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[RP ouvert] Camp des Provençaux et alliés

Kalaha
[Campement des soldats, Garnison de Marseille -le 17 Janvier 1458, dans la Soirée]

La Rectrice marchait dans la nuit, inexorablement attirée par un doux parfum….de soupe de poissons.
çela la fit sourire malgré les épreuves de la nuit dernière. C’est pour ça qu’elle aimait cette terre : fougueuse, libre, indisciplinée et toujours pleine de surprises et d’intelligence.

Le fumet la ramenait chez les siens : le camp des Marseillais.

Elle y reconnu Ladoce et Damemyrjan


Puis je me joindre à vous ? J’apporterais ma contribution à la convivialité avec ceci :
Elle sortit ses derniers exemplaires de la potion de Bébou.
_________________
Alexandrosse
[Arles le Lundi 18 Janvier devant les portes]

Enfin arrivé sur sa terre natale qu'il chérissait tant arrivé devant les portes de la ville Alexandrosse rencontra le lieutenant avec qui il allait défendre Arles si jamais un malheur arrivait. Mais Alexandrosse savait que ces amis Brignolais Marseillais résisterai et vaincrai car ils aimaient tous leur Provence et ne la lâcherais a ces Pillards de Franc pour rien au Monde.

Il s'installa alors en Taverne avec le lieutenant d'Arles emmena ces fillots avec lui et écouta les ordres prés pour la bataille même si il pensait surtout a se reposer de sa longue course depuis Chambéry sans s'arrêter dans aucune ville la Provence était en Danger il serait là pour la défendre jusqu'au bout
Ladoce
[Campement des soldats, Garnison de Marseille -le 17 Janvier 1458, dans la Soirée]

Kalaha a écrit:
Puis je me joindre à vous ? J’apporterais ma contribution à la convivialité avec ceci :


Coucou Kalaha, mais bien sur joins toi à nous.

Elle lui présenta les membres de sa section et tous ensemble profitèrent de ce petit moment convivial. Certes la guerre était à leurs portes, mais il fallait avouer qu'à Marseille, même en période de crise, on arrivait à garder sa bonne humeur, du moins le temps d'un repas.

Ladoce les quitta un peu plus tard pour rejoindre la caserne. La bas, c'était beaucoup moins calme malgré la trêve dominicale. Elle y passa une bonne partie de la nuit et puis retourna au campement, autant prendre un peu de repos.

quand elle y arriva, la plupart des soldats avaient fait de même, seuls restés eveillés près des feux les soldats de garde.
Elle les salua puis se retourna vers le soldat Mylord


Comme d'hab soldat, vous venez me chercher si les Français se réveille...

[Campement des soldats, Garnison de Marseille -le 18 Janvier 1458, à l'aube]

Le Lieutenant se leva dans les premiers. Elle réveilla ses soldats. Elle découvrit que le ravitaillement avait été fait, toujours aussi ponctuel.

Allez soldats, debout, on va allé courir un peu, pour se réveiller!


Elle savait qu'à ce moment là, tous la maudissait, et ne put s'empêcher d'esquisser un sourire narquois.
_________________
Ladoce de Lorso
Vice Chancelière de Provence
Porte Parole du Conseil Comtal, par intérim
Formatrice au CFPP
Sergent aux douanes de Forcalquier
--Narrateur_felin


[Aix, 3eme jour de siège, dans la mâtinée]
Alors que tout semblait clame, plusieurs coups de tonnerre se firent entre de dehors, du coté de la route des Alpes. Les guetteurs sur les remparts baissèrent la tête, priant le Très Haut pour que les boulet ne tombent pas sur eux.

La dizaine de pièces que composait le parc d'In Phooka Memoriam s'était déchainée et déjà, on rechargeait les tubes pour la salve suivant. Les veuglaires, couleuvrines et autres serpentines qu'utilisaient les normands, avaient la chance d'être des pièces moyennent, redoutables pour leur maniabilité et leur cadence de tir.



