible de recevoir l’amour le plus fort qui puisse exister ; mais la toute-puissance de Dieu et la connaissance qu’il avait de sa fille commençait son œuvre.


« -Comment oses-tu m’appeler par mon nom, Toi, Dieu à la pensée bienheureuse et à la main malfaisante ?
-Un père n’appelle-t-il pas ses enfants par leur prénom ?
-Si, mais un père se préoccupe de ses enfants, il les chérit et les aime.
-N’est-ce pas ce que je fais ?
»

En disant ces mots Dieu montra la Terre.

« Raphaëlle,
voici le tracé de ta vie.
Ces traces ce sont tes pas.

-Si ces traces sont mes pas, à qui appartiennent les traces qui marchent à côté ?
-Ce sont les miennes, Raphaëlle, je marche à tes côtés depuis que tu es venue au monde.
-Et dans les moments les plus difficiles, il n’y a que deux pas, pourquoi n’étais-tu pas là lorsque j’avais besoin de toi ?
-J’étais là, et si tu ne vois que deux traces c’est parce que je t’ai portée, mon enfant.
»

Le cœur de pierre, si difficile à convaincre devint à ce moment-là cœur de chair. Raphaëlle comprit devant qui elle était, devant son père et, tombant à genoux, elle lui demanda pardon.

« Garde tes larmes Raphaëlle, le temps est à la joie, tu croyais mal mais au moins tu restais fidèle à tes pensées. Maintenant que tu as vu, ta conviction te sauvera et montrera à bien d’autres la route que j’ai tracée pour eux.

-Père,
pourquoi ne t’es-tu jamais montré, pourquoi tu ne m’as jamais dis que tu étais là ?


-Je te l’ai dit, mon enfant, mais tes oreilles ne voulaient pas entendre, je me suis montré à toi mais tes yeux ne voulaient pas voir, je t’ai pris la main mais tu ne me l’as pas tenue alors je me suis révélé à ton cœur et tu as cru.
Je t’ai laissée choisir car tu étais libre, tu ne voulais pas me recevoir, je ne me suis pas imposé.
Tu m’as cherché et je me suis révélé.
Beaucoup de questions se bousculent encore en toi mais sois patiente, j’y répondrai au creux de ton cœur le moment venu.
Va, car maintenant tu sais que je suis avec toi jusqu’à la fin des temps,
Si tu tombes, je te relèverai.
»

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Rayanha
[La vie dans le ... Ah bin non tiens, on est passé en Touraine. ]

Tours. La différence entre Le Maine et la Touraine? C'est pas les mêmes armoiries.

Donc l'histoire de Sainte Raphaëlle continue. Adossée à un arbre au bord de la Loire, la brune reprend là où elle s'est arrêtée la veille à Vendôme.
Elle s'en est étrangement prise de passion. Chacun des mots qu'elle lit lui parle, la vie de Raphaëlle se dessine clairement sous ses yeux au fur et à mesure que les lignes défilent.



Citation:

Questions

À partir de ce moment-là la lumière se fondit dans le paysage et même si celle-ci n’était plus aussi intense, Raphaëlle la voyait, et cette lumière la guidait dans la nuit. Elle aurait pu lui montrer le chemin, mais Raphaëlle le connaissait, elle aurait pu éclairer les ténèbres, mais Raphaëlle n’en avait pas besoin, au lieu de cela cette lumière lui montrait le chemin intérieur et en chassait toutes ténèbres.
Elle avait quitté Oanylone quelques jours auparavant et la personne qu’elle cherchait habitait loin, il était l’un des seuls à avoir quitté la cité lorsque celle-ci vivait encore loin des tourments.
Tout en marchant, elle ne cessait de repenser à sa rencontre avec Dieu, il avait agi comme un père à son égard, il avait agi comme son véritable père qui avait quitté la cité d’Oane, on ne sut jamais pourquoi, et lui qui lui avait tant donné, qui l’avait tant aimée, avait disparu complètement. C’était là une des parties les plus touchantes. Dieu aimait chacun d’entre nous, c’était si beau mais difficile à croire. Pourquoi la misère ? Pourquoi le malheur ? et pourquoi mourir avant de le retrouver ? Si elle le savait, la réponse à sa dernière question lui vint comme une vérité indiscutable : Dieu a laissé les hommes sur la Terre afin qu’ils aient la liberté totale. Ils avaient le choix entre suivre sa route ou de partir là où il n’y en avait pas, là ou même la plus grande route ne se voyait plus. Là où Dieu était absent ou plutôt là où on refusait de le voir car Dieu était partout. Dieu bien qu’omnipotent laissait aux hommes le libre-arbitre.
Mais alors si Dieu laisse à chacun le libre-arbitre de sa propre vie pourquoi se joue-t-il parfois au détriment de la liberté ou du bonheur d’autrui ? Pourquoi la liberté de l’un empiète-t-elle sur la liberté des autres ?

Elle continuait à marcher, il lui fallait arriver à la cabane. Elle était fatiguée, de plus en plus, mais une telle soif de Dieu l’habitait que s’arrêter lui semblait une perte de temps.
Elle finit par trouver le taudis qui servait de maison à celui qu’elle cherchait. Elle entra par ce qui semblait être une porte et ne vit personne, il n’y avait rien, simplement un parchemin.


