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[RP]Eglise Saint Martial de Châteauroux (+ annonces de Rome)

Thibalt
Un bruit sourd de pas sourd résonnait sur le carrelage de l'église. Thibalt, habillé d'une cape et d'un chapeau qu'il ne mettait que pour ses voyages venait d'entrer dans la maison de Dieu pour s'y recueillir. Il avança, enleva son chapeau en traversant l'allée qui le menait au coeur. En arrivant au niveau des escaliers, il mit un genou à terre et signa. Dans quelques heures, il quitterait la ville et devrait laisser ce qu'il avait appris à connaître ici pour combattre au nom de sa foi et du Seigneur.

Gardant le regard vers le carrelage froid de l'église, Thibalt joignit ses mains et commença à murmurer quelques paroles pour sa femme et sa fille. Demander une fois de plus au Seigneur de surveiller ses deux anges comme il l'a toujours fait jusque là. Après avoir prié pour elle, il continua à murmurer quelques mots pour le combat qu'il allait mener dans les jours à venir.


«Seigneur, bénis mes frères et mes soeurs car aujourd'hui nous partons combattre pour défendre ta justice,
Armes-nous de courage et de bravoure,
Offres-nous ta miséricorde et fais en sorte qu'elle soit notre forteresse,
Diriges nos lames contre l'ennemi pour que jamais nous n'échouions,
Sois notre bouclier pour que jamais nous ne faillissions,
Protèges-nous de la peine et de la blessure,
Donnes-nous la clairvoyance de distinguer le bien du mal,
Et accueilles nos frères et soeurs qui tomberont sur le champ de bataille au nom de Ta grandeur.
Amen.»


Thibalt signa une nouvelle fois puis se releva. Il regarda quelques secondes le cœur de l'église pour se donner un peu plus de courage puis tourna les talons et se dirigea vers la sortie. Il remit son chapeau, ramassa l'épée qu'il avait posé à l'extérieur du bâtiment puis la rattacha à sa ceinture. Ce soir, il passerait les portes de la ville avec une seule certitude: celle de combattre pour une cause juste.

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Payio
Le petit garçon repassa en soirée prés de l'église. Il prit une grande inspiration et pénétra à l'intérieur en poussant avec difficulté la lourde porte.

Les moines l'avaient receuillis y a une semaine dans leur cloitre et ils lui avaient dit d'aller demander de l'aide auprés du père Theodomir.

Il s'avança timidement et d'une petite voix appela.
" père... theodomir...père... theodomir....père... theodomir..." sa voix raisonnait dans les mur de l'église, et ne voyant personne et apeuré il resta debout prés d'un pilier soutenant une voute.
--Nihcolle


Nih Colle s’était construit tout un univers à sa dimension dans un des recoins de l’église abandonnée. Le confessionnal était devenu sa maison et elle l’avait aménagé au grès de ses découvertes. Le ciboire et les calices faisaient une dinette parfaite et l’ostensoir un joli petit miroir. Dans la sacristie, la gamine était tombée sur une chasuble de couleur pourpre faite en étoffe épaisse. Le vêtement liturgique s’était rapidement mué en une belle couverture dans l’esprit de la jeune enfant. Profondément endormie sur des cousins en velours, emmitouflée dans sa couverture, la petite n’avait pas entendu les quelques vas-et-viens de certains croyants. Il faut avouer qu’ils se faisaient rare à Châteauroux ou du moins discret. C’est une petite voix enfantine qui réveilla la bête : « père... theodomir...père... theodomir....père... theodomir »
Nih Colle ouvre un œil puis le deuxième. Elle entrouvre silencieusement la porte du confessionnal où elle se terrait et aperçoit une petite chose fragile. Cela fait longtemps qu’elle n’a pas joué un sale tour à un autre mioche.


