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[RP] Exécution Comtale - Schlak!

--Combattant_de_la_nuit
Le Combattant était là. Il avait réussit à se frayer un passage au milieu des innombrables badauds venus assouvir leur soif de sang et leur envie de violence.

Bande de misérables...pensa-t-il.

Il scruta les environs, analysa les mouvements, les attitudes des gardes...Il y en avaient environ dix.

De la rigolade...

Son poignard,attaché à sa ceinture de cuir dissmulée sous sa grande cape noire,n'attendait que lui. Il voulait agir...Il voulait intervenir, faire ce qu'on lui avait demandé de faire il y a maintenant si longtemps...

Patience, patience...marmonna-t-il. Le moment n'est pas encore arrivé...

Comme de peur qu'on le reconnaisse, il avait recouvert sa tête de la capuche sombre de son mantel. Il l'ajusta, tapota la cicatrice qui trônait au milieu de son visage comme pour se donner du courage et serra le manche de son poignard en attendant le bon moment, qui n'allait plus tarder maintenant...Bientôt, il serait au centre de toutes les attentions...Il fallait qu'il se concentre...
Helena.
Helena s'approcha de la place d'où raisonnait des cris condamnant à mort un homme. Aliénor avait bien parlé d'une exécution à Helena... Helena ne pouvait y croire!! Comment avait on pu en arriver là... Elle distingua au loin dans des loges fabriquées pour l'occasion le Baron Cyphus ainsi que la Baronne, le comte Cristof. En tournant la tête, elle vit Aliénor. Helena était révolté à l'idée que l'exécution allait être un spectacle. Elle comprennait pas comment on pouvait s'octroyer un droit de vie et de mort sur les personnes. Elle n'avait qu'une envie c'était de monter sur l'estrade et d'hurler son désaccord. Son sang bouillonnait dans son corps. Elle avait vu assez de drame et d'horreur... Vraiment,elle ne comprendrait jamais toute cette haine et ce désir de vengeance...
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--Combattant_de_la_nuit
L'heure fatidique approchait...Malgré la froideur de la journée, le Combattant transpirait. Il ne fallait pas qu'il loupe sa cible...non, il ne le fallait pas...surtout pas...Il n'avait qu'une seule chance...

Son poul s'accélérait, ses mains étaient moites. Sa cicatrice le brûlait de plus belle.

Il tourna son regard vers la loge du Conseil.


Ils ne sont pas tous arrivés...Pourvu qu'ils ne tardent pas trop...marmonna-t-il.

Un dernier coup d'oeil sur les effectifs de sécurité : 10 gardes à tout casser...Un jeu d'enfant.

Comme par réflexe, il tapota son mantel à l'endroit sous lequel était cachée l'arme. Elle était toujours là...un peu courage...rien ne pouvait lui barrer la route...rien ! Il se répéta une nouvelle fois le plan dans sa tête. Tout devait bien se dérouler...Le coup rapide et fatal, un signe de croix, une dernière prière et l'ouverture aux portes du Très-Haut
...
Lunarion..
Le service de sécurité ? 10 gardes et un nain qui n'avait pas la moindre envie de se faire voler la vedette.
Dans la foule une femme, nouvelle arrivée semblait bouillir. Le sourire du fou s'élargit d'amusement.
La foule était du côté du côté de l'Homme, indubitablement. Et c'était drôle. Parce que la personne qui comprenait probablement le plus l'importance l'importance de son exécution était l'exécuté.
Cette foule qui a force de bons sentiments lui avait volé son rôle d'indignation au Comte.


Le Chian … notre invité d'honneur. Oh, vous piaffez d'impatience de voir sa tête rouler, pour le sang ou pour pouvoir partir.
Vous pouvez bien dire que c'est pour la seconde raison nous savons tous que vous êtes là pour la première !


Il regarde autour de lui. Personne ne peut le voir à plus de 5 mètres, faut dire qu'ils sont tellement grands ces pictaves !
Il gravit rapidement les marches de l'échafaud et se poste sur l'estrade.