Plusieurs heures, la capitale du Marquisat, eut à subir le bombardement et le vacarme des Normando-Languedociens.
--Tamerlaing
A côté de tous ses nobles qui se pavanaient dans leur plus beaux atours pour faire la guerre (surtout les françois, impossible de les louper ceux la tellement qu'ils aiment bien s'habiller pour couper des bras et ôter des vies...), les nombreux petits gens du peuple ,plus crasseux qu'à l'habitude ( faut dire que le sang, ça tâche énormément) se réunissaient entre eux pour se détendre après la bataille.Ils étaient venus de toute la Provence se battre pour la liberté des peuples et tout le bataclan...La liberté n'est pas si dure à gagner, c'est surtout la conserver qui s'avère difficile.Profitant d'une pause dans toutes ces joyeusetés ( on ne s'arrêtait pas à midi pour faire la sieste, ces français, tous des rustres!), le petit Tamerlaing, soldat venu des alentours de Marseille, étaient avec ses compagnons autour d'un petit feu de bois ( c'est qu'il fait froid la nuit! ). Ca transpirait la bonne humeur des gens du sud.

-Peuchère les amis, on leur a encore mis une bonne déverrouillée aujourd'hui
-A ça, y à pas, les François, c'est un peu comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ca devient...enfin, z'avez compris quoi

de bruyants rires accompagnèrent la boutade du soldat, dont Tamerlaing ne connaissait même pas le nom ( le soldat inconnu en gros )

-N'empêche, quelle drôle d'idée de s'attaquer à nous comme ça, on se demande bien ce qui leur prend
-tu sais, avec eux il faut s'attendre à tout... Si ca se trouve, un jour, ils auront un petit bougre marié à une ménestrelle comme roi,savez, comme le petit gars qui vient de Marseille là et qu'arrête pas de nous casser les oreilles avec ces idées et sa mandoline,Plotzy, Sarzy...enfin,z'imaginez bien
-Mouarf, ils ont encore du chemin à faire avant d'être libres comme nous, leur jour de gloire est pas près d'arriver ca c'est sur !

Tamerlaing médita un bref moment sur les paroles qu'ils venaient de prononcer... Un petit air trotta dans sa tête, fit quelques tours, et s'en alla. C'est qu'un paysan, ce n'est pas fait pour faire la guerre va!
Iskander
[Campement des soldats, Garnison de Marseille -le 17 Janvier 1458, dans la Soirée]

Iskander était de corvée tambouille, comme de juste.

Il avait mis la main sur des poissons, un peu de safran aussi, de l'ail ... et s'était mis en devoir de leur concocter une soupe de poissons savoureuse.

Il prépara feu de bonne braise et mit le tout à chauffer.

Puis le bombardement commença.

Il fuit avec sa marmite pour se mettre à l'abris de celles qui tombaient.

D'autres frappaient les remparts de bruits sourds.

Sûr, ces gens voulaient entrer, point la peine de frapper si fort !

Il sourit dans la poussière !

Que de déployements pour un pays que ces gens n'aimaient pas ...

La soupe de poisson acheva sa cuisson lente dans une cave abritée.

Puis, au soir, Iskander arriva au campement des marseillais.


La soupe est prête !

Qui fait les croûtons ?


Une nouvel impact tomba non loin, faisant plus de peur que de mal ...

La peur ...

Iskander la sentait sourdre de partout.

La peur ... la grande arme de l'ennemi.

Il l'avait ressentie aussi...


Hardi, tenez bon ! Il ne faut pas vous en faire !

Ces gens, là dehors, n'ont pas d'amour, sauf pour eux-mêmes !

Ils viennent piller nos terres.

Mais ils ne la gagneront pas.

Ils le savent. Demain, ou après, dès qu'ils réaliseront ce que cette guerre leur coûtera, dès qu'ils sentiront nos fers mordre leurs chairs, ils se remettront à faire leurs petits calculs.

