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[RP]Les bas fonds de Limoges

Vivelame


Sa monture lancée au galop Vivelame avait déjà avalé les kilomètres qui la sortirait de la forêt, quand elle tira sur les rennes de sa monture. Essoufflée comme si elle venait de faire la route en courant et non à dos de cheval elle, déglutit, tournant sa tête en arrière pour regarder derrière elle. Le ciel de nuit commençait à laisser sa place à celui du jour qui ne tarderais pas à se lever. Fouillant les alentours des yeux, elle scrutait la semi obscurité qui s'éternisait sous les arbres de la forêt qui s'étalait encore sur plusieurs kilomètres avant que la route ne bifurque à travers champs vers Limoges.

Son cheval piaffait nerveusement, ses sabots heurtant le sol . Mais Vivelame ne relâchait pas les rênes,l'empêchant de repartir.
Monture et cavalière se passaient leur nervosité, dans l'esprit confus de Vivelame une seule pensée fusait. Elle avait fuit. Et tout ça à cause d'une vieille. La voix de la vieille résonna dans sa tête.
Des baisers. Des présents. * N'importe quoi j'ai du rêver. Le retour du Papy me mets les nerfs en pelote. Pire qu'une bourgeoise effrayée. Ma pauvre tu divague* Elle se parlait à elle même,comme pour vouloir se rassurer. Que ce qu'elle avait vu était le fruit de son imagination est n'avait pas eut lieu. Mias les frissons qui parcouraient son corps lui disaient le contraire. Les paroles de la vieille ne quittaient pas son esprit. « Bel ange. T'est revenue? » Vivelame, avait prit ça pour une question ,mais elle se trompait. La vieille lui parlait comme si pour elle ,elle était une autre. Elle l'avait appelée « L'ange de la mort » ce furent les derniers mots qu'elle avait entendu avant de fuir. Fuir comme un peureuse. Elle une Canabixas se sauver de peur, effrayée comme un gamine. Plus elle y pensait plus sa mâchoire se serrait. Rage colère comme au jour de la confrontation entre Giacomo et Fabrizio et qu'elle avait tué Fabrizio alors qu'elle visait Giacomo.

Vive Ricana se moquant d'elle même. Faisant faire demi tour à sa monture elle était décidée a revenir en arrière, vers la cabane retrouver Cat et Titouan quand son cheval fit un écart, montrant son inquiétude.
Puis soudain un cri retentit. Quelqu'un criait son nom. Serrant les dents Vive se préparais à retourner dans la forêt, et se jurait de pourfendre la gueuse si elle l'avait suivie, quand elle reconnut sa sœur, Juchée sur calypso, Titouan derrière elle,la tenant par la taille.

Tirant de nouveau sur les rênes de son cheval elle mit pied à terre.


« Cat!!
Gardant la bouche ouverte un instant elle voulut nommer l'homme mais ne savait pas comment l'appeler. Grand père? Faisant une bonne tête de plus que Cat elle le fixait détaillant ses traits comme si elle le découvrais enfin. Et elle sut. Elle sut pourquoi Brune l'avait aimé jusqu'à la folie. Derrière la noirceur de ses yeux, il y avait l'homme que Brune avait connu, Vive en fut sure, l'étincelle qui y brillait ne pouvais pas la tromper. Il avait le même regard que Fabrizio. Fabrizio qu'elle aimait plus que tout, et que pourtant le départ des gens du voyage avec qui elle vivait allait forcer leur séparation et, l'aurait rendue folle de douleur. Ainsi la mort lui aura épargné cette souffrance. La mort. Peut-être après tout en était elle l'ange? Ou allait-elle le devenir? Sans les quitter des yeux elle dit d'une voix morte.

«  Fallait pas me suivre. Je dois partir sur Limoges. Quelqu'un m'a trahit la-bas. »

Elle eut un sourire cruel avant de continuer.

« On ne trahit pas une Canabixas encore mois quand elle s'appelle Vivelame.


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Vivelame de Castelcerf Canabixas tite fillotte du Masque
Titouan


Il descendit de cheval sans un mot, puis s'approcha de Vivelame. Elle lui ressemblait tant... Il détourna les yeux pour éviter qu'un flot de souvenirs douloureux ne remonte à la surface.

Bien...

Il était temps de calmer le jeu. Beaucoup trop d'événements en si peu de temps...

Laissons de côté pour quelques instants vengeances et trahisons.


Il leur jeta à toutes deux un regard qui ne souffrait aucune contestation.

Catalina descend de ce cheval. Il nous faut parler.


Il n'attendit pas sa réponse et pénétra sous le couvert des arbres, attendant qu'elles le rejoignent. Il s'adossa contre un arbre, bras croisés, yeux mi-clos, remettant de l'ordre dans ses pensées, réfléchissant à la meilleure manière de leur présenter les choses...

Il y avait tant à dire, et elles avaient éveillé en lui la curiosité, et... d'autres sentiments qu'il avait occulté depuis tant d'années. Pourtant, une peur sourde se tapissait au fond de lui, la peur de le relâcher, de laisser l'autre reprendre le dessus s'il se laissait aller.

Et ça, il ne le fallait pas...
Vivelame


Vive tournais déjà les rênes de son cheval, quand Titouan mit pied à terre et se dirigea vers elle. Un instant il croisa son regard puis détourna les yeux. Le sourire que Vive s'apprêtait à lui faire disparut avant même de se dessiner sur ses lèvres. Il devait la détester pour se détourner d'elle ainsi. Sa ressemblance avec l'autre folle la condamnait aux yeux de beaucoup de gens, elle s'en était bien rendue compte depuis son arrivée à Limoges. Mais de lui elle avait espéré . Espéré quoi? Un ricanement sourd traversa son esprit, pareil à celui de la vieille et Vive ne put s'empêcher de frémir. Les paroles de la vieille encore présente dans sa mémoire défilaient dans son esprit comme une litanie qui ne voulais pas s'arrêter, et la mettait au supplice. Secouant la tête elle
baissa le regard sur ses propres mains et les détailla se souvenant des rigoles que le sang de Fabrizio y avait dessiné, quand sa dague s'était plantée dans son ventre. Elle poussa un soupir et le va la tête en entendant la voix de Titouan.


