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[RP] Domaine de l'Aubépine (chez Elienore et Joffrey)

--Bertrande


Le domaine de l’Aubépine, le 20 mai 1457






Bertrande était dans le salon, un ouvrage d’aiguille entre les mains. Elle n’était pas vraiment attentive à ce qu’elle faisait, son esprit vagabondait alors que Chipie jouait avec ses fils de soie.

La maison était bien grande pour elle toute seule, loin les jours heureux où sa fille éclairait la bâtisse de sa présence, loin le temps où les rires de la petite Rosa raisonnaient et se répercutaient de pièces en pièces, loin le temps des amours, des câlins et des soupirs de plaisirs. Tout cela avait pris fin un soir d’avril, il y avait un mois environ. Ils étaient tous en voyage vers la Bretagne pour célébrer un mariage. Mariage qui n’aurait jamais lieu, Aragorn s’était éteint et avec lui la joie de sa petite Elienore.

Elienore , sa fille, s’était alors enfermée d’en un chagrin profond comme un puits sans fond. Elle ne l’avait pas reconnue dans les jours qui avaient suivi le drame. Qui était cette femme froide et déterminée qui avaient éloigné d’elle les personnes qui auraient été le plus capable de l’apaiser, de la réconforter?
Dès le jour qui avait suivi, Elie avait prit les dispositions nécessaires pour que Rosa, qu’elle aimait pourtant comme son propre enfant, retourne vivre chez sa maman. Bertrande se souvenait des mots de sa fille comme si c’était hier.

« Cette enfant vient de perdre son père, elle n’a pas besoin en plus d’une mère au cœur sec qui serra incapable de lui donner l’amour auquel elle a droit. Tu l’accompagneras chez sa mère et ensuite tu retourneras à Polignac. Moi je vais rejoindre Anne à Mimizan et avec un peu de chance l’armée de Guyenne me tombera dessus me permettant de le rejoindre dans le repos éternel. »

Bertrande avait frémit à ces mots, sachant ce que son Elienore cherchait à faire. Elle avait agit selon ses souhaits, ne pouvant faire autrement, les jours étaient passés et elle vivait la peur au ventre dans la hantise d’apprendre la fin de sa petite.

Comme prévu, elle avait regagné le domaine de l’Aubépine en attendant des nouvelles.

Début mai, une lettre brève et dépourvue de tendresse lui avait appris son arrivée saine et sauve en Gascogne et les retrouvailles avec les amis de toujours. Bertrande s’était alors installée dans une vie calme, elle savait que les amis de sa fille feraient tout ce qui était en leur pouvoir pour lui rendre la joie de vivre qui l’avait toujours caractérisée. Il ne restait plus qu’a attendre.

Des coups vigoureux frappés à la porte la tirèrent de sa rêverie.
Qui pouvait bien venir au domaine ?
--Le_cavalier


Il avait galopé ventre à terre depuis la Gascogne pour remettre la lettre au domaine de l’Aubépine comme il le lui avait été demandé.

La jeune femme qui avait loué ses services était belle et fière, il y aurait bien goûté un peu à la demoiselle.
Lui, le beau cavalier au regard ténébreux aimait parfois se faire payer en nature plutôt qu’en écus sonnants, il rencontrait rarement de la résistance auprès des dames. Que celles-ci soient libres ou bien pourvues de maris, peu lui importait, l’essentiel était d’en tirer un plaisir toujours intense. Il aimait les femmes, sans doute trop.

Mais avec celle-là, il n’avait même pas osé la plus petite tentative de rapprochement. L’éclat froid de ses yeux verts l’en avait dissuadé. A quoi bon posséder un corps, certes presque parfait, si la dame n’en avait visiblement aucune envie. Il avait donc accepté la bourse contre la promesse de remettre la lettre dans les plus brefs délais à sa destinatrice.

Arrivé à destination, il avait sorti le pli cacheté de son pourpoint et avait frappé vigoureusement du poing sur le bois de la porte.

Une dame d’un certain âge lui avait ouvert.


