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[RP] L'Océan... Vers le grand Bleu

Kronembourg
Les deux bouricôts, les deux vaches et le sanglier avaient indiqué à Kro le chemin de la plage qu'il avait presque oublié.
Autrefois les habitants de Blaye venaient s'y retrouver pour échanger quelques paroles tout en caressant le sable blanc, promener leurs pensées, leurs impressions, parfois même ils participaient à des jeux ou venaient ici sifflotter quelques airs de musique qu'ils avaient dans la tête.

L'océan n'avait presque pas changé.
Les vagues glaciales et tumultueuses de l'hiver avaient laissé place à de calmes ondulations printanières ; l'horizon, lointain, était toujours aussi fascinant.


Lentement, la nuit coulissait vers le grand théâtre de son règne.






Kro s'arrêta un instant pour contempler la splendeur de l'infini face à lui. En cet instant Diia lui manquait plus que jamais, lui qui l'aimait infiniment ... aussi, hésitant à rentrer, il décida de l'attendre ici, en compagnie de leur petite famille.
Tout au long de leur voyage il avait espéré cette intimité avec elle. Les surprises de la vie avaient fait que ce soit en rentrant chez eux que les deux amoureux devaient enfin se retrouver seuls.

Tant de villes parcourues si vite qu'ils les avaient à peine regardées, oubliant parfois même de se regarder eux-mêmes face à la précipitation chaque soir de refaire leurs bagages pour de nouveaux voyages nocturnes.
Diia lui manquait, oui, Diia et Kro lui manquaient éperduement.

Le grand homme s'assit au beau milieu de l'immense plage déserte, le regard rêveur, revoyant dans sa mémoire le merveilleux visage de sa princesse.

_________________
Aysun
Sans trouver Kro chez eux au retour de sa découverte du matin. Aradiia se dirigea d’un pas rapide et décidé vers la plage.
Autrefois elle y avait fait une rencontre insolite dont elle se souvenait encore. Le rappel de cet étranger accostant sur la plage se fit précis dans sa mémoire.
Elle se glissa dans sa cape serrée sur les épaules réflexe après un perceptible frisson.

Le bruit incessant des vagues s’échouant sur la plage dans un fracas se faisant plus proche a mesure qu’elle avançait.

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Le vent leva ses caresses brutales frôlant la surface de sa peau et pénétrait sans pudeur sous sa cape. Une bataille engagée elle marcha comme happée par l’immensité qu’elle aperçu devant elle.
Les yeux fixés sur l’horizon, elle se laissa porté un court instant regardant le soleil se coucher. Il avait trouvé sa couche et revenait chaque soir se noyer dans la mer cristalline, elle qui ondulait de ses formes graciles et changeantes.

Aradiia ne se laissait pas prendre à son jeu, et parcouru des yeux le banc de sable. Le dernier rempart usé avant la vaste étendue captivante.

Au loin se formait un groupe de silhouettes, dont une se tenant parfaitement immobile et imperturbable face à la mer. Les autres gesticulaient autour tel des feux follets.

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Son cœur s’emballa tandis que les traits de son visage épousèrent les rayons orangés du soleil offrant plus qu’un maigre reflet sur l’eau.

Elle savait que c’était lui, Aradiia partit vers lui à toutes enjambées.

Kro !! Kroattends moi !!
Chacun de ses mots mouraient autour d’elle coupés par le vent.

Sa folle course bras tendus pris fin dans les bras de son fiancé ou elle trouva refuge.

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Kronembourg
La nuit s'enfonçait inexorablement dans les voiles obscurs de sa souveraineté implacable.
Les vagues si calmes il y a encore quelques heures s'agitaient à présent, poussés par le souffle puissant d'un vent fievreux. Kro recouvrit le petit ânon avec la couverture qu'il avait apporté lorsqu'il avait décidé de venir jusqu'ici.
Le froid s'engouffrait dans sa chemise qui ne cessait d'onduler, malmenée par des bourrasques soudaines qui par acoups venaient tourmenter ce paysage pourtant si paisible durant la journée.

Puis soudain, il l'aperçut. Approchant telle une vision féérique au beau milieu de la nuit.
Plus belle, plus envoûtante encore ce soir qu'elle ne l'avait probablement jamais été.