Voilà qui est mieux.
Chuichian de Montignac arrivé à Thouars un obscur jour de printemps. Nous aurions du savoir qu'il finirait ainsi, qui a déjà vu du mauvais temps apporté par les hirondelles ?
Il fut sergent de police, de la mauvaise graine encore. Le genre qui fricote avec le Sans Nom et qui lit l'avenir dans une vasque à ablutions … Il ne pouvait pas bien tourner c'est votre serviteur qui vous le dit.

Il fut Prévôt, ce fut son premier poste au conseil. Comment auriez vous voulu que l'homme de développe pas une tendance certaine à tout diriger par la force ? Le Prévôt est celui qui fini toujours par fomenter des coups tordus à force de déjouer ceux des brigands … Chuichian n'avait aucune chance. On ne se bat pas contre notre destin.

Une fois mis sur le trône il usa et abusa d'artifices et ses conseillers, il manipula tout le monde, y compris sa propre soeur. Mais faites comme elle, figure digne, et pardonnez lui par sa mort. Le pauvre n'y pouvait rien. Il aimait les rousses, les filles du Malin. Encore une fois c'était le destin.

Surveillez sa fille. Une pauvre enfant née hors mariage. Même pas du mauvais côté du lit puisqu'au n'était officiellement partagé. Mais surveillez la, les chiens ne font pas des chats. Et votre Comte déchu ne s'est pas éloigné de l'Eglise Aristotélicienne pour rien. Non, c'était un coup du Très Vilain.


Le nain sourit.
Il agite ses grelots en une révérence qui amène sa main à toucher sol.
Avantage de jambes trop courtes. On passe pour plus souple qu'on ne l'est.

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Chuichian
[Château de Poitiers - Chute et Décadence]

Le bourreau d'abord avait fait son entrée. Professionnel, il l'avait préparée comme l'exigeait une décapitation. Il n'avait pas répondu aux questions que l'homme cagoulé lui avait posées, à quoi bon? Pour dire vrai, il n'avait pas encore ouvert la bouche aujourd'hui, comme si son silence devait être le symbole d'une fin inéluctable.

Des bruits de pas qui résonnent dans la grande entrée, vide pour l'occasion, une nouvelle personne vint les rejoindre:
Nous sommes fin prêts Seigneur. Nous pouvons y aller.

Soupir du comte sortant, résignation aussi. Il jette un dernier coup d'œil à cette pièce qu'il a si souvent arpentée pour entrer ou sortir du Palais des Comtes. Les tentures, les pierres, qui peut croire que tout cela est aussi chancelant?

Il avance, le premier pas vers une fin inéluctable. Ses jambes sont un court instant comme figées avant de l'emmener jusqu'à la charrette qui le conduira au billot. Les grandes portes s'ouvrent devant lui, un vent froid lui fouette le visage. Profonde inspiration avant de monter.
Le bourreau lui attache alors les mains dans le dos et lui lie les pieds. De part et d'autre, des gardes qui lui serviront d'escorte vers sa dernière scène. L'attelage s'ébranle doucement.

La populace... elle est là, venant se délecter des derniers instants du comte maudit. Prendre le temps de le montrer à la foule semble avoir été les consignes données au cocher qui adapte son cheminement afin que nulle personne présente ne puisse ignorer le nom de celui qui sera ainsi jugé. Les cahots de la route secouent la carriole qui ne tarde pas à s'arrêter à proximité de l'estrade.
Les gardes lui font un étroit couloir jusqu'au petit escalier de bois qu'il gravit avec difficulté.

La noblesse quant à elle, est aux premières loges pour assister à la fin de celui qui a joué avec eux. Nul doute que la disparition du nobliau trouble-fêtes provoque chez eux, la joie la plus grande. Les planches de bois craquent sous les ultimes pas du Seigneur de Sigournais escorté d'un dernier garde jusqu'au centre de l'estrade.

