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[RP Ouvert] Et bien... La guerre !

Neottie
Iskander a écrit:
[Brignoles ... entre ciel et terre ... 2 février]

Nous arrivions aux environs de l'endroit où les français avaient été vus.

Drôle d'habitude ... ce moment où la poursuite s'arrête ... où on laisse l'adversaire reprendre souffle.

Ils ne devaient pas en mener large ... leurs bagages étaient tombés aux mains des nôtres ... ou une belle partie du moins.

Mes bras se rappelaient à mon bon souvenir ... ils portaient la Duchesse de Luserne depuis un bon moment déjà.

Je l'observai un instant.

Dôle d'apparence ... le bras droit solidement immobilisé, le bras gauche navré... des pansements de fortune un peu partout. On aurait dit une gamine des rues de Marseille après une rixe. En pire.

Elle dodelinait de la tête.

Je l'éveillai doucement.


Ma Dame, nous sommes presque arrivés.

Je n'oublierai pas notre rencontre, moi non plus.

Si vous avez l'occasion de passer à Marseille, passez donc à ma bergerie. C'est dans le quartier des Cigales, près du lavoir de la fontaine aux singes et de la poterne du vieux cimetière.

C'est la maison au mur de laquelle pousse un grand bougainvillier. Vous ne pourrez pas la manquer. Si je n'y suis pas, mes soeurs y seront sans doute.


Je rougis de l'incongruité de mon propos.

Enfin, ... ce n'est probablement pas un endroit pour une noble dame mais ... cela voudra dire que nous ne sommes plus en guerre.

J'espère sincèrement que nous gagnerons la paix, bientôt.

Peut-être nos points de vue sur le monde auront-ils évolué alors.

...

Nous devrions y être.

Curieux que les vôtres n'aient pas prévu d'avant-postes ... c'est imprudent de leur part...


...

... ou pas ...


Il la portait, elle se taisait, se concentrant pour ne pas crier de douleur. Il avait bien fait les pansement mais pour la porter, il devait coincer son bras.
La camps était-il loin ? Quand on souffre on perd la notion du temps, une seconde semble une éternité.

Brusquement une inquiétude. Allait-on le laisser repartir, lui l'ennemi qui ramenait la duchesse blessée ? oui ils allaient le laisser repartir. Il n'y avait sans doute aucun provençal qui avait eu le geste que lui Iskander avait. Neottie était certaine qu'il n'avait pas pensé à sa sécurité. Il n'avait pas pensé à ce que les français pouvaient lui faire.

Soudain, la voix du provençal la tira de ses pensées et de sa concentration, Elle ouvrit les yeux et l'écouta


- Oui je viendrais et moi je vous recevrais vous et les vôtres dans mon château. Il baigne dans le soleil, les vignes courent le long des coteaux et la cascade chante au cœur de la forêt. Les cygnes glissent dans le lac ployant leur cou pour manger le pain que leur envoie les enfants. Je crois que vous aimerez Luzerne comme moi, j'aime Marseille.

Elle sent qu'il faiblit sous l'effort. Il se reprend, il est pas homme à flancher. Comme cela l'embêtait, elle d'être aussi impuissante, si faible. Il lui faudrait du temps pour oublier et chasser ce sentiment d'impuissance qu'elle ressentait. Il lui faudrait du temps pour retrouver sa superbe, si elle la retrouverait un jour. Heureusement, cet homme lui avait permis de garder sa fièté et sa dignité, c'était des sentiments qui étaient plus précieux pour elle que sa vie. Pour cela, sa reconnaissance envers Iskander serait éternelle.

Elle ne répondit pas pour le poste d'avant-garde. Peut-être, surement qu'il y avait eu trop de pertes. Son cœur se serra.

_________________
P3r3v3rt
P3 était a moitié sonné, de par sa blessure, mais aussi de voir Line, la devant lui inerte, pleine de sang.
Pititmanard, se baissa pour commencer a enlever l'armure de Line, puis au moment ou il commençait a le lever...


[b]Mon seigneur, elle bouge, elle respire, elle est vivante.[/b]

P3 semblait plongé dans ses pensées.

Mon seigneur, elle parle, elle est vivante.

P3 sursauta.

Quoi...elle, elle... elle est vivante Dit il a la fois joyeux, et anxieux. Ne la touche plus, laisse luis son armure, si on la lui retire elle risque une hémorragie. Aide moi, prend le manche de cette hallebarde et ramène moi la bannière de MontLouis qui est plantée juste là.