Leurs petits prétextes de venir nous annexer tomberont comme autant de masques devant leur peur de perdre plus qu'ils ne gagneront.

Ce sont des pauvres gens, tout rutilants soient-ils. Pauvres d'âme. Pauvres en amour.

Ils ne resteront pas.

Allez, mangez, tant que c'est chaud.

Il y a peut-être un peu de poussière dedans, mais ce sont de bons poissons !


.../...

Iskander servit ses compagnons, puis le fifre de la garnison de Marseille se mit à jouer ... doucement au début, des airs paisibles ...

Puis, à la fin du repas, il réalisa combien ces dames devaient être belles autrement qu'en leurs tenues de fer ... épouses, amantes, filles, soeurs, mères ... et ces hommes fiers.

La peur était toujours là, sous-jacente.

Le fifre de Provence joua.

Il joua des airs gais, des airs de dance et de fête.

Demain la bataille.

Ce soir ... les marseillais et les marseillaises danseraient !
Hersende
[Campement des soldats, le 17 janvier 1458]

Hersende avait passé une journée très éprouvante.

Dès le matin, à l'écoute des rapports des espions postés non loin des lignes ennemies, elle avait découvert que la notion de trêve avait une étrange signification pour ces sauvages. De braves Provençaux et de paisibles voyageurs, même des Français! avaient été occis alors qu'ils tentaient de rejoindre Aix... Elle se félicita que les armées provençales n'aient commis aucun acte de barbarie : elle avaient la veille intercepté l'ancien Comte de Provence félon venu dans le sillage des armées d'attaque, repéré depuis deux jours par les espions postés sur le noeud d'Avignon, lorsqu'il avait tenté de s'introduire subrepticement dans la capitale. Il avait combattu la garde... Mal lui en avait pris! On ne tente pas de forcer le passage dans une capitale assiégée...

La matinée à l'Etat-Major avait été consacrée, maintenant que les troupes étaient prêtes, à la disposition des pièces d'artillerie sur les tours et des pierrières sur les remparts, à l'approvisionnement en poudre et en projectiles... Une ou deux heures avec la Chancelière et la Comtesse pour étudier toutes les manifestations de soutien qui leur parvenaient et les réponses à y apporter. Les secrétaires ne chômaient pas et les pigeonniers du château connaissaient une effervescence rare...

Puis après quelques heures de repos, une réunion avec les chefs de lances, puis le tour du camp. Des feux devant les tentes s'échappaient des effluves typiquement provençales : soupes de poissons, odeurs de fritures, d'ail... Hersende soupira : qu'elle aimait ce pays et son peuple!

Elle s'arrêta un instant auprès de la marmite d'Iskander qui chauffait et demanda simplement :


Pourrais-je partager une écuelle de votre soupe?

Et tandis qu'elle dégustait le breuvage généreusement offert, non loin de là elle entendait Kalaha, Damemyrjan et Ladoce qui discutaient, elles aussi autour d'une soupe et... d'un petit flacon qui lui évoqua les spécialités marseillaises. Serait-ce ce fameux alcool de sardine qu'elle n'avait jamais goûté?

Hersende prit ainsi le temps de discuter avec tous les volontaires qui étaient là, puis, une heure plus tard, quand ils furent réunis par les chefs de lance, elle leur adressa ce message d'encouragement :


Provençaux,

Je ne vais pas vous assommer d'un long discours.
Simplement, nous allons nous battre aujourd'hui et nous savons que l'ennemi, vu la manière dont il s'est comporté vis à vis d'innocents ces derniers jours, ne nous fera pas de cadeaux.
Les Français veulent nous faire ployer l'échine. Mais ils ne savent pas que personne ne peut dicter à un Provençal ses choix.
Nous nous savons pourquoi nous nous battons, et aujourd'hui nous allons le montrer!
Provençaux, que ces étrangers découvrent l'âme de la Provence, indomptable, fière et rebelle!

