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[RP ouvert] Camp des Provençaux et alliés

Marianne_dezyelinski
[Camp d'Aix, le matin du 4 avril 1458, après les combats]

Exténuée... triste aussi... plusieurs de ses hommes d'un jour à l'infirmerie, ramenée par elle et le reste des combattants valides en ce petit matin... Elle n'avait même pas quinze ans la veille, mais quel âge avait-elle désormais après tout ça?

- Holà la garde! il y a de la place à la tente médicale? j'ai deux personnes à faire soigner en urgence. Je crains qu'ils ne meurent si on ne fait rien. Elle regarda le jeune aixois Curchulain qui ne bougeait pas un cil et, le coeur vacillant à la voir, Khalipso, l'un de ses Bretons, portée par leurs amis Tom et Norb.

Après avoir accompagné les blessés de sa lance à l'infirmerie, Marianne resta devant la tente sans plus réagir, larmes et poussière mélangées sur ses joues. Elle n'avait aucune blessure, pas vu grand chose dans l'assaut de la nuit d'ailleurs. Juste une masse de soldats ennemis en face et les siens à ses côtés, tous fonçant à leur rencontre, frappant sans savoir qui, sans discernement, mais pour les stopper coûte que coûte. Ce n'étaient plus des hommes en face mais juste l'ennemi...
Avisant un puits pas loin, elle remplit le seau d'eau et se le versa dessus pour rincer le sang et la sueur, secouer sa torpeur, puis revint se poster près de l'espace médical pour savoir si les siens allaient s'en sortir.
Elle en profita pour lire une affiche apposée par la Comtesse Illustre et soupira doucement.

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Votez BRET aux ducales! Allez BRET! Allez BRET!
Edorazio
~ Aís dau Prouvénço, diumenge lou quatre d'abril MCDLVIII ~

- Revenez, mais revenez, mes petits francs chéris ! J'ai pas pu en étriper un seul, cazzo ! Pourquoi c'est toujours moi qui fait rempart de mon corps ? Partez pas fâché, mes mignons, c'était juste une étreinte préliminaire, on a encore d'autres braquemarts à vous enfoncer !

Les soldats proffessionels qui entouraient le condottiere éclatèrent d'un rire gras, destiné à chasser la peur et l'excitation de la bataille. Certains huèrent les francs qui repartaient en boitant, d'autres tapèrent leurs épées et leurs haches contre leurs boucliers, brovoquant un ramdam terrible.
Surtout, les rires avait cette propriété presque miraculeuse de couvrir les gémissements des blessés et des mourants. On comptait les troupes, les sagettes restants, la quantité de plomb ou de poix disponible.


- Place, place ! Un message pour Edorazio Lescala ! hurla un damoiseau qui ne devait pas avoir plus de dix ans.
- C'est "chevalier" da L'Escala, pitchoune ! Montre moi ça et boit un coup, il me reste du chouchen et du bourgogne. 'Vaut mieux avoir un truc dans le corps, quand on crache ses tripes... et tu me sembles fort pâle.

Aucun en-tête, pas de blabla inutile. Un message court, tracé à la va-vite : "tu es promu logisticien". Au moins, enfin un officier provençal qui savait agir avec une logique militaire. Le mercenaire sourit et chassa d'une pichenette un morceau de cervelle accrochée à son épaulière.

- Bon, les gars... vous savez que j'aime les comptes bien faits. Allez me chercher Francesc, il tiendra les parchemins pour l'armée de la Tuadouri. 'Me faut le nombre de blessés, de gars vigoureux et ceux qui ont un gros estomac.
" Puis allez à la messe... je peux pas entrer, mais j'écouterais depuis le parvis. Ah ! Et n'oubliez pas qu'on doit leur montrer qu'on est disciplinés : suivez les ordres du chef de la section que vous avez intégré. Suivez pas votre chef de horde ou de meute, si votre officier est un type de l'ost.
" Et puis, faites gaffe si vous allez aux maisons de bordelage : les ribaudes sont moins vérolées que celles de Marselha ou d'Arles, mais 'vaut mieux manger ses propres provisions, en la matière... j'vous apprend rien. 'Vais en faire venir de mon hostel d'Avignoún, ça vous fera de la compagnie.