Pitimanard, ne chercha pas a comprendre, il connaissait bien son seigneur, et il savait que ce qui allait suivre.
P3 était un as de la bricole, plus jeune, lors d'un de ses voyages avec son père, il se retrouva coincé en Écosse, a attendre le retour de son paternel, enfermé dans les geôles des english. Il fut recueilli par une groupe d'autochtones, un clan de pécores, qui avait pour habitude de faire de tout, n'importe quoi et de n'importe quoi, tout, le Clan des MACGuYVER, il apprit a faire pas mal de bricoles, de dédéfection, avec eux, et aujourd'hui cet épisode de sa vie allait enfin servir à quelque chose.
Pitimanard lui ramena le manche et la bannière.
P3 tout en étant meurtri, confectionna une sorte de traineau, il avait un triangle avec les manches et fixé le tissus de la bannière dessus.


Aide moi, on va la poser la dessus et la trainer jusqu'au campement.

Les deux hommes soulevèrent Line et la posa sur l'invention toute branlante de P3.

Allez mon brave, trainons là, jusque la bas, il faut faire vite, elle a perdu beaucoup de sang.

Oui mon seigneur allons y.

Les deux hommes commencèrent leur périple, P3 souffrait le martyr, mais le mental prenait le dessus. Sauver Line, Sauver Line, Sauver Line.
J'ai pas mal, J'ai pas mal, J'ai pas mal, étaient les mot qu'il se répétait sans cesse dans ça tête.
Pitimanard lui aussi était très motivé pour sauver Line, surement pas les mêmes motivations que son seigneur, mais motivé quand même.
Sauver Line, Sauver Line, Sauver Line, sinon, mon seigneur va me transformer en eunuque ou me donner a bouffer aux cochons, se répétait il dans sa tête.
Après quelques lieux de marches, ils aperçoivent enfin le campement.


Vite Pitimanard, dépêchons nous, il va falloir trouver un médicastre.

Il arrivent dans le campement

Un médecin, un médecin, vite, elle perd tout son sang.
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Donotach
[Crepi Coronia suite]

Un médecin, un médecin, vite, elle perd tout son sang.

Donotach reconnu la voix du capitaine qui criait à tu tête. Sa convalescence allant bon train et comme cette scène devenait coutumière il avait commencé à aider les médecins et les soigneurs histoire d'apprendre quelques chose de nouveau.


Il se dirigea pour accueillir les nouveau blessé. Mais lorsqu'il arrivé et vu qui était le blessé aujourd'hui le larmes se mire à couler sur ces joues. Non pas toi, pas Line... Puis il regarda le capitaine et il compris.

Allez Pititmanard, il faut l'apporter sous la tente que tu vois en avant de toi.

Comme les médecins était déjà tous occupé et ne l'avais pas vu arrivé il fallait entreprendre quelque chose au plus vite.

Pititmanard va t'occuper du capitaine il en as aussi besoin, je me charge de Line.


Mais vous n'estes pas médecin me dit-il.

Allez, ne discute pas elle survivra je te l'assure.

Puis Donotach regardît Line et lui souffla à l'oreille: allez accroche toi, tu va t'en sortir.

Il sortit les bandages et la bouteille de fort qui servait à calmé la douleur et à désinfecté en même temps. Il entreprit d'enlever doucement l'armure et essuyant le sang qui coulait à flot. Pièce par pièce tout fut enlevé jusqu'à ce qu'il arrive à la blessure. Elle était profonde et Donotach retenait la plaie autant qu'il le pouvait mais le sang n'arrêtait pas.

Médecin! médecin! tenta-t-il d'appeler mais personne ne venait.

Bah les ayant vue faire plusieurs fois ces derniers jours il se dit que ce ne devait pas estre si compliquer de recoudre une plaie. Pardonne-moi Line, je vais faire de mon mieux pour qu'il n'y est presque pas de cicatrice. Il arrosa donc la plais comme il faut avec le fort et en donna une grosse gorgé à Line et en prit une à son tour pour se rassurer. Aller mon grand t'est capable se dit-il.

Il prit donc l'aiguille et ce mis à faire comme il avait si souvent vu. Un point après l'autre la plaie se refermait tranquillement. Il ne compta pas les points mais fut surpris de la quantité qu'il y avait.

