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[RP] Andouille ou crevette, on va bientôt le savoir.

Deedee
    Quand il ne devait pas sortir, il voulait sortir, et maintenant qu’il devait sortir, il ne voulait plus sortir, aucun doute, l’enfant serait un véritable normand ! Aucun doute également, il avait le sang des Courcy dans les veines, pas encore né, mais déjà têtu et butté !
    Par tous les saints, garçon ou fille, cet enfant avait décidé d’en faire baver à sa mère ! Qu’est-ce que cela donnerait lorsqu’il commencerait à marcher et gazouiller ?
    Il lui passait de drôle d’idée dans la tête, c’était certain, mais à quoi pouvait-elle penser dans un moment pareil. Elle avait tellement hâte que tout soit enfin fini…

    Dans un mouvement désordonné, la duchesse inspirait, expirait, tentant vainement de reprendre son souffle, se reposer avant la prochaine contraction et le prochain effort.
    Elle sentit, un peu dans le vague le changement de personne dans son dos, et regarda Carmen un instant, la suppliant du regard de ne pas l’abandonner aux mains de la géante. C’était un coup à ce que l’enfançon prenne peur et refuse catégoriquement de sortir !
    Mais…
    Carmen disparu aussi vite qu’une autre contraction arriva, et instinctivement Adeline repris la danse apprise par cœur avec la jeune femme.
      Un…. Deux… trois…


    Elle s’efforçait, poussant de toute ses forces, sentant lentement le petit corps descendre de ses entrailles mais…
    Rien de plus.
    Et comme les autres fois, elle retombait, épuisé dans les bras qui la soutenait.

    Adeline lança un regard suppliant vers Dorilys, l’implorant du regard de mettre fin à son supplice. Ah ! qu’on ne lui parle pas du « bonheur de mettre un enfant au monde » ! L’idiot qui avait dit cela n’avait certainement jamais enfanté ! Ou était le « bonheur » lorsque l’on se sentait déchiré, écrasé, secoué, le tout en faisant une course de cheval sans cheval. Une passe de joutes étaient moins douloureuse…

    Carmen revint entre temps, et Adeline tourna la tête vers elle en lui tendant doucement une de ses mains, moite de sueur.


    -Je… veux… voir…. Leda. Balbutia-t-elle. Ou est-il ? Je… veux… le voir avant de…

    Adeline ne termina pas sa phrase, ne sachant comment la finir. Elle voulait voir Leda, mais avant de quoi ?
      Faites votre choix :
        [ ]Exploser
        [ ]S’évanouir
        [ ]Passer l’arme à gauche


    Ou peut être les trois à la fois après tout !

    Mais sans entendre sa supplication, les trois femmes l’aidèrent à la mettre debout, elle crut d’abord qu’elle montait à bord du bateau, le sol se mit à tanguer sous ses pieds et elle serait surement tombé si des bras ferme et solide ne l’avaient soutenue.
    Accroupie…
    Ce n’était pas la position la plus confortable ni la moins douloureuse, mais qu’importe, elle aurait de toute façon accepté n’importe quoi pour faire sortir le parasite le plus rapidement, même si pour cela elle allait devoir faire le crapaud !

    Pale et tremblante, elle leva la tête vers Carmen puis vers Dorilys et à l’encouragement de cette dernière, puisa dans ses dernières force, serra les mains qui s’offrait à elle et recommença la danse.
      Un, on inspire…
        Deux, on bloque…
          Trois, on pousse…


    La position aidant, la nature fit son chemin, l’enfançon descendit doucement, se frayant le passage jusqu'à sortir enfin des entrailles de sa mère.
    Encore un dernier effort, un long et dernier effort et le cri de la vie déchira enfin le silence de la pièce.

    Epuisée et à bout de force, la duchesse chancela et se laissa aller en fermant les yeux dans les bras qui la soutenait. L’enfant était là…
      Elle pouvait se laisser aller.
        Simplement fermer les yeux, et se laisser aller…

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Leda
Leda avait trouvé porte fermée comme de bien entendu. Les hommes n'étaient pas a bienvenue en général durant un accouchement. Si il avait su ce qu'il se passait à l'intérieur, il ne serait pour sur pas d'une grande aide.