Laissons de côté pour quelques instants vengeances et trahisons.


Croisant de nouveau son regard ou elle put lire qu'il ne souffrirait aucun refus venant de l'une et de l'autre. Après un regard pour Cat, elle allait ouvrir la bouche s'apprêtant à protester, et lui dire qu'il n'avait pas à les commander, mais Titouan s'éloignait et se mettait à couvert sous les arbre, et croisait ses bras signifiant qu'il attendait qu'elle le rejoigne.

Les sourcils arqués de mécontentement, Vivelame mit pied à terre alla auprès de lui , le fixant d'un air glacé.

Et qu'y a-t-il de notre côté autre que la vengeance, et les trahisons?

Elle avait espéré que sa voix fut aussi dure que le regard glacial qu'elle lui jetait, mais les mots avaient tremblé dans sa bouche et elle sentit que cela n'avait pas échappé à Titouan. Et pour le coup ce fut elle qui détourna son regard, qui alla se perdre dans la forêt la ou repose la femme pour qui ils étaient la tous les trois réunit.

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Vivelame de Castelcerf Canabixas tite fillotte du Masque
Aeris


Droite sur sa monture. Regards de haut. Elle les observait.
Vive ressemblait énormément à.... à Vive...
Il le voyait bien.
L'une était elle, l'autre était lui.
Deux soeurs qui avaient un passé commun, une enfance différente, et leurs ancêtres vivaient en elles.
Cat était Aelthys, Vive était Brunehilde. Mais elles étaient aussi leur doubles...

Quelques mots échangés que Cat ne perçut pas vraiment, perdue dans ses pensées.

Titouan ordonnant de les rejoindre, Vive réticente. Cat songeuse...

Elle descendit avec grâce de Calypso et se dirigea vers eux sous les arbres.
Elle eut le temps d'entendre la question de Vive et doucement lui prit la main qu'elle serra pour lui donner de la force.

L'espagnole jeta un regard noir à Titouan. Mais il y avait plus que ça dans ses yeux. Une flamme nouvelle, comme si une partie de son âme déchirée avait été retrouvé.


Parles!

Elle avait usé du même ton que lui et ne cilla pas.

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Titouan


Il attendit que les deux jeunes femmes le rejoignent. Elles n'avaient pas le choix de toute manière si elles voulaient savoir...

La voix de Vivelame avait tremblé, celle de Catalina était resté ferme. Si dissemblables, si différentes, l'une était elle, l'autre était... lui...

Je suis Aelthys.


Il prononça ces mots avec une pointe d'émotion dans la voix. Depuis combien de temps n'avait il pas prononcé ce nom, son nom, son vrai nom, pas un de ces noms d'emprunt qu'il avait utilisé depuis... si longtemps. Il sut que ces paroles les avaient touché au plus profond d'elle même, cette confirmation qu'elles espéraient sans vraiment y croire jusqu'alors.

Ces paroles le libérèrent, brisèrent une barrière qu'il avait érigé pour se préserver. Il lui semblait se retrouver, retrouver son identité perdue. Bas les masques... Aelthys était de retour.

Et son regard changea... Elles étaient de son sang, de sa famille, ses petites filles. Il posa un regard empli de tendresse sur chacune d'elle, tendresse teintée d'une profonde tristesse car elles avaient hérité de la haine et de la violence qu'il avait semé par le passé. Il se devait de les protéger, de les préserver, de les ramener sur le droit chemin... s'il n'était pas trop tard.

Mais...

Il ne le sut pas sur l'instant. Aelthys était revenu, il l'avait libéré de la prison dans laquelle il l'avait enfermé... Mais il n'était pas revenu seul... l'ombre tapie au plus profond de son être s'extirpa elle aussi de sa prison, et elle avait faim, faim de violence, de haine et de mort après des années de diète et de frustrations.

Elles ne le surent pas sur l'instant, mais elle venait de le libérer lui aussi...

*Promenons nous dans les bois...*
Vivelame


Je suis Aelthys.

Trois mots. Trois simples mots qui pénétrèrent l'ouïe de Vivelame entrèrent dans sa tête, frôlèrent ses yeux, sa bouche et se propagèrent dans tout son corps en passant par l'organe vital celui qui battait contre sa poitrine comme un tambour.
Une brise se leva soudain balayant ses cheveux autour de son visage. Elle ne voyait plus Aelthys qu'a travers un rideau de cheveux noirs derrière lesquels ses joues servaient de trajectoire aux larmes qu'elle ne retenait plus.

En dehors du bruit du vent la forêt n'était que silence, même les animaux nocturnes ajoutaient à cette terrible révélation toute le teneur de ce qu'elle aurait été si elle avait été faite des années plutôt, avant. Avant que Brune/Vivelame «L'Ange de la mort « ne meures.
A cet instant dans les pensées désordonnées de Vivelame Canabixas, une sorte de puzzle se mettait en place. Les pièces s'assemblaient les unes aux autres et tout devenais presque clair. Presque oui, car il restait des coins d'ombre.

