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[RP] Autopsie d'un règne

Petitjehan
Jehan, qui attendait la réponse du Comte, écouta le Procureur avec grande attention. Manifestement elle ne l'aimait pas pour Aristote seul sait quelle raison... Ses paroles contenaient une menace lui sembla-t-il...Par contre que l'on puisse trouver normal que l'on profite de la faiblesse d'un être pour le battre le laissait pantois.

Damoiselle, votre fonction, que vous avez acceptez consiste si je ne m'abuse à représenter ce Comté dans des affaires amenant des individus, soupçonnés de délinquance à répondre de leurs actes...je me trompe?
Vous trouvez donc normal que l'on vienne frapper, gratuitement et sans autre motif que la satisfaction d'un plaisir personnel, un être enchaîné?

Belle morale mais permettez moi de doutez de votre impartialité dans les dossiers dont vous vous occupez si tel est votre sentiment.

De plus et sans autre forme de procès vous nous accusez que dis je vous nous condamnez...Vous ne nous aimez pas, me semble-t-il, pourriez vous nous dire au moins pourquoi. Tout condamné a le droit de savoir ce qu'on lui reproche non?

Que savez vous de nos vies vous si prompte à juger? Que savez vous de nos idées de nos actes qui nous ont valu, sans que nous ne demandions rien, d'être légèrement distingués?

Savez vous ce qu'est votre rôle ou avez vous accepté ses fonctions pour faire joli? Comment concevez vous votre fonction au sein de ce conseil?

Savez vous ce qu'est mon investissement et celui de notre famille pour ce Comté? Avez vous seulement cherché à le savoir?
Comment avez vous dit? que j'apprenne à penser à autre chose qu'à moi ou ma famille...c'est cela?

Alors pour commencer oui je pense à ma famille contrairement à certains car ma famille ce sont avant tout les Poitevins et rien ne m'empêchera de penser d'abord à eux. Quand à moi? Qui suis-je? Un être de passage sur cette terre rien de plus tout comme vous ou n'importe qui dans cette pièce.
Je fais ce que j'ai à faire pour le bien être de mes semblables et cela comporte aussi de m'élever contre de tels agissements.

Vous aussi prenez garde car un jour vous serez à ma place n'ayez crainte et vous aussi serez jugée sans appel par le regard d'une jeune écervelée...ou d'un jeune godelureau à peine sorti des jupons de sa mère.

Vous l'êtes déjà en tant que Procureur et que vous le vouliez ou non vous représentez un peu le Poitou. Alors si vous n'êtes noble soyez digne de l'être et si vous nous égalez laissez le mieux paraitre...

La critique est aisée Damoiselle et l'art est difficile. M'avez vous, une seule foi entendu arguer que le prisonnier étant noble il fallait crier haro sur le baudet sur son tourmenteur? Pas une seule fois je vous mets au défi de démontrer le contraire. Je me suis contenter de faire ressortir la lâcheté de s'en prendre à un être en état de faiblesse quel qu'il soit.
J'ai toujours pensé ainsi, aussi loin qu'il m'en souvienne, et continuerai à penser de la sorte.

J'ai fait ressortir ici le manque de franchise d'un homme aspirant aux plus hautes fonctions et sa capacité à œuvrer dans l'ombre, quitte à ce que cela soit au détriment des intérêts Poitevins, donc des vôtres également. Un seul Comte de cet acabit nous a suffit il n'y a pas de place pour un second.

Il n'était donc pas nécessaire d'en rajouter en faisant ressortir la qualité de la victime et celle de l'auteur. Les actes parlent d'eux-mêmes cela semble vous avoir totalement échappé.

Alors avant que de vous enflammer, examinez les faits et, en votre âme et conscience, dites moi qu'agir ainsi est un acte de courage...


Le Fortunat n'était pas en colère il tentait simplement de faire comprendre les faits tels qu'ils étaient dans leur cruelle vérité et non tels qu'on voudrait qu'ils soient au nom d'une soit-disant hégémonie de la noblesse locale. Oui il était noble, oui il se devait de défendre le faible et l'opprimé quel qu'il soit contre des agresseurs dénués de moralité et de courage.
Il était étonné que cette jeune femme qu'il regardait avec joie s'intéresser aux choses du Comté ait un jugement aussi étroit et sectaire. Mais la vie se chargerait de lui apprendre les choses hélas de façon pas toujours agréable mais bon... Décidément, contrairement à ce qu'il avait envisagé, l'heure de se mettre en retrait n'avait pas encore sonnée si de telles réactions s'affichaient de la sorte.