Il se tourna vers elle, le coeur battant à tout rompre, fasciné par cette façon qui n'appartenait qu'à elle de se mouvoir ; cette façon si légère, immatérielle, presque surnaturelle d'apporter l'univers à elle, de faire oublier tout ce qui existait autour d'elle.

Deux ombres prises au contre-jour des reflets de la lune sur l'océan ... deux ombres si difficilement séparables l'une de l'autre, deux ombres qui n'aspiraient qu'à se fondre et se mélanger à jamais.


Diia l'appelait.
Au son de sa voix les jambes du soldat se mirent à trembler ; troublé, tellement épris de sa princesse que bien souvent il s'en trouvait paralysé, comme si l'avènement de leur amour lui faisait plus peur encore que toutes les guerres qu'il avait traversées, toute la misère humaine qu'il avait vu et connu à travers les villes du Royaume.
Sans doute Kro l'aimait-il trop.
Elle était une telle pierre précieuse à ses yeux,elle méritait tellement ce qu'il existait de mieux que le géant se tourmentait souvent lui-même de la seule hantise de la perdre.

Diia restait un tel mystère pour lui, une telle forêt à découvrir.



Lorsqu'elle posa les mains sur lui il crut un instant que la foudre d'un orage venait juste de le frapper. Mais non, il s'agissait juste du toucher magique de leurs peaux enfin réunies un soir de printemps dans le petit village de Blaye.
Kro y avait connu Diia, c'est également là qu'il l'avait aimée. Et aujourd'hui plus amoureux d'elle que jamais, sur cette plage, il posa les yeux sur elle et se perdit un instant dans leur trouble.

Il avait tant de chose à lui dire encore, tant de moments à partager avec elle. Son côté bourru l'empêchait bien souvent de s'exprimer autant qu'il le souhaitait mais ce soir, cette nuit, avant que Diia ne parte au couvent, il éprouvait l'irresistible envie de lui parler.
Il prononça ces quelques mots en espérant que le vent ne les emporteraient pas au loin.



D'ici peu tu vas partir et je veux te donner rendez-vous ici, sur cette plage, pour le soir de ton retour. Je t'attendrai.


Il parcourut un instant chaque contour de son visage comme pour le graver dans sa mémoire à jamais.


Je voudrais te donner quelque chose avant que tu ne t'en ailles, quelque chose que j'aurais dû te donner il y a bien longtemps mais... les évènements ont fait que le moment ne s'est jamais présenté.


Il sortit de sa poche un morceau de tissus qu'il avait précieusement gardé jusqu'alors et le lui présenta d'une main temblante. De ce tissu il ôta une bague qu'il lui dévoila timidement.





Je voudrais que tu emportes cette bague avec toi chez les soeurs et que nous soyons... officiellement fiancés, puisqu'il semble que nous fassions tout dans les règles.



Il lui adressa un sourire complice, ses yeux proches de la couleur de l'océan innondant les siens d'un amour sans faille. Derrière eux, les rouleaux des vagues continuaient à se déchaîner sur plage.
La nuit leur appartenait. Kro espérait que bientôt, l'éternité la remplacerait.



Puis soudain l'homme recouvra ses esprits et, sans perdre le sourire, il posa un genoux à terre et tomba aux pieds de sa princesse.
Kro prit délicatement la main de Diia et glissa la bague le long de son doigt.




Aradiaa, acceptes-tu de devenir ma femme ? Veux tu officiellement te fiancer à moi ce soir ?


L'attente de la réponse, pas si évidente pour lui, le poussa dans les méandres d'un état d'inquiétude sans précédent. Alors il caressa sa main et, le coeur plus tremblant que jamais, l'effleura doucement avec sa bouche.
Il crut même, en approchant ses lèvres de cette main tant désirée, que la foudre venait le frapper une nouvelle fois.

_________________
pnj

L’océan...

Des années qu'elle en rêvait.
Du haut de ses 23 ans, Bandida avait l’impression de n’avoir toujours fait que rêver. Non pas qu'elle soit une rêveuse par nature, mais... la réalité des choses, parfois vous poussait à vous retrancher derrière des images idylliques, des choses qu'on imagine, simplement pour se raccrocher à la vie, à un espoir.
Arrivée là, sur cette plage quasiment déserte, elle soupira.
Enfin, un de ses rêves s'accomplissait. Le début peut être d'une série. Sans y croire vraiment malgré tout.
Les entrailles nouées, comme chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde de sa vie depuis quelques mois.
Elle prit conscience alors, que réaliser un de ses rêves n'enlevait rien à ce qu'on pouvait porter en soi de chagrin et de douleur.