Et cette ombre Vivelame la suivait des yeux depuis quelques minutes. Tapie derrière les arbres elle se mouvait en silence dès qu'elle croyait ne pas être vue, puis se figeait derrière un grand hêtre au moindre doute. Les yeux de Vivelame se plissèrent scrutant l'obscurité par dessus l'épaule de Aelthys, elle scruta à en avoir mal, mais plus rien ne bougeait. Rien, encore un rêve ou alors cette maudite sorcière.
Ce fut à cet instant qu'il fusa terrible. Un cri déchirant[...] et qui se terminait en plainte telle une agonie sans fin. Puis le rire, le ricanement de la vieille, suivit de sa voix de chèvre.


Hahahaaaaaaaaaahaha!!! L'est revenue! Hahahaaaaaaahaha!! s'ont revenus. Tous ils vont être là. Haaa Limoges tremble belle et prude Limoges. Tu l'a tuée elle reviens. Tu l'a chassé il est de retour. Hahahahihihihihi!!!!!


Le rire se terminait sur des pointes aigües et Vivelame ramena ses mains à ses oreilles. Tant de fois elle avait fait ce geste là, qu'il était devenu machinal. Les yeux fermés elle n'osait les ouvrir pour ne pas croiser les yeux, interrogatifs? Accusateurs? D'Aelthys et de Cat. Elle était sure que si elles ouvrait les yeux ils se mettraient à rire devant ses mimiques. Maintenant le vent fouettait le visage de Vivelame de ses cheveux et cette fois, une voix plus douce qui pourtant traversa la chair et les os des paumes des mains de Vivelame réussissant sans mal à forcer le passage vers son ouïe, fit écho à la nuit.

« Aelthys!! Mon bien aimé, est revenu.
Et de nouveau ce cri déchirant. Ne tenant plus Vivelame ouvrit les yeux fixant tour à tour Cat et Aelthys et demanda à haute voix.

Qui es-ce qui crie comme ça? C'est horrible cette souffrance. Mais qui es-ce?
Sans attendre de réponse elle contourna Aelthys par la gauche et regardait au loin vers le refuge.
Déjà elle se mettait à courir, oubliant monture, sœur et grand père.
Elle avait fait quelques mètres et se retourna.


C'est au refuge je vous dit, y a quelqu'un la-bas. Puis tout y resté, le coffret ,la robe,tout.
Si vous ne venez pas je vous retrouve à Limoges


Sans plus dire un mot elle se remis à courir vers le refuge, suivie du ricanement de la vieille, qui cette fois c'était mise à chanter.

Promenons-nous dans les bois tant que l'Masque n'y est pas..Mais pour vous aider au trépas c'est Vivelame qu' y s'ra.. Mais cette fois lé bien là et avec vous chantera cet air de l'as au roy....
.hahahahahahahahahaha....



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Vivelame de Castelcerf Canabixas tite fillotte du Masque
Aeris


Les dents qui se serrent. "Je suis Aelthys". Les yeux s'assombrissent. "Je suis Aelthys". Les poings qui se crispent. "Je suis Aelthys". La dague qui chauffe à sa ceinture. "Je suis Aelthys".
Les regards qui se croisent. Leurs yeux. Un reflet dans un mirroir. Le même regard.
Sa bouche.
La même.
Sa façon d'être.
Identique.

"Je suis Aelthys".
Oui il était Aelthys. Il était celui qui sans le savoir avait tracé la vie de Catalina. Il était celui qui avait fait d'elle ce qu'elle était ajourd'hui. Le bien, comme le mal. Aelthys comme le Masque.
Ces années. Tout ce temps où il était.... mort? Du moins ce qui était dit.
Pourquoi.
Comment.
Le haïr.
Des flammes dans les yeux.

"Je suis Aelthys."
L'aimer.
Sentiments contradictoires.
Pensées vers Fédérico. Père de Cat, fils d'Aelthys. Mort de la main de l'espagnole.
Regard qui se voile.
Reprise de soi, lèvres qui s'entrouvent. Aucun son ne sort.
Regards vers Vivelame.
Elle recommence. Chamboulement. Cat sentit alors son coeur s'accélérer tandis qu sa soeur perdait pieds.
Puis elle partit en courant.
Vive.... Où allait elle.
Catalina ne bougea pas de suite. Elle était partie à pieds, elle, avait la monture. Elle la rattraperait.
Un sentiment gronde en elle. Entre l'amour et la haine, la rage et la crainte.
Lui qui reste ainsi, sans mot dire.
Alors la main de l'espagnole qui se lève et fend l'air pour s'arrêter juste à un millimetre de la joue de son... grand père...
Regard qui se perd.
Puis poing qui se serre.


Il faut aller la chercher...

Attente d'une réaction.... Elle ne parvient pas à quitter son regard

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Titouan


Qu'avait il espéré ?

Qu'elles lui sautent au cou en pleurs ?

Grand père, tu nous as tellement manqué !

S'attendait il vraiment aux effusions de joie si communes aux plus mièvres histoires de troubadours ?

Était ce ce qu'il aurait souhaité ?

Peut-être... Peut-être pas...

Ce qui était sur, c'est qu'il ne s'attendait pas à telle réaction de la part de Vivelame et il en resta coït, sans savoir comment agir, comment agir face à la lueur de folie qu'il avait cru apercevoir dans les yeux de Vivelame.

Et lorsqu'il reporta son attention sur Catalina, ce fut pour voir sa main prête à le gifler. Tension dans l'attente du coup... point de douleur, elle avait arrêté son geste et il pouvait presque sentir la douceur de sa main sur sa joue. Presque...

Les yeux de sa petite fille, si sombres, si semblables aux siens, étaient indéchiffrables. Il aurait tant donné pour savoir... savoir ce qu'elle avait dans le cœur en cet instant.

Il faut aller la chercher...