Alors que la grande faucheuse s'impatiente, il est surprenant comme tout vous semble plus limpide: le ciel vous semble plus bleu, ce que vous observez vous semble plus distinct, le moindre son vous semble plus clair. Des cloches qui tintinnabulent au loin puis... le silence... plus mortel que jamais.


A mort! A mort! A mort!

La clameur qui s'était éteinte lors de son arrivée reprit à nouveau. Rapidement la place entière se mit à crier en sa direction, souhaitant la fin de l'histoire de celui qui avait placé le Poitou et ses nobles au bord du gouffre.
Il regarda attentivement la foule à la recherche de visages connus pendant que les quolibets, sobriquets et autres surnoms tous les plus fantasques les uns que les autres continuaient à pleuvoir.

Voila qu'il n'était plus maitre du jeu, il y a encore quelques temps de cela, il aurait été amusé de voir à quel point le peuple était versatile, mais en cet instant, il n'était plus l'heure de sourire à ce genre de choses.
Le voilà présenté aux pictaves et poitevins ayant fait le déplacement jusqu'en la capitale. On le tourna vers l'estrade et le Comte, dans l'attente que l'une des personnes présentes ordonne la suite des événements.
Cathycat




[D'espoir en désillusion ... La faucheuse fait son entrée]

La brune belle n'est plus qu'à quelques mètres de l'échafaud, la foule s'est amassée sur la grande place pictave. De toute part la frénésie morbide gagne du terrain, les slogans de mort fusant à tout va.
Le bourreau a fait son entrée et aiguise son couperet dans un sinistre bruit de frottement de la pierre à aiguiser sur la lame.

*Scritchhhhhh* *Scritchhhhhh* *Scritchhhhhh* *Scritchhhhh*

Cet atroce bruit la fait grincer des dents, assaille ses oreilles, lui rappelant les furieux bruits de lames des épées qui glissent l'une contre l'autre ... Bruit qu'elle ne pourra jamais oublier ... Ce bruit est gravé en elle et la fait trembler ... Un goût amer de bile lui vient dans la bouche, elle blêmit à en avoir le teint blafard d'une morte, sa longue cicatrice qui lui barre le flanc gauche et qui lui remonte dans le dos lui fait atrocement mal ... L'esprit a une force sur le corps que nul homme ne peut contrôler ... Capable de réveiller les douleurs les plus vives et les plus anciennes, en associant un bruit à un acte du passé ...
Sa gorge est sèche et son corps tremble malgré elle, malgré le doux soleil de cette matinée ... Matinée si banale pour certains et pourtant si différente pour d'autres ...

Lentement, les cris s'apaisent, les voix se font chuchotements, un silence de mort s'installe ... Seul le claquement, à la fois lointain et proche, des lourds sabots des chevaux sur le pavé se fait entendre à un rythme lent et régulier ... Le convoi arrive ... Le bruit des fers sur le pavé de la grande place ... Le grincement des roues de l'attelage ... Plus rien d'autre que ses bruits sinistres, la foule s'écarte en silence, laissant place au condamné et son "carrosse" ... Le bruit de la foule redevient lentement un murmure sourd alors que le visage du condamné est dévoilé aux yeux de tous ...

La brune belle regarde ce sinistre convoi, les yeux dans le vague, son esprit refusant de lui révéler la dure réalité ... Elle plisse les yeux, essayant d'analyser ce qui se joue devant elle et ce auquel elle n'ose croire ... Ce qu'elle refuse de croire ...

Cette silhouette si familière mais à la fois étrangère ... Ce visage méconnaissable ... Couvert d'ecchymoses, défiguré par cette tonsure à l'arrière de son crâne, les bras attachés dans le dos et le regarde vide ...
Non ce n'est pas possible, ce n'est pas le même homme que celui qu'elle a connu, celui qu'elle connait !
Le visage toujours caché par la capuche de sa cape, elle n'ose y croire, elle qui espérait tant que ... Mais tout espoir est désormais anéanti ... La réalité est là et bien là, violente et incontournable ... Le Chu va mourir, décapité en place publique ...