Puis il regardît Line encore une fois voilà, je pense que ça vas aller comme ça tout va bien aller, repose toi maintenant il ne t'arrivera rien d'autre ici tu est en sécurité pour le moment.
_________________
Soldat de dragons de Touraine, 2eme compagnie Lochoise
Si j'avance suivez moi! Si je meurs vengez moi! Si je recule Tuez moi!
P3r3v3rt
Après avoir beuglé, pour avoir un médecin, il vit arriver Donotach, ce dernier dit a Pitimanard d'emmener Line dans une tente juste a coté.
P3 regarda Line et son ami Donotch s'éloigner.
Il avait réussi, Line était encore vivante et maintenant entre de bonnes mains.
Soudain, la Douleur se fit sentir.
Un genoux a terre, puis deux, puis le trou noir, P3 s'était évanoui.

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Ellana
[Crépi toujours]

Ellana ennuyée de devoir rester au lit s'était levée pour faire un tour malgré la contre indication des médecins, c'est qu'ils avaient à faire à des phénomenes... Pas un ne voulait rester inactif, mettant la main à la pate, peut être que c'était cela que l'on appellait une équipe soudée
Elle poussa la toile de tente à temps pour appercevoir le capitaine s'effondrer, là, dehors en plein milieu du camps
Personne ne semblait l'avoir vu, Ellana se précipita vers P3, s'agenouilla et lui tapotta les joues


Capitaine ! Eh oh ! Capitaine ! Réponds moi ! P3 ! Pierre !

Tous les noms et tous les grades y étaient passés, pas un geste, il était mal en point, son sang coulait maculant tout ce qu'il y avait aux alentours
Un regard dans toute les dirrections, la jeune femme pesta, il n'y avais jamais personne quand il le fallait dans ce camps
Il avait tout de même réussi à se trainer jusqu'ici à en croire les flaques de sangs qui suivaient les traces de son passage
Elle entreprit de lui retirer son armure défaisant les liens uns par uns doucement, il ne s'agissaiait pas de l'abimer plus qu'il ne l'était


Restes avec moi, ne t'inquiettes pas je m'occupe de toi, tu vas t'en sortir
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Robin_de_locksley
[Le retour du Jed... euh de la Crepi]

Comme tous les jours depuis quelques temps, les armées présentes en Provence croisaient le fer. Et chaque jour avait son lot de blessés, aussi inévitable que l'eau qui coule sous les ponts... Robin avait été parmi les premiers à tomber et il allait bientôt pouvoir reprendre le combat. Comme une bonne partie des semi valides, il passait le plus clair de son temps près de la tente des médicastres, là où il pourrait être utile.
Son humeur était assez sombre ( pour changer...) et la vue successive d'Ellana et Line, toutes deux amochées n 'allait pas contribuer à l'améliorer.

Hum, vu comment elles ont morflées, le Cap' doit être beau à voir aussi.

Confirmation de Donotach d'un signe de tête. Décidément, triste jour pour la Crepi...
Robin se mit donc en quête de P3 et se rendre compte de son état. Lorsqu'il le trouva, il gisait sur le dos et Ellana le giflait pour le faire émerger.



Aie. Heureusement que l'armure a encaissé le plus gros du choc... Elle est complétement enfoncée. Bon, on va pas le laisser là. Je vais le porter jusqu'à sa tente. Vu ton état, ça serait pas très raisonnable que tu t'en occupes, Ella


Même sans le poids de l'armure, impossible de porter le blessé. Robin lui attrapa donc les bras et le tira difficilement jusqu'à sa tente.
Tant pis pour sa dignité. Mort, ça lui fera une belle jambe d'avoir une dignité immaculée. Et de toute façon, personne n'y ferait attention...




Nom d'un chien, il pèse le poids d'un âne mort... Les autres ont eut les poids plumes et je me tape le plus dur...
marmonna t il.

Avec son épaule toujours douloureuse, Robin était obligé de faire des pauses tous les 5 mètres pour la ménager. Heureusement, que la tente de Montlouis n'était plus loin. Il pouvait voir son étendard. Après quelques efforts supplémentaires, ils y étaient enfin ! Au prix d'un grognement, il l'allongea sur son lit de camp.

Petit coup d'œil à "sa cargaison", il respirait toujours. Il attrapa une outre de vin qui était posée sur une petite table non loin du lit et s'en enfila une longue rasade pour se remettre de l'effort fourni.


Oufffffffffffffff ! Bon, je vais aller dégoter un médicastre pour vous soigner. Et si, y en a pas de disponible, j'en ramènerais un à grand coup de bottes dans l'derche !