Il acquiesça sans un mot, désignant Calypso du regard, prêt à suivre Catalina... sa petite fille...
Vivelame


Courir de plus en plus vite. Fuir, suivre ce cri qu'elle savait n'entendre que dans sa tête. Surtout que Cjane ne comprennent pas qu'elle lui avait caché le plus important des parchemin.
Celui ou Frederico parle de ses recherches. Ses plongées incessantes dans une rivière ou il ne trouva pas la trace de sa mère.

« Ma mère! Suis-je devenu fou? Ce n'est pas possible. Tu devrais être là. Combien de fois ais-je plongé, sans te trouver? Je ne les compte plus. Es-ce que mes yeux t' idolâtrent à ce point, et qu'ils refusent de voir ton cadavre. Le remonter à la surface et lui donne une sépulture. Maudite rivière qui te cache et t'ensevelit... »
Puis plus rien, un long moment avait du s'écouler, quelque chose avait du se passer dans la vie de Frederico, il n'avait plus rien écrit. Puis ces derniers mots.
« Ma mère je dois partir. C'est devenu dangereux pour moi ici. Ou que tu soit. Je sait qu'un jour la mort nous réunira.....Adieu mon Ange.. »



Essoufflée ,Vivelame, arriva devant le refuge et ne s'y arrêta pas. Elle se retourna juste pour voir s'ils l'avait suivie. Ne voyant personne elle contourna la cabane et descendit un chemin de terre qui se terminait au bord de la rivière.

L'eau coulait tranquille. Peu profonde en son bord la rivière grossissait à mesure qu'elle s'approchait de la berge en face. La tête baissée Vivelame laissa son regard se noyer dans l'eau, ses épaules se levant tandis qu'un soupir sortait de ses lèvres.

La matinée avançait docile, le ciel était clair et sans nuages. Il lui serait facile de nager et plonger. Un bruit soudain la fit se retourner, les buissons bougeaient non loin d'elle, et elle se figea aux aguets. Cela ne pouvais pas être déjà eux, et elle se prit a souhaiter qu'ils ne soient pas revenus la chercher. Là ou elle allait elle voulait y être seule.

Il fallait faire vite, elle connaissait Cjane elle allait revenir. Serrant les dents enleva sa veste et la cacha derrière un buisson, puis plongea.

L'eau était glaciale,mais elle ne ressentit pas le froid concentrée sur son but.
Elle fit quelques brasses et plongea.
Pliant ses jambes ,pour les repousser ensuite elle nagea vers les rochers qui bordait la rivière de l'autre côté et entra dans un tunnel sous marin qu'elle suivit nageant plus rapidement, l'air venant déjà à lui manquer.
Elle prit une profonde respiration quand elle sortit la tête suivie des épaules de l'eau.
Elle fit ensuite quelque brasses et monta sur la berge qui menait à un escalier haut de cinq marches. Une torche allumée était accrochée au mur et éclairait l'endroit.
Près de la première marche un sac de jute était posé à mène le sol. Enlevant sa chemise elle prit celle qui était dans le sac et l'enfila, laissant l'autre roulée en boule par terre. Prenant la torche elle commença à monter les marches. En haut de la dernière marche un long couloir, aux odeurs de racines et de terre mouillée. Après plusieurs virages que Vive avait marqué à la craie , elle arriva dans une pièce. Biscornue elle était meublée, comme si quelqu'un vivait là. Ancien entrepôt de contrebandiers, il y avait deux tables qui semblaient dater tellement elles étaient usées et des caisses.
Et s'il y à quelques temps encore Vive aurait eu une grimace, aujourd'hui elle avait le sourire. La seule porte de la pièce était ouverte. Posant la torche dans un cerceau en fer cloué au mur elle prit la porte et se retrouva de l'autre côté de la forêt. Et son sourire se fit plus large, son visage se détendit, ses yeux s'adoucirent devant la dame assise devant la maison en rondins de bois.

« Vive? Viens. Viens, vite me raconter.

Courant presque, elle s'agenouilla aux pieds de la dame, sa tête posée sur ses genoux. La main de la dame commença une douce caresse sur se cheveux.
 Que veux-tu que je te dise, que tu ne sache déjà? Il est revenu. Et je sait maintenant pourquoi tu l'a tant aimé, et que tu l'aime encore. J'ai vu ses yeux, ils sont durs parfois, mais dans le fond on voit une lumière qui brille. Il est magnifique.
Interrompant la caresse de sa grand mère, Vive leva son visage vers le sien, une lueur d'espoir dans le regard.

Pourquoi ne veux-tu pas que je lui dise? Je pourrais l'emmener ici.

« Non!! Il n'en est pas question. Regarde moi. Il ne verrais qu'une vieille femme aux cheveux gris, une boiteuse. S'en est fini de ma démarche qu'il trouvais gracieuse. Et mon corps flétrit et couvert de cicatrices. Non, je ne le supporterais pas. Voir l' horreur dans ses yeux en me regardant et pire que la mort elle même. »

Mais tu est belle. Ton visage a même prit des couleurs depuis que tu sors dehors.

« Non n'insiste pas. Enlève cette folie de ta tête. La seule chose que je te demande est de le protéger. Ne laisse personne lui faire du mal et le trahir. »

A ces mots Vivelame leva les yeux vers la dame, ne pouvant que lui sourire, même si un voile de tristesse assombrissait ses yeux, sa voix fut basse et douce quand elle lui répondit.

Je donnerai ma vie pour lui, s'il le faut. Je t'aime grand mère. Je t'aime Brune.

Un bruit de pas derrière Vive, la fit se redresser, restant assise par terre elle tourna son visage vers le lieu d'où venait le bruit. La vieille. La sorcière était là qui les regardait. Une sorcière qui n'en était pas une, seulement une guérisseuse qui avait trouvé une femme agonisante coulant au fil de l'eau, quelques années plutôt. Un coup d'œil entre les trois femmes montra leur complicité mutuelle, dans ce jeu ou la folie prenait une large place mais qui surtout car ici il n'y avait aucune folie, aidait plus que jamais à faire la part belle aux apparences.