Il faisait les cent pas dans le couloir. Tant de pensée lui passaient par la tête. Aurait il du être plus présent pour sa femme, elle qui avait été aggressée juste avant d'accoucher? Avait il été trop eloigné en passant son temps au Louvre? Leda aimait Adeline plus que tout. Il ne supporterait pas de la perdre. Il avait décidé de prendre du recul pour justement prendre plus de temps pour elle...Alors si il avait eu le choix, il n'aurait surement pas choisi l'option "passer l'arme à gauche".

Mais ignorant tout de l'agitation à l'intérieur de la chambre, Leda ne pouvait que se contenter de diriger ses yeux vers Sakopi de temps en temps. Le tout toujours en silence, alors même qu'il aurait voulu pester dans tous les sens...

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Dorilys
Enfin ! Enfin la tête ! Enfin les cris ! Dorilys s'empare du nouveau né, et coupe le cordon pour permettre à Carmen et Ulrika d'allonger à nouveau Adeline. Pâle comme un linge, la Duchesse n'avait plus de force. Mais il fallait s'occuper du nourrisson en premier. C'était dur à accepter, mais c'était comme ça : quel que soit l'état de la maman, la priorité revenait au bébé. Et la rousse ne faillit pas à la tradition, aussi inquiète fut-elle pour son amie.

La laissant aux bons soins de Carmen, elle lava et emmaillota l'enfant. Doucement. Elle le manipulait comme s'il était en cristal. Il fallait pendre le plus grand soin de l'héritier de Vire.
Une fois le poupon calmé et endormi dans ses bras, elle sortit de la chambre, non sans un regard vers le lit dans lequel les deux femmes avaient recouché Adeline. Elle les vit s'affairer à changer les draps. La poitrine de la Duchesse se soulevait faiblement et lentement, mais elle respirait. Constat rassurant... pour l'instant.

La porte de la chambre s'ouvrit sur le couloir. Là, trois personne. Ou deux et demie.
Leda attendait, apparemment calme, avec Sakopi. Dans leur ombre, la petite Aliena tenait toujours la tasse de tisane refroidie. Elle hésita : il n'était pas facile d'annoncer une bonne et une mauvaise nouvelle en même temps.

Dorilys s'approcha du Duc et déposa l'enfant dans ses bras.


- Messire Leda, vous avez un fils.

Elle le laissa réaliser pendant quelques minutes. Avant de lui faire part de son inquiétude, elle décida qu'il fallait d'abord éloigner la petite demoiselle de compagnie. Elle se tourna vers sa fille et, avisant la tasse, elle tenta de la rassurer d'un sourire.

- Bonjour ma puce. Je vois que tu vas bien. Je viendrai te voir dans quelques minutes. En attendant, tu peux aller chercher une autre tisane ; Et celle-là, tu auras le droit d'entrer pour la donner toi-même à la Duchesse.

Elle l'encouragea à partir d'un signe de tête puis s'adressa de nouveau à Leda:

- Mais Adeline a perdu beaucoup de sang, et elle est très faible. Je vais tout faire pour elle, mais je crains qu'elle ne puisse avoir la force d'allaiter le bébé.

Inutile de dire qu'elle craignait surtout pour sa vie. Elle allait tout faire pour que le pire n'arrive pas.
Sans toutefois dramatiser, il fallait insister :


- Elle ne pourra sûrement pas se lever avant plusieurs jours. Et il faudra veiller à ce qu'elle s'alimente. Même si elle dit qu'elle n'a pas faim.

Elle s'arrêta là. Trois phrases, mais ça faisait beaucoup à encaisser.
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Leda
Un fils! Cela pouvait sembler égoïste mais dans l'exprit de Leda, il lui semblait que la lignée pourrait donc continuer après lui. Dorilys venait de lui déposer dans les bras, Leda déposa ses yeux tendres sur celui qui complèterait désormais leur famille.

Il berçait doucement celui qui s'était déjà rendormi. Dorilys n'avait rien dit sur Adeline. C'est quand celle ci, se retourna vers lui qu'il comprit.


