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[RP]Infirmerie de campagne [Neutre]

Aknail
Aknaïl hocha péniblement la tête, il est vrai que la requête était plus ou moins stupide. Les blessés inconscients ne pourraient rien avaler. Il se demanda pourtant, pourquoi il lui faudrait donner les vivres a des personnes en meilleure santé.
Mais, écoutant sa conscience, il jugea que la toubib savait ce qu'elle faisait, et que si elle pensait que les autres en avaient besoin, le soldat s'exécuterait.
L'homme fît donc une légère révérence, inclinant la tête comme montrer son approbation, puis il s'en alla en direction des conscients.

- Comme vous voudrez doc...
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Melian
Melian sourit en le regardant distribuer la viande. Elle n'avait pas osé lui dire qu'une personne à l'article de la mort ne peut avaler que du liquide pendant environ une semaine après son réveil. Mais si les personnes qui s'occupaient des patients ne valaient pas mieux que les blessés, aucun soin ne pourrait être convenablement dispensé.

Melian s'assit sur un siège quelques instants pour reprendre son souffle. Puis, après quelques minutes, elle nettoya le sang sur la table, ainsi que les outils qu'elle désinfecta pour les suivants.

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Aknail
Un fois la distribution terminée, ce qui ne fût pas une affaire bien difficile, le soldat déposa les sacoches dans un endroit bien en vue. Il savait que l'infirmière pourrait en avoir besoin dans quelque temps. Heureusement que la viande sèche se conservait incroyablement bien, au détriment du goût et de la solidité.
Aknaïl s'empara des gourdes puis les accrocha à un pilier, pour qu'ils puissent être plus facilement accessible quand l'heure serait venu de restaurer les blessés. Son regard se posa alors sur l'infirmière. Celle-ci avait l'air en aussi piteux état que les autres, même si elle tenait encore debout. Et les patients continueraient surement d'affluer tôt ou tard.
Intérieurement, il salua le courage de ces médecins qui se privaient de sommeil et de vivres, pour consacrer chaque instants aux soins et à la surveillance, quitte à ce que leur épuisement, tant physique que moral, ne devienne une torture.
Le soldat hésita un instant, puis il s'empara de la dernière gourde et vint à la rencontre de la jeune femme qui nettoyait maintenant une table et des outils. Il ne se priva pas de l'interrompre dans sa tâche.

- Hé doc !....Vous aussi vous devriez reprendre des forces...Lança-t'il doucement.

D'un geste simple, il dévissa le bouchon de la gourde et la lui tendit.

- Du rhum....Vous êtes peut-être contre, mais je suis sur que ça ne vous nuira pas....

Il sortit ensuite la viande de son emballage et le lui proposa tout en parlant.

- Ça fait combien de temps que vous avez pas fermé l'œil toubib ?
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Melian
Melian s'arrêta et sourit, repoussant poliment la gourde de rhum.

Merci bien, mais je ne voudrais pas donner de mauvaises habitudes à l'enfant que porte, il ou elle aura bien le temps de les prendre à l'asge adulte.

Elle accepta par contre bien volontiers le morceau de viande séchée. Cela faisait deux jours qu'elle n'avait rien mangé. Elle mit un moment à répondre, réfléchissant. Jours de veille sur les murs de Lourdes, plus jours de veille des patients...


Cela doit faire quatre jours environ il me semble. Mais cela n'a guère d'importance, ces gens ont besoin d'aide, le Béarn a besoin d'aide. Et de chaque bonne volonté qui voudra bien mettre ses forces et ses compétences à son service.

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Dotch


Aimelin revient à lui brusquement, il se redresse droit comme un i. Immédiatement il regarde son amie, toujours inconsciente pas le moindre signe, plongée dans un de ses longs sommeils, dont on ne se réveille parfois que quelques semaines, voir même des mois après seulement. Puis il plonge son regard gris, dans les yeux bleus de la Duchesse… Ce regard vide, glaça le sang de Dotch… elle n’avait pas pour habitude de le voir ainsi, lui qui avait bien souvent le regard pétillant dû au moment de fou rire et à l’alcool qui aidait un peu également…

Elle le serra dans ses bras, lui frictionnant le dos, tant d’amitié pour lui, tant d’estime pour cet homme qui lui redonnait le sourire au fil de leur soirée.