Je dois y aller Margaux, prends soin d'elle. S'il manque quoi que ce soit fais le moi savoir. Le nain me transmettra.

Hoo! Déjà Vive?

Oui Brune. Il le faut. Ils doivent me chercher. Cat est une vraie pot de colle. Je ne sait pas comment je ferai pour revenir. Mais je ferai mon possible pour que cela soit bientôt.
Elle interrompit ,regardant Brune intensément.
Un jour je te l'emmènerai. Que tu le veuilles ou non. Il a le droit de savoir que son épouse est vivante. A bientôt.

Un baiser. Si Cat la voyait elle n'en reviendrais pas. Vive embrassa sa grand mère et sans un regard en arrière, il n'était pas nécessaire elle quitta la clairière ou l'Ange de la mort vivait une retraite paisible.
Reprenant le chemin en sens inverse.
Sa tête immergeait de l'eau quand elle vit surgir deux ombres alors qu'elle s'apprêtait à sortir complètement de la rivière, et s'y replongea jusqu'aux épaules.


Vous allez me suivre comme ça longtemps?



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Vivelame de Castelcerf Canabixas tite fillotte du Masque
Vivelame


L'Astaroth II

Assise à une table dans un coin sombre de la taverne Vive, jouait avec sa choppe vide à moitié allongée sur la table. De loin elle essayait de suivre les conversations,mais ses pensées étaient ailleurs. Dans une grande salle qui n'existait que dans sa tête, ou les murs étaient remplis de miroirs. Elle y était si bien entourée de tous ses reflets que bientôt elle ne vit plus rien d 'autre autour d'elle. La taverne avait disparu faisant place à cette salle immense.

Des couples dansaient enlacés virevoltant au son d'une musique entrainante, et sans s'en rendre compte Vivelame chantonna attirant sur elle les regards des personnes présentes dans la taverne qui se demandaient à quelle folle ils avaient affaire.


Hooo!! miroir mon beau miroir! Toi qui me renvois ce regard! Hihi..faut-il que d'un coup de scalpel je lui enlèves toute ressemblance.

Sans cesser de joueur avec sa choppe elle continua.

Pauvre grand père qui se laisse prendre au jeu des apparences alors qu'il en a été le maitre..

Lâchant un instant la choppe elle se leva et se mit a virevolter, ses mains venant couvrir son visage de ses doigts légèrement écartés.


Là pas là..le jeu des devinettes ...et si elle n'était pas là? Hihihihi..Et si tout cela n'avait été qu'un rêve? Un peu de poudre dans un choppe offerte et tout deviens d'une autre couleur, les ombres deviennent réalité et la réalité une ombre...hihihihihihi...

Puis sortant sa dague du fourreau attaché à sa ceinture elle la leva en l'air. Ses pieds en pointe le visage levé vers le ciel elle regardait la lame qui brilla soudain, puis l'approcha peu à peu de ce visage maudit. Son corps eut un tressaillement quand la lame fine glissa sur sa peau, laissant sur son teint diaphane d'étranges rigoles de sang, provocant une tâche qui s'élargissait sur sa chemise blanche. Mais la douleur ne l'atteignait pas quand riant et virevoltant elle sortit de la taverne. Elle continua de virevolter sur le chemin, jusqu'à ce qu'elle pénètre drôle de danseuse à la joue ensanglantée, dans un chemin de terre de la forêt de Chabrières.

Forêt de Chabrières.


Sautillant elle pénétra de la forêt dans laquelle elle disparut parmi les arbres. Les miroirs étaient toujours là, et Vive virevoltait. Un dernier tour sur elle et elle se trouva face à la vieille.
Penchant la tête sur le côté elle sourit à la vieille toute ridée. Mais chose curieuse le miroir lui envoyait une vieille défigurée, et une larme bientôt vint rejoindre le rouge qu'elle dilua en coulant sur la joue et tomba sur la chemise ou elle se perdit dans la tâche rouge qui couvrait le tissu. Mais Vivelame ne ressentait rien, le temps des pleurs étaient loin d'elle chassés de ses yeux qui ne voyaient plus rien que les images floues d'un passé auquel elle ne pouvais rien, mais qui venait à tout jamais de sceller son destin. Vive s' était arrêtée de virevolter, et fixait la vieille de ses yeux qui ne verraient plus jamais rien d'autres que ces miroirs faits pour se jouer des apparences et enfermer son cœur dans un amas de verre d'où personne ne pourrais jamais le sortir.

Hihi la vieille on les a bien eu..Je suis fière de moi..enfin de nous hohohoho..ce fut jouissif..na vraiment.

Un hoquet de rire sous le regard courroucé de la vieille.

Hooo! bin quoi J'ai le droit de m'amuser. En tout cas le grand père il se fait vieux. Enfin c'est un vieux..mouhahahaha..;bon désolé je rigolerai plus..

Elle allait continuer mais la vieille cette fois fut plus rapide.

La prochaine fois que tu me pique mes herbes je te les fait avaler de travers. Vivelame ou pas. Et qu'a-tu fait à ton visage? Pauvre folle, que tu est?

Fronçant les sourcils Vivelame la regard d'un air menaçant.
Hoho doucement les basses. Je suis la petite fille du Masque hein. Mon visage.. mon visage personne ne le regardera plus. Il est vilain, je ne l'aime pas.Haussant les épaules Vive perdit ses yeux au loin, la ou son esprit venait de se perdre, pour ne plus en revenir. Puis d'un rire enfantin elle repartit en virevoltant. Allez zou je vais danser..hihi.