Dorilys, dit moi que rien ne va lui arriver? Je ne le supporterai pas. Que dois je faire? As tu besoin de quoique ce soit? Que dois je faire si Adeline ne peut allaiter?

Les mots se bousculaient dans la tête du Marquis. Il était là impuissant pour celle qu'il aimait. Il finit par se raisonner.

Dorilys, je ferai le nécessaire de mon coté mais je te laisse d'occuper d'Adeline. Si tu as besoin de quoique ce soit, mes servants auront ordre de répondre à tes directives. Crois tu que je puisse voir Adeline quelque secondes?

Suivant la réponse, il connaitrait la gravité de la situation, il en était sur.
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Carmen_esmee.
        [Avant le grand moment]

    Carmen de retour dans la chambre découvre Adeline adossée contre la soeur Ulricka qui lui adresse un regard inquiet. Elle transmet cette inquiétude à Dorilys, la questionnant dans un regard. La flamboyante, ne pense pas qu'Adeline soit assez forte pour accoucher accroupie.. Carmen réfléchit, le quatre-pattes n'est pas à exclure, et il sera plus facile de tenir en équilibre pour la parturiente déjà bien affaiblie. Tout à ses réflexions, la brune reste figée, elle fixe la tâche carmine qui ne cesse de s'accroître, qui grignote fibre par fibre le blanc immaculé des draps... Un filet de sueur s'écoule le long de sa colonne, et elle sent la nausée reprendre de plus belle.

    Adeline tend sa main vers elle, par automatisme la jeune femme la saisie et lui sourit.


      "Un homme n'a pas sa place ici.. Mais je te promets que si..."

        *Je pensais que c'était nécessaire, alors je le ferai appeler..*

      "Nous sommes capable à quatre vaillantes femmes de mettre un enfant au monde.. Tu as une rousse, une brune et une euh..."

    La brune fixe la nonne, ainsi couverte, elle n'arrivait à voir la couleur de sa chevelure, celle ci se met à sourire, pas vraiment rassurant le sourire.. mais enfin c'est l'attention qui compte.


      "Blonde, je suis blonde, vous avez ainsi votre grâce, la panoplie complète pour accoucher dans d'excellentes conditions."

    Un sourire puis elle inspire profondément, quand Dorilys lui dicta de la redresser, Carmen hoche la tête, incapable d'ouvrir la bouche, et se glisse à genoux près d'Adeline, avec l'aide d'Ulricka et de Dorilys, elles l'aident à s'installer pareillement sur le lit.



        [La naissance dans un cri]

    Le moment, le grand moment celui ou enfin, le petit être quitte la chaleur de sa mère pour la froideur de notre monde, si fragile et si fort. Si beau et si terrifiant moment... Carmen a posé sa main sur le ventre d'Adeline, pendant tout ce temps, poussant avec elle, elle dansa avec elle, les yeux clos.. Elle avait si peur... Si peur de revivre cet affreux cauchemar. A cet instant.. Elle a besoin de Korydwen, simplement de la savoir non loin... Les larmes montent quand le cri éclate dans la chambre, des larmes de joie... Ce cri, c'est le bonheur à l'état pur.

    Doucement, elle aide Adeline à s'allonger avec Ulricka, elle mérite de se reposer un peu. La religieuse tire les draps comme elle peut et Carmen retient la tartine de Maud qui tente une remontée... Venir voir sa Didine accoucher alors que son tour viendra cet hiver.. N'était pas l'idée du siècle. Mais elle ne regrette pas d'avoir partagée cet instant, elle aurait regretté de ne pas avoir vu l'andouille de Vire naître.

    Une douceur tout maternelle quand Carmen se penche pour embrasser son amie sur le front. D'un linge propre, elle essuie doucement son visage, et balaye ses cheveux en arrière.


      "J'ai beau faire, tu as une mine affreuse."

        *Tu peux parler...*

      "Et pourtant, tu es divine.. Tu t'en ai très bien sortie ma belle.."