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Cristof
Encore un retournement de situation, voilà qu'on m'amenait un courrier...
Après l'avoir lu, je le dépose pour que chacun puisse en prendre connaissance.

Pour moi, cela ne changeait rien à l'affaire, mais soit j'en prenais note.
Elhana d'habitude si discrète prit la parole et se lança dans un plaidoyer assez surprenant.

D'un ton calme, d'une voix légère il lui répondit.


Dites-moi ma chère, auriez-vous oublié que la démocratie n'existe pas dans le Royaume de France ?
Que c'est la noblesse qui détient en effet le pouvoir et que c'est la volonté du Roy.
D'ailleurs, celui qui roturier, remporte les élections et qui, ensuite, est choisi par les conseillers élus se présente devant le Roy qui lui donne son titre de Comte...
Ce qui en fait de facto un noble.

Il ne devient pas ministre ou gouverneur, mais noble.

Je ne suis pas né avec une cuillère en or dans la bouche, mais j'ai été anobli.
Rien n'interdit à des roturiers de créer une liste, je l'ai fait... comme d'autres avant moi et après moi.

Je ne sais pas ce qui vous rempli d'effroi, mais il faut garder raison.

Quand à Fayom, il n'est pas encore condamné... contrairement au noble Chuichian...

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Fayom
Fayom regarda Justi prendre sa défense contre le chancelier. Il en sourit, l'ex lieutenant de la police niortaise, avec qui il collaborait depuis de nombreux mois, était quelqu'un qu'il appréciait beaucoup, car elle s'investissait sans compter et était un modèle d'honnêté : elle, n'était pas de ceux qui fermait les yeux car c'était un proche, non elle, elle ne faisait pas de sentiments, combien de fois, s'était elle opposée à lui. Fayom prit à son tour la parole :

Vous êtes bien placé pour parler de lacheté vicomte, votre règne ayant été un modèle dans ce genre. Quant à cette lettre que vous nous affichez, je n'ai qu'une chose à dire : elle n'est pas de ma main désolé. Si j'avais vraiment écrit cette lettre, croyez vous vraiment que ce cher Chuichian aurait laissé passer cette occasion de me détruire ? En aucun cas. Non si vous voulez connaître son auteur, cherchez parmi votre entourage vicomte, ce sont bien là leur façon de faire.
Maintenant, je n'ai plus rien à ajouter, mon comte, je laisse mon sort entre vos mains. Je sais que vous êtes quelqu'un de juste, et j'exécuterai votre jugement sans discussion.

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Alienor.1
Alienor écouta la tête ailleurs et ne pris pas la peine de lire le parchemin, elle devait elle même en envoyer un. Elle avait fait une promesse, un parti avait été réaliser , l'autre était à faire.
Elle s'éloigna en prenant plume et vélin et se mit à écrire. Elle espérait qu'Eragon_killer prenne en compte les volontés de Chuichian



Citation:

Bonjour

Par cette missive je vous fais part des dernières volontés du Seigneur Chuichian de Sigournais.
L'ayant rencontrer dans les geôles et à sa demande je suis le témoin de sa volonté. Celui ci tient à céder ses terres à sa soeur Extraelle si jamais malheur devait lui arriver.

Cordialement

Alienor de Proisy Fortunat Louvain
Dame de l'Isle d'Olonne.



Elle accrocha se précieux parchemin à son pigeon, et ouvrit la fenêtre. Sa promesse était tenu.
Elle lâcha le pigeon et le regarda s'éloigner se demandant si le Chian se remettait de ses blessures.

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Chuichian
[Pendant ce temps dans la Tour Sud]

Il était resté cinq minutes sans personne pour lui tenir compagnie et voila que Cali l'avait rejoint... précédé de Datan. Le bras droit de celui qui l'avait fait condamner venait, avec distinction, c'est un fait, se présenter devant lui sans grimace particulière. Etait-il si froid de nature?


Cali, je dirais bien que je suis ravi de te voir, mais mes récentes rencontres m'ont toutes laissés un désagréables souvenirs. Alors si tu souhaites exercer ton art habile au profit de la vengeance de ta soeur, passe ton chemin.