Laissant là, la vieille, mais avait-elle vraiment été là? Vivelame s'en alla virevoltant ne sachant pas que non loin de la derrière des buissons, celui dont elle se moquait embrassait la nouvelle femme de sa vie..

Miroir..miroir..Montres moi ce beau regard..Oula non pas celui là..Sinon le Masque il se fâchera..Promenons nous dans les bois..hihihihi

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Vivelame de Castelcerf Canabixas tite fillotte du Masque
--Levilain
LeVilain avait mal. La ribaude était revenue avec deux gaillards qui l'un le tenant fermement l'autre avait tiré sur son bras et l'avait remit en place lui arrachant un hurlement bref, mais qui l'avait fait tomber dans l'inconscience quelques temps. Quand il s'était réveillé il se rendit vite compte qu'on l'avait transporté ailleurs.
Tournant la tête il balaya de son regard l'espace réduit ou il se trouvait. Le plafond était bas, et un rideau crasseux tenait lieu de porte. Il était dans une cabine, de celles ou les ribaudes se livraient à leur commerce. Il était toujours à « La Fleur de Lys ». Baissa le regard sur lui, il s'aperçut que son bras était attaché en bandoulière. Il commençait à se redresser, quand le rideau s'écarta.

« T'est réveillé LeVilain. Va falloir que tu te tire, ça deviens dangereux pour moi si tu reste plus longtemps ici. »

LeVilain regarda la ribaude et hocha la tête. Se redressant complètement il se remit debout tant bien que mal.

« M'ci la ribaude. Je t'revaudrai ça.

La ribaude le regarda et éclata d'un grand rire.

« Belle promesse. Essaye plutôt de rester en vie. Et ça va pas être une mince affaire pour toi.

LeVilain tressaillit à ses mots et sans vouloir en entendre davantage il partit,quittant les lieux sans se retourner. Dehors le matin l'accueillit avec ses bruits habituels, et d'un pas claudiquant il s'engagea dans les ruelles. Il était à bout de forces, mais ne s'arrêtait pas à ce détail, tant il était conscient que le seule chose à faire avant de se plaindre était de chercher un endroit ou Elle ne le trouverait pas.
Mais qui l'accueillerait lui, le presque invisible dans un lieu ou tout le monde se croise sans se voir, sans accorder ne serait-ce qu'un regard de pitié pour qui que ce soit.
A bout de forces il arriva bientôt dans une cour carrée et s'accosta à une fontaine d'où ne coulait qu'un maigre filet d'eau. Y apposant ses lèvres il étancha sa soif avant de s'écrouler sur le côté. Avant de sombrer de nouveau dans le sommeil, sa seule pensée fut de souhaiter ne plus se réveiller.

Pourtant il se réveilla. La matinée était bien avancée, l'après midi bien entamée. Exaspéré il se leva et s'engagea dans la ruelle en face. Probable qu'il ne gagnerais rien aujourd'hui mais il fallait qu'il tente sa chance, ne serait-ce que pour manger. Il traversa ainsi tous les bas fonds et pénétra dans le beau Limoges, la ou grâce à son bras invalide il espérait gagner de quoi se nourrir.
Il eut presque de la chance et quand la journée se termina il retourna parmi les siens. N'ayant pas récupéré toutes ses forces le Vilain soufflait.
A bout de souffle il se dirigeait vers la ruelle des libertines espérant trouver la ribaude qui le délivrerais du présent qu'il avait acheté,volé pour lui offrir. Il ricanait quand il se figea.
Tournant la tête il resta aux aguets. La nuit tomberais bientôt et avec elle les ombres reviendrais hanter les bas fonds de Limoges. Mais ce qu'il avait entendu était plus qu'une ombre. L'oreille tendue il écouta. Rien. Haussant les épaules il allait se remettre en marche quand il se figea de nouveau. Cette fois il était sur. Il avait bien entendu. Se retournant complètement sur lui même il attendit quelques instants, et il vit l'ombre s'allonger à mesure qu'elle avançait dans la ruelle en face. Il courrait maintenant et ne posa pas la question de savoir d'où venait le ricanement qui avait suivit sa fuite de sa gorge? Ou de celle de l'ombre. Puis ce qui lui avait fait peur fit écho dans la cour carrée.


Promenons- nous dans les bois, pendant que L'Masque n'y est pas....
Vivelame


Elle marchait dans les ruelles de la ville qui bientôt la menèrent jusque dans les bas fonds. Elle savait qu'ici elle trouverait de quoi étancher sa soif de sang ,revenue en elle .
Vivelame gracieuse meurtrière ainsi nommée par celui qui avait fait d'elle cet autre qui depuis n'avait cessé de l'habiter.
Elle arriva enfin dans un petite rue sinueuse , s'arrêta devant une vieille masure et grimpa sur le toit en s'aidant de vieux tonneaux qui trainaient la.
Quand elle fut en haut elle s'allongea le visage tourné contre le ciel. De sa main droite elle saisit sa dague accrochée a sa ceinture et approcha la lame de sa joue ,un large sourire sur ses lèvres. Sa joue défigurée, pour la différencier, pour que les apparences aient leur propre gloire et se rient des folies humaines qui habitaient trop souvent les esprits délabrés, des pauvres ères des bas fonds.

Celui qu'elle attendait allait bientôt arriver .Elle savait pour l'avoir suivit maintes fois quel chemin il prenait pour rentrer chez lui et recommencer comme chaque soir , le dégradation morale et corporelle de celle qu'il avait épousé et lui avait donné plusieurs enfants.
La nuit était bien avancée et la lune brillait belle ronde et voluptueuse dans le ciel. Les étoiles brillaient tels des diamants.
*Une nuit faite pour mourir * pensa-telle

Un ricanement suivit sa pensée et la voix fusa venant de l'obscurité. Douce et légère elle passa comme une brise.