Des larmes silencieuses roulent sur les joues de la brune belle, des images lui reviennent en tête, ces bons moments passés à ses côtés à boire et rire. Tout cela va être effacé à jamais, balayé par une vision d'horreur ...
Elle le regarde gravir, le petit escalier de bois, résigné, tandis que la foule se déchaîne à nouveau en criant ses "A mort !!" frénétiques.
Silencieuse et nauséeuse elle regarde son ami, faire face à celui qui le condamne ...


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Cyphus
Le baron sourit à son épouse pour la rassurer et lui lâche la main.
-Je reviens dans quelques secondes mon aimée.
L'Intendant des Armées se lève et rejoint les 5 hommes en faction à l'arrière de la tribune.
-La foule n'est pas très loin au dessous de sa grandeur, que deux d'entre vous s'avancent pour guetter un éventuel attentat à l'arbalète.
Cyphus se tourne vers la foule à la recherche visuelle infructueuse de la patrouille qui tente de calmer les poitevins les plus échauffés. En redescendant avec les deux gardes il s'arrête à côté du comte, et se baisse pour lui parler, plus par commodité face à une personne assise sans vouloir gêner la vue des autres nobles, que par étiquette.
-Votre grandeur un prêtre a-t-il été convié?
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Datan
Pendant que le bourreau prépara le condamné, Datan s'approche de la tribune comtale et les mots du Baron arrivent jusqu'à ses oreilles.
Le curé de Poitiers ne semble pas disponible aussi il devrait être remplacé rapidement.

Puis, toujours avec son visage fermé et froid, Datan se tourne vers le Comte.
S'il sied à votre Grandeur, nous pouvons procéder. Désirez-vous faire une allocution ?
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Porte-Parole du Poitou - Vassal du Vicomte Cristof - Heureux père de Dune - Champion du Poitou
--Combattant_de_la_nuit
Le Comte maudit avait rejoint l'échaffaut. L'ambiance qui régnait au dessus de la foule en délire provoqua un frisson de dégoût au Combattant.

Maudit soyez-vous, bande de fous...pensa-t-il.

Il serra dans sa main le manche de son poignard. Il le dégaina lentement de son étui et le colla contre sa cuisse droite, voulant rester le plus discret possible. Un dernier coup d'oeil aux effectifs de sécurité : quelques mouvements, quelques sussurements d'ordres d'un officier à l'oreille d'un garde, rien de bien inquiétant...

Le Combattant tourna son regard vers la loge comtale. Une bourrasque de vent lui fouetta le visage. Il ne broncha pas. Son regard restait fixé sur la tribune officielle. Il était temps maintenant...Alors, serrant son poignard comme une mère serre son enfant avant qu'il ne soit emporté par la mort, il se fraya un passage à travers la foule de plus en plus nombreuse, direction sa cible...
Bambata
Peu de temps après son retour en terres Poitevine , Bamba avait entendu parler d'une exécution prévu dans quelques temps .
Ce n'est qu'en taverne que cette rumeur , trottant dans sa tête , se confirma .

C'est donc , sans connaitre l'identité du condamné a mort , que Bamba chevaucha jusqu'au lieu de la sentence .
Une masse de gens était déjà rassemblé sur la place , et le futur décapité était déjà montré a la vue de tous . Il ne le reconnu pas immédiatement , car ils étaient rarement vu en taverne , mais Bamba fut bien surpris lorsqu'il appris le nom , et reconnu le Sir Chuichian .

- Bah ! un peu de divertissement
, pensa Bamba . Le Poitou offre rarement un vrai spectacle aux yeux du bas peuple , il n'allait donc pas être contre .
C'est donc impatient qu'il s'appuya le dos contre un mur , enlevant son casque , pour assister a ce " massacre légale " et public .