Ze suis là mon enfant ! Viens te confisquer, essayant de prendre une voix grave


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Comme la glue, je ne décolle pas prrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Joshin


Joshin avait gardé de ses années d'errance avec ses parents l'habitude de s'éveiller tôt. Et même si maintenant, elle imitait son mari et se couchait tard, l'aube la trouvait souvent les yeux grands ouverts, prête pour une nouvelle journée.
C'était ainsi ce matin, où ils faisaient étape à Châteauroux. Elle se leva silencieusement, regarda avec tendresse son mari endormi, et laissa sur son oreiller un parchemin où elle lui disait où elle était: ainsi, il ne s'inquièterait pas, et pourrait même, qui sait, venir la rejoindre.
Elle se hâta dans les rues désertes de la ville, admirant au passage les édifices et les belles maisons. Elle avait tant vu de nouveautés, tout au long de ce voyage de noces... elle n'en finissait pas de s'émerveiller de la beauté et de la richesse du Royaume. Elle eut un sourire furtif, en se souvenant qu'elle avait vu aussi de bien belles choses dans sa belle province de Catalogne, ou même en Aragon... La beauté était partout, il suffisait parfois d'ouvrir les yeux.
Elle arriva bientôt devant l'église, entra, se signa, et s'assit comme à son habitude sur un banc tout au fond. Il lui sembla bien apercevoir un peu de mouvement près du confessionnal, mais elle était trop loin, et puis, ce n'étaient pas ses affaires, après tout...
Dans la journée, son mari l'emmènerait se recueillir sur la tombe de sa soeur, et elle avait voulu venir prier pour elle dès ce matin. Elle regrettait de ne pas l'avoir connue, elle aurait peut-être trouvé en elle la grande soeur qui lui aurait été si nécessaire, après la mort de ses parents. Elle savait le grand attachement qui liait son mari à sa soeur, tous les souvenirs qu'il avait d'elle, et combien ce pélerinage sur sa tombe serait douloureux pour lui. Elle serait là pour essayer de le réconforter, elle prendrait sa main bien serrée dans la sienne... mais le chagrin serait là, et la douleur de l'absence, à tout jamais.
Elle aimait son mari pour tout ce qu'il était, et elle savait que les épreuves l'avaient aussi façonné, plus surement sans doute que les bonheurs qu'il avait pu connaitre avant leur rencontre. Il était devenu cet homme droit, juste, infiniment bon et tolérant, et en même temps si aimant, qu'elle chérissait par-dessus tout.
Elle commença à prier, et sa prière fut d'abord pour le repos de l'âme de la soeur de son mari, dont la vie n'avait pas toujours été heureuse, jusqu'à une mort effroyable. Ensuite, et comme toujours, elle remercia le Très-Haut pour les bienfaits dont il la comblait tous les jours, et lui demanda aide pour leur vie de tous les jours, et pour la famille qu'ils seraient bientôt.
Sa prière finie, elle resta un long moment assise, les yeux fermés, abîmée dans ses pensées.
Arfast


Un peu plus tard, Arfast se réveilla à l'auberge et trouva le parchemin de son amour. Il sourit et songea à quel point elle était attentionnée. Il s'habilla et sortit en direction de l'église. Là il trouva son aimée sur un banc en train de prier. Il se signa et prit place près d'elle en douceur. Il récita à voix basse le crédo comme il le faisait souvent puis pria lui aussi pour l'âme de sa soeur bien-aimée, en songeant qu'il irait chérir sa tombe avec son étoile un peu plus tard.

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'aprés avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

AMEN


Il prit la main de son aimée et lui souffla à l'oreille à quel point il l'aimait. Il savait à quel point il avait de la chance d'avoir son aimée pour épouse, elle qui était si douce, si belle, si attentionnée pour lui. Elle connaissait son attachement à sa famille et lors de leur passage à Castelroux, pour rentrer de voyage de noces, elle avait bien voulu se recueillir avec lui sur la tombe de Surella, ce qu'ils iraient faire en sortant de l'église. Il avait vu bien des choses splendides durant leur voyage, mais Castelroux était pour lui un second chez soi, une ville qu'il connaissait comme leur ville de Patay, un endroit, qui jusqu'à la mort de sa soeur, avait toujours été très accueillant lorsqu'il sentait le besoin de voyager.