De plus je ne souhaite aucunement apparaitre comme dans une tenue d'apparat afin que le Comte puisse divertir la foule et se réjouir. Si il tient tant que ça à m'éliminer, à quoi bon paraitre en pleine forme?

Il réprima une grimace de douleur, sa mâchoire ayant pris l'habitude de lui faire regretter d'ouvrir la bouche, le comble pour celui qui avait été apparenté aux grandes gueules poitevines de son époque.

Si tu souhaites profiter de la vue, fais comme il te plait, mais quitte mes appartements au plus vite. Tout ce qui tourne autour de moi à tendence à s'étioler doucement au fil du temps.
Datan
[Tour sud, en compagnie de Chuichian et Cali]

Cali n'est là que sur demande du Comte qui n'a pas apprécié que l'on vous molleste alors que vous étiez enchaîné. Elle n'est là qu'en tant que médicastre et je la sais suffisamment professionnelle pour savoir qu'elle s'en tiendra là.

Après un coup d'oeil plus affectif que directif à la jeune femme, Datan fit face à Chuichian.
Soyez au moins heureux d'avoir quelqu'un pour vous soigner messire, ce ne fut pas le cas de ceux qui subirent vos coups. Moi qui fut révolté qu'on s'en prenne à un condamné enchainé aux murs d'une geole poitevine, je me rends bien compte que j'ai été berné. L'information qui m'a manquée lorsque j'ai dénoncé cette histoire en aurait bien changé la fin. Si l'on m'en avait informé, c'est en duel entre nous deux que cette affaire se serait conclue.

Le porte-parole s'écarta de Chuichian pour s'approcher de Cali.
Mais si le Comte Cristof est à la hauteur de la tâche, fort quand il faut l'être, courageux dans les décisions que d'autres auraient du prendre avant lui, il n'en n'est pas moins humain. Nous ne saurions tolérer de vous voir souffrir en attendant... la suite des évènements. Eu égards à vos actions passées pour le Comté, même s'il vous faudra assumer bientôt les plus récentes.

Soudain, comme se forçant à se radoucir.
Laissez Cali vous aider. Elle ne vous rendra pas plus beau, mais au moins arrêtera la souffrance.

Datan n'avait ni colère ni moquerie dans la voix, il ne faisait que ce qu'il avait à faire. Son seul regret était finalement d'avoir mis au jour une vengeance bien compréhensible. Pour autant, il savait que les Nobles avaient et auraient encore bien des années, bien plus de droit que le peuple poitevin. Question d'époque sans doute... un jour peut-être.

Pourtant Datan était las. Fatigué de voir qu'à partir du moment on l'on porte un titre, les engagements passés semblaient bien vite oubliés et la critique bien vite ravageante.

Un coup d'oeil au prisonnier face à lui.

Il envierait presque sa fin prochaine...

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Porte-Parole du Poitou - Vassal du Vicomte Cristof - Heureux père de Dune - Champion du Poitou
Cali
La jeune femme s'était tue, les yeux fixés sur Chuichian. Elle n'eut pas à attendre longtemps car la répartie se fit cinglante, ce qui amena un petit sourire aux lèvres de la médicastre.

Cali, je dirais bien que je suis ravi de te voir, mais mes récentes rencontres m'ont toutes laissés un désagréables souvenirs. Alors si tu souhaites exercer ton art habile au profit de la vengeance de ta soeur, passe ton chemin.


Rhooo Chu ! Ce que tu peux être désagréable quand tu t'y mets! D'abord je n'avais aucune idée de qui était la personne que j'étais censée soignée . Ensuite, malgré l'affection que je porte à ma soeur, je n'ai pas l'intention de poser sur toi un doigt vengeur et te faire subir je ne sais quelle torture. Dieu me préserve d'avoir de telles pensées.... pffff.... il m'est arrivé de soigner des gens que le matin même j'aurais volontiers baffé ! Je suis ici en tant que médicastre et si c'est un art comme tu sembles le penser, j'entend bien l'exercer.


Si tu souhaites profiter de la vue, fais comme il te plait, mais quitte mes appartements au plus vite. Tout ce qui tourne autour de moi à tendence à s'étioler doucement au fil du temps.