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Cyphus
Cyphus, en entendant Datan, hoche la tête et se redresse.
Une éclaircie, il voit briller le soleil sur un casque en contrebas.. la patrouille est bien là; et bien qu'oppressés par la foule nombreuse et surexcitée, elle semble réussir à calmer les plus échauffés.
-Bien.. souffle-t-il. Je retourne m'assoir, à plus tard mes seigneurs.
Le baron retourne silencieusement à sa place, et prend doucement la main de son épouse, autant pour l'encourager.. que pour s'encourager lui aussi en ce moment dur.
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Sexybabyphat
Sophie tient la main de son époux et lui murmure:
- Mon chéri tu me le diras quand le moment sera venu que je ferme les yeux. Je ne veux pas voir ça....
Elle se colle contre son époux , à ces côtés, elle se sent protégée, elle a hâte que tout soit terminé pour rentrer à Erguenault.

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Icie
[Paris - Hôtel de Montmorency]

La comtesse Icie de Plantagenêt se tenait pres de la cheminée dans les appartements qui lui étaient reserves chez ses parents.
Il lui était impossible de se rechauffer. Non pas que l'hiver soit encore passé à l'attaque mais la demeure princiere vivait des heures tragiques.
Le deces du prince Hugues de Carpadant, victime de brigands en Perigord, avait jeté sur toute la famille l 'emprunte des doigts glaciales de la Grande Faucheuse. Et ce procès qui trainait...................

Icie serra le chale autour de ses épaules et ouvrit les missives qu'un valet venait de lui remettre.
Elle parcouru brievement celles de l'intendant de ses domaines. L'homme avait toute sa confiance et elle n'avait pas la tête a parcourir des colonnes de chiffres. Elle sourit à celle de son amie Leoia qui se trouvait en Bourbonnais Auvergne. Son humour et sa gaité lui manquait.

D'un doigt elle écarta les plis aux sceaux de comtés voisins du Poitou, de Champagne et du Sud du Royaume. Ce serai pour demain, elle en devinait le contenu mais il lui faudrai plus de concentration qu'aujourd'hui pour y preter attention. Y en aurait il une de lui? son doigt tremblait un peu en poussant du doigts des cachets rouges. Non, encore non.........tojours non.

Un voile de tristesse passa devant ses yeux. Il lui manquait tant, elle avait espéré un peu de soutien. Vain espoir.......Son soutien etait si fugace qu'elle n'osait le qualifier d'inexistant tant son coeur s'accrochait aux miettes qu'il lui divulguait de loin en loin.

Elle chassa les sombres pensées et continua son tri

La lecture de la derniere missive la plongea dans une profonde reflexion où se battait la tristesse , le devoir et l'incompréhension.
Ainsi le seigneur Chuichian allait être executé...........Par Aristote.........son crime était............et son proces? ........elle relut et relut......il n'en était fait mention en nul endroit.

Icie frémit, n'osant penser qu'en Poitou..........alors qu'elle.......elle était jugée à Paris. Et si l'on avait agi ainsi envers elle? sans jugement..............

Quelque chose dans cette affaire lui echappait. Il lui manquait certainement des informations, à n'en pas douter. Oui tres certainement.......il fallait que cela soit, sinon..........

Icie soupira, se leva et s'agenouilla devant le petit autel placé à côté d'un fenestron donnant sur la cour. Même si l'homme l'avait deçu, il n'en restait pas moins une âme à sauver.

Alors elle pria pour qu'Aristote lui accorde miséricorde

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L'insulte HRP ne passera pas!! Qu'on se le dise!!
Kykyne
Rumeurs… Rumeurs… Combien de fois elles étaient fausses, mais celle-ci gagnait tellement en importance qu’elle méritait d’y accorder une attention particulière. Les gens racontaient que l’ancien comte allait être exécuté, ce qui rendait la rumeur plutôt étrange puisqu’en aucun moment, elle n’avait entendu parlé d’un procès qui l’inculpait. Il était inconcevable pour elle, qu’un homme pouvait être trouvé coupable sans avoir été préalablement jugé. Se fiant qu’à ses yeux, elle entreprit le voyage de La Trémouille vers Poitiers afin d’en conclure par elle-même. Les messagers à plumes se succédaient au-dessus des têtes comme si une catastrophe allait se produire. Plus elle approchait de Poitiers, plus elle ressentait un étrange malaise. Sa poitrine se comprimait sans savoir pourquoi.