« dis moi que Ptit ne va pas mourir, ni Dance... dis le moi s'il te plait. »

La comtesse avala difficilement sa salive, promettre que personne n’allait mourir était difficile, elle aurait aimé pouvoir parler directement à Aristote, de lui crier haut et fort « Et toi Aristote, laisse en vie ses pauvres personnes qui ne défendaient qu’une cause qui est leur, ou le Comté » mais qui était-elle pour s’adresser ainsi au Seigneur ? Personne… rien qu’une fidèle de la Sainte Eglise, qui se rendait plusieurs fois par semaine aux différents offices… Dotch serra d’avantage Aimelin dans ses bras et lui susurra à l’oreille

Je te promets que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que Ptit reste parmi nous, qu’elle reçoive les soins les meilleurs possibles. Personne… ne… mourra…

Elle avait dit ces quelques derniers mots avec tant de difficultés, maître de rien, sûre de rien…

As toi de me faire une promesse, promets moi que quand tu retourneras sur le front tu feras attention à toi… promets moi que tu me reviendra sur pied Elle aurait eu envie de dire tout ce qu’elle avait sur le cœur, de le secouer jusqu’à ce qu’il lui promette que oui, il reviendrait en entier… elle se retient, se tait…

Je vais devoir aller m’occuper de l’homme que tu as ramené, tu devrais boire quelque chose de chaud avant de repartir. Ajouta-t-elle en le regardant dans les yeux, essayant de lui sourire en lui remettant une mèche de cheveux derrière l’oreille.
Prenant appui sur le sol, la Vicomtesse se releva. Dernier signe d’affection envers le jeune homme posant sa main droite sur son épaule, avant d’aller s’occuper d’Orantes. Passage devant la Comtesse et Yolaine, elle s’arrêta, prit un linge propre sur la table d’à côté


Comtesse, Yolaine,
N’y a t-il pas de blessés dans les rangs comtaux ? N’y a-t-il que des blessés de l’armée dicte rebelle ? Où sont donc les blessés de l’Ost, les avaient vous fait rapatrier dans une infirmerie plus fortunée que celle-ci ?


Ne pas succomber à la colère, garder la face… Dotch serra le linge… et reprit sur un ton plus doux

Trois des blessés que nous avons sont grièvement blessés, regarder cette pauvre Cécé plongée dans un profond sommeil avec des blessures multiples… il en est de même pour Louliane… et cet homme sur la table Elle désigna des doigts de la main, le pauvre soldat, qui délirait sous les effets de la fièvre qui s’abattait sur lui.
Il délire n’y plus ni moins, il vient d’être recousu, signe déjà de complications…

Pourquoi disait-elle tout cela, elle n’en savait rien, elle n’était plus en mesure de penser de toute façon… Elle fit une petite révérence, bien que sensiblement en colère elle n’en oubliait pas pour autant les bonnes manières… Elle alla préparer de quoi s’occuper d’Orantes.

Il fallait à tout pris faire tomber cette fièvre et au plus vite. Elle prit de l’eau chaude et le bocal noté « Reine des prés: fièvre ». Elle versa dans une cruche un bon litre d’eau et plongea plusieurs belles feuilles de mélisse… Elle laissa infuser, pendant ce temps, elle alla appliquer un linge d’eau froide sur le front d’Orantes, elle le rinça plusieurs fois et refit ce geste à plusieurs reprises. Elle défit les boutons de sa chemise déchirée de partout et la lui ôta avec beaucoup de prudence… Trempée par la sueur, il fallait éviter qu’il baigne dans cette humidité… Avec un autre linge, elle épongea les parties de son corps recouvertes de sueur. Elle retourna vers la carafe d’eau et versa l’infusion dans une tasse… Tasse chaude en main, elle revient vers le combattant


C’est une tisane de reine des prés ça aidera à faire tomber la fièvre
L’entendait-il, elle ne savait pas, mais parler aux malades l’aidait à croire qu’ils allaient s’en sortir, qu’ils seraient bientôt sur pied… Elle redressa légèrement sa tête, ouvrit sa bouche et versa petit à petit la tisane… Elle continua ainsi jusqu’à ce que la tasse soit vide… Terminée, elle la reposa sur la table, prit une couverture et la posa sur le jeune homme… A ses côtés elle s’installa sur une chaise, attendant que l’infusion fasse son effet.