Approchant des vagues qui lentement venaient mourir sur le sable elle regarda longuement le sac et le ressac de cet océan qu'elle avait tant attendu de voir. En silence... mais sentant monter en elle quelque chose qu'elle n'avait pu laisser s'évacuer depuis longtemps.
Relevant la tête, et laissant le vent balayer les quelques mèches qui lui couvraient le visage, elle fixa l'horizon, là bas, loin... très loin, là où parait il, il n'y a plus rien. Là encore, les minutes s’écoulèrent, le vent printanier bruissant dans ses oreilles, faisant voler ses cheveux dans son dos. L’air était pur. Son cœur ne l’était plus.

Se laissant tomber à genoux sur le sable, là, juste au bord de l’eau, elle trempa ses mains dans cette magnificence qui aurait dû la combler de bonheur. Ça n’était pas le cas. Elle s’en foutait, maintenant qu’elle y était. Les embruns venant lui picoter le visage, l’eau venant jusqu’à ses genoux lui était insignifiants.
Quand donc, quand donc pourrait-elle à nouveau sourire à ce qui l’entoure ? Quand prendrait-elle plaisir aux petites choses de la vie, comme elle le faisait… avant.
Un bruit sourd monta lentement de sa gorge, qu’elle ne put maitriser… et dans un tourbillon d’eau salée, venue, elle, de ses yeux, elle hurla à la face de la mer son dépit, son chagrin, sa lâcheté de ne pouvoir en finir elle-même avec la vie.
Son hurlement, ce cri de douleur intense s’essouffla, en même temps que ses poumons se vidèrent de l’air qui la gardait en vie.
Elle se retrouva les genoux dans l’eau, les yeux baissés sur le sable qui portait toute l’eau du monde, vidée.
Guérirait-elle un jour ? Trouverait-elle en ce village de bord d’océan suffisamment d’humanité pour reprendre gout à la vie ? Finirait elle par aller se perdre sur les chemins, attendant qu’une bande de brigands ou qu’une armée en mode faucheuse vienne lui prendre ce qu’elle hésitait à se retirer elle-même ? Sa pauvre vie…

Relevant la tête, regardant de chaque côté d’elle, elle aperçut par endroits quelques promeneurs solitaires, ou pas, qui chacun devaient trainer avec eux des morceaux de vie pas forcément agréables non plus… mais certainement aussi de grands moments de joie. Pourquoi n’y avait elle pas droit aussi elle ? à la joie, au bonheur ? Pourquoi sa vie n’avait elle été qu’un enchevêtrement de mauvaises nouvelles, de séparations, de douleurs, de morts…

Se laissant tomber sur le sable, allongée comme une enfant dans le ventre de sa mère, elle écouta ainsi l’océan pendant de longues minutes, puis se laissant bercer par le bruit des vagues, elle finit par s’endormir ainsi… les pieds dans l’eau et la tête loin, très loin… vers ce qui aurait dû faire son bonheur…
On pouvait lire sur son visage endormi non pas la sérénité de celle qui se repose, mais la douleur, qui, jusque dans son sommeil venait la tarauder, la titiller, la tuer à petit feu.
pnj
Froid – stupeur

Il fait froid lorsqu’elle ouvre les yeux. L’océan l’a bercée de son ressac et de son vent salin toute la nuit. Les pieds sont trempés, les jambes aussi. Sa maigre chemise colle à sa peau, mélangée de sable et d’eau. Ses cheveux sont emmêlés par le vent qui les a ballotés durant son sommeil, par le sable qui s’y est agglutiné, porté lui aussi par le vent.