« Vivelame! Bel Ange. J'aime le fil de tes pensées!

Vivelame sourit aux mots prononcés.

J'ai mieux que des pensées si tu veux. Écoute!

Au plus profond de moi
Je ressent ce mal qu'on appelle la mort
Même si trop souvent me fait peur
Elle m' appelle
Elle m' attire
Elle me prends
Du plus profond de mes entrailles
Elle me guette un peu plus chaque jour

Jusqu'au jour ou elle m' atteindra
Et ce jour là
Ce jour béni

L' Ange de la mort viendra me posséder
Et me guider vers un nouveau monde
Emportée dans ses bras
En moi la sérénité régnera




Des applaudissements suivirent les paroles de Vivelame, puis elle posa son index en travers de ses lèvres. Chut!!!Un bruit de pas Vivelame se leva. Debout sur le toit de la masure elle vit l'homme qui marchait d'un pas claudiquant.
LeVilain?
Le visage de Vivelame s'éclaira d'un sourire. Ce n'était pas lui qu'elle attendait, mais peu lui importait, lui ou autre, ce qui allait suivre allait marquer. Si un cœur devait être arraché autant que cela soit le cœur d'un traitre.
Les bras écartés sa dague en main Vivelame sauta du toit sur les tonneaux ses pieds firent un bruit sourd en touchant le sol.
Restant dans l'ombre elle s'engagea dans la ruelle, derrière LeVilain qui claudiquait à une vingtaines de mètres devant elle.
Une légère brise pousse quelques détritus sur le sol ramenant avec elle l'odeur de sueur de l'homme. Il pue la sueur pense-t-elle, une odeur de mort.
Derrière sa cagoule ou son visage a jamais défiguré reste caché elle sourit et adapte son pas sur celui de l'homme, s'arrêtant quand il s'arrête, reprenant la marche en même temps que lui.
Le jeu du chat et de la souris. Il traversait une cour quand elle commença à chantonner

Promenons nous dans les bois..Puisque le Masque n'y viendra pas..

La brise lui ramena soudain des odeurs plus chargées. LeVilain se pisse dessus de peur.
Une ruelle qui tourne a droite et Vive s'y engage et en quelques enjambées arrive a son bout.
Un porche dans l'obscurité elle attends.
Il est la.


Promenons nous, dans les bois.

Il arrive.
Puisque que le Masque n'y viendra pas...Mais cette fois crois moi

Elle sors de l'ombre.
Vivelame y sera.. Et grâce à elle une dernière fois tu entendra cet air de l'as au roy....

La lame brilla dans l'air et retomba en sifflant sur le visage de LeVilain y faisant un aller et retour. Son corps fit un bruit sourd en tombant sur le sol et Vive mit un genoux a terre se penchant sur lui.

On ne trahit pas une Canabixas. Ni dieu ,ni le diable. Personne ne nous trahit.

L'éclair de la dague scintilla de nouveau au dessus de la tête de l'homme avant de s'enfoncer dans le dos de l'homme faisant exploser la colonne vertébrale. La lame glaciale le transperce, entre et ressort,, plonge dans le dos, cassant les vertèbres, tranchant les artères, jusqu'à faire une ouverture béante, découvrant l'organe vital de LeVilain.
Souriant Vive, y plonge sa main libre et l'arrache d'un coup coupant les artères résistantes.

Le cœur de LeVilain dans une main et la dague sanguinolente dans l'autre Vivelame eut un rire dément quand un cri déchira le silence. On venais de découvrir le cadavre de LeVilain.

Promenons nous dans les bois...

Son rire fit s'envoler les oiseaux nocturnes quand elle s'enfonça dans l'obscurité de la forêt de Chabrières.
Hahahahahahaha.... Hahaha ...Hahaha...


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Vivelame de Castelcerf Canabixas tite fillotte du Masque
Vivelame


Les sabots du cheval tapaient avec force sur la terre battue de la route qui menait vers les champs entourant la ville de Limoges. Des champs qui s'étiraient aussi loin que les yeux humains pouvaient porter.
La cavalière talonnait son cheval plus vite qu'à son habitude. Que fuyait-elle?
Mais fuyait-elle? Son visage supplicié était souriant ,donc non elle ne fuyait pas.
Un glatissement se fit entendre dans le ciel alors qu'elle s'approchait de la forêt de Chabrières.
Vive tira sur les rennes et son cheval stoppa. Levant ses yeux vers l'immensité elle suivit l'aigle royale du regard.




Ses ailes déployées dans un vol majestueux, il utilisait à merveille les ascendances thermiques et sans le moindre effort, il volait de longues heures, patrouillant, ratissant le sol pour capturer de ses griffes acérées les rongeurs qui n'avaient pas eu le temps de se cacher.
Émerveillée devant la beauté du rapace Vivelame mit pied à terre. Contournant sa monture elle s'approcha de la selle et décrocha la besace qui y était attachée. Chacun de ses gestes étaient mesurés comme si elle ne ressentait aucune émotion, son cœur n'était pas avec elle. Mais avec lui.
Approchant d'un rocher elle y posa sa besace et se retourna. Levant son bras gauche elle fit un signe de la main à Phoenix qui plongea vers elle semblant crever le ciel, griffes en avant il se posa sur le rocher.

Mon Roy!! Tiens régale toi.

Le cœur ensanglanté de LeVilain fit une tache rouge sang sur le rocher, qui s'élargissait au fur et à mesure que le rapace le déchirait de la pointe de son bec crochu. Phœnix tirait sur la chair rouge arrachant des morceaux, avalant à grosses goulées l'organe vital humain.