" Désolé, mais je n'ai pas de chèvres ou de mignons françoys. Ca devra vous suffire.

La plaisanterie était graveleuse mais habituelle : elle faisait référence à un discours de harangue que le chevalier avait une fois raté sous l'effet du vin, parlant alors de "violer le bétail, brûler les femmes et voler les récoltes". Comme il n'était pas à une bétise prêt, la fadaise était restée pour ressortir régulièrement.
Elle eut son effet : les soldats surexcités se détendirent.

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Ceux qui s'imaginent que nos pieds servent à nous marcher dessus,
nous leur montrerons qu'ils peuvent aussi leur botter le c...
Caillinette


Caillinette était confiante hier soir, sa lame affutée, son courage bien présent, elle se sentait capable de tout sauf de mourir. Oh non cette idée était bien loin d'elle ! Elle riait avec ses amis et ses compagnons d'arme, ils sont Provençaux et donc intouchables...

Une lumière... une douce est apaisante lumière. Cailli tend la main pour la toucher, elle se sent libre, se sent victorieuse. Les rayons doux et soyeux de cette lumière viennent caresser son visage et ses doigts qui tentent de la palper. Un sourire un long sourire et une image... Lui son assaillant qui vient la torturer dans ce moment de paix...

Elle revoit son image, il est là !! Il la torture, elle sent ses coups d'épée rebondir sur la sienne puis sur son bouclier, Cailli se débat, elle lutte, elle combat elle n'est pas ici pour rigoler mais pour gagner la paix sur ses terres.
Son bouclier se dégrade petits à petits, les coups portés par son ennemis sont de plus en plus enragés. Elle tente de prendre le dessus quand son bouclier éclate en morceaux, laissant la jeune femme sans protection. Un dernier message sort de sa bouche, Aristote aides à moi !!!
Elle poursuit son combat voyant ses compagnons lutter à ses côtés. Son épée se brise, Cailli est à présent sans défense, elle ne baisse pas le regard, il se rue sur elle lui portant un coup puis la serrant un dernier instant, il la transperce. La lame froide de l'arme ennemis viens caresser la chaire de la guerrière qui dans un dernier effort de douleur, tiens fortement cet homme qui non seulement lui pille sa liberté, il lui vole maintenant sa vie. Son visage, elle ne voit que son visage...De lui elle ne sait rien, mais elle le retrouvera et elle le tuera.



La lumière où est elle ??? Caillinette souffre. Inconsciente, elle n'a aucune réaction de survie, un faible battement de cœur et trop de sang. Dans ses dernières forces, une larme vient caresser son visage, maintenant pâle et meurtrie...

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Zibouille
Un combat, long et brutal.. Du sang, beaucoup de sang, beaucoup trop.. Et cette femme qui s'est jetée sur moi.. Un bref combat, et elle Morte maintenant, elle aussi.. Enfin...
La bataille continue, il y a des coups, beaucoup de coups.. Et ça dure, ça dure pendant des heures... Le jour se lève, et on entend toujours des bruits métalliques d'un bout à l'autre de la ville.
Et ensuite, des cris, des voix qui appellent, une corne, la retraite des français.. Mais cet homme en armure qui n'entend pas ou n'écoute rien, et se retourne vers nous, vers moi, une lueur de folie dans le regard... Il court, l'épée en l'air, que j'arrête désespérément mais mon bouclier ne tient pas le choc, trop usé par les coups, et le morceaux de bois volent un peu partout. Il revient à la charge, trop fatiguée, je peine à suivre ses mouvements.. D'un coup je me retrouve désarmée, puis par terre, puis.. Rien ... Du froid, du noir, et rien. Je ferme les yeux, et me sens bien..
Je sens qu'on me porte, où ? Aucune idée.. Et une voix qui me murmure que tout ira bien, et plus rien, encore. Serais-je morte ?