Puis elle s’aperçoit que l’eau est loin.
Et c’est ainsi qu’elle découvre les marées. L’inquiétude tout d’abord. Qu’avait on bien pu faire de toute cette eau ? Et puis…
Elle se lève pour découvrir autour d’elle des gens qui ramassent des choses dont elle ignore même l’existence. Elle s’approche observe, note quelques coquillages et autres choses étranges amassés dans des baquets.
Silencieuse et discrète, elle navigue ainsi de bachotte en bachotte, plissant parfois le nez à la vue de certains poissons ou coquillages peu ragoutants. Et finit par s’éloigner.
Assise au plus haut de la plage, de son petit baluchon qu’elle porte sur l’épaule, elle sort une miche de pain qu’elle mange lentement, tremblante de froid, en spéculant sur la manière dont tous ces gens allaient bien pouvoir manger ce qu’ils ramassent.
Déjà peu encline à la nourriture, elle se trouve pour le coup totalement dépourvue d’appétit. Range les trois quarts de sa miche de pain restante et continue à contempler ce qui l’entoure.

Toute cette eau, où a-t-elle bien pu passer ? Elle a connu les lacs, les rivières, les étangs, les ruisseaux, les lavoirs même… et toujours l’eau était là. Filante ou dormante, mais toujours présente. L’eau pouvait donc disparaitre, mourir aussi…
Elle aurait aimé ne pas dormir, veiller l’océan pour l’empêcher de mourir. Elle aurait suivi l’eau, l’aurait retenue, aurait fabriqué des barrages… mais ne l’aurait pas laissé partir ainsi.

A peine découvert, et déjà disparu.

Pourquoi donc les gens cueillaient ils leurs trucs gluants sans s’inquiéter de l’absence de l’océan ? pourquoi ne notait-elle aucun mouvement de panique ?
Tout semblait tellement calme et paisible… les gens sont ils donc fous pour ne pas réagir à l'horreur quand elle se déroule sous leurs yeux?
D’un regard un peu bouleversé elle cherche à interpeler quelqu’un, l’alerter.. il faut prévenir la maréchaussée, le maire, faire quelque chose..
Mais personne ne remarque la présence de la tremblante et pitoyable Bandida. Là au milieu de cette grande plage, elle n’est qu’un coquillage parmi tant d’autres. Un grain de sable dans un sablier qui n’arrête jamais de couler.
Alors elle se lève, consciente que là où elle s’inquiète, les autres s’adaptent, se font à l’idée que…
Le baluchon reprend place sur son épaule, et elle jette un dernier regard là où la veille l’océan était venu l’accueillir de ses vagues caressantes. Elle reviendra. On ne laisse pas mourir dans l’indifférence. Elle trouvera au village quelques fleurs qu’elle viendra jeter ici en souvenir de ce rêve qui fut le sien.
Puis part à la recherche d’un endroit où se sécher. Une taverne certainement, là où un feu brulera peut être encore dans une cheminée. Elle ne parlera pas de son inquiétude. Elle en a déjà tellement en elle. Une de plus ne changera rien.
Mais elle reviendra…
Aysun
[un peu avant, sur le sable]

Le son particulièrement doux et tremblant de sa voix la fit frissonner, Kro la regardait avec l’intensité d’un homme passionné qu’elle ne voulait point décevoir, elle lui donnerait son âme à cet instant.

D'ici peu tu vas partir et je veux te donner rendez-vous ici, sur cette plage, pour le soir de ton retour. Je t'attendrai.

Le vent toujours plus menaçant gonflait sa cape et redoublait dans les vagues argent, balayant des nuages de sables par rafales.
Elle gardait les yeux sur Kro ne voulant pas penser aux prochains jours qui allaient les séparer. Sa voix se fondit dans la sienne.


Je serais là, mon amour je te promets.
Elle caressa avec le dos de sa main la joue froide et humide de son amoureux et lui lança un regard conciliant.

Tu sais que le temps n’a presque pas d’emprise sur nous et il mûrit toutes choses, c’est ce qui me fait tenir loin de toi.

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Aradiia souriait en pensant qu’elle ne comptait plus les jours ni les nuits de bonheur qu’elle avait connu avec Kro.
Certes les disputes les avaient déchiré jusqu’au désespoir souvent les laissant dans l’incompréhension mais pour mieux les reconstruirent comme installant leur si précieux amour dans un lit à la charpente robuste et infaillible. Bien au chaud !
Depuis le moment ou ils s’étaient croisés pour la première fois, elle n’envisageait pas le chemin sans lui.


Je voudrais te donner quelque chose avant que tu ne t'en ailles, quelque chose que j'aurais dû te donner il y a bien longtemps mais... les évènements ont fait que le moment ne s'est jamais présenté.