Il sortit de la tente du Vicomte et se mis en quête d'un doc' qui baillait aux corneilles. ça ne serait surement pas du gâteau....

edit pour cohérence avec Ellana.

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Ellana
[Crépi un jour, Crépi toujours]

Enfin quelqu'un pour l'aider, Robin tombait bien, très bien même

Citation:
Vu ton état, ça serait pas très raisonnable que tu t'en occupes, Ella


Qu'es qu'il a mon état ???

Elle aurrait mieux fait de se taire, c'est vrai que son état n'était pas des meilleurs, elle le laissa alors s'occuper de ramener P3 à sa tente pour l'allonger
Magré qu'une grande partie de l'armure lui fût enlevée, le capitaine pesait son poids et Robin pennait à le trainer, il marmonait même, surrement quelques mots doux concernant le dit poids du Capitaine
Ils arriverent finalement à la tente de Montlouis et le Vicomte fût installé sur son lit de camp
Tandis que Robin se rinçait le gosier histoire de récuperer, Ellana observa son état, c'était vraiment pas beau


Citation:
Oufffffffffffffff ! Bon, je vais aller dégoter un médicastre pour vous soigner. Et si, y en a pas de disponible, j'en ramènerais un à grand coup de bottes dans l'derche !


Sont trop lents ces médicastres, jamais là quand on en a vraiment besoin !

Robin sortit, il allait devoir chercher vite ...Ellana quand à elle attrapa une cruche d'eau et des linges qui trainaient, ils avaient déjà dû servir à rinçer quelques blessures et entreprit de laver les plaies aparrentes
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Robin_de_locksley
[Once upon a time in a French occupied Provence]

Robin était sorti de la tente avec le regard mauvais. Il savait très bien où il allait dégoter son médecin. Un petit groupe de Génois avait été capturé par une patrouille quelques jours auparavant. Il devait bien y en avoir un dans le lot... En chemin, il ramassa une masse d'arme, il risquait d'en avoir besoin si les prisonniers ne se montraient pas assez coopératifs à son goût. Arrivé près de l'endroit où ils étaient parqués, le tourangeau s'arrangea avec un des gardes pour avoir un 'entretien privé' avec eux. Il désigna un des macaronis.

-Tu comprend le français ?
- Un peu.
- Bien, approche. Y a un médicastre parmi vous ?

L'italien hocha la tête.
- C'est l'quel ? J'en ai besoin pour mon soigner mon Capitaine.
- Sauf votre respect, je refuse. Soigner l'ennemi et puis quoi encore ? C'est comme se donner un coup délibérer de hache dans le pied...
répondit il en regardant Robin droit dans les yeux.
- Réflechis. C'est peut être pour vous tous le sésame pour sortir de prison.
- Non...

Robin pris un air déçu et se retourna.
Dans ce cas, je n'ai pas le choix...
Sans crier gare, l'Ours danois se retourna et abattit la masse d'arme sur le crâne de son interlocuteur. Le craquement des os brisés se fit clairement entendre lorsque le choc eut lieu ainsi que le bruit de succion quand Robin retira son arme. Ivre de rage, il s'acharna sur sa cible jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un amas sanguinolent.

Y a des volontaires pour subir le même sort ? Que le médecin s'avance sinon vous y passer tous en balayant la petite troupe du regard. ET VITE !

Un homme rabougri s'approcha alors que Robin essuya une partie du sang qu'il avait sur le visage. Pas vraiment l'archétype du soldat mais bon...

Suis moi !
Le trajet jusqu'à la tente se déroula dans le silence. Une fois devant, Robin rajusta sa tenue sans se soucier des traces de sang qui la souillait ni de celles qui restaient sur son visage.
Il se tourna vers le médecin et murmura.


Si tu soignes mon Capitaine correctement, tu auras la vie sauve avec tes camarades sinon, je reviendrais vous voir... Et ça sera pas pour boire une coupe de vin ou une chope de bière. Allez entre et si tu as besoin de quoi que ce soit, j'irais le trouver.

Il rentra à la suite du Génois.

C'est bon, j'en ai trouvé un. Un Italien mais je pense qu'il fera l'affaire, Mon Sergent-Chef!

L'expression du tourangeau était neutre et il resta immobile pendant que le médicastre auscultait le vicomte. Il savait qu'il risquait gros mais ce n'était pas l'important.
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Iskander
[Brignoles ... entre ciel et terre ... 2 février]

La voix de la Duchesse sembla sortir du fond d'un rêve.