« Lorsque tu nais, tu ne choisis pas ton frère.
Quel qu’il soit tu dois apprendre à vivre avec, à vivre pour lui.
Si ton frère resplendit de l’amour de Dieu, alors cet amour ne pourra que te rejoindre.
Si en revanche ton frère se détourne de l’amour divin, c’est à toi de le lui faire voir au prix de ta vie.
Mais, à quoi bon donner sa vie pour quelqu’un qui ne veut pas voir ?
Si tu réussis, tu lui donnes une chance de rejoindre Dieu et les anges après sa mort et pour cela tu les rejoindras toi aussi.
Si tu échoues, c’est toi qui les rejoindras.

Cependant, il est dit aussi, ne t’attarde pas sur ton frère si ses yeux ne peuvent voir, pense et œuvre pour le plus grand nombre car ceux pour qui tu auras œuvré, eux aussi pourront œuvrer pour d’autres.

Alors, mieux vaut-il donner sa vie pour tenter d’en sauver un qui ne veut pas être sauvé ou donner sa vie pour sauver une multitude dont l’envie de voir est ardente ? »


Raphaëlle lut et comprit autre chose. Chaque homme avait été placé dans une situation particulière qui pouvait évoluer, non pas seulement en raison des désirs de Dieu ou du mal inspiré par la créature sans nom, mais en fonction de la manière dont chaque frère et chaque soeur utilisait son libre-arbitre et sa liberté. Les agissements de chacun, s’ils ne payaient pas sur cette Terre paieraient lorsque Dieu viendrait les chercher.
L’évidente vérité vint transfigurer Raphaëlle par l’amour divin. Elle se mit à genoux, en larmes, et pria.
Que le Seigneur, Dieu de l’Univers lui donne la force de servir humblement et par amour en tous temps et tous lieux.

Elle pria durant toute une nuit puis se leva au matin emplie d’une assurance nouvelle.
Elle était confiante, Dieu était là en elle, et elle demeurait en Lui.
Une aura bienfaitrice et aimante brillait maintenant autour d’elle. Si les yeux étaient et demeurent incapables de la voir, l’âme, elle, était capable de la sentir car l’âme était après l’amour, le don le plus puissant que Dieu avait fait à l’homme
.

_________________
Rayanha
[La vie dans le Maine, le retour. ]

Vendôme. Demi tour, récupération de Judes.
La route se poursuivra jusqu'en Bretagne mais avant, la brune s'autorise une pause lecture.
L'histoire de Sainte Raphaëlle continue.


Citation:
Le début de ses actes en tant que sainte

Raphaëlle approchait d’Oanylone et déjà le voile de discorde qui pesait sur la ville se faisait sentir. En effet, la créature innommée avait semé le doute dans les cœurs afin que l’on se détourne de la vérité et cela avant qu'elle ne parte faiblement pressentant la réaction de Dieu.
De plus en plus, la population se scindait en deux groupes, ceux qui restaient fidèles à Dieu et ceux qui croyant ou non se laissaient pénétrer par le doute.

Que les hommes étaient faibles, il leur suffisait d’entendre que Dieu n’existait pas pour s’en détourner. Il était encore plus facile de dire que Dieu ne les aimait pas et qu’il n’y avait plus d’espoir, comme cela aucun péché ne se voyait empêché par une raison valable.
Raphaëlle voyait cette faiblesse, pour cela, elle se réunit avec une poignée de frères et soeur et gardait espoir ainsi que la ferme conviction que Dieu les aimait. Elle priait pour que chaque homme voit en lui le chemin de Dieu, pour que chacun voit qu’il ne marche pas seul.
La conviction et l’assurance dont elle faisait preuve lui permettaient de prêcher et elle put convaincre seulement par la parole de nombreuses personnes.


***
La Punition

C’est alors que la punition divine tomba. Elle commença par de la foudre se déchaînant au plus haut du ciel puis vint à pleuvoir des fleuves entiers, les hommes un à un furent quittés par la vie. Ensuite vinrent des langues de feu s’écrasant sur chaque homme.
Projetant les plus mauvais dans les flammes éternelles de la montagne de désolation et leur promettant une nouvelle existence de souffrance et de hantise.
Elles donnaient cependant une vie nouvelle à ceux qui avaient cru, les élevant au plus près de la gloire divine au plus haut des cieux.
Raphaëlle fut nommée avec six autres à la qualité d’archange afin d’inspirer pour les siècles et les siècles les sept vertus.

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Madeline
[La vie dans le... brouillard...]

Un arbre.
Sous l'arbre, de l'ombre.
Assise dans l'ombre, une lectrice.

L'herbe.
Dans l'herbe, un homme.
L'homme est couché et regarde l'herbe pousser.

ça occupe...

Des pas.
Les siens.
Rapides, dirigés vers la lectrice qui est assise à l'ombre d'un arbre, non loin de l'homme couché dans l'herbe qu'il écoute ou regarde, c'est selon, pousser.

Une voix.
Non... une clameur...


- C'est quand qu'on arrête les va et vient ? Je ne sais même plus où on est... à force !
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La Madgnifique Chancelière de la Confédération Helvétique
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