Je sais que nous combattons pour une cause juste.
Que le très-Haut vous garde tous!

Digo li que vengon : no pasaroun!

_________________
Hersende de Brotel, Marquise des Alpes Occidentales
Ledzeppelin
[sur les rempart d'Aix la nuit du 18 au 19 janvier 1458]

La Comtesse, les mains tachées par le sang d'un ancien Comte de Provence qui rentrait au pays dans les fourgons de l'ennemi. Le Sieur Deubs a osé, le Sieur Deubs a payé sa tentative d'attentat. Led a frappé et ses hommes aussi, juste son fidèle garde qui était en colère qu'elle ne lui en aie pas laissé un bout.

La journée et la nuit furent calmes. La journée elle apprend qu'un Vicomte Provençal a eu l'insigne lâcheté de se rendre dans le camp ennemi pour s'y engager. Passant l'après.midi à imaginer les supplices qu'elle lui réserve, le temps passe donc vite.

Soudain des coups résonnent, un bombardement :


le chef des armées brigandes a écrit:
Tous les servants, à leur poste de combat ! Prenez les boulets ! Visez en avant des remparts, mais assez près des murs pour que les dindes d’en face s’étranglent d’anxiété !


Led d'un bond dès la dernière salve, monte sur le rempart à l'effroi du Baron qui la garde des mauvais coups.

- Il n'y a aucune dinde en ces murs. Tout juste un Coq qui plantera ses ergots et qui la crête au vent, chantera à l'aube, il chantera et appellera ses frères à la Liberté !

Pas folle, elle ressaute sur le chemin de ronde à l'abri des crénaux

Après le bombardement des remparts, elle a constaté, avisée par la Générale, une brèche peu visible mais réelle. Vite elle donne des ordres pour préparer un piège derrière cette partie d'ou croit-elle ils vont mettre la pression au prochain assaut.

au sol, derrière l'endroit fragilisé, elle fait installer des épieux pointus, la pointes garnie de fer dressée en angle face à l'endroit ou ils arriveront. Sur plusieurs rangées se dressent ces épieux. Dans les endroits plus solides sur les remparts. très proches, elle fait installer quantité de projectiles et des chaudrons pour faire chauffer de l'huile. Elle fait saisir tout l'huile d'olive qu'il y a sur le marché et stocke ces réserves pour saluer l'ennemi à son arrivée.

Rassurée elle se rend au Conseil qui sera peut-être le dernier ... peut-être pas. Désirant la bénédiction de son ami l'archevêque, elle se rend à la cathédrale. Après avoir chanté, prié et reçu la bénédiction, elle se rend au chateau revêtir son armure.

Ses hommes sont prêts, tous de fidèles Marseillais :

- Enguerrand de Sabran Baron de Pertuis. Son fidèle garde du corps.
- Vitruvio d'Agneau Seigneur de Saint-Victoret
- Laly56
- Damemyrjan
- Gaspard
- Witchoffreedom
- Kalaha de Chateau Ricard, Baronne de Martigue


Les serrant dans ses bras chacun d'eux ils se dirigent prendre leurs positions dans l'armée d'Hersende.

_________________
Bertha
[Campement des soldats, Garnison de Brignoles]Nuit du 18 janvier 1458 à Aix.

Cette nuit, Bertha ne réussissait pas à fermer l'œil. Elle craignait quelque chose et ses pressentiments qu'elle avait lui jouait parfois des tours. En était-ce un vrai cette fois-ci, se dit elle.
Elle en était à sa quatrieme journée à se tenir prête en tout temps pour défendre sa Provence.

Depuis son arrivée à Aix et s'enrôlant dans une des armées, elle avait passé ses journées à marcher de long en large dans sa tente, sortant de temps à autres retrouver les siens, se joindre autour des feux allumés par ces nuits fraîches et faire le guêt aux alentours la main déposée sur son épée et aiguisant celle-ci à chaque jour tout en faisant des exercices...