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Orantes
Sous les paupières lourdes du jeune homme, le défilé macabre se poursuit inlassablement. Raisonne le tocsin morbide et le charnier reprend vie, les corps des soldats tombés à chaque assaut se dressent à nouveau. Leur démarche, leurs gestes sont mécaniques et leurs silhouettes fantomatiques. Seul lui reste inanimé et étendu au cœur de ce bal funeste, de cette boucherie interminable. Tout d’un coup, une ombre s’approche au beau milieu de ce cimetière ranimé. Les yeux troublés d’Orantes ne parviennent pas à distinguer qui s’approche. Plus la chimère s’avance moins le damoiseau épouvanté ne parvient à reconnaître ce spectre. L’instant arrive où leur visages se font face. Deux billes noires exorbitées le fixe maintenant et une bouche violacée d’où perle des larmes de sang ne cesse de lui souffler " tu n’es qu’un traître, Orantes …tu n’es qu’un traître…un…"

Nooooon !!!
Le corps du béarnais, voulant échapper à ce supplice, se tord en tous sens et brusquement se plie en deux. Aussitôt une atroce douleur parcourt sa hanche gauche et le fauche. Ses yeux s’ouvrent brusquement, il est comme assaillit par ce halo de lumière qui emplit la tente.

A nouveau, un visage se penche vers lui mais celui-ci est diaphane et lui fait l’impression d’une apparition céleste. La longue chevelure blonde de la dame est parsemée de petit amas de sang mais son sourire irradie l’humanité et la bonté. Un linge à la main, la femme lui tamponne délicatement le front d’où perlent des goutes de sueur.

Mais qui…qui êtes vous ? parvient à susurrer Orantes, à bout de souffle.

Je suis Dotch. Vous venez de subir une lourde blessure à votre hanche durant la bataille. Il faut maintenant vous reposer et reprendre des forces.
La Dame de Cassel, qui n’avait plus rien alors d’une femme de noble lignage, au vu des énormes tâches qui ensanglantaient sa chemise, lui soulève délicatement la tête et approche, cette fois, une écuelle d’eau fraîche vers les lèvres du malade.
Deux fines larmes s’échappent alors du regard du félon…depuis des semaines, depuis cette ignoble tuerie, c’était le premier geste de douceur qu’on lui portait.

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Aimelin_


[Vendredi, apres la deuxième bataille]


Il l'écoute, il sait qu'elle dit tout ça pour le rassurer mais il a besoin d'y croire. Sa voix le berce, lui fait oublier ces heures et ces jours de tensions et violences.

As toi de me faire une promesse, promets moi que quand tu retourneras sur le front tu feras attention à toi… promets moi que tu me reviendra sur pied

Lui aussi va répondre pour la rassurer. Comment serait il sûr de revenir vivant de cette bataille qui approche. Ils ne sont qu'une poignée, il ne le lui a pas dit. Une poignée contre une armée, est ce une lutte bien égale ? Il quitte Ptit des yeux et fixe son amie. Ses yeux bleus qu'il aime et qui ne mentent pas et dans lesquels il aime à lire ce qu'elle ne dit pas.
Lui promettre, encore une fois promettre ce qu'il n'est pas sûr de tenir. Il répond à son sourire essaie de prendre une voix rassurante.


je te promets de revenir ici debout et sans une égratignure.
Je boirai quelque chose de chaud au camp, Madg doit s'inquiéter en ne voyant pas ma section.


Il regarde dans la direction de Orantes et Loulianne, sans vraiment voir qui est là. Son esprit est embrumé, il a besoin d'air.

J'espère que ça va aller pour eux, c'était à moi de les protéger.

Il la regarde se lever et se met péniblement debout. La tête lui tourne un peu mais se reposer lui a fait du bien même s'il a l'impression de n'avoir dormi que quelques minutes. Il jette un dernier regard à Ptit quand il entend Dotch parler de Comtesse.