Sa tête posée sur le rocher Vivelame le regardait faire, sans le voir son esprit se trouvant ailleurs, près de l'homme qu'elle avait fini par aduler. S'en était-il rendu de compte combien elle l'aimait? Elle l'espérait tant. Les écrits de son père encore en mémoire elle aurait pourtant voulu le haïr. Brune avait souffert à cause de lui. Mais si Frederico ne mentait pas elle avait eu sa chance de rédemption. Qu'es-ce qui l'avait empêchée? Que s'était-il passé?
Phoenix termina son repas royal et prit une envolée en passant au dessus de la tête de Vivelame qui se releva et le regarda s'éloigner, tel un ange noir dont les ailes déployées se dessinaient dans le ciel.

Quand elle grimpa sur son cheval, Vivelame eut un regard pour la forêt. Un monde à part voué au silence et à la pénombre, un monde clos où l'on n'entre que par effraction. Véritable labyrinthe, souvent effrayant, parsemé d'étangs figés, partagé par des sentiers rectilignes et concentriques, dont on doute par instants qu'ils puissent mener quelque part et qui forment des myriades d'angles droits avec les arbres immenses qui les bordent. Un monde ou les mystères cohabitaient avec les apparences. Perdant quelques instants son regard dans cette immensité, Vivelame sentit son cœur se serrer à mesure qu'au plus profond d'elle même elle acquit la certitude que tout n'était pas dit.

Tournant les rênes d'un coup sec, faisant faire une embardée à son cheval qui se trouva surprit par l'acte de sa cavalière, et se campa en hennissant sur ses pattes arrières en signe de protestation, se lança dans un galop fou en direction de Limoges.



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Vivelame de Castelcerf Canabixas tite fillotte du Masque
Aeris


Quelques jours plus tard

L'espagnole courrait dans les ruelles sombres. Ses cheveux volaient dans le vent, son regard était sombre et ses vêtements légèrement froissés... Les gens se retournaient sur son passage, mais sans plus. Il faut dire que dans les bas fonds, les gens qui courent, fuient, sont choses courantes.

Mais Catalina ne fuyait pas. Elle était en retard. Un rendez vous avec Titouan, et déjà presque une demi heure qu'elle aurait du y être. Elle savait qu'il ne s'en formaliserait pas, mais elle détestait le faire attendre.
Enfin la elle avait une bonne excuse...
Mais le souci c'est qu'elle ne pourrait pas s'en servir...

Elle commença à ralentir l'allure, observant les lieux. La taverne la plus reculée et la plus glauque des bas fonds... Ils devaient se retrouver là bas. Elle se trouvait plus qu'à quelques mètres.

La jeune femme prit le temps avant de pénétrer dans une autre, celle d'un de ses hommes de mains.
Elle le salua d'un regard en entrant et partie directement à l'étage dans une des chambres.
Une fois à l'intérieur, elle s'enferma et s'assit devant le miroir.

Son regard se baissa sur ses mains... Elles étaient tachées de sang. Quelques hématomes sur les jambes mais le plus douloureux c'était son bras. Elle retira la cape qui la couvrait et observa son bras droit, juste au dessus du coude.
Le tissu était imbibé de sang.
Le fils de catin ne l’avait pas loupé. Elle s'en voulait de s'être faite avoir aussi facilement.
Cela faisait bien longtemps...
En même temps ce chien ne recommencerait plus... De là où il était, c'était pas possible...
Elle retira la robe et nettoya la plaie avec un tissu qu'elle avait préalablement mouillé dans la bassine déjà prête.
Puis elle enroula un autre morceau sec qu'elle serra fort au niveau de la blessure, espérant que le sang ne percera pas avant la fin de soirée, puis elle enfila une autre robe qui se trouvait dans une malle.

Une fois changée, elle se lava les mains, redonna de l'ordre à ses cheveux et mit deux gouttes d'huile de rose dans le cou.
Puis elle repartit aussi vite qu'elle était entrée.

Quelques pas à l'extérieur et la porte de la taverne apparut.
On entendait les ivrognes hurler comme des chiens à l'intérieur, les catins minauder et le tavernier râler sur un client.

Elle pénétra dans ce taudis, tête haute, regard froid, sourire insolent.
Balayant la pièce du regard, elle ne prit pas garde au silence que provoqua son arrivée, ni aux yeux qui la fixaient.
Sans un mot et de sa démarche dansante elle alla directement vers une table dans le fond, où il se trouvait déjà.

Elle lui glissa une bise légère sur la joue et s'assit face à lui.


Bonjour Titouan

Esquissant un sourire, elle le regarda en haussant un sourcil, prête à se faire prendre remarque, froncement de sourcils ou autre, mais l'appeler grand père n'était pas encore chose facile pour elle.

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Titouan


Elle était en retard. La nuit était tombée depuis un moment lorsqu'elle pénétra dans l'établissement s'attablant en face de lui. Il ne fit aucune remarque, même si l'attente avait été difficile. Il ne pensait pas qu'un jour quelqu'un reprendrait tant d'importance dans sa vie...

Elle paraissait en forme, mais il avait remarqué son épaule droite, légèrement contractée, signe d'une douleur dans le bras qu'elle essayait de compenser.

Leurs yeux se croisèrent. Regard sombre contre regard sombre. Il lui sourit enfin, elle était têtue, revêche et rebelle, l'insolence même. C'est peut-être pour cela qu'il l'aimait tant.

Si tu as besoin de moi un jour, tu sais où me trouver...

La phrase fut lâchée à la volée, et il n'attendait aucune réponse à cette remarque. Il voulait juste qu'elle sache qu'il était là si elle avait besoin de lui. Qu'il ne l'abandonnerait pas, jamais, rien de plus.

Tu voulais me voir ?

C'est elle qui avait sollicité ce rendez vous et il espérait secrètement que ce n'était pas pour lui parler de ce qui le tracassait en ce moment...
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