..................

J'ouvre les yeux, allongée par terre, l'épaule bandée et très douleureuse. On me signale que je m'étais évanouie et qu'on m'a racomodé le plus rapidement possible, de façon à tenir le coup quelques temps. A priori, une épée m'a traversé l'épaule, emportant os cuirasse et chair sur son passage.. Pas très beau, et dangereux.
C'est donc la tête qui tourne et le pas vacillant que je me dirige vers la ville, laissant ma place à plus blessé que moi.


Edit pour cohérence avec le jeu
Khalipso


La rumeur d'une attaque massive avait couru toute la journée. Khali et ses compagnons s'étaient préparés au combat, certains qu'ils étaient de défendre le bon droit du peuple de Provence.
Le bruit du galop des chevaux, les cris annoncèrent la première vague de soldats françoys. Khali et ses compagnons mirent tout leur courage dans la bataille. Une seconde vague arriva, puissante, meurtrière, haineuse. Les françoys s'acharnaient, semblant vouloir ne laisser que des cadavres derrière eux. Khali vit des hommes tomber tout autour d'elle. Tom et Norb étaient toujours à ses côtés, Marianne avait disparu de sa vue.
La jeune bretonne se battait avec l'énergie du désespoir, mais ils étaient trop nombreux. Son bouclier lui fut arraché, elle sentit plusieurs fois la morsure de l'acier sur son corps, son épée se brisa, ses yeux étaient remplis de larmes ... de larmes de sang.


Mon Dieu, je ne vais pas y survivre ...

Un coup la fit vasciller, elle eut le temps de sentir l'épée s'enfoncer sauvagement dans sa chair. Elle tomba, les yeux tournés vers le ciel. Les étoiles se rapprochaient d'elle, elle pensa que ce n'était pas normal. Puis sa vue se brouilla, la douleur emporta tout et elle ferma les yeux. Elle entendit encore quelqu'un crier son nom, des mains la saisirent, puis plus rien ... le néant l'enveloppa.

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Bubu16
Ce matin là était ensoleillé. Ensoleillé avec une chaleur peu habituelle. Un pressentiment envahissait Bubu qui revenait du combat en cherchant partout Cailli . Il chercha partout sur le champs de bataille, dans tous les coins et les recoins du bois.
Ce n'est que beaucoup plus tard, qu'il apprit qu'elle avait été gravement touché au combat... Pourquoi n'était il pas resté à ses côtés. Lui, n'avait rien eu....lui qui aurait tout donné pour être à sa place
Il courra en hurlant dans sa tête....


Cailli!!! Cailli!! Cailli

Il se précipita à l'infirmerie, entra en trombe en la cherchant partout..
Une petite porte se dressa devant lui comme si un esprit lui disait qu'elle était là. les visages de gens autours, des plaintes, des cris dans cette bâtisse, lui faisait comprendre plus intensément le résultat de cette guerre.

Il entra doucement dans la chambre et découvrit le visage d'ange de sa bien aimée. Il s'agenouilla devant elle, lui prit la main et commença à prier. Ses yeux étaient clos et si il n'y pas eu des traces de sang, on aurait pu croire qu'elle dormait du sommeil de justes.

Il laissa une larme couler sur sa joue et dit.


Mon amour, je ne sais pas si tu m'entends, mais ne te laisse pas aller, je t'en prie. Ne me laisse pas, là , tout seul, je ne m'en remettrai pas. Je t'en prie parle moi, dis moi quelque chose , fais moi un signe...je t'aime...oh oui je t'aime si fort...!!!


Il posa la tête sur sa main, ferma les yeux et ne bougea plus en espérant entendre rien qu'un cri, un gémissement de la part de la femme qui l'aime le plus au monde.