Elle avait entendu au loin des bruits provenant de chevaux, des cris divers comme si des ordres étaient donnés, des détonements de boulons. Tout cela avait résonné en elle et n'avait que des pensées pour sa Provence. Tout et rien se bousculait dans sa tête. C'était d'une vitesse incroyable, elle en avait mal, mal à l'âme...
Puis à chaque fois, elle retourna à son campement essayer de dormir mais que d'un œil.


Mais cette nuit, ne pouvant aucunement trouver sommeil, elle sortit prendre un peu d'air. Bertha se rendit tout près d'un arbre, y grimpa et s'assit sur une branche afin d'essayer de voir au loin se qui se tramait. Elle n'y voyait presque rien, la brume s'étant installée.

Elle se sentait prête et forte pour affronter l'ennemi, mais en même temps elle se sentait seule et avait peur. Pas la peur de mourir car elle avait toujours eu à cœur sa Provence et son bien être et avait tout fait lorsqu'elle le pouvait afin de sécuriser celle-ci et n'avait point hésiter lors de la demande de mobilisation.

Cette peur atroce qui lui rongeait les entrailles venait du fait qu'elle préferait mourir à la place de toutes les personnes qu'elle appréciait.

Elle se sentait si impuissante qu'elle se mit à chanter à voix base pour ne pas trop faire de bruit la chanson de l'ange... Celle que Monseigneur l'archevêque avait lancé plus tôt et qu'elle avait entendu résonner tout au loin...

Citation:


Donner sa vie pour faire grandir et fleurir
Voir en tout homme un visage à aimer
Chanter sa joie d'être au Très Haut et rien qu'à Lui
Etre porteur d'une parole à partager

Donner sa vie, accepter de tout quitter
A laisser le Très Haut mener notre destin

Prendre le temps, se laisser apprivoiser
Le découvrir nous précédant sur nos chemins

Donner sa vie, accepter de tout quitter,
Sortir du port pour affronter le vent,
Abandonner ce qui pourtant nous rassure,
Mourir à l'hiver pour regermer au printemps


Donner sa vie quand on vient de trébucher
Saisir la main qui nous remet debout
Croire que l'Amour est plus fort que la mort
Et reconnaitre qu'il est présent parmi nous

Donner sa vie même quand on doute de tout
Quand plus personne n'éclaire notre nuit.
Prendre le risque d'avancer sans tout comprendre
Faire confiance à ce Dieu qui seul nous conduit


Donner sa vie quand tout pousse à la garder
Se mettre au service du plus petit
Pour faire grandir le Royaume du Très Haut sur terre
Permettre à tout homme de donner sens à sa vie.


Qu'Aristote nous protège tous...!
Mais si celui-ci veut venir chercher une personne, que se soit moi.
Ledzeppelin
[Les remparts d'Aix, l'aube du 19 janvier 1458]

Les heures passaient, longues, interminables. La peur les prenait tous à la gorge, mais aucun de voulait le montrer. Led commence la rédaction de la réponse à son ami de Toulon et ex-Maître d'Armes, DeMinerve.

Elle a été émue par les paroles d'affection qu'il lui a écrites, elle sait DeMinerve terriblement attaché à la Provence Indépendante. Mais il est aussi très fidèle à son ex-suzeraine et lui demande dans sa lettre une chose .... impossible. Le Comté de Provence Libre a mis les terres en gérance à l'Hérauderie et c'est elle qui décide. Elle sait qu'il ne l'ignore pas, car il a déja rejeté les anoblissements proposés par l'ex-Comte Illgrande. L'Hérauderie a remis les terres qui appartenaient autrefois à une Comtesse devenue félonne, au dernier Comte de Provence. Elle n'a pas à juger de cela. La Comtesse aime beaucoup DeMinerve, elle est triste qu'il aie perdu sa Seigneurie lorsque sa suzeraine a trahit en s'agenouillant devant l'Empereur.