        *Euh.. c'est pas beau de mentir... elle a bien failli y passer !
        Ouais mais elle est là ! Et je la laisserai pas partir ma Didine !*


    Ulricka, patiente près d'elles, et fait signe à Carmen qu'il faut terminer le travail. Carmen dodeline de la tête. Là maintenant, elle n'a pas vraiment envie de procéder à la délivrance.. Mais il le faut, sinon Adeline pourrait souffrir d'une fièvre qui l'emporterait sans mal dans son état.
    Un regard, une demande silencieuse et Carmen procède au dernier examen aidant la petite galette nourricière à s'échapper. Ulricka se charge du reste et Carmen serre les dents à nouveau, mais elle éructe malgré elle... L'on pourrait parier que le sang lui pose problème dans son état...

    La nonne rassemble les draps, pendant que Carmen se débarrasse des dernières traces de sang sur ses bras, mais pas seulement, elle se permet de faire une petite toilette à Adeline, point que pour son confort, mais surtout pour s'apercevoir du moindre filet de sang.. Adeline ne bougera de ce lit.. La brune n'a point besoin de l'en avertir, elle est certaine, qu'elle ne bougera pas d'elle-même. Elle lui fera la morale dans deux jours.

    Ulricka, chargée des draps et linges bardés de sang s'incline pour la duchesse de Vire et s'échappe par la porte, là elle croise Dorilys.


      Félicitations, un beau dénouement Ma Dame.


    La nonne ne se rend pas compte qu'elle porte dans ses bras, les stigmates de l'horreur pour un père.. le sang... Elle s'incline maladroitement pour le Duc.


      "Votre grâce, votre duchesse doit se reposer, mais vous pouvez entrer un moment si le médecin est d'accord. Félicitations !"


    Un regard pour la flamboyante, puis elle se retire, les bras chargés. Elle devait trouver une solution, au couvent il n'était pas rare que des femmes y abandonne leur petit à peine né.. les religieuses ne sont et ne peuvent être nourrice, elles n'en ont pas la possibilité car il faut... Bref... L'allaitement est ce qu'il y a de plus simple et de plus sûr, le lait était réputé pour faire passer de la mère à l’enfant les traits héréditaires et la bonne santé. Cependant, pour Adeline cela semblait compromis, Ulricka ira traire une ânesse ou une chèvre, le lait serait ainsi bouilli avant d'être servi au bébé grâce à une corne percée.

    Mais que penserait Vire de cela, cette décision etait prise en dernier ressort car les parents n’aimaient pas donner le lait d'un animal car il est réputé pour transmettre la bestialité.. Cela reste préférable à la mort. La religieuse baigne les draps et prie pour la mère et l'enfant, dans peu de temps, elle rejoindra Carmen pour bénir l'enfant, pour qu'il me lui arrive rien en attendant le baptême.


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Sakopi
Il était chargé de la bassine, remontant les escaliers menant a la chambre, en ayant un œil attentif sur la petite.
Et vînt la terrible question.
Pour le coup, ça, le Cerf le savait bien.
Mais pour le coup, raconter les détails d'un accouchement, a froid, a une jeune demoiselle et bien ... On va botter en toucher, n'es-ce pas ?

-Et bien ... Tu sais, ta maman est médecin.
Elle pourra t'expliquer mainte fois mieux que moi, le fonctionnement de tout cela.
Et puis, comme on dit, ce sont des histoires de femmes.

Il lui fit un sourire doux.
Bon, au moins, on a déjouer la question !
Il se concentra lui même sur sa bassine d'eau.
Il serai idiot d'en verser maintenant, sur les marches.

Il jeta un œil sur son suzerain.
Déjà que lui, le vassal, se faisais un sang d'encre pour sa Suzeraine et le futur mini suzerain, alors Leda ...
Le Cerf n'avait jamais réellement eu d'affect aussi puissant que pour ces deux andouilles la.
C'était sa seule forme de famille, si on puis le dire ainsi.


La porte en haut fût fermer.
La progéniture ducale devait être en train de naître.
Durant tout cette attente, le Cerf ne souffla mot.
Ayant posé la bassine, et allumer sa pipe, et essayant de temps a autres d’adresser un sourire confiant a son Suzerain.
Et il fit la seule chose a faire dans ces cas la.

Prier.

Et, enfin la délivrance pour tout le monde ici.
Un cri.
Le plus beau cri du monde, même plus beau que les brames de l'automne.
Le Cerf lâcha un long soupire, et remercia le ciel.