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"A vous Karea et Nomi"
Caillinette


Voila une longue journée et une nuit que Cailli était inconsciente. Son corps inerte transpirait de plus en plus. Une lourde fièvre s'était emparait d'elle et la glissait dans un sommeil de plus en plus profond. Rien ne laissait présager que la jeune femme souffrait. Seuls de légers tremblements, lui donnaient un semblant de vie.

Dans son sommeil inquiétant, Cailli le voyait toujours lui son assaillant, son meurtrier. Et cette douce lumière qui l'éclairait délicatement comme pour la bercer et la persuader de la suivre. Mais Cailli ressentait une oppression qui la tiraillait au plus profond de son être.

Une voix !!! Mais... ? De l'amour voila ce qu'elle ressentait. Est-ce cette lumière qui lui apporte ce réconfort ? Elle s'avance vers elle doucement... Et écoute...


Mon amour, je ne sais pas si tu m'entends, mais ne te laisse pas aller, je t'en prie. Ne me laisse pas, là , tout seul, je ne m'en remettrai pas. Je t'en prie parle moi, dis moi quelque chose , fais moi un signe...je t'aime...oh oui je t'aime si fort...!!!

Cailli recule, ça ne peut pas être derrière cette lumière, cette voix ! Cailli laisse couler une larme et replonge dans ce sommeil profond en pensant à lui.

Rien ne laisse paraitre cette souffrance seul cette larme et ses tremblements montrent qu'elle est là et bien là

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Hersende
[Aix, le 4 avril 1458]

Hersende était revenue à Aix le dimanche avec les armées provençales retardées par la mystérieuse catalepsie qui l'avait frappée sur la route de Toulon, immobilisant son armée. Parfaitement remise de cette mésaventure, elle en gardait simplement l'amertume de n'avoir pu rentrer à temps pour éviter tant de morts et de blessés dans les rangs de l'armée provençale qui avait héroïquement défendu la capitale infligeant de lourds dégâts à l'ennemi.

Après avoir pris connaissance des derniers rapports, elle décida d'aller rendre visite aux combattants de la Tuadouiro.

Avec une escorte réduite, elle se dirigea vers le campement des sections d'Axle_x et aperçut avec plaisir les armes de Rians flottant fièrement au dessus d'une tente. Celle-ci devait abriter la jeune de Zyelinski, l'héritière de Lordcassandre.

Hersende appela un garde de son escorte :


Allez prévenir la Comtesse de Rians que j'arrive et souhaiterais la rencontrer.

Pendant que le garde s'avançait, Hersende eut une pensée émue pour Lordcassandre. Ami un temps, lorsqu'ils avaient fondé en commun l'Alliance Provençale, elle l'avait soutenu comme Comte puis ils s'étaient affrontés ensuite. Elle avait toujours gardé un certain respect pour lui et regrettait que des funérailles officielles ne lui aient pas été encore accordées. Mais quoiqu'il fût mort loin de Provence, elle s'y était engagée et cette cérémonie aurait lieu. Maintenant que sa fille était là, toutes deux pourraient l'organiser.

Hersende ne connaissait Marianne que par de brèves missives échangées lors de la succession, insuffisantes pour savoir qui elle était. Mais la présence de la jeune femme en Provence, les armes à la main, remplissant son devoir de défense, laissait supposer qu'elle avait hérité non seulement les titres et les terres mais aussi le courage de son père...

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Hersende de Brotel, Marquise des Alpes Occidentales
Bubu16
Toujours au pied du lit de sa douce, Bubu ne cessait de prier. Lui qui d'habitude avait des pensées pour le très haut que très rarement, cette fois il le suppliait de toute son âme de lui rendre la femme qui faisait battre son cœur. Il était rentré tôt cet après midi pour pouvoir le passer avec elle et peut être avoir une réaction de sa part. Une réaction...oui ne serait qu'une seule réaction?

Effectivement il y avait bien des tout petits tremblement mais rien de bien significatif, qui présumerai qu'elle ouvrirait les yeux.
Il murmura :



Mon Dieu!! oh mon Dieu, ne rappelez pas encore Cailli auprès de vous, elle est trop jeune pour mourir et elle à toute sa vie encore devant elle. Prenez moi en échange plutôt. moi je n'ai plus rien a perdre sauf...elle..