Perdu dans ses pensées et ses reflexions sur la réponse à donner, elle entend un chant : celui-là chanté en cathédrale par les fidèles tout à l'heure. Regardant d'ou venait la voix .... Bertha ! Chère Bertha !

Soudain un remue-ménage se fait voir dans le camp des brigands. Estomaqués ils ne voient pas les Français charger mais tout simplement s'en aller. Bon débarras pense-t-elle ! Au moins ils seront débarrassés du traître les ayant rejoint au moins pour quelques jours.

Un espion du camp était venu lui faire connaître les dernières nouvelles du camp français. L'anonce faite par Alex0159 spécialiste des coups tordus qui a déja causé bien des peines à son pays, un Auvergnat mais tout juste bon à servir de valet et jouer au faussaire. Les français ont fait semblant de croire à ce Prince de Provence. Mauvaise foi !

Led prend une arquebuse et vise les hommes qui passent en espérant voir le visage de ce traître. Elle appuyera sur la gachette qui lancera le coup et cela sans hésiter. L'auvergnat semble invisible. Soudain elle reconnait un visage connu. Elle ne l'a jamais vu directement mais bien souvent sur des portraits officiels.


- Actarius ! Fils du Sans-Nom ! Ancien Duc de Languedoc ou alors ton frère ! Quand tu craignais les brigands dans ton pays, tu venais t'informer chez nous. Tu n'hésitais pas à jouer l'ami de la Provence alors ! Combien de missives et de listes de brigands n'avons-nous pas échangé alors tous deux ? Honte à toi de venir nous combattre alors que des soldats de notre Ost se battent en Béarn contre l'Hérésie. Actarius ! Je te maudis !

La Comtesse sait qu'il ne l'entend pas et ne la voit même pas mais cette homme-là, elle le poursuivra de sa vindicte ou qu'il aille. Jouer l'ami et frapper dans le dos ..... rien de pire à ses yeux. Même contre l'Amiral elle n'a pas cette haine. Il n'est finalement qu'un chef d'armée brigande qui attaque dans le dos sans déclaration de guerre, une nation pacifique. Mais rien ne l'attache à ce pays et ne fait qu'accomplir des ordres vicieux, seul reproche à formuler. Elle se demande en souriant si le traître Provençal croit que vraiment l'homme va travailler pour rendre la Provence à l'Empire ... Elle sourit de la naïveté de certains, hommes mais aussi Comtés.

_________________
Alidor
[Campement des soldats, Garnison de Marseille -le 19 Janvier 1458, en matinée]

Le sergent Alidor était levé tôt ce matin, il avait attentivement écouté le discours de la Marquise Hersende de Brotel.
Il était prêt à se battre contre ces maudits envahisseurs.
Cela lui rappella un peu le désastre qu'il avait vécu dans sa contrée d'origine, la belle principauté de Liège qu'il avait dut fuir pour des raisons plus ou moins similaires.
L'envahisseur n'était point le même, mais l'acte de malveillance était identique.
Il rassembla tous les hommes de la garnison de Marseille, leur conseilla d'entretenir une ultime fois peut être leur arme de combat. Après une petite inspection néanmoins rigoureuse, il se rendit dans la tente du Lieutenant Ladoce et lui afressa la parole :


Bonjour Mon Lieutenant, je vous signale que les hommes sont fins prêts pour la bataille, les armes sont dans un état impeccables et vos hommes sont motivés. Nous attendons vos ordres mon Lieutenant.

Ensuite il retourna vers la troupe alligné en rang pour une dernière inspection de l'officier de garde.

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Ladoce
[Campement des soldats, Garnison de Marseille - Nuit du 18 janvier 1458 ]

Ladoce avait demandé à tous ces soldats de se tenir prêt. Tout le monde avait revêtu son armure, aiguisé son épée, et maintenant attendez.
Ils avaient la peur au ventre, oui, mais bien plus que ça, ils avaient cette rage de faire partir de leur terre cette vermine.