Dorilys déposa la petite andouille dans les bras de Leda.
Le Cerf en avait presque un sourire niai.
Lui même était heureux de cette naissance.
Il songeait déjà au futur grandes actions de ce petit, et l'entrainement qu'il allait lui faire subir, quand l'âge le permettra !

-Félicitation Leda, te voilà avec le plus beau fils du monde !
Vous avez bien bossez ma foy.
Il ressemble vraiment à vous deux, un subtile mélange bien dosé !


Bon, en vrai, il ressemblait surtout à un bébé tout fripé qui vient de naître.
Mais la, tout de suite, le Cerf était tout sauf objectif.
Il ressent une certaine fierté a cette naissance, fier d'avoir était présent, a ce moment la, pour ces suzerains.


Mais vînt ensuite une douche froide.
L'état d'Adeline n'était pas aussi superbe que l'enfant qu'elle venait de mettre au monde.
L'angoisse monta d'un cran, il regretta presque de n'être pas venu mettre les fers a Deline, en la surveillant nuit et jour clouer a son lit.
On lui avait dit, que sa suzeraine faisait des siennes, et ne voulait pas prendre le repos nécessaire pour la bonne santé d'elle même et de l'enfant.
Une certaine forme de culpabilité se fait sentir.
Aurai-t-il dû l'obligée ? La question n'aura de toute façon, aucune réponse.

-Si je peux faire quoique que ce soit ta grâce, n'hésite pas ...

Il semblerai que les prières ne s'arrêterons pas maintenant.

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Metabaron
meta à u connaissance d'une naissance sur le duché
Rien d'extraordinaire mais la l'enfant est de sang ealdorman,le sang des nobles
Et par n'importe quel noblesse.

Meta ira se soir dans le massif forestier du Cinglais
Il pratiquera un ancien culte Normand ,le culte de ses ancêtres
Il évoquera l'esprit de Rollon, celui de Guillaume et des premiers Duc de Normandie
Meta demandera au esprits de transmettre à cette enfant leur esprit saint, leur force, leur courage .
Pour être sur que sa prière soi entendu il pratiquera un holocauste
Il sacrifiera un taureau.
Et
Meta demandera au Dieux de ses ancêtres normand de protéger cette enfant de sang ealdorman

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Normand
  • éleveur de cochons au maïs
  • cochon Age : 10 jours - american-style =)

--La_crevette


[Quelque heure avant mon heure !]


    Tout fou l’camp…

      Et vas-y que je te presse
        Et vas-y que je te bouscule
          Et vas-y que je te pousse
            Et c’est pas un peu fini ce cirque ouais !


    J’ai compris, j’ai compris, je sors !
    Enfin…
    J’vais essayer….

    Ouais parce que je voudrais vous y voir moi, à vouloir sortir d’un truc en étant bousculé, et secoué de tous les cotés. S’ils pensent que c’est ce qui me fera sortir plus vite, ils s’foutent le doigts dans l’œil !
    Ca fait pas du bien leur truc !
    Ca m’fatigue plus qu’autre chose !

      Aie !
        Ouie !
          Oui, ca va j’ai compris !


    C’est pas la peine d’insister, fais c’que j’peux !
    Si ca n’tenais qu’a moi j’s’rais déjà sorti hein !

    Ça fait des heures que j’suis là, pressé comme une orange, si vous pensez que c’est marrant, j’voudrais bien vous y voir !
    Et puis d’abord c’est pas d’ma faute, on peut pas dire qu’ma mère m’aide beaucoup. En même temps, si elle n’en avait pas fait qu’à sa tête avant hein, ben en deux temps trois mouvement, poum ! j’s’rais déjà là.
    Maiiiiissss nan !
    FooOoorrrcement !
    MaAaAdaÂme n’a pas écouté, alors voilà le résultat, c’est moi qui fait tout l’travail !


      ** Et toi, le petit machin, tu sors ! **


    C’est qui qu’a dis ça ?
    M’mentez pas j’l’ai entendu !
    P’tit machin, p’tit machin, tu va voir si j’suis un p’tit machin !

      Aie !
        Oouie !
          J’retire tout c’que j’ai dit !
            Aieuhhh !
              Promis si vous m’laissez sortir j’s’rais sage comme une image !