Oh je n'ai pas non plus l'intention de prendre racine mon cher. Mais je n'ai pas fait tout ce trajet pour repartit aussitôt ! Et garde tes balivernes... euh... je m'étiole si je veux ! Et même.. si on me contrarie , je peux avoir un aussi fichu caractère de tête de mule que ma soeurette. Je vais t'ausculter sacré non ! Libre à toi par la suite de te laisser soigner ou non.


Datan qui jusqu' à là avait été en retrait prit la parole.


Cali n'est là que sur demande du Comte qui n'a pas apprécié que l'on vous molleste alors que vous étiez enchaîné. Elle n'est là qu'en tant que médicastre et je la sais suffisamment professionnelle pour savoir qu'elle s'en tiendra là.


Cali approuva ses mots d'un signe de tête , attentive aux phrases qu'il prononça par la suite. Quand il eut finit, elle lui trouva un air las... comme résigné d'un tel constat et son coeur se serra. Elle regarda sans mot dire Chuichian puis chercha du regard un récipient dans lequel se laver les mains . Ceci fait, elle s'approcha de lui avec une petite écuelle d'eau et reprit place , assise sur le lit à ses côtés . Elle trempa un instant un petit bout d'étoffe propre dans l'eau claire et reprenant doucement le menton de Chuichian, entreprit de le laver, enlevant sang et crasse tout en continuant à lui parler.


Je ne fais pas de miracle et ne peut te rendre une apparence gracieuse. Je veux juste m'assurer de ta santé et si possible, te soulager... à moins que tu ne préfères la souffrance... Tes bleus resteront visibles ,rassures toi si c'est cela qui te tient à coeur , mais je peux en adoucir la douleur.


Cali fronça ses sourcils et regarda son ex beau frère d'un air décidé.


Veux tu bien ôter ta chemise ou je dois le faire moi même ? !!

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Petitjehan
Le Chancelier écouta Fayom...et rit.

C'est la votre seule défense Fayom? Accuser une nouvelle fois ma famille ou mon entourage? Alors advienne que pourra vous rendrez des comptes un jour tout comme moi et à plus puissant que moi et là point de fuite possible. Il vous faudra être pesé comme tout un chacun à l'aune de vos actions...Fort heureusement je ne serai pas à votre place à ce moment là...

Un regard au Comte une nouvelle fois attendant un verdict après pour lui l'affaire serait close....enfin jusqu'à la prochaine sombre machination de Fayom car Jehan gageait que le drôle ne serait pas guéri de si tôt de son travers.
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Elra
[Salle du Conseil]

Elra assistait, sans étonnement, aux interventions démesurées de certains.

Certains propos proférés ici me choquent beaucoup. Dame La Justicière, vous semblez parler au nom du peuple poitevin et cela pour émanciper le Comté de sa noblesse. Pouvez-vous nous assurer que vous pensez telle que la majorité du peuple poitevin pense ? Disposez-vous de lettre de créances de tout un peuple ?

Je rejoins ce que dit notre Comte au sujet de la démocratie.
De surcroit, je vous rappellerai que le Roy nomme le Comte suite à la consultation du peuple, c'est donc le peuple qui fait sa noblesse, tout au moins pour ce qui est des Comtes et Vicomtes.

Je crois que ces propos que vous nous tenez n'ont de sens que l'affectif qui aurait pris sur la raison.
La noblesse poitevine a besoin du peuple poitevin et le peuple poitevin a besoin de sa noblesse. L'un est indissociable de l'autre.
Alors, je suis navré Dame La Justicière que vous vous offusquiez que je sois de noblesse poitevine, mais je peux vous garantir que cela a cours dans tout le Royaume de France et bien au delà.
Allez donc en république vénitienne, et vous vous rendrez compte que si ce n'est la noblesse qui représente l'Etat, ce sont les riches marchands. Bref, où que vous alliez, des gens ont la charge de représenter d'autres nombreuses personnes. L'opposition, pour l'oppositoin ne mène à rien.
Maintenant Dame La Justicière, si l'air vous manque, la noblesse n'y peut rien.

Messire Fayom par les mots suivants :

Citation:
Vous êtes bien placé pour parler de lacheté vicomte, votre règne ayant été un modèle dans ce genre.


Cela est dit comme cela, sans aucun argument, sans rien...Non tout simplement par envi à l'attention d'un ancien comte poitevin, je vous le rappelle.