La veille, la Marquise avait partagé un peu de temps avec eux autour d'une bonne soupe et du feu. Ses hommes avaient apprécié, cela les avaient réconfortés et leur avaient donner encore plus la niaque de voir qu'elle n'hésiter pas à se mélanger à eux malgré son titre.

Un silence lourd et pesant dominait, et d'un coup, elle entendit ce chant, le chant qu'avait entonné l'archevêque à la Cathédrale. Elle regarda ses soldats et tous d'une même voix l'entonnèrent comme pour le faire résonner jusqu'à l'oreille des ennemis.


Citation:
Donner sa vie pour faire grandir et fleurir
Voir en tout homme un visage à aimer
Chanter sa joie d'être au Très Haut et rien qu'à Lui
Etre porteur d'une parole à partager


Donner sa vie, accepter de tout quitter
A laisser le Très Haut mener notre destin

Prendre le temps, se laisser apprivoiser
Le découvrir nous précédant sur nos chemins

Donner sa vie, accepter de tout quitter,
Sortir du port pour affronter le vent,

Abandonner ce qui pourtant nous rassure,
Mourir à l'hiver pour regermer au printemps


Donner sa vie quand on vient de trébucher
Saisir la main qui nous remet debout
Croire que l'Amour est plus fort que la mort
Et reconnaitre qu'il est présent parmi nous

Donner sa vie même quand on doute de tout
Quand plus personne n'éclaire notre nuit.

Prendre le risque d'avancer sans tout comprendre
Faire confiance à ce Dieu qui seul nous conduit


Donner sa vie quand tout pousse à la garder
Se mettre au service du plus petit
Pour faire grandir le Royaume du Très Haut sur terre
Permettre à tout homme de donner sens à sa vie.

Qu'Aristote nous protège tous...!
Mais si celui-ci veut venir chercher une personne, que se soit moi
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Ainsi se passa cette nouvelle nuit d'attente.

[Campement des soldats, Garnison de Marseille - Aube du 19 janvier 1458 ]

La nouvelle arriva à leurs oreilles. Les armées françaises venaient de plier bagages.

Déjà? comme ça? elle ne fut pas rassurée, quelque chose ne semblait pas logique. Soit, elle n'en montra rien à ses hommes, on devait tous rester sur le pied de guerre.

Elle attendit le début de matinée, les choses se confirmaient. Elle ordonna à ses soldats de dormir un peu. La nuit avait été longue et inactive, un petit sommeil réparateur ne leur ferait que du bien.

Quant à elle, elle fila au Château prendre les dernières nouvelles et connaître les nouveaux ordres.

_________________
Ladoce de Lorso
Vice Chancelière de Provence
Porte Parole du Conseil Comtal, par intérim
Formatrice au CFPP
Sergent aux douanes de Forcalquier
Madnight
GARNISON DE FORCALQUIER - MATIN DU 19 JANVIER 1458

Mad n'avait pas réussi à dormir, après la longue et terrible nuit
passée avec ses camarades à se battre contre l'ennemi.
Son épée et ses habits étaient couverts de sang. Elle était épuisée, démoralisée. Allongée sur sa couche, elle était aux aguets.

Le chant entonné par les soldats marseillais résonnait dans toutes les garnisons et faisait battre son coeur à tout rompre. Chant de l'espoir.

Soudain, elle entendit un remue ménage dans le campement, une rumeur, des cris d'espérance
"Les français sont partis" !

Mad se leva d'un bond, se dirigea vers les groupes qui commençaient à se formaient pour se faire confirmer la nouvelle.
Puis se mit à prier doucement en espérant ...
Alex0159
[Sur les rempart de Arles]


On avait fait appel a toutes les bonnes volontés pour défendre de la ville. Alex, malgré le manque de réponse a une question pourtant essentiel; a savoir défendre contre qui vu que l'envahisseur faisait défaut à Arles, décida en cette fin de matinée d'aller faire un tour sur le chemin de ronde.