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Arfast


Lorsqu'ils eurent fini de prier, l'âme en paix, Arfast se leva et prit la main de son amour. Ils sortirent et prirent la direction du cimetière. Longtemps ils cherchèrent avant de trouver la tombe de sa soeur. Le soleil était bien avancé dans le ciel lorsqu'ils trouvèrent la tombe de Surella.

Le Patichon sourit en voyant la simplicité de la pierre avec seul son nom et une courte inscription.

Citation:
Surella Riveroy 1418-1546

''De bonne compagnie, jamais nous ne t'oublierons''


Il posa sa main sur la tombe et puis y accrocha quelques fleurs. Personne n'était venu depuis un moment pour chérir sa tombe, et il revenait à sa famille de le faire avec amour. Puis il prit la main de son coeur et sourit tendrement, songeant que peut-être une petite branche de thym pourrait aussi embaumer l'endroit, si on y planter le plus petit des plants, il pourrait grandir et perpétuer le souvenir de Surella.


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Joshin


Joshin accompagna son mari dans les allées du cimetière, et ils s'arrêtèrent devant la simple tombe de sa soeur. Elle vit l'émotion qui étreignait son mari, et serra sa main. Elle pensa comme le hasard, ou les routes qui les avaient amenées durant leur voyage, avaient été capricieuses: ils s'étaient arrêtés sur la tombe de ses parents au début de leur voyage, ils étaient sur la tombe de sa soeur,alors que le voyage se terminait...
Une façon de garder présents, dans tous leurs évènements heureux, ceux qui n'étaient plus et qui avaient tant compté pour eux...Et maintenant qu'ils allaient devenir parents, qu'à leur tour ils allaient être chefs de famille, cette union avec ceux qui les avaient précédés leur semblait encore plus importante, sans doute...
Son mari posa la main sur sa tombe, et y accrocha quelque fleurs. Elle le regardait, et s'attrista en pensant que les fleurs allaient faner, et que plus rien ne marquerait leur passage, et leur affection envers Surella. Elle se souvint fort à propos des plants de thym qu'ils avaient ramenés de si loin, et qu'ils voulaient planter dans leur jardin.


- Mon coeur, nous devrions planter un petit plant de thym... c'est très rustique, il embaumera la tombe... et marquera notre passage, qu'en dis-tu?

Elle lui sourit doucement, certaine qu'il y avait pensé aussi...
Arfast


Mon coeur, nous devrions planter un petit plant de thym... c'est très rustique, il embaumera la tombe... et marquera notre passage, qu'en dis-tu?

Arfast sourit, songeant à quel point, une fois de plus, ils pensaient pareil. Il répondit:

- Bien sûr mon amour, attends-moi si tu veux bien, je vais aller chercher un plant et emprunter une petite pelle à l'aubergiste.


Il revint une quinzaine de minutes plus tard, portant un plant de thym et l'outil en question.

Il creusa un petit trou sur la tombe de la soeur et y planta le thym, en espérant qu'il y pousse et qu'il grandisse en mémoire de sa soeur.

- Mon ange, comme c'est une bonne idée .... maintenant on perpétuera sa mémoire ... et on retrouvera la tombe plus facilement.

Il sourit doucement à son aimée. Ils restèrent quelques minutes à prier, puis quittèrent le cimetière, pour profiter de leurs dernières heures à Chato avant de rentrer.



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--Solanum


La nuit était tombée depuis déjà un bon moment, il faisait sombre dans le village de Châteauroux, tout le monde fatigué par une longue
journée dormait.
Solanum avait guetté toute l'après midi l'entrée de l'église,
cette maison qui abritait des hommes et des femmes grassouillets qui ne font rien pour leur communauté...
cette maison qui abritait des gens qui se médisent entre eux...
Sa haine contre les hommes d'église datait déjà depuis bien longtemps et l'idée germa un jour dans son esprit de brûler un de ces lieux de la Bête-Sans-Nom...

Son plan en tête, il commença a le mettre a l'œuvre, il courut discrètement a l'arrière de l'église.
Solanum alluma un feu et fit bruler une torche avec du tissu, une fois celui-ci enflammé, il ajusta son tir, et lança la torche juste sur la petite chapelle attenante...