La jeune femme s’approcha de son aimé qui un genou a terre devant elle lui dévoilait devant ses yeux et sans plus tarder lui passa un anneau au doigt lui murmurant ces paroles.

Aradiaa, acceptes-tu de devenir ma femme ? Veux tu officiellement te fiancer à moi ce soir ?

Elle perdait pied ses chausses s’enfonçant dans le sable, elle du se s’accrocher a ses fermes épaules.
Aradiia l’enlaça de ses longs bras autour de son cou, comme pour se laisser porter elle avait besoin de le sentir contre elle. Elle posa sa joue contre son épaule et le serra très fort. Elle fixa la bague que venait de lui offrir Kro et fermant les yeux l’embrassa fiévreusement laissant coulé une larme chaude sur sa joue.

Elle la sécha d’un revers de sa manche et respira l’air marin délicatement mélangé avec l’odeur si familière de son amoureux. Elle vivait dans une plénitude le moment présent.
Sa gorge sèche lui piquait et elle du faire un effort pour sortir le
OUI je le veux depuis toujours Kro! Tant attendu.

Elle sourit timidement et le pria de se lever en l’aidant.Son petit cœur battait à tout rompre dans sa poitrine et elle du faire un effort pour se tenir droite toute seule face à lui. La nuit les avait envahit complètement, elle se hissa comme dans le jardin sur la pointes des pieds pour envelopper kro avec sa longue cape.

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Ils marchèrent serré l’un contre l’autre un long moment sans rien dire, juste heureux d’être là l’un pour l’autre.
Au loin la silhouette d’une femme s’éloignait parcourant elle aussi la plage si riche de Blaye.


Aradiia s’arrêta pour embrasser passionnément Kro elle lui tendit ses lèvres qui s’unirent aux siennes dans un très long baiser. Puis elle le couvrit de multitudes de caresses et sans mot dire se tourna pour s’enfuir vers le couvent en courant.

[Plusieurs jours plus tard]

Un peu amaigri, mais avide de retourner sur la plage.
Elle quitta le couvent d’un pas pressé, la douce journée et le soleil presque au zénith appelait le printemps qui laissait de partout ses traces dans la campagne. La nature revivait et elle aussi.
Elle prie un brin d’herbe dans sa bouche et en suça la sève toute neuve.
Elle rejoint la plage sans même se rendre compte du temps écoulé et trouva au même endroit la grande silhouette sur la plage. Comme il y a quelques jours elle se mit à courir vers lui en l’appelant de toutes ses forces.
Il l’attendait en regardant l’océan.
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Elle se tenait tout près de lui, le bruits des vagues avait eu raison de sa voix et s’approchant encore elle lui posa délicatement ses mains froides sur les yeux sans mot dire.
Heidan
Le grand air du large et l'épervier avaient ramené Heidan vers les côtes de la Guyenne, non loin des plages de Bordeaux-la-Grande.
Le naufragé se dressait fier, la chemise ouverte et offerte au vent de l'Atlantique-Nord.
La plate-forme Celtique et ses émulations tempêtueues semblables aux rages qui habitaient les peuplades des terres mouvementées de la sombre Côte Ouest du Royaume de France assombrissaient les pensées de cet habitant venu dailleurs.
Qui sait ce qu'il allait trouver ici après son évasion et tous ces mois de reclusion où il n'avait connu qu'un seul ami resté sauvage à ce jour comme lui-même l'était toujours resté.


Maintenu sur son frele esquif de bois le naufragé avait suvécu à tous les dangers de l'océan : Une seule idée en tête raisonnant en son esprit comme une obsession brutale et immédiate qu'il fallait assouvir au plus vite : Elle.



Loin des yeux rêveurs des habitants de ce duché déchu il se créa son île, là tout en bas des cryptes qu'il avait aperçues en arrivant, là bien à l'ombre du reste du monde.


D'un souffle impératif Heidan siffla l'épervier.
Satan lui-même du haut de la lune l'aperçut.
Le rapace arqua un sublime demi-tour dans le ciel ; dessinant une arabesque surprenante dans le noir profond des nuits de Blaye, puis piqua du nez vers son Maître. Depuis tout ce temps passé avec son étrange compagnon de voyage tous les deux avaient appris à s'aprivoiser. Une sorte de courant-d'air glacial se forma entre l'homme et l'oiseau.