J’ai une lettre à remettre en main propre à Dame Bertrande Larude.
--Bertrande


Bertrande ouvre la porte et se trouve face à un jeune cavalier plutôt bien fait de sa personne. Il est couvert de poussière et visiblement fatigué d’un long trajet. Dans sa main droite, un pli dont elle reconnait immédiatement le cachet, une fleur d’Aubépine. Son cœur saute dans sa poitrine, des nouvelles, enfin !

Je suis Bertrande Larude.
Entrez donc, messire.
Du pain et du fromage, ainsi qu’un godet d’hypocras vous feront le plus grand bien et me laisserons le temps de lire la lettre que vous m’apportez.


Bertrande le fait entrer et le dirige vers la cuisine, elle tire du garde-manger une belle miche de pain croustillante, un beau morceau de fromage et verse au cavalier un verre d’hypocras. Celui-ci ne se fait pas prier et commence à dévorer l’encas qui lui est si généreusement servi.
Pendant qu’il mange Bertrande s’installe sur le banc et décachète le lettre d’Elienore.


Citation:
Mimizan, le 16 mai 1457

Chère Maman.

Voilà longtemps que je n’ai pas pris la plume pour t’écrire et aujourd’hui je me décide enfin à le faire.
Le Village de Mimizan est charmant, l’air pure de l’océan y est bénéfique et l’ambiance sereine reposante.
La maison de Tigelius et Anne est ravissante et accueillante. J’ai été ravie de les revoir ainsi que Ginie et Caudelence. Les enfants ont terriblement grandis et sont éclatants de santé, deux beaux petits diables adorable. Je ne me lasse pas de les regarder.
Cette ambiance chaleureuse entre amis a mit du baume sur mon cœur meurtri. La blessure est toujours présente et le restera sans doute à jamais, mais heureusement la douleur bien moins vive. Je ne les remercierai jamais assez de toute leur affection.
Si je t’écris, c’est pour t’annoncer que ma décision est prise et que je vais m’installer définitivement dans cette ville côtière. J’ai trouvé une grande maison, bien trop grande pour moi seule, je souhaiterais que tu viennes t’y installer avec moi.
Nous prenons la route dès demain et seront à Polignac pour la fin du mois.
Si tu es d’accord toi aussi de déménager, je te demande de commencer à faire les malles et contacter le notaire afin de vendre la maison. Que je puisse finaliser les démarches à mon arrivée.

Je te transmets toute mon affection filiale et t’embrasse bien fort.

Elienore de Montsalvy, ta fille dévouée.


Bertrande replie la lettre un sourire flottant sur son visage déjà parcheminé par le temps.
Le jeune homme finissait de manger.


Il n’y aura pas de réponse mon brave.
Vous pouvez coucher cette nuit dans la grange et repartir demain si vous le souhaitez.


Elle se leve, le travail l’attend.
Nous sommes déjà le 20 mai, il reste peu de temps avant l’arrivée de ma petite au domaine de l’Aubépine.









Elienore


Le domaine de l’Aubépine, le 28 du mois de mai 1457

La journée est bien entamée quand elle arrive à Polignac, heureusement depuis hier il ne pleut plus et les nuages gris ont laissé la place à un ciel azuré.

Elienore est fatiguée mais fait bonne figure, elle est contente de les avoir tous menés sans incidents depuis Mimizan. Leur voyage touche au but, elle est heureuse de retrouver sa ville de naissance et triste en même temps de voir ce qu’elle est devenue. Polignac est triste et terne, elle qui jadis était vivante et chaleureuse.

Elle est probablement aussi responsable que les autres, elle a préféré quitter les lieux pour vivre son amour en toute tranquillité au lieu de faire face aux difficultés. Ce qui est fait est fait et on ne peut malheureusement pas revenir en arrière pas plus que de faire revenir les morts parmi les vivants.

A près avoir laissé Ginie, Caud, Anne et Tigelius sur la place du village, sa première préoccupation est d’aller voir sa mère au domaine.
Les retrouvailles avec les amis pourront attendre encore deux ou trois heures et ensuite départ vers Condat, le fief de Paillard et Tiamarys.
Elle a accueilli leur invitation avec plaisir et soulagement. Plaisir car elle a une affection profonde pour son amie Tia et elle aime beaucoup le verbe caustique de Pail. Soulagement car cela lui évite de loger dans sa propre maison. Trop de souvenirs hantent les murs de sa demeure. Trop de souvenirs de lui, de Rosa, des jours heureux de l’amour et de la passion.