Vu qu'il ne se passa absolument rien il s'assit sur un créneau a défaut de banc et d'un ton ironique lâcha:



- Le ban le ban au lieu de le lever ferait mieux de l'installer sur les rempart d'Arles car l'attente risque d' être longue...



Alex avait une réputation d'escroc toutefois il se sentait comme un amateur dans ce domaine comparé à la flicaille qui tenait les rênes du duché depuis si longtemps maintenant... Défendre la liberté. Il ne put s'empêcher de sourire a cette idée en se souvenant des annonces qu'il avait vu à la mairie "TOUT POISSON VISIBLE SUR LE MARCHÉ VAUT UN PROCÈS POUR ESCROQUERIE"... Décidément ils n'avaient pas la même conception de la liberté... Liberté de commercer; de circuler, de s'exprimer. Lui qui avait beaucoup voyagé se rendait bien compte qu'in fine les provençaux malgré les annonces en fanfare n'étaient pas plus libre qu'ailleurs bien au contraire... Il chassa ces idées de sa tête et décida de rédiger une missive. Il prit sa plume et se mis à écrire sur un morceau de parchemin.


Citation:
Alexis;

Comme tu le sais peut être déjà je suis de passage en Provence en ces temps troublés. J'avais, en venant ici pour projet, de visiter la sépulture de ma défunte fiancée qui me manque tant. J'ai eu vent qu'Az avait eu la clairvoyance de te léguer Marignane. Point de jalousie de ma part ne t'inquiète pas. Une sage décision que de ne me rien me laisser d'autre que de bons souvenirs ; je ne suis pas homme a gérer une terre comme tu le sais.

Sache toutefois que la terre de Marignane m'est des plus chères comme tu l'imagines. Je compte m'y rendre prochainement. Au plaisir de t'y trouver

Alex0159




Alex lacha son pigeon; sa lettre accroché a la patte. Il le regarda partir puis se leva:


- Je vais aller garder la taverne du port; un endroit plus agréable et tout aussi menacé
Prouvencao
Étrange pigeon que voilà. Serait-ce des mots d'amour ? Lui qui en manquait tant. Cependant on pouvait reconnaître dans son roucoulement le doux accent arlésien. Le Vicomte décrocha de la patte le message qui y était enroulé. Ce qu'il y avait de bien avec ces petites bêtes, c'était que où que l'on soit, elle nous retrouvait... Alexis ne put que sourire en apercevant la signature, et la demande. Le Vicomte avant de quitter Marignane s'était arrêté un instant pour méditer à l'ombre de la tombe de sa suzeraine. Il ne put que répondre à la doléance :

Prouvencao a écrit:


Seigneur Prince de Provence,

j'ai en effet connaissance de vos illustres tribulations en Arles, et le titre de vicomte ne vous serait allé aussi bien que celui de prince. La couronne de ce dernier couvre plus la tête et protège du Mistral qui aime à souffler sur la Crau et la garrigue.

Quoiqu'il en soit, je vous autorise bien évidemment à rejoindre, seul, sans troupe ni arme, le château de Vitrolles où vous y trouverez escorte pour vous guider jusqu'à la chapelle castrale de Marignane. Là vous ouvriront-ils les portes du saint lieu pour vous recueillir sur le gisant de la vicomtesse, feue ma bien-aimée suzeraine.

Je n'appose pas de sceau pour empêcher qu'il soit contrefait, vous connaissant,

Alexis.

PS : je doute que vous m'y croisiez hélas. Je reste étonné que vous ne soyez point déjà informé de ma forfaiture... Comme l'on dit la félonie appelle à la félonie. Enfin, qui sait, nous croiserons nous peut-être si ce n'est le fer.
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