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[RP] Pas si loin, là où on les regarde partir...

Flore
Flore fit remettre ce pli à Galaad. Impossible pour elle de le voir en personne en ce moment. Tant de travail pour les provençaux, sacrifiés par les personnes qu'ils défendent. Heureusement, ils sont de plus en plus nombreux à ouvrir les yeux. Du temps, du courage, de la force et de la conviction.
Elle n'en manque pas.



Citation:
Galaad,

J'ai appris que tu avais rejoint Aix.

C'est de la folie. Un enfant n'a pas sa place sur un champ de bataille. Quand bien même tu ne t'enrôlerais pas, je désapprouve totalement.
Tu ne connais pas les tenants et aboutissants de ce conflit. De surcroît, tu représentes l'espoir pour l'avenir de la Provence.
Je te l'ai déjà dit. Pour les deux camps, ta mort sera utilisée à des fins politiques.

Galaad, lorsque tu liras ces lignes, le château d'Aix appartiendra à un groupe d'hommes et femmes déterminés à sauver la Provence du marasme dans lequel les dirigeants du marquisat l'ont mise.

Il ne s'agit pas d'extrémistes sans cervelle.
Ils font partie d'un plan plus ambitieux, élaboré depuis l'étranger, déployé en secret depuis six mois.
Je t'ai dit que jamais je ne te mentirai. Sache que j'appartiens à ce groupe. Je fais même partie des décideurs.
Mon rôle était d'infiltrer les institutions provençales, renseigner nos commanditaires puis frapper en plein coeur du marquisat au moment opportun.

Tu dois te méfier de Ledzeppelin et Hersende.
Elles n'ont aucune légitimité, malgré ce qu'elles clament.
Leur entêtement conduira à la mort de nombreux provençaux et à la ruine de la Provence.
Tu as constaté la tyrannie de la félonne comtesse au conseil : prises de décisions unilatérales, sans demander l'avis de ses conseillers, pourtant élus et en majorité ralliés à ses idées.
D'anciens conseillers ont également pillé les caisses du Comté.
Les armées provençales, sur l'ordre du marquisat, ont tué froidement deux voyageurs uniquement parce que l'un d'eux critique leur régime félon.
Ils mentent en disant que les troupes françaises massacrent les innocents. Tout qui en fait la demande était autorisé à passer lors du siège d'Aix. La preuve, Enored et son groupe.

L'addition est lourde.

Ils ne respectent rien, ni les lois de la guerre, ni le dogme aristotélicien.
Les procès aux soldats français tombés sont une honte.
Nous corrigeons en ce moment cette absurdité.
Quant à la religion, elle est représentée ici par un archevêque d'Aix qui n'a pas hésité à s'enrôler dans une armée.
Un prélat qui va donner la mort. La Créature Sans Nom le possède.

Galaad, je ne te demande pas de me rejoindre, ni de me croire.
Les événements à venir te convaincront pour moi. Les conseillers donneront aussi toutes les informations importantes à la population pour qu'enfin, tous, vous recouvriez la vue.

Le chemin sera long, plein d'embûches mais la lutte ne s'achèvera que par la destruction du Marquisat des Alpes Occidentales.

Prends soin de toi.

Qu'Aristote nous protège tous !





Elle regarde le messager s'eloigner. Comment réagira le gamin ? Alea jacta est. Flore savait que sa mission la conduirait à affronter des situations humaines difficiles. Si Galaad ne veut plus la voir, c'est son choix. Cela ne l'empêchera pas de le protéger. De son côté, elle poursuit la réalisation de ses objectifs, un par un, méthodiquement. Inexorablement.
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Doch
Aix, toujours

Elle était là, terminait tout ça, regard parcourant les lieux avant de les quitter. Un regard qui guette chaque mouvement, chaque détail susceptible de permettre de sortir du quotidien. Ici, une tache noire… au plafond. Araignée ? Elle pivote en cette direction, observe, réfléchit et sourit.

Quand soudain une petite voix derrière elle. Elle se retourne et découvre un jeune porteur de parole juste devant elle. Avec ce sourire élargit de la joie de le revoir, elle se baisse pour se mettre à son niveau et l’embrasse avant d’écouter ce qu’il a à lui dire.
Journaliste ? elle ? hmm, oui, il paraitrait que oui. Explications entendues, écoutées, comprises. Le feuillet couvert de son écriture d’enfant qui se retrouve entre ses mains. Doch le range précieusement et, devant tout ceci, elle lui colle une bise supplémentaire sur chaque joue au jeune homme.


Oui Galaad, journaliste je le suis. Et oui, ce que tu as écrit là, je vais demander à le publier, que tu sois entendu de tous.

Et elle sourit en le voyant se diriger alors vers Benquoi, exprimant sa joie enfantine à le revoir.

La baronne se rassit alors sur le bord de son lit, ressortit la longue lettre et entreprit de la lire attentivement. Arrivée à la fin, elle resta songeuse quelques instant, avant de sortir d’un des sacs déjà prêts tablette, parchemin, plume. Plume suçotée quelque peu, puis la tremper dans l’encre et commencer à coucher quelques mots sur le papier. A ses mots, elle accola copie de la déclaration du petit porte-parole. Et confia le tout soigneusement plié et scellé à un messager à destination des locaux des rédacteurs du journal en question pour qu’il soit soumis à publication.

Ceci fait, se relever, embarquer ses effets empaquetés, adresser un clin d’œil à Galaad et Benquoi, elle les reverrait sous peu, nul doute.
Mais pour l’instant, il était temps qu’elle sorte de l’infirmerie et reprenne le chemin du campement. Se présenter comme rétablie et apte à revenir parmi eux.
Aussitôt pensé… aussitôt fait.