Je vous en prie, laissez lui encore du courage de se battre contre la mort, de se défendre. Je sens qu'elle est là...pas loin de reprendre connaissance...laissez lui une toute petite chance, je vous en prie

La haine pour cet homme était bien là..Ancré au plus profond de lui... Il le recherchera, lui tranchera la tête mais Bubu ne partira pas tant qu'il ne verra pas sa future femme ouvrir les yeux et lui sourire....
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"A vous Karea et Nomi"
Hersende
Le garde revint vers Hersende

Votre Majesté, la Comtesse de Rians n'est pas sans sa tente, on l'a vue partir précipitamment à l'infirmerie en compagnie de deux blessés de sa section.


Je vais donc l'y rejoindre, d'autant plus volontiers que je comptais rendre visite aux blessés.

Hersende se dirigea donc vers l'infirmerie d'un pas rapide. En traversant le campement, elle voyait des visages fatigués des combats qui les avaient tenu éveillés une partie de la nuit, un peu hagards... Autour de certains feux de camps, bien peu de soldats se pressaient... Elle soupira.

Elle arriva enfin devant le centre de soins. Une activité fébrile y régnait et certains blessés légers attendaient encore à l'extérieur que l'on s'occupe d'eux. D'autres attendaient, anxieux, des nouvelles de leurs proches aux mains des médecins. Parmi ceux-là, Hersende repéra une jeune fille vêtue des couleurs de la Provence, complètement trempée, qui lisait une affiche et dont l'écu posé à côté d'elle portait les armes de Rians.


Marianne de Zyelinski, je suppose? Je vous rencontre enfin...
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Hersende de Brotel, Marquise des Alpes Occidentales
Marianne_dezyelinski
Marianne de Zyelinski, je suppose? Je vous rencontre enfin...

A ces mots, Marianne sursauta et délaissa l'affiche qu'elle lisait et relisait pour tromper son angoisse pour les siens. La voix était pleine d'autorité naturelle et en se retournant vers elle, Marianne vit la même autorité dans la femme qui se tenait près d'elle.

- Oui, je suis bien Marianne de Zyelinski.

Elle allait ajouter: mais qui la demande?, quand elle avisa le blason marquisal et les gardes à la livrée portant les mêmes armes. N'ayant point de robe pour une révérence digne de ce nom, elle se contenta de s'incliner comme elle put, grimaçant un peu sur ses jambes raides de la nuit, et gardant la tête baissée par respect.

- Enchantée de vous rencontrer, Votre Majesté!

Après un temps de silence, Marianne reprit:

- Permettez que je profite de l'occasion pour vous assurer de mon allégeance inaliénable envers la Provence Libre et le Marquisat, ainsi que je vous l'avais écrit à l'automne. Même si je vis la plupart du temps en terre bretonne, mon coeur reste ici, là où mes parents ont vécu et oeuvré de leur mieux en leur temps. L'heure n'étant guère aux grands discours, j'espère que le pain breton que j'ai porté jusqu'ici et mes actes parleront suffisamment pour moi.

Elle se tut enfin, regrettant de n'avoir pas avec elle, vu la situation de mobilisation, le discours du Grand Duc Myrlyn, le portrait et les autres cadeaux officiels qu'elle aurait dû remettre à la Marquise selon les termes de sa mission.
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Votez BRET aux ducales! Allez BRET! Allez BRET!
Malbec
[Dans les cours intérieures aixoises, le 6 avril 1458]



Malbec avait durement été atteint, moins d’une semaine auparavant, par celle-la même qu’il avait quasiment occis à la fin janvier.

Les aléas de la vie étaient cruels pensa-t-il, en terminant de panser ses plaies.
Il aurait pu l’achever, lui ôter ce souffle de vie mais une retenue ultime avait maintenu son bras. Il n’avait pas tranché ce fil mince qui nous fait passer de vie à trépas. Et elle semblait s’en souvenir, car elle non plus ne l’avait fait… A moins que Malbec ne se fasse des illusions.