Les grilles du domaine se profilent à l’horizon, elle fait avancer plus rapidement sa jument, Aubépine. Le besoin de se blottir dans les bras maternels se fait sentir impérativement. Bertrande ne lui posera pas de questions, elle attendra qu’Elie ai envie de parler.


Arrivée devant la porte, elle met pieds à terre. Elle se retourne en entendant le grincement de la porte qui s’ouvre et déjà s’y encadre le corps trapu de Bertrande. Elle se précipite et se jette dans le giron maternel

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Heureuse fiancée de Joffrey de Peyrac.
Maire de Polignac
Elienore


Quelques jours plus tard....

Elie était très bien chez Tia et Pail, elle était traitée en princesse.

Mais malgré cela elle passait beaucoup de temps dans sa maison.

Pour commencer elle aimait travailler dans son propre bureau, y retrouvant tous ses dossiers. Il faut dire que a peine arrivée elle était redevenue le Tribun.

Ensuite elle adorait passer du temps auprès de sa maman qui lui avait terriblement manqué durants toutes ces semaines.

Et pour finir, il fallait préparer le prochain déménagement, choisir les meubles à emporter et ceux à vendre, emballer les livres précieux et donner les autres à la bibliothèque de l'université.....

Elle était donc en plein inventaire quand sa mère lui apporta une longue boite provenant du manoir.

Elienore eu un grand sourire, sa robe pour le mariage de Gyzouny et de Ffx venait d'être livrée.


Viens avec moi dans mon ancienne chambre.
Tu m'aideras à l'essayer.


Elle se déshabilla rapidement aidée de maman Bertrande puis enfila la robe de demoiselle d'honneur avant de s'admirer dans le grand miroir.


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Heureuse fiancée de Joffrey de Peyrac.
Maire de Polignac
Elienore


La journée était à peine entamée et pourtant Elienore avait déjà accomplit pas mal de travail. Levée très tôt, elle avait rassemblé ses quelques effets personnels et glissé le tout dans son sac de voyage.

Le séjour avait été des plus agréables au fief de Condat, chez ses amis Tiamarys et Paillard mais ses allées et venues contantes entre le château et le village étaient épuisant. En tant que Tribun de la ville, elle se devait d’être présente et disponible pour les nouveaux arrivants. Il était donc plus aisé pour elle de revenir loger dans sa propre demeure.

Après être passé dans son bureau à la mairie, pour classer quelques dossiers et afficher la liste pour les parrainages, elle avait repris la route en direction du domaine de l’Aubépine.

Sa mère serait certainement ravie de la revoir à la maison. Elienore se demanda si celle-ci occupait toujours sa petite chambre de domestique sous les combles. Connaissant sa maman, il était fort probable que oui. Bertrande avait été pauvre la majorité de sa vie et elle avait du mal à s’habituer à son nouveau statut de bourgeoise. Elle murmura pour elle-même.


Je devrais songer à engager une petite pour les tâches ménagères du domaine, maman pourra continuer à s’occuper de la cuisine et moi entre mon poste de tribun et ma boulangerie je suis déjà bien occupée aussi.

Entrant dans sa maison, elle déposa son baluchon et se dirigea vers la cuisine où Bertrande devait probablement se trouver à cette heure du jour. Elle poussa la porte et la trouva comme prévu.

Bonjour maman !
Si tu as besoin de moi, je suis dans ma chambre.
Je vais faire un peu de rangement.
Tu vas être contente, je me réinstalle ici avec toi puisque je ne sais pas quand nous pourrons partir pour Mimizan.
Et je ne vais pas profiter indéfiniment de l’hospitalité de Tia et Pail.


Sans lui laisser le temps d’entrer dans une grande conversation, elle lui plaqua un gros bisou sur la joue et sorti de la pièce pour récupérer son bagage et enfin se rendre à l’étage.

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Heureuse fiancée de Joffrey de Peyrac.
Maire de Polignac
--Bertrande


Affairée dans la cuisine depuis l’aube, Bertrande préparait une splendide tourte avec les restes de viande du repas de la veille. La farce était prête et embaumait déjà la demeure. Restait à préparer la pâte.