Il relève la tête. Comtesse ... ce mot raisonne dans la tête de l'ébouriffé. La Comtesse est là ? ... la grotte, le rendez vous.. il a oublié, elle vient le taner et lui faire encore cent mille reproches comme quoi il lui hurle dessus mais n'a pas de parole. Aime c'est le moment de jouer la fuite éperdue si tu veux rester en vie.
Une bonne inspiration et il se retourne, s'apprêtant à croiser le regard plein de reproches de la tête blonde mais il n'en est rien. Elle semble perdue dans la contemplation d'une poussière qui virevolte dans la lumière.

Il sourit malgré lui et s'avance vers elle. S'incline respectueusement.


Ingénue... désolé de te fausser compagnie mais j'ai des choses à faire

Provocation ? même pas... humour ... non elle n'en a que peu ... vérité seulement. Si elle veut lui parler elle n'a qu'à le suivre dehors. Il est las des promesses non tenues.

Il va vers Loulianne et Orantes que Dotch fait boire doucement. Il se penche sur chacun d'eux en murmurant .... tiens le coups toi aussi, je reviens des que je peux.

Une main posée doucement sur l'épaule de son ami, un sourire fatigué à Dotch avant de se diriger vers l'entrée de la tente et sortir, respirer un grand coup avant de reprendre la direction du camp.

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ex Lame béarnaise
Yolaine
Dotch a écrit:
N’y a t-il pas de blessés dans les rangs comtaux ? N’y a-t-il que des blessés de l’armée dicte rebelle ? Où sont donc les blessés de l’Ost, les avaient vous fait rapatrier dans une infirmerie plus fortunée que celle-ci ?


Il y en a eu, bien entendu, Duchesse. Mais nettement moins toutefois.
Ils ont tous été rapatriés en ville, même les plus touchés comme Paddy ou Adam. J'avoue ne pas savoir pourquoi, j'étais quelque peu désemparée.
Il eut sans doute été plus judicieux de les ramener ici, mais aucune perte n'a cependant été à déplorer, tous semblent se remettre tant bien que mal.
J'espère qu'il en sera de même pour tous ceux-là aussi.

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Nini89
toujours au chevet de yoyo qui est toujours inconsciente

et ne bouger pas beaucoup

DAME MELIAN
venez elle est toujours inconsciente et je c pas si elle vas mieux
elle respire
et sa compresse commence a ètres un peut rouge

j espère quelle vas bien dite
soupire de voir yoyo dans cette étas
Princesseyoyo
yoyo se sentait terriblement faible
Elle entendait le bruit autour d'elle mais n'avais pas le courage d'ouvrir les yeux mais en entendant son amie Nini paniquée, elle puisa dans ses réserves de courage.

Elle cligna des yeux et posa délicatement sa main sur le bra de Nini

un murmure:

Je vais ... bien
Il me faut aller prier pour mes amis...


Yoyo sentit que la douleur était atténuée à sa hanche. l'infirmière est un cadeau de Dieu.
Elle se rendormit car elle savait que bientôt un long voyage l'attendait...
La maison...
Melian
Melian s'excusa un instant auprès du Sieur Aknail et alla voir dame Princesseyoyo. Elle reprit brièvement connaissance avant de s'endormir. La médicastre défit le bandage et changea le pansement.

L'écoulement du sang ne reprend pas, heureusement. Mais il va falloir qu'elle bouge le moins possible. Dame Nini, veillez à ce qu'elle ne s'agite pas et qu'elle ne se lève pas s'il vous plaist.

Elle posa une main sur l'épaule de la volontaire et lui sourit, encouragement sincère pour son aide. Puis elle s'en retourna auprès de son interlocuteur, tandis que la Duchesse Dotch prenait soin de messire Orantes. Les regardant, elle se dit que ce n'était pas tant la fièvre qui devait lui causer des cauchemars que l'enfer dont il revenait.
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Nini89
ha je suis soulager que tu aille mieux
mais surtout ne bouge pas et reste calme
dort tu en a besoins
et si tu veut manger dit le moi je te ferais une soupe de légume
je restas a ses cotée somnelent un peut
dit moi si tu a besoins de quoi se sois et vous aussi dame melian
Aknail
[En route vers l'infirmerie de Campagne, un peu plus tard]