Son toit en chaume ne fit pas long feu, si l'on peut se permettre ce jeu de mot, et l'incendie se propagea rapidement à toute le toit de l'église...

Il attendit cinq bonne minutes, par dessus une lumière orangée commençait a éclairer la nuit étoilée, ensuite ce fut un panache de fumée qui commença a monter haut dans le ciel !

Le feu s'était même propagée au presbytère et de l'autre coté à une maison proche, tout le monde n'allait pas tarder a se réveiller en entendant le vacarme et en voyant ou sentant cette fumée piquante.


Un sourire illumina le visage de Solanum.

Brûlez sales vermines !!
Et que l'on retrouve vos corps inanimés au matin !


Solanum courut dans la bois et partit loin.
--Nihcolle


Il était déjà bien tard lorsque la peste ferma les paupières et sombra dans un sommeil hanté de songes. Des rêves peuplés des douces mamans qui la prendraient dans leurs bras, qui lui chanteraient des berceuse et lui prépareraient des gâteaux. C’est bercée par ses images tendres que Nih Colle, emmitouflée dans le vêtement religieux s’était paisiblement endormie dans le confessionnal.

Elle n’entendit pas le hurlement du vandale qui avait incendié le lieu Saint, ni même le crépitement des flammes qui progressaient. Favorisée par un vent d’ouest qui semblait donner raison à la vile créature qui avait commis ce sacrilège. Ce n’est ni la fumée, ni la fuite de la vermine qui la tira de son sommeil.

Le feu s’était emparé du toit et ce n’est que lorsqu’une lourde poutre arrachée des combles s’écrasa au sol causant un terrible fracas que la petite émergea violement. La fumée la prit de suite à la gorge et ses gros yeux globuleux la piquaient. Elle était sortie toute tremblante du confessionnal et elle était restée pétrifiée devant le spectacle apocalyptique.

L’église s’était littéralement embrasée. D’immenses pans du toit tombaient au sol. Le petit cœur de la mioche d’à peine 6 ans battait la chamade dans sa poitrine. Oui ! Elle avait joué avec les cierges. Elle les avait même allumés pour avoir de la lumière mais elle avait bien fait attention. Paniquée, Nih Colle couru vers la porte afin de fuir à toute jambes. Mais malheureusement la grosse poutre qui s’était effondrée l’avait bloquée. Prise de panique la petite se mit à hurler :




OOOOOOOOOOO ZZZEEEECCOOUUUUUUUUUURRRRRRSSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!!!

OOOOOOOOOOOOO FFEEEEEEEEEEEUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!!!!!


OOOOOOOOOOO ZZZEEEECCOOUUUUUUUUUURRRRRRSSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!!!

Ze suis coincéeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !

Ssnniiiffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff !
Vic75
Vic qui était au poste de police senti une odeur de fumée qui envahissait son bureau d'abord croyant que quelque personnes ferrai des grillades se mit à la fenêtre leva les yeux au ciel vit un gros nuage de fumer on aurait dit la fin du monde tout était devenu sombre se demandant se qui se passe sorti du poste de police pour aller voir ce qui se passait ....fait quelque pas et là elle voit Oh mon dieu l'église en .... en feu....

A toute allure fait les quelque mètres qui sépare le poste de police de l'église plus elle s'approchait et plus elle sentais la chaleur du feu entendit des cris de détresse OOOOO SECOURRRRRrr AU FEUUUUUU qui venait de l'intérieure de la battisse en feu, Vic se mit a hurler de toute ses forces ....



Alaiiiiiiiiiiideeuuuuuuuuuuuu y à le feeeeeeuuuuuuuuuuuuuu besoin de bras des seaux des couverture une personne et bloqué voir plusieurs a l'aiiiiiiiiddeuuuuuuuuuuu je peux rien faire seul
Horvy
Horvy était dans une chambre de la taverne "chez momo" et travaillé .....non c'est pas vrai^^ il était allongé sur un lit de l'auberge entrain de manger et de fantasmer qu'il venait d'engager Zoyah comme bonne a tout faire...