Grand, puissant et sûr de lui, hypnotisant le rapace avec ses grands yeux d'acier, Heidan leva le bras afin que l'épervier se pose sur lui.
Meurtri dans sa chair l'homme masqua sa faiblesse au prédateur qui en un tournemain pourrait retourner la situation à son avantage.

Un regard se fit pour que tous les deux se comprennent, Heidan ne s'était jamais trompé.
L'oiseau serait sa meilleure arme.
Heidan avait observé depuis le bout du monde les prodigieux dégâts que l'épervier pouvait causer autour de lui. A force de patience tous les deux avaient finis par se comprendre au nom du grand Chaos et de ses signes de ralliements.
Même s'ils s'en retournaient à présent, chacun savait que l'autre lui resterait intestinement lié.
De l'un de ces liens qui ne se défont jamais.
Jamais, plus jamais.
Piesek
je suis alle sur la plage le soleil la mer les muettes

que du bonheur

je me suis assi pour me reposer quand cette enorme vague d eau sale c est abattu sur moi


merci merci bien la mer
je me rappelerai de cette journee

mainteant je vas voir le mal dde mer

beurk beurk beurk
Rosy76
Rosy se promena sur la plage, comme elle aimait tant. La mer était comme elle, déferlante puis calme. Elle longeai sur le sable puis s'assit.
Elle aimait écouter le bruit de la vague qui s'écrase, les mouettes volaient au vent.

Elle apperçu son bien aimé, trempé jusqu'à l'os.

mon bicounet, que t'es t'il arriver ?

Rosy lui mit son chandaille sur les épaules pour qu'il ne prenne pas froid
Piesek
ma rosy il la prend bien tendrement dans ces bras et l embrasse

je suis venu ici pour prendre un peu d air fraisje suis venu me reposer quand une enorme vague est arrivée

je suis tout trompé


je cours vite vita a la maison me changer si nn je vais attraper une vilaine maladie

avant de partir il prit de nouveau son titi et l embrassa en lui disant juste apres

je t aime tres tres fort
Dzerva
hummm... première fois que je viens ici...

quelle belle vue ! je devrais passer plus souvent ! je rêve de longues promenades avec lui...

mais il n'est pas là. je crois que je vais rentrer chez moi et dormir un peu
Rosy76
Comme souvent, Rosy aimait se promener sur le long de la plage. Le soleil me ravissait de sa présence. Il me réchauffait avec les heures, à part son coeur qui bouillonait d'amour pour son Pie. Elle se déchaussa pour fouler à même le sable, se rapprochant du rivage.

Les quelques vagues lui fouettaient les chevilles. Elle continua, à marcher, le long du rivage. Ses pensées parties dans l'horizon.
pnj
c'est là qu'elle était arrivée
c'est là qu'elle partirait

avait voulu voir l'océan
l'avait vu

avait voulu bien des choses
mais s'était plantée

avait espéré tellement
mais dans l'vide

avait connu trois quatre personnes bien
lui manqueraient

avait dit adieu à deux d'entre elles
s'était r'tenue d'chialer

avait pas pu voir les autres
le regrettait

avait trempé un pied dans l'eau
puis avait regardé derrière

avait repensé à la connerie environnante
n'avait pas de regret

sauf peut être un
n'avoir pas pu attendre l'ami qu'elle espérait voir débarquer

avait vu devant ses yeux l'enclos des ânes de son parrain
s'était dit qu'il était fort, très fort pour pas flancher

avait regardé devant
s'était avancée lentement
et s'était noyée



HRP supprimé.
Aysun
la petite fille de la mer

Ce matin dans la brume opaque et froide, Aradiia sorti de chez elle sans faire de bruit, elle prie le chemin de la plage, tenant un bouquet de fleurs à la main.

Elle voulait dire un adieu à Bandida. Cette jeune femme rebelle qui avait vécu quelques temps à Blaye tournant en rond dans la ville tel un lion en cage. Elle l’avait aimé déjà…

Comme elle la comprenait, comme elle aurait aimé qu’elle reste encore un peu.