    Oh ?
    Ca glisse…
    J’vois de la lumière.
    Hey ! rattrapez moi !


    OuuuuuIIIInnnnnn*

    *En d’autre terme, ca veut dire : Victoirrrrrrrrrrrrrrrreeeeeeeeeeee !

    Bref…. Je suis né !




[Avant j’étais une crevette… Mais ça… c’était avant !]


    Bonjour !
    Tu va bien ?
    T’a vu d’où j’arrive ?
    J’te raconte pas l’chemin pour arriver jusque là…
    Pfiouuu quel aventure !

      Hey, fait gaffe avec ce machin hein, c’est fragile…


    Mais t’es qui toi au fait ?
    Pas ma mère, j’reconnais pas ta voix.
      La vache c’que ca caille ici !


    J’pose mes yeux ici et là, mais je vois pas grand-chose pour le moment. J’entend des voix aussi, mais je ne reconnais rien.
    Elle est ou ma mère ?
    Et mon cocon chaud et douillet ?
    Et quand est ce qu’on mange ?

    J’aurais bien envie de crier haut et fort que j’veux tout, et tout de suite, mais j’en ai pas la force.
    Trop fatigué !
    C’est qu’le voyage jusque là est pas de tout repos hein !

    Allons bon ! On va où maintenant ?!
    Et comme si ça suffisait pas, me v’la trimbaler et déposer comme un paquet d’farine dans les bras d’un homme.

      B’jour !
      Hum... T'es confortable toi.
      T'sais quoi, j'vais t'laisser régler les problèmes d’intendance et pendant c'temps là, moi... J’pique un roupillon.
      Réveille moi quand ce s'ra l'heure du bib' !


    Quelle aventure quand même !
    Quelle aventure !
Deedee
    C’était fini…

    Les yeux fermés, la tête reposant sur une épaule bienveillante, Adeline n’entendait plus que les sons autour d’elle.
    Et quels sons ?!
    Seuls les pleurs de l’enfant s’élevaient dans la pièce. Tout les acteurs présent s’étaient tut laissant le petit être exprimé son point de vu sur son arrivée en ce monde.

    Derrière ses paupières closes, Adeline écoutait les pleurs de l’enfant, soulagée que tout soit enfin fini, soulagée, de le savoir en vie. Elle mourrait d’envie de demander s’il était en bonne santé, s’il avait bien 10 petits doigts et dix orteils, s’il s’agissait d’une fille ou d’un fils, ce fils qu’elle désirait tellement donner à Leda, elle en mourrait d’envie mais… Elle se sentait bien trop épuisée pour faire le moindre geste.
    Résignée, elle se laissa donc faire, comme une poupée de chiffon.

    Elle sentit 2 pairs de bras la soulever puis vint la douceur du matelas et la fraicheur d’un linge sur son front.
    Les cris du nourrisson s’estompèrent légèrement, bientôt remplacer par les paroles réconfortante et apaisante de Carmen, Adeline parvint, non sans mal à ouvrir les yeux, juste assez de temps pour croiser le regard de la Serna, et esquisser un sourire reconnaissant.
    Plus tard, elle lui parlerait. Plus tard, elle lui dirait merci. Plus tard…
    Elle lui demanderait aussi pourquoi elle avait le teint vert.
    C’était donc si affreux à voir ?
    A moins que son amie ne lui cache quelque chose…

    Mais plus tard…
    Là… elle avait juste envie de fermé les yeux et se laisser aller.

    Son ventre se contracta une nouvelle fois, et comme pour se parer à un nouvel assaut de douleur, Adeline sentit tout son corps se raidir et ne put retenir un long gémissement, suivit d’une grimace de douleur. Cela ne dura qu’un bref instant, juste le temps d’expulser les derniers vestiges de ce qui avait abrité son enfant durant ces quelques mois, et puis…
    Plus rien.
    Le calme.
    Le repos…
    Enfin !

    Enfin… presque !
    D’ici peu l’enfant réclamerait son dû et peu importe la fatigue, l’épuisement, l’état dans lequel elle se trouvait, elle était mère à présent, et c’était à elle de le nourrir.
    A elle seule…

    -Car… men. Murmura-t-elle difficilement, gardant toujours les yeux fermés. L’en… fant ?