Les mains dans la farine, elle avait entendu la porte s’ouvrir et le pas léger de sa fille se rapprocher. Depuis son retour à Polignac, Elienore passait chaque jour au domaine, soit pour travailler, soit pour régler la vente de maison ou encore pour simplement lui tenir compagnie. Elle se doutait qu'Elie ne souhaitais par y loger par peur des souvenirs qui restaient accrochés aux murs. Elle avait bien remarqué que sa petite évitait soigneusement certaines pièces comme le bureau où Aragorn travaillait souvent, la chambre de la petite Rosa…
Bertrande ne posait pas de questions, il fallait laisser le temps au temps.

Elle vit sa fille entrer comme un coup de vent.


Bonjour ma jolie, te voilà bien matinale !

Elie lui annonça son retour au domaine, l’embrassa et fila tout aussi vite qu’elle était entrée. Tout ça sans même lui donner le temps de placer un mot autre que son « bonjour ».

Et bien là voilà bien agitée !!!

Elle termina sa pâte, confectionna la tourte puis après avoir lavé et essuyé ses mains à son tablier, elle décida de monter dans la chambre voir ce qu’il se passait.

Au milieu de l’escalier une voix douce, gaie et mélodieuse lui parvint aux oreilles.


Elle chante maintenant !!!
L’heure du renouveau serait-elle arrivée ?


Bertrande escalada les dernières marches et entra doucement dans la magnifique chambre de sa fille pour la voir, souriante, en train d’entasser des objets dans un petit coffre.
Elienore


La chambre est telle qu’elle l’avait laissée lors de son départ quelques mois plus tôt.

Le grand lit en bois avec ses tentures blanches, les petites tables de part et d’autre dudit lit, le guéridon sur lequel repose le vase remplis de fleurs fraiches, le grand coffre contenant ses belles robes. Dans le coin de la pièce une table avec des fioles et des flacons de couleurs différentes, un miroir de Venise et de l’autre côté devant la cheminée un énorme fauteuil de velours rouge permettant de s’y installer confortablement.





Il est indiscutable que Bertrande est passée par là afin de veiller à garder tout en état pour un possible retour.

Elle commence par vider son baluchon et ranger les divers petits objets qu’il contient. Dépose avec soin le flacon d’eau de jasmin, cadeau de sa chère Anne, sur la table de toilette.
Toutes ces petites choses lui donne le temps de réfléchir, de s’habituer à être dans cette pièce, seule en sachant qu’il ne reviendra pas.

Elle pense à Joffrey qui est entré dans son cœur et qui petit à petit y fait sa place et voilà que sont cœur s’emballe effaçant la douleur pour la remplacer par une joie nouvelle.

Elle se met à chanter une jolie chanson d’amour, ouvre un petit coffre et commence à y déposer une robe jaune et blanche sur laquelle sont encore accrochés quelques brins de foin. Ensuite un bouquet séché de roses rouges, une épée au pommeau garni d’une grosse émeraude, des morceaux de parchemin couvert d’une écriture élégante, le tout vient rejoindre la robe.

A ce moment la stature imposante de sa mère s’encadre dans la porte et la regarde surprise.


Ah maman tu tombes juste à point.
Pendant que je termine ici et ensuite que je monte ce coffre au grenier, je voudrais que tu prépare une chambre rapidement.
Nous allons avoir un invité.


Elie continue de vaquer à ses occupations sans faire attention à la tête éberluée de sa mère.

Ah et aussi, prépare une chambre pour toi, je veux engager une servante pour s’occuper de l’entretien de la maison.
Ne fais pas cette tête là et pas la peine de bougonner entre tes dents.
Tu es ma mère, pas ma domestique et je te laisse la cuisine pour domaine.


Sans faire plus attention aux ronchonnements de Bertrande, elle se remet a chanter joyeusement tout en continuant d’entasser ses souvenirs et ceux de Grandpas dans le coffre avant de le remiser dans un coin du grenier.