Neottie a écrit:



- Oui je viendrais et moi je vous recevrais vous et les vôtres dans mon château. Il baigne dans le soleil, les vignes courent le long des coteaux et la cascade chante au cœur de la forêt. Les cygnes glissent dans le lac ployant leur cou pour manger le pain que leur envoie les enfants. Je crois que vous aimerez Luzerne comme moi, j'aime Marseille.


Je rougis de plus belle.

Un château ... des images de paix...

Tout cela semblait si ...

Il y avait quelque chose de tout à fait anormal ici. Pas âme qui vive.

Les français étaient-ils encore là ?

Ou étaient-ils à ce point navrés que ... ?

J'étais là avec une "ennemie" dans les bras ...


Si je m'avance plus loin, les vôtres me prendront ... mais je ne les vois point.

Si je vous laisse ici et qu'il n'y a personne ...

N'avez-vous point un signal ou un lieu de ralliement ?
Neottie
[Brignoles ... entre ciel et terre ... 2 février]

Neottie perçut l'inquiétude dans la voix du soldat provençal. Il n'y avait personne ? qu'allait-il faire d'elle ?
Il l'avait sauvé sans penser à autre chose, juste sauver une âme de ce charnier qu'était le champs de bataille. Juste sauver une vie. Il l'avait porté loin des cris, loin de la souffrance, loin de la vengeance, loin de la mort. Il n'avait pas réfléchi, juste la sauver et maintenant...Maintenant que devait-il faire ? Ils n'avaient rencontrer personne, nul français à qui il pouvait la confier.
Que faire ? Il n'allait pas non plus se livrer pieds et poings liés à l'ennemi, aux français. Il devait être las de la porter ainsi.


- Posez-moi, je vous en prie ! Il vous faut vous reposer, il me faut me reposer. J'ai mal !

Il lui fallait réfléchir, elle ne pouvait lui garantir de pouvoir le protéger, elle n'était qu'une volontaire. Ce n'était pas son armée. Elle savait que certains lui seraient reconnaissants de la ramener et que ceux là le respecteraient et le laisseraient repartir libre mais qu'en serait-il des autres ? Non, elle ne pouvait pas lui promettre, elle ne courrait pas le risque de le mettre en danger.

Neottie sentit les larmes lui monter aux yeux, elle se mordit les lèvres et se concentra. Surtout il ne fallait pas craquer. Surtout il fallait tenir, garder sa fierté et sa dignité. Sa force physique, elle l'avait perdue. Sa force physique était restée sur le champs de bataille avec Empereur, son destrier. Elle était si faible, si impuissante, si débile. Mais sa force morale, elle l'avait gardé intacte, elle y tenait. Son feu intérieur ne devait pas mourir. Elle tourna la tête et vit au loin, bien loin, une sorte de cabane, un cabanon peut-être.


- Regardez ! Sur votre gauche. Il y a une cabane. Vous pourrez me déposer devant la porte et regagner vos lignes, Une personne me trouvera peut-être...Espérons que ce soit une honnête personne


Elle avait fini sa phrase dans un souffle et elle sentit la larme couler sur sa joue, suivie d'une autre.. encore une autre...une autre...encore ...encore..

Elle pleurait. Elle avait craquée. La perspective de l'inconnu avait eu raison de ses dernières forces. Elle avait craqué. Elle n'était plus la duchesse guerrière, fière, forte et sans peur, non elle ne l'était plus. Elle n'était qu'une pauvre femme blessée et apeurée.
Dans un dernier réflexe, elle détourna la tête pour tenter de cacher ses larmes. Un dernier geste de fierté.
Son corps l'avait lâché. Son âme la lâchait.

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Iskander
[Brignoles ... entre ciel et terre ... 2 février]


La douleur ... un moment. Elle passe. Toujours.

La Dame Duchesse peut avoir du poids. Peu importait au fond, au bout d'un moment, la douleur devient familière et l'on peut poursuivre.

Sa parole de compassion.

Puis sa parole d'abandon.

La cabane d'un chevrier. C'était irréel.

Puis, la Duchesse aux bras bandés fondit en larmes, secouée de sanglots. Détail risible, toute bandée, elle ne pouvait que laisser couler ces larmes.

J'avais déjà vu ces larmes, ces larmes d'une femme fière, prenant sur elle, sans cesse, sans avoir d'égard pour elle. La compassion, oui, pas la faiblesse...