Le Comte de Montaigu se lève de table et se met à hausser la voix comme pour raisonner les enfants qui courent autour de la table depuis 2 heures à un repas de famille en criant et en hurlant.

RESPECT


Quelle est donc cette mauvaise pièce de théâtre où un conseiller s'autorise à demi mot couvert à insulter un Vicomte avec l'appui du Procureur insultant la noblesse en place ?
Mais où vous croyez vous donc ?

A quel beau spectacle vous nous donnez.
Je vous autorise donc Messire Fayom à faire des excuses auprès du Vicomte pour les propos que vous avez tenus. Ainsi l'affaire sera close.

Quand à vous Dame La Justicière, je suis profondément déçu de votre pensée envers nos personnes. Et de justice, vous n'avez que le nom. Ôtez donc vos oeillères...Et surtout, un précieux conseil...Ne jamais généraliser une pensée. Ôtez vous donc l'idée de penser que parce vous avez vu une pomme de couleur verte, elles le sont toutes.
J'ai un jour occis un rochelais entre Niort et La Rochelle, il voulait me brigander. Heureusement, tous les rochelais ne sont pas brigands.
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La_justiciere
En effet Vicomte, c'est bien mon rôle. Concernant Fayom et le chian, je n'excuse pas ce qu'il a fait mais plutôt que de déverser votre hargne sur lui, réfléchissez donc à ce qui a poussé le Capitaine à un tel acte. Il a été torturé dans ces geôles où ce noble n'a subi que quelques coups de poing. Et personne ne s'est insurgé contre l'absence de procès, et la violence gratuite. Veuillez donc m'expliquer cela et pourquoi la justice est sélective selon que l'on est noble ou pas.

Concernant le fait que « je ne vous aime pas », tout est dit. Vous agissez pour votre propre compte et quand je dis vous, je parle de la noblesse en général. Certains ne méritent aucunement l'honneur qu'ils ont eut. Alors que le Capitaine a toujours été exemplaire, tant dans l'armée qu'à la mairie de Niort et lors de ses mandats comtaux, l'a-t-on une seule fois remercié de son travail? Certains sont nobles pour bien moins que cela
* ne peut s'empêcher de penser à Eragon_killer et à ses insignes* alors que fayom n'est pas même champion.

Quant à mon rôle, je vous signale que je n'ai pas demandé à devenir procureur, Il est vrai, il y a quelques mois encore je croyais en notre Comté et je voulais m'investir malgré l'oligarchie incontestable. Placée en 9ème position je n'avais aucune chance de me retrouver au conseil et pourtant m'y voilà. Le Comte m'a nommé procureur parce qu'il n'avait personne d'autre sous la main et avait besoin du comte Elra. J'ai accepté pour le bien du Poitou, mais si vous souhaitez ma démission alors je démissionnerais.

Elhana se tait et remet ses pensées en ordre.

Je ne crains pas d'être jugée par les Poitevins, je ne serais jamais à votre place et je commence à penser que c'est véritablement une bonne chose.

Elhana entend ensuite le Comte, l'écoute avant de lui répondre.

Non je n'ai pas oublié Comte, que notre Royaumes est une monarchie. J'estime seulement que la noblesse qui nous gouverne devrait être choisie avec un peu plus de sagesse. Car il faut bien l'avouer, comme je l'ai déjà dit, certains n'ont aucun mérite et sont noble. Vous dites que le peuple choisit les Comtes et Vicomtes, mais soyez sérieux, le peuple ne choisit rien car le peuple ne sait rien. La communication est nulle et la plupart des choses que les candidats promettent ne sont que des mensonges et les promesses rarement tenues. Ne prenez pas cette remarque pour vous, car j'ai étudié votre travail et je pense que vous êtes l'un des meilleurs Comtes de cette province mais pour un honnête, combien sont des menteurs et des traitres?

Elhana soupira et regarda Fayom, un ami. Et pourtant elle ne savait dire combien de fois elle l'avait critiqué à cause de certaines de ses décisions. Elle n'était pas toujours d'accord avec lui et le lui avait toujours dit, mais il restait un ami et elle ne pouvait le voir ainsi accusé.

Puis ce fut au Comte Elra d'intervenir. Visiblement sa petite intervention avait fait son effet. Elle écouta attentivement l'homme qu'elle respectait.