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Heureuse fiancée de Joffrey de Peyrac.
Maire de Polignac
--Bertrande


Elle grognait la Bertrande, elle râlait, elle ronchonnait, elle bougonnait.

Qu’avait-on besoin de la déménager de chambre sous prétexte qu’elle était la mère de « Dame Elienore » et alors ça changeait quoi ????
Elle était toujours Bertrande Larude, pas moins mais certainement pas plus.
Que sa fille soit une bourgeoise prospère, elle en était fière, mais ce n’est pas pour autant qu’elle devait coucher elle-même dans la soie.

Et tout ça pour quoi, engager une gamine à qui il faudrait tout apprendre et surveiller en plus.
« Je te laisse la cuisine pour domaine » Ben encore heureux, il aurait plus manqué que ça.

Il lui prenait quoi à sa petite ? Certes elle était ravie de la voir reprendre du poil de la bête mais de là à tout chambouler. Et puis qui était cet invité qui allait arriver ?

La dernière fois qu’il y avait eu un invité, il avait rapidement changé de chambre, le lit d’Elienore devant être plus confortable sans doute.
Si c’était le fameux invité qui lui redonnait le goût de la vie, elle lui en serait reconnaissante, mais elle le tiendrait quand même à l’œil et vérifierait s’il avait la tête solide celui là.

Le dernier leur avait claqué entre les doigts à cause d’une petite bosse.
Ba elle l’avait bien aimé l’Aragorn, il avait juste eu l’inconvénient d’avoir une ribambelle d’ex femmes et une nichée de mouflets.

Bertrande se dirigea vers la chambre verte, rapidement elle mit des draps propres et vérifia que tout était en place pour accueillir un jeune homme. La chambre était moins vaste que celle de la propriétaire des lieux mais malgré tout très confortable.





Ensuite, elle alla vider sa petite chambre et vint s’installer dans la chambre rose qui était à l’opposée de celle d’Elienore.
Joffrey_pierrick


Comme convenu avec la délicieuse Elienore, Joffrey s'était préparé pour rejoindre le domaine de l'Aubépine. Passage par la rivière pour y faire une toilette nécessaire et enfin, le chemin jusqu'à la maison du tribun. Il avait déjà aperçu la demeure. Une grande bâtisse avec ses dépendances et son grand parc.

Mais comment fait-elle pour entretenir une telle propriété, se demanda-t-il tout en avançant d'un pas certain. Passé la taverne des Anges de Gyzouny et Ffx, le domaine apparut au coin de la rue. Le marin s'arrêta et regarda autour de lui. Il n'y avait personne. Pas âme qui vive dans les environs. Un sourire satisfait et il continua vers les grilles.

Il fit retentir la grosse cloche afin que l'on vienne lui ouvrir. Il profita du moment d'attente pour regarder les alentours. Le quartier était très calme. Un peu plus loin, en contrebas, on arrivait à la place principale du village, là où se trouvait la mairie. Joffrey sourit, heureux de se repérer aussi facilement dans ce beau petit village.

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Elienore


Le déjeuner prit simplement dans la cuisine en compagnie de sa mère avait été très dôle.

Bertrande ronchonnait toujours pour sa chambre, Elienore lui avait expliqué très calmement le bien fondé de ces changements. Une aide pour entretenir le domaine ne serait pas superflue surtout avec une personne supplémentaire. Profitant de l’ouverture dans la conversation, sa maman avait tenté d’en savoir plus l’invité qui devait arriver. Les questions directes de Bertrande amusaient Elie et elle prenait un malin plaisir à lui répondre de manière très évasive.

C’est un ami qui m’est très cher et tu le rencontreras très bientôt.
Tu n’as pas besoin d’en savoir plus pour le moment.
Je suis certaine qu’il te plaira.


Retournant dans sa chambre alors que sa mère allait au marché, elle prit soin de se tresser les cheveux avec des rubans de la même couleur que sa robe. Elle fit glisser une goutte d’essence de fleur de jasmin dans son décolleté puis s’inspecta dans le miroir. Chipie dormait comme une bien heureuse, imperturbable malgré les vas et viens d’Elie.





La cloche de la grille d’entrée retentit. Elle dévala la volée d’escalier, la petite chatte sur les talons, Chipie est une grande curieuse comme sa maîtresse.