Le silence ici est morbide. Les oiseaux sont partit depuis longtemps, effrayés par les bruits de la bataille, plongeant alors les lieux dans une ambiance sinistre.
Portant la civière par l'arrière, l'un des frères Scott étant à l'avant, l'homme suit le chemin qui mène à l'infirmerie. Les va et vient incessants avaient creusé un sillon sur le sol, faisant disparaître une large bande d'herbes, écrasée à l'usure par les bottes des survivants.
Une brise souffle doucement. Elle caresse le visage du soldat, comme pour lui rappeler combien cela pouvait être bon de se sentir en vie, puis, en même temps, balaie les cheveux de la blessée. Des cheveux aussi noirs que la suie....Ça lui est soudainement familier.
Un violent flash le renvoie alors brutalement en arrière, lors des premiers affrontement. C'était elle qu'il avait blessé de son manche, un coup qui ne lui avait fait ni chaud ni froid, alors que le bois avait cédé, divisant l'arme en deux.
Le soleil est haut dans le ciel, et les rayons d'été irradie les lieux d'une chaleur douce, malgré tout assez lourde.
Le regard du soldat retombe sur la victime inconsciente. Elle donnait l'air d'avoir vendu chèrement sa peau. Du sang suintait d'une plaie à son bras par dessus le tissu déchiré, des contusions et des bleus un peu partout....Mais surtout une large plaie au ventre, un sacré coup d'épée qu'elle avait reçut là.
Avalant difficilement sa salive, Aknaïl se demanda encore une fois comment il avait pu en arriver là. Sa conscience était loin d'être calme, puisqu'il avait été l'éclaireur qui avait signalé leurs position. Cette femme...L'homme qui s'appelait Aimelin....Les autres.....Ils auraient peut-être été en bonne santé s'il n'avait rien dit...Envoyé un faux rapport.
Cependant, ça n'avait pas été possible, parce que, comme eux, il avait choisi son camp....Non pas pour les différents qui avait causé cette bataille, mais pour ses amis qui avaient risqué leurs vie autant que lui.....Autant qu'eux....
Intérieurement, le soldat salua leur courage, il l'admirerait presque. S'être battu jusqu'au bout, en sous-effectif, et sachant pertinemment qu'ils n'avaient aucune chance ; C'était un acte très brave, même si certain pouvait peut-être juger que c'était de la pure folie.
D'une façon étonnamment naturelle, comme s'il se parlait à lui-même, l'homme ouvrit la bouche :

- Tenez le coup jeune femme....Vous irez à l'infirmerie où vous serez soigné...Puis vous irez mieux, rapidement.

Ce qu'il évitait de préciser, c'est que les jumeaux avaient pour ordre de la surveiller, pour qu'elle ne puisse s'échapper et comparaître dés qu'elle en serait capable. Il connaissait bien les Scotts, ces deux frères indissociable, qui n'auraient pas la moindre pitié et accompliraient leur devoir coûte que coûte.
Quelques minutes passèrent, puis ils arrivèrent enfin dans la tente. Une fois à l'intérieur, le soldat porta la jeune femme dans ses bras et l'emmena directement sur la table du médecin. La posture qu'il avait alors, ployant sous le poids, le rendait assez stupide dans sa démarche, peut-être même comique...Mais à cet instant, il n'en avait que faire.
Alors qu'il approchait de la table d'opération, le soldat appela Dame Mélian, celle avec qui il avait eu une discussion plus tôt.

- Doc ? Je vous apporte un autre blessé.....Apparemment, elle a un grosse plaie sur le ventre...Et une plus petite sur le bras. Bien sûr, c'est à vous d'en juger, mais j'ai pensé utile de vous faire part de mes premiéres observations.

Pour éviter de gêner la médicastre dans ses mouvements, l'homme recula et se plaça dans un endroit où il y avait moins de passage.

- Mon ami cuistot...Celui qui vous a fait parvenir les vivres par mon intermédiaire va arriver d'un moment à l'autre....Avec un autre blessé !
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--Jim


[Juste aprés Aknaïl]

- Par ma barbe !!! Pourquoi moaaaa ?!? Eructa le cuistot de sa voix forte.

L'ancien corsaire portait la civière avec le deuxième frère Scott. Le pire, c'est qu'ils parlaient jamais ces deux-là ! Rien de pire pour s'ennuyer, surtout lorsqu'il fallait transporter des macabés !