Puis, un moment, tout vous rattrape ... trop vite. Cela fait un coup au coeur. Cela vous fait chavirer, en un instant.

J'avais déjà vu ma soeur Adèle sangloter ainsi, en cachette... elle n'aurait jamais voulu l'admettre. Elle n'aurait pas voulu que je sache.

Je ne connaissais sans doute pas beaucoup la Duchesse de Luzerne ... mais assez pour savoir que je ne serais pas un spectateur bienvenu pour ses larmes.

Faiblesse ? Non. Ni pour ma soeur, ni pour la Duchesse. Simplement, la marque de notre humanité. Mais elles étaient femmes à ne pas le voir ainsi.

Je la posai doucement sur le sol, l'adossai contre le mur de la cabane et la laissai pleurer, sans rien dire.

Les larmes de la Duchesse de Luzerne tombaient sur la terre de Provence, ma terre d'adoption, celle où elle était venu porter la guerre... ce n'étaient point des larmes de regret. C'était juste celle d'une femme qui se découvrait humaine à ses dépends.

Diantre. Dans quel guêpier m'étais-je fourré encore ? En voulant la sauver, je l'ai sans doute éloignée de mes chefs qui verraient en elle un otage de prix. Je ne pouvais pas la livrer après l'avoir protégée ... pas plus que je ne pouvais la tuer.

Quelque part entre ciel et terre... je ne savais que faire.

Elle était vulnérable, maintenant.

A un autre moment, avec d'autres gens, elle ne se serait pas laissée aller, sans doute. Ou pas...

Sa vulnérabilité me touchait comme une marque de confiance. Non, je ne pourrai ni la livrer, ni la tuer.

Nous étions vraiment entre ciel et terre.

Je la laissai pleurer doucement.

Un souffle ... le vent. Une odeur musquée. Une pensée pour la Renarde. Elle me manquait.

A côté, une jeune femme blessée pleurait.

Le temps passait.

Les sanglots s'espacèrent.

Je lui dis


Venez. Il est temps de repartir. Les vôtres sont plus loin, sans doute. Je ne vous abandonnerai pas ici.

Pas un mot sur les larmes. Une forme de ... pudeur. Pas de honte. Juste un peu de compassion.

Je la repris dans mes bras. Nous avions encore du chemin à faire.
Iskander
[Brignoles … entre ciel et terre … 02 février]

Nous arrivions dans des bois qui n’avaient pas été essartés depuis longtemps.

Un sentier y menait, plus une piste de sanglier qu’autre chose. A l’été, il devait être plus fréquenté …

Maintenant … maintenant, il portait la trace de passages récents … des gens gauches, blessés ?

Avec la duchesse dans les bras, je pouvais difficilement me pencher pour m’assurer que …

Soudain, tout se déroula très vite.

Un reflet de lumière sur un morillon.

Un éclair.

Le son d’une lame fendant l’air.

La Duchesse ! Protéger la Duchesse !

Je fonçai droit devant pour échapper à la morsure de la lame.

Un vrombissement. Un juron.

Une ombre devant.

Un écu qui venait sur mon visage avec une vitesse … surprenante.

L’impression de le voir arriver lentement, inexorablement… détails ridicules du blason ... lapins d'argent, armés et lampassés de gueule sur fond de sable ...

Mes mouvements lents également … m’interposer entre l’écu et la Duchesse.

Trop lent … bouge plus vite … le temps était comme figé, englué …

Des cris comme poussés à travers un voile d’eau … le cri de la Duchesse, des cris d'hommes aussi ... les miens ?

Le choc au visage, sourd, … la sensation des chairs écrasées … un goût de sang dans la bouche …

Une volonté terrible … protéger la Duchesse, à tout prix …

Mes jambes défaillent …

Les arbres tombent …

La lumière … la lumière … la lumière …

Tout tourne …

Puis le choc du sol contre mon dos … et de sentir le corps de la Duchesse retomber sur moi …

Lutter pour rester conscient encore … lutter …

La vision d’une botte ferrée coursant vers mon visage … le temps de fermer les yeux …

Puis plus rien …

















Un goût de sang dans la bouche … de terre …

La tête me tourne … je n’ose ouvrir les yeux.

Les bruits … les sons … des chants d’oiseaux, encore indéfinis … les oiseaux chantent ! Je suis vivant.

Je tente de bouger. Mal partout.

Les oiseaux chantent … je dois être seul.