Elle ouvre la porte d’entrée et son visage s’illumine en reconnaissant son tendre aimé devant la grille. Elle s’avance en s’efforçant de calmer les battements de son cœur, elle est tellement heureuse qu’il ait accepté son invitation à venir vivre chez elle. Il était inconcevable qu’il continue de dormir dans une grange ou une étable. Elle lui ouvre la grille et l’invite à entrer dans la grande maison, referme doucement la porte derrière eux avant de venir se serrer contre lui et de l’embrasser tendrement.


Je te souhaite la bienvenue dans ma demeure.

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Heureuse fiancée de Joffrey de Peyrac.
Maire de Polignac
Joffrey_pierrick


L'attente n'avait pas été longue. Pas suffisamment en tout cas pour apprécier la beauté de cette demeure bourgeoise située en plein coeur du village. Alors qu'il regardait au loin l'écurie où ses chevaux seraient surement les plus heureux du monde, la porte de la maison s'ouvrit, laissant apparaître la propriétaire des lieux. Aussitôt, le coeur de Joffrey se mit à bondir dans sa poitrine.

Elienore s'approcha de lui et ouvrit la grille qui les séparaient encore l'un de l'autre. Puis la jeune femme l'attira vers l'intérieure. La porte refermée, la belle se colla à lui et l'embrassa tendrement. Bien entendu, Joffrey répondit tout aussi tendrement à ce baiser alors qu'un chat se frottait à leurs jambes.


Tu es sure que ça ne dérange pas, lui dit-il d'une petite voix, sachant pertinemment qu'Elienore le reprendrait surement.

Puis elle l'entraîna plus avant dans la maison. Sur la droite se tenait un salon aménagé avec goût. Sur la gauche, visiblement la cuisine. Enfin, en face d'eux, un escalier de pierres majestueux qui devait mener aux chambres. Elienore lui prit alors la main et l'emmena à l'étage. Le couloir était large et plusieurs pièces y étaient.

Elienore s'arrêta devant une porte et l'ouvrit, puis entra en tirant le marin derrière elle. Joffrey resta un instant médusé devant la beauté de la pièce. Tout y était magnifique, chaque chose avait sa place. Il déposa son baluchon au sol et enlaça Elienore.


Merci ma chérie. Merci de m'accueillir chez toi. Mais surtout, si tu as besoin que je cède la place, dis-le moi.

Il ponctua ses mots d'un long baiser tendre sur les lèvres de son amour.

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Elienore


La maison est calme en cette fin d’après midi, ils sont seuls dans la grande demeure.

Elle apprécie de plus en plus de l’embrasser, aime cette sensation, qu’elle n’avait jamais connue jusque là, quand sa moustache chatouille agréablement ses lèvres ou encore quand il frotte sa barbe dans son cou. Loin d’être dur et piquant comme elle l’imaginait, c’est bien au contraire très doux.


- Non, cela ne me dérange pas de t’héberger.

Elle sait qu’il s’inquiète pour sa réputation, mais elle-même ne s’en est jamais beaucoup préoccupée. Dans le cas contraire elle n’aurait pas quitté son mari à peine mariée et ne serait jamais devenue la compagne d’un homme à la réputation plus que sulfureuse.

- Viens, je vais te montrer ta chambre, tu pourras déposer ton bagage et ensuite je te ferai visiter la maison.
- Ma mère est au marché à cette heure, comme chaque jour, elle ne devrait plus trop tarder.


Elle monte l’escalier devant lui en le tirant par la main, passe devant sa propre chambre sans s’arrêter, devant une autre porte fermée et ouvre celle de la chambre verte. Il semble émerveillé. Son baluchon déposé, il l’enlace fougueusement, la remercie et l’embrasse.

- Arrête de me remercier !
- Tu es ici chez toi et tu y serras bien mieux que dans une grange.
- Cette maison est grande et j’y vis seule en compagnie de ma mère.
- Tu ne prends la place de personne, uniquement la place que je te donne avec plaisir.


Elle lui caresse tendrement la joue qui porte sa cicatrice, celle-ci le rend mystérieux et lui donne un charme indiscutable. Il est arrivé dans sa vie alors qu’elle ne croyait plus à l’amour et pourtant en quelques mots et gestes tendres, il lui a redonné goût à la vie.