Une fois les remparts franchit, la p’tite aperçu l’affolement dans la capitale. Une tention enveloppait cette dernière et l'inquiétude commençait tranquillement à s’emparer d’elle. Sans perdre une seconde de plus, elle suivit l’attroupement qui se dirigeait vers la place publique. Une masse de gens y siégeait déjà, pendant qu’une partie des curieux villageois restaient debout. Nobles, paysans, troubadours, tous les rangs s’y trouvaient. Impossible de confirmer la victime puisque de nombreux chapeaux lui entravaient la vision, elle chercha à vive allure, telle une souris pourchassée, un coin pour apercevoir ce qu'il s’y passait.

Ses craintes grandissaient dans le doute. Celui qu’elle avait jadis rencontré à LT, semblait de plus en plus être le sujet des rumeurs. Des murmures parvenaient à ses oreilles… «Chu va mourir...», «Le Chian va perdre la tête…», «L’heure de l’ex comte a sonnée…». Elle avait du mal à se rendre à l’évidence, quand soudain elle parvint à voir au loin et l’aperçu. Son cœur fit deux tours en le voyant dans cet état. L’homme était-il rendu si prétentieux au point d’en décider de la vie de ses semblables ? Elle avait du mal à se faire à l’idée. On aurait pu comparer la scène à un combat déloyal en lice entre deux hommes dont l’un fortement armé, et l’autre ligoté, incapable de se défendre !

La vision du Chian comme l’appelait certain, la projeta dans ses songes. Elle se revoyait en taverne il y a de ça quelques mois, alors qu’il ordonnait l’arrestation d’un vil personnage. Étant alors sous les ordres de l’ex prévôt Kalimereth, l’ex chef maréchal s’était exécuté sans questionner. Elle l’avait trouvé plutôt imposant par la prestance qu’il dégageait et c’était la première fois qu’elle mettait un visage à celui qui faisait tant parler de lui. Certes, elle ne le connaissait pas personnellement, mais cela lui brisait tout de même le cœur de voir que l’homme est un loup pour lui-même. La tête de Chuichian était réclamée et ce spectacle de mauvais goût ne lui plaisait guère au point de lui donner la nausée. Elle avait maintenant la confirmation des rumeurs qu’elle avait entendu et c’est les yeux humides qu’elle tourna les talons pour s’éloigner de cet abattoir public. Plus jamais elle ne pourrait passer en ces lieux sans avoir une profonde pensée pour cet homme qui allait être décapité par soif de vengeance…

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Cristof
Aux mots de Datan, le Comte du Poitou se releva pour une allocution.


Peuple Poitevins, on vous a dit que les nobles étaient au-dessus des lois et qu'ils pouvaient tout se permettre. En ce jour, vous allez comprendre que toutes libertés à ses limites...

Il marqua une pause, imposant le silence par le silence.

Le Chuichian de Montignac, a trahi le Comté du Poitou, il a trahi les nobles Poitevins et il a même trahi les siens...c'est ce qu'il m'a avoué sans contrainte, mais au contraire ravi de l'avoir fait. Il a ensuite tenté de me faire chanter, de m'imposer une politique diplomatique suicidaire pour le Poitou, au nom de sa trahison propre.

Le sentence est donc à la mesure des faits avoués et non repentis. La MORT !!!


Il regarde alors vers le Bourreau...


Bourreau fais ton office !

Nul besoin de plus de discours, la toute puissance d'un Comte face à l'aveu de trahison se posait désormais en juge. Un noble face à son Suzerain avait des devoirs, et il risquait bien plus qu'un gueux face à sa justice froide et sourde aux complaintes d'avocats procéduriers et de gueux larmoyants. Cette noblesse parfois envié, était parfois lourde à porter, car ses devoirs dépassaient de loin son libre arbitre.
Les Poitevins s'en souviendraient, la noblesse, ce n'est pas qu'un cuillère en or mais aussi une épée à deux tranchants.

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