Zoyah apporte moi du poulet !!*
Zoyah lave moi les pieds...et que ca saute!!!!
Zoya j'ai sommeil fait moi la lecture !!!
Zoyah va me faire cuire un oeuf !!!!


voila a quoi pensé le gros .....lorsque une odeur de bruler fit halte dans ses babines......


norf de norf on fait un barbecue sans moi !!!!!
ils vont m'entendre c'est castelradins !!!!


horvy pris un couteau, une serviette qu'il attacha autour du coup et sortit en direction de la forte odeur de fumer....

l'odeur le mena jusqua la place d el'église ou il vu et entendu vic agiter les bras et crier a l'aide, l'église était en feu avec des flammes grandes comme des montagnes... Horvy d'un héroïsme naturelle ne se fit pas prier une seconde....il mis la serviette autour de la bouche et du nez et courut dans l'église en direction de ce qui étais la chose la plus précieuse.......le garde manger du presbytère !!!

il put sauver quelques cuisses de poulet et des bouteilles de vin qu'il ramena sur la place.
Zoyah
Au 18 rue du chevalier Marzïn, Zoyah était profondément endormie dans sa confortable couche. La tête semi enfoncée dans l’oreiller, les paupières closes, le souffle lent, son visage semblait serein si ce n’est les sourcils qui se fronçaient de manière irrégulière. La jeune femme poussait quelques grognements plaintifs et par moment sa bouche grimaçait. Il était clair qu’elle faisait un horrible cauchemar. Un de ces songes où des créatures aussi absurdes que grotesques vous font subir des choses abominables. Zoyah poussa un Aaahhhhhhhhhhh !! en se redressant. Le souffle court, les yeux exorbités, elle tâtait ses draps de la main afin de s’assurer qu’elle était bien dans son lit. Malgré la pénombre, un coup d’œil circulaire dans la pièce, lui confirma qu’elle était bien dans sa chambre. Un soupire tant rassuré que blasé s’échappa de sa bouche. La jeune femme se laissa alors retomber mollement sur son oreiller en ronchonnant. Elle venait de rêver non pas d’une créature cauchemardesque…quoique… mais d’Horvy qui l’avait engagé comme bonne à tout faire. « Zoyah fait ci, Zoyah fait ça ». Maudissant son subconscient qui venait de lui jouer le plus mauvais tour qui soit, elle tenta de retrouver le sommeil. Généralement, quand vous faites un cauchemar, le mieux est de prendre le contrôle et de donner un dénouement heureux au songe effrayant.

La Castelroussine repensa alors à son rêve et en modifia légèrement la suite…

Elle imagina donc Horvy la bousculant afin qu’elle s’empresse de lui préparer son énorme petit-déjeuner car il avait rendez-vous avec Verty. La vision était assez dérangeante et bien qu’elle avait conscience que ce n’était qu’un tour fallacieux de son esprit bigrement fatigué pour concevoir des horreurs pareilles, elle ne put s’empêcher de geindre.

……….rêve……..................



« Zoyah apporte moi du poulet !! »

La jeune femme sursaute et court dans la cuisine pour préparer le poulet spécial « petit-déj. » de monsieur Horvy.
Elle agrémenta la volaille d’une petite sauce bien goûtue afin de dissimuler la tonne d’herbes et épices aphrodisiaques qui allaient accompagner le plat : musc, gingembre, clou de girofle, etc. La tisserande parsema largement de quoi mettre en rut un troupeau d’éléphants séniles. Lorsque le petit-déjeuner fut englouti, elle regarda son gros tortionnaire s’éloigner de sa démarche lourde et prendre la direction du palais épiscopale, où l’entrevue avec l’Archevêque devait avoir lieu. Un sourire narquois naquit sur ses lèvres lorsqu’elle imagina le corps entier de Boule de Graisse se mettre au « garde-à-vous » devant Verty.
Ainsi, par ce stratagème de l’esprit, la jeune femme réussit à s’endormir paisiblement.