Le prenant par la main, elle l’entraine dans une visite guidée du domaine.

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Cette grande demeure renfermait quelques richesses sur le plan décoratif qui auraient pu faire pâlir le roy lui-même. Ce qui impressionnait le plus Joffrey, c'était surtout que tout était minutieusement rangé. Il y avait une place pour chaque chose. Et son baluchon posé au sol dans la chambre qu'Elienore lui prêtait faisait un peu désordre. Mais avec le temps, il s'habituerait lui aussi à mettre chaque chose à sa place.

Le marin écouta sa belle et sourit aux mots qu'elle lui dit. Comment avait-il fait pour tomber sur une jeune femme aussi parfaite? Elle était tout ce qu'il avait toujours rêvé de trouver chez une femme. Il n'aurait pu espérer meilleure compagne. Il espérait de tout coeur être à la hauteur de sa belle.


Merci mon amour! Merci pour ta gentillesse, merci pour tout ce que tu es. Et merci de cette confiance que tu me fais. Je tâcherai de m'en montrer digne.

Il frissonna doucement quand elle posa tendrement ses doigts sur sa cicatrice. Il aimait sentir ses doigts sur cette balafre qui pourtant n'était franchement pas ce qu'on appelle un atout physique.
Elienore lui prit la main et l'entraîna alors dans une visite du domaine. Il commencèrent par l'étage où ils se trouvaient, terminant par la chambre d'Elie dont la porte resta cependant close.

Puis ils descendirent et ce fut au tour de la cuisine, du garde-manger, du salon et du bureau. Enfin, ils sortirent pour aller se promener dans le parc. Toujours main dans la main, Joffrey appréciait cette visite de la propriété. Le marin marqua un temps d'arrêt devant l'écurie. Il vint se placer alors derrière Elienore et l'enlaça de ses bras, faisant revenir ses mains sur le ventre de la belle.


Dis-moi, mon coeur, cette écurie est occupée? lui demanda-t-il timidement, Parce que si ça ne te posait pas de souci, j'aimerai pouvoir y faire venir mes chevaux.

Il se serra tout contre elle et enfouit son visage dans son cou pour le couvrir de baisers doux et tendres.

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Elienore


Elle part d’un grand éclat de rire. Elle vient de lui demander d’arrêter de la remercier et il recommence de plus belle. Il va devoir perdre cette fâcheuse habitude, elle n’aime pas du tout, son côté humble se sent mal à l’aise dans ce cas.

- Vas-tu arrêter oui !!!

Après un tendre baiser, elle l’entraine dans une visite de la maison. Il semble apprécier sa demeure et elle en est ravie. Elle qui est une grande amoureuse d’art, de livres et de belles choses, elle aime partager ses goûts et ses passions, en particulier avec ceux qu’elle aime.

Après la maison, le jardin ! Elle est merveilleusement bien à ses côtés en cette fin d’après midi. Il fait doux, la végétation est luxuriante, les fleurs s’épanouissent au soleil d’été….et elle est de plus en plus amoureuse.

Arrivé près de l’écurie du domaine, il s’arrête et tout en regardant le bâtiment avec des yeux brillant d’excitation, il l’enlace tendrement. Il ne le sait pas encore mais elle adore cette position, le dos collé à lui et ses mains protectrices posées sur son ventre. Elle aimerait que le temps suspende sa course pour rester indéfiniment comme cela, dans ses bras, sa bouche douce embrassant délicatement sa nuque.


- En réalité cette écurie faisait partie du domaine quand j’en ai pris possession.
- Elle est uniquement occupée par ma jument.
- Je n’ai pas d’autres chevaux, même pas de palefrenier.
- C’est Guy le muet qui s’occupe d’Aubépine chaque jour.
- Donc si tu veux l’utiliser, je n’y vois aucun inconvénient.


Elle glisse dans ses bras pour lui faire face et l’embrasse avec douceur et tendresse.

- Je veux que tu te sentes ici comme chez toi, ma maison est la tienne et tu peux y faire tout ce que tu souhaites.

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