Je ne représente pas le peuple, il me semble que c'est le travail du conseil comtal à la base. Ce que je sais c'est que je ne suis pas la seule à penser ainsi. Demandez donc à néférouré, maire actuel de Niort, ou au Lieutenant jmanci ce qu'ils pensent
Quand vous dites que nous avons besoin les uns des autres, je pense que c'est surtout la noblesse qui a besoin des poitevins car eux n'ont aucunement besoin de vous.
Je ne m'offusque que vous soyez noble car avec le comte Cristof, vous faites partie des rares nobles que je respecte. Pour moi, seuls des gens comme vous ont le droit de porter le titre de noble et non tous ceux qui ont actuellement le titre mais ni les compétences ni l'attitude de nobles, sauf si bien entendu l'arrogance, l'hypocrisie, l'égoïsme sont les caractéristiques de la noblesse.
Et rassurez vous, je ne généralise pas, je constate juste un fait qui est que nombre de nos dirigeants ou ceux qui aspirent à le devenir n'en sont pas dignes.

Cristof
Le Comte assistait à des règlements de comptes dont il se serait bien passé. Tant d'énergie dépensée à la destruction alors qu'il y avait tant de chose à bâtir.

Ne nous égarons pas..., c'est bien de ce qui s'est passé dans la geôle de Chuichian dont je me préoccupe. Ce courrier ne représente rien pour moi, qu'il soit de la main de Fayom ou pas.
Les faits ont démontré qu'il avait tort, puisque Sylvestre fut remplacé.

Maintenant, j'en reviens à cette histoire.
Fayom a été torturé par le Chuichian arbitrairement alors qu'il était Comte...
Il s'en est pris à un roturier sans défense, un militaire qui remplissait son devoir et ce sans raison valable.

Je n'approuve pas le geste de Fayom, mais néanmoins je le comprends...
Œil pour œil, dent pour dent, et puis je considère que Chuichian ne s'est pas comporté noblement et qu'il usurpe ses titres à cause de sa conduite. Ses faits de torture ne viennent que me conforter dans ma vision des choses. Comment exiger de la roture qu'elle se conduise dignement si la Noblesse ne montre pas l'exemple...

Je ne prendrai donc qu'une sanction de principe.
Je révoque donc Fayom de son poste de Capitaine pour les 10 derniers jours de ce mandat et ce sera ma seule et unique sanction, si l'on considère que par ce geste il n'obtiendra aucune récompense des services rendus.


Le Comte sans attendre les réactions se lèvent.

Et maintenant, tout le monde au travail !
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Petitjehan
Le Fortunat écouta avec attention et n'intervint pas aux propos de La Justicière songea qu'à laver la tête de son âne on gaspille son savon...

Il écouta la sentence du Comte et ne la commenta pas, la messe était dite, décision avait été prise et il n'y avait plus rien à ajouter sur le sujet.
Il n'attendit point les excuses demandées à Fayom sachant que cela était peine perdue dans tous les cas. Et puis mieux valait rien dans son esprit que paroles mensongères car non sincères.
Il ramassa donc ses dossiers et s'en retourne à la Chancellerie mettre en ordre les dossiers en cours avant de faire une pause pour quelques temps le temps de voir comment les choses tourneraient.

Pour autant il resterait au service du Poitou cela était devenu une habitude et il aimait cela.

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Chuichian
[Et tournoie]

Fustigeant du regard le Porte-Parole du Poitou, le prisonnier se leva et se dirigea vers la porte bien décidé à faire sortir le "suppôt du Comte" de ses appartements.

Et bien Seigneur, si je dois me faire soigner, vous comprendrez que je demande un peu d'intimité. Je vais donc vous laisser vous en retourner à vos occupations. N'ayez crainte, je ne ferai aucun mal à la Thouarsaise.
Et puis si je puis demander un repas, j'ai grand faim. Du canard m'ira parfaitement.

Il referma la porte sans laisser à Datan l'occasion de s'immiscer dans leurs affaires et rapidement, donna deux tours de clés.

Soit Cali, puisque tu désires rester ici, reste. La clé est sur la porte, tu auras l'occasion d'en sortir dès que tu le souhaiteras.

Il se déplaça en direction de la fenêtre et admira la vue. Poitiers et ses environs s'étalaient devant ses yeux, cette province à qui il avait tant donné... il poussa un léger soupir... regret? Peut-être.
Puis il se tourna et regarda Cali qui déballait ses affaires, il observa Cali plus attentivement encore et ses atouts qui à chacune des ses inspirations comblaient bien plus que son corset ne semblait vouloir retenir.