Et comme si sa nuit n’avait pas été assez traumatisante, un « Vrrraaaaaaaaaaaaaaaaamm ! » tonitruant vint percer la quiétude nocturne de la charmante bourgade des Vilains. C’était une partie du toit de l’église qui venait de s’effondrer à cause de l’incendie. D’un bond la jeune femme courut à sa fenêtre afin d’être témoin de la vision apocalyptique. Peu après, on pouvait la voir courir en direction de l’édifice à l’agonie. Elle était suivie de ses deux domestiques portant de lourds seaux d’eau afin de faire taire le brasier dont les crépitements semblaient annoncer une issue des plus macabre pour la petite victime prise au piège à l’intérieur.
--Solanum


Solanum avait escaladé une gouttière pour voir le spectacle, du haut du toit, il pouvait voir cette délicieuse vision d'apocalypse.

Aucun habitant ne semblait être inquiété de ce feu de joie en plein centre de Châteauroux à part quelques personnes...

Une maréchale par là qui criait dans l'oreille d'un sourd...
Un moine grassouillet qui pénétra dans l'église pour y sauver quelques victuailles... Voilà bien l'image même de l'Église !
Une dame qui cria ensuite sans grand résultat...

Véritablement, tout cela faisait bien rire notre homme. Il se retourna, sauta sur quelques toits avant d'atterrir sur quelques sacs de blé déposés là.
Lorsqu'il se perdit dans une ruelle sombre, un grand craquement se fit entendre, vraisemblablement une poutre de l'église qui venait de s'effondrer...


J'ai divisé le sujet, afin que vous puisiez continuer le RP de l'incendie.
Bon jeu à tous,
{Lore}
Thibalt
Bon… Après discussion avec le censeur, les messages qui vont suivre vont porter sur la destruction de l’Eglise Saint Martial puis sur la reconstruction de cette dernière. Aussi, lorsque Thibalt participe à ce Rp, il n’est pas encore Diacre mais simple fidèle de l’Eglise. Il faut se remettre dans le contexte du moment.
En espérant que le Rp se passe bien et se termine correctement.


[A quelques mètres seulement de l’Eglise Saint-Martial, face au cimetière]

Un repos bien mérité… C’était dans cette optique là que Thibalt était parti se coucher quelques heures auparavant. Pourtant, après quelques heures passées à dormir paisiblement, il entendit un énorme bruit sourd qui le fit se réveiller en sursaut. Une odeur de cendres vint lui chatouiller les narines et il s’approcha de sa fenêtre ouverte pour apercevoir le spectacle apocalyptique qui se profilait devant lieu. L’Eglise était en train de brûler et le toit s’était effondré.

« Seigneur… Sauvez nous… » marmonna-il presque à lui-même.

Quelques secondes, il resta face à tout cela du haut de sa fenêtre et récita quelques prières tant il crut que le monde allait finir puis il prit la décision d’aller aider les autres. Sans attendre, il s’habilla et sortit de chez lui à peine quelques minutes plus tard. Visiblement, peu de personnes avaient entendu le toit s’écrouler et Thibalt courut en direction de l’entrée de l’Eglise en espérant que s’y trouvait quelques personnes. Là-bas, il reconnut Zoyah et Vic qui courait dans tous les sens. Bref, il n’y avait même pas dix personnes et le feu semblait dévorer l’édifice plus vite qu’à l’habitude… Sans parler à personne, Thibalt se posa les mains sur le visage tant il n’y croyait pas puis il se mit à courir dans les rues en hurlant :

« L’Eglise est en flamme ! Castelroussins, protégez vos foyers et aidez-nous à l’éteindre avant que les braises n’atterrissent sur vos maisons ! »


Il fallait que tous les castelroussins, même ceux qui n’étaient pas des fidèles prennent la décision de venir en aide à l’Eglise, ne serait-ce que pour sauver la carcasse du bâtiment qui tenait encore par la grâce du Saint-Esprit. Après avoir hurlé dans toutes les rues de la ville, Thibalt retourna chez lui prendre l’unique seau qu’il possédait, le remplit d’eau dans une bassine qu’il utilisait pour nettoyer ses couvers et se rendit sur place pour verser le contenu de tout cela qui, finalement, n’eut aucun effet…

L’Aragonais regarda l’Eglise, complètement dépité et marmonna une nouvelle fois :


« Seigneur… Pardonnez-nous si jamais nous faillassions… »

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