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Carmen_esmee.
    La brune reste près de son amie, elle songe à un milliard de chose, l'aiguière qu'elle a lâché du haut de la tour, le cri salvateur du bébé, le sang.. tellement de sang... Carmen caresse de sa senestre le front d'Adeline en sifflant un "chuuut la - todo va bien" entre ses lèvres. Le poing droit est fermé et appuie contre son propre ventre pour cacher avec fermeté son secret mais aussi pour retenir une violente nausée.

    Elle se lève doucement et se tire un fauteuil pour s'installer près d'Adeline sans envahir son espace.. et elle entremêle ses doigts aux siens, derrière la porte, au loin semble t-il ? Des chuchotis, des félicitations, point de cris d'enfant... L'enfant et la mère ont besoin de sommeil. Et l'amie ne repousserait pas non plus les bras de Morphée, si elle ne devait pas coûte que coûte surveiller les draps de son amie. Elle prie pour qu'il demeure blanc...

    Soudain une petite voix, aussi légère qu'un souffle...


        "Car… men... L’en… fant ?"

    La brune se penche doucement, et chuchote comme son amie. Vous n'avez jamais remarqué dès que quelqu'un chuchote, son interlocuteur l'imite, alors que Carmen n'est pas fatiguée, elle n'a pas de raison de ... enfin bref, elle lui répond.

      "Je suis là ma chérie, je suis là..."

    Doucement, elle serre sa main dans la sienne...

      "Le bébé va bien, je l'ai tout juste aperçu, comme son père, et sois rassurée il te ressemble plus à toi ! Il frôle la perfection."

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Dorilys
Dorilys avait laissé Leda passer par tous les sentiments qui affluaient en lui: la joie d'avoir un fils, la panique de perdre Adeline, et la maîtrise de lui-même pour faire face à la situation. Tout cela en quelques minutes seulement. Cet homme était exceptionnel.
Epuisée, (moins qu'Adeline, mais épuisée quand même), la jeune médecin s'efforça de le rassurer:


- Quand j'ai quitté la chambre, elle semblait inconsciente. Mais je peux me tromper. La délivrance a été totale, alors j'ai bon espoir qu'elle reprenne le dessus. Mais il faudra qu'elle se ménage. La naissance n'est pas la fin du repos.

La rousse irait revoir la duchesse un peu plus tard. Pour l'heure, Carmen avait terminé le travail. Son aide avait été plus que précieuse, et Dori lui en était reconnaissante. A l'instant présent, le duc ne souhaitait qu'une chose: la voir. Et elle ne pouvait pas l'en empêcher plus longtemps.

- Bien sûr que vous pouvez la voir. Je n'ai même pas pris le temps de lui présenter l'enfant. Allez vite la rassurer. Elle voulait tant vous donner un fils.

Combien de fois Adeline lui avait-elle répété cette rengaine quand elle venait l'ausculter? La Flamboyante en avait perdu le compte. Elle sourit et se permit de demander au duc qui se dirigeait vers le porte.

- Au fait, comment va s'appeler cet enfant?
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Leda
Un oui qui le soulageait tant. Dorilys avait déjà fait tant pour eux, ett même les mots qu'elle prononçait n'étaient qu'assurance pour Leda que tout irait bien. A ce moment là, il ne comprenait surement pas à quel point la situation pouvait être pénible pour Dorilys, elle qui n'avait plus Astyxio et voyait la vie apparaitre ici.

Dorilys, merci pour tout ce que tu fais pour nous. Je n'aurai jamais assez de mots pour cela. Mais je ne l'oublierai jamais. Et tu sais que j'aurai besoin encore de toi pour convaincre ma tendre et chère épouse qu'elle doit se rposer. Tu sais comme moi que ce n'est pas une partie de plaisir que de la convaincre.

Leda sourit. Il premnait le chemin de la porte lorsque Dorilys lui posa une ultime question. Il se retourna puis reposa son regard tendre sur le petit qu'il tenait dans ses bras. Et d'un calme olympien:

Il sera Sebbe Auguste de Courcy, et j'espère qu'il portera le nom de sa mère aussi bien qu'elle le fait.