Il s'approcha d'elle sans quitter son corps des yeux, et s'assit à côté d'elle. Elle semblait concentrer sur la préparation de ses gestes et des accessoires. D'un geste doux il écarta les cheveux du cou de la belle et approcha son visage de la nuque ainsi dégagé. Son parfum vint titiller les cavités olfactives du Chian.


Si nous passions à de plus proches relations? Après tout, autant profiter de ce moment de calme non? Lui glissa t'il au creux de l'oreille.
Cali
[ Tour Sud du château.. entre Chuichian et Cali ]

Et bien Seigneur, si je dois me faire soigner, vous comprendrez que je demande un peu d'intimité. Je vais donc vous laisser vous en retourner à vos occupations. N'ayez crainte, je ne ferai aucun mal à la Thouarsaise.
Et puis si je puis demander un repas, j'ai grand faim. Du canard m'ira parfaitement.


Cali soupira de soulagement en entendant Chuchian accepter de se faire soigner. Elle tiqua un peu sur le faite de faire sortir Datan puisqu'elle ne voyait pas en quoi sa présence pouvait bien gêner. Hors de question pour elle de faire le moindre commentaire. Il baissait sa garde et elle ne voulait pas qu'il change à nouveau d'idée donc elle n'émit aucune objection au départ du porte parole. En plus Chuichian avait grand appétit, bon signe ça. La médicastre se rendit vite compte par la suite à quel point il avait faim... sauf que le canard, c'était elle.


Soit Cali, puisque tu désires rester ici, reste. La clé est sur la porte, tu auras l'occasion d'en sortir dès que tu le souhaiteras.


Très bien Chu. Ca me convient parfaitement. Contente que tu te montres raisonnable .


Elle ne perdit pas son temps en vaines paroles, sachant en bonne forgeronne qu'il fallait battre le fer pendant qu'il était encore chaud et commença à sortir les onguents , compresses et plantes diverses en farfouillant dans sa sacoche . Elle pouvait s'attendre à tout venant de Chuichian mais certainement pas à ce qui s'en suivit lorsque de sa main, mue par on ne sait quelle pulsion soudaine, il dégagea quelques cheveux de la nuque de la jeune femme dans un geste très doux en lui susurrant au creux de l'oreille..


Si nous passions à de plus proches relations? Après tout, autant profiter de ce moment de calme non?


Cali resta surprise un instant, saisie pas la proximité de Chuichian et par les mots qu'il venait de prononcer . La jeune femme ne bougea plus, écarquillant les yeux puis se ressaisit en déglutissant.


Chu ?... Tu te sens bien ? Tu es en train de ... uhm.... de me proposer de passer un moment avec toi?!!


La médicastre se retourna brusquement vers lui, la bouche entrouverte dans une mimique d'étonnement qu'elle ne sut masquer.

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Chuichian
Bouche légérement entrouverte? Ouverture de trop, opportunité à saisir. Sans répondre à la question, les lèvres de Chu se collent à celle de Cali, nouveau délice s'offrant aux papilles de l'homme en sursis. Ses mains se font plus vivante, vibrante et baladeuse. Lentement elles se déplacent vers des monts et vallées plus attrayantes.

Nouveaux paysages recouvert d'un morceau de tissu dont la boutonnière est comme un cadenas, devoir se débarrasser de cette ultime obstacle ne sera pas un problème tant le doigté entreprenant du Chian sait se faire sentir.
Lentement elle remonte le long des flancs avant d'entamer l'ascension des ces monts.
La frustration de ne point avoir ce qu'elles désirent immédiatement se transforme rapidement dans l'esprit de l'homme comme une jubilation de l'atteindre sous peu.

Accompagner le corps de la douce vers le matelas sera mal aisé. Chaque chose en son temps. Conquérir ses lèvres est déja un exploit en soi, dompter l'étendu de ce corps, territoire dangereux aux pièges multiples, devra se faire avec patience.

Le temps, voila qui lui manquait sans aucun doute. L'instant de stupeur passé, il devra l'avoir entrainé dans le délice de ses tourments au risque de la voir s'échapper avec fracas de sa toile. L'empêcher de réfléchir, accentuer sa présence, susciter le désir...
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