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Maistre d'Armes du MAO
Benquoi
Benquoi, voyant le bambin se précipiter vers le lit, plia par reflexe sa jambe méchemment touchée...

Douleur, quand même.

Un truc comme:


WAAaaaaaooooooo...

Trés douloureux...Arg! Crampe de douleur même...

Mais, Joie de retrouver le bout de chou à la trajectoire fulgurante.
De connu aux quatres coins de la Provence, il avait acquis supersoniquement pendant cette guerre une aura hors du commun.
Ben l'accueilli dans ses bras en rigolant!


Ah te voila, ptit con!
Faut arreter de prendre ce genre de risque...les grands ne rigolent pas.


Puis, l'attention de Ben semble détournée par une scene resolument équivoque...
Il en tombe des nues...


Citation:
Plume suçotée quelque peu


Doch...c'est pas vrai...est ce une invitation?


Citation:
puis la tremper


Ben s'étouffe...

Citation:
et commencer à coucher


Un: "Baronne! Tu m'excites!" faillit jaillir!!!

Oh putain, ça va jaillir!!

Non...à la vue de Galaad, Ben se retint...
Le rôle de Pôpa dont l'a affublé ce marmot le rend finalement largement moins con que d'habitude...

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Inaudible
Ami du Rp
Cousin du Hrp
Frere de L'Irl
Tonton de Marco le Psycho
Flore
Matin du 3 février 1458

Consultation des rapports de la veille. Encore des révoltes. Dans les noms, un retient plus particulièrement l'attention de Flore. Elle tape du poing sur la table.
Son calme revenu, elle prend sa plume et envoie ce mot.


Citation:
Galaad,

Les maréchaux de cette nuit me signalent t'avoir empêché de forcer la porte de la mairie. Je vois que les félons marquisaux ne reculent devant rien pour reprendre leur château. Non contents de t'avoir endoctrinés pour que tu rallies une de leurs armées, voila qu'ils te poussent à commettre des actes illégaux.
Ils sacrifieront donc aussi les enfants pour réussir à retrouver leur pouvoir usurpé.

Je ne peux te donner d'ordres mais je te mets en garde. Reste en dehors de ce conflit et cesse de donner de la valeur aux propos de l'illégitime marquisat. Ils se trompent sur toute la ligne.

Nous n'avons aucune intention de conserver ce château. Notre mission prévoyait de leur donner un avertissement. L'objectif était de le garder deux jours. Aujourd'hui nous sommes bien au-delà des espérances et chaque jour en plus est un bonus inattendu.

Face à l'entêtement évident du gouvernement félon, la guerre longue durée est inévitable. Lorsqu'ils auront ruiné le comté, ils pleureront de n'avoir pas présenté leur reddition maintenant.

Pour revenir au procès, je comprends tout à fait que les provençaux se sentent exclus de ce conflit, et suivent aveuglément les ordres de ceux qu'ils connaissent. Nous avons l'intention de relaxer la majorité des assaillants. Ces accusations sont des avertissements. Je ne permettrai pas que tu sois jeté en prison. Toutefois, je ne peux te garantir ma protection à l'avenir.

Cela m'amène à cette dernière réflexion ... L'Empire va reprendre la Provence. Quoi qu'il arrive, c'est une certitude. En tant que Von Frayner, tu dois y avoir de la famille. Je tâcherai de faire en sorte que tu les retrouves. Je ne doute pas que ta réussite soit assurée au sein de la nouvelle Provence, la légitime.

Qu'Aristote te protège !

Fait à Aix, le 3 février 1458

Flore

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Gisla
Ben non que je dormais pas ! Galaad, mon amoureux, il venait de partir et il m'avait dit de rien dire à Spada. Et pis de pas pleurer aussi. C'est pour ça que z'me suis assise toute seul par terre en attendant Spada. Elle en a mis du temps à sortir des ses rêves. Mais quand elle est sortie, elle a posé à moi une question un peu idiote. «  Tu dors pas ? » Bien sûr que z'dormais pas ! Elle voyait pas bien avec ses yeux ? Bah, j'sais pas trop, mais en tout cas, z'lui ai répondu.

- Ben non ! Z'dors pas.


Alors, comme Spada elle s'était mise tout prêt de moi, je me suis levée et je lui ai fait un gros câlin. J'étais bien moi dans ses bras. Je me sentait un peu en sécurité. Galaad, il était plus là, alors je me sentais plus beaucoup en sécurité dans la maison.

M'enfin bref, ze regardait Spada, elle avait l'air encore très fatiguée. Ze crois que hier, elle est rentrée tard. Je m'en fiche, moi je pense à Galaad.
Il est pas rentré. Z'me doute un peu qu'il rentrera pas. Mais Galaad, il est un peu une partie de moi. Ze sais pas comment expliquer, mais quand il est pas là, ze suis vide. Z'ai plus envie de sourire, de me fâcher contre quelqu'un. J'ai pas envie d'aller dans la taverne. J'ai plus envie de manger. Z'ai tout simplement une partie de moi qui est partie. Sais bizarre de dire ça. Moi je suis toute petite et pis je dis ça.
Dans une taverne on m'a dit qu'à quatre ans, il fallait rire, jouer et s'amuser. Mais comment ze peux m'amuser sans Galaad moi ?

Après, ze me suis enlevée des bras de Spada et je lui ai fait un bisou sur la joue.

- Z'ai faim, on mange ?

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