- Marre de marre ! Suis cuistot que diable ! Pas croque-mort ! En plus....C'est glauque l'infirmerie....Pour ça que je t'ai envoyé à ma place !

Marchant d'un pas rapide, la différence de cadence avec son frère d'arme faisait balloter la civière en tout sens. Ils déviaient tantôt à droite, puis tantôt à gauche....et en plus....Jim était même pas bourré, quel déshonneur !
Tout en lâchant un formidable chapelet de jurons, noms d'oiseaux apprit d'une longue carrière d'antan qui fût, à une époque, très prometteuse ; Jim dict « La graille » n'espéra qu'une chose : atteindre cette foutu tente.
Il grommela dans sa barbe des insanités pendant un quart d'heure, puis, lorsqu'il fût enfin sur place, il suivit le garçon du regard, qui transportait la co-général jusqu'à une table où elle serait examinée.
La civière par terre, l'ex-corsaire haussa les épaules en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire à présent, mais, comme d'habitude, il laissa son instinct prendre le pas, une manière bien originale de demander de l'aide.

- OLA ! HE ! HO ! L'EST OU LE BOUCHER ? Y'A UN CREVE-LA-FAIM QUI ATTEND L'HEURE DU TREPAS LA ! FAUT SE BOUGER !

Le soldat s'excitait toujours lorsque son regard tomba sur ses gourdes de rhum qui pendait à un pilier.

- HER TEUFEL !!! QUE VOIS-JE ??????

Ni une ni deux, le cuistot se jéte sur les gourdes et en vide une d'un trait. Il croise le regard d'Aknaïl, hausse les épaules, puis en attaque une deuxiéme.

- Z'en veulent pas ? Ben c'est pour moi maintenant ! Harrr ! J'ai dit !

--Scotts


Les frères Scotts étaient deux jumeaux qui se ressemblaient au point que nul n'arrivait à les différencier. Ancien gardes du corps, il avaient intégré l'OST après avoir juré allégeance. L'idéalisme dont ils se sentaient tout deux investit était tel que les deux frères ne vivait plus que pour leurs principes : « Protéger et Servir ».
Leur dévouement pour l'armée les rendaient plus que fiable, et c'était des combattants hors paire. La seule chose qui risquait de ne pas plaire à la femme-médecin, c'était surement la motivation, presque maladive, avec laquelle ils allaient tout les deux surveiller la co-générale. Mais après tout, c'était les ordres, et leurs missions.

Les deux frangins s'approchèrent donc du médecin en train d'examiner Madg, et, lorsqu'elle croisa leurs regards, ils firent une légère révérence en se présentant.
Depuis leur entrée à l'OST, les soldats avaient surnommé l'effet que les Scotts donnaient comme « l'effet miroir ». La raison était simple : les jumeaux se ressemblaient au point qu'il ne semblait y avoir qu'une seule conscience dans deux corps. Leurs mouvements étaient toujours synchronisés, fait de la même manière, au même moment. Et ce qui perturbait pratiquement tout le monde, c'était le fait qu'ils parlaient d'un même timbre de voix, l'un complétant la phrase de l'autre en cours de route, créant un seule phrase en passant alternativement d'une bouche à l'autre.

- Femme-médecin, votre dévouement à...
- Votre métier nous....
- Honore....


Ils firent une pause après avoir fait une légère révérence, preuve de respect.

- Je m'appelle Scott...
- Et moi Scott...
- Nous sommes soldats, actuellement en...
- Mission pour surveiller la co...
- générale Madg....
- Afin qu'elle soit jugée dés....
- Que nos supérieurs le jugeront nécessaire....


Un hochement de tête simultané, deux paires d'yeux qui se dirigent vers le cuistot qui donne plutôt une mauvaise impression, puis retour sur Mélian.

- Veillez pardonner notre...
- Camarade, il ne se sent...
- Pas à son aise dans une...
- Infirmerie...
- Un autre blessé vous attend...
- Sur une civière...Devons-nous...
- Vous l'amener ?



(Si les censeurs n'acceptent pas cette banniére un peu "glauque", merci de me le spécifier).
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