Marchant le long de la plage, respirant l’air qu’elle ne respirait plus… Si loin, la mer l’avait emporté dans son lit glacé.
La première fois qu’elle l’avait vu c’était ici même sur cette plage, aujourd’hui déserte.

Seul le cri des mouettes tournoyant à la recherche de poissons, couvrant le bruit sourd des rouleaux des vagues. Dame nature avait repris ce qu’elle avait crée, sans remord ni pitié.

Elle s’arrêta le visage tourné vers le large regardant se lever le soleil. Il reflétait sur l’eau son habit encore blafard et changeant. Le calme apparent de l’immensité bleu acier parsemé de perles argentées, renvoyait dans les prunelles de la jeune femme son flegme tel un dialogue silencieux.

Pourtant Aradiia sentait la rage et la douleur monter en elle doucement… *Pourquoi, si vite était elle partie?*

Aradiia se pinça les lèvres pour ne pas pleurer Bandida n’aurait pas aimer voir couler des larmes sur ses joues.

Dans un geste lent le bras tendu flottant entre ciel et mer, elle ouvrit sa main et laissa échapper les fleurs de camomille qui ondulèrent attirés au loin par les vagues.


Adieu, Chère Bandida tu vivras malgré toi dans mon cœur.
Bridgess
Marchant dans la ville, les pas au hasard sans planifier, du moins elle tentait de s'en convaincre.

Elle ressentait le besoin de se rendre au grand bleu, elle y allait rarement, puisqu'elle se méfiait de toute cette eau qui ne laissait pas voir l'autre bout, trop de mystère, trop de superstition autour de cette eau qui ne savait pas rester en place.

Et ces sons audibles qui venaient du loin très loin, qui laissaient des frissons sur la peau, comme un appel de détresse, et par qui ou par quoi?, Bridg ce le demandait tout le temps lorsqu'elle les entendaient.
Certains parlaient de grands poissons, d'autres de mamiferes marins énormes, certains très gentils, certains très agressifs.

Elle vit la plage et son coeur se resserra, elle pris une grande respiration, et l'air salin lui remplit les poumons, la lune éclairait et se mirait dans cet eau qui se voulait calme pour une fois.

Bridg dû prendre tout son courage pour avancer sur le sable, elle enleva ses chausses, et traina ses pieds nonchalamments dans ses grains tellement fins sous ses pieds, elle se décida enfin à s'assoir, et ses yeux s'embrouillere, son regard se perdit dans l'infini de cet horizon qui s,allongeait devant elle.

Son chagrin la tenaillait comme une faim inassoupit. et une pression grandissait en sa poitrine, une douleur encore inconnue, son sang semblait se glacer, était ce elle ou la temperature près du grand bleu?

Elle ressera son châle mais cela ne la rechauffa pas, Mirza se glissa à ses cotes la tête basse, son instinct lui disait que se n'était nullement le temps de jouer, pas plus que cela l'avait été au verger, et elle resta encore un fois très sage, appuya son museau contre Bridg en signe de comprehension.

une musique lui vient en tête
musique triste

Bridgess se leva, avanca et lança un grand crie.. pour se liberer de cette tristesse qui l'habitait depuis qu'elle avait sue pour la mort de Bandida et sa decision de marcher sur les eaux.
Puis commencant à parler au large, parler à Bandida, comme si elle aurait pu entendre.

-Alors quoi? tu voulais jouer avec les grands poissons, tu voulais vérifier si la terre est carre,
-Alors quoi? tu voulais danser avec les dauphins, et tu as oublie que tu ne savais pas nager,
-Alors quuooiii Bandiiidaaaa. Repooooooond.


Son mal là fit s'agenouiller devant la grande étendue d'eau, et Bridg frappa chaque vague qui s,approchait d'elle,
puis en chuchottant cette fois

-Alors quoi? tu voulais devenir comme ses mysteres, tu voulais devenir une sirène?

Mirza vint près d'elle comme guidee, poussa doucement Bridg de son museau en echappant des sons qui ressemblaient aussi à des pleurs.
Bridg se ressaisit, se releva, regarda la lune et leva les bras

-toi laisse Bandida tranquille,, laisse là aller vers le Tres Haut.. laisse la passer.

Bridg regarda l'horizon, esperant que Bandida y trouvera son bonheur. et reparti sur le chemin de la ville toujours Mirza pour la seconder.

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