J’agrippe la terre sous moi. Elle est humide … Elle sent l’humus, l’hivers, le froid …

La terre … en bas … le haut, de l’autre côté sans doute.

Je tente de me retourner … tout tourne … le ciel. Je vois le ciel bleu, limpide et froid.

Je suis vivant …

La Duchesse ?

Je tourne la tête. Elle ne semble pas là… nulle part …

Disparue … J’avais failli, finalement …
Loutte1
Loutte combattait vaillement depuis le début des affrontements aux côtés des troupes françaises.

Les coups pleuvaient de toute part et Loutte jouait de l'épée, pourfendant et tranchant sans même dissocier si l'agresseur était un homme ou une femme.
Juste des formes qui se jetaient sur elles et qu'elle tentait d'éliminer.

Soudain elle vit un homme qui tentait d'esquiver le combat, portant une masse informe dans ses bras.

Alors que Loutte croyait qu'il s'agissait d'une vermine de pilleur provençal, elle reconnut dans ses bras le corps ensanglanté de la duchesse Neottie de Chenot, son amie.

L'homme peinait à avancer de par le terrain accidenté et loutte décida de le prendre à revers.

Elle fila au travers de la forêt et alors que l'homme qui portait son amie arrivait, elle lui asséna un coup de bouclier aussi puissant qu'elle le pouvait en plein visage.

Il s'effondra, tentant de balbutier.

Loutte leva son épée afin de mettre ses viscères à jour quand soudain, elle vit la main de son amie bouger quelque peu.

Cet homme était-il entrain de la sauver ou de l'enlever.
Loutte, prise d'un doute décida de lui laisser la vie sauve, son épée ayant déjà pourfendu bon nombre de pourceaux.

Elle s'accroupit ensuite auprès de son amie qui respirait péniblement.

Loutte n'avait pas la force de l'homme pour la transporter dans ses bras correctement, elle la chargea donc sur son épaule comme l'animal que l'on ramène de la chasse.

Elle lui murmura :


Tiens bon Néo, tien bon mon amie, je suis là et je te conduis auprès d'un médicastre.

Loutte peinait à avancer et c'est en serrant les dents qu'elle repartait en direction du front afin de trouver de l'aide.
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Neottie
Elle a perdu la notion du temps, la Duchesse.
Il la porte le soldat provençal, depuis combien de temps ont-ils quitté le champs de bataille. Une éternité cela est certain. Elle somnole presque, bercée par le rythme de ses pas. Elle est certaine maintenant de le reconnaitre n'importe où grâce au rythme de sa démarche.
Du bruit. Il tangue. Il accelére. Il court. Il la serre plu fort contre lui, a-t-il trouvé le camp français ? Non, il ne la serrerait pas ainsi. On aurait dit qu'il la protège encore, la tenant comme une mère tient son enfant.

Le Choc. Une grand coup et il tombe, elle est par terre.
Une forme se penche sur elle, sur lui, elle voit la lame se lever pour s'abattre sur Iskender, elle veut lever la main pour s'opposer
Elle crie


- Noonn!!!!!!!

A-t-elle été entendue ? elle ne le sait mais la lame se baisse et ne frappe pas.

- Loutte...

Le visage qui s'est rapproché du sien, elle l'a reconnu. Loutte la soulève et l'emporte.
La duchesse tourne la tête et regarde une dernière fois son sauveur.
Elle murmure pour elle-même


- Adieu Iskander, non pas adieu au revoir.

Puis elle s'évanouit trop de douleur, trop d'émotions. trop de tout.
Mais elle est vivante. Elle est sauvée.
Iskander est vivant. Iskander est sauvé.
La guerre est finie pour la Duchesse de Luserne.

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Iskander
[Aix ... et alentours ... autours ... vautours ... nuit du 25 au 26 février]

La nuit autour d'Aix. Il fait froid, humide ... les lueurs des braseros dans les yeux des gardes ...

Les manteaux sont trempés. Les tenues sont trempées. Les femmes et les hommes sont trempés ...

Pourtant, nous montons la garde. Tout qui n'est pas annoncé doit être arrêté, voire tué. Et tout qui veut voyager doit être annoncé.

Il n'empêche ... nos dernières "victoires" avaient toutes été remportées contre des civils inavertis. Mathusalem ... Dame Kalaha ...

Cette guerre devenait horrible.

"Ma" "lance" ... je regardai "mes" hommes. Des miséreux qui avaient rejoint les armées de Provence quand il n'y avait plus rien à piller après leur passage ... venus pour le prix d'un repas chaud et la promesse d'une rapine impunie ...

Torchesac, un homme instruit, sans doute un ancien clerc, plus mendiant et voleur qu'autre chose, menteur aussi, violeur et pillard à l'occasion, meneur dans l'âme.

Gobe-mouches ... un homme habile de ses mains, bavant à la vue d'une cuisse.

Cassetrogne, un ténor, beau comme un coq, sans aucune moralité.

Gibulle, homme instruit également, mais suiveur dans l'âme.

Bavard, brute muette ... et excellent échanson, présent par habitude.

Généralement l'une ou l'autre prostituée sur le retour qu'ils peuvent se payer pour le prix d'un quignon de pain. Elles étaient les plus féroces combattantes du groupe.

Un beau ramassis de porte-misères... de porteurs de misère. Mais l'armée avait besoin de troupes et ne pouvait plus faire la fine bouche. J'avais reçu la permission de recruter ... et seuls eux étaient venus.

On leur avait donné des tenues récupérées sur les morts ... qu'ils avaient probablement vendues eux-mêmes au Connétable, après les avoir récupérées sur un champ de bataille. "Juste retour des choses" avait dit Torchesac. Pour les armes ... couteaux, haches, lances, quelques arbalètes défraîchies ... un armement hétéroclite, soigné et entretenu suite à mes demandes incessantes.

Je n'avais aucun doute sur leur loyauté. Quant à l'obéissance, elle ne venait que par l'appât du dernier repas : j'étais sûr de les voir chaque matin, à l'heure de la distribution du pain.

Ils ne m'aimaient pas. Ils ne me craignaient pas. Je les nourrissais, ils suivaient.

Ils étaient courageux par le nombre, et lâches sinon. A défaut de tenir la ligne, ils pourraient faire illusion.

Et moi, fifre de la garnison de Marseille, je les menais sur Bucéphale, étalon de bât, vieille carne cabocharde et sans doute plus indiscipliné encore qu'eux tous réunis.

Illusion ... voilà tout ce que nous pourrions faire. Et de loin encore. Mais au moins, ce soir, nous permettions aux nôtres de dormir en paix. A défaut d'autre chose, c'était toujours cela de gagné.

Je sentais le sourire de Torchesac dans mon dos ... le seul compliment que j'aie reçu de lui fut quand je leur ai trouvé de bons manteaux chauds ... la seule lueur de sincérité et d'admiration ... teintée de dérision.

Mais c'étaient mes hommes, et j'étais responsable d'eux. A défaut d'autre chose, c'était tout ce qui comptait.

On nous avait confié ce poste de garde.

Je dormais à peine, tâchant de passer inopinément pour m'assurer que les gardes étaient à leur poste, éveillés, sobres, au sec, puis, la pluie persistant, un peu au chaud au moins : Mon maigre pécule avait fondu à l'achat de bois de chauffage sec. Le brasero était alimenté. Mes gardes étaient éveillés.

Présentement ...

Soudain, des pas dans la nuit.

Une ombre furtive qui s'avance.


Halte ! Halte ! Arrêtez-vous ! No Pasaroún !

Déjà Torchesac s'était saisi de ses armes. Les autres se levaient en désordre.

Ma lame au clair, trempée de pluie, rouge du reflet des braises.

D'autres armes sorties. Aucune sommation dans la voix de mes hommes.

L'ombre tente de passer ... fait un geste.

Déjà, les claquements des arbalètes ... des pointes luisantes des carreaux qui volent, tendues vers l'ombre ... chocs sourds ... elle s'affaisse.


Citation:
26-02-2010 04:08 : Vous avez frappé Nanou33. Ce coup l'a probablement tué.
26-02-2010 04:08 : Vous avez frappé Nanou33. Ce coup l'a probablement tué.


Course rapide vers elle ... pas d'uniforme ... une femme ... une civile ... encore.

Arrêtez !

Des mains avides, tendues vers elle !

Arrêtez ! Par tous les Esprits arrêtez ! C'est une civile !

Hésitation. Je crie encore, plus fort.

Reculez !

Flottement.

Je passe.

...

La Dame respire encore.


Gibulle, allez chercher le barbier !

Il hésite.

Au trot !

Un regard de Torchesac ... Gibulle s'encoure.

Puis à la Dame ...

Ma Dame ... vous m'entendez ? Quel est votre nom ?
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