Puis dans une dernière phrase avant de laisser Dorilys et franchir le pas de la porte:

Et tu devrais aussi te rposer, tu as passé beaucoup de temps à coté d'Adeline. Je peux te faire arranger une chambre si tu veux? L'offre tiens aussi pour Carmen.

Il attendit la réponse avant d'enfin pénétrer pour voir sa femme et lui présenter leur trésor.
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Carmen_esmee.

        [Plus Tard]


    La duchesse de Vire est allongée sur sa couche, Carmen se fond dans le fauteuil à oreilles, amené par ses soins près du lit. Sa main dans celle de son amie, la brune manque de sombrer dans le sommeil.. La fatigue d'avoir assisté à cette longue naissance mais aussi les prémices de sa grossesse qui la plongent régulièrement dans des micros-siestes. Elle serre la main d'Adeline pour s'assurer qu'elle est encore consciente.

    Point de mots sont à la hauteur de l’événement, ni nécessaires entre les deux femmes, le silence de la pièce est une bénédiction... Le repos après la bataille.. Les chuchotis derrière la porte cessent, et elle s'ouvre, enfin, sur l'heureux événement et son père. Carmen ignore encore le sexe du nouveau-né mais elle se lève pour s'incliner devant le Marquis.

    Elle s'avance, trop curieuse de revoir le minois du bébé, et énonce une bénédiction, une habitude de la brune pour protéger l'enfant jusqu'au baptême,

      "Puissances célestes, Nous vous confions cette enfant. Donnez-lui une vie droite et juste. Que son cœur soit pur, son intelligence éveillée et sa vertu sans failles. Que votre sagesse guide ses pas et ses pensées, afin que son existence soit comme un chêne solide à l’ombre duquel les malheureux viendront se reposer."


    Le signe de croix aristotélicien sur le jeune front,

      Amen...

    Elle se recule, et vient éponger le front d'Adeline,

      "Tout ira bien, je serai à côté si tu as besoin, hurle ou casse quelque chose... et j'arriverai..."

    Puis plus bas...

      "Tiens le coup... Dans 7 mois, j'aurai besoin que tu me rendes la pareille, je t'interdis de te défiler..."

    Carmen l'embrasse sur le front, et lui offre un petit sourire complice avant de se tourner vers Leda.

      "Mes sincères félicitations. Je reste à la disposition d'Adeline si vous aviez besoin de moi."

    Elle aurait pu dire, à votre disposition, mais elle connait bien trop peu l'époux de son amie, et cela la fâche un peu de savoir Adeline si souvent seule.


RP mis "plus tard", pour que les perso Dori et Leda finissent leurs conversation si les joueurs le veulent.

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Dorilys.
Dorilys sourit à Leda, touchée de sa proposition.

- Je ne suis pas contre un peu de repos. Mais pour l'heure, j'aimerais voir ma fille avant. Tout ceci semble l'avoir légèrement perturbée.

Mère poule elle était, mère poule elle resterait. Si Astyxio était encore là, nul doute qu'elle n'aurait jamais confié ses enfants. Les circonstances en avaient décidé autrement, et elle devait bien admettre que l'aide précieuse d'Adeline et Leda la soulageait beaucoup.

Elle laissa le Duc entrer chez sa Duchesse et se dirigea vers les cuisines où elle ne manquerait pas de croiser sa fille.

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Leda
Leda sourit à Dorilys.

Tu es ici chez toi, sache le bien.

Sur ces mots, il pénétra dans la pièce, les yeux posés sur le nouveau virois. Puis il leva son visage en direction d'Adeline. Celle-ci semblait fatiguée, mais il ne pouvait pas en être autrement. Il lui sourit:

Mon coeur, je ne doutais absolument pas de toi, voici notre petite merveille. Il te ressemble déjà beaucoup.

Commen te sens tu?


Pendant qu'il posait la dernière question, il déposa délicatement Sebbe dans les bras de son épouse dont le regard ne pouvait cacher l'impatience de voir le bébé qu'elle avait porté pendant 9 mois. Et de conclure:

Nous voilà parents.
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