En ce jour, après avoir rallier Aix, pris des nouvelles de son fidèle serviteur parti pour Arles et revenu sans encombre, Malbec voulait retrouver les volontaires ne connaissant que peu le maniement des armes. Les villageois parfois appelés péquenots par les citadins enorgueillis de leur masure crasseuse en ville. Ces villageois, ces paysans, ces moins-que-rien avaient entendu l’annonce de leur Marquise et avaient affluer vers la capitale pour mettre le corps et leur âme parfois aussi, au service de la Provence et de sa liberté, celle qui ravit le cœur des hommes avant que de ravir le cœur de ses enfants.

Malbec, recueillant trois douzaine de ses gueux d’amis, s’approcha d’un compère de bonne fortune qui l’avait accompagné depuis Brignoles.

Vivaigues, mon ami, viens donc devant nous !

Beinggg, pourquoi tu me choisiiiis Messire ?

Pour tes capacites, bigre !

Galèje pas ! Tu sais bien que j’y entrave rien avec l’épée et que même en bois d’olivier, je suis capable de me planter une écharde.


(Rires gras dans l’assistance…)

Apres quelques minutes où le bois d’olivier, se changea en chêne kermès, en saule au bord d’une rigole, pour se terminer en prelassement sous l’ombre d’un pin parasol en divine compagnie. Les provençaux des prés étaient durs au travail et doux à la conversation… pas toujours partagé par leur collègues des villes.

Non, Vivaigues. Quelle est l’arme que tu manies le plus mon ami ?

Aucune Pedro.

Rappelle-moi donc ce que tu faisais de tes journées avant de venir prêter main forte à mettre dehors les envahisseurs ?


(Nouveaux brouhahas parlant de ces dits… mais la morale du rédacteur et son manque de connaissance du dialecte local le feront taire les noms d’oisels usités…)

Je suis producteur de blé.

Ah ! Et quel est l’outil que tu utilises le plus ?

Hop Beinggg ! Mon fléau, ma houe, mon serpier…


Puis après quelques secondes de réflexion, ma faux.

A ce mot Malbec applaudit et quatre carrioles attelées entrèrent dans la grande cour intérieure en pente douce.

Partagez-vous en quatre équipes et montez dans les carrioles.
Au fond de chacune, vous trouverez des outils comme ceux que vous utilisez tous les jours, prenez-en un, si possible en le tenant à deux mains.
Et accroupissez-vous pour être planqués derrière les planches du bord et ne bougez plus.


Les charrettes se mirent en marche vers le haut de la cour alors que des ballots de paille de forme quasi humaine étaient disposés vers le bas de cette dernière ; à hauteur d’homme à cheval pour la plupart.

Lorsque les charrettes eurent fait demi-tour, tous les hommes de paille Francoys et Loyalistes, comme Malbec aimaient les nommer, étaient en place. Elles furent placées l’une derrière l’autre sur deux lignes.

A mon signal, vous vous relevez et vous verrez vite ce que vous devez faire. Pas avant !

Les carrioles s’ébrouèrent et prirent de la vitesse jusqu’au moment tant attendu.

Sortez de vos cachettes et coupez-moi ses têtes qui dépassent !!!

Après de nombreuses minutes de franches rigolades couplées à de faucheuses récoltes, le calme revint et tous se remirent au travail pour peaufiner leur tactique entêtante…
Comme quoi, avec un peu de paille, un peu de jugeote et un but commun, tous pouvaient être mis à contribution dans la joie et la bonne humeur.

Un rayon de soleil pointait haut dans le ciel de Provence.
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"Digo li que vengon ! No pàsaroùn !"
Marianne_dezyelinski
[Le campement d'Aix, toujours le 4 avril 1458, près de la tente médicale]

Alors que Marianne et Hersende s'entretenaient près de la tente médicale, un grand nombre de pigeons arrivèrent avec des courriers. Marianne n'en eut pas moins de 7 pour elle et s'excusa donc auprès de la Marquise pour voir rapidemment quelle urgence amenait tant de missives.
Un petit sourire aux premiers, des nouvelles de sa marraine et d'amis bretons s'inquiétant de son sort au vu des combats. Elle prépara une réponse pour les rassurer puis passa à la suite. Ah le discours officiel, ça tombait bien!... et un ordre de rassemblement et de départ, plus le temps de trop discuter.
Marianne soupira en jetant un regard vers l'infirmerie puis revint vers la Marquise:


- Eh bien, il semblerait que nous devions partir sur les routes comme vous le savez déjà sûrement! Juste avant, voici un courrier qui vous concerne parmi ceux que l'on m'a fait parvenir à l'instant. Il s'agit d'un mot du Grand Duc Myrlyn. Le trajet a malheureusement abîmé le sceau et l'a rendu illisible mais mon amie Salomé Bleizhmorgan l'a récupérée de la main de Sa Majesté en personne avant de me l'envoyer. Soyez donc assurée de son authenticité!

La petite Comtesse lui tendit alors le mot suivant:

Citation:
La Bretagne toute entière est de tout coeur avec vous contre la barbarie et l'ignominie. Nous savons que le prix de la liberté est lourd à payer, mais nous vous assurons que le sacrifice en vaut la peine, car la dignité d'un peuple est son plus grand bien.
Puisse la Provence triompher, comme la Bretagne en son temps, des ogres qui veulent la dévorer!




Le discours du GD m'a été transmis par courrier IG, sans lien de sceau, d'où mon explication. En même temps, c'est loin la Bretagne pour un pauvre pigeon et la pluie fréquente sur son parcours...^^

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Votez BRET aux ducales! Allez BRET! Allez BRET!
Gabbryelle
[Le campement d'Aix, toujours le 5 avril 1458]

Où est elle ?? je vous en supplie !! dites moi où est ma fille !!

Livide, Gabbryelle forçait le passage des gardes et nul n'osait résister à son regard sombre et pénétrant.

Écartant d'un geste brusque les pans de la tente médicale, elle balaya rapidement l'endroit du regard et la vit.. une larme perlant de ses yeux clos... un homme à son chevet, semblant prier.

Un signe de tête en direction de l'homme, elle s'agenouilla à ses côtés.

Avec une douceur extrême, elle prit la main de sa fille et la posa contre sa joue.


Vis.. ma fille .. ma Caillinette .. vis .. pour toi, pour nous .. pour la Provence .. Vis ..

Sa voix se fit plus basse..

Je dois partir .. à présent .. je t'aime .. bats toi !! pour la vie qui t'attend .. parce que tu es Sabran de l'Isle, et que nous t'aimons.


Un regard vers l'homme agenouillé.

Je vous la confie ..
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tout simplement...
Alexandrosse
Alexandrosse marchais a la droite de Axle en lui faisant le compte des vivres de l'argent et des taches qui lui avait été confié sans trop y penser. Plus tôt il était venu a la tente de l'infirmerie ou il avait vu Bub agenouillé prés de cailli et beaucoup de ces amis blessé.

Il avait posé sa main sur l'épaule de bub et lui avait promis que sa belle serait vengé mais qu'il était sur qu'elle allait vivre c'était une fille forte.

Quand sa mère arriva folle de tristesse pour sa fille blessée


Où est elle ?? je vous en supplie !! dites moi où est ma fille !!

Il c'était alors retiré et avait suivi le branle ba de combat.

Cette nuit ou la prochaine qui sais le sang allait couler ils étaient tous remonté l'armée de Axle avait repoussée plus que vaillamment les français de Aix. Cette fois si le sang allait inonder la terre et déjà le démon bouillait en Alexandrosse.

Ces yeux avait une flamme malsaine qui appelait le sang et ces comme sa qu'il continua sa route avec